Qui était Oskar Schindler?

 

On se fait une autre image du film de Steven Spielberg en lisant l’interview que la veuve d’Oskar Schindler a donnée au reporter brésilien Maro Chiaretti. L’article a paru dans la publication brésilienne Illustrata (Sâo Paulo) la 14 novembre 1993.

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« Le héros du film de Spielberg était un ‘fou’»

 

«Emilie, veuve d’Oskar Schindler, l’industriel qui sauva des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, vit en Argentine et critique son mari.»

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Emilie vit encore et habite une petite maison à San Vicente, a 60 kilomètres de Buenos Aires. Elle est née en 1907 dans la partie de langue allemande de la Republique Tcheque actuelle, une region qui, lors de la jeunesse d’Emilie, appartenait a l’empire autrichien. Elle fut l’epouse d’Oskar Schindler, un industriel qui, pendant la seconde guerre mondiale, utilisa dans son usine des Juifs mis au travail forcé. Schindler mourut en 1970 et fut enterré a Jerusalem, comme il l’avait demandé. Sa veuve ne le regrette pas beaucoup. Il était retourné en Allemagne en 1957 pour essayer d’obtenir des indemnités, y était resté et avait laissé sa femme seule et endettée.

Aujourd’hui, Emilie vit dans une maison de deux pieces avec un petit jardin plein d’arbres qu’elle a plantes ellememe. Elle a 17 chats et un chien, mais seuls quatre de ces animaux lui appartiennent vraiment. Le reste est venu « de passage, affamé ». Une organisation juive d’Argentine a aidé la veuve qui sauva 1200 personnes de la mort dans les camps de concentration. C’est cette organisation qui a fait construire la maison actuelle d’Emilie, sans qu’elle doive payer quelque chose.

Madame Schindler souffre gravement du dos et a besoin d’une canne. Etant fille de paysans, elle se mit à élever des bêtes après l’arrives du couple en Argentine en 1949. Après que Schindler l’eut laissée en plan, elle prit la responsabilité de la ferme qu’ils possedaient a San Vicente, jusqu’au jour où il fallut vendre cette ferme pour payer les dettes. « J’avais 50 bêtes sur 50 hectares de prairie » dit Emilie, qui parle un melange de tcheque et d’espagnol avec un gros accent allemand. « Si je n’avais pas eu de dispositions pour l’élevage et la culture, je n’aurais pas su comment survivre. Schindler (elle designe toujours son mari par son nom de famille) ne savait rien faire ; c’etait un parfait incapable, un idiot (stupid). »

Le film de Spielberg, avec Lian Neeson dans le role principal et Ben Kingsley dans celui du comptable juif qui aidait Oskar, est basé sur le livre de Thomas Keneally, Schindlers Ark. Sur cet auteur aussi, Emilie a peu de choses aimables à dire. Elle l’accuse de rechercher la sensation. Le livre a remporté un prix en 1982. Il raconte comment Schindler quitta la région des Sudètes, occupée par les nazis en 1939, pour monter une usine de quincaillerie en Pologne. Vers la fin de la guerre, en 1945,1’usine se reconvertit dans la production de guerre et on se mit à y fabriquer des grenades et des Panzerfäuste, une arme antichar. Alors, Oskar mit sur la liste de son personnel 1200 Juifs qui, sans cela, auraient été conduits dans les camps d’extermination. Mais selon Emilie, Schindler ne joua pas du tout le role héroïque et noble que le livre lui prête : « Ce n’etait pas Schindler, c’etait moi. Lui ne levait pas un doigt. »

– Quelle fut le part de votre mari selon le film de Spielberg ?

– Je n’ai rencontré Spielberg que récement. C’est un jeune homme bien et il a été très aimable avec moi. Mais le film est inexact (wrong). Le livre sur lequel il est basé n’est pas veridique. Il contient beaucoup de choses fantaisistes. Ce n’était pas Schindler, c’était moi. Schindler ne lever pas un doigt. C’etait un parfait incapable.

– Mais n’a-t-il pas sauvé 1200 personnes, 1200 Juifs, pendant la periode nazie ?

– Il a fait la liste, c’est vrai, mais il est vrais aussi que c’est moi qui trouvais la nourriture. Schindler disait seulement : « Fais ceci, fais cela. » Schindler lui-meme ne faisait rien. C’est moi qui me suis occupeée d’eux.

– Connaissiez-vous ces gens ?

– Non, je m’occupais seulement de la nourriture. Une fois, Schindler est allé en chercher. Il n’y avait pas de farine, c’était en 1944, même les Allemands manquaient de nourriture. Les aliments étaient rationnés. Schindler est allé proposer des diamants en echange de nourriture, mais cela n’a pas reussi. Alors, je suis allée parler à une femme ; elle était de la noblesse et possédait une meunerie. Elle m’a dit de venir avec le camion. Le truck a franchi une porte, puis une autre. Nous avons pu vivre des mois avec cette nourriture. Il est vrai que lui, il a obtenu de la vodka polonaise. J’ai echangée cette vodka contre de l’avoine avec un employa de la fabrique. Lui aussi nous a aidé. J’ai même pu obtenir de la viande. J’ai fait du commerce avec un vétérinaire qui nous fournissait de la viande de bêtes mortes ou blessées. Il demandait du café en échange et nous avions du café. C’est ainsi que nous nous en sommes tirés.

– Que se passa-t-il quand les Russes arriveront en mai 1945 ?

– Ce fut effroyable. Les nazis, les SS, tous prirent la fuite. Ils sont montés dans un camion avec des piles d’archives et se sont enfuis. Je ne sais pas si un seul d’entre eux a survécu. Les ouvriers, je sais que beaucoup d’entre eux ont survecu ; j’en ai rencontrée certains a Jerusalem. A cette époque, c’était chacun pour soi. Nous sommes allés en Allemagne. C’étaient vraiment des temps difficiles. Puis, nous sommes arrivés en Argentine.

– Où avez-vous fait la connaissance de Schindler ?

– Schindler et moi, nous venions de la même region, les Sudètes, c’est en Tchecoslovaquie. C’était dans la region de Pilsen. Nous avons toujours vécu là jusqu’a l’annexion par les Allemands. Ma famille et la sienne étaient de langue allemande. En 1939, nous sommes allés à Cracovie en Pologne. J’y habitais et Schindler allait dans une petite ville où se trouvait la fabrique. Je n’y suis jamais allée.

– Et après la guerre ?

– Après un certain temps passé en Allemagne, nous avons gagné l’Argentine. Nous avions une ferme, une petite proprieté, ici à San Vicente. Schindler était un fou. Il voulait monter un élevage de visons pour vendre les fourrures. Je lui ai dit que cela ne réussirait pas et cela n’a pas réussi. Un jour, il m’a dit qu’il allait en Allemagne pour recevoir de l’argent comme Wiedergutmachung (dédommagement). Il n’est jamais revenu. Je n’ai eu de ses nouvelles que bien plus tard. Il est mort et a été enterré a Jerusalem. C’était un drôle de bonhomme.

– Et vous-meme ?

– Je suis restée ici. En ’62 ou ’63, j’ai du vendre la ferme pour payer les dettes que Schindler avait laissées. Si le B’nai Brith ne m’avait pas fourni cette maison, je n’aurais pas su quoi faire. (Le B’nai Brith est une organisation sociale juive).

– Les Juifs vous ont-ils aidés ?

– Oui, ils connaissaient l’histoire. J’avais beaucoup de Juifs parmi mes connaissances. Un d’entre eux, Simon Muchnik, était médecin. C’était un homme bon et tout le monde l’estimait. Ils m’ont aidée. J’ai abouti ici. Alors j’ai élevée des bêtes dans ce petit jardin là en bas. J’ai élevée des poulets et cultivée des légumes. J’ai survécu.

– Ou avez-vous appris tout cela ?

– Mes parents étaient fermiers. Si je ne m’y connaissais pas en élevage et en culture, je ne crois pas que j’en serais sortie.

– Avez-vous des enfants ou de la famille ?

– Je n’ai pas d’enfants. J’ai des chats et un chien. J’ai une niece du cote de Schindler, don’t je me suis occupée après la guerre. Elle est venue une fois me visiter et nous sommes allées ensemble a Foz de Iguacu (cascade a la frontière du Brésil et de l’Argentine). J’ai des amis qui habitent à New York et j’ai été quatre fois chez eux. Je devrais y retourner a la fin de l’année pour voir le film.

– Que pensez-vous de votre mari ?

– Eh bien, je ne pense pas a lui. C’était un demi-fou, un idiot.

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REFLEXIONS SUR CETTE INTERVIEW

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m Voici le portrait qu’on peut esquisser de cet homme singulier:

– les époux parlaient allemand et vivaient dans la partie de langue allemande de ce qui était alors la Tchechoslovaquie; cette formulation vague (qui dit seulement qu’ils parlaient allemand) indique qu’en fait, ils n’étaient pas vraiment allemands. On ne donne pas le nom de lieu.

Ils partirent en Pologne: n’était-ce pas une fuite? Les Allemands du Reich furent accueillis avec un enthousiasme extraordinaire dans les Sudètes. Parmi les Allemands de la region, seuls des communistes, des Juifs et des malfaiteurs de droit commun prirent la fuite. Il est à noter, de plus, que les Schindler s’enfuirent en Pologne, pays alors hostile a l’Allemagne. C’est un motif de plus de doter qu’ils fussent d’origine allemande. Que Schindler ait souhaité être enterré a Jerusalem et que cela ait eu lieu, fait supposer plutôt qu’il était d’origine juive et qu’il réussit a le cacher aux Allemands.

m Schindler lors de son départ, avait sur lui assez d’argent ou d’equivalent pour financer la mise sur pied d’une fabrique, bien que l’exportation des devises fût alors sévèrement limités. Il devait donc connaître les canaux de marché noir. Pendant la guerre, il disposait de diamants, qu’il echangeait contre de la nourriture, de la vodka ou du café. Avec ceux-ci, il se procurait de la viande déclarée impropre à la consummation et en nourrissait son personel.

m Subvenir à l’existence de 1200 personnes posé beaucoup de problèmes logistiques. De plus, il devait y avoir aussi dans l’usine une bonne part de personnel non détenu qui avait besoin d’au moins autant de nourriture. Il faut donc croire que, pendant un an, les Schindler ont pu fournir environ 1500 personnes de nourriture de contrebande. La realité a sûrement été plus prosaïque qu’on ne la raconte. Schindler nous apparaît plutôot comme un ordinaire profiteur de guerrre, parvenu, après la guerre, a se draper dans la toge du héros afin de cacher son passé douteux et de pouvoir par-dessus le marché réclamer des indemnités pour « actes héroïques » ou en tant que « persécuté ».

m Dans l’Allemagne en guerre (et les regions occupées), la production et la distribution de la nourriture étaient organisées et réglementées. Tout abattage devait être signalé. Cela peut être confirmé par chaque paysan allemand. Il est donc plus que vraisemblable que Schindler avait de bonnes connections dans les milieux des abatteurs clandestins et des trafiquants.

m La realité est que, dans des centaines d’usines et de commandos de travail allemands, on mettait au travail des Juifs et d’autres détenus de toutes les nationalités européennes. Dans certains cas, les conditions de travail étaient raisonnables, dans d’autres cas ou en d’autres périodes, elles étaient inhumaines. Ces entreprises civiles offraient évidemment plus de chances de survie que les camps de concentration, parce que les détenus entraient tous les jours en rapports avec des non-détenus: les ouvriers et employés civils ordinaires. Ainsi, dans le ghetto juif de Lodz, on travaillait jour et nuit en trois équipes. Sur la plus grande presse d’acier froid d’Europe, on y produisait les casques d’acier pour l’armée allemande, à coté d’uniformes, de chaussures, d’équipements de camouflage etc. Simon Wiesenthal travaillait comme peintre dans une remise de trains en Pologne. L’employeur payait à la SS un montant mensuel par détenu occupé et devait fournir à celui-ci « le gîte et le couvert ». L’entreprise de Schindler n’avait donc rien de special ou d’étonnant et, si nous devons croire sa veuve, il se souciait peu de bien-être de ses détenus et semble plutôt avoir été le type de l’opportuniste.

m Le Schindler de Spielberg est donc un produit hollywoodien classique, basé sur un noyau de vérité. Tout le reste est fiction et création d’atmosphère. En 1944, Eichmann était prêt a laisser émigrer les 400.000 Juifs hongrois en échange de 10.000 camions. Si cela avait réussi, on aurait aussi bien pu parler de la Liste d’Eichmann.

m A premiers vue, le mythe de l‘Holocauste a remporté, grâce à ce film, un grand triomphe médiatique. Pourtant, Spielberg a la prudence de ne montrer nulle part une chambre à gaz et certainement pas son fonctionnement.

m L’histoire reste une science exacte et tous les rapports de divers experts, Fred Leuchter jr., John C. Ball, Germar Rudolf, Walter Lüftl, Ernst Gauss etc., ont demontré que les révisionistes ont raison.

m Il y avait bien des camps de concentration, des épidémies et des conditions de vie inhumaines, mais il n’y avait pas de chambres à gaz ni de génocide planifié.

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50 exemplaires: 125,- FB

Compte n° 220-002192640

P.B. 60. 2600 Berchem 1, Flandre, Belgique


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