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des juifs par les Allemands, Tome 1 : Examen des preuves
Annexe 8 - Les mots « traitement spécial », « action spéciale », « transfert », « réimplantation », etc. étaient-ils codés ?
Ces mots sont, on le sait, interprétés différemment :
Pour les historiens, c'est clair ou plutôt ce l'était jusqu'à ce que Pressac vienne remettre pas mal de choses en question, tous ces mots sont « codés » et recouvrent l'extermination.
Pour les révisionnistes, les mots « transfert » et « réimplantation » ne sont pas codés (d'ailleurs, pour eux, le codage est une invention des historiens et Pressac est pour le moins d'avis qu'ils en ont abusé) et ils désignent bien cette opération d'installation des juifs à l'Est via des camps de transit (et de travail pour les plus aptes, le temps que durerait la guerre). Les mots « traitement spécial » et « action spéciale » sont très vagues et peuvent recouvrir des choses très diverses : ils qualifient toute action sortant de la routine, demandant un effort particulier et généralement limitée dans le temps.
Examinons, dans l'ordre chronologique, quelques cas d'emploi de ces différents mots. Mais auparavant, rappelons que nous avons déjà eu à rencontrer à plusieurs reprises le fameux mot « Sonderbehandlung » (« traitement spécial ») dans le chapitre consacré aux crématoires et que nous avons pu démontrer sans contestation possible que ce mot ne peut avoir la signification criminelle que les historiens lui donnent.
1. Dans un devis global du 15/7/1942 transmis à Berlin le
3/8/1942, Bischoff demande la fourniture de « 4 baraques pour le traitement spécial
des détenus à Birkenau » (« 4 Stück Baracken für
Sonderbehandlung der Häftlinge in Birkenau »). C'est, dit Pressac, la
toute première fois que le mot « traitement spécial »
apparaissait et ces 4 baraques étaient destinées au déshabillage des
détenus à gazer dans les Bunkers 1 et 2 (les fermettes
transformées en chambres à gaz) ; jusqu'alors, les juifs à gazer se déshabillaient
en plein air et Himmler avait trouvé que cela faisait désordre.
C'est là une nouvelle pétition de principe ; Pressac ne donne aucune preuve de cette destination criminelle
et il a sucé
toute cette histoire de son pouce (tout en l'accompagnant de références
trompeuses). Ce n'est pas tout : Mattogno a découvert que la citation faite par Pressac est tronquée : en effet,
le texte exact est :
«BW 58
5 baraques pour le traitement spécial et le logement des détenus, baraques-écurie type 260/9 (O.K.H.) [soit :]
4 baraques pour le traitement spécial des détenus à Birkenau
1 baraque pour le logement des détenus à Bor [1]
Prix de 1 baraque : 15.000,-- RM
Prix total pour 5 baraques : 75.000 RM » [2]
Il s'agit
donc d'un descriptif global pour un chantier unique mais éclaté à Birkenau
et à Bor (le Bauwerke 58) comprenant des baraques pour le traitement
spécial à Auschwitz et pour le logement des détenus à Bor : il est difficile d'affirmer que
ces baraques étaient destinées au déshabillage des juifs inaptes à gazer
à leur arrivée à Birkenau. Cette interprétation est
d'ailleurs confirmée par un autre document (que ne cite pas Pressac et que
Mattogno a ramené de Moscou) ; ce document donne l'inventaire des besoins de
chaque Bauleitung et, pour le BW 58, indique : «
5 baraques-écurie (traitement spécial) [soit] 4 à Birkenau [et]
1 à Budy » [3] ; or, ce document est daté du 31/3/42 c'est-à-dire qu'il est
antérieur à la décision supposée d'affecter Auschwitz à l'extermination
des juifs : on ne peut donc affirmer qu'en l'occurrence, le « traitement
spécial » consistait dans le gazage des juifs à Birkenau.
Mais alors à quel usage ces 4 baraques étaient-elles destinées ? En
réponse, Mattogno cite divers documents dont une lettre du
9/6/42 de la ZBL à la SS-WVHA : « Le commandant
du KL Auschwitz, le SS-Sturmbannführer Höss, a réclamé verbalement la
construction de 4 baraquements d’écurie pour le traitement spécial des juifs [für die Sonderbehandlung der Juden] pour le rangement
des effets personnels [zur Unterbringung der Effeckten]. / Je
vous prie de m’en donner l’autorisation vu que cette affaire est extrêmement
urgente et que les effets personnels doivent absolument être mis sous toit
[und die Effekten unbedingt unter Dach gebracht werden müssen]. »
Pour Mattogno, ces baraquements
(Il en fut finalement construit 5, les dernières en octobre 42) étaient liés
à l’Opération Reinhardt, dont l'un des volets consistait dans la
récupération des biens confisqués aux juifs réimplantés en URSS après
être passés par un des camps du Bug (Treblinka, Sobibor, Belzec : cf. les 1.274.166
juifs « sonderbehandelt » du
Rapport Korherr dont nous parlerons dans le tome 2),
notamment leurs effets personnels : ceux-ci étaient nettoyés et
désinfectés à Auschwitz par les détenues du Sonderkommando Reinhardt.
Certes, ces baraques étaient reliées à une chambre à gaz mais à une
chambre
d’épouillage, la « Aufnahmebaracke mit Entlausung » (« BW 28 »),
celle dont il est question dans le programme de la visite
de Pohl en septembre 42 et dont nous avons déjà parlé (« Chambre d'épouillage et d'effets/Opération Reinhard/ […]
Station n° 2 de
l'Opération Reinhardt » [4]). On notera que cet ensemble
d'« Entlausungs- u.
Effektenbaracken » n’était pas situé à l’intérieur du camp
mais à l’extérieur, à proximité de la gare des marchandises d’Auschwitz,
dans une annexe appelée « Canada I ». (L’autre « Canada »
se trouvait à Birkenau.)
Il en sera à nouveau question à
l'occasion d'une commande de la ZBL à la menuiserie (« Häftlingstischlerei »)
en date du 6/10/42 : « Commande 2143/435 pour l’installation d’épouillage
/ Quarantaine Camp de prisonniers de guerre et Camp de concentration des
femmes et aussi Logis de la troupe Camp de prisonniers de guerre / A la
menuiserie des détenus d’Auschwitz / 6 portes étanches aux gaz / Embrasure
de 100/200 / A réaliser comme les portes pour le trait[ement] spécial
des j.[uifs] (…) » [5].
En fait, prouve Mattogno au terme d'une démonstration dont nous ne pouvons
donner ici le détail, ces portes servant au « Sonderbehandlung »
et qui doivent servir de modèle sont les portes de l'installation d’épouillage
de l’Opération
Reinhardt.
[6]
2. En juillet 1942, la construction du Krema II est
entreprise. Le 13/10/1942, Bischoff écrivait à Berlin (qui aurait sans doute
pu s'étonner de ce que cette construction ait fait l'objet d'un marché de
gré à gré et non d'une adjudication sur appel d'offres) qu'il avait été
nécessaire de commencer ces travaux dès juillet « en raison de la
situation créée par les actions spéciales » (« wegen der
durch die Sonderaktionen geschaffenen Lage »). « Cette
indication, dit Pressac, confirme formellement le rôle essentiel que
joua le nouveau crématoire [le II] dans le choix d'Auschwitz
comme site d'anéantissement massif des juifs ». Les révisionnistes
ne partagent pas cette interprétation : selon eux, les « actions
spéciales » consistaient dans le transit des juifs (et dans la mise
au travail provisoire d'un certain nombre d'entre eux) ; le typhus s'était
déclaré à l'occasion de ces actions et faisait mourir de nombreux
déportés ; on pouvait craindre qu'il ne devienne endémique et en
conséquence de cette situation imprévue (c'est-à-dire le typhus et non la
décision qui lui était antérieure de déporter les juifs), il avait fallu
d'urgence et au mépris des règles administratives, construire l'outil
permettant de se débarrasser des cadavres de ces typhiques dans des
conditions satisfaisantes du point de vue de l'hygiène. Le mot « actions
spéciales » ne peut avoir le sens génocidaire que lui donnent les
historiens : il n'y a pas de lien direct entre ces « actions spéciales »
et l'urgence dans la construction des crématoires (lesquels avaient été
initialement prévus pour les prisonniers russes), mais bien entre les
conséquences sanitaires imprévues de ces « actions spéciales »
et l'urgence de la construction des Kremas, ce qui n'est pas la même
chose. On aurait même plutôt là la preuve que la déportation n'aboutissait
pas à l'extermination, puisqu'on avait commencé cette déportation-extermination sans
attendre la construction des indispensables crématoires. Il est évident que
si on avait déporté les juifs en Pologne pour les exterminer à l'aise, on aurait d'abord construit les crématoires !
Pour se convaincre encore davantage de ce que ces mots n'ont pas la
signification proposée, ou plutôt imposée par les historiens, on pourra se
référer par exemple à deux documents cités par Mattogno :
Le 14/5/43 dans une lettre au SS-WVHA dont l’objet est « Exécution de l’action spéciale – Recherche des matériaux » (« Durchführung der Sonderaktion – Materialbeschaffung »), Bischoff parle de l’installation d’égouttage du camp de Birkenau et de l'installation d'une unité de production de gaz bio. (Nous avons déjà cité un document du même genre dans le chapitre consacré à la capacité des fours.)
Le 16/12/42 dans une note dont l’objet est « Exécution du traitement spécial » (« Durchführung der Sonderbehandlung »), il parle de la distribution d’eau du camp.
La « Sonderaktion » et le « Sonderbehandlung » sont donc des tâches identiques qui ne consistent pas dans le gazage des juifs. Il en est de même d'ailleurs des « Sonderbaumassnahmen » dont il sera question par ailleurs. Ainsi dans diverses versions de l'organigramme de ses services, Bischoff désignera indifféremment la tâche de la Bauleitung de Birkenau (la « Bauleitung des Kriegsgefangenenlagers » ) par :
« Exécution du traitement spécial » (« Durchführung der Sonderbehandlung »)
« Exécution des mesures de construction spéciales » (« Durchführung der Sonderbaumassnahmen »)
« Exécution de l’action spéciale » (« Durchführung der Sonderaktion ») [7]
3. Pressac dit que, dans un compte rendu de l'importante
réunion des 19 et 20/8/1942 entre Prüfer de Topf et des adjoints de Bischoff,
réunion au cours de laquelle furent commandés les Kremas III, IV
et V, Ertl, chef du Département Hochbau de la ZBL
dit notamment : « En ce qui concerne l'installation de 2 fours à 3 moufles près de chacune des "Installations
de bain pour les actions spéciales", l’ingénieur
Prüfer propose de prélever les fours d’une commande déjà prête et
destinée à Mogilew (…) » [8].
Ertl, en déduit Pressac, appela les Bunkers 1 et 2 « installations
de bain pour actions spéciales », ce qui indique clairement que ces Bunkers
étaient des installations de gazage. Encore une pétition de principe ! En
fait, Ertl, qui, plus tard, fut jugé avec Dejaco sur ces faits à Vienne,
expliquait que Prüfer proposait la construction dans le camp de prisonniers
de guerre (Birkenau) de 2 Kremas simplifiés (qui ne seront finalement
pas construits) à proximité des « installations de bain pour les
actions spéciales » (les guillemets sont de Ertl : ils doivent
s'expliquer par le fait que ces installations n'étaient alors qu'à l'état
de projet) mais il ne donne aucune indication de leur emplacement : pas plus
que pour les 4 baraques du point 1 ci-dessus, il n'a été dit qu'il
s'agissait des Bunkers 1 et 2 ; ce n'est qu'une déduction de
Pressac, lequel, du fait qu'il mélange constamment documentation et
déduction, donne l'impression fausse à son lecteur que tout ce qu'il écrit
s'appuie sur des documents.
Ces installations sont en fait
soit les vastes installations baptisées « Zentral Sauna » (Voir la carte en annexe 1) et, à l'époque, en cours de gestation), dans lesquelles les déportés devaient être soumis à un traitement sanitaire à leur arrivée dans le camp : bain et éventuellement épouillage. C'est d'ailleurs à proximité de ce Sauna que furent mis en chantier, peu de temps après, les Kremas IV et V qui prirent la suite des deux Kremas simplifiés.
soit, éventuellement, les Bunkers 1 et 2, dont parle Pressac.
Il ne faudrait d'ailleurs pas voir de lien direct entre ces
nouveaux crématoires et ces installations de bain, toutes les installations
annexes du camp étant regroupées dans un même secteur (crématoires, bains,
hôpitaux, terrain de sport, station d'épuration des eaux, etc...). On aurait
tout aussi bien pu trouver la précision « à côté du terrain de
football » sans pouvoir rien en déduire. Dans ce cas non plus, le mot
« action spéciale » ne peut avoir de sens génocidaire : au
contraire, il renforce la vraisemblance de la thèse des réimplantations.
Au passage, expliquons pourquoi il été question à cette époque d'installer
2 Kremas simplifiés ; Auschwitz ne disposait alors que du seul petit Krema
I et celui-ci était à nouveau retombé en panne alors que l'épidémie
de typhus prenait l'ampleur tragique qu'on sait ; catastrophée, la SS du camp
envisagea donc d'installer 2 Kremas simplifiés faciles à monter et
déjà préfabriqués.
C'est le moment de tenter une hypothèse d'ensemble -encore qu'imparfaite, faute d'avoir accès aux archives- sur ces Sauna, Kremas, Bunkers et chambres d'épouillage de Birkenau, étant entendu que toutes ces installations servaient à épouiller les déportés et leurs effets (comme le dit justement Pressac, « A l'épouillage des effets s'associait le lavage obligatoire des détenus ») et à incinérer les morts de mort naturelle, notamment du redoutable typhus.
Au début, les Allemands purent imaginer d'épouiller les effets dans les 2 pièces du Bunker 1. Où les déportés prenaient-ils leur douche ? Comme tout cela était embryonnaire et rudimentaire, il est possible qu'ils n'en prenaient pas et qu'ils restaient nus en plein air en attendant la fin de l'épouillage (fort heureusement, c'était l'été).
Les Allemands auraient pu être tentés d'améliorer le système en construisant dans le Bunker 2 une batterie plus efficiente de 4 chambres à gaz d'épouillage, les détenus se déshabillant, se faisant couper les cheveux et attendant dans les 4 baraques dont il a été question ci-dessus. (Peut-être y prenaient-ils enfin une douche mais d'où venait l'eau chaude ?)
Les morts (de mort naturelle) devaient être enterrés dans la même partie du camp, y compris, sans doute, ceux du Stammlager, puisque le Krema I a été en panne plusieurs mois à cette époque. Comme ces cadavres risquaient de polluer la nappe phréatique, ils furent déterrés plus tard et incinérés sur des bûchers, ce qui put se faire assez facilement car il n'y en avait évidemment pas 107.000, comme l'a dit Höss, ni même 50.000, comme le dit Pressac.
Dans le même temps, les Allemands bâtissaient d'urgence
les Kremas II et III destinés à l'incinération des morts. Dans le cours de la construction, fin 42/début 43, ils pensèrent y transférer les opérations d'épouillage et de douche mais, en définitive, y renoncèrent.
les Kremas IV et V, où ils purent peut-être projeter :
d'épouiller les effets dans des pièces relativement petites sans rapport avec les immenses morgues des Kremas II et III. Ceci en remplacement des Bunkers, où les opérations de gazage des effets -déjà aléatoires en temps normal- devenaient fort difficiles, voire impossibles, par temps froid.
de faire prendre une douche aux déportés ;
d'incinérer concurremment aux Kremas II et III.
le Zentral Sauna, bâtiment spécialisé où seraient regroupées les opérations d'épouillage et de bain (toutes les solutions précédentes n'étant que des solutions provisoires), l'énergie étant fournie par une installation de chauffage à distance (mise en chantier et même sortie de terre mais jamais terminée).
Sous la pression des évènements (retard dans les travaux, arrêt de l'épidémie, reprise de l'épidémie, etc.), les Allemands changèrent plusieurs fois leurs plans et il est difficile pour le moment de les suivre au travers des interprétations doctrinales des exterminationnistes.
4. Le 22/7/1942, Auschwitz reçoit un télégramme
du SS-WVHA l'autorisant à envoyer à Dessau « un camion de cinq tonnes afin d'aller prendre livraison du gaz
destiné au gazage du camp pour combattre l'épidémie, qui s'est déclarée »
[9].
Naguère, pour les historiens, ce message était codé : l'épidémie n'était
qu'un prétexte à la livraison de gaz à des fins criminelles. Mais depuis,
Pressac est arrivé et, sans être contredit par les historiens, a tout
bouleversé, ainsi que nous l'avons vu : il affirme que ce gaz était bien
destiné, au moins à concurrence de 97%, à combattre les épidémies. Il a
calculé que 5 tonnes de gaz auraient pu servir à gazer 1.250.000 personnes,
soit plus qu'il n'en est jamais passé par Auschwitz et dès lors, il conteste
qu'on ait pu envoyer un ou plusieurs camions de 5 tonnes chercher de quoi
procéder à l'extermination des juifs. Tous ces camions servaient effectivement, ajoute Pressac, à des fins sanitaires.
[10]
Les autres traces de livraisons semblables de Zyklon-B depuis Dessau (à 100
km au sud-ouest de Berlin), traces jugées naguère encore criminelles, sont les
suivantes :
Une semaine plus tard, le 29/7/1942 : autorisation est donnée à l'envoi d'un nouveau camion pour charger « du gaz dont on a un urgent besoin pour la désinfection » (« Gas, das zur Desinfizierung des Lagers dringendst erfordlich ist »).
Le 26/8/1942, télex à propos d'« une autorisation de transport pour un camion allant chercher à Dessau des produits pour trait.[ement] spécial » (« Material für Sonderbeh.[andlung] »).
Le 2/10/1942, nouveau télex au sujet de « produits nécessaires à la réimplantation des juifs » (« Materialien für die Judenumsiedlung »).
Le 7/1/1943, un autre camion est autorisé à aller à Dessau charger du « matériel de désinfection ».
Le 30/7/1943, nouveau camion pour aller chercher du « Zyklon » à Dessau. [11]
Si l'on étend le raisonnement de Pressac, en l'occurrence,
les termes « désinfection », « traitement spécial »,
« réimplantation des juifs », « Zyklon » et
« gazage du camp » sont équivalents et n'ont aucun sens
génocidaire. On pourrait même y trouver des preuves de la réalité de la
réimplantation des juifs en URSS.
Mais Pressac, prévoyant les conséquences désastreuses qu'aurait sa
révision pour le Dogme essaye aussitôt de chasser les mauvaises pensées que
pourrait avoir son lecteur :
« Vers le 20 Août [1942], les stocks de Zyklon-B étaient presque épuisés et l'épidémie toujours vivace. Une nouvelle demande de produit aurait conduit les SS d'Auschwitz à avouer qu'ils ne contrôlaient toujours pas la situation. Une astuce fut trouvée. Mettre sur le dos des juifs les effarantes quantités de gaz employées. L'autorisation de transport accordée le 26 août le fut pour 'traitement spécial'. Bien que les responsables du SS-WVHA de Berlin sussent la finalité du 'traitement', ils en ignoraient les modalités, c'est-à-dire les quantités de toxique utilisées. Ce qui permit de leur faire croire que la majorité du Zyklon-B livré servait aux gazages homicides dans les Bunker 1 et 2, alors que 2 à 3 % suffisait. Ainsi, 97 à 98 % du gaz pouvait être consacré à l'épouillage ».
Pressac a, bien entendu, tiré tout cela de son pouce et si la matière de ce livre n'était aussi tragique, on en rirait de bon cœur.
C'est le moment de dénoncer à nouveau une des techniques chères aux
historiens et dans lesquelles ils excellent : charger leurs ennemis de ce qui,
en fait, les décharge. Si les Allemands avaient voulu exterminer les juifs,
ils les auraient laissés en compagnie de leurs poux ; comme ils n'étaient
pas dépourvus d'humanité (bien qu'ayant de grands torts vis-à-vis de tous
ces malheureux déportés, c'est entendu), ils tentaient de réduire ces
épidémies grâce à l'épouillage, à la désinfection, etc. par le Zyklon-B
; c'était d'ailleurs leur intérêt. Cela n'absout évidemment pas les SS,
mais cela les décharge quelque peu et il est inique que les historiens en
aient fait un élément à charge. C'est un peu comme si, portant secours à un
accidenté de la route (à la suite d'un accident que vous auriez provoqué),
vous étiez accusé de vouloir le dépouiller.
Ceci dit, il est incontestable aussi qu'une partie de ce Zyklon servait à
épouiller les effets confisqués aux juifs dans l'Opération Reinhardt ;
les Allemands justifiaient ces confiscations en expliquant qu'ils voulaient
indemniser les civils allemands qui avaient tout perdu dans les bombardements
alliés, lesquels étaient la conséquence d'une guerre déclenchée par les juifs ; certes, on peut ne pas admettre ce point de vue mais sans pouvoir pour
autant y trouver la preuve que les Allemands gazaient les juifs.
5. Le 14/9/1942, une lettre parle de « transfert immédiat des [cinq] camions alloués vers le camp de concentration d'Auschwitz, ces véhicules devant être immédiatement utilisés pour des actions spéciales » [12]. M. Steinberg y voit une allusion au transport de gaz et D. Czech, plus généralement, un rapport avec l'extermination des juifs ; ces camions, dit Pressac, devaient servir au transfert des inaptes depuis la rampe de la gare de marchandises d'Auschwitz aux Bunkers 1 et 2. C'est une nouvelle pétition de principe. Sur la base de cet extrait et du point 3 ci-dessus, on pourrait tout aussi bien affirmer que ces camions pouvaient servir à toutes sortes de transports, certes en rapport avec la déportation des juifs mais sans nature génocidaire pour autant (transfert de détenus immatriculés vers des sous-camps de travail, transport de bagages, opération de réimplantation effective c'est-à-dire de transport vers les lieux de la réimplantation -ou du moins vers un ghetto de transit-, etc.). Pour Mattogno, ces camions devaient surtout servir au transport des effets pris aux juifs depuis la gare de marchandises d’Auschwitz au Kanada I et à la « Station 2 de l’Action Reinhardt » de Birkenau. [13]
6. Du 2/9/1942 au 8/11/1942, le professeur Kremer participe à une quinzaine d'« actions spéciales » soit à l'occasion de l'arrivée de convois de déportés juifs, soit à l'occasion d'opérations concernant des juifs déjà internés. Nous avons déjà dit plus haut ce qu'il fallait en penser.
7. A partir de l'automne 1942 (voir la discussion sur la capacité des Kremas), le mot « traitement spécial » apparaît plus d'une centaine de fois dans l'intitulé de documents traitant de la construction du camp de prisonniers de guerre de Birkenau (dont, mais ce n'est qu'une partie des travaux à réaliser, les 4 Kremas II à V), qui doit être (provisoirement selon nous) affecté aux juifs le temps de réaliser l' « action spéciale » qui les visent. Comme, de l'aveu même de Pressac, c'est l'extension du camp (200.000 prisonniers de guerre russes) et l'épidémie de typhus qui sont à l'origine de cette extension du programme incinérateur, on ne peut guère prétendre que « traitement spécial » est synonyme de mise à mort industrielle. (Cf. le chapitre consacré à la capacité des fours.)
8. Le 18/12/1942, Bischoff informe Berlin par télégramme
secret [14] que les travaux du Krema II ont dû être interrompus
« pour des raisons de sécurité » à cause d'une « action
spéciale » de la Gestapo (« Sonderaktion aus
Sicherheitsgründen »), action qui a démarré le 16/12/1942 et qui
vise le personnel civil des entreprises chargées de la construction des Kremas
en compagnie de détenus ; tout le camp était consigné en raison des
épidémies ; finalement, la Gestapo laissera ces travailleurs civils
partir en congé du 23/12/1942 au 4/1/1943.
Qu'était-ce que cette action spéciale ? Ce n'était en tout cas pas une
opération d'extermination. Pressac dit que, bloqués depuis 5 mois à cause
de la mise en quarantaine du camp et privés de congé de Noël et Nouvel-An,
ces employés s'étaient mis en grève et que l'« action spéciale »
consistait en une enquête de la Gestapo.
9. Le convoi français n° 5 parti de Beaune-la-Rolande le 28/6/42 était notamment constitué de juifs arrêtés au terme d'une « Sonderaktion » qui a consisté à leur arrestation dans la région d’Orléans le 25/6/42. [15]
10. Dans le Kalendarium, on lit :
28/1/1943 : le Kommando Zeppelin de Breslau (à 250 kms d'Auschwitz) informe Auschwitz de ce que conformément au décret du RSHA du 1/12/1942, deux prisonniers, tuberculeux au 3ème degré et incurables, doivent être transférés à Auschwitz pour le traitement spécial (« Sonderbehandlung »).
29/1/1943 : nouvelle communication de Breslau à Auschwitz demandant :
l'application du traitement spécial aux deux prisonniers cités la veille,
l'envoi d'un avis d'exécution de la demande.
6/2/1943 : Auschwitz confirme à Breslau que les deux prisonniers ont été « mis à l'écart » (« gesondert untergebracht »).
D'après les historiens, le Kommando Zeppelin était chargé de recruter des intellectuels russes pour les états-majors des Einsatzgruppen et, pour des raisons de sécurité, ces gens ne pouvaient être libérés de leur emploi ; dès lors, s'ils tombaient malades, il convenait de les exécuter. Ce ne serait pas tomber dans la pratique du dénigrement systématique chère aux historiens de supposer qu'en l'occurrence, ces deux malheureux aient été assassinés et que, dans ce cas, « traitement spécial » signifie « mise à mort » mais on en conclura surtout que tant de formalisme de la part de la SS de Breslau et d'Auschwitz ne correspond absolument pas à ce que nous racontent les historiens. Cet échange de correspondance pour deux détenus tuberculeux et leur transfert à 250 km de leur lieu de détention tendraient à prouver que la SS ne se livrait pas dans le même temps aux massacres systématiques que décrit la littérature holocaustique. Dès lors, quand on lit plus loin :
20/2/1943 : le Département de l'emploi d'Auschwitz signale que sur les 5.022 juifs arrivés en janvier de Theresienstadt, 4.092 n'ont pas été retenus pour le travail [On n'avait retenu que les hommes de 18 à 40 ans et les femmes de 18 à 35 ans.] et ont été l'objet d'une « mise à l'écart » (« gesonderten Unterbringung »),
de quel droit, les historiens en déduisent-ils que ces malheureux ont été exterminés ? D'autant plus que, comme nous l'avons vu dans la discussion sur la capacité des crématoires, Auschwitz ne disposait à cette époque que des Bunkers 1 et 2 dont la capacité journalière, d'après ce que dit Pressac, était inférieure à 500 personnes par jour.
11. Czech dit dans le Kalendarium en date du 26/2/1943 que la rubrique « divers » du « Registre Principal » des Tziganes (« Hauptbuch ») a parfois été utilisée comme suit :
inscription d'une date de transfert dans un autre camp
inscription de la date de la mort
inscription d'une date accompagnée d'une croix
inscription d'une date accompagnée de la mention S.B.
Czech en conclut -non sans hardiesse- que « SB » (pour « Sonderbehandlung » ?) signifie « exécution », ce qui constitue une nouvelle pétition de principe de sa part.
12. En mars 1943, Korherr, statisticien de la SS, remit à Himmler un rapport célèbre dans lequel il parle, en donnant à ces mots la même signification, de « transfert » et de « traitement spécial ». Nous en parlerons plus en détail dans le tome 2.
13. En juin 1943, Lohse, Commissaire du Reich pour l'Ostland, envoie une lettre concernant les condamnés juifs auxquels on a arraché leurs dents en or avant leur exécution. Il y parle de « Sonderbehandlung » et nous verrons dans le tome 2 qu'il est clair que ce terme ne peut être synonyme d'« extermination » mais plutôt de « surveillance active après réimplantation » et cela, même si, dans le même temps, se perpétraient d'affreux massacres de juifs.
14. Il est question dans Poliakov, qui se réfère à la déposition au procès de Jérusalem d'une détenue employée à l'Etat civil du camp, que la mention « SB » (pour « Sonderbehandlung » = « traitement spécial » ?) était portée sur la fiche des détenus immatriculés, qui venaient à être gazés après une sélection interne. Mais le même témoin a indiqué, au cours de la même déposition, qu'on indiquait toujours, à la rubrique « cause du décès » des registres mortuaires une cause naturelle, laquelle, dans les cas d'exécution, était une maladie imaginaire (par exemple « crise cardiaque ») : comme nous le verrons dans le tome 2, l'examen des Sterbebücher (registres mortuaires) confirme cette pratique : on pourrait en déduire que la mention « SB » ne se référait donc pas à des décès mais bien à autre chose.
15. Dans le film « Shoah », le premier grand témoin de l'extermination des juifs, Rudolf Vrba, dit que les juifs de Theresienstadt arrivés à Auschwitz en fin 1943 et au début 1944, furent immatriculés en bloc sous la rubrique « Traitement spécial après quarantaine de 6 mois » avant d'être gazés au bout de quelques mois (nous en reparlerons en annexe 9) : il apparaîtra à tous qu'il est insensé d'affirmer qu'en l'occurrence, « traitement spécial » puisse signifier autre chose que « réimplantation ». Il est vrai, toutefois, que ce témoin (Vrba) est peu crédible.
16. Le documentaire « Auschwitz ou la mémoire qui revient » montre un document donnant l'état des effectifs (« Stärkemeldung ») du camp des femmes de Birkenau en date du 7/10/1944. Le Kalendarium, pour cette époque, se réfère avec constance à ces « Stärkemeldungen ». Les sorties de ce 7/10/1944 sont ainsi libellées :
| mortes de mort naturelle S.B. libérations transferts |
7 1.229 8 1.150 |
Un document semblable donnait déjà 8 femmes « S.B. »
le 2/10/44 et un autre, 989 femmes « S.B. » le lendemain.
« S.B. » disent historiens et journalistes
aux ordres, signifie « Sonderbehandlung » (« traitement
spécial »), mot de code pour « gazage » : pour eux,
les 1.229 détenues « S.B. » étaient des détenues
immatriculées devenues improductives et gazées. C'est vite dit : en effet,
depuis le 1/10/1944, la statistique du camp des femmes de Birkenau reprenait
toutes les femmes, c'est-à-dire les « immatriculées » et les
détenues « en transit » ou « en dépôt », pour
l'essentiel des juives hongroises, arrivées en tel nombre à l'été 1944 que
la SS n'avait pas pu les soumettre toutes à l'opération de sélection
et les avait mises provisoirement « en dépôt » (on notera au
passage que, comme on ne connaît pas leur nombre, la vraisemblance est que
les historiens les considèrent déjà comme ayant été gazées à
l'arrivée) ; par la suite, elles firent l'objet de cette opération de
sélection et très probablement, cela se traduisit dans la statistique par
l'apparition de la rubrique « S.B. » (ce qui donne l'occasion
aux historiens de les gazer une deuxième fois). Comme on ne possède ces « Stärkemeldungen
» que pour les femmes de Birkenau et pour octobre à décembre 1944 (avec
utilisation de la mention « S.B. » décroissant dans le temps
et disparaissant même fin novembre avec, sans doute, la fin de cette
opération de sélection tardive), on ne peut rien affirmer mais cette
interprétation semble vraisemblable.
D'une part, il est étonnant, dans l'hypothèse exterminationniste, que les SS
aient comptabilisé dans l'effectif du camp des femmes qui n'avaient pas
encore été soumises à la sélection et parmi lesquelles il devait y avoir
un grand nombre d'inaptes (les 2/3 en règle générale, disent les
historiens), inaptes qu'il aurait donc fallu gazer par la suite et sortir de
la statistique de façon crédible. La façon la plus simple de maquiller le
crime était de ne pas comptabiliser ces femmes avant la sélection, puis,
après la sélection, d'immatriculer seulement les femmes retenues pour le
travail ; les femmes gazées seraient restées en dehors des effectifs, comme
cela avait toujours été fait. « Pas vu, pas pris ». Et si, au
moment de l'immatriculation de toutes ces femmes non soumises à l'opération
de la sélection, leur intention n'était pas d'exterminer celles qui se
révéleraient inaptes, ils auraient encore pu, leur forfait accompli à la
suite d'un changement de politique, les sortir sous la rubrique « mortes
de mort naturelle » ; de préférence, sur plusieurs jours (les
Allemands n'avaient d'ailleurs pas les moyens d'éliminer autant de corps en
un seul jour, ce qui exclut que ces 1.229 femmes aient pu être assassinées
le même jour). Les Allemands auraient été des criminels bien stupides : ils
tentaient de camoufler leurs crimes de 36 façons puis les étalaient presque
crûment dans leurs statistiques ! Il y a une alternative plus vraisemblable :
ce sont les historiens qui sont stupides (ou de mauvaise foi ?).
D'autre part, en admettant que ces juives « S.B. » c'est-à-dire
gazées aient été des femmes immatriculées dès leur arrivée puis tombées
malades et devenues improductives, une extrapolation sur 20 mois pourrait amener
à penser que 100.000 femmes immatriculées subirent ce sort et c'est, d'un
point de vue statistique, insoutenable (en effet, il n'y eut pas 200.000 femmes
immatriculées -dont peut-être bien une moitié de juives- et les 3/4 ont survécu
à à Auschwitz). On trouverait là la confirmation de ce que ces détenues
« S.B. » étaient pour la plupart des juives non immatriculées
à leur arrivée et qui venaient de subir avec retard l'opération de sélection,
hypothèse que nous avons retenue ci-dessus.
Rappelons enfin -nous en parlons ailleurs- que dans le même temps, la
statistique indique que le camp des femmes abritait une population importante de
fillettes et de femmes âgées et infirmes : si on avait dû gazer des détenues
inaptes, on aurait, bien entendu, commencé par elles. D'ailleurs, comme nous
l'avons déjà vu et comme nous le reverrons, la statistique belge indique
clairement que le gazage des enfants (et des autres) est une fable.
Mais à quoi pouvait donc bien correspondre la « réimplantation »
à une époque où on commençait à évacuer le camp devant l'avancée des Soviétiques
? Apparemment, la politique de réimplantation (du moins à l'Est) était devenue une fiction,
fiction néanmoins maintenue envers et contre tout, ainsi que le montre une
lettre de Himmler écrite fin juillet 1944 à propos des centaines de milliers
de juifs hongrois non déportés (à la suite des pressions internationales) :
450.000 juifs hongrois avaient été « déportés » (« deportiert »),
disait Himmler qui ajoutait, que le reste (qui était concentré à Budapest)
allait maintenant être « réimplanté » (« umgesiedelt »,
autre mot de code pour « exterminé » selon les historiens).
(Et où donc ailleurs que chez eux, en Hongrie ? Et sans que les historiens prétendent
que les Allemands pensèrent effectivement les y exterminer). Quant à ces
juives « S.B. », il est bien possible qu'elles aient été réimplantées
dans les villages du Niederdonau à l'Est de Vienne ainsi que le pense Mattogno.
Il y a une autre explication : il est possible que ces juives « S.B.
» furent envoyées dans les « Schönungsblocke »
(en abrégé : « S.B. » ?), lesquels
se trouvaient à Auschwitz I. Qu’était le « Schönungsblock » ?
C'était l'équivalent d'une maison de convalescence ou de repos, intermédiaire
entre le Block ordinaire et le Revier (l’infirmerie) ; on
employait aussi le terme de « Rekonvaleszentenblock ». [16]
Werner Rademacher et Michael Gärtner en
donne une photo d'époque [17] ; ils donnent aussi le texte d'une note du 8/7/43 expliquant
que les détenus évacués du camp de Maïdanek pour Auschwitz [Nous en
parlons par ailleurs.] sont dans un état de
santé lamentable au point qu’une partie d’entre eux n’ont pas été jugés
totalement aptes au travail (« nicht voll arbeitsfähige »)
et ont donc dû être envoyés dans l’infirmerie (« Häftlingsrevier »)
ou dans les blocs de repos « Schönungsblocke »). En
l'occurrence (mais on ne pourrait généraliser), « S.B. »
est probablement l'abréviation de « Schönungsblock ».
En conclusion de l'examen de tous ces exemples, on peut affirmer que Pressac a au moins raison sur un point : les historiens ont abusé de la notion de codage. Il est en effet bien rare qu'on ne puisse démontrer de façon convaincante que ces mots ne sont pas des indices criminels.
NOTES
| [1] | Bor-Budy était un petit sous-camp d'Auschwitz à vocation agricole, dans lequel les historiens n'ont jamais placé de chambre à gaz. Peut-être n'est-il pas trop tard d'ailleurs ... |
| [2] | « BW 58 |
| [3] | « 5 Pfederstallbatacken (Sonderbehandlung) 4 in Birkenau 1 in Budy » |
| [4] | « Entwesungs- u. Effektenkammer/Aktion Reinhard/ […] / Station 2 der Aktion Reinhardt ». Nous reparlerons abondamment de cette « Aktion » dans le tome 2 (Chap. Mise en place de la politique antisémite après 1939). |
| [5] | « Auftrag 2143/435 für die Entwesungsanlage / Quarantäne K.G.L. und F.K.L. sowie Truppenunterkunft K.G.L. / An die Häftlingstischlerei Auschwitz. / 6 Stück Gasdichte – Türen / Lichte Mauerweite 100/200. / Ausführung genau wie die Türen für Sonderb.[ehandlung] der J.[uden] (...) » |
| [6] | Carlo Mattogno, « ‘Sonderbehandlung’ (...) », op. cit. |
| [7] | Carlo Mattogno, « ‘Sonderbehandlung’ (...) », op. cit. |
| [8] | « Bezüglich Aufstellung von je 2 Dreimullelöfen bei den "Badenanstalten für Sonderaktionen" wurde von Ing. Prüfer vorgeschlagen, die Öfen aus einer bereits fertiggestellten Lieferung nach Mogilew anzuweigen (...) » |
| [9] | « Gas zur Vergasung des Lagers, zur Bekämpfung der aufgetretenen Seuche zu holen » |
| [10] | On notera qu'après la révision à laquelle se livre ici Pressac, une relecture de l'histoire de Gerstein s'impose : elle renforce la thèse de la mythomanie de ce spécialiste de l'épouillage qui jonglait avec des tonnes d'acide cyanhydrique liquide qu'il prétendait destinées à l'extermination et qu'il aurait, dès lors, essayé de détruire ou de détourner. |
| [11] | Auschwitz commanda aussi à Francfort (Degesch et Testa) 7,5 T en 42, 12,2 T en 43 et 2 T en 44. En tout, la Degesch aurait livré en 43/44, 160 T à la Wehrmacht (laquelle n'a jamais été accusée de gazer qui que ce soit) et 125 T aux services sanitaires de la SS. |
| [12] | « Sofortige Überführung der zugeteilten Lastkraftwagen zum Konz.-Lager Auschwitz, da Einsatz dieser Fahrzeuge für Sonderaktionen sofort zu erfolgen har. » |
| [13] | Carlo Mattogno, « ‘Sonderbehandlung’ (...) », op. cit., p. 97 sqq. |
| [14] | La mention « Secret » figure rarement sur les documents relatifs aux Kremas, même sur les plus « compromettants » comme la célèbre lettre de Bischoff parlant de la « Vergasungskeller ». |
| [15] | Serge Klarsfeld, Mémorial de la déportation des juifs de France, 1997, p. 62. |
| [16] | Voyez le Kalendarium, 8/7/43. |
| [17] | Werner Rademacher et Michael Gärtner, « Berichte (...) », op. cit. |
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des juifs par les Allemands, Tome 1 : Examen des preuves