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des juifs par les Allemands, Tome 1 : Examen des preuves
Annexe 10 - Les révisions du CIA
Le CIA (Comité International Auschwitz, qu'on ne confondra pas avec l'agence de renseignement américaine) est une association juive présidée jusqu’il y a peu par le Pr. Maurice Goldstein, ancien détenu lui-même et dont l'un des buts avoués est de combattre les révisionnistes. Il est intéressant d'analyser ses déclarations de 1985 à nos jours [A 1996 en fait car avec le départ puis la mort de M. Goldstein, on n’entend plus guère parler de l’association.] sur le nombre de morts d'Auschwitz et, parallèlement, sur la nécessité de législations d'exception limitant le droit à la liberté d'expression des révisionnistes et, de ce fait, le droit à la liberté d'information de centaines de millions d'Européens.
En mars 1985, à Auschwitz, M. Goldstein fustigeait les « nostalgiques du fascisme allemand [qui] tentent de minimiser et de nier l'importance des crimes nazis ».
En décembre 1985, à l'inauguration d'une exposition au siège de l'ONU, M. Goldstein dénonçait les « pseudo-historiens » qui « tentent de minimiser surtout le nombre de victimes juives et de nier même l'existence des chambres à gaz d'Auschwitz ». Et M. Goldstein de réaffirmer le dogme :
« En quatre ans de temps, 400.000 prisonniers ont été immatriculés et tatoués à l'avant-bras. On ne connaîtra jamais le nombre exact de victimes exterminées par les nazis à Auschwitz, car 60 à 80% des Juifs et des Tziganes étaient gazés le jour même de leur arrivée, sans immatriculation, donc sans trace administrative. D'après diverses sources, on peut estimer leur nombre à près de 4.000.000. »
Cet extrait montre en outre, si besoin en était, de quels à-peu-près se contentent les historiens, car un calcul élémentaire indique que si les 400.000 immatriculés représentent 20 à 40% des déportés (puisque les non-immatriculés, qui étaient gazés, représentaient 60 à 80 % des arrivants), c'est qu'Auschwitz a accueilli 1.000.000 à 2.000.000 de déportés et donc n'a pas pu en exterminer davantage et notamment pas 4.000.000 ! (On notera qu'Elie Wiesel, prenant la parole après M. Goldstein, parla lui de « plus de 2.000.000 » !)
En mai 1988, le CIA fustige à nouveau ces « falsificateurs de l'histoire qui (...) tentent de minimiser le nombre de victimes des génocides juif, tzigane et slave (...) ».
En décembre 1988, devenu plus prudent, M. Goldstein ne parlait plus des fameux 4.000.000 et se limitait à parler de « millions » de morts : par contre, il continuait à réclamer la poursuite légale des gens qui ne partageaient pas ses croyances.
En avril 1990, les pèlerins belges découvraient avec stupeur que les Polonais avaient enlevé du monument aux morts d'Auschwitz les plaques portant mention de l'extermination de « 4.000.000 » de personnes. (Nous en reparlerons abondamment dans le tome 2) M. Goldstein devait probablement être au courant de ce qui se tramait, car, en février 1990, il déclarait : « (...) Mais les chiffres que des historiens discutent, nous, les rescapés d'Auschwitz, nous ne voulons pas y participer. On va se planter et cela ne change rien. Nous savons que les chiffres sur lesquels les historiens travaillent varient entre 1.650.000 et les fameux 4.000.000. Jamais on ne connaîtra le nombre exact. »
Ainsi que nous le verrons, le CIA donnait son accord début 1993 à l'inscription de la mention « quelque 1.500.000 (...) majoritairement juifs » sur le monument. Ce chiffre, rappelons-le, est contesté par de nombreux historiens, dont Hilberg, qui en est à 1.200.000, Pressac, qui en est à 630.000/710.000 et, bien entendu, les révisionnistes, qui en sont à un peu plus de 100.000.
Fin 1993, dans un document à but pédagogique (sic) publié par le Ministère de l'Education de la Communauté Française de Belgique en collaboration avec la Fondation Auschwitz, l'extrait du discours à l'ONU de M. Goldstein en 1985 est repris -sans référence explicite- mais révisé comme suit :
« On ne connaîtra jamais le nombre exact des victimes directement assassinées à Auschwitz-Birkenau, car entre 60 et 80 % (et parfois jusqu'à 100 %) des Juifs étaient gazés dès leur arrivée. Les historiens estiment à plus de un million le nombre de Juifs exterminés sans avoir été immatriculés ».
On est donc passé de « près de 4 millions » à « plus de un million » tout en maltraitant ceux qui contestaient le premier chiffre !
Enfin, en 1995, dans un article de 4 pages paru dans Télémoustique, le baron Goldstein ne citait plus aucun chiffre du tout ! Il ne réclamait même plus l'emprisonnement de ses contradicteurs : il est vrai qu'il avait obtenu que soit enfin adoptée la loi antirévisionniste qu'il réclamait !
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