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I. EXPOSE DES FAITS

Pour l'immense majorité des gens, le dogme, même s'il diffère parfois quelque peu de l'histoire officielle du jour, est le suivant :

  1. Un jour (Etait-ce en 1941 ou en 1942 ? On ne sait trop.), les Allemands décidèrent d'exterminer les juifs. (On ne sait pas davantage très bien pourquoi.)

  2. Ils se saisirent donc de tous les juifs qu'ils purent et les déportèrent dans l'« est » sous prétexte de les y réinstaller, loin de la société européenne, à laquelle ils étaient sensés nuire.

  3. Chargés dans des wagons à bestiaux, les juifs arrivaient en réalité dans un camp d'extermination, le plus souvent Auschwitz. Ils y étaient soumis à l'opération de la « sélection » :

  4. Pendant 3 ans, on a gazé jusqu'à 24.000 juifs par jour à Auschwitz. Quatre millions de juifs y furent ainsi assassinés ; deux autres millions périrent ailleurs de diverses autres façons, ce qui fait six millions au total.

On ne possède aucune preuve de tout cela, les Allemands ayant détruit leurs archives et supprimé toute trace de leur crime, voire organisé la négation de ce crime (pour le cas où ils perdraient la guerre), mais on dispose, par contre et malgré ce qui vient d'être dit, de nombreux témoignages et aveux. Enfin, il y a des évidences : si, par exemple, les juifs déportés de Belgique n'y sont pas revenus ou, autre exemple, s'il n'y a plus de juifs en Pologne, alors qu'il y en avait, jadis, plus de 3.000.000, c'est bien parce que les Allemands les ont exterminés. Tous ceux qui disent le contraire sont des fous ou des nazis.[1]
Voilà en gros ce que nous avons tous retenu de cette tragédie. 
Essayons de préciser le chiffre des morts. Et d'abord, d'où vient ce chiffre de 6 millions ?
Il se pourrait que ce soit un SS nommé Hoettl qui l'ait avancé ; il déclara qu'Eichmann, qui était chargé de la déportation (l'extermination proprement dite étant surtout confiée à Höss, commandant d'Auschwitz) le lui avait dit un jour qu'il était pris de boisson. [2] Ce chiffre fut retenu. Restait à le justifier a posteriori. A cet effet, on a utilisé deux méthodes :

1ère méthode : décompte par camp d'extermination. Les lecteurs francophones disposent de deux grandes sources : Léon Poliakov, célèbre historien juif français et Raul Hilberg, historien juif américain encore plus célèbre, qui constitue actuellement la référence de beaucoup.

(en milliers) Histoire populaire  Poliakov II 1951 Hilberg 1988
Belzec
Sobibor
Chelmno
Maïdanek
Auschwitz
Einsatzgruppen SS
Divers




4.000

600
300
250

2.000
1.500
750
200
150
50
1.000
>1.300
1.100
6.000 6.000 5.100

Hilberg donne la ventilation suivante dans le temps :
1941 : 1.100.000  -  1942 : 2.700.000  -  1943 : 500.000  -  1944 : 600.000  -  1945 : 100.000.

2ème méthode : c'est la méthode démographique. Nous ne prendrons qu'un exemple, celui de la Pologne, cœur du Judaïsme mondial avant la guerre. On a calculé les pertes subies par les juifs polonais en déduisant la population juive d'après la guerre de la population juive d'avant la guerre :

Source (en millions) Avant Après Morts
Ruppin
CMDJ
Hilberg
Reitlinger
3,10 (1924)
3,30 (1939)
3,35 (1939)
2,70 (1939)

0,50 (1945)
0,05 (1946)

2,80
3,30

En moyenne, on retient donc que 6 millions de morts sont composés de 3 millions de juifs polonais. Reitlinger, autre grand format de l'exterminationnisme, est descendu à 4,2/4,6 millions. D'autres enfin, ne donnent pas de chiffre (par exemple, Kogon, Langbein et Rückerl, qui ont publié une somme au nom d'une vingtaine d'historiens) ; le Tribunal de Jérusalem, qui jugea Eichmann, ne s'est pas prononcé sur ce point.
Aujourd'hui, l'histoire « savante » retiendrait donc plutôt 5 millions (entre 4,6 et 5,3, résume Maxime Steinberg) et l'histoire « populaire » 6 millions, chiffre désormais symbolique.
Comme nous devons nous limiter, nous concentrerons notre enquête sur le haut-lieu et la principale communauté victime de cette extermination, c'est-à-dire sur Auschwitz-Birkenau et sur les juifs polonais.
Pour les Polonais, nous avons dit ci-dessus tout ce qu'à ce stade, il convenait de dire, car il y a unanimité chez les historiens dans les estimations des pertes (3 millions).
En ce qui concerne Auschwitz, par contre, les estimations les plus variées ont été avancées. Le professeur Robert Faurisson, lequel est l'intervenant le plus célèbre au monde dans cette controverse, en a fait un inventaire qui donne à penser qu'Auschwitz a été un cas de désinformation caractérisé, tant sont grandes les discordances :

9.000.000

selon le film « Nuit et Brouillard » (1955) d'Alain Resnais (conseillers historiques : Henri Michel, président du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, et Olga Wormser). Ce film est inlassablement projeté dans les lycées et collèges français. [3]

8.000.000 selon les officiels français (1945)
7.000.000 selon Raphaël Feigelson (1945)
6.000.000 selon Tibère Kremer, préfacier de Nyiszli (1951)
5.000.000 à 5.500.000 dont 90% de juifs selon le journal Le Monde (1978)
4.000.000

selon un document soviétique (URSS-8) auquel le Tribunal de Nuremberg a donné valeur de « preuve authentique ». Ce chiffre a été inscrit sur le monument aux morts d'Auschwitz et il a constitué une référence pour beaucoup pendant un demi-siècle.

Prenons un raccourci, car la liste est longue :

1.600.000 dont 1.350.000 juifs selon Yehuda Bauer (1989)
1500.000   chiffre retenu en 1995 pour remplacer le 4.000.000 du monument aux morts d'Auschwitz
1.472.000 dont 1.350.000 juifs selon Georges Wellers (1983)
1.250.000 dont 1.000.000 de juifs selon Hilberg (1985)
1.100.000   selon Piper du Musée d'Etat d'Auschwitz (1994)
800.000 à 900.000  

selon Reitlinger qui avançait ce chiffre dès 1953 (6 ans après Nuremberg)

775.000   selon Pressac, chercheur français (1993)
630.000 à 710.000

dont 470.000/550.000 gazés à l'arrivée

selon le même Pressac (1994) 
510.000 dont 356.000 gazés selon Fritjof Meyer, un des rédacteur en chef du Spiegel, dans Osteuropa, n° 5, mai 2002

Tous ces chiffres sont encore très éloignés des 150.000 maximum avancés par les révisionnistes. Comme d'habitude, les journaux ont dit ou laissé dire n'importe quoi, sans pour autant donner la parole aux révisionnistes. La plupart des journalistes parlent encore de « millions » de morts (George W. Bush aussi) mais déjà, quelques-uns sont descendus à des « centaines de mille ». 
L'histoire « savante » en est donc à 1.000.000 voire 800.000 voire même 630.000. Les dictionnaires, dont le rôle est de consacrer l'usage et le consensus, ont évolué en conséquence : le Larousse, qui en était encore à 4 millions en 1989, indique 1,5 million dont 1 million de juifs en 1992 ; le Hachette de 1993, lui, en est déjà à 1 million de juifs et Polonais. Quant à l'histoire « populaire », elle en serait encore plutôt à 4 millions. On notera encore que ces 4 millions se décomposaient, selon les historiens, en 3,5 millions de gazés à l'arrivée et plus de 400.000 immatriculés à l'arrivée mais dont seulement 60.000 avaient survécu soit à Auschwitz même soit dans d'autres camps ou ils avaient été évacués. 
L'acte d'accusation étant dressé, nous allons examiner les arguments avancés par les historiens pour nous convaincre de la réalité des faits.


NOTES

[1]

Selon le même dogme, les juifs rescapés du génocide refondèrent Israël en Palestine, pays qui leur appartenait pour l'avoir reçu de Dieu et que les Palestiniens avaient accaparé en profitant de la dispersion des juifs par les Romains. Les Arabes tentèrent de s'y opposer et envahirent le pays après avoir demandé aux Palestiniens de l'évacuer le temps de repousser les malheureux juifs à la mer. Mais, ceux-ci résistèrent vaillamment et, depuis, ils ont créé un Etat qui est un modèle de démocratie et de tolérance. Ceux qui critiquent Israël sont des antisémites et des néo-nazis.
[Ajout de 2003 : Ces deux dernières années, les excès des juifs ont fait considérablement évoluer les mentalités ; on rencontre même de plus en plus de gens qui sont d'avis que les juifs doivent rendre la Palestine aux Palestiniens, les indemniser et leur demander pardon pour tout ce qu'ils leur ont fait endurer ; après quoi, ils pourront rentrer chez eux. Mais cette opinion, bien que se développant très vite, est encore minoritaire ; de plus, elle cohabite encore avec la croyance aux chambres à gaz.]

[2]

Höttl avait dit à Nuremberg que d'après Eichmann, Himmler avait été furieux d'apprendre qu'il n'avait exterminé que 6 millions de Juifs. Toutefois, dans une autobiographie publiée en 1997, Höttl affirme que Eichmann n'était pas ivre quand il lui avait parlé de 6 millions de morts juifs ; il ajoute qu'il ne sait pas d'où Eichmann tenait son chiffre : peut-être l'avait-il entendu en écoutant la radio ennemie, suggère-t-il même. (Germar Rudolf, VffG, Heft 2, Juni 1997)
Des documents des archives américaines rendus publiques en avril 2001 par l’US Central Intelligence Agency (CIA) confirment ce que disaient depuis longtemps les révisionnistes : Höttl travaillait avec différents services de renseignement dont ceux des Américains ; c’est au cours de la période au cours de laquelle il travailla avec ceux-ci qu’il inventa l’histoire des 6 millions. Les services américains le tenaient pour vénal (prêt à fabriquer tout document ou témoignage pour de l’argent) et non fiable. (Mark Weber, « Wilhelm Höttl and the Elusive ‘Six Million’ », The Journal of Historical Review, Vol 20, Nr 5/6 September/December 2001, p 25)
Lorsqu'il fut interrogé à ce sujet à Jérusalem, Eichmann protesta vigoureusement contre les dires de Höttl et émit l'idée que Höttl avait entendu ce chiffre à la radio ou l’avait lu dans un journal. (Jochen von Lang, « Eichmann. L'interrogatoire, Belfond, 1984)
Il y a beaucoup d'autres hypothèses sur l'origine de ce chiffre de 6 millions, notamment celle de Robert Faurisson qui précise que le rabbin slovaque Weissmandel et le journaliste judéo-soviétique Ehrenbourg donnaient déjà ce chiffre bien avant la fin de la guerre (Robert Faurisson,  « Etudes révisionnistes », Vol. I, p. 90)
Plus généralement, sur l'origine des rumeurs, citons encore :

  • Marc Bloch : « Une fausse nouvelle naît toujours de représentations collectives qui préexistent à sa naissance ; elle n’est fortuite qu’en apparence, ou, plus précisément, tout ce qu’il y a de fortuit en elle c’est l’incident initial, absolument quelconque, qui déclenche le travail des imaginations ; mais cette mise en branle n’a lieu que parce que les imaginations sont déjà préparées et fermentent sourdement. » (Marc Bloch, « Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre », Akribeia, n° 1, octobre 1997, p. 24) ; 

  • Albert Dauzat : « Comment naissent et s’accréditent les légendes ? Ce ne sont pas des créations individuelles qui s’étendraient peu à peu ; ce sont de véritables formations collectives, dont on ne saurait retrouver les auteurs, parce que ceux-ci sont légions. Elles sont nées simultanément dans de nombreux cerveaux ; les mêmes causes, dans un milieu donné, provoquent les mêmes effets. Et ce qui produit leur succès, c’est précisément qu’elles correspondent à l’état d’esprit général. » (Albert Dauzat, « Faux bruits et légendes », Akribeia, n° 1, octobre 1997, p. 52).

[3]Gilles Karmasyn n'est pas d'accord sur cette citation : « Le chiffre cité par le commentaire de Nuit et Brouillard ne peut que désigner un nombre total pour le système concentrationnaire nazi et certainement pas un chiffre pour Auschwitz seul. D’ailleurs, personne n’a jamais avancé un tel chiffre pour Auschwitz. » (http://www.phdn.org)

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