Allez
au chapitre précédent
/ Allez au chapitre suivant
Retournez au sommaire de La controverse sur l'extermination
des juifs par les Allemands, Tome 2 : Réalités
de la "Solution finale"
VIII. ESTIMATION DES PERTES JUIVES
On le sait bien, l'analyse statistique est un outil difficile à maîtriser et même propice à la désinformation. Les juifs, en partant de chiffres qui se révélèrent tout à fait erronés après la chute du Rideau de fer, ont réussi à accréditer le chiffre de 5 millions de morts, symbolisé à 6 millions. Ce chiffre est insoutenable et constitue même une exagération grossière. Ainsi, pour arriver à 5.100.000 (dont 4.250.000 de mort violente), Hilberg compte :
Pologne : « jusqu'à 3.000.000 » de morts,
URSS : « plus de 700.000 »,
Pays baltes : « jusqu'à 202.000 », soit quelque 4.000.000 pour cette région.
Il apparaîtra à tout homme de bon sens que les chiffres
dont Hilberg se sert pour justifier le total de 5.100.000 sont gonflés : il
tient pour exterminés (par les Allemands) des gens qui, manifestement, ont
émigré ou ont été évacués ou encore ont été déportés (par les
Soviétiques) : seuls des gens de mauvaise foi, des fous ou des esprits religieux peuvent
prétendre le contraire. D'ailleurs,
à Nuremberg, le procureur américain Jackson était descendu en dessous des 5
millions : il manquait, déclara-t-il, 5.700.000 juifs dont « plus
de 4.500.000 » ne pouvaient s'expliquer ni par un excès des décès sur
les naissances ni par l'émigration ; mais Jackson était si mal informé qu'il
croyait, comme l'affirmait son collègue russe, que la plupart d'entre eux étaient
morts à Auschwitz. Même le chiffre retenu par Reitlinger (4,2 à 4,6
millions dont 2,8 de mort violente) est, d'évidence, exagéré. A vrai dire, on
ne peut dépasser le chiffre de 3 millions -chiffre tout aussi effrayant,
d'ailleurs- sans tomber dans l'invraisemblance, puisque les Allemands, ainsi que
nous l'avons vu, n'en ont pas saisi davantage. [1]
A l'opposé, certains révisionnistes, eux, ont tenté de démontrer que les
pertes juives ne pouvaient excéder 200.000 morts, compte tenu de la population
juive en 1948 (18.700.000 ?) et en 1938 (15.700.000 ?) et de la croissance
normale de pareille population. C'est là une minimisation tout aussi
grossière.
Se pose donc le problème de la validité des sources et c'est là matière à
une étude critique complexe, que seuls Rassinier et surtout Sanning ont
effectuée. [2] Tous deux arrivent finalement aux mêmes conclusions : les
pertes juives durant la seconde guerre mondiale n'ont pu dépasser 1 à
1.500.000 morts, ce qui, compte tenu de la population juive, constitue déjà un
chiffre tout à fait singulier. (Rappelons que les pertes allemandes sont
estimées à 10.000.000 de morts et les pertes totales européennes à
40.000.000, voire 50.000.000, ce qui est, probablement, très exagéré.)
Toutefois, ces deux auteurs révisionnistes se sont appuyés sur des sources
juives et il faut donc bien admettre, précisent-ils, que leur estimation
constitue un maximum maximorum.
Mais alors, direz-vous, s'ils n'ont pas été exterminés, où sont donc passés
les juifs « manquants » ? C'est là une question qui n'a guère de sens, si on
a réussi à se libérer de la tyrannie du dogme des 6.000.000, car il n'y a pas
de juifs « manquants » en dehors des 1 à 1.500.000 maximum ; tout
simplement, ils ne sont plus à la même place ! De toute évidence, le
judaïsme a connu une migration extraordinaire, que Sanning appelle « La
Grande Migration » et dont, bien entendu, on ne nous parle pas, puisqu'elle
est la négation par les faits de l'extermination de 6 millions de personnes.
En gros, l'Europe centrale s'est vidée de ses communautés juives et plus
particulièrement la Pologne (encore qu'on sous-estime sûrement, comme nous
l'avons déjà dit, les sorties volontaires du judaïsme) notamment au profit de
:
Israël, bien entendu : immigration en provenance
d'Europe :
- 1932-1944 : 293.000
- 1945-1948 : 73.000
- 1948-1970 : 585.000 [3]
l'Europe occidentale
l'Amérique du Nord et tout particulièrement les USA :
pour ce dernier pays et en provenance d'Europe :
- 1933-1943 : 406.000
- après : 490.000
l'Amérique du Sud, où le nombre des entrées de juifs
européens a été de :
- années 30 : 180.000
- après : 150.000
l'Union Soviétique : celle-ci a bénéficié de l'annexion d'un grand nombre de juifs polonais, baltes et autres (notamment des juifs occidentaux réimplantés chez elle par les Allemands, ce qui mériterait d'être confirmé). Certes, le recensement de 1959 ne reprenait que 2.300.000 Soviétiques de « nationalité » juive alors qu'on aurait dû en compter près de 5 millions, ce qui s'expliquait, disent les historiens, par le fait que les Allemands avaient massacré d'une part les juifs ukrainiens et biélorusses, d'autre part les juifs polonais et autres annexés par l'URSS en 1939/40. Mais il faut savoir que la ventilation des nationalités que font les statisticiens soviétiques se fonde, en fait, sur les déclarations individuelles des citoyens recensés : se déclare juif qui veut. Or, il y a trois bonnes raisons pour que le nombre de juifs trouvés en 1959 ait été en forte baisse :
Tout d'abord, il est vrai, ils étaient nombreux à avoir perdu la vie du fait de la persécution allemande, de la guerre et de ses séquelles (militaires morts au combat, innocents civils victimes des bavures de la lutte contre la guérilla voire massacrés, etc.).
Ensuite, notait le démographe soviétique A.M. Maksimov, il y avait en URSS « un processus de fusion des nationalités » conforme à l'idéal d'une société socialiste et qui n'est pas moindre dans les autres communautés religieuses (le christianisme ne s'est pas éteint moins vite que le judaïsme) que nationales (les Soviétiques de souche allemande ont abandonné la langue allemande pour la langue russe). Il est évident que, déjudaïsés, de nombreux juifs ont tout naturellement changé de nationalité et se sont fondus dans le melting pot soviétique en se déclarant Russes, Ukrainiens ou Biélorusses. Tout cela est d'ailleurs on ne peut plus naturel, encore que dérangeant pour certains. [4]
Enfin, cette désaffection du judaïsme et donc de la nationalité juive a été accentuée par l'antisémitisme populaire et l'antisémitisme officiel de fait d'après-guerre : par exemple, un système de quorum limitait l'entrée des juifs aux grandes écoles et les incitait donc à changer de nationalité. Ainsi, Béatrice Philippe note-t-elle : « Lors du dernier recensement, en 1979, 1.810.000 personnes déclarent appartenir à cette nationalité. Selon des experts, ce chiffre serait nettement inférieur au nombre réel de juifs vivant en URSS (...) ; il ressortirait de ce fait qu'un nombre important de juifs répugneraient à se déclarer de nationalité juive. (...) La nationalité juive apparaît alors souvent comme une source de brimades et, donc, comme un fardeau ». [5] Parlant des juifs ukrainiens, Filanowski note de son côté : « Encore que la mort de Staline leur évita au moins d'être déportés en Sibérie, ils furent victimes dans les années suivantes d'une espèce de 'génocide doux' par leur mise à l'écart presque totale des grands emplois et même des grandes écoles. »
Deux exemples célèbres de cette assimilation des juifs soviétiques : le général Routskoï, le rival de Eltsine, est Russe mais, ayant une mère juive, il aurait pu tout aussi bien se déclarer juif. Vladimir Jirinowski, qui s'appelait Eidelshtein et a changé de nom en 1964 pour cacher l'origine juive de son père, se redéclarait juif à la fin des années 80 quand il pensa émigrer en Israël ; depuis, il est redevenu Russe, mais il aurait encore pu se déclarer Kazakh, car il est né et a vécu à Alma Ata. Le Soir du 6/4/94 notait à ce sujet : « Sous régime soviétique, il n'était pas confortable d'être juif pour quelqu'un qui voulait étudier à Moscou. Il y avait alors des quotas et avec un nom comme Edelstein, on risquait d'être écarté. »Bien que les statisticiens juifs s'en soient tenus aux chiffres du recensement, chiffres qui confirmaient leurs thèses, des chiffres plus élevés ont été souvent cités par des personnalités juives. Deux exemples : un homme considérable comme Nahum Goldmann, qui fut président du Congrès Juif Mondial, parlait, au début des années 70, de 3 à 4 millions et le professeur Michaël Zand de l'Université Hébraïque de Jérusalem avançait même le chiffre de 4,5 millions. Reitlinger, lui, était d'avis qu'il y en avait plus de 3 millions : « Car il est tout à fait possible que le nombre de juifs non russes qui furent transportés dans le fin fond de l'Union soviétique excède le nombre de juifs russes tombés aux mains des Allemands. Si c'est le cas, le nombre actuel de juifs survivants [en URSS] pourrait bien être supérieur aux quelque trois millions de juifs qui vivaient en Union soviétique en 1939. »
Les juifs soviétiques eux-mêmes pouvaient tenir deux discours : Une Conférence Mondiale Juive pour les Juifs d’URSS fut organisée à Bruxelles en 1971 ; l’URSS y envoya une contre-délégation de juifs soviétiques conduite par Samouil Zivs, vice-président de l’Association des Juristes soviétiques. Selon Le Soir du 20/2/71, Zvis a cité à plusieurs reprises le chiffre de « 3,5 millions de juifs russes » [plus précisément soviétiques]. D'un autre côté, selon Gérard Israel, « Le Comité Central du parti communiste avait demandé au département des statistiques, il y a un an, combien de gens avaient du sang juif en URSS. La réponse a été ‘plus de dix millions de personnes‘ » [6]
D'ailleurs, avec la chute du communisme au début des années 90, les juifs soviétiques ont obtenu complètement la possibilité d'émigrer et, du coup, leur nombre augmente comme par miracle : bien que des centaines de mille aient émigré, il en reste, officiellement, toujours autant et même bien davantage encore selon certains. Quelques exemples :
Dans le New York Post du 1/7/91, le journaliste israélien Uri Dan révélait que les autorités israéliennes estimaient jusqu'alors le nombre de juifs soviétiques à 2 ou 3 millions, mais que les émissaires israéliens chargés de procéder à l'émigration de ces juifs en Israël rapportaient qu' « un total de plus de 5 millions serait plus exact ».
De son côté, Dmitri Prokofiev, correspondant moscovite de la radio israélienne, confirmait ce chiffre de 5.000.000 en expliquant : « Ceci est dû au fait que des millions de juifs viennent seulement maintenant, après 70 ans de communisme, de pouvoir sortir du placard communiste. »
Certains citent des chiffres encore plus élevés : la Jewish Week du 2/8/91 rapportait que, selon le professeur Wolf Moskovich de l'Université Hébraïque de Jérusalem, il y avait un « potentiel de 3,5 à 12 millions de juifs dans la CEI [ex-URSS] ».
Le cas de l'Ukraine est particulièrement intéressant : rendant compte d'une conférence consacrée aux relations judéo-ukrainiennes et qui s'est tenue à l'été 91 à Kiev, Grigori Filanowski rapporte de son côté dans le journal de la communauté juive allemande, l'Allgemeine Jüdische Wochenzeitung du 12/12/91, qu' « En Ukraine, un habitant sur cinq est Russe et un sur douze est juif ». Si cela était vrai, cela ferait environ 4 millions de juifs ukrainiens. [7]
Or les chiffres donnés pour l'Ukraine par les officiels, tant ukrainiens que sionistes, sont les suivants :
1937 : 1.522.000 (recensement). Toutefois, avec l'annexion de la Pologne Orientale, de la Bucovine du Nord et de la Bessarabie, ce chiffre a considérablement augmenté en 1939 puis s'est réduit de façon encore plus considérable à la suite des évacuations de 1941.
1959 : 80.000 (Lexique du Monde juif de 1970)
1992 : 300/400.000 (Institute of Jewish Affairs) et 480.000 (Officiels ukrainiens)
Oleksander I. Yemets, ministre ukrainien des Nationalités, confirmait ce dernier chiffre au Soir du 25/3/94 : « Mais en 1989, il y avait chez nous environ 500.000 juifs. Plus de 200.000 ont émigré depuis lors. Or, aujourd'hui, selon les organisations juives, il y a toujours ... 500.000 juifs en Ukraine. (...) Un certain nombre de juifs sont sortis de la 'clandestinité' ; ils n'avaient plus de raisons de cacher leur origine. » Ceci indiquerait qu'il y en avait au moins 700.000 en 1989. On pourrait peut-être même multiplier ce chiffre par 2 ou par 3 sur la base de ce que dit de son côté Janna Zajtseva, doyenne de l'Institut juif d'éducation de Kiev : « A l'époque de l'Union Soviétique, beaucoup de gens ne voulaient plus se souvenir qu'ils étaient juifs. Aujourd'hui, ceux qui commencent à rechercher leurs racines sont surtout des jeunes. Rarement des gens de la génération des quarante ans, très marquée par l'éducation communiste. Aussi, dans les synagogues, il y a aujourd'hui beaucoup d'adolescents et de personnes âgées. Mais toute une classe d'âge semble avoir disparu... » (Le Soir, 2/10/95)
Le chiffre donné pour 1959 (80.000) n'est peut-être même pas une tromperie résultant de la nécessité qu'il y avait de nous convaincre de la réalité de l'extermination ; ce chiffre serait, en quelque sorte, la preuve non pas de l'extermination des juifs ukrainiens par les Allemands mais de leur évacuation par les Soviétiques avant l'arrivée des Allemands. En effet, si on sait que les juifs polonais réfugiés en URSS, ont reçu l'autorisation de revenir en Pologne dès 1945, par contre, les juifs ukrainiens et leurs voisins baltes et biélorussiens ne purent revenir chez eux que progressivement : si l'intelligentsia revint très vite (dès 1945), par contre, on peut penser que la masse, réinstallée dans de nouveaux centres industriels sibériens qu'elle avait parfois construits de ses mains et auxquels elle était attachée comme les serfs l'étaient à la glèbe, ne reçut pas l'autorisation de rentrer : il va de soi qu'il n'était pas question, à la fin de la guerre, qu'elle abandonne ses usines, en expliquant à ses contremaîtres que, puisque la guerre était finie, elle rentrait « à la maison » ; d'ailleurs, il est bien possible que cette masse ne chercha même pas à rentrer en Ukraine ou en Biélorussie, préféra rester à Samarkand que revenir à Kiev, s'y maria (par exemple, le père de Jirinowski), bref s'y installa durablement. C'est seulement avec la désintégration politique et industrielle de l'URSS, la montée de l'intégrisme musulman et du chauvinisme dans les républiques islamiques de Sibérie, que cette masse d'Européens (ex-Russes, ex-juifs, ex-Ukrainiens, etc.) a reflué à l'ouest. [8]Il est donc évident que les chiffres les plus vraisemblables donnés aujourd'hui pour la population juive de l'ex-URSS ne peuvent s'expliquer que :
d'une part, par l'annexion de nombreux juifs étrangers ;
d'autre part, par l'abandon de la thèse de l'extermination en masse des juifs polonais, baltes et soviétiques.
Les officiels russes commencent même à l'admettre explicitement : ainsi Israël Nachrichten du 22/4/93 rapporte que les démographes russes sont arrivés eux aussi au chiffre de 5 millions de juifs. Or, continue ce journal, d'une part, on estimait la population juive de l'URSS des années 30 à 2,5 millions, d'autre part, des « millions » (ce qui peut sembler beaucoup) de juifs soviétiques ont émigré aux USA, en Israël et ailleurs. Dès lors, « il semblerait que cette surpopulation juive nouvellement dénombrée peut s'expliquer par l'apport des populations juives de l'Est de la Pologne annexée par l'URSS », lesquelles sont censées avoir été totalement exterminées par les Allemands, puisque, nous dit-on communément, seulement 50 à 300.000 juifs polonais (zones allemande et soviétique confondues) auraient survécu et que les juifs ouest-européens envoyés dans l'Est ont été exterminés dans la même proportion !
Il ressort aussi de tout cette analyse que les juifs d'URSS se sont éparpillés ou intégrés au point qu'aucun chiffre ne peut plus être sérieusement avancé ni par les uns ni par les autres. [9] Se pose en fait le problème insoluble de l'identité juive. L'administration ne comptabilise que ceux qui se déclarent juifs le jour du recensement tout en admettant que le nombre de juifs, en fait de citoyens d'origine juive est bien plus élevé. De leur côté, les juifs tiennent un double langage et retiennent le chiffre qui leur convient selon les nécessités du moment : soit 1,5 à 2 millions quand il leur faut démontrer la réalité de l'extermination de 6 millions de juifs, soit des millions quand il leur faut convaincre l'Oncle Sam de leur donner ses dollars pour financer l'immigration de juifs, demi-juifs ou quart-de-juifs (en majorité complètement déjudaïsés au point de n'être même pas circoncis) aux fins de balancer la démographie galopante des Palestiniens. [10]
***
Où et comment sont morts ces 1 à 1,5 million de juifs ?
Sanning, qui insiste sur le fait que le but de son travail n'est pas de
déterminer le nombre de morts, s'avance quand même à donner
finalement le chiffre de 1.300.000 juifs disparus soit 8% de la population juive
mondiale (concentrée en Europe au début de la guerre). Rassinier, lui, pensait
qu'il y en avait eu moins de 1.000.000. Ces 1.300.000 disparus se répartiraient
à peu près comme suit :
plus de 1.000.000 morts en URSS, soit
200.000 morts dans les rangs de l'Armée Rouge (et des Partisans) : les juifs, à l'Est comme à l'Ouest, auraient été parmi les opposants les plus résolus à l'Allemagne hitlérienne (et pour cause) et ils se seraient engagés en masse dans les armées alliées et y auraient brillé par leur ardeur : c'est bien possible, ainsi que nous l'avons déjà dit ;
700.000 morts notamment
- lors des déportations de juifs polonais par les Soviétiques en 1940
(dans des conditions pires que celles des déportations par les
Allemands) et lors des évacuations des juifs soviétiques en 1941
devant l'invasion allemande ;
- dans les camps de travail en Sibérie et dans l'Oural.
130.000 morts sur le « théâtre de la guerre » entre Allemands et Soviétiques, dont un certain nombre ont été les victimes innocentes de la répression souvent sauvage de la guérilla soviétique par les Allemands.
le solde, soit quelque 300.000 [11], est la partie inexpliquée par Sanning, qui, précisons-le, est d'origine allemande et n'a entrepris son travail que pour laver son pays de l'accusation de l'extermination de 6 millions de juifs : ne chargerait-il donc pas les Soviétiques pour décharger les Allemands, ainsi que nous venons de le voir ci-dessus ? C'est malheureusement de bonne guerre : les Soviétiques ont bien imputé les massacres de Katyn aux Allemands ; de leur côté, les Américains (et les Français ?) qui ont sur la conscience la mort -lente et même, semble-t-il, programmée- de centaines de milliers de prisonniers de guerre allemands, se sont débrouillés pour que la très crédule opinion allemande les impute aux Soviétiques.[12] On notera que les 300.000 morts imputés aux Allemands sont, en fait, un solde inexpliqué après prise en compte d'informations d'origine sioniste sur les pertes juives en Union soviétique, pertes qu'on peut supposer exagérées comme à peu près tout ce qui est de la même origine : en l'occurrence, la bienveillance dont Sanning fait preuve en se référant avec constance à des sources sionistes le sert trop bien pour ne pas en devenir suspecte. Ces 300.000 juifs pourraient donc être morts dans les mains des Allemands, voire de leurs mains :
dans les camps et ghettos, lors des épidémies de typhus notamment. A ce sujet, il faut dire que la SS a agi avec une légèreté qui aggrave son cas, en ne prévoyant pas les effets sur le plan sanitaire de la concentration des juifs dans des conditions médiocres et dans une région -l'Europe de l'est- où le typhus est endémique. [13] Cette situation reflète bien aussi l'improvisation continuelle dans la mise en place de la Solution finale en raison des antagonismes et des vicissitudes de la guerre. Il n'en reste pas moins vrai que, d'une part, la SS prit des mesures énergiques dès l'été 42 (encore commit-elle le crime de continuer à déporter les juifs dans des centres comme Auschwitz qui étaient infestés par le typhus), d'autre part, que c'est finalement ce typhus, associé à la surpopulation et à la malnutrition (autres reproches majeurs à faire à la SS), qui fut à l'origine de la plupart des décès et non pas le meurtre de masse.
dans les bombardements anglais et américains (surtout
lors de l'évacuation des camps, à une époque où l'aviation alliée
attaquait tout ce qui bougeait y compris ce qui portait l'emblème de la
Croix-Rouge). Par exemple et selon le Kalendarium, le 1/7/44, dans
un convoi de 2.000 juives hongroises transférées d'Auschwitz à
Buchenwald, il y eut 266 morts à la suite d'un bombardement. D'ailleurs,
dans les camps de l'Ouest, les détenus avaient, souvent, une double
hantise : les appels, parfois interminables et les bombardements alliés.
On peut encore citer les 1.200 déportés (dont probablement de nombreux
juifs) tués à Nordhausen lors du bombardement du 4/4/45. [14] Citons
encore pour illustrer la situation chaotique créée par les bombardements
le cas de ce convoi sanitaire évacué le 1 ou le 2/3/45
de Ellrich (Buchenwald) vers Nordhausen ; ce camp ayant été
bombardé ainsi que nous venons de le voir, le convoi fut dérouté vers
Bergen-Belsen (où le typhus faisait des ravages notamment à la suite des
bombardements qui avaient coupé l’alimentation en eau, en nourriture et
en médicaments) ; le convoi repartit donc, en direction de Lübeck pour être
envoyé en Suède mais, ainsi que nous allons le voir, les Anglais bombardèrent les navires et
ces détenus périrent presque tous en
rade de Lübeck, assassinés par les Anglais. [15] Le convoi suivant parti de Ellrich (pour
Oranienburg), lui, fut attaqué par l'aviation russe et eut de ce fait 300
à 400 morts. Etc., etc.
On ne peut
exclure que les détenus moururent de ce fait par dizaines de milliers,
voire par centaines de milliers, non seulement dans des trains mais aussi
sur les routes, dans les camps, dans
les usines et dans les villes. [16]
Les évacuations des camps se firent souvent dans des conditions dramatiques (du
moins, dans leur phase ultime et dans les dernières semaines voire les
derniers jours de la détention) : les Allemands auraient dû laisser les
déportés sur place au fur et à mesure de leur retraite (ce qu'ils
firent à Auschwitz mais uniquement pour les plus faibles, notamment les
enfants, auxquels, selon des témoins comme Wiesel lui-même, ils
donnèrent le choix : rester et attendre les Soviétiques ou partir en
Allemagne ; quelque 8.000 déportés décidèrent de rester sur place).
Mais la hiérarchie SS à Berlin considérait ces prisonniers comme une
précieuse main-d'œuvre : ces hiérarques manipulaient des statistiques
sans se préoccuper de l'état pitoyable de cette main-d'œuvre. Il
régnait évidemment à cette époque une atmosphère de fin du Monde peu
propice à l'expression de sentiments d'humanité ; d'ailleurs, dans le
même temps, les Américains, chevaliers du Droit, préparaient l'essai
des deux premières bombes atomiques sur d'innocents civils, en majorité
des femmes et des enfants et leurs collègues anglais organisaient ce qui
fut probablement (laissons une chance à tout le monde) la plus inutile et
la plus barbare des boucheries de toute cette guerre : la destruction de
Dresde (entre 135.000 et 250.000 civils - surtout femmes et enfants-
grillés vifs en 24 heures sans aucune nécessité militaire, sur
instruction de Churchill, apparemment rien que pour son bon plaisir).

Rapport
journalier n° 47 de la police de Dresde à la suite du bombardement
allié de février 1945
Extrait : « (...) Au 20.3.45 au soir, on a enseveli 202.040 morts, en
majorité des femmes et des enfants. (...) On doit compter que le
chiffre de 250.000 morts sera atteint. (...) »
Cliquez sur la photo pour l'agrandir.
Dans
les camps, les SS subalternes, aussi bêtement disciplinés que les
glorieux pilotes de la RAF et de l'USAF, exécutaient les ordres et
évacuaient les prisonniers devant l'avance des Soviétiques, puis, in
fine, quand il n'y eut plus de possibilité de retraite, les maintinrent
en captivité dans des conditions qui étaient devenues invraisemblables
et sans pouvoir en assurer la survie. En effet, sous les coups de
l'aviation alliée, toute la logistique allemande s'effondra : plus rien
n'arrivait dans les camps (nourriture, médicaments, Zyklon-B, eau
courante, etc.) et fatalement, un certain nombre de camps se
transformèrent en mouroirs. Les gardes des camps, souvent des vieux et
des réformés, avaient apparemment la conscience tranquille : ils
n'avaient participé à aucune extermination de masse et ceci peut sans
doute aider à comprendre leur comportement ; néanmoins, tout homme de bon sens aurait tenté d'atténuer
-ne fût-ce que par intérêt personnel- le sort des prisonniers et, n'y
parvenant pas, se serait enfui. Ces abrutis restèrent souvent sur place
sans rien pouvoir faire et certains, bien entendu, payèrent souvent leur stupidité en se faisant massacrer à la libération des
camps.
Il reste que les « marches de la mort » méritèrent bien leur nom. Sans
que cela exonère les Allemands de la responsabilité de la catastrophe
qui en résulta parmi les déportés, il faut dire que les civils
allemands du Wartheland (notamment des Baltes, des Bucoviniens, des
Bessarabiens et des Galiciens de souche allemande que les Soviétiques
avaient renvoyés en Allemagne en 1940 avec l'accord du Reich) furent
évacués dans les mêmes conditions. Il en fut de même en Silésie : par
exemple, les femmes et les enfants qui formaient l'essentiel du petit
million d'habitants et de réfugiés de Breslau, reçurent l'ordre
d'évacuer à pied alors que le sol était couvert d'une couche de neige
de 50 centimètres et que la température descendait jusqu'à -20 °C.
Leur mortalité ne fut certainement pas plus faible que celle des
malheureux déportés d'Auschwitz (à 250 km de là), d'autant moins
qu'au froid s'ajoutaient les atrocités soviétiques pour les traînards,
atrocités qui dépassèrent de très loin tout ce que l'Europe de l'est a
connu sous la botte allemande.
Le comble de l'horreur fut peut-être atteint en Prusse orientale dans la
2ème quinzaine de janvier 45 (à moins que ce ne soit plus tard chez les
Sudètes, ou en Bohême ou encore à Dresde, comme nous le suggérions à
l'instant ?) : des convois comptant jusqu'à 30.000 civils disparurent
dans les tempêtes de neige et dans les tourbillons d'une débâcle
inimaginable. Les dizaines de milliers de détenus du camp du Stutthof
(Dantzig) et de ses nombreuses succursales (pour l'essentiel, des juifs
hongrois ayant transité par Auschwitz) furent évacués au même moment
et il n'est pas douteux qu'ils périrent en masse. Il arriva que dans ce
secteur, la température descende à -30 °C (les chars soviétiques
traversèrent des fleuves comme l'Oder sur la glace). C'est à cette
époque de guerre totale qu'eurent lieu au large de Dantzig trois des plus
grandes catastrophes maritimes de tous les temps avec le torpillage par
les Soviétiques du Wilhem Gustloff (5.700 morts surtout des femmes
et des enfants,
voire 7.000 selon certains et même 9.300 selon Heinz Schön), du Général Steuben (3.500 morts
civils et blessés militaires) et du Goya (près de 7.000 morts
civils et blessés militaires). [17]
Les civils allemands qui ne réussirent pas à se sauver furent souvent
massacrés (souvent après viol pour les femmes [18] ) ou mis au travail
voire déportés en Sibérie ; plus tard, ceux qui étaient restés furent
expulsés vers l'ouest.
Notre objectif n'est pas -on le notera- de faire un calcul de
compensation, même pas d'apitoyer le lecteur sur le sort de civils
allemands qui, en ces circonstances, furent aussi malheureux que les
déportés juifs, mais de décrire de façon plus crédible que dans
la thèse génocidaire les circonstances de la mort de nombreux déportés
juifs.
dans des massacres à caractère génocidaire, ainsi que l'affirme la Loi, en sus de ceux qui sont déjà comptabilisés plus haut
***
Pour celui qui a été éduqué dans le dogme des 6 millions, ces derniers chiffres sont difficiles à admettre : les pertes juives auraient pu être de 1.300.000 morts, ce qui reste un chiffre effrayant, la plupart du fait direct des Soviétiques. On peut déjà faire remarquer que l'imputation de la responsabilité de ce carnage -imputation qui n'est pas sans importance ni pour les familiers des morts ni pour le public- prête à discussion : on peut contester la part attribuée aux Allemands par Sanning (ils sont déjà pour le moins co-responsables de toutes ces morts) et, pour notre part, nous ne partageons guère la ventilation indicative qu'il donne ; bien que les comptes de Sanning soient, pour le reste, apparemment inattaquables, nous sommes même d'avis que la majorité de ceux qui sont tombés aux mains des Allemands ont disparu, de sorte que l'hécatombe aurait dû dépasser 2 millions de morts. En fait, Sanning, répétons-le, a procédé à cette ventilation comme à contrecœur, son but essentiel étant de démontrer que ses compatriotes étaient loin d'avoir exterminé 6 millions de juifs. Il reste que l'analyse simple mais géniale qu'a faite de son côté le démographe suédois Carl O. Nordling sur les notables juifs confirme le chiffre de 1 à 1,5 million de morts juifs (Voyez l'annexe 11). Il sera sans doute difficile à certains, plus particulièrement à ceux qui ont été les innocentes victimes de cette persécution, d'adhérer à cette dernière conclusion. D'une part, nous ne nous détachons pas facilement de ce à quoi nous avons cru. D'autre part, nous sommes souvent effrayés par notre propre audace, car nous n'avons pas été éduqués dans l'esprit de libre examen ; au contraire, on nous apprend dès notre tendre enfance à nous en remettre avec confiance aux Autorités quelles qu'elles soient : parentale, religieuse, académique, militaire, politique, médiatique, de sorte que sortir du consensus ressemble parfois à une aventure angoissante, surtout, bien entendu, quand ces Autorités, tombant dans l'autoritarisme et la censure, imposent leur version de l'Histoire. Ceux qui ne pourraient pas admettre ces conclusions devraient toutefois concéder que l'histoire de la persécution des juifs par les Allemands est à réécrire. On ne peut vraiment pas transmettre la version officielle actuelle, même révisée par Pressac, aux générations futures, car elle est manifestement erronée à bien des égards, voire tout à fait extravagante et dès lors, il est à craindre que nos descendants haussent les épaules et que, par extension, ils en viennent même à douter de la réalité de cette immense tragédie. Les odieuses lois liberticides n'y changeront rien, au contraire : cette prétention de figer l'Histoire est (apparemment du moins) aussi loufoque que la prétention de figer le temps et un jour viendra même où elle fera rire, accélérant, du même coup, l'occultation du drame [et, accessoirement et sans que personne ne s'en plaigne, la disparition du judaïsme]. C'est lamentable mais à qui la faute ? [19]
NOTES
| [1] |
On trouve parfois ce chiffre de trois millions de morts dans des revues et sous des plumes respectées sans que cela soulève des protestations ; ainsi Richard Darmon écrit dans Le Spectacle du Monde de mars 1988 : « On comptait treize millions de juifs en 1939, (...) Six ans plus tard, cette population était tombée à dix millions environ (presque 39 % de moins), en raison des massacres en Europe. » | ||||||||
| [2] |
A signaler aussi du côté des exterminationnistes, le gros livre de Wolfgang Benz et autres, « Dimension des Völkermords. Die Zahl des jüdischen Opfer des Nationalsozialismus », publié en 1991 chez R. Oldenbourg Verlag. Nous ne l’avons pas lu encore. Une comparaison entre Sanning et Benz a été tentée par Germar Rudolf dans « Grundlagen zur Zeitgeschichte ». | ||||||||
| [3] |
Evolution de la population israélienne d'après Passevant
et Portis (x 1.000)
En 1952, lors des discussions entre Adenauer et Goldmann au sujet de l'indemnisation des juifs, les Israéliens affirmèrent que la Palestine/Israël avait accueilli, entre 1933 et 1951, 540.000 réfugiés en provenance d'Allemagne et des territoires occupés, 115.000 en provenance d'Autriche et 158.000 en provenance de Pologne et des Pays baltes. | ||||||||
| [4] |
L'une des formes de cette intégration (l' « Holocauste
blanc ») est « la plus terrible des catastrophes » selon Lord
Jakobovitz, grand rabbin du Royaume-Uni (et selon d'autres, par exemple Eliahu
Bakshi-Doron, grand rabbin sépharade d'Israël, mettant en garde les juifs
français contre « la pire catastrophe de notre temps, l'assimilation par
les mariages mixtes »). Le grand rabbin de France, Sitruk, disait lui-même
en 1993 : « Je voudrais que des jeunes gens juifs n'épousent jamais que des
jeunes filles juives. » Ces propos racistes, pour le moins exclusivistes,
ne sont ni poursuivis ni même dénoncés. On préfère dénoncer et poursuivre
les chimistes qui rappellent les propriétés de l'acide cyanhydrique. | ||||||||
| [5] |
« Les juifs dans le monde contemporain », MA Editions, 1986. | ||||||||
| [6] |
Gérard Israel, « JID. Les juifs en URSS », Editions Publications Premières, Paris, 1971, p. 286. | ||||||||
| [7] |
L'AJW donne aussitôt le chiffre de 400.000 ! On doit logiquement supposer qu'il s'agit d'une coquille d'impression : il y manque un zéro. Autre possibilité, évidemment : Filanowski s'est trompé dans son opération de division et a retenu 12 pour 120. Les cas de zéros ajoutés ou de virgules mal placées sont fréquents dans l'histoire de la Shoah et ne doivent pas étonner. On a vu dans le tome 1 ce que Reitlinger, juif lui-même, pensait des rapports des juifs avec les chiffres. | ||||||||
| [8] |
Autre version : ce chiffre de 80.000 juifs pour 1959 est une tromperie. Paul Nowik, rédacteur en chef du journal new-yorkais, communiste et juif Morgen Freiheit fut invité à visiter l'URSS en 1946 ; il rappelait dans son rapport de voyage du 27/2/1947 que les Allemands avaient réduit dramatiquement la population juive en Europe, mais, constatait-il, « ce n'est pas la faute du gouvernement soviétique qui a fait des efforts considérables pour évacuer des millions de juifs, y compris des juifs polonais [ce qui confirme ce que nous disions plus haut]. (...) Rien qu'en Ukraine [laquelle fut entièrement occupée par les Allemands], il y a plus d'un million de juifs actuellement, de juifs vivants, et c'est l'un des plus grands miracles de notre histoire. » (cité par Bortchagovski) | ||||||||
| [9] |
Les autres communautés déportées ont connu un brassage identique. Les reportages sur les Allemands revenus sur la Volga nous montrent que, très souvent, ils ont des traits mongols. Les Tatars de Crimée, eux, furent 180.000 à être déportés (sans compter les soldats qui furent directement déportés du ... front) ; la moitié mourut durant le transfert et les deux premières années de leur vie dans les « zones spéciales » d'Asie Centrale, malgré quoi, depuis 1987, 200 à 300.000 sont déjà revenus en Crimée. (José-Alain Fralon, Le Monde, 18/4/94) | ||||||||
| [10] |
A l'occasion de la plainte déposée contre les banques suisses, on a encore eu une belle occasion de constater que les associations juives n'hésitent pas à avancer n'importe quel chiffre en fonction de leurs intérêts. Norman G. Finkelstein, juif américain qui est un de ceux qui ont dénoncé ce hold-up, a fait remarquer que l’industrie de l’Holocauste est devenue le plus grand révisionniste du monde : les juifs ont réclamé, dit-il, des sommes énormes aux banques suisses pour les « juifs nécessiteux » rescapés de l’Holocauste ; il faut se hâter, ajoutaient-ils, car il meurt 10.000 survivants chaque mois ; ceci signifie donc, poursuit Finkelstein, qu’il y avait en 1990 près de 2 millions de rescapés. « Or, statistiquement, ce nombre ne peut pas représenter plus du quart de ceux qui auraient été en vie à l’issue de la guerre, [45 ans plus tôt] soit huit millions de juifs libérés des camps nazis. / Or, il y avait moins de huit millions de juifs dans toute l’Europe occupée par les nazis. En d’autres termes, si ces chiffres sont corrects, l’Holocauste n’a pas eu lieu. » (André Chelain, « Le Scandale des réparations », L’Autre Histoire, n° 15, Août 2000, p. 24) Le livre de Norman G. Finkelstein, « L’industrie de l’Holocauste », a été publié en français par La Vieille Taupe, n° 12, automne 2000. | ||||||||
| [11] |
Selon la méthode employée 304.000 ou 330.000. Cette précision ne doit pas étonner car il faut bien s'arrêter à un chiffre sans pour autant s'y accrocher. Sanning précise que les données dont on dispose sur le volume de la population juive, l'émigration légale, les fuites, les déportations, la natalité, la mortalité, les mariages mixtes et l'assimilation sont souvent si imprécises qu'une légère variation dans le mode de calcul peut très bien modifier le résultat des disparus de plusieurs centaines de milliers. | ||||||||
| [12] |
900.000 prisonniers de guerre allemands moururent dans les mains des Américains et des Français ; quant à ceux qui tombèrent aux mains des Soviétiques, ils sont vraisemblablement morts dans leur grande majorité. | ||||||||
| [13] |
Il est vrai que les Allemands eux-mêmes en furent victimes ; ainsi, von Halder, chef d'état-major de la Wehrmacht, note en février 42 : « Dix mille cas de typhus et treize cents morts [dans la Wehrmacht sur le front de l'Est] » (Bayle cité par Pressac). Ces chiffres sont toutefois infimes par rapport à celui des morts causées par l'épidémie dans les rangs des prisonniers de guerre soviétiques. (En tout, selon Hilberg, sur 5 millions de Soviétiques capturés, 2 millions seraient morts.) | ||||||||
| [14] |
Le cas de Dora (et de ses annexes dont Nordhausen) est un exemple typique de désinformation. Quand les Américains y arrivèrent le 11/4/45, ils y trouvèrent des malades émaciés (typhus), des mourants et des centaines de morts alignés et pourrissants ; ils furent horrifiés au-delà de toute expression. Les lecteurs d'aujourd'hui qui découvrent dans leur journal la photo de ces corps alignés après avoir été « assassinés par les SS », le sont tout autant et on les comprend. Mais, il faut savoir que les détenus bien-portants, dont la présence aurait pu diluer l'horreur, avaient été évacués précédemment et que, parmi ces centaines de cadavres pourrissants, se trouvaient les 1.200 détenus morts une semaine plus tôt sous le bombardement allié. | ||||||||
| [15] |
Voyez notamment Daniel Rochette et Jean-Marcel Vanhamme, « Les Belges à Buchenwald», Pierre de Méyère, Bruxelles, 1976. | ||||||||
| [16] |
Des dizaines de milliers de juifs étaient restés à Berlin et,
fatalement, un certain nombre d'entre eux sont morts (brûlés vifs ?) sous les
bombes alliées ; le comble est qu'ils sont comptés dans les 6 millions de
juifs censés avoir été exterminés par les Allemands ! | ||||||||
| [17] |
Autre tragédie de même ampleur le 3/5/45, un peu plus à
l'ouest, au large de Lübeck : les Anglais y coulèrent des bateaux transportant
quelque 10.000 personnes soit le Cap Arcona (près de 6.000 morts dont
5.000 détenus de Neuengamme), le Tielbeck (quelque 3.000 morts dont
2.800 détenus de Neuengamme) et le Deutschland (lui sans détenus). La version invraisemblable du drame qu'en donne
Le Soir du 3/5/95 mérite d'être citée car elle est caractéristique de
l'écriture de l'histoire de la deuxième guerre mondiale : 10.000 détenus
venus de Neuengamme « furent embarqués à bord de bateaux, destinés probablement à
être coulés en pleine mer. Mais, le 3 mai 45, des chasseurs anglais
s'attaquèrent à deux d'entre eux, (...). C'était le seul moyen pour empêcher
une hécatombe dans les rangs des prisonniers. Hélas! 450 seulement
survécurent. ». Le Soir prend vraiment ses lecteurs pour des
demeurés. Le Cap Arcona et le Tielbeck arboraient de grands drapeaux blancs et les attaques des avions anglais les attaquèrent donc
en violation de la loi internationale. | ||||||||
| [18] |
Le Soir du 4/5/95, faisant écho à l'enquête d'un journaliste allemand, parle de près de 2 millions de femmes violées. | ||||||||
| [19] |
Michel de Boüard, universitaire français respecté, membre de l'Institut de France, historien, ancien déporté au camp de Mauthausen, a écrit en 1986 à Henri Roques : « Je suis hanté par la pensée que dans 100 ans ou même 50, les historiens s'interrogent sur cet aspect de la seconde guerre mondiale qu'est le système concentrationnaire et de ce qu'ils découvriront. Le dossier est pourri. Il y a, d'une part, énormément d'affabulation, d'inexactitudes, obstinément répétées, notamment sur le plan numérique, d'amalgames, de généralisations et d'autre part, des études critiques très serrées pour démontrer l'inanité de ces exagérations. Je crains que ces historiens ne se disent alors que la déportation, finalement, a dû être un mythe. Voilà le danger. Cette idée me hante. » |
Allez
au chapitre précédent
/ Allez au chapitre suivant
Retournez au sommaire de La controverse sur l'extermination
des juifs par les Allemands, Tome 2 : Réalités
de la "Solution finale"