Quelques considérations sur les chambres à gaz d'Auschwitz et Birkenau

par Germar Rudolf, chimiste diplômé

Article présenté à la conférence révisionniste du 9 août 1998, version révisée

1. Une approche politique de cette polémique

Vous connaissez tous cette approche, et je ne veux pas vous ennuyer en citant les exemples déjà connus. Juste quelques exemples de la dernière tentative de réfutation du révisionnisme telle que faite par Richard J. Green dans ses articles «Leuchter, Rudolf, and the Iron Blues» et «The Chemistry of Auschwitz».

  1. Il répète l'argument de Deborah Lipstadt,[1] par exemple l'affirmation stupide et non scientifique qu'il ne devrait pas y avoir de débat avec ceux qu'il appelle les négationnistes.
  2. Il affirme que Leuchter n'avait pas les qualifications qu'il prétendait avoir (ce qui n'est pas totalement vrai ) [2] et que par conséquent son argumentation ne peut être scientifique.
  3. Il ne peut pas comprendre pourquoi j'utilise plusieurs noms de plume, alors qu'il admet que je suis persécuté pour mes opinions.
  4. Green insinue que la liberté d'expression telle que garantie par le premier amendement des Etats-Unis serait perdue si [citation]: « Des gens comme Rudolf et son héros Remer parvenaient au pouvoir un jour ici ». Je ne peux pas parler au nom du général Remer, qui est mort l'année dernière, mais en ce qui me concerne, c'est non seulement faux mais également diffamatoire. Et d'ailleurs le général Remer n'est pas mon héros. C'était un accusé ayant droit à une défense appropriée comme n'importe quel accusé. En décrivant Remer comme mon héros, Green tente de toute évidence de faire un lien boiteux entre les convictions politiques de Remer et moi.
  5. Finalement, Green décrit mes arguments comme «trompeurs». Mais même si j'ai fait quelques erreurs - personne n'est parfait -, cela ne veut pas dire que j'ai eu l'intention de décevoir qui que ce soit. Cette insinuation concernant des intentions malveillantes, qu'on peut malheureusement trouver des deux côtés relatifs à ce débat, a comme fondement premier la croyance ancrée chez celui-ci qu'il a la vérité absolue. C'est aussi ce genre de conviction qui mène à nier la nécessité d'un débat et même à refuser à l'autre le droit de s'exprimer, comme cela est aujourd'hui le cas dans plusieurs pays d'Europe. Et Green insiste sur le fait que l'opinion qu'il soutient est «un fait historique», que les études révisionnistes ne sont que de la «pseudo science» ou des arguments «pseudo scientifiques», afin de propager « de la propagande haineuse mensongère », et même que s'il «doit être permis de répandre des faussetés cela ne les transforme pas en vérités ». Il déclare que nous sommes heureux de «semer la confusion afin de trafiquer la vérité »; que nous répandons des «mensonges» qu'il déclare «dévoiler» .

Dans sa conclusion Richard Green écrit:

« Je n'ai aucun problème à définir le négationnisme comme de l'incitation à la haine. C'est exactement ce qu'il est. Des gens qui sont assez intelligents pour semer la confusion en utilisant des arguments pseudo scientifiques le sont aussi assez pour savoir ce qu'ils font: propager un mensonge. Bien que certaines personnes soient assez naïves ou dérangées pour embrasser le négationnisme de façon sincère, ces personnes ne sont pas les mêmes que celles qui écrivent ces rapports pseudo scientifiques. Les gens qui écrivent ces articles sont motivés par le désir de réhabiliter le nazisme, une idéologie haineuse. La propagande haineuse étant ce qu'elle est, je ne fait qu'exercer mon droit à la liberté d'expression. »

Nous y voilà: propagande haineuse. Imputer que quelqu'un cherche à réhabiliter l'incarnation du mal sur terre - et c'est ce que le national socialisme représente pour la majorité des gens -, et qu'il utilise des techniques diaboliques dans ce but ou encore qu'il est mentalement dérangé. A long terme, ce genre d'argument nous mène tout droit à l'asile, ou en prison, ou sur des bûchers, une situation qui n'est malheureusement pas exceptionnelle en Allemagne aujourd'hui. [3]

Ce genre d'affirmation est vraiment un discours haineux que malheureusement une majorité politiquement correcte supporte. Et même s'il était vrai que certains parmi nous voulaient réhabiliter le nazisme, et j'ai confiance qu'il ne s'agit que d'une minorité, il ne s'agit pas d'un argument contre la validité de nos thèses.

Mais les affirmations de Richard Green démontrent qu'il a une motivation politique qui peut biaiser son approche: apparemment il est viscéralement opposé à tout ce qui pourrait servir à quelqu'un voulant réhabiliter le nazisme. Mais ce genre de motivation ne doit pas influencer l'approche de quelqu'un qui se veut scientifique. Se soucier de l'effet de blanchiment ou noircissement que les résultats de certaines recherches peuvent apporter est non scientifique.

 

2. Approche scientifique: «Pas d'orifices, pas d'"Holocauste" »

Green écrit quelques paragraphes concernant le sarcasme de Faurisson «Pas d'orifices, pas d'"Holocauste"». Selon Green, les photos aériennes montrent quatre ouvertures pour le versement du Zyklon B sur le toit de la morgue 1 du crématoire II à Birkenau, le bâtiment réputé comme ayant le plus servi aux gazages d'êtres humains. Il fait référence à Michael Shermer et à son fameux article dans le Skeptic Magazine reproduit et légèrement modifié dans son livre Why people believe weird things.[4] Shermer lui-même cite un expert de la CIA qui déclare avoir trouvé «des preuves d'une extermination en cours», ce qui est un non-sens, puisque rien de tel n'apparaît dans les photos.

Shermer reproduit une photo aérienne de 1944 du crématoire II et une photo prise au sol en 1942. Je cite le paragraphe de Shermer tel que reproduit par Green:

« La photo aérienne de la figure 23 montre différents aspects du crématoire II. Remarquez l'ombre allongée près de la cheminée du crématoire et, sur le toit de la chambre à gaz adjacente, à angle droit avec le crématoire, notez les quatre ombres ternes. La photographie de la figure 23 montre les différentes caractéristiques du crématoire [Le négationniste John Clive] Ball affirme que ces ombres ont été dessinées par la suite, mais quatre petites structures qui recoupent les ombres sont visibles sur le toit de la chambre à gaz à la figure 24, une photo prise par un SS derrière le crématoire II... »

Maintenant regardons de plus près ces affirmations.

Air Photo of Auschwitz-Brkenau Conc. Camp (159 KB)

Illustration 1: Section d'une photo aérienne du camp d'Auschwitz-Birkenau prise par l'aviation alliée en 1944

L'illustration 1 est un agrandissement d'une photo aérienne de Birkenau prise en août 1944. [5]
Maintenant regardez les taches sur le toit des morgues 1 du crématoire III (Ill. 1, flèche vers la gauche) et II (Ill. 1, flèche droite), les prétendues chambres à gaz.

Illustration 2. Cliquez sur l'image pour agrandir

ß Dans l'illustration 2 j'ai ajouté quelques explications sous forme graphique.

Premièrement, la direction de ces taches prouve qu'elles ne comportent pas d'ombres réelles. Celles-ci ont simplement une direction contradictoire avec l'ombre des cheminées. L'angle entre les ombres et la direction principale du crématoire est de 45%. Mais l'angle entre les taches et la direction principale du crématoire est d'environ 75 ou 80 degrés dans le cas du crématoire III et 80-90° dans le cas du crématoire II.

Deuxièmement, ces taches sont beaucoup trop grosses pour être les dispositifs d'introduction du Zyklon B. Elles ont de 3 à 4 mètres de long et un mètre de large, ce qui indique que la hauteur des objets aurait été de trois mètres si l'on tient compte des ombrages. On peut faire cette estimation à l'aide de la hauteur connue des cheminées en utilisant l'ombre de celles-ci. C'est beaucoup trop haut par rapport aux descriptions apportées par des témoins. Cependant comme nous l'avons vu, il ne peut s'agir d'ombres mais d'objets plats. S'il s'agissait de trous, leur taille énorme impliquerait non seulement que le toit des morgues aurait été une passoire, mais que celui-ci se serait effondré. Je m'explique.

Illustration 3. Cliquez
sur l'image pour agrandir

ß L'illustration 3 montre un plan coupé pour la morgue 1 du crématoire II. [6] Les chiffres près des croix indiquent où Fred Leuchter a pris ses échantillons. Les lignes en pointillé au milieu de la morgue indiquent où se trouvaient espacées les 7 colonnes de béton supportant le toit. Si les quatre taches visibles au milieu du toit avaient été des trous, ceux-ci auraient réduit à néant le support mécanique du toit et provoqué son effondrement.

Illustration 4.

Finalement, tel que montré dans l'illustration 4 dessinée par John Ball, la localisation des quatre taches f ne correspond pas ni à la position ni à la dimension des deux trous , qui se trouvent aujourd'hui sur le toit à moitié effondré de la morgue du crématoire II.[7] à

Par conséquent, nous avons prouvé que ces objets ne peuvent être les trous.

 

 

Illustration 5. Cliquez sur l'image pour agrandir.
Illustration 6. Cliquez sur l'image pour agrandir.

Illustration 7.

Illustration 8. Cliquez sur l'image pour agrandir.

Illustration 9. Cliquez sur l'image pour agrandir.

Illustration 10. Cliquez sur l'image pour agrandir.

ß Maintenant jetons un coup d'oil à cette image, mentionnée par Green, qui fut prise en février 1943. Elle se trouve dans le livre de Danuta Czech portant sur Birkenau (Illustration 5) . [8]

En élargissant la section indiquée sur cette photo (illustration 6, en bas), vous pouvez voir qu'il n'y a apparemment que trois objets qui sont situés sur le toit de la morgue 1 du crématoire II, pas quatre comme l'affirmait Shermer et Green. Le quatrième objet à droite (pointé par la flèche) n'est pas sur le toit, mais derrière.

On peut voir aussi que ces trois objets n'ont pas une taille identique, ni la même texture. On doit donc conclure qu'ils n'ont pas la même forme et/ou orientation sinon ils auraient la même texture.

L'illustration 7 est une projection telle que préparée par Jean Marie Boisdefeu. [9] Les traits indiquent la position de ces trois objets sur le toit. Il est clair que ces objets ne sont pas distribués à intervalles réguliers sur toute la longueur mais qu'ils sont regroupés. De surcroît un seul des trous actuellement existant sur le toit partiellement effondré correspond à une de ces projections, soit celle de droite.

Puisque le crématoire II était encore en construction à ce moment, il est logique de penser que ces objets sont des caisses ou du matériel quelconque empilé temporairement sur le toit de la morgue.

Aucune autre photo ne montre ces objets sur le toit.

ß Mais nous en avons trouvé une qui ne montre pas ces objets. Elle a été prise en janvier 1943 et reproduite par Danuta Czech (illustration 8) La couche de neige indique que le toit était déjà complété mais aucun dispositif d'introduction n'est visible. [10]

 

 

 

 

ß Finalement il peut être prouvé pour au moins l'un des deux trous existants aujourd'hui qu'il fut percé après la guerre et jamais terminé. Cette photo dans l'illustration 9 montre le trou le plus à gauche. Les tiges de métal tordues sont encore visibles, elles furent coupées mais jamais retirées. Ce trou ne comporte aucune fissure près de ses 'coins' ce qui prouve qu'il fut ciselé après que la morgue fut dynamitée, autrement plusieurs fissures seraient apparentes près des coins qui sont la partie faible d'une telle structure. [11]

ß Comparez avec l'illustration 10, la photo d'une maison dans les Alpes qui fut frappée de plein fouet. La seule fissure dans le mur est près de la fenêtre. Ce phénomène est bien connu et établi. [12]

Donc, le sarcasme de Robert Faurisson: «Pas d'orifices, pas d' "Holocaust"» est encore valable.

Cette discussion pourrait s'arrêter là, puisqu'il n'y a aucun sens à vouloir étudier les propriétés chimiques du Zyklon B lorsqu'il n'y a pas de dispositifs d'introduction comme ceux décrits par les témoins. Néanmoins je vais aborder le problème chimique aussi.

 

3. Approche chimique: «Le saint esprit de Wiesenfeld»

J'aimerais me concentrer uniquement sur la formation du bleu de Prusse et les niveaux détectés.

Il y a trois explications possibles concernant la différence de concentration entre les échantillons pris dans les prétendues chambres à gaz et les locaux de désinfection. Comme l'a dit avec justesse Green:

  1. « La présence de bleu de Prusse est une conséquence nécessaire de l'utilisation de HCN et le fait qu'il n'y en a pas dans les chambres à gaz homicides prouve qu'il n'y a pas eu de gazages. » C'est l'argument de Leuchter, [13] et je suis d'accord avec Green que c'est une affirmation gratuite.
  2. « Les taches de bleu de Prusse sont présentes pour des raisons qui n'ont rien à voir avec l'exposition au HCN. Par exemple un chimiste autrichien, le Dr. Joseph Bailer a suggéré qu'il pouvait s'agir d'une pigmentation due à la peinture. » Même sur ce point je suis d'accord avec Green, qui va plus ou moins infirmer l'hypothèse gratuite de Bailer.
  3. « Les taches de bleu de Prusse sont en effet dues à une exposition au HCN, mais les conditions pour que celles-ci se forment n'étaient pas toujours réunies dans chacun des endroits où celui-ci était utilisé. Le taux de formation du bleu de Prusse peut varier beaucoup selon les conditions rencontrées dans les chambres à gaz homicides et les chambres à gaz de désinfection. » Et encore une fois, je suis d'accord avec Green que c'est l'approche qu'il faut adopter.

Mais je suis fortement en désaccord lorsque Green affirme:

« La première réponse est, bien sûr, insoutenable. Nous savons que des gazages homicides ont eu lieu grâce à des données historiques indépendantes de considérations chimiques. »

Premièrement, on ne peut pas 'réfuter' des données chimiques et scientifiques avec des 'témoins oculaires', et il n'y a pas d'autre évidence que celle-là à ce que je sache. Green ne tente même pas de définir ce qu'il entend par « des données historiques ».

Deuxièmement, voilà qui est plus intéressant, Green démontre par cette phrase qu'il n'acceptera jamais une preuve fournie par les sciences exactes si celle-ci réfute ses croyances. Cela montre qu'il est impossible de changer l'opinion de Green à ce sujet, autrement dit son opinion n'est pas celle d'un scientifique mais celle d'un homme prisonnier de ses dogmes.

Green est le premier auteur exterminationniste qui accepte ma suggestion concernant le processus de formation du bleu de Prusse à partir d'acide cyanhydrique et d'oxyde de fer, ce dernier étant un composant de toutes sortes de matériaux comme le mortier, le plâtre et le béton. [14] Il ajoute quelques explications supplémentaires qu'il a trouvé dans la littérature spécialisée, et qui vont dans le sens de ma théorie aussi - même si je dois reconnaître que sa théorie définissant l'eau comme agent réducteur de composés de fer(III) est bizarre. Puisqu'il s'agit d'un élément crucial dans la discussion, je vais résumer les étapes présentes dans la formation de bleu de Prusse et quels facteurs supportent celle-ci. Le processus de formation peut être divisé en cinq étapes:

  1. Ad-/absorption d'acide cyanhydrique (HCN) par le mur. Comme tout composé gazeux, le HCN est absorbé en quantité plus importante lorsque les températures plongent, en particulier parce que l'eau se trouve en plus grande quantité sur les murs à des températures plus basses (i.e. 10 fois plus à 10°C avec un taux d'humidité d'environ 100% par rapport à 20°C avec un taux d'humidité de 60%) [15], et parce que le HCN est facilement absorbé par l'eau. De plus, le type de matériau peut être important, puisque le béton et le ciment ont une surface interne qui est jusqu'à dix fois plus élevée que le mortier de chaux, ce qui entraîne une plus grande absorption, la première étape dans la formation du bleu de Prusse. [16]
  2. Dissociation du HCN dans l'eau pour former du CN- et H3O+. Pour cette étape, un pH élevé, i.e. l'alcalinité est requise. Dans un milieu neutre, pas plus de 1% du HCN est dissocié en CN -, et pour un pH de 9,31 (milieu basique) 50% est dissocié. [17] Alors que le mortier de chaux est transformé en craie de pH neutre après seulement quelques jours à cause de l'influence de CO2 dans l'air, le ciment et le mortier restent alcalins pendant plusieurs années, dépendamment de la teneur de ses composants (eau, sable, ciment). Encore une fois, le ciment et le mortier sont avantagés en ce qui a trait à la formation de ferrocyanures.
  3. Combinaison du Fe3+ avec 6 molécules de CN- donnant [FeIII(CN)6]3-. Ceci requiert que du fer réagisse, et celui-ci est un des composés du mortier et du béton à cause du sable et/ou du ciment ajouté, celui-ci contenant fréquemment de 1 à 4% d'oxyde de fer (de la rouille). [18] La réactivité du fer s'accroît lorsque le pH diminue. Ceci veut dire que pour un pH de 11 (qu'on trouve dans le mortier fraîchement mélangé et dans le béton) la combinaison vue plus haut est improbable puisque les combinés de fer ne sont plus stables.
  4. Réduction du [FeIII(CN)6]3- en [FeII(CN)6]4-, i.e. effectivement la réduction du Fe3+ en Fe2+ [ dans un composé, la charge d'un ion est donnée par un exposant en chiffre romain, donc FeIII serait Fe3+ comme ion libre]. Cette étape est décrite comme improbable ou même impossible par plusieurs exterminationnistes, parce qu'ils ne peuvent imaginer de mécanisme qui puisse réduire le fer de sa composition classique (Fe3+) à celle, plus instable dans une solution aqueuse, donnée par (Fe2+). Dans les faits, les molécules libres CN--, qui n'ont pas encore été associées par Fe3+, peuvent servir d'agent réducteur. La réduction peut être provoquée par la lumière (UV) [19, 20, 21], mais même l'intervention de celle-ci n'est pas nécessaire. Des expériences ont démontré que le [FeIII(CN)6]3- est converti en [FeII(CN)6]4- en présence d'excès de CN-, lorsque le milieu contient un pH entre 9 et 10. [22] Cette hypothèse est confirmée par le fait bien connu que le [FeIII(CN)6]3- est un agent oxydant dans un milieu alcalin qui peut même oxyder du Cr3+ en Cr2O3, un composé bien connu pour ses propriétés oxydantes. [23] La force motrice derrière cette réaction est l'état énergétique favorable du [FeII(CN)6]4- par rapport au [FeIII(CN)6]3-. [24] Pour cette raison, la réduction du Fe3+ libre en 2+ par le CN- est énergétiquement désavantagée et peut être regardée comme négligeable. La raison qui porte les exterminationnistes à croire que le Fe2+ ne peut être formé à partir du Fe3+ dans les conditions qu'on peut s'attendre de trouver sur les murs est peut-être qu'ils ne considèrent pas la complexité du processus chimique présent. Dans cette étape aussi, le mortier, le plâtre et le béton vont entraîner la formation de bleu de Prusse, vu leur alcalinité de longue durée.
  5. Précipitation du bleu de Prusse par combinaison Fe3+ avec [Fe(CN)6]4- de Fe4[Fe(CN)6]3, (pur bleu de Prusse). Cette étape finale survient spontanément et, contrairement à ce qui se passe pour des composés métalliques similaires, elle est complète. [25] La rapidité de cette étape dépend de la quantité d'eau disponible, puisque le seul processus nécessaire à cette étape est la rencontre des ions. Donc, cette étape conduisant à la formation de composés bleus peut prendre des années si le mur est relativement sec.

Par conséquent, on peut conclure que la vitesse de formation du bleu de Prusse sur les murs dépend surtout des facteurs suivants:

  1. La teneur en eau des murs
  2. La réactivité de l'oxyde de fer présent
  3. La température des murs
  4. Le pH des murs
  5. La concentration de HCN au moment de l'exposition des murs
  6. Le temps d'exposition
  7. D'autres facteurs : murs rincés, propres, traités chimiquement, recouverts d'une couche de peinture, de tuiles...

Green entame la discussion sur la cinétique derrière la formation du bleu de Prusse, mais avant d'entrer dans les détails il déclare

«que la cinétique est trop difficile à modéliser sans le recours à des données expérimentales».

Encore une fois je suis d'accord avec lui jusqu'à un certain point. Aux questions: peut-on s'attendre à la formation de bleu de Prusse lors des gazages homicides, et si oui, en quelle quantité?, on aurait une meilleure réponse après expérimentation, ce qui ne peut être considéré sérieusement - sauf peut-être en utilisant certains révisionnistes, qui semblent parfois enthousiastes à l'idée. Je me rappelle que Jürgen Graf s'est offert une fois comme cobaye pour une telle expérience.

Green a un grand désavantage, il ne peut pas lire l'allemand. Par conséquent il se base sur des informations et des opinions qui ont été réfutées il y a longtemps. Cela le mène à de fausses conclusions.

Par exemple, le postulat de Green concernant l'impact de la concentration de HCN et la durée de l'exposition des murs à celui-ci est fausse.

Concernant la vitesse d'évaporation du HCN à partir des granulés de Zyklon B, Green donne comme référence une publication du début des années 30, mais le Dr. Wolfgang Lambrecht[26] et Carlo Mattogno [27] ont trouvé des sources plus fiables datant de 1943 et 1945, qui démontrent que mon postulat de base était juste: lorsque l'air est sec, à 15°C, il faut à peu près deux heures pour que 90% du HCN s'évapore et encore plus de temps si l'air est saturé d'eau, comme il faut s'y attendre dans une pièce où se trouvent un grand nombre de personnes.

De surcroît Green n'a pas pris en considération que même pour les exécutions faites à l'aide de HCN généré instantanément, à forte concentration, comme c'est le cas aux Etats-Unis, une exécution dure au moins dix minutes. [28] Green ne se rend pas compte qu'il n'y a aucun sens à utiliser des données prises dans des études de toxicologie pour déterminer combien de temps il faut pour tuer toutes les personnes présentes de façon immédiate avec le poison. Pour des raisons de sécurité - c'est la raison pour laquelle de telles études ont été faites- ces études indiquent combien de temps il faut pour que des personnes chétives et peut-être malades meurent en inhalant des doses de cyanure. Vous n'y trouverez aucune description concernant le temps nécessaire pour qu'une personne en bonne santé et robuste subisse le même sort. Même si une personne a inhalée une dose fatale de HCN, il pourrait s'écouler une heure avant que celle-ci ne meure. Ceci veut dire qu'il aurait fallu une quantité énorme de Zyklon B pour tuer toutes les victimes en quelques minutes, comme nous le décrivent les témoins. [29] Ceci aurait amené à une concentration de HCN beaucoup plus grande que celle estimée par Green.

Aussi, Green ne prend pas en considération le problème qui se pose pour évacuer le gaz d'un local où le gaz continue de s'évaporer, et où des montagnes de corps entravent la circulation d'air et l'utilisation adéquate du système de ventilation, fabriqué uniquement pour des morgues souterraines, comme montré dans mon rapport [30] et documenté par Carlo Mattogno.[31] Par conséquent, il ne discute pas les arguments que nous apportons selon lesquels il aurait fallu plusieurs heures avant que les morgues ne soient aérées correctement pour que n'importe qui puisse y entrer, ce qui amène à une exposition plus longue que celle que Green postule.

Ces exemples devraient suffire à démontrer que l'article de Green ne peut pas être considéré comme sérieux tant et aussi longtemps qu'il n'aborde pas les points les plus importants mentionnés par les révisionnistes au cours des dernières années. Ne pas avoir d'aptitude pour les langues étrangères n'est pas une excuse dans ce cas.

Concernant les problèmes chimiques reliés aux chambres à gaz homicides, Green conclut:

« A moins que Rudolf et Leuchter ne puissent démontrer rigoureusement que la pigmentation trouvée dans la chambre de désinfection est bel et bien le résultat d'une exposition au HCN, et que la cinétique associée à la formation d'une telle pigmentation entrainne la formation de bleu de Prusse dans les chambres à gaz homicides, et que cette pigmentation ne puisse avoir été sujette à une dégradation au fil du temps, leur 'expertise scientifique' ne demeure qu'un amas de spéculations. »

Laissez moi ajouter quelques mots à ceci.

Illustration 11: Taches de bleu de Prusse sur le plâtre de l'église protestante de Meeder-Wiesenfeld à la suite d'une désinfection au Zyklon B Illustration 12: L'église protestante de Meeder-Wiesenfeld

Apparemment Green n'a jamais entendu parler du cas de cette église bavaroise pour laquelle une seule fumigation au Zyklon B a entraîné l'apparition de bleu de Prusse sur les murs des mois plus tard, comme je l'ai mentionné en 1994 [32] en me basant sur un article publié en Allemagne en 1981[33] et redécouvert par Walter Lüftl. Ce cas démontre que des bâtiments humides et alcalins sont un milieu propice à la formation de bleu de Prusse. L'illustration 11 montre l'article en question avec une image en noir et blanc des taches de bleu de Prusse sur la surface. L'illustration 12 montre l'église protestante de Meeder-Wiesenfeld, objet d'une désinfection au Zyklon B en 1976. [34] Ce cas est d'une importance extrême car il nous aide à comprendre quels sont les facteurs provoquant la formation de bleu de Prusse et qu'il démontre définitivement que notre théorie sur la pigmentation résultant d'une utilisation de Zyklon B est juste.

Voici donc la première preuve que Green voulait voir: des gazages à l'acide cyanhydrique sont responsables des taches bleues dans les chambres de désinfections, spécialement si les murs sont mouillés et alcalins. Mais l'alcalinité n'est pas une condition préalable à la formation du bleu de Prusse. Carlo Mattogno et Jürgen Graf ont démontré récemment que même l'utilisation d'un ancien bâtiment dans le camp de concentration de Majdanek comme chambre de désinfection a provoqué la formation de bleu de Prusse, [35] tout comme pour les anciennes chambres de désinfection du camp principal d'Auschwitz. Il faut probablement seulement plus de temps et un nombre plus grand de gazages avant que le bleu de Prusse n'apparaisse sur un mur non alcalin.

Le condition suivante de Green est que je «démontre rigoureusement » « que la cinétique impliquée dans la formation d'une telle pigmentation permette de conclure que des quantités significatives auraient été formées sur le mur des chambres à gaz homicides. ». J'ai dit plus tôt que c'était pratiquement impossible. Par conséquent on doit en conclure que la chimie n'est pas une science permettant de prouver ou réfuter les gazages d'êtres humains à Auschwitz de façon «rigoureuse». Mais lorsque l'on considère que

  1. les prétendus gazages de centaines de milliers de personnes dans une morgue froide souterraine avec du Zyklon B en quelques minutes - comme l'affirment tous les témoins- auraient requis des quantités énormes de Zyklon B, un produit qui laisse s'évaporer le HCN de façon lente;
  2. que la ventilation de la chambre à gaz aurait pris plusieurs heures;
  3. que le fait que ces murs froids et humides auraient eu tendance à accumuler l'acide cyanhydrique de façon beaucoup plus importante que d'autres locaux, y compris les chambres de désinfection;
  4. qu'à cause de la nappe phréatique à Birkenau ces morgues souterraines étaient enduites d'un mortier alcalin résistant à l'eau ce qui accroît l'accumulation d'acide cyanhydrique et accélère sa transformation en bleu de Prusse;
  5. que ces morgues ont théoriquement été utilisées tout de suite après avoir été terminées, ce qui implique que leurs murs étaient encore alcalins;
  6. que dans le cas particulier de la morgue 1 du crématoire II, le toit protège aujourd'hui encore une bonne partie de celle-ci des intempéries; [36]
  7. que dans les chambres de désinfection des bâtiments 5a et 5b de Birkenau, où on sait qu'une grande quantité de Zyklon B fut utilisée pour tuer la vermine pendant toute durée de la guerre, les quantités de bleu de Prusse trouvées y sont importantes, en dépit du fait que contrairement aux chambres de désinfection du crématoire II ces endroits:
    1. ont été enduits d'un mortier beaucoup moins réactif;
    2. n'étaient pas souterrains, i.e. pas humides en permanence ni froids;
    3. étaient chauffés artificiellement;
    4. n'hébergeaient pas des centaines de personnes dont la transpiration se condensait sur les murs;
    5. avaient par conséquent des murs beaucoup plus secs qui ne favorisaient pas autant la formation de bleu de Prusse.

on ne peut qu'être impressionnés par la similarité entre les prétendus gazages d'êtres humains dans ces morgues et le cas de cette église bavaroise, qui avait des murs humides et alcalins, et ou le bleu de Prusse est apparu après seulement une fumigation.

Il ne s'agit certainement pas d'une démonstration «rigoureuse» mais c'est quand même une opinion d'expert bien fondée. Je n'ai jamais affirmé avoir rigoureusement prouvé ceci. A la fin de mon rapport vous pouvez trouver ces mots:

« Etant donné les circonstances décrites par les témoins de gazages homicides à l'acide cyanhydrique, des quantités comparables de résidus devraient être trouvés pour ces deux endroits (chambres de désinfections et chambres à gaz homicides), incluant le bleu de Prusse résultant.»[37]

De plus Green voudrait que je prouve que «cette pigmentation ne peut s'être dégradée avec le temps». Dans mon rapport on peut trouver de nombreux arguments à ce sujet, mais Green ne mentionne aucun de ceux-ci, ni en bien ni en mal. [38] Je ne suis donc par certain sur la façon de réagir face à cette ignorance. Mais laissez-moi résumer les sections qui sont peut-être les plus impressionnantes dans celui-ci.

Premièrement, un test de stabilité à long terme a été effectué par une équipe britannique de l'Institute of Metal Finishing, basé à Slough près de Londres. [39] Dans ce test, une couche de bleu de Prusse a été formée par la précipitation sur une feuille d'un alliage à base d'aluminium. Cette couche fut exposée pendant 21 ans (de 1958 à 1980) aux intempéries sur le toit du bâtiment sans aucune protection. Même après 21 ans, les échantillons de bleu de Prusse étaient encore en parfait état, pratiquement inchangés, tout comme l'ocre (la rouille) le grand gagnant du test. Considérant l'atmosphère hautement corrosive de la zone industrielle près de Londres, ce résultat est ahurissant.

Un autre fait prouve la stabilité du bleu de Prusse à long terme. Comme vous le savez peut-être, jusqu'au milieu de ce siècle le gaz était largement utilisé comme source d'énergie pour les habitations des grandes villes d'Europe. Ce gaz était un dérivé de la production de coke à partir du charbon. A la base, il contenait près de 1% de HCN, qui était extrait lors du processus de purification dans des cuves faites d'un alliage de fer, entraînant ainsi la formation de bleu de Prusse. Puisqu'une (fausse) croyance était à l'époque qu'on pouvait utiliser celui-ci comme herbicide, sans qu'aucun effet néfaste ne soit provoqué, plusieurs usines de production de coke le répandait simplement sur le sol de leur site. Une enquête menée dans certaines anciennes usines de coke en Allemagne, où depuis 50 ans on ne se livrait plus à cette pratique, a démontré qu'encore aujourd'hui le sol contient une grande quantité de bleu de Prusse qui n'a jamais été décomposé ou 'lavé', bien qu'il ait été soumis à toutes sortes de conditions environnementales. [40]

Lorsque nous tenons compte du fait que dans notre cas, le bleu de Prusse aurait été partie intégrante du mur, i.e. à l'intérieur, on peut conclure que le bleu de Prusse ne pouvait être lavé ou décomposé. Sa stabilité aurait été associée à celle du mur...

Mais nonobstant ces exemples, abordons donc le problème d'un autre angle.

Green, comme plusieurs de ses compagnons de dogme, se base largement sur les résultats de l'Institut de Recherche de Cracovie, i.e. le travail de Markiewicz et de ses collègues publié en 1994.[41] Ces Polonais ont fait une analyse à l'aide d'une méthode ne permettant pas de détecter de composé de cyanure. Ils ont agi sous prétexte de ne pas comprendre comment de tels composés peuvent se former. Y a-t-il quelqu'un qui ait jamais entendu dire que la non-compréhension d'un phénomène soit une raison suffisante pour ne pas l'examiner? Malheureusement, c'est ce qui est arrivé dans ce cas. Il y a même plus: ils n'ont même pas essayé de réfuter la théorie que j'ai présentée dans l'une de mes publications à l'été 1993. [42] Ils connaissaient cette publication, puisqu'ils l'on cité, mais seulement pour mentionner 'les intentions malveillantes' des négationnistes et le 'blanchiment' d'Hitler. Cela devrait être suffisant pour démontrer que les intentions de ces Polonais sont biaisées par des considérations d'ordre idéologiques.

Et à côté de ceci, ils n'ont même pas tenté d'expliquer quoi d'autre pouvait être responsable de la haute teneur en ferrocyanure dans le plâtre des murs, le mortier intérieur(!) et même en partie dans les briques extérieures, de même que les taches bleues sur ces dernières sans qu'aucune peinture ne soit visible.

En utilisant leurs méthodes, les Polonais ont trouvé autant de résidus de cyanure sur les mur des 'chambres à gaz homicides' que des chambres de désinfection. Dans la table I qui suit je compare leurs résultats avec celui que Leuchter et moi avons obtenus:

Comparaison des résultats obtenus lors de l'analyse de différents échantillons

Auteur 

Markiewicz et al.

Leuchter

Rudolf

Détection de 

Cyanure sans dérivés ferreux

Cyanure total

Cyanure total

Chambres de désinfection

0 - 0,8 mg/kg

1.025 mg/kg

1.000 - 13.000 mg/kg

Prétendues chambres à gaz

0 - 0,6 mg/kg

0 - 8 mg/kg

0 - 7 mg/kg

Baraques de détenus

0 mg/kg

-

0 - 3 mg/kg

Échantillons gazés

0 - 12 mg/kg

-

50 - 100 mg/kg

De ces résultats, on peut tirer plusieurs conclusions:

  1. Après 50 ans, moins d'un millième du cyanure total dans les murs de la chambre de désinfection n'existe pas sous forme de ferri-/ferrocyanures.
  2. Dans les prétendues chambres à gaz homicides, ce rapport est seulement de 1:10 au maximum.
  3. Puisque la quantité de cyanure non lié avec le fer est comparable dans les deux cas, et parce qu'il n'y a pas eu d'érosion dans le cas des chambres de désinfection qui sont entièrement intactes, cela veut dire
    1. qu'il n'y a pas eu d'érosion dans le cas des chambres à gaz homicides non plus, ou
    2. qu'en cas d'érosion: qu'il doit y avoir eu considérablement plus de cyanure absorbé par ces murs; c'est à dire que les murs des prétendues chambres à gaz ont accumulé plus de cyanure que les chambres de désinfection, mais qu'une partie a été érodée depuis.
  4. Si nous acceptons ces résultats de l'équipe de Cracovie et leurs postulats, soit que les murs des chambres à homicides étaient similaires ou même moins susceptibles d'accumuler du cyanure, alors nous aurions une preuve que l'érosion ne serait même pas capables de détruire les composés non stables de cyanure qui ne comprennent pas de fer. Par conséquent, nous devrions conclure que les composés extrêmement stables de cyanures de fer ne peuvent pas être détruits par des facteurs environnementaux (nous avons donc répondu à la demande de Green). Donc nous devrions nous attendre à ce que le rapport des composés de cyanure sans fer aux composés de cyanure de fer soit comparable dans le cas des chambres à gaz homicides et des chambres à gaz de désinfection, ce qui n'est pas le cas.
  5. En assumant qu'une forte érosion s'est produite sur les composés de cyanure dans les prétendues chambres à gaz - alors que les murs des chambres de désinfections ne sont même pas partiellement exposés aux éléments- alors cette érosion aurait affecté les composés ne comprenant pas de fer beaucoup plus que les ferrocyanures stables. On devrait donc s'attendre à ce que le rapport des composés non ferreux au total des composés de cyanure soit beaucoup plus faible dans le cas des chambres à gaz homicide que dans le cas des chambres de désinfection, mais c'est le contraire qui se produit.

A mes yeux, il n'y a que deux explications concernant ces rapports inversés trouvés par les Polonais:

  1. Pour une raison inconnue, les murs de la prétendue chambre à gaz homicide ont tendance à accumuler et conserver des quantités comparables ou même beaucoup plus grandes de composés de cyanure non ferreux que les chambres de désinfection, mais en dépit de la présence d'humidité et d'un milieu alcalin ces composés de cyanure n'ont pas été transformés en ferrocyanure. Je ne peux pas expliquer cela, mais peut-être que Richard Green a une idée...
  2. Le fait que la quantité d'éléments stables comme le ferrocyanure dans les chambres à gaz homicides soit des centaines de fois moins importante que dans les chambres à gaz de désinfection indique que quelque chose cloche. On doit en conclure que la méthode utilisée par les Polonais produit des résultats non fiables, ou que les résidus de cyanure détectés par ceux-ci ne sont pas dus à des gazages qui ont eu lieu il y a 50 ans. C'est à dire, ces résultats sont «fabriqués», comme Josef Bailer l'a mentionné.

De toute façon, le rapport présenté par Markiewicz et Cie sent la fraude, et même après les avoir confrontés avec mes arguments concernant leur travail, [43 ] les Polonais ont refusé de m'expliquer pourquoi ils n'avaient pas au moins utilisé les deux méthodes d'analyse de façon à obtenir deux sources de données à des fins de comparaison. Dans le cas des gazages auxquels ils se sont livrés par exemple, ils pouvaient être certains qu'aucune source de pollution au cyanure en provenance d'autres sources ne pouvait entacher leurs résultats. Au moins ces échantillons, gazés dans leurs propres laboratoires, auraient pu démontrer jusqu'à quel point les cyanures non ferreux sont transformés rapidement en composés de cyanure.

Parce que même après 21/2 ans ils n'ont pas fourni une seule explication sur leur comportement biaisé, j'appelle leur travail une fraude.

 

4. Conclusions

Le résultat de mon rapport peut se résumer ainsi:

Lorsqu'elle était en opération, la morgue du crématoire II de Birkenau, celle qui est supposée avoir été le plus utilisée pour gazer des gens, ne comportait aucune ouverture d'introduction. Et il est hautement probable qu'il n'y a pas eu d'ouvertures dans le crématoire III jumeau non plus. Mais sans orifices, il n'y a pu y avoir de gazages tels que décrits par les témoins, et sans témoins il n'y a pas de preuve de ces gazages. Ou, comme Robert l'a mentionné:

PAS D'ORIFICES, PAS D'"HOLOCAUSTE"

De surcroît, je suis convaincu que la chimie n'est pas LA science qui peut prouver ou réfuter les allégation faites concernant l'Holocauste de façon «rigoureuse« Nous avons plusieurs éléments circonstanciels qui, ajoutés à d'autres éléments, nous amènent à conclure que les gazages homicides tels que décrits par les témoins n'ont pu avoir lieu. Mais concernant l'aspect chimique aucune certitude absolue ne peut être donnée.

Germar Rudolf, le 4 août 1998


Notes

1 Deborah E. Lipstadt, Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory, Free Press, New York 1993

2 Compare e.g. The Journal of Historical Review, 17(2) (1998), pp. 34ff.,

3 Compare the attempts of German judges and psychologists to declare Revisionists as being mentally ill: Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung , 1(3) (1997), p. 219; 2(1) (1998), p. 35f., 56-60.

4 Michael Shermer, Why People Believe Weird Things, Freeman & Co. New York 1997; cf. G. Rudolf, «Geschichte und Pseudogeschichte», Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung 3(1) (1999), in print.

5 Air Photo RG 373 Can F 5367, exp. 3185, National Archives.

6 Drawn from the plans as shown in Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gaschambers, Beate-Klarsfeld-Foundation, New York 1989 and printed in my report Rüdiger Kammerer, Armin Solms (eds.), Das Rudolf Gutachten, Cromwell Press, London 1993, p. 81; online: .

7 P>

8 Danuta Czech, Kalendarium der Ereignisse im Konzentrationslager Auschwitz-Birkenau 1939 - 1945, Rowohlt, Reinbek 1989, p. 454

9 Jean-Marie Boisdefeu, La controvers sur l'extermination des Juifs par les Allemands, vol. 1, Vrij Historisch Onderzoek, Berchem 1994, p. 167

10 Danuta Czech, op. cit. (Note 7), p. 398

11 For more details about this see Rudolf Gutachten, op. cit. (Note 5), pp. 26, 28; online:

12 Kurier, August 30, 1992, p. 20: «Wenn Felsen fallen» (When rocks are falling).

, August 30, 1992, p. 20: «Wenn Felsen fallen» (When rocks are falling).

13 F. A. Leuchter, An Engineering Report on the alleged Execution Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau and Majdanek, Poland, Samisdat Publishers Ltd., Toronto 1988.

14 About this mechanism cf. Ernst Gauss, Vorlesungen über Zeitgeschichte, Grabert, Tübingen 1993, pp. 163ff., 290-294; online: and ~/v5.html#v5_5; Rudolf Gutachten, op. cit. (Note 5), pp. 39-45; online: and ff.

15 Landolt-Börnstein, Zahlen und Funktionen aus Physik, Chemie, Astronomie, Technik, Band IV Technik, Teil 4b Wärmetechnik, Springer, Berlin 61972, pp. 433-452.

16 For information about properties of concrete, cement mortars and lime mortars, the following German literature was used:
S. Röbert (Hg.), Systematische Baustofflehre, Band 1, VEB Verlag für Bauwesen, Berlin 41983, S. 120; K. Wesche, Baustoffe für tragende Bauteile, vol. 1 & 2, Bauverlag, Wiesbaden 1977, p. 37, pp. 51f. resp.; Verein Deutscher Zementwerke, Zement Taschenbuch 1972/73, Bauverlag, Wiesbaden 1972, pp. 19ff.; W. Czernin, Zementchemie für Bauingenieure, Bauverlag, Wiesbaden 1977, S. 49f.

17 Landolt-Börnstein, Eigenschaften der Materie in ihren Aggregatzuständen, Part 2, vol. b, Lösungsmittelgleichgewichte I, Springer, Berlin 1962, pp. 1-158.

18 W.H. Duda, Cement-Data-Book, Bauverlag, Wiesbaden 1976, pp. 4ff.; O. Hähnle, Baustoff-Lexikon, Deutsche Verlagsanstalt, Stuttgart 1961, p. 384.

19 G. Stochel, Z. Stasicka, Polyhedron 4 (11) (1985), pp. 1887-1890.

20 T. Ozeki, K. Matsumoto, S. Hikime, Anal. Chem. 56 (14) (1984), pp. 2819-2822.

21 L. Moggi, F. Bolletta, V. Balzani, F. Scandola, J. Inorg. Nucl. Chem. 28 (1966), pp. 2589-2598.

22 M.A. Alich, D.T. Haworth, M.F. Johnson, J. Inorg. Nucl. Chem. 29, (1967), pp. 1637-1642. Spectroscopical studies of the reaction of Hexacyanoferrat(III) in water and ethanol. A solution of 3,3×10-4 M Fe(NO3)3 was treated with a cyanhide excess of 3,3×10-4 mol l-1. At pH-values of about 10, all Fe2[Fe(CN)6] was converted into Iron Blue within 48 hours. Cyanate, the oxidation product of CN- to be expected, was not detected. Perhaps it was immediately oxidized to the final product CO2.

23 J.C. Bailar, Comprehensive Inorganic Chemistry, Vol. 3, Pergamon Press, Oxford 1973, p. 1047.

24 R.M. Izatt, G.D. Watt, C.H. Bartholomew, J.J. Christensen, Inorg. Chem. 9 (1970), pp. 2019ff. Results of calorimetrical measurments regarding the enthalpies of formation of Iron Blue starting from different educts (in brackets):
DH(Fe2+ + [Fe(CN)6]3-)= -66,128 kJ mol-1; DH(Fe3+ + [Fe(CN)6]4-)= 2,197 kJ mol-1.

25 F. Krleza, M. Avlijas, G. Dokovic, Glas. Hem. Tehnol. Bosne Hercegovine, 23-24 (1977) (Vol. Date 1976), pp. 7-13.

26 Wolfgang Lambrecht, «Zyklon B - eine Ergänzung», Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung 1(1) (1997), pp. 2-5; online: .

27 Carlo Mattogno, «Die Gaskammern von Majdanek», Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung 2(2) (1998), pp. 118, footnote 5; online not available.

28 Conrad Grieb, «Der selbstassistierte Holocaust-Schwindel», VffG 1(1) (1997), pp. 6-8; online: .

29 Re. the alleged time required for the killings see e.g.: Schwurgericht Hagen, sentence of July, 24, 1970, Ref. 11 Ks 1/70, p. 97 (5 min.); Final Trial Brief of the Prosecution, acc. to U. Walendy, Auschwitz im IG-Farben-Prozeß, Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, Vlotho 1981, pp. 47-50 (3 to 15 min. at the most); E. Kogon, H. Langbein, A. Rückerl et al., Nationalsozialistische Massentötungen durch Giftgas, Fischerverlag, Frankfurt/Main 1983, ubiquitious (immediately to 10 min., more seldom to 20 min.); J. Buszko (Hg.), Auschwitz, Nazi Extermination Camp, Interpress Publishers, Warschau 21985, pp. 114 + 118 (a few min.); H.G. Adler, H. Langbein, E. Lingens-Reiner (Hg.), Auschwitz, Europäische Verlagsanstalt, Köln 31984, pp. 66, 80 + 200 (a few min., up to 10 Minuten); Hamburger Institut für Sozialforschung (ed.), Die Auschwitz-Hefte, vol. 1, Beltz Verlag, Weinheim 1987, pp. 261ff.+294 (immediately to 10 min.); C. Vaillant-Couturier, Der Prozeß gegen die Hauptkriegsverbrecher vor dem Internationalen Militärgerichtshof Nürnberg (IMT), vol. VI, p. 242 (5 to 7 min.); M. Nyiszli in: G. Schoenberner (ed.), Wir haben es gesehen, Fourier, Wiesbaden 1981, p. 250 (5 min.); C.S. Bendel in: H. Langbein, Menschen in Auschwitz, Europaverlag, Wien 1987, p. 221 (victimes stopped screaming after 2 min.); P. Broad in: B. Naumann, Auschwitz, Athenäum, Frankfurt/Main 1968, p. 217 (4 min.), after 10-15 min. doors were oppend: A. Rückerl, NS-Verbrechen vor Gericht, C.F. Müller, Heidelberg, 21984, p. 58f.; K. Hölbinger in: H. Langbein, Der Auschwitz-Prozeß, Europäische Verlagsanstalt, Frankfurt/Main 1965, p. 73 (1 min.): R. Böck, ibid., p. 74 (after doors were close: 10 min screaming victims, then doors were opened); H. Stark, ibid., p. 439 (10-15 min. screaming victims); F. Müller, ibid., p. 463 (8-10 min.); E. Pys, ibid., p. 748 (ventilation switched on after a few min.); K. Lill, ibid., p. 750 (e few seconds after Zyklon B was thrown in a scream, a few min. later smoke came out of the chimney).

30 Cf. Rudolf Gutachten, op. cit. (Note 5)pp. 70-73; online: .

31 Cf. Carlo Mattogno in: Herbert Verbeke (ed.), Auschwitz: Nackte Fakten, Vrij Historisch Onderzoek, Berchem, 1995, pp. 133-143; online:

32 In Ernst Gauss (ed.), Grundlagen zur Zeitgeschichte, Grabert, Tübingen 1994, pp. 401ff.; online: ; english translation: .

33 Günter Zimmermann (ed.), Bauschäden Sammlung, Band 4, Forum-Verlag, Stuttgart 1981, pp. 120f.

34 Fortunately, the responsible engineer in charge with restoring this church in 1976 is a supporter of revisionism. He gave me more details about this case and the photo of the church shown here.

35 Jürgen Graf, Carlo Mattogno, «KL Majdanek. Ein historische und technische Studie», Castle Hill Publishers, Hastings 1998; online: .

36 For more details to all of these points see Rudolf Gutachten, op. cit. (Note 5), ubiquit.

37 Rudolf Gutachten, op. cit. (Note 5), p 98; online:

38 Rudolf Gutachten, op. cit. (Note 5), 45-49; online: ~/ph_sens.html and ff.

39 J.M. Kape, E.C. Mills, Trans. Inst. Met. Finish. vol. 35 (1958), pp. 353-384; ibid., vol. 59 (1981), pp. 35-39.

40 D. Maier, K. Czurda, G. Gudehus, «Das Gas- und Wasserfach», in: Gas . Erdgas, 1989, 130, S. 474-484.

41 Jan Markiewicz, Wojciech Gubala, Jerzy Labedz, Z Zagadnien Nauk Sadowych, Z. XXX (1994), pp. 17-27; online:

42 Vorlesungen über Zeitgeschichte, op. cit. (Note 13).

, op. cit. (Note 13).

43 G. Rudolf, Deutschland in Geschichte und Gegenwart 43(1) (1995), pp. 22-26; online: ; J. Markiewicz, W. Gubala, J. Labedz, G. Rudolf, correspondence, in: Sleipnir (Verlag der Freunde, Postfach 35 02 64, D-10211 Berlin) 1(3) (1995), pp. 29-33; reprint in: Herbert Verbeke (ed.), Kardinalfragen zur Zeitgeschichte, Vrij Historisch Onderzoek, Berchem 1996 (online ibidem).


Next article about this dispute