Orientations
Akribeia : terme grec dont la signification première est « exactitude », « soin minutieux », et qui a donné en français les mots « acribie » (qualité de l’érudit qui travaille avec un soin extrême) et « acribologie » (précision dans l’emploi des termes).
Histoire : « Dans sa conception moderne, l’histoire est "révisionniste" ou elle n’est pas l’histoire » (Pierre Guillaume, « Liminaire », Annales d’histoire révisionniste, no 1, printemps 1987, p. 5).
Rumeurs : « Paradoxalement, bien qu’il passionne le public, le problème de la source [de la rumeur] n’est pas le plus intéressant. Cette poursuite de la source s’inscrit dans un mythe de la rumeur qui voudrait que celle-ci soit en général provoquée à dessein. Certes, il existe des rumeurs notoires dont l’arrivée au bon moment et au bon endroit ne saurait être le fruit du hasard : ainsi en va-t-il des rumeurs sur la vie privée des candidats aux élections cantonales, municipales ou législatives, coïncidant en général avec un scrutin imminent. Mais la rumeur est le plus souvent une production sociale spontanée, sans dessein ni stratégie » (Jean-Noël Kapferer, Rumeurs : le plus vieux média du monde, Paris, Éditions du Seuil, [1987], 1990, coll. Points Actuels, p. 33).
Légendes : « La légende contemporaine est une narration, un récit collectif, repris et transmis par le groupe au sein duquel il fonctionne. Le contenu de ce récit est situé, chargé d’effets de vérité, d’appel à des autorités servant de référence. Ce récit est donné pour vrai, c’est un objet de croyance mais également de discussion, car le processus de diffusion légendaire oppose sceptiques et croyants. Ce récit est variable : chaque narrateur, chaque relais adjoint, modifie, retranche ; c’est la règle de la tradition folklorique qui ne connaît de transmission que par recréation et transformation » (Véronique Campion-Vincent & Jean-Bruno Renard, Légendes urbaines : rumeurs d’aujourd’hui, Paris, Payot, 1992, p. 10).
Akribeia, no 1, octobre 1997, p.4.
Retour à la table des matières d’Akribeia n. 1