SIGNES ANNONCIATEURS
Depuis quelques années, on voyait se dessiner chez les
historiens israéliens une tentative pour mettre sur le compte soit des
communistes, soit des nationaux-socialistes les inventions et les exagérations
de l'histoire de l'Holocauste.
Déjà en 1987, Ida Zajdel et Marc Ascione développaient la thèse selon
laquelle les chambres à gaz n'ont jamais existé et ont été inventées par
l'imagination de certains SS qui auraient ainsi glissé dans certaines
«confessions» une «bombe à retardement » contre les juifs (Article 31,
janv.-fév. 1987, p. 22 ; Annales d'Histoire Révisionniste n° 8,
printemps 1990, p. 75- 76) !
Shmuel Krakowski, responsable des recherches historiques au mémorial Yad Vashem
de Jérusalem, et ses collaborateurs commencent à déclarer que le chiffre des
morts d'Auschwitz constitue une exagération des communistes polonais et ils
ajoutent que, grâce aux chercheurs israéliens, on peut aujourd'hui diviser ce
chiffre par quatre. Ils mettent aussi en cause le commandant d'Auschwitz, Rudolf
Höss qui, dans ses «confessions» [1], avait glissé des chiffres fantastiques
(«Poland reduces Auschwitz death toll estimate to 1 million», The
Washington Times, 17 juillet 1990).
Dans l'ouvrage de J.-C. Pressac patronné par Serge Klarsfeld (voy. le compte
rendu de Mark Weber, p. 163-170), la même tentative affleure çà et là de
porter au compte des SS d’Auschwitz, de leur «vantardise» et de leur
«propagande», des faits ou des chiffres concernant les «chambres à gaz» ou
le rendement des crématoires.
Fred Leuchter, en 1988, n'avait trouvé pour ainsi dire aucune trace de
l'insecticide Zyklon B dans les prétendues chambres à gaz d'Auschwitz et de
Birkenau et, en particulier, dans les ruines des crématoires II et III, mais il
n'est pas sûr que, dans quelques années, on ne verra pas apparaître les
fameuses traces bleuâtres dues aux ferro-cyanures. On apprend que les
autorités actuelles du Musée estiment qu'il leur faut «surveiller les
crématoires dont quelques murs commençaient à s'affaisser et les arroser de
produits chimiques contre les insectes» (Jean-Charles Szurek, «Le Musée
d'Auschwitz», Le Monde Juif, avril-juin 1990, p. 70, d'après des
informations qui auraient été recueillies auprès de M. Smrek, responsable du
secteur «conservation» au Musée d'Auschwitz). Cette opération, qui consiste
à arroser le béton d'insecticide (!), aurait commencé à la fin des années
70. Faut-il le croire ? Quel est cet insecticide ? Cette opération aurait-elle
vraiment commencé avec l'apparition spectaculaire du révisionnisme à la fin
des années 70 ou bien aurait-elle débuté après la publication du rapport
Leuchter en avril 1988 ?
La pression des révisionnistes, d'une part, et le recul du temps, d'autre part,
conduisent tous les chercheurs, même les plus attachés d'entre eux à
l'histoire officielle d'Auschwitz, à revoir et à corriger les données
essentielles de cette histoire.
Les révisionnistes, et notamment Paul Rassinier, ont prouvé depuis longtemps que ses confessions ou aveux avaient été extorqués à R. Höss par ses gardiens britanniques, puis polonais (voy. aussi, R. Faurisson, «Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d'Auschwitz», A.H.R. n° 1, printemps 1987, p. 137-152).
Revue d’Histoire Révisionniste, n° 2 , août-septembre-octobre 1990, p. 176-177
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