UNE CONFÉRENCE DE FRED LEUCHTER
La Pologne, le mythe de la chambre à gaz et ma persécution
par les juifs.
Une mise à jour
Fred A. Leuchter a prononcé cette conférence du 3 au 10
novembre 1991 en cinq différentes villes d'Allemagne.
F. Leuchter est l'auteur de deux différents rapports sur les présumées
chambres à gaz nazies ; voy. A.H.R. n° 5, été-automne 1988, p. 51-102
et R.H.R. n° 1, mai 1990, p. 51-114).
Dans sa conférence, F. Leuchter rappelle comment il a été amené à se
spécialiser dans les différents systèmes d'exécution capitale utilisés aux
États-Unis. Frappé par le caractère désuet et parfois inhumain des
procédés en vigueur, il s'est employé à perfectionner et à humaniser ces
procédés, en particulier le système d'exécution par injection. C'est
précisément en raison de la compétence de F. Leuchter en la matière qu'Ernst
Zündel, révisionniste établi à Toronto (Canada), a fait appel aux services
de l'ingénieur américain pour lui demander d'expertiser les présumées
chambres à gaz nazies. E. Zündel était poursuivi en justice à l'instigation
d'une association juive. Son conseiller était le professeur Faurisson qui, dès
la fin des années 70, avait insisté sur les «impossibilités physiques et
chimiques des chambres à gaz nazies» et souhaité qu'un spécialiste des
chambres à gaz américaines (et non pas un architecte, un médecin, un
toxicologue, …) examine de près ce qu'à Auschwitz, Birkenau et Majdanek les
Polonais osaient présenter aux touristes comme chambres à gaz homicides. R.
Faurisson avait entretenu une correspondance avec les responsables de nombreux
pénitenciers américains. C'est grâce à cette correspondance que, dix ans
plus tard, E. Zündel découvrit l'existence de Fred Leuchter. Il chargea R.
Faurisson de prendre contact avec ce dernier à Boston. Pour la suite des
événements, on se reportera au texte même de la conférence. Qu'on nous
permette seulement d'appeler l'attention du lecteur sur deux points :
– Vu le caractère technique de certains passages de cette conférence, nous
rappelons que seul peut faire foi, en la circonstance, le texte original anglais
;
– Dans le cadre d'une campagne de presse menée contre F. Leuchter, un
journaliste, Stéphane Lemarchand, signait dans le Figaro (30 octobre
1990, p. 15) un article particulièrement mensonger et venimeux intitulé : «Le
bourreau torturait innocemment». Leuchter y était décrit comme une sorte
d'Eichmann qui, avec son système à injection, torture à tel point les
condamnés que … le martyre de ces derniers ne peut pas se lire sur leur
visage !
*
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie de l'honneur que vous me faites en m'offrant l'occasion de
m'adresser à vous ici aujourd'hui en Allemagne.
Ma conférence comprendra trois parties et un épilogue. Premièrement, ce que
j'ai fait en Pologne et qui m'a conduit à être parmi vous. Deuxièmement, ce
que j'ai subi du fait des éléments de notre société qui aimeraient en finir
avec la liberté de parole, la liberté de pensée et la vérité.
Troisièmement, ce que tout cela signifie pour l'avenir. Et, enfin, l'épilogue
ou, pour mieux dire, une adresse au peuple allemand.
Les antécédents :
Fred A. Leuchter junior est un ingénieur américain né à
Malden, faubourg de Boston, en 1943. Il y grandit, fit ses études primaires et
secondaires à l'école de Malden, puis sa dernière année de high school au
collège de Cambridge, institut privé de la ville de Cambridge dans le
Massachusetts, enfin il sortit diplômé de l'université de Boston en 1964.
Dès cette année-là, il commença à pratiquer l'ingénierie et travailla des
années durant sur des programmes lancés par les forces aériennes et la marine
de guerre des États-Unis, créant et construisant des appareillages et du
matériel civils. Plus précisément, on lui doit le premier système de
cartographie stéréo-photographique en couleurs et à basse altitude en usage
dans un hélicoptère (qui est encore le modèle de base dans l'aviation) ainsi
que le premier sextant électronique manuel. Il détient des brevets dans le
domaine de l'optique, de l'électronique optique, de la métrologie, de la
navigation, de la topographie géodésique et du codage opto-électronique ; il
a conçu le premier codeur de secteur à tambour optique limité de diffraction
destiné au sextant ainsi que d'autres matériels de mesure et de relevé. Il
est expert en équipement d'observation aérienne et en métrologie
électronique.
En 1978, un organisme du système pénitentiaire lui demanda de vérifier
l'état de fonctionnement d'une chaise électrique pour un éventuel usage à
venir. Le milieu des exécutions capitales dans les pénitenciers américains
forme une communauté restreinte et, à la suite de ce premier contact, son nom
commença à circuler dans plusieurs États qui se mirent en rapport avec lui.
Bientôt il fournissait des pièces détachées de chaise électrique à ceux
qui avaient besoin de remplacer ou de moderniser leur équipement. Il lui
fallait plonger dans l'étude de cette technique pour l'améliorer sans avoir à
réinventer la roue. Grâce à la réputation acquise par son travail en ce
domaine, il fut appelé comme conseiller auprès du ministère de la Santé de
l'État du New-Jersey et chargé de mettre au point la machine à injection
létale, mode d'exécution le plus récent. Sa mission le conduisit à concevoir
et à construire la machine et à rédiger le protocole des exécutions par
moyens chimiques. Par la suite, d'autres machines furent construites et fournies
à d'autres États. L'État du Delaware, qui à l'époque avait recours aux deux
modes d'exécution, l'injection létale et la pendaison, chargea Fred Leuchter
de lui fournir non seulement sa machine à injection mais aussi sa potence. Au
terme de ses recherches, Leuchter définit les caractéristiques, surveilla la
construction de l'échafaud, assembla et ajusta les divers composants et
rédigea la procédure d'exécution par pendaison. Pour répondre à un tribunal
qui contestait le caractère humain de la pendaison, le Delaware chargea encore
Fred Leuchter de rédiger un manuel de procédure détaillé qui fut alors
homologué par les tribunaux et qui sera utilisé par plusieurs États et par la
Justice militaire des États-Unis.
Commençant par l'État du Missouri, qui le chargea de concevoir et de
construire sa nouvelle chambre à gaz, Fred Leuchter devint le consultant d'un
certain nombre d'autres États pour le matériel de service et l'équipement de
sécurité. Le Missouri, et au moins un autre État, modifièrent leur manière
de procéder à la suite des mises en garde de Leuchter contre l'extrême danger
de l'usage du gaz. Le Missouri décida d'une modification avant même la mise en
chantier de l'installation. Il est à souhaiter que les autres États
écouteront la voix de la sagesse et en feront autant.
Fred Leuchter est l'expert reconnu du monde entier en matière de procédures et
de matériel d'exécution, comprenant électrocution, injection létale, gaz
létal et pendaison. Il est reconnu et agréé comme expert en technologie
d'exécution par les cours fédérales des États-Unis (il est d'ailleurs la
seule personne à être ainsi agréée) et il a témoigné en tant que tel, soit
en personne, soit par déclaration écrite sous serment, devant les tribunaux
d'État et devant les cours fédérales. Il a conçu et fourni des installations
complètes dans les quatre modes d'exécution pratiqués aux États-Unis.
C'est en raison de sa compétence qu'on a fait appel à lui pour une enquête
sur les présumées chambres à gaz d'exécution en Pologne.
PREMIÈRE PARTIE
Un Américain entre en scène et découvre la vérité
En janvier 1988, quoique expert en technologie d'exécution
capitale, je ne savais rien sur les présumées chambres à gaz qui avaient,
dit-on, servi aux nazis en Pologne pour exterminer, entre autres, des juifs. Je
ne m'étais jamais intéressé à l'Holocauste et ne m'y intéressais toujours
pas à cette époque. A vrai dire, comme les autres, en raison de ce qu'on
m'avait enseigné à l'école, je pensais qu'il y avait eu des chambres à gaz
dans toute l'Europe, et pas seulement en Pologne. J'admettais qu'elles avaient
fonctionné et qu'on les avait fait fonctionner. Je n'étais pas préparé au
choc et à la surprise qui m'attendaient.
Après de nombreuses années de recherches, le professeur Robert Faurisson
s'adressa à moi en tant qu'expert de cette technologie et en tant que
consultant des États américains faisant appel au gaz comme procédé
d'exécution. A notre première rencontre, il m'interrogea et jaugea ma
compétence. A la deuxième rencontre, il sonda un peu plus mes connaissances et
me fit part de ses intentions : il cherchait un spécialiste capable de mener
une enquête sur les présumées installations d'exécution par le gaz en
Pologne et capable de témoigner en tant qu'expert qualifié auprès des
tribunaux dans un procès qui posait le problème de la liberté de parole et de
conscience : celui d'Ernst Zündel.
Comme il fallait s'y attendre, c'est avec un certain scepticisme que je passai
en revue les photos, croquis et descriptions d'Auschwitz, nourri que j'étais
dans la religion de l'Holocauste. Ayant l'esprit suffisamment ouvert pour
accepter d'aller voir sur place les installations, je déclarai au professeur
Faurisson, comme je devais le dire par la suite à Ernst Zündel, que si je
découvrais dans mon enquête que ces installations étaient, ou même auraient
pu être, des chambres à gaz, j'en rendrais compte au tribunal. Qui plus est,
quoique le procédé fût déloyal à l'égard de M. Zündel (mais il devrait
maintenant avoir l'habitude de telles pratiques), même après avoir conclu que
ces installations n'étaient pas des chambres à gaz et qu'elles n'auraient pas
pu être utilisées comme telles, j'essayais malgré tout de les «recréer»
pour les transformer en chambres à gaz. Démarche qui aboutit à la conclusion
qu'il aurait fallu raser ces installations et en construire de nouvelles pour
qu'elles aient la moindre chance de servir de chambres à gaz. Plus tard, cette
découverte, cette vérité que je découvrais en Pologne, dans une tempête de
neige, je résolus de la faire connaître au monde entier et je décidai de tout
faire pour qu'une enquête internationale sur les lieux prouve une fois pour
toutes qu'on est là devant la plus grande supercherie de l'histoire de
l'humanité.
Mais, pour en revenir au début de mon aventure, je réfléchis longuement avant
d'accepter cette mission. L'entreprise différait quelque peu de mes activités
normales, lesquelles consistaient à construire, à passer au banc d'essai et à
certifier un appareillage. Mais, même après avoir été prévenu que j'allais
être victime d'ennuis de toutes sortes de la part de ceux qui voudraient
continuer à cacher la vérité, je donnais mon accord parce que j'étais
soucieux du droit d'expression et de pensée de M. Zündel ainsi que de son
droit à la meilleure défense possible lors de son procès. Je dois avouer
aussi que je n'avais jamais imaginé que j'allais être soumis à pareilles
attaques aux États-Unis.
J'acceptai donc, me rendis en Pologne, écrivis mon rapport et témoignai à la
barre d'un tribunal canadien.
Je suppose que dans cette salle toutes les personnes présentes sont au courant
de mes découvertes. Les installations que j'ai examinées sont connues du monde
entier : le Krema I, situé à Auschwitz, le camp principal, les Kremas II, III,
IV, V ainsi que le poste de désinfection n° 1, situés à Birkenau (Auschwitz
II) et le bâtiment de douche et de désinfection I, situé à Majdanek-Lublin.
C'est autour de ces bâtiments et accessoirement autour de quelques plaques
tournantes de voies ferrées qui n'existent plus et qui, de toute façon, ne
présentent pas d'intérêt technique par rapport aux découvertes faites à
Auschwitz, à Birkenau et à Majdanek, que s'est construit le mythe de
l'extermination par le gaz. De manière catégorique, tous les éléments
prouvent qu'aucune de ces installations n'a jamais été ni n'aurait pu être
une chambre à gaz d'exécution. L'inspection physique de ces installations et
l'application des conditions sérieuses, bien connues et minimales requises pour
la fabrication d'une chambre à gaz ainsi que l'examen médico-légal et
l'analyse des échantillons prélevés et manipulés conformément aux
procédures médico-légales d'usage prouvent qu'aucune de ces installations ne
présente la moindre caractéristique de conception qui aurait pu lui permettre
de fonctionner, ou d'avoir fonctionné, ne fût-ce que de manière marginale ou
hasardeuse, en tant que chambre à gaz d'exécution.
Le poste de désinfection n°1, à Birkenau, soumis à un examen médico-légal,
a fourni un échantillon de contrôle pour l'examen des échantillons prélevés
ailleurs. Les conditions de climat, d'exposition et de conservation pour tous
les échantillons ont été pratiquement les mêmes, à l'exception du cas des
Kremas IV et V, depuis presque cinquante ans ; la brique et le mortier sont
chimiquement les mêmes dans tous les cas et contiennent une proportion de fer
exceptionnellement élevée ; toutes les conditions étaient donc réunies pour
assurer la préservation de résidus d'acide cyanhydrique dans les composés de
ferro-cyanures. Les résultats des tests de matériaux provenant du poste de
désinfection n° 1, à Birkenau, ont montré des concentrations extrêmement
élevées d'acide cyanhydrique dans les composés de ferro-cyanures (1 056 mg/kg
!). En revanche, les résultats des tests effectués sur les présumées
chambres à gaz n'ont rien montré, sinon des quantités infinitésimales, alors
qu'il fallait s'attendre à des chiffres beaucoup plus élevés que dans
l'échantillon de contrôle. Bref, les chambres à gaz d'exécution auraient dû
être beaucoup plus exposées au Zyklon B que la chambre de fumigation ; or, ce
n'est pas le cas. Ce point nous est confirmé par l'ouvrage de M. Pressac, qui
affirme que les nazis utilisaient plus de quarante fois la dose létale de gaz
dans les chambres d'exécution, environ trois fois plus que la dose qu'on
utilise aux États-Unis pour les exécutions par le gaz. Quand on connaît les
quantités de résidus auxquelles nous avons affaire aux États-Unis, il est
clair que nous devrions retrouver aujourd'hui des concentrations de résidus
extrêmement élevées, beaucoup plus fortes que 1 056 mg/kg. Ainsi a-t-on la
preuve catégorique qu'aucune de ces installations n'a jamais contenu des
quantités de Zyklon B suffisantes pour la désinfection et, à plus forte
raison, pour des exécutions par le gaz. Les Kremas IV et V n'ont pas été pris
en considération autant que les autres installations, étant donné qu'on les a
rasés et qu'ils ont été exposés aux éléments de manière beaucoup plus
forte que les autres sites demeurés virtuellement indemnes.
Avant tout, les tests chimiques de médecine légale ont montré qu'aucune des
présumées installations d'exécution par le gaz n'a jamais contenu des
quantités suffisantes d'acide cyanhydrique (Zyklon B) pour servir à des
exécutions.
Ensuite, l'analyse de la conception et de la construction de ces installations
montre que celles-ci n'auraient jamais pu servir de chambres à gaz
d'exécution. Même en admettant, comme certains l'on fait, que le souci de
sécurité n'entrait pas en ligne de compte, il aurait bien fallu respecter
certaines conditions minimales valables pour toutes les manipulations de gaz et
en particulier pour le Zyklon B. Toutes les chambres de désinfection par
fumigation ont été conçues par les Allemands de manière correcte, aussi bien
du point de vue de la sécurité que du point de vue du fonctionnement. Quant à
la technologie de la chambre à gaz d'exécution, elle n'était pas chose
nouvelle en 1940 ; on la connaissait pour les exécutions capitales aux
États-Unis depuis le début des années 20. Aucune des caractéristiques de
conception ou de technique de fonctionnement patentées pour des exécutions par
le gaz n'était visible dans aucune des installations d'Auschwitz, de Birkenau
et de Majdanek ou ne pouvait être supposée avoir été utilisée par les
nazis. Les techniques de conception pour la fumigation étaient également
connues à cette époque, mais aucune n'a jamais été utilisée dans les
présumées chambres à gaz d'exécution.
Les présumées chambres à gaz d'exécution étaient des structures de brique
et de mortier qui ne présentent aucune trace (trace, devrais-je ajouter, qu'il
serait extrêmement difficile de cacher même après cinquante ans) de l'usage
d'un produit d'étanchéisation quelconque, si bien que l'acide cyanhydrique
aurait été pris dans la brique et le mortier et serait devenu, pendant des
heures, un problème mortel pour le personnel. Aucun joint d'étanchéité n'a
été utilisé sur les portes, contrairement à ce que certains ont voulu nous
faire croire et, dans certains cas, il n'y avait pas de portes du tout, ce qui
aurait permis au gaz explosible de pénétrer dans les crématoires. On nous dit
que des granulés de Zyklon B étaient éparpillés sur le sol : les
concentrations de gaz dégagées par ces granulés auraient été de 99 %, ce
qui aurait été beaucoup plus que les 6 % suffisants pour provoquer une
explosion (les condamnés exécutés en chambres à gaz sont normalement
entravés pour les empêcher de provoquer des étincelles et une explosion). Des
bouches d'égout placées dans le sol de ces prétendues chambres à gaz
auraient favorisé la propagation du gaz dans le camp proprement dit, ce qui
aurait empoisonné le personnel aussi bien que les détenus. Aucun système de
ventilation n'a jamais existé pour évacuer le gaz après une exécution, non
plus qu'une grande cheminée pour dissiper le gaz dans l'air. Aucun système
d'éclairage ou électrique protégé contre le danger d'explosion n'a été
employé, ce qui n'aurait pas manqué de poser des problèmes dans ce domaine.
Pas de système de chauffage pour amener les granulés de Zyklon à une
température supérieure à 78,3° F (25,7° C) permettant la sublimation
(évaporation du gaz hors du vecteur) et empêchant une condensation rapide du
gaz sur les murs, le sol et le plafond. Il n'y avait aucun système de
distribution pour répandre le gaz dans toute la chambre et, s'il faut en croire
les récits des prétendus témoins, il y aurait eu trop d'occupants pour
garantir la circulation et la distribution du gaz dans toute la chambre, la
convection étant impossible dans une pièce non chauffée ou une pièce
chauffée seulement par ses occupants.
La procédure, elle aussi, n'aurait pu convenir. De prétendus récits indiquent
que les corps étaient évacués par des gens en train de manger et de fumer.
C'est impossible. Après une exécution par le gaz, la pièce doit être
évacuée pendant le temps qu'il faut pour procéder au moins à deux
changements d'air avec une température d'admission d'air suffisante pour
empêcher la condensation du gaz. On pénètre dans la chambre, après avoir
vérifié qu'il n'y a plus trace de gaz, en portant un masque ou un appareil
respiratoire d'urgence. On ébouriffe les cheveux du condamné pour en chasser
toute trace de gaz qu'ils peuvent receler, et il faut procéder de même avec
les vêtements. La pièce, dans laquelle on a vaporisé de l'ammoniac avant de
pénétrer, est ensuite lavée à l'eau de Javel ; il faut laver le condamné
avec de l'ammoniac ou de l'eau de Javel et ses vêtements doivent être
brûlés. La pièce est alors lavée à l'eau et séchée. Aucune de ces
manières de procéder n'a jamais été mise en pratique dans les prétendues
chambres à gaz d'exécution d'Auschwitz, de Birkenau ou de Majdanek.
Rien de ce qu'il nous a été donné de voir dans la conception de ces chambres
à gaz n'a de rapport avec les exigences de sécurité. Tout ce que nous faisons
entrer ici en ligne de compte ne représente que le minimum nécessaire pour un
fonctionnement marginal de chambre à gaz et constitue une condition préalable
pour concevoir et faire fonctionner une chambre à gaz d'exécution depuis le
début des années 20.
Comme pour les analyses médico-légales, l'inspection des présumées chambres
à gaz d'exécution nous conduit inexorablement à la conclusion qu'aucune de
ces installations n'a jamais pu être utilisée à des fins d'exécution par le
gaz.
Venons-en aux crématoires. Les chiffres astronomiques avancés pour le
rendement des appareils de crémation sont absurdes. Les moufles américains
modernes brûlent à une température de 2000° F (1094° C), avec une
température de postcombustion de 1600° F (871° C). Les moufles européens
fonctionnent traditionnellement à une température beaucoup plus basse, 800° C
(1472° F). A 2000° F, avec un ventilateur de 2500 pieds cubes/minute, un
moufle moderne, fait d'acier et de brique réfractaire, prend environ 1,25 heure
pour incinérer un cadavre, soit théoriquement 19,25 cadavres en fonctionnant
sans interruption pendant une période de 24 heures, ce qui dépasse de loin les
prescriptions qui limitent les incinérations à 3 par jour. Les moufles
examinés dans ces camps avaient probablement un rendement maximal de 3,5 à 4
heures par corps, permettant environ 6,8 corps par jour, et, étant donné
qu'ils étaient faits de brique et de mortier, ils se seraient détériorés
beaucoup plus rapidement si on les avait poussés à leur limite. De plus, on
nous dit que ces moufles consumaient également les os. Aucun moufle, si moderne
soit-il, ne pourrait le faire. Cette opération doit être réalisée à l'aide
d'une machine à broyer les os, et encore, très lentement. En 1940, on
procédait à la main, avec un mortier et un pilon.
Il devient parfaitement évident que les rendements attribués à ces
installations sont ridiculement élevés et ne peuvent être justifiés. Mais,
simplement pour la démonstration, supposons des chambres à gaz parfaites,
fonctionnant en continu, du volume de celles qui ont prétendument existé et
supposons des crématoires sans besoins de maintenance et dotés du même nombre
de moufles sans aucun problème d'ossements à broyer. Un simple calcul montre
qu'il faudrait 68 ans pour exécuter 6 millions de personnes et environ 35 ans
pour les incinérer. Si cela est vrai, les exécutions sont encore en cours et
dureront jusqu'à l'an 2006. Finissons-en là avec l'Holocauste.
DEUXIÈME PARTIE
Les attaques
Depuis que j'ai inspecté en Pologne les présumées chambres
à gaz d'exécution, que j'ai rédigé le rapport qui porte mon nom et
témoigné au Canada, ma vie est bouleversée. J'ai été calomnié,
publiquement, en privé, et dans toutes les formes de médias ; je suis assigné
en justice ; ma personne et mon travail ont été salis par des mensonges et des
insinuations ; ma famille et moi-même, nous avons été menacés ; mes clients
ont été intimidés et persuadés de ne pas traiter avec moi ; de hauts
fonctionnaires en charge d'appliquer la loi, animés par des sentiments
personnels, ont menti à mon sujet et ont incité des clients à ne pas conclure
d'affaires avec moi ; mes moyens d'existence ont été détruits et ma carrière
ruinée.
En outre, une plainte au pénal, fallacieuse et illégale, a été introduite
contre moi devant la cour du Massachusetts avec l'intention de me faire mettre
en prison pour trois mois et ruiner ainsi ma réputation. Tout cela pour avoir
dit la vérité, sous serment. Cette tentative pour mettre la vérité sous le
boisseau a été lancée par Beate Klarsfeld, de la Fondation Klarsfeld, qui a
son siège à Paris, et orchestrée par l'organisation Survivors and Friends of
the Holocaust in Pursuit of Justice [Survivants et amis de l'Holocauste à la
recherche de la Justice], dont le siège est aux États-Unis. En collaboration
avec l'Anti-Defamation League du B'naï Brith et la Jewish Defense League, ces
organisations se sont juré publiquement de me faire taire en m'écrasant. Il
s'agit clairement et de manière avouée de supprimer mon droit à la libre
parole et à la libre pensée et de m'empêcher de dénoncer le mensonge des
chambres à gaz.
Tout commença il y a environ deux ans, après mon témoignage au procès
Zündel en avril 1988. Ces différents groupes juifs ouvrirent, à l'instigation
de Klarsfeld, une enquête très poussée qui dura un an, mais ils furent dans
l'incapacité de détecter chez moi la moindre incorrection ou la moindre
erreur. Après quoi, ils commencèrent à menacer de conséquences politiques
les directeurs de prison si ces derniers faisaient appel à mes services. Ce
phénomène commença à se dévoiler lorsque la compagnie ABC News Prime Time
eut décidé de monter pour la télévision un reportage sur ma personne et sur
mes travaux, en faisant des prises de vue dans plusieurs établissements
pénitentiaires. Les directeurs de prison les avertirent des menaces qu'ils
recevaient et des problèmes soulevés par ma présence dans les prisons lors du
tournage. ABC News reçut l'ordre de ne pas diffuser le programme, mais refusa
de céder à la pression et eut à souffrir des calomnies de la part desdites
organisations. Ces groupes intervinrent dans l'exécution de M. Walker, en
Illinois, en menaçant de faire passer une loi pour empêcher l'État de
m'autoriser à honorer un contrat en cours, ce qui fit que le directeur McGinnis
capitula et procéda à l'exécution avec un équipement qu'on savait être
défectueux. Ces groupes empêchèrent l'État d'Alabama d'acheter une nouvelle
chaise électrique, grâce aux efforts du garde des sceaux adjoint, Ed Carnes,
qui adressa un mémorandum mensonger à toutes les administrations
pénitentiaires des États-Unis affirmant que j'étais dangereux et que j'avais
des conceptions hétérodoxes en matière d'exécutions. Suivant les
affirmations de ses services, cela signifie que je suis partisan des seules
exécutions humaines et indolores. En réalité, M. Carnes m'a menti pour tenter
de me faire témoigner qu'une exécution antérieure avait été menée de
manière humaine. Résultat direct de leur intervention : un homme fut torturé
à mort en Virginie. A des acheteurs et à des directeurs de pénitenciers on
raconta des fables sur la qualité de mon matériel, en prétendant qu'il avait
mal fonctionné lors d'une exécution, ce qui n'a jamais été le cas. Le garde
des sceaux adjoint du Delaware, Silverman, a récemment résilié mon contrat en
cours à cause du rapport que j'ai rédigé pour le procès Zündel. Il
s'agissait d'un contrat d'entretien à la fois de la machine à injection
létale et de la potence que j'avais fabriquées quelque temps plut tôt.
Depuis maintenant trois ans, on en appelle à la loi contre moi dans le
Massachusetts avec l'intention évidente de me priver de travail.
Bref, à l'instigation de ces groupes juifs, la cour du Massachusetts m'a
intenté un procès au pénal. J'ai été accusé de pratiquer comme ingénieur
sans posséder de licence, laquelle n'est pas nécessaire dans le Massachusetts
ni dans n'importe quel autre État, à moins que l'ingénieur ne soit impliqué
dans la construction de bâtiments et ne déclare se conformer alors aux
prescriptions en vigueur. L'accusation étant mal fondée, la procédure se
trouva bloquée pendant des mois. Si j'avais été condamné, j'aurais risqué
trois mois de prison. Pour témoigner de l'inanité de pareille accusation, je
signale qu'il existe plus de 50 000 ingénieurs praticiens dans le Massachusetts
et que 5 000 d'entre eux seulement sont licenciés. Cette loi remonte à 1940
et, depuis lors, il n'y a pas la moindre trace de poursuite pour ce chef
d'accusation. Avec cette menace suspendue au-dessus de ma tête, il m'est devenu
impossible de témoigner en tant qu'expert devant les tribunaux des États-Unis
comme je l'avais souvent fait.
Me Kirk Lyons, l'avocat des droits civils bien connu, de Houston, dans le Texas,
a pris ma défense. Nous avons réclamé un procès avec jury et avons fait
transférer le procès à Cambridge, dans le Massachusetts.
Le bureau du ministère public, soumis à de fortes pressions de la part de
plusieurs organisations juives, nomma son meilleur procureur pour s'occuper de
mon affaire. On le libéra d'un procès pour homicide afin d'augmenter les
chances de me voir condamner.
En juin, juste avant l'ouverture du procès, nous avons introduit une demande de
non-lieu. Le juge, lui aussi sous fortes pressions de la part des groupes juifs,
déclara au procureur qu'il ne s'agissait pas à proprement parler d'une affaire
pénale et suggéra fortement de résoudre l'affaire sans en passer par un
procès. Sous la menace toujours présente d'une condamnation assortie d'un
séjour en prison (que la plupart des prisonniers politiques doivent envisager),
nous avons négocié un compromis. Un accord d'agrément tout à fait
exceptionnel fut signé, qui fera jurisprudence dans le Massachusetts.
L'agrément ne consista pas en une promesse faite à la cour par le défendeur,
comme c'est normalement le cas, mais c'était un agrément entre le Conseil des
ingénieurs de l'État et moi-même. Le Conseil, qui avait déjà par deux fois
refusé d'accepter ma demande d'enregistrement parce qu'il n'inscrivait pas de
gens pratiquant ma discipline, fut invité à devenir partie prenante à
l'agrément. Celui-ci exige du Conseil qu'il accepte ma demande et traite mon
dossier «en toute diligence». Jusqu'à ce que ma demande soit acceptée ou
bien pendant un délai de deux ans, je suis convenu de ne pas faire usage du
titre d'ingénieur, non plus que d'émettre une opinion en qualité d'ingénieur
dans l'État du Massachusetts. Cela constitue, en fait, une mesure temporaire
qui me bâillonne afin de complaire aux éléments juifs concernés. Mais
l'affaire échappe effectivement aux tribunaux qui jugent au pénal et écarte
la menace de mon emprisonnement. L'affaire va maintenant être portée devant
les tribunaux civils si le Conseil des ingénieurs ne bouge pas et ne m'accorde
pas mon permis dans les délais prévus. Mon avocat Kirk Lyons est en train de
constituer le dossier.
Cet arrêt qui, de facto, me réduit au silence, ne s'applique que dans
les limites de l'État du Massachusetts ; partout ailleurs je suis libre
d'exercer ma profession.
Malheureusement mes clients, les autorités des différents États, sont encore
intimidés par mes persécuteurs juifs. Cela me prive toujours de mes revenus et
l'on ne voit pas du tout si cela finira un jour.
Le matériel destiné aux exécutions aux États-Unis est dans l'ensemble
fatigué, dépassé ou mal construit et il a besoin d'être réparé ou
remplacé. Je suis la seule personne qui fasse ce travail et l'on refuse aux
États le droit de traiter avec moi. Les directeurs de prison et leurs
représentants ont encore peur de m'adresser la parole, mais le font souvent par
le truchement d'intermédiaires. Tel État possède une chambre à gaz qui
présente des fuites, mais elle en fera usage, mettant en péril la vie des
gardes et des témoins, plutôt que de prendre le risque d'être surpris à
traiter avec moi. Combien de condamnés seront-ils encore torturés ou combien
de vies seront-elles encore perdues à cause de l'ingérence sans pitié de ces
organisations juives ?
Je dois ajouter qu'avant de déposer une plainte au pénal contre moi une option
me fut proposée : cesser d'exercer mon métier en qualité d'ingénieur,
reconnaître que j'étais un imposteur et que j'avais menti devant la cour de
Toronto. Je continue de dire la vérité.
En raison de la conspiration en cours menée avec succès par ces groupements
juifs, je suis absolument sans travail, incapable d'en trouver et de nourrir ma
famille. Je continue, avec une conviction profonde, à exercer mon droit à la
libre expression et à la liberté de pensée.
TROISIÈME PARTIE
L'avenir
Lorsque j'envisage l'avenir, j'y vois des difficultés de
toute sorte, des conflits et des chicanes.
Un grand procès en droit civil est sur le point d'être intenté devant la Cour
fédérale contre les organisations juives susmentionnées, contre un grand
nombre de personnes et contre des fonctionnaires et administrations de
différents États qui se prêtent avec complaisance à tous les désirs
desdites organisations. Aux États-Unis, il est contraire à la loi de
calomnier, de diffamer et d'injurier publiquement quelqu'un dans l'intention
délibérée d'étouffer son droit à la parole et sa liberté de pensée et de
le priver de ses moyens d'existence. Ce procès a été retardé pendant tout
l'été en raison de l'insuffisance des soutiens financiers. Il faut espérer
que cette situation changera et que les soutiens augmenteront pour permettre
l'ouverture du procès cet automne. Ces individus et ces groupements finiront
par devoir rendre des comptes pour leur vilenie.
Deux autres procès en diffamation sont prévus en Europe : l'un en Angleterre
et l'autre en Suède.
J'aperçois également une lumière au bout du tunnel du mythe de la chambre à
gaz. Des preuves qui viennent à l'appui du Rapport Leuchter font surface tous
les jours. Les Russes ont rendu publics les registres de décès d'Auschwitz, ce
qui réduit de façon massive le compte des victimes présumées et remet en
question la manière dont elles sont mortes. On me fait savoir que M. Piper,
directeur du musée d'Auschwitz, reconnaîtrait que les autorités polonaises
ont retouché la chambre à gaz du Krema I après la guerre et que celle qui
existe n'est qu'une réplique. Nous apprenons aussi qu'une analyse
médico-légale des chambres à gaz faite récemment par le musée prouve qu'il
n'y a jamais eu aucun gaz dans ces installations.
J'ai dernièrement achevé la critique du point de vue technique de Auschwitz : Technique
and operation of the gas chambers, le gros ouvrage indigeste de Jean-Claude
Pressac, le pharmacien incompétent. Je l'ai lu pour ce qu'il est en réalité :
un condensé de documents assorti de considérations captieuses et non
étayées. La prochaine fois que Klarsfeld sélectionnera un champion, j'espère
qu'il fera un choix plus rigoureux !
Si nous continuons notre travail d'une manière professionnelle et scientifique,
ce n'est qu'une question de temps pour que le monde apprenne la vérité.
Pour terminer, je rappelle de nouveau à chacun la nécessité de l'enquête
internationale que je ne cesse de réclamer : une enquête sur les installations
d'Auschwitz, de Birkenau et de Majdanek.
ÉPILOGUE
Message au peuple allemand
J'en arrive enfin à ce qui est peut-être la partie la plus
importante de mon intervention : le message que j'adresse au peuple allemand.
Je ne suis relativement qu'un nouveau venu dans l'étude des chambres à gaz.
Bien des gens importants m'ont précédé sur cette voie. Et beaucoup, comme
moi, ont subi outrages et avanies. Le plus notable d'entre eux est le professeur
Robert Faurisson qui, parlant en connaissance de cause et en expert de la
question des chambres à gaz, a dû payer le prix pour son franc parler. Il a
été victime de voies de fait, roué de coups à deux doigts d'en perdre la vie
et sa carrière a été ruinée. Tout cela pour avoir dit la vérité et remis
en question le mythe de la chambre à gaz. J'ai, de mon côté, eu beaucoup à
souffrir, mais, par bonheur, jusqu'à présent je n'ai été l'objet que de
menaces.
Les Allemands ont, eux aussi, eu leur part de souffrances. Ils sont relégués
au rang de citoyens du monde de seconde classe depuis la fin de la seconde
guerre mondiale. En raison du mensonge de la chambre à gaz dont on les a
accablés, un peuple qui avait autrefois sa fierté porte le poids d'un odieux
péché qu'il n'a jamais commis. L'empereur germanique Henri IV fut autrefois
contraint d'implorer, pieds nus en plein hiver, le pardon de son adversaire le
pape à Canossa. Où les Allemands d'aujourd'hui vont-ils donc aller ? En
Israël ? Quarante-cinq années de pénitence suffisent ! Surtout pour un
péché qu'on n'a jamais commis !
Nous avons besoin de votre aide maintenant. Apportez votre soutien à Zündel,
à Faurisson, à moi-même et à tous ceux, innombrables, qui ont pâti en
défendant la vérité. J'ai demandé qu'une commission internationale fût
envoyée en Pologne pour examiner les présumées chambres à gaz et confirmer
ainsi mes découvertes scientifiques. A ce jour, le monde n'a pas encore entendu
mon appel. Les médias refusent de rapporter les faits. Joignez-vous à moi pour
réclamer l'enquête. Demandez au Bundestag de voter une résolution incitant
les Nations unies à agir dans ce sens. Libérez le monde et le peuple allemand
de cette fable historique. Rejetez le joug de votre fausse culpabilité. En tant
qu'Allemands et en tant qu'entité politique, vous avez la force de le faire.
Je vous en prie, aidez-nous.
Merci.
Revue d’Histoire Révisionniste, n° 6, mai 1992, p. 141-156
Retournez à la table de matières de RHR n° 6