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Présentation faite par Jürgen Graf à la 13 ième conférence de l'Institute For Historical Review, Orange County, Californie du 27 au 29 mai 2000. 1. IntroductionSelon la version officielle que l'on connaît des millions de juifs ont été tués dans les chambres à gaz d'Auschwitz et de d'autres camps allemands. Ce meurtre de masse est supposé avoir été fait dans le cadre d'un programme d'extermination systématique pour faire disparaître tous les juifs d'Europe. Pour étayer cette affirmation, les historiens orthodoxes ne peuvent présenter autre chose que des témoignages qui se contredisent sur de multiples points et qui sont contredits par la science ou la logique (1). Une preuve factuelle ou documentaire de cette politique d'extermination systématique par chambres à gaz n'existe pas, et l'étude de ces documents révèle au contraire que ce programme est plus que douteux. Je vais commencer par donner un exemple: Les archives du musée d'Auschwitz en Pologne contiennent des documents mentionnant que 15.706 détenus, presque exclusivement juifs, réçurent des soins médicaux à l'hôpital de Monowitz (Auschwitz III) entre juillet 1942 et juin 1944. Parmi ces prisonniers, 766 sont morts à l'hôpital alors que les autres furent relâchés (2). Ce fait contredit une politique d'extermination. L'analyse rationnelle, basée sur des lois physiques à laquelle les révisionnistes se livrent démontre que les gazages tels que décrits par les témoins n'ont pu se dérouler et que la destruction des corps n'aurait pu se faire à une telle vitesse étant donné les moyens dont disposaient les allemands. Les locaux appelés 'chambres à gaz' aujourd'hui ne furent pas construits dans ce but et, pour des raisons structurelles et techniques n'auraient pu être utilisés à cet effet. La capacité des crématoires, - pour les camps qui en avaient -, était largement insuffisante pour permettre l'incinération du nombre colossal de corps mentionné.Les défenseurs de la légende sont impuissants face aux résultats des recherches révisionnistes. Seul parmi les exterminationnistes, Jean-Claude Pressac a essayé de prouver que les gazages homicides, comme l'incinération des corps des victimes était techniquement possible (3). L'argumentation de Pressac a été réfutée par Carlo Mattogno et Robert Faurisson (4), et ceux qui le veulent ont la possibilité de comparer leurs arguments respectifs. Une telle comparaison parle d'elle-même. Lorsqu'ils discutent de ce sujet avec des opposants ou des sceptiques, les révisionnistes sont invariablement confrontés à la même question: "qu'est-il arrivé aux juifs manquants s'ils n'ont pas été gazés?" C'est le dernier argument exterminationniste qui mérite un tant soit peu qu'on s'y attarde aujourd'hui. Les révisionnistes ne doivent pas se contenter de démontrer ce qui n'est pas arrivé mais doivent aussi expliquer, preuves à l'appui, ce qui s'est produit, i.e. ce qu'il est advenu des juifs manquants. Dans mon rapport aujourd'hui je vais me concentrer sur cet aspect. Il va de soi que je ne suis pas en mesure d'apporter une réponse complète et détaillée à cette question. Si nous possédions des masses de documents allemands qui décrivent cet aspect il n'y aurait pas de conférences révisionnistes puisque tout serait déjà dit. Cependant, la documentation concernant cet aspect est incomplète et nous en sommes à la rassembler fragment par fragment. La première phase du révisionnisme, la phase "destructive" qui consiste à réfuter l'"Holocauste" est déjà derrière nous et nous en somme maintenant à la deuxième phase , plus difficile il va de soi. Bien que certains auteurs comme Arthur Butz, Walter Sanning, Steffen Werner, Enrique Aynat et Jean-Marie Boisdefeu ont fait figure de pionniers, cette deuxième phase n'en est qu'à ses débuts. 2. Le nombre de juifs déportés à Auschwitz, les morts et les survivants selon Franciszek Piper.Peu apès l'occupation d'Auschwitz par les soviétiques, ces derniers affirmèrent que quatre million de personnes étaient mortes à cet endroit. (5) Ce chiffre absurde ne fut accepté à l'Ouest par aucun historien ayant un tant soit peu le respect de lui-même; Cependant il fut défendu comme le chiffre réel en Pologne jusqu'à 1990. En 1993, le chef de la division de recherches historiques du musée d'Auschwitz, Franciszek Piper, publia un ouvrage dont le titre était Die Zahl der Opfer von Auschwitz [Le nombre de victimes d'Auschwitz]. (6) L'étude de Piper est probablement la plus documentée parmi celles qui ont été faites par les historiens orthodoxes. Contrairement à des auteurs comme Raul Hilberg, qui ne juge pas nécessaire de prouver les chiffres qu'il avance (7), Piper explique en détail ce qui l'amène à un tel chiffre. Piper affirme que 1.3 million de prisonniers ont été amenés à Auschwitz et que seulement 400,000 d'entre eux ont été immatriculés. Parmi ceux-ci on retrouve 1.095 million de juifs dont 205,000 sont enregistrés et 890,000 ne le sont pas. Selon Piper, des 400,000 détenus enregistrés, juifs et non juifs, 200,000 ont survécu. Il trouve aussi que la moitié de ces derniers sont juifs. Puisque la quasi totalité des juifs non immatriculés ont normalement été gazés, le chiffre total des victimes atteint donc 1,1 million de personnes selon celui-ci. (8)Jean-Claude Pressac a réduit de façon substantielle le chiffre de Piper. Dans l'édition allemande (1994) de son deuxième livre (Die Krematorien von Auschwitz) il donne une fourchette pour le nombre total de victimes se situant entre 631,000 et 711,000, (9) mais il ne lui fut pas permis de citer ce chiffre dans l'anthologie Anatomy of the Auschwitz Death Camp, (10) un ouvrage rassemblant ses travaux et ceux d'autres historiens orthodoxes. (11) Etant donné ceci, ont peut conclure que les statistiques de Piper représentent quelque chose d'un peu plus proche d'une "source officielle". Les conclusions de Piper sur le nombre de juifs immatriculés et non immatriculés reposent sur des éléments matériels solides. Ses conclusions sur le nombre de victimes par contre sont sévèrement critiquées: Carlo Mattogno et Franco Deana obtiennent un chiffre beaucoup plus bas que celui de Piper. En 1994 ils ont estimé le nombre total de personnes décédées, juifs et non juifs -, à 160,000 ou 170,000. (12) Carlo Mattogno, le chef de file des révisionnistes concernant Auschwitz, travaille actuellement sur une étude détaillée concernant la mortalité pour ce camp et révise légèrement à la baisse son estimation de 1994. (13) Donc, concernant le nombre de détenus immatriculés décédés, Piper arrive à un chiffre qui diffère de celui de Mattogno, mais de quelques dizaines de milliers. Cet écart n'est pas substantiel si on le compare à l'écart existant pour les déportés non immatriculés donnés comme gazés. Piper affirme qu'en plus des 890,000 juifs non immatriculés existent aussi 115,000 non juifs qui n'ont pas été immatriculés non plus. Cette affirmation est discutable, mais on se concentrera surtout sur le sort de ces 890,000 juifs. Dans la plupart des cas on sait combien de juifs ont été déportés de tel ou tel pays grâce aux documents allemands de la seconde guerre mondiale, notamment les documents relatifs aux transports ferroviaires. On sait par exemple que 75,000 juifs ont été déportés de France (la majorité étaient des juifs réfugiés là dans les années 30 n'ayant pas la citoyenneté) et que de ceux-ci, 69,000 ont été envoyés à Auschwitz. (14) On peut estimer le nombre de déportés de plusieurs autres pays de façon relativement fiable, et les chiffres de Piper sont difficilement contestables. Pour deux pays cependant, la Pologne et la Hongrie, le chiffre des déportation est plus difficile à déterminer ce qui a entraîné un débat qui dure toujours. Les télégrammes envoyés à Berlin par Edmund Veesenmayer (15), l'envoyé spécial de Berlin à Budapest, donnent un chiffre de 438,000. Dans son célèbre ouvrage The Hoax of the Twentieth Century, (16) Arthur Butz conclut que ces documents (télégrammes) ont été en partie écrits après la guerre et en déduit que le chiffre réel est beaucoup plus bas - de l'ordre de quelques dizaines de milliers. J'aborderai cette question plus en détail ultérieurement, pour le moment je me contenterai de dire que si j'ai publiquement endossé la thèse de Butz dans mon livre Der Holocaust Schwindel (17) je considère désormais celle-ci comme probablement non valide et j'accepte le chiffre de 438,000 comme hypothèse de travail. Le nombre de juifs polonais déportés tel que donné par Piper est probablement beaucoup trop élevé. Piper prend le chiffre donné par la deuxième édition du Kalendarium de Danuta Czech (18) , soit 225,000 et y ajoute les juifs déportés de Lodz vers Auschwitz puisque Danuta Czech ne les a pas comptés. Pour lui ce chiffre varie entre 55,000 et 65,000 ce qui donne 280,000 à 290,000, un chiffre qu'il arrondit à 300,000. Mais en fait ce chiffre de 225,000 doit être réduit de 43,000. Environ 30,000 juifs sont arrivés à Auschwitz en provenance d'autres camps de travail en Pologne, et Piper les compte deux fois! 13,000 juifs polonais prétendument déportés là dans des wagons hermétiquement clos et gazés dès leur arrivée n'existent que dans l'imagination de certains "témoins". Il sont, si l'on peut dire, des gens inexistants comme George Orwell dirait. Finalement le nombre de juifs déportés de Lodz est grandement exagéré et n'excède pas 20,000. (19) Pour cette raison, on doit retrancher 100,000 personnes au chiffre de 300,000 tel que donné. Résumons donc: selon F. Piper, 1.1 million de juifs ont été déportés à Auschwitz, dont 300,000 juifs polonais. De ce chiffre nous devons soustraire 100,000 en acceptant son estimé pour les autres pays, y compris la Hongrie, à tout le moins pour le moment. On arrive donc à un million de juifs déportés vers ce camp. 200,000 de ceux-ci ont été immatriculés. Selon Piper, la moitié ont survécu même si Mattogno et Deana obtiennent un pourcentage de survivants un peu plus élevé. Selon les historiens orthodoxes, les 800,000 juifs restants ont été envoyés à la chambre à gaz. Selon les télégrammes de Veesenmayer, environ la moitié de ces 800,000, soit 410,000 provenaient de la Hongrie alors que 28,000 juifs hongrois ont été immatriculés à Auschwitz. Je reviendrai sur la question des juifs hongrois plus tard, mais je me concentrai sur les juifs non immatriculés en provenance d'autres pays. 3. Les juifs non immatriculés en provenance d'autres pays que la Hongrie.Comme vous le savez plusieurs documents allemands écrits pendant la guerre parlent de l'"Evakuierung" ou "Abschiebung" [évacuation, expulsion] des juifs. Par exemple le 21 août 1942, Martin Luther, le directeur du bureau des affaires étrangères, faisant référence à la décision d'Hitler prise deux ans plus tôt d'évacuer les juifs écrit ceci dans son mémorendum: (20)"Le fil conducteur de la politique allemande en ce qui a trait à la question juive a été de promouvoir la réinstallation des juifs par tous les moyens(..) L'évacuation des juifs s'est amorcée sur la base de cette 'Führerweisung' [directive du Fuehrer]. Il était logique d'inclure les juifs de pays ayant aussi adopté des mesures anti-juives(...) Malgré tout le nombre de juifs envoyés à l'Est était insuffisant pour combler les besoins en main d'œuvre ". Les historiens orthodoxes, qui interprètent 'évacuation' et 'relocalisation' comme du camouflage pour dire 'extermination' auront du mal à expliquer la référence au "manque de main d'œuvre ".. Plus difficile à expliquer encore, un nombre considérable de juifs de l'Ouest ont été envoyés dans la zone d'occupation allemande en Union Soviétique. Des déportations de juifs allemands et tchèques vers Riga et Minsk sont décrites par Raul Hilberg, et celui-ci mentionne l'aspect économique et le fait que ces juifs y travaillent. Il écrit aussi qu'il y a eu "une demande croissante pour la main d'œuvre juive" et que les juifs allemands ont travaillé à Riga pour la SS, l'armée, la marine, la Lutwaffe, les chemins de fer et des entreprises commerciales. (21) La déportation de ces juifs a eu lieu en décembre 1941. Le même mois Chelmo, le premier camp d'extermination selon les sources orthodoxes était ouvert et en mars 1942 un second prétendu camp d'extermination est ouvert à Belzec. Puisqu'un camp ne se bâti pas en un jour, la décision d'ouvrir ceux-ci a dû être prise quelques mois plus tôt. Selon Hilberg, tout indique qu'avant la fin de l'été 1941, au moins deux mois avant le début de la déportation des juifs allemands, Hitler a pris la décision d'anéantir les juifs. (22) Pourquoi alors les juifs allemands ont-ils été envoyés à Riga et Minsk plutôt qu'à Chelmo et Belzec? L'argument selon lequel on avait besoin de ceux-ci comme main d'oeuvre dans la zone d'occupation soviétique ne tient pas debout: comme Hilberg le mentionne, plusieurs de ceux-ci étaient "paralysés, invalides de guerre ou âgés de plus de 70 ans" (23). Récemment j'ai obtenu un article du "Israelitisches Wochenblatt der Schweiz" [Le périodique israélite se Suisse] daté du 16 octobre 1942 . A la page 10/11 il est dit ceci: "Depuis quelques temps la politique des allemands a été de dissoudre les ghettos en Pologne. Ce fut le cas pour Lublin, et maintenant c'est au tour de Varsovie. Nous ne savons pas actuellement jusqu'à quel point ce plan s'est concrétisé. Les gens dans ces ghettos sont déportés plus à l'est dans la zone d'occupation russe. Ils ont été partiellement remplacés par des juifs allemands(....) Un témoin oculaire qui se trouvait récemment dans le ghetto de Riga et qui a pu s'échapper affirme qu'il y a encore 32,000 juifs là-bas. Depuis l'invasion des milliers de juifs sont morts. On les force maintenant à travailler en dehors de la ville(...) Récemment, à Riga, on a remarqué que des transports de juifs en provenance de Belgique et d'autres pays de l'ouest arrivaient avant d'être réacheminés plus loin à l'est vers une destination inconnue." Dans la littérature officielle sur l'"Holocauste" on ne dit rien sur le transport de juifs polonais vers la zone russe occupée. Les juifs polonais ont normalement été gazés dans les "camps d'extermination". Les sources officielles ne parlent pas non plus de juifs belges envoyés à Riga. Selon l'Encyclopédie de l'Holocauste "La plupart des juifs (belges) furent tués à Auschwitz alors que quelques petits groupes furent déportés à Buchenwald, Ravensbruck et Belsen-Bergen" (24) Comme nous l'avons vu le Israelitisches Wochenblatt mentionne aussi des juifs d'autres pays de l'ouest qui transitèrent par Riga avant d'être réexpédiés plus à l'est. Mais selon l'histoire donnée, il y avait déjà six camps d'extermination en octobre 1942 - donc pourquoi les allemands ont-ils envoyés ces juifs vers la zone soviétique? Les défenseurs de la version officielle ne tentent même pas de répondre à cette question même si selon leur version les juifs belges n'auraient jamais dû être envoyés vers l'est. Il est évident que le camp d'Auschwitz a servi de camp de transit pour plusieurs juifs en provenance de Belgique et d'autres pays de l'ouest. Cet article d'un périodique juif suisse n'est pas un cas isolé. Deux auteurs révisionnistes, l'espagnol Enrique Aynat (25) et le français Jean-Marie Boisdefeu (26) ont trouvé d'autres exemples. En voici quelques uns. Un juif slovaque, Gisi Fleischman, rapporte en mars 1943 que dans la région de Lublin, il a rencontré des juifs slovaques et belges. (27) En se basant sur un témoin oculaire du nom de I. Hertz, le Comité Juif Antifasciste d'URSS rapporte en 1946 que des juifs français et belges ont été déportés en Ukraine en 1942. (28) Dans le numéro d'avril 1944 du journal communiste clandestin Notre Voix, la nouvelle suivante fut rapportée: (29) "Un message qui fera plaisir à tous les juifs de France a été diffusé par Radio Moscou. Qui d'entre nous n'a pas un frère, une sœur, un cousin parmi les juifs qui ont été déportés de Paris? Et qui ne sera pas réjoui d'apprendre que 8,000 d'entre eux ont été rescapés par la glorieuse armée rouge? L'un d'entre eux a expliqué à Radio Moscou comment il a été sauvé de la mort, tout comme 8,000 autres juifs de Paris. Ils se trouvaient en Ukraine lors de la dernière offensive soviétique et les bandits SS voulaient les abattre avant de se replier de cette région" Maintenant quelqu'un objectera qu'il ne s'agit pas de documents allemands et qu'on ne peut en tirer aucune conclusion, mais ceci donne beaucoup plus de poids à la thèse selon laquelle Auschwitz a partiellement servi de camp de transit. Pourquoi un journal clandestin communiste français aurait-il publié un article en inventant ce sauvetage de 8,000 juifs en Ukraine? Et pourquoi le Comité Juif Antifasciste d'URSS aurait-il diffusé des informations fausses à propos des juifs belges et français envoyés en Ukraine? Il n'y a aucune raison valide qui vienne à l'esprit. Il y a aussi des documents allemands qui parlent de cette relocalisation des juifs d'Europe de l'Ouest dans cette région. Le 28 août 1942 une conférence eu lieu a Berlin pour discuter des modalités de cette déportation. Le premier septembre 1942, l'un des participants de cette conférence, le SS-Untersturmführer Ahnert présente à Paris un document qui contient les commentaires suivants concernant le sort des juifs apatrides qui se sont réfugiés en France avant 1940 (30) "L'Obersturmbannführer SS Eichmann a fait savoir lors de cette discussion que le problème causé par cette évacuation (les juifs apatrides) sera résolu d'ici à la fin de l'année. La fin de juin 1943 est considérée comme une date limite pour le transfert des autres juifs étrangers(...) L'Obersturmbannführer SS Eichmann demande l'achat des baraques qui ont été commandées par le commandant de la sécurité à la Hague. Le camp sera construit en Russie. Le transfert des baraques peut se faire à raison de 3 à 5 baraques pour chaque train de transport." L'implication de ce document est claire: seule une partie des juifs transportés à Auschwitz devait y rester pour y travailler, les autres devaient être transportés plus à l'est où un camp serait bâti sur place. Les matériaux nécessaires à l'édification de ce camp devaient être en partie transportés par le même train que celui qui amenait les juifs.. Dans son mémorial sur la déportation des juifs de France, Serger Klarsfeld mentionne un transport de mai 1944 où 878 juifs français doivent être envoyés à Reval (Talin), Estonie, ainsi qu'à Kaunas, Lithuanie. Parmi les déportés on retrouve des enfants de 12 à15 ans, trop jeunes pour travailler en général. Pourquoi donc les a-t-on envoyés vers les Etats Baltes? Il ne s'agit pas du seul document qui suggère que les juifs inaptes au travail ont été envoyés à l'Est plutôt que d'être gazés. Dans un autre document se trouvant aux Archives du Centre de Documentation juive contemporaine de Paris , daté du 21 juillet 1942 on trouve: (31) "Le 20 juillet 1942 l'Obersturmbannführer SS Eichmann et l'Obersturmführer SS Nowak de la RSHA [Reichssicherheitshauptamt] IV B4 ont téléphoné. Avec l'Obersturmbannführer Eichmann, la question de la relocalisation des enfants a été discutée, et il a été décidé qu'aussitôt que les transports vers le Gouvernement Général seront de nouveau possibles, les enfants y seront envoyés. L'Obersturmführer SS Nowak assure que d'ici à la fin d'août, début septembre environ 6 transports à destination du Gouvernement Général seront possibles. Ils contiendront des juifs de tous types (incluant ceux inaptes au travail et des juifs âgés)." Bien sûr, ce document embarrassant n'est jamais, jamais cité dans la littérature orthodoxe sur l'"Holocauste". Le document mentionne un transport de juifs incluant des gens inaptes au travail vers le Gouvernement Général, et Auschwitz ne faisait pas partie du Gouvernement Général mais plutôt de la partie ouest de la Pologne annexée par l'Allemagne en 1939. Les inaptes au travail n'étaient pas envoyés à Auschwitz mais plus à l'est, donc vers un ghetto. L'argument selon lequel ils auraient pu être exterminés dans des camps plus à l'est ne tient pas puisqu'il n'y aurait eu aucune raison pour envoyer ces gens beaucoup plus loin afin de les exterminer dans les 'chambres à gaz' de Treblinka si les 'chambres à gaz' d'Auschwitz étaient disponibles. Nous sommes convaincus qu'en 1945, les vainqueurs de la guerre ont pris des mesures pour expurger et détruire autant que possible les documents allemands qui pouvaient contredire la thèse de l'extermination et c'est pourquoi de tels documents sont rares et ne surgissent qu'un à un après de laborieuses recherches. C'est vraisemblablement pour cette raison que pratiquement aucun document n'a survécu concernant les camps de Treblinka, Sobibor et Belzec. Ces camps étaient à peu près certainement des camps de transit où des juifs polonais surtout, mais aussi parfois des juifs de l'Ouest devaient séjourner brièvement avant d'être réexpédiés plus à l'Est. Une documentation beaucoup plus abondante a survécu pour Auschwitz simplement parce que ce camp avait aussi une autre fonction majeure, soit la production industrielle. Il n'y a aucun doute que l'un des buts de Treblinka était son utilisation comme camp de transit pour des juifs transférés vers Lublin; ceci est corroboré par de nombreux rapports de témoins; Un juif polonais du nom de Samuel Zylbersztain relate en 1968 qu'en 1943 il fut transféré de Treblinka vers Majdanek avec un groupe de 500 autres juifs. (32) Bien sûr selon la version orthodoxe Treblinka était purement un camp d'extermination et à l'exception d'une poignée de "Arbeitsjuden" (travailleurs juifs) tous les juifs envoyés là étaient immédiatement mis à mort. Mais alors pourquoi Zylbersztain a-t-il été envoyé à Majdanek? Certainement pas pour y être gazé, puisqu'il a survécu à son deuxième "camp d'extermination", et après cela à huit autres camps de concentration! On a un exemple vivant de l'absence de programme d'extermination. Dans son intéressant ouvrage "Die zweite babylonische Gefangenschaft" (La Seconde Captivité de Babylone) (33) Stephen Werner donne de multiples indications concernant la déportation de juifs de différents pays vers la Russie Blanche. Par exemple, il cite le paragraphe suivant d'un livre publié en Allemagne de l'Est en 1976 dans lequel les mémoires d'anciens partisans soviétiques et de résistants allemands antifascistes sont présentés: (34) "Dans la grande confrérie des partisans de Biélo Russie des tchèques, slovaques, français, yougoslaves, grecs, hollandais, espagnols, autrichiens et allemands se battaient courageusement contre le fascisme"(*) Comment des antifascistes de tous ces pays pouvaient-ils se battre à cet endroit s'ils n'y avaient pas été déportés au préalable? En dépit de certaines erreurs, le livre de Werner et un point de départ intéressant pour des recherches ultérieures (35) *Note du traducteur: Werner donne une explication toute simple pour les juifs espagnols, à savoir que plusieurs anciens combattants communistes ou partisans des républicains espagnols se sont réfugiés en France après la victoire de Franco. Comme ils n'avaient pas la citoyenneté française, ils ont été parmi les premiers déportés après l'invasion allemande. Finalement, il faut aborder une question qui n'est pas sans importance: qu'est-il arrivé à ces juifs déportés en Russie? Sans aucun doute leur taux de mortalité a été élevé puisque plusieurs des déportés étaient âgés et que les conditions de vie ainsi que les privations provoquées par la guerre ont joué. Il est possible que beaucoup de juifs polonais ont décidé de rester en URSS puisque la Pologne a subi des destructions importantes durant la guerre, que les juifs n'y étaient pas la bienvenue et finalement parce que ces juifs étaient souvent citoyens russes avant la première guerre mondiale alors que la Pologne n'existait pas. Mais je ne crois pas probable que les juifs de l'Ouest soient restés en URSS de leur plein gré. Werner et Boisdefeu suggèrent que ces juifs de l'Ouest qui ont survécu à la déportation ont vraisemblablement été déportés vers des camps en Sibérie par les soviétiques. A l'époque, Staline supportait déjà le mythe de l'extermination des juifs dans les chambres à gaz et un retour massif de ceux-ci à l'Ouest aurait mis en danger la légende. Cependant, Werner et Boisdefeu ne peuvent pas prouver leur hypothèse. Une clarification de cette question ne peut être faite qu'à l'aide des archives de l'ex URSS et de plusieurs pays de l'ancienne zone soviétique. Pour les révisionnistes, il y a un certain espoir qu'un futur gouvernement nationaliste et antisioniste rendra un jour ces documents publics. Je n'ai pas besoin de vous expliquer les conséquences politiques dramatiques d'une telle décision. 4. Les juifs hongrois non immatriculésIl est généralement accepté que les juifs hongrois ont été l'objet de trois vagues de déportations en 1944. Entre le 15 mai et le 9 juillet, des déportations massives à l'extérieur de Budapest ont eu lieu. Comme je l'ai déjà mentionné, le plénipotentiaire spécial Veesenmayer , dans ses télégrammes, donne le chiffre de 438,000 juifs déportés, soit la moitié de la population juive de l'époque (comme nous le savons la Hongrie de l'époque était beaucoup plus vaste que celle d'aujourd'hui puisqu'elle englobait des régions de Tchécoslovaquie, Yougoslavie et Roumanie annexées en 1939-1940). Comme la situation sur le front se dégradait, le chef de ce pays, l'amiral Miklos Horthy ordonna de mettre fin aux déportations le 9 juillet 1944, et les juifs de Budapest, qui devaient former le lot suivant de déportés, furent épargnés. Durant la seconde moitié de juin 20,000 juifs furent transportés vers le camp de Strasshof près de Vienne et la plupart ont survécu à la guerre. (36)En octobre, après la chute de Horthy et la venue au pouvoir des croix fléchées fascistes de Ferenc Szalasi, des milliers de juifs de Budapest furent forcés de marcher vers la frontière avec le Reich afin de construire des remparts contre les chars soviétiques. Un nombre considérable d'entre eux ont dû périr, mais puisque ces événements n'ont rien à voir avec le prétendu "Holocauste" aux mains des allemands, je ne m'y attarderai pas. Je vais me concentrer sur la première déportation massive. Selon la version donnée, tous les juifs déportés entre mai et juillet ont été gazés à Auschwitz à l'exception de 28,000 juifs qui y ont été enregistrés. En 1983, l'historien juif français Georges Wellers a donné un chiffre de 409,640 juifs hongrois tués à Auschwitz. (37) Wellers, un homme d'une grande compétence en matière de documents mais d'une rigueur morale douteuse, se livre a une supercherie délibérée en citant ce chiffre. Déjà en 1964, Danuta Czech dans la première édition du Kalendarium révélait l'existence d'un camp de transit à Auschwitz-Birkenau. (38) Pour la date du 14 juillet 1944, D. Czech écrivait: "les juifs non immatriculés (les juifs "en transit") ne reçurent pas un numéro de détenu. Ils furent logés temporairement dans le camp BIIc, le camp des gitans BIIe d'un camp appelé 'Mexico' par les prisonniers. Ce dernier était le troisième secteur - non terminé- qui était désigné sur les plans par BIII (Bauabschnitt III).. C'est là que les femmes furent logées". Ceci donne une indication claire que plusieurs juifs de Birkenau ne furent ni enregistrés ni gazés mais furent transférés ailleurs. Pour la date du 22 août 1944, D. Czech relate que 30,000 juifs hongrois se trouvaient au camp de transit. Il est absolument impossible que Wellers ait pu ignorer une telle chose. Ce même Wellers a l'impudence de qualifier Rassinier et Faurisson de 'falsificateurs de l'histoire"! Concernant les juifs hongrois "gazés" à Auschwitz, les historiens orthodoxes amènent des évaluations contradictoires: L'encyclopédie de l'Holocauste affirme que "la plupart" de ces juifs furent gazés dès leur arrivée à ce camp mais se garde de donner un chiffe quelconque. (39) Raul Hilberg affirme aussi que "la grande majorité" des déportés furent gazés à Auschwitz dès leur arrivée (40) mais 300 pages plus loin il se contredit en évaluant le nombre de juifs hongrois décédés à "plus de 180,000" (41) ce qui implique que la majorité des déportés ont survécu, mais où? Hilberg mentionne que "plusieurs milliers" furent transférés ailleurs (42). Il ne donne aucune précision sur cet "ailleurs". Jean-Claude Pressac fixe arbitrairement ce nombre à 292,000. (43) Toutes ces évaluations sont strictement impossibles puisque la crémation d'un nombre aussi considérable de gens dans un laps de temps aussi court ne pouvait se faire, et les miracles ne se produisaient pas non plus sous le troisième Reich. En 1944, quatre crématoires (soit 46 moufles) fonctionnaient à Birkenau. Comme Mattogno l'a démontré, un maximum de 20 corps pouvait être atteint pour un moufle en 24 heures, la capacité limite étant donc de 920 corps par jour. Si quelqu'un accepte les allégations d'extermination alors on doit réajuster cette évaluation vu la présence d'un certain nombre d'enfants et ce total doit être multiplié par 1.2. La capacité théorique maximale est donc de 1,104 corps par jour (44). Pour un délai de 55 jours, le nombre maximums de crémations aurait été de 60,000. Mais même ce nombre est excessif puisque les documents ayant survécu à la guerre montrent que les fours de Birkenau furent sujets à de nombreux bris et qu'il fallait beaucoup de temps pour les réparer. On ne doit pas oublier non plus d'ajouter les corps de détenus qui sont morts de causes naturelles pendant cette période, il fallait bien incinérer ceux-là aussi. Même si nous prenons la figure la plus modeste donnée par un auteur exterminationniste, soit les 180,000 de Hilbeg, plus de 120,000 corps n'ont donc pu être incinérés. Ces impossibilités techniques ont même frappé les auteurs et défenseurs de l'"Holocauste" qui exagèrent continuellement la capacité des fours. En se basant sur des témoins oculaires comme Filip Müller, (45) ils affirment qu'une large fraction des gazés ont été brûlés en plein air. Grâce aux photos aériennes prises par les américains à deux reprises le 31 mai 1944, (46) nous savons que ces actions n'ont pu se dérouler cette journée là: il n'y a pas de traces de bûchers en plein air, de montagnes de corps, de fumée, de files de gens attendant devant les crématoires. Pourtant 15,000 juifs hongrois ont normalement été amenés vers Auschwitz ce jour là et 184,000 (si l'on prend l'estimation la plus élevée de 400,000 au total) dans les 14 jours précédents. Les documents allemands de l'époque démontrent clairement la raison derrière cette déportation massive: l'Allemagne avait un besoin urgent de main d'œuvre pour son industrie militaire. Le 9 mai 1944, Heinrich Himmler écrit dans une lettre destinée à la SS-WVHA [bureau chef de l'administration économique] que 10,000 soldats devaient être détachés afin de garder les travailleurs affectés au programme de construction Jäger, parce qu'autrement "le personnel nécessaire pour surveiller 200,000 juifs serait insuffisant". (47) Deux jours plus tard, le 11 mai 1944, Himmler explique avec plus de détails: (48) "Le Führer a ordonné que le Reichs-Führer-SS déplace 10,000 Wafen-SS et leurs officiers vers les camps afin de surveiller 200,000 juifs qui seront employés à de larges construction de l'Organistaion Todt et d'autres programmes militaires importants". En mentionnant le chiffre de 200,000 juifs, Himmler avait certainement en tête la déportation des juifs hongrois qui s'amorçait puisqu'aucune déportation massive d'autres pays n'avait lieu à ce moment. Le 15 août 1944, la SS-WVHA déclarait que l'internement de 612,000 prisonniers dans les camps était imminent. En plus de ce chiffre, un total de 90,000 avait été déporté dans le cadre de l'"action hongroise" Judenprogramm (49). Selon moi ces documents ne font pas que réfuter la version de l'extermination massive à Birkenau - qui était techniquement impossible de toute façon - ils réfutent aussi la thèse d'Arthur Butz présentée dans un chapitre se son livre, remarquable pour le reste. Butz pense que les télégrammes de Veesenmayer sont, pour la plupart, des falsifications. Pour supporter son affirmation, il avance plusieurs arguments, absence de photos aérienne montrant ces milliers de corps, système logistique et ferroviaire au bord de l'écroulement, etc.. Mais le plus important concerne un rapport de la croix rouge (ICRC) écrit en 1947 et qui décrit les opérations de cet organisme durant la guerre. (50) Dans ce rapport, la déportation massive de l'été 1944 n'est pas du tout mentionnée et l'auteur (du rapport) affirme que les tribulations et les ennuis des juifs hongrois ont réellement commencé en octobre 1944, lors de la deuxième vague de déportations. La délégation de la Croix Rouge était logée à l'époque dans les mêmes locaux que le Sénat Juif, et il est impensable que ce dernier n'ait pas informé le ICRC des mesures anti juives prises par les gouvernements hongrois et allemands. J'admet que ce rapport du ICRC me laisse perplexe. Mais même parmi la délégation de la Croix Rouge on pouvait certainement trouver des gens incompétents, et ce rapport a vraisemblablement été écrit par une telle personne. Les documents allemands de cette époque montrent que l'ampleur de cette déportation n'a pas été exagérée. Rappelons donc: en mai, Himmler, se référent à Hitler, parle d'un projet d'intégration de 200,000 juifs à l'effort de guerre. Le 15 août l'internement de 90,000 juifs hongrois dans les camps est imminent et une semaine après 30,000 juifs de Hongrie sont encore dans le camp de transit de Birkenau. Comme le pourcentage de gens inaptes au travail parmi ces déportés était sans nul doute important, ceci suggère que des centaines de milliers de juifs ont été déportés. Les télégrammes de Veesenmayer donnent le chiffre de 438,000 et une falsification destinée à accuser le régime nazi n'aurait eu de sens que si le chiffre réel des déportés avait été beaucoup plus bas. Si, par exemple, 350,000 juifs hongrois ont été déportés, la différence serait tellement faible qu'il serait ridicule d'élaborer une falsification aussi sophistiquée pour ajouter 88,000 aux télégrammes d'origine. Un autre argument est que le chiffre de Veesenmayer est corroboré presqu'à 100% par les listes de transport émanant de Laszlo Ferenczy, le chef de la police hongroise qui plaçait le nombre total à 435,000. Ces documents ont été utilisés au procès d'Eichmann à Jérusalem. (51) Quand Carlo Mattogno et moi-même avons visité les archives nationales hongroises en mars 1999, nous nous sommes fait dire que les listes de transports avaient disparus dans les caves d'un ministère non identifié. Lors d'une conversation privée, un des experts de l'"Holocauste" les plus réputés en Hongrie nous a affirmé que cette disparition avait pour cause des "intrigues politiques". Quelqu'un pourrait supposer que ces listes ont disparues parce que le chiffre total des déportés était plus bas que celui qui est généralement donné. Bien que cette hypothèse ne puisse être exclue totalement, il me semble plus probable que ces documents ont disparus parce qu'ils donnent la destination de ces transports et que cet aspect serait trop embarrassant pour l'historiographie officielle. S'il émanait des rapports de Ferenczy qu'une partie des déportés n'était pas envoyée vers Auschwitz mais vers d'autres camps cela poserait un problème aux défenseurs de l'"Holocauste" puisque Auschwitz était le seul "camp d'extermination" restant à l'époque et que leur thèse s'écroulerait. (52) Dans ce contexte, les listes de transport classées dans les archives de l'ancien camp de Stutthof sont d'un intérêt majeur. De ces listes on apprend qu'entre le 29 juin et le 28 octobre 1944 un total de 48,619 personnes, surtout des femmes, ont été envoyés vers ce camp situé à l'est de Dantzig. 25,043 d'entre elles provenaient de deux camps des Etats Baltes, Kaunas (Lithuanie) et Riga (Lettonie). Ces prisonniers ont été évacués suite à l'avance de l'Armée Rouge. Les 23,566 prisonniers restants furent envoyés à Auschwitz. (53) Pour trois transports importants en provenance d'Auschwitz (14,16 et 28 août) nous avons une liste plus ou moins complète des noms et de la nationalité de ces déportés. Plus de 99% des prisonniers des deux premiers convois étaient des juives hongroises. Combien d'entre elles ont été enregistrés à Auschwitz, et combien sont passées par le camp de transit sans être enregistrées demeure un mystère. Etonnamment, plusieurs des juives transférées des Etats Baltes vers Auschwitz étaient de nationalité hongroise! Plus de 90% des 793 juives constituant le convoi du 4 août en provenance de Kaunas étaient de citoyenneté hongroise. Un certain nombre de juives hongroises étaient aussi présentes dans deux convois allant de Riga à Stutthof ( 9 août et 1 octobre). Ce fait est passé sous silence dans la littérature sur l'Holocauste. Il est possible que ces juives furent envoyées vers les Etats Baltes via la jonction Auschwitz, mais il est aussi possible qu'elles furent envoyées directement en Lithuanie et Lettonie à partir de la Hongrie. Là elles travaillèrent sans aucun doute à l'effort de guerre allemand, probablement l'organisation Todt, avant que le rapprochement du front et l'imminence de l'arrivée des troupes russes ne force les allemands à évacuer celles-ci vers Stutthof. A cet endroit elles furent employées dans de nombreux sous camps, pour l'industrie de guerre surtout mais aussi dans l'agriculture. (54) Ces fragments mis bout à bout donnent une vision globale des événements qui se sont déroulés entre mai et juillet 1944. Bien que cette description comporte encore certaines lacunes et zones d'ombre, elle est cependant cohérente et logique. Environ 438,000 juifs ont été déportés de Hongrie. Cette déportation a pour origine la pénurie dramatique de main d'oeuvre à laquelle l'Allemagne faisait face à une époque où pratiquement tous les hommes valides se trouvaient sur le front. Des raisons de sécurité ont certainement jouées également. A cette époque l'invasion de la Hongrie par l'Armée Rouge n'était plus qu'une question de temps et les nombreux juifs présents en Hongrie auraient fait cause commune avec les soviétiques (nous pouvons difficilement les blâmer pour cela). Pour un grand nombre de déportés, la destination était Auschwitz. 28,000 de ces juifs ont été immatriculés là-bas, les autres ont soit été stationnés dans des camps de transit où ont été envoyés vers d'autres camps de travail. En mars 1999, Carlo Mattogno et moi avions rencontrés l'un de ces anciens déportés à Budapest. Il nous affirma qu'il avait passé quelques jours à Auschwitz avant d'être envoyé au camp de travail de Gross-Rosen en Silésie. Dans la traduction allemande du deuxième livre de Pressac, on trouve cette phrase: (55) "A la fin de la guerre, selon l'Encyclopédie Judaica, des juifs hongrois se trouvaient dans 386 camps de concentration et de travail ainsi que des unités de travail distinctes où ils ont pu survivre après avoir souffert le martyre. On les voyait partout, de quelques centaines dans les unités de travail à des dizaines de milliers dans les camps les plus importants". Nous ne voyons aucune raison de douter de la véracité de cette affirmation. Une question cruciale qui n'a pas été résolue est: où ces gens ont-ils été logés? Le camps de Birkenau n'aurait tout simplement pas pu tous les accommoder. Nous ne connaissons aucun document décrivant un camp spécifique à l'extérieur d'Auschwitz où ces gens auraient été envoyés. Si un ou de tels documents ont existés, ils ont certainement été détruits ou cachés par les vainqueurs de la guerre puisque de tels documents auraient été incompatibles avec la légende des gazages massifs de juifs hongrois à Birkenau. Le fait qu'il y ait eu plusieurs enfants parmi les déportés s'explique très probablement par la politique allemande de ne pas séparer les familles (il aurait certainement été préférable pour ces enfants qu'on les confie à des familles chrétiennes mais ceci est une question à part). Les enfants juifs n'ont certainement pas été éliminés parce qu'ils étaient des "bouches inutiles", comme la version officielle le répète constamment. La preuve de ceci se trouve dans les documents que moi et Mattogno avons trouvés dans les archives russes. Je fait référence à un rapport de 217 pages publié au début de 1945, après la libération d'Auschwitz. Ce rapport fut rédigé en allemand sous l'auspice des soviétiques par quatre anciens détenus, les médecins juifs:Lebovits,Weil,Reich et Bloch. Il contient 1,000 noms de détenus presque exclusivement juifs ainsi que leur âge et la date de leur emprisonnement. Ces prisonniers se trouvaient à l'hôpital d'Auschwitz le 27 janvier 1945 lorsque l'Armée Rouge est entrée dans le camp. Parmi ces patients se trouvaient 97 garçons et 83 filles âgés de 1 à 15 ans. (56) Deux d'entre eux étaient un petit garçon juif hongrois de 3 ans, J.J. Malek (57), et une petite fille hongroise de 11 ans, R.M. Salomon (58). Le premier était arrivé à Auschwitz en mai 1944, la dernière en juillet de la même année. Si l'histoire donnée habituellement était véridique, ces deux enfants n'auraient jamais passé le cap de l'année 1945. Il n'est pas possible dans ces circonstances de se faire une idée juste du nombre réel de juifs hongrois qui ont péri, mais le chiffre est vraisemblablement de l'ordre de quelques dizaines de milliers. Il est bien connu qu'un grand nombre de prisonniers sont morts de maladie de façon tragique pendant les derniers mois de la guerre. On ne peut pourtant pas dire que les juifs hongrois furent une espèce en voie de disparition dans la Hongrie d'après guerre. Ils dominèrent presque entièrement le parti communiste et la redoutable police secrète durant les premières années de la tyrannie imposée par un juif, Matyas Rakosi. A une certaine époque, au début des années 50, il n'y avait qu'un seul non juif au comité central du parti communiste hongrois. Une blague populaire à l'époque disait qu'on l'avait nommé là parce que quelqu'un au comité devait être en mesure de signer les condamnations à mort le jour du Sabbat. 5.ConclusionLes révisionnistes ont complètement anéanti la légende de l'extermination et des chambres à gaz à l'aide d'arguments techniques et historiques, mais leur tâche ne fait que commencer. Jusqu'à ce jour, ils n'ont réussi que partiellement à démontrer ce qui est réellement arrivé aux juifs durant la seconde guerre mondiale. Plusieurs révisionnistes considèrent que l'ouvrage de Walter Sanning, The Dissolution of Eastern European Jewry (59) paru en 1983 est la réponse définitive à cette question. Sanning a certainement fait un travail impressionnant, et aucun révisionniste ne peut se permettre de l'ignorer. Cependant, ce que j'ai dit à propos de l'ouvrage d'Arthur Butz The Hoax of The Twentieth Century peut s'appliquer également à l'étude démographique de Sanning. Même un travail hors du commun peut contenir certaines erreurs. Le livre de Sanning a deux failles: L'auteur de tient pas compte du rapport Korherr (60), le document allemand le plus important concernant les mouvements de population juive pendant la guerre, et il se base trop sur les source soviétiques.Par exemple, il se base beaucoup sur David Bergelson, le président du Comité Antifasciste Juif, pour qui 80% des juifs ont été évacués par l'Armée Rouge avant l'arrivée de la Wemacht et donc n'ont jamais été sous domination allemande. Sanning ne prend pas en considération la possibilité que Bergelson a pu exagérer le nombre de juifs évacués de façon à créer une image flatteuse de l'Armée Rouge. Les affirmations de la propagande communiste forment une base chancelante pour qui veut faire des projections démographiques solides. Des progrès décisifs concernant la description des mouvements de populations juives et le calcul de leurs pertes durant la guerre ne pourront survenir que lorsque les historiens auront accès à des documents qui dorment dans les archives des pays de l'Est. Lorsque je dis "historiens", je veut dire naturellement révisionnistes, parce que nos opposants ne s'attelleront certainement pas à cette tâche. 1. Pour les témoignages, voir Manfred Köhler, "Der Wert von Aussagen und Geständnissen zum Holocaust" in; Ernst Gauss, Grundlagen zur Zeitgeschichte, Grabert, Tübingen 1994, as well as Jürgen Graf, Auschwitz. Tätergeständnisse und Augenzeugen des Holocaust, Neue Visionen, Würenlos/Switzerland 1994. 2. Panstwowe Muzeum w Oswiecimiu, Syg. DAuI-III-5/1, 5/2, 5/3, 5/4. 3. Jean-Claude Pressac, Auschwitz. Technique and Operation of the Gas Chambers, Beate Klarsfeld Foundation, New York 1989; Jean-Claude Pressac, Les crématoires d'Auschwitz. La machinerie du meurtre de masse, CNRS, Paris 1993. 4. Robert Faurisson dans Revue d'Histoire Revisionniste, no. 3 (November 1990/January 1991); Robert Faurisson et Carlo Mattogno in Herbert Verbeke, Auschwitz: Nackte Fakten. Eine Erwiderung an Jean-Claude Pressac, Vrij Historisch Onderzoek, Berchem 1995. 5. URSS-008. 6. Franciszek Piper, Die Zahl der Opfer von Auschwitz, Verlag Staatliches Museum in Oswiecim, 1993. 7. Hilberg affirme que plus de 1.25 million de gens (un million de juifs et plus de 250,000 non juifs) sont morts à Auschwitz (Die Vernichtung der europäischen Juden, Fischer Taschenbuch Verlag, Frankfurt am Main, 1997, S. 955, 956), mais ne donne pas de sources concernant ce chiffre. 8. Piper, p. 200-202. 9. Die Krematorien von Auschwitz, Piper Verlag, Munich/Zurich 1994, p. 202. Dans Les crematoires d'Auschwitz (CNRS, Paris 1993, p. 148) Pressac mentionnait un chiffre plus élevé( 775,000 à 800,000). 10. Yisrael Gutman et Michael Berenbaum (Hg.), Anatomy of the Auschwitz Death Camp, Indiana University press, Bloomington and Indiana 1994. 11. Faurisson in Siegfried Verbeke, Auschwitz: Nackte Fakten, p. 163. 12. Carlo Mattogno et Franco Deana, Die Krematoriumsöfen von Auschwitz und Birkenau, in: Ernst Gauss, Grundlagen zur Zeitgeschichte, Grabert Verlag, Tübingen 1994, p. 307. 13. Cette étude paraitra à l'été 2000. 14. Serge Klarsfeld, Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Paris 1978, sans numérotation de page. 15. NG-5615. 16. Arthur Butz, The Hoax of the Twentieth Century, Historical Review press, Chapel Ascote 1977. 17. Gideon Burg Verlag, Basel 1993. 18. Danuta Czech, Kalendarium der Ereignisse im Konzentrationslager Auschwitz-Birkenau 1939- 1945, 2nd edition, Rowohlt, Reinbeck bei Hamburg 1989.. 19. Plus d'informations seront données dans une étude à venir sur le nombre de morts d'Auschwitz, par Carlo Mattogno. 20. NG-2586. 21. Raul Hilberg, Die Vernichtung..., p. 377. 22. ibid, p. 420/421. 23. ibid, p. 377. 24. E. Jäckel, P. Longerich, J. Schoeps, Enzyklopädie des Holocaust, Argon, Berlin 1993, p. 170. 25. Enrique Aynat, Estudios sobre el "Holocausto". La deportación de judiós de Francia y Bélgica en 1942, Gráficas Hurtado, Valencia 1994. 26. Jean-Marie Boisdefeu, La Controverse sur l'Extermination des Juifs par les Allemands, Tome 2: Réalités de la "Solution finale", Vrij Historisch Onderzoek, Antwerp 1996. 27. M.D. Weissmandel, Min Hametzar, cité de Aynat, Estudios..., p. 58.. 28. The Black Book. The Nazi Crime Against the Jewish People, New York 1946, p. 198, cité de Aynat, Estudios, p. 58. 29. Photocopié dans Boisdefeu, La controverse..., p. 86. 30. Centre de Documentation juive contemporaine de Paris, XXXVI-59. Le document est photocopié dans Boisdefeu, p. 78-80. 31. Centre de Documentation juive contemporaine, XXVI-46, photocopié dans Aynat, p. 86. 32. Samuel Zylbersztain, Pamietnik Wieznia dziesieciu obozow, in: Biuletyn Zydowskiego Instytutu Historycznego, no. 68, Varsovie 1968. 33. Steffen Werner, Die zweite babylonische Gefangenschaft. Das Schicksal der Juden im europäischen Osten, Selbstverlag, Pfullingen 1990. 34. In den Wäldern Belorusslands, East Berlin 1976, p. 9, cité de Werner, p. 89. 35. Werner pense ques des millions de juifs ont été déportés en Russie Blanche, ce qui est impossible. 36. Enzyklopädie des Holocaust, p. 1467. 37. Essai de détermination du nombre des juifs morts au camp d'Auschwitz, in: Le monde juif, October-December 1983, p. 153. 38. Hefte von Auschwitz, Wydawnictwo Panstwowego Muzeum w Oswiecimiu, No.8 (1964). 39. Enzyklopädie des Holocaust, p. 1467. 40. Hilberg, p. 1000. 41. ibid, p. 1300. 42. ibid, p. 999. 43. Pressac, Les crématoires d'Auschwitz, p. 147, 148. 44. Mattogno dans Siegfried Verbeke, Nackte Fakten, p. 115. 45. Filip Müller, Sonderbehandlung, Steinhausen, Frankfurt on the Main. 1979, p. 207 ff. 46. Records of the Defense Intelligence Agency (RG 373), mission 60/RPS/462 60 SQ, CAN D 1508, Exposure 3055, 3056, photocopié dans John Ball, Air photo evidence, Ball Resource Limited, Delta, B.C. Canada 1992. 47. NO-5689. 48. ibid. 49. NO-1990. 50. Documents sur l'activité du CICR en faveur des civils détenus dans les camps de concentration en Allemagne 1939-1945, Geneva 1947. 51. State of Israel Ministry of Justice, The Trial of Adolf Eichmann, Volume VI, Jerusalem 1994, Acts 1159, 1160, 1161 & 1163-1167. 52. Selon la littérature de l' " Holocauste" , Chelmno fut réactivé en juin et juiller 1944 pour une période de 21 jours, mais personne ne prétend que des juifs hongrois furent gazés là. Les prétendus gazages à Majdanek sont supposés avoir pris fin en novembre 1943. 53. Stutthof Archiwum Muzeum, I-IIB-8; Danuta Drywa, Ruch transportow miedzy KL Stutthof a innymi obozami, in: Zeszyty Sztutowo no. 9, 1990; J. Graf and C. Mattogno, Das Konzentrationslager Stutthof und seine Funktion in der nationalsonalistischen Judenpolitik, Castle Hill Publisher, Hastings 1999. 54. Graf et Mattogno, Das Konzentrationslager Stutthof, chapter 4. 55. J. C. Pressac, Die Krematorien von Auschwitz, p. 199, 200. 56. Gossudarstwenny Archiv Rossiskoj Federatsii, Moscow, 7021-108-23. 57. ibid, p. 181. 58. ibid, p. 183. 59. Institute for Historical Review, Torrance, 1983. 60. NO-5194. |
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