AAARGH
Une quinzaine de chefs d'Etat - mais aucun des pays riches - et les délégués de quelque 150 pays se sont retrouvés, vendredi 31 août, à Durban (Afrique du Sud) pour l'ouverture de la Conférence des Nations unies contre le racisme, qui durera jusqu'au 7 septembre. Les controverses sur le Proche-Orient et la question des réparations de la traite esclavagiste entachent les travaux.
Des délégués
de quelque 150 pays, dont une quinzaine de chefs d'Etat, se sont
retrouvés, vendredi 31 août, à Durban, en
Afrique du Sud, pour assister à la troisième Conférence
des Nations unies contre le racisme, la discrimination raciale,
la xénophobie et l'intolérance, dominée par
la polémique sur Israël et la question des réparations
de la traite esclavagiste. Egalement sujets de controverse : le
problème des castes - notamment en Inde -, l'annulation
de la dette du tiers-monde ou la situation des peuples indigènes.
Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser
Arafat, est arrivé jeudi soir à Durban, où
il a immédiatement eu une brève rencontre avec le
secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Les Palestiniens et certains participants arabes souhaitaient
voir le sionisme assimilé à du racisme ou, à
défaut, obtenir une condamnation des pratiques israéliennes
en Israël et dans les territoires palestiniens occupés
ou autonomes.
COLIN POWELL ABSENT
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell avait,
en conséquence, décidé de boycotter la conférence,
et Washington a envoyé une délégation de
rang intermédiaire pour tenter d'obtenir le retrait de
passages jugés anti-israéliens figurant dans les
documents préparatoires. En cas de succès, la délégation
pourrait alors participer à la conférence et éviter
un boycott américain complet.
Se faisant l'écho des préoccupations américaines,
le ministre canadien des affaires étrangères, John
Manley, a fait savoir qu'il ne se rendrait pas à Durban
car "nous n'avons jamais cru et nous continuons à
ne pas croire que cette conférence est un lieu approprié
pour singulariser un pays ou pour traiter de sujets spécifiques
à une région". La France est représentée
par Charles Josselin, ministre délégué à
la coopération et à la francophonie.
Le président cubain, Fidel Castro, pour sa part, est arrivé
jeudi soir à Durban pour assister à l'ouverture
de la conférence.![]()
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