AAARGH
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LA
GAZETTE DU GOLFE ET DES BANLIEUES
Nouvelle série
|
|
Numéro 1 -- octobre 2001
>gazettegb@yahoo.fr<
Nouvelles
en français et en anglais
Créée
en 1991 par Serge Thion
News in French
and English
Established
1991 by Serge Thion
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DURBAN
: LA GRANDE BAFFE AUX SIONISTES
Durban:
Enormous Slap at Zionism's Face
La grande
claque de New York
The New
York Great slap
ILS DISENT "LE MONDE ENTIER
EST CONTRE NOUS": POUR LA PREMIÈRE FOIS, C'EST VRAI.
ENFIN VRAI.
They Said: "The Whole
World is Against Us". For the First Time, This is True. True
at Last.
LA "LIBANISATION"
DU TERRITOIRE ISRAÉLIEN EST EN ROUTE
Lebanisation of Israel is Under
Way
L'AMÉRIQUE REçOIT
LA MONNAIE DE SA PIÈCE
America Reaps What it Sowed
LES USA, PRINCIPAL ETAT TERRORISTE
DANS LE MONDE
USA, Nr 1 Terrorist State
GEORGE W., LE LAPIN DU NEBRASKA,
VEUT FAIRE LA GUERRE A TOUT LE MONDE
George W., the Nebraska Rabbit,
Declares War to Everybody Else
US GO HOME
ENTRETIENS AVEC
ARIEL SHARON ET OUSSAMA BEN LADEN
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
EDITO
Nous sommes contre le terrorisme. La preuve, c'est que nous ne
le pratiquons pas. Nous pensons qu'il atteint toujours le but
opposé à celui qu'il s'était fixé.
Dans la plupart des cas, d'ailleurs, le terrorisme est manipulé
par des Etats qui s'en servent pour atteindre des buts politiques
inverses de ceux qui sont attribués aux terroristes manipulés.
Pour qui observe la scène politique mondiale, il ne fait
pas de doute que les Etats terroristes par excellence, ceux qui
se livrent ouvertement à des chantages et à des
extorsions, ce sont les USA et Israël. La guerre du Golfe
est à 99% une action terroriste, qui d'ailleurs se continue
chaque jour depuis dix ans. Il serait bien temps de geler les
avoirs de la famille pétrolière Bush qui ordonne
toutes ces guerres au Moyen-Orient pour de misérables intérêts
de fabrique.
Lutter contre le terrorisme, c'est lutter contre les dirigeants
politiques qui menacent en réclamant des autres la soumission
ou la destruction. (Vous êtes avec moi ou contre moi).
Lutter contre ceux qui, pour mieux terroriser des civils, s'affranchissent
du cadre pourtant léger de l'ONU. Lutter contre la domination
par la force des armes ou celle de l'argent.
Les Etats-Unis et Israël ont des systèmes politiques
oligarchiques qui sont le contraire de la démocratie qu'ils
invoquent à tout propos. Ils tentent d'imposer le monopole
de leur pouvoir dans tous les domaines: la force militaire et
nucléaire, le renseignement, l'accès aux ressources
naturelles, la consommation de masse, le système monétaire
international, les finances mondiales, le contrôle régional
des pouvoirs locaux, la soupe culturelle, l'abrutissement médiatique,
sans parler de religion, de langue et de pensée.
A l'extérieur des Etats-Unis, chaque personne prise individuellement
rejette tout ou partie de ce système de domination mondiale,
pour son propre compte et dans une certaine mesure. Il y a donc
cinq milliards et demi d'habitants sur cette planète qui
refusent et rejettent quelque chose qui leur vient d'Amérique
et qui s'impose par la force à eux et à leur vie
personnelle. La domination engendre la résistance. Fédérons
ces résistances et nous contraindrons les Américains
à rentrer chez eux, à vivre de leurs ressources
propres et à redevenir des humains comme tout le monde,
égaux en droits et en devoirs au reste de l'humanité.
La guerre que George W., le lapin du Nébraska, a déclarée
au reste du monde le soir du 11 septembre vise à nous
asservir tous. C'est donc une guerre mondiale faite par les
Etats-Unis qui veulent la mener eux-mêmes, seuls, sans alliés
mais avec des valets et des coolies, contre tous ceux qui refusent
de s'agenouiller. Dans un premier temps, nous disons:
NON À LA TROISIÈME
GUERRE MONDIALE
Mais quand elle sera sur le seuil de notre porte, il faudra bien
accepter la guerre qu'on nous impose et se battre contre la tyrannie
des Etats-Unis. Dans cette lutte, toutes les alliances deviendront
possibles. Il s'agirait en effet de choisir entre le destin des
esclaves et celui des hommes libres. Dans cette lutte, nous trouverons
le soutien de très nombreux Américains qui sont
chez eux, déjà, réduits à une non-liberté
abjecte. Ce qui nous menace, ce n'est pas l'Amérique de
Mark Twain ou de Nat Turner, mais le pouvoir sans visage des trusts,
des hedge funds et du Pentagone, celui d'Echelon et de
la Fed, celui de Wall Street et du lobby militaro-industriel.
Bush n'est qu'un lapin qui s'enfuit dans son terrier du Nebraska
au premier coup de fusil. Les soldats américains sont des
baudruches que nous crèverons avec de toutes petites épingles.
A bas la guerre!
ST 20 Sept. 2001
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
"Pourquoi y a-t-il,
de par le vaste monde, tant de gens prêts à mourir
juste pour nous donner un aperçu de ce que nous leur faisons
subir ?"...
John Gerassi, Z
Magazine, dimanche 23 septembre 2001 (<http://www.zmag.org>)
1
- Durban et la Palestine
- EXCERPTS from
the World Conference Against Racism
- NGO FORUM DECLARATION
and PROGRAMME OF ACTION
3 September 2001
[...]
20. Affirming the right of the Palestinian people to self- determination,
statehood, independence and freedom and the right of
the return as stipulated in UN Resolution 194.
98. Recognizing further that the Palestinian people are one such
people currently enduring a colonialist, discriminatory military
occupation that violates their fundamental human right of
self- determination including the illegal transfer of Israeli
citizens into the occupied territories and establishment of a
permanent illegal Israeli infrastructure; and other racist methods
amounting to Israel's brand of apartheid and other racist
crimes against humanity. Recognizing therefore that the Palestinian
people have the clear right under international law to resist
such occupation by any means provided under international law
until they achieve their fundamental human right to self-determination
and end the Israeli racist system
including its own brand of apartheid.
99. Recognizing further that a basic "root cause" of
Israel's on going and systematic human rights violations, including
its grave breaches of the fourth Geneva convention 1949 (i.e.
war crimes), acts of genocide and practices of ethnic cleansing
is a racist system, which is Israel's brand of apartheid.
One aspect of this Israeli racist system has been a continued
refusal to allow the Palestinian refugees to exercise their right
as guaranteed by international law to return to their homes of
origin. Related to the right of return, the Palestinian refugees
also have a clear right under international law to receive restitution
of their properties and full compensation. Furthermore, international
law provides that those Palestinian refugees choosing not to
return are entitled to receive full compensation for all their
losses. Israel's refusal to grant Palestinian refugees their
right of return and other gross human rights and humanitarian
law violations has destabilized the entire region and has impacted
on world peace and security.
160. Appalled by the on-going colonial military Israeli occupation
of the Occupied Palestinian Territories (the West Bank including
Jerusalem, and the Gaza Strip), we declare and call for an immediate
end to the Israeli systematic perpetration of racist crimes including
war crimes, acts of genocide and ethnic cleansing (as defined
in the Statute of the International Criminal Court), including
uprooting by military attack, and the imposition of any and all
restrictions and measures on the population to make life so difficult
that the only option is to leave the area, and state terrorism
against the Palestinian people, recognizing that all of these
methods are designed to ensure the continuation of an exclusively
Jewish state with a Jewish majority and the expansion of its
borders to gain more land, driving out the indigenous Palestinian
population.
161. We declare that this alien domination and subjugation with
the denial of territorial integrity amounts to colonialism, which
denies the fundamental rights of self-determination, independence
and freedom of Palestinians. Condemn this process of settler
colonialism through the on-going collective punishments, expropriation
and destruction of Palestinian lands, homes, property, agricultural
land and crops; the establishment of illegal Israeli settlements,
the mass transfer of Israeli Jewish populations to the illegally
expropriated Palestinian land and the development of a permanent
and illegal Israeli infrastructure, including by-pass roads.
162. We declare Israel as a racist, apartheid state in
which Israel's brand of apartheid as a crime against humanity
has been characterized by separation and segregation, dispossession,
restricted land access, denationalization, ¨bantustanization¨
and inhumane acts. 163. Appalled by the inhumane acts perpetrated
in the maintenance of this new form of apartheid regime through
the Israeli state war on civilians including military attacks,
torture, arbitrary arrests and detention, the imposition of severe
restrictions on movement (curfews, imprisonment and besiegement
of towns and villages), and systematic collective punishment,
including economic strangulation and deliberate impoverishment,
denial of the right to food and water, the right to an adequate
standard of living, the right to housing,
the right to education and the right to work.
418. Call for the immediate enforcement of international humanitarian
law, specifically the Fourth Geneva Convention 1949, in the Occupied
Palestinian Territories through the adoption of all measures
to ensure its enforcement including all measures employed against
the South African Apartheid regime. Call for the immediate convening
of the High Contracting Parties to implement this process in
fulfillment of their obligation to ensure respect for the Convention
in all circumstances. Also call for the immediate deployment
of an independent, effective international protection force for
Palestinian civilians and the dismantlement of the illegal
Jewish Israeli colonies (settlements) and a complete withdrawal
of the colonial military occupation.
419. Call upon the United Nations to ensure the implementation
of the various UN resolutions on the Occupied Palestinian Territories
including the withdrawal of the Israeli colonial military occupation
(of the Gaza Strip and the West Bank, including Jerusalem), the
right of return for refugees, and for the protection for refugees
of the UN High Commission for Refugees until such time as they
may be able to exercise their right to return and in accordance
with UN resolution 194. Also call for the reinstitution of UN
resolution 3379 determining the practices of Zionism as racist
practices which propagate the racial domination of one group
over another through the implementation of all measures designed
to drive out other indigenous groups, including through colonial
expansionism in the Occupied Palestinian Territories (in the
Gaza Strip, the West Bank, including Jerusalem), and through
the application of discriminatory laws of return and citizenship,
to obliterate their national identity and to maintain the exclusive
nature of the State of Israel as a Jewish state to the exclusion
of all other groups. Also call for the repeal of all discriminatory
laws within the state of Israel, including those of return
and citizenship, which are part of the institutionalized
racism and Apartheid regime in Israel.
420. Call for the establishment of a war crimes tribunal
to investigate and bring to justice those who may be guilty of
war crimes, acts of genocide and ethnic cleansing and the crime
of Apartheid which amount to crimes against humanity that have
been or continue to be perpetrated in Israel and the Occupied
Palestinian Territories.
421. Call for an increased awareness of the root causes of the
Israel's belligerent occupation and systematic human rights
violations as a racist, apartheid system, through relevant
UN agencies working closely with international civil society
networks to widely disseminate information including educational
packs for schools and universities, films and publications.
422. Call for the establishment of a UN Special Committee on
Apartheid and Other Racist Crimes Against Humanity perpetrated
by the Israeli Apartheid regime to monitor and to report Apartheid
and other racist crimes, and to recommend the implementation
of measures to combat Apartheid and other racist crimes.
423. Call for the establishment of programmes and institutions
to combat the racist media distortion, stereotyping and
propaganda, including the demonizing and dehumanizing of Palestinians
as all being violent and terrorists, and undeserving of human
rights protections. Call for the correction of misleading
information surrounding their status as indigenous peoples,
the history of the violations perpetrated against them, and the
on-going distortion of the facts and nature of the peace negotiations.
424. Call for the launch of an international anti Israeli
Apartheid movement as implemented against South African Apartheid
through a global solidarity campaign network of international
civil society, UN bodies and agencies, business communities and
to end the conspiracy of silence among states, particularly the
European Union and the United States.
425. Call upon the international community to impose a policy
of complete and total isolation of Israel as an apartheid
state as in the case of South Africa which means the imposition
of mandatory and comprehensive sanctions and embargoes, the full
cessation of all links (diplomatic, economic, social, aid, military
cooperation and training) between all states and Israel. Call
upon the Government of South Africa to take the lead in this
policy of isolation, bearing in mind its own historical success
in countering the undermining policy of "constructive engagement"
with its own past Apartheid regime.
426. Condemnation of those states who are supporting, aiding
and abetting the Israeli Apartheid state and its perpetration
of racist crimes against humanity including ethnic cleansing,
acts of genocide.
The entire NGO Declaration and Programme of Action are available
on the NGO Forum website,
<http://www.racism.org.za> and on the Badil website,
<http://www.badil.org/Resources/WCAR/WCAR2001.htm>.
Nous soutenons la position du Forum
des Organisations Non Gouvernementales à Durban qui déclare
qu'Israël est "un état raciste", qualifiant
sa politique "d'équivalent du colonialisme" et
appelant à "l'arrêt immédiat des crimes
racistes systématiques perpétrés par Israël,
dont les crimes de guerre, actes de génocide, de nettoyage
ethnique (...) et de terrorisme d'Etat contre le peuple palestinien".
Nous trouvons cette formulation juste, modérée et
précise dans la description des faits observables tous
les jours.
Nous pouvons et nous devons intervenir directement dans
le cadre de la résolution 423 qui demande que l'on redresse
les distortions médiatique, qu'on combatte les mensonges
sionistes et qu'on rétablisse les faits.
UN
COMMENTAIRE
- [Extrait] "If the
Palestinian cause is to gain momentum and gain international
support, it must continue from where Durban has left off, by
relocating from the back door of the White House into the center
of the American and international solidarity and human rights
movement. Already, preparations are underway to strategize with
the Dalits, the anti-apartheid, the civil rights, and the human
rights movements. Only popular international pressure could urge
the U.S. to put an end to Israel's impunity and allow for a just
solution to the Palestinian-Israeli conflict. The Palestinians
do not have to reinvent the wheel on this one."
* Marwan Bishara is a journalist and author. Center for Policy
Analysis on Palestine.<76161.301@compuserve.com>.
Source: INFORMATION BRIEF, Number 82, 7 September 2001, Center
for Policy Analysis on Palestine <http://www.palestinecenter.org>
VU
EN ISRAEL
- Une gifle
- par Uri Avnery
(18 août 2001)
Un homme d'âge moyen s'approche du point de contrôle
de l'armée. Trois soldats qui s'ennuient le regardent.
L'un, probablement le responsable, qui se trouvait à deux
ou trois mètres, s'approche de lui et le gifle.
Quelques heures plus tard, cette scène est montrée
à la télévision en Israël et dans tous
les pays arabes. Il se trouve que l'homme frappé était
un reporter de la télévision égyptienne
qui se rendait à une conférence de presse.
Le MFID (Menteur des Forces Israéliennes de Défense,
un officier anonyme chargé d'inventer des prétextes
aux fautes de l'armée) a donné la réponse
habituelle: l'homme avait provoqué et insulté les
soldats. Le soldat a reçu une espèce de sanction
avec sursis, probablement pour avoir donné la gifle devant
une caméra. On peut supposer qu'il aura vite de l'avancement.
Qu'y a-t-il de si particulier dans cet incident? Seulement la
présence d'une équipe de télévision
étrangère, et le culot incroyable du soldat qui
s'est conduit de cette façon sans d'abord s'assurer qu'aucune
caméra n'était présente. À part cela,
c'était un incident banal. Des choses comme cela - et
même pires - se produisent quotidiennement à des
dizaines de points de contrôle sur tous les Territoires
occupés. Harcèlement routinier, «afin de
tromper l'ennui» comme l'a récemment expliqué
un soldat à propos d'un autre incident.
Gifler. Frapper. Contraindre les gens à rester debout
pendant des heures sous un soleil brûlant. Contraindre
les gens à rester assis pendant des heures dans leur voiture
au soleil avec les vitres fermées. Prendre les clés
de voiture ou les cartes d'identité. Crever les pneus.
Retenir des femmes près d'accoucher qui se rendent à
l'hôpital. Retenir des enfants cancéreux qui vont
se faire soigner. Retenir des insuffisants rénaux qui
se rendent à la dialyse. Voler de l'argent et des bijoux.
Alors qu'y a-t-il de si particulier dans le fait de gifler un
journaliste égyptien? Après tout, un Arabe est
un Arabe.
Néanmoins, il est utile d'examiner cet incident un peu
plus en profondeur. Le soldat (sergent? lieutenant?) a dit ce
qu'il a dit comme le font des milliers d'autres soldats à
des points de contrôle permanents ou temporaires, parce
qu'ils croient que cela est permis, voire souhaitable.
Si cela est vrai, la situation est grave. Si ce n'est pas vrai,
alors la situation est encore pire.
Quand des milliers de soldats aux points de contrôle se
conduisent ainsi depuis des années, il est clair que ceux
qui les commandent ferment les yeux. Le responsable immédiat.
Le chef de bataillon. Le chef de brigade. Le commandant. Le chef
d'état-major. Le ministre de la Défense. Le Premier
Ministre. Il suffirait qu'une seule de ces personnes donne un
ordre sans équivoque pour que cette pratique cesse. Il
suffirait que le chef d'état-major déplace un chef
de brigade sous le commandement duquel l'incident s'est produit.
Ou qu'un chef de brigade déplace un chef de bataillon.
Ou que le chef de bataillon limoge un capitaine de compagnie.
Et évidemment, il suffirait d'envoyer un soldat en prison
pour 28 jours (la sanction habituellement appliquée aux
soldats refusant de servir dans les Territoires occupés)
pour que la pratique cesse sur le champ.
Si ce n'est pas fait, on ne peut que tenir pour responsable l'ensemble
de la hiérarchie - du soldat harceleur au point de contrôle
jusqu'au chef d'état-major. Cela signifie que le harcèlement
est une politique. Une politique destinée à casser
le moral des gens, à faire de leur vie un enfer et à
les inciter à quitter le pays. Et également à
apprendre aux soldats à traiter les autochtones comme
des chiens.
Il y a une autre interprétation, et elle n'est pas moins
grave: qu'une telle politique n'existe pas. C'est-à-dire
que la discipline dans l'armée a disparu, que le commandement
à tous les niveaux a perdu le contrôle. Ce n'est
plus une armée mais une milice sans foi ni loi.
Cela n'est pas vraiment très surprenant. On ne peut pas
utiliser une armée pendant des dizaines d'années
comme une force de police coloniale répressive sans provoquer
un relâchement de la discipline. On ne peut pas demander
à un soldat de coller à la vérité
dans ses rapports quand il entend tous les jours les rapports
du sus-mentionné MFID («tué alors qu'il tentait
de s'échapper», «tenté de déborder
les soldats», «ont été obligés
de tirer quand leur vie était en danger», «insulté
les soldats», «tenté d'arracher le fusil des
mains du soldat», et autres contre-vérités
similaires. On ne peut pas attendre d'un soldat qui harcèle
de vénérables vieillards et des femmes respectables
dans les Territoires occupés qu'il se conduise comme un
garçon bien élevé dans une discothèque
de Haïfa ou qu'il traite correctement sa femme et ses enfants.
On ne peut pas attendre d'un soldat qui, pendant des années,
a été un héros face à des femmes
et des enfants, qu'il soit un héros face à des
tanks et de l'artillerie sur un vrai champ de bataille.
Chaque année, quand les généraux veulent
soutirer plusieurs milliards aux fonds publics, ils nous disent
que dorénavant, à tout moment une guerre majeure
peut éclater - la Syrie, l'Irak, l'Iran, ensemble ou séparément,
vont nous lancer des missiles remplis de bactéries ou
de gaz empoisonnés - et que seule une armée israélienne
forte et moderne nous sauvera. Cette même armée
qui s'est entraînée pendant des années aux
points de contrôle.
On a vu une autre image à la télévision
l'autre jour: Micki Levi, commandant de la police de Jérusalem,
a été vu se querellant avec une femme arabe. Soudain,
il a frappé avec son poing. Cela avait l'air d'un coup
puissant. Mais la caméra était placée derrière
lui et ne pouvait pas capter où le poing a frappé.
Sur son ventre? Sur sa poitrine? Ou a-t-il simplement manqué
son objectif et frappé dans le vide?
Le MPI (Menteur de la Police Israélienne, jeune frère
de son collègue de l'armée) a donné une
explication stupide. Mais il n'y a pas de meilleur témoin
que ses propres yeux. Le chef de district de la police, un officier
ayant le grade de général, a utilisé son
poing alors qu'il discutait avec une femme.
Il n'y a eu aucun tollé public. Ni dans les médias,
ni à la Knesset, ni au gouvernement. Après tout,
qui a envie de se disputer avec la police ?
Traduit de l'anglais par R. Massuard et S. de Wangen.
Point d'information Palestine , No 165 du 28/08/2001,
AMFP - BP 33 - 13191 Marseille FRANCE,<amfpmarseille@wanadoo.fr>
ECONOCROQUES
L'intifada a contribué
à affaiblir l'économie israélienne
Déclin
économique, taux de croissance au-dessous des niveaux escomptés,
plus longue récession jamais traversée par l'économie
israélienne
par Amjad Al-Tamimi
Après avoir connu plusieurs années de dynamisme,
de prospérité et de stabilité, au cours
desquelles elle avait pu maintenir des taux de croissance honorables,
l'économie israélienne est affectée par
l'intifada, qui a commencé le 29 septembre 2000. Celle-ci,
produisant une sorte d'effet de tempête brutale, a plongé
cette économie dans une crise profonde, plongeant le pays
dans une récession sans précédent, et dans
une atmosphère faite d'expectative anxieuse, dans une
sorte de méfiance jamais encore rencontrée.
La crise et ses effets ne se limitent pas à quelques secteurs
particuliers, mais elle s'étend à toutes les branches
de l'économie, où elle produit des dégâts
très importants, les instances gouvernementales et privées
de l'Etat hébreu étant impuissantes dans leurs
tentatives pour sauver ce qui peut encore l'être et éviter
au maximum les pertes.
Sans doute la démission du conseiller économique
du premier ministre Ariel Sharon, qu'il a présentée
à la fin du mois de juin, neuf mois après le déclenchement
de l'intifada d'Al-Aqsa, est-elle un indice significatif de la
profondeur de la crise généralisée qui affecte
l'économie israélienne, ainsi qu'une preuve tangible
de l'incapacité du gouvernement Sharon à y faire
face.
Des économistes israéliens décrivent la
présente crise, qui n'entrait absolument pas dans les
prévisions tant du secteur privé que du gouvernement,
comme la plus durable qu'ait connu l'Etat hébreu. Ils
craignent qu'elle n'anéantisse une prospérité
qui s'était renforcée et avait atteint son apex
au cours de ces dernières années.
Dans ce contexte, le président de l'union des chambres
israéliennes de commerce, M. Guellermann, s'attend à
ce que l'année actuelle représente la crête
de la vague, suivie d'une forte pente descendante vers les valeurs
"négatives". En effet, on s'attend à
ce que les records économiques négatifs soient
battus avant même la fin de l'année en cours, la
raison première en étant l'intifada palestinienne.
D'après M. Guellermann, "on s'achemine vers une récession
qui sera la plus longue de l'histoire d'Israël, la croissance
du PNB n'étant que de un pour cent, ce qui signifie une
croissance négative des revenus individuels de l'ordre
de 1,5%", en précisant que ce taux de croissance
est le plus bas jamais enregistré depuis 1996.
Les analyses, les données statistiques, les sondages et
les rapports publiés par diverses instances économiques
israéliennes convergent sur une récession durable,
les mois à venir ne seront pas meilleurs que les mois
passés, l'économie aura besoin d'une longue période
de convalescence avant de retrouver la stabilisation et la croissance
et de sortir de l'impasse dans laquelle l'ont plongée
les politiques suivies par le gouvernement israélien,
politiques qui ont contraint les Palestiniens à déclencher
une guerre d'usure contre l'occupation, les institutions et l'économie
d'Israël.
En face, certains analystes palestiniens pensent que cette guerre
d'usure commence à porter ses fruits, et même à
produire des effets qui ne laissent pas de surprendre, dont le
moins éloquent n'est pas l'importance des pertes subies
par l'économie israélienne, qui dépassent
les deux milliards de dollars, c'est-à-dire l'équivalent
de 2% du PNB israélien.
Recul de la croissance
En comparaison avec un taux de croissance proche de 6% avéré
de façon continue au cours de l'année écoulée,
les projections de croissance sont décourageantes pour
les Israéliens en ce qui concerne l'année en cours,
puisque les projections des analystes économiques sont
unanimes sur le fait que le taux de croissance escompté
pour l'année 2001 ne dépassera en aucun cas les
2,5%. C'est ce à quoi s'attend le responsable de la banque
Apoalim, la plus importante en Israël, Bitahay Barshavit,
qui a déclaré que "la croissance ne dépassera
pas 2,5% cette année".
Le ministre de l'économie, Sulivan Shalom s'est livré
à un pronostic allant dans le même sens, affirmant
devant une délégation du Fonds Monétaire
International venue en visite dernièrement à Tel
Aviv, que la croissance se situera dans une fourchette entre
les 2% et les 2,5% cette année.
La directrice du service de l'économie et des revenus,
du Ministère du budget, Gal Yam Tsifi, ainsi que son adjointe
Ferd Dar, ont exprimé avec une amertume difficilement
dissimulée leur préoccupation au sujet de ces sombres
prévisions, indiquant que le taux de croissance, au cours
du premier trimestre 2000, qui a atteint 1,7% seulement, est
très décevant non pas seulement parce qu'il est
très bas, mais aussi parce qu'il est attribuable avant
tout à l'augmentation de la consommation des ménages.
La délégation du FMI avait préparé
une déclaration mettant en évidence le fait que
l'économie israélienne ne croîtrait que de
1,5% à 2% en 2001, et que l'inflation resterait dans le
cadre de l'objectif visé par le gouvernement, soit de
2,5 à 3,5%.
Le tourisme
Le secteur du tourisme est sans doute, de tous les secteurs
de l'économie israélienne, celui qui pâtit
le plus de la crise, particulièrement à cause de
l'échec des nombreux efforts déployés par
les gouvernements israéliens successifs afin d'inciter
les touristes étrangers de venir visiter l'Etat hébreu,
au moyen de campagnes de promotion touristique quelque peu cosmétiques,
tendant à faire passer une image de stabilité et
de sécurité.
La dégradation de la situation a entraîné
un recul marqué de l'activité du secteur touristique,
dû particulièrement à la réticence
des touristes à venir en Israël. Le nombre des touristes
a diminué de moitié depuis la fin de l'année
dernière. Le secteur hôtelier a subi des pertes
énormes, qui ont contraint 25 hôtels à fermer
leurs portes, tandis que les institutions touristiques se voyaient
contraintes à licencier 28 000 de leurs employés.
Il ressort des données publiées par l'institut
de la statistique israélien que le premier trimestre 2001
a connu une baisse de 50% dans les revenus du tourisme. Le mouvement
des passagers à l'aéroport Ben Gourion a diminué
de 7,4% depuis le début de l'année, ce qui a contraint
la compagnie nationale israélienne El Al à supprimer
environ une vingtaine de ses lignes en direction d'une dizaine
de destinations de par le monde, et à licencier des milliers
d'employés, afin de limiter les pertes économiques
subies depuis le début de l'intifada.
Certaines compagnies aériennes étrangères
ont annoncé la réduction du nombre de leurs vols
à destination d'Israël. Elles ont aussi souvent interdit
à leurs avions de stationner en Israël durant la
nuit (en attendant le voyage retour le lendemain matin, ndt)
(pour des raisons de sécurité, notamment de l'équipage,
ndt).
Le ministre israélien du tourisme, Raabaam Z'evi, a reconnu
que le secteur du tourisme connaît une situation extrêmement
difficile et qu'il a enregistré des pertes énormes,
en raison de l'intifada, pertes que l'institut des statistiques
israélien évalue à trois milliards de shekels
depuis le début de l'année, ce qui a amené
M. Z'evi à demander au ministère du budget un budget
exceptionnel additionnel d'un montant de 70 millions de shekels
afin de soutenir le tourisme, et de trouver un montage financier
exceptionnel afin de venir en aide aux milieux du tourisme, notamment
afin de prévenir la dégradation des infrastructures
et de tirer les établissements hôteliers et touristiques
de leur mauvaise passe financière.
Le ministère du tourisme a pris des mesures afin de limiter
les conséquences de la crise en doublant son budget consacré
au tourisme interne, tandis que les tour-opérateurs étrangers
lui demandaient des indemnités s'élevant globalement
à 60 millions de shekels afin de les dédommager
de leur manque à gagner.
Des membres de l'Union des compagnies de tourisme ont révélé,
au cours d'une réunion avec le ministre Ze'ivi, que le
chiffre d'affaires de 80 compagnies membres de l'Union s'élèvera
à 150 millions de dollars cette année, alors qu'elles
escomptaient réaliser un chiffre d'affaires de 525 millions
de dollars.
Ces compagnies ont également exigé des indemnités
correspondant à 50% du déficit d'exploitation sur
l'exercice ayant débuté en octobre 1999 et clos
à la fin septembre 2000, ainsi que des indemnités
correspondant à l'exercice en cours.
Selon ces calculs, le manque à gagner sur la haute saison
touristique (passée) s'établit à environ
500 millions de dollars, les coûts d'exploitation à
40 millions de dollars, la perte de bénéfices sur
l'année 2001 à 150 millions de dollars, et les
coûts d'exploitation à 12 millions de dollars.
Le commerce
En ce qui concerne les diverses branches du commerce et des
services, les prévisions ne sont pas meilleures que dans
les autres secteurs économiques. Les données récemment
publiées par l'union israélienne des chambres de
commerce indiquent que le taux de croissance du secteur commercial
et des services sera le plus bas depuis 1989 et se limitera à
1,5%, contre 4,5% escomptés. Les économistes de
l'Union ont indiqué que "les branches du commerce
et des services croîtront seulement de 1,5%. Il s'agit
de la croissance la plus faible enregistrée depuis douze
ans."
Ils ont expliqué que les branches du commerce et des services,
en particulier du secteur marchand, étaient les locomotives
de la croissance du secteur privé israélien au
cours des années de stagnation (de 1996 à 1999),
grâce à un taux de croissance annuelle qu'ils ont
estimé à 6,2%, en moyenne, estimant que le recul
d'un quart des branches du commerce et des services, qui avaient
progressé au cours de l'année écoulée,
marque un retournement de tendance préoccupant.
Le déficit de la balance commerciale extérieure
d'Israël est passé, en avril dernier, à 1,057
milliards de dollars, à comparer avec les 782 millions
de dollars enregistrés au cours du même mois de
l'année précédente, ce qui représente
le plus important déficit commercial enregistré
par Tel Aviv depuis août 1999.
Au cours du premier trimestre de cette année, le déficit
extérieur s'est élevé à environ 3,067
milliards de dollars, à comparer aux 2,456 milliards de
dollars de la période comparable de l'année dernière,
d'après les indications de l'institut de la statistique
israélien, qui a fait savoir que les exportations israéliennes
à destination des Etats-Unis ont chuté de manière
importante depuis le début de l'année, du fait
de l'intifada palestinienne.
Les données statistiques font apparaître que les
exportations à destination des Etats-Unis ont chuté,
au cours du premier tiers de l'année, à un rythme
de 14,8% annuels, à comparer avec la période similaire
de l'année dernière, tandis que le volume des importations
israéliennes en provenance des Etats-Unis connaissait
une croissance d'environ 2,5%.
Le directeur de l'Union israélienne des chambres de commerce,
Yossi Shusik, ne cache pas son pessimisme face à la situation
économique actuelle. Il déclare que "même
si l'intifada s'arrêtait aujourd'hui, il faudrait au minimum
huit mois pour remettre l'économie sur les rails."
L'industrie
Le secteur industriel a connu, lui aussi, des pertes importante.
Ce qui distingue ce secteur des autres secteurs de l'économie
israélienne est sa grande dépendance du marché
palestinien et l'orientation de ses débouchés vers
ce marché, les exportations israéliennes en direction
du marché palestinien représentant environ 8% du
total des exportations israéliennes.
Le secteur industriel a connu un effondrement au cours des premiers
mois de l'année 2001. L'Union israélienne des chefs
d'entreprises industrielles a déclaré que la situation
difficile que traverse le secteur industriel est appelée
à durer. Il est question de stagnation et de régression
de la production, de réduction des effectifs de personnes
employées, de réduction des heures de travail (chômage
technique) et, enfin, de réduction des importations de
matières premières.
D'après un sondage effectué par l'Union des chefs
d'entreprise auprès de 213 industriels, les projections
pour le troisième trimestre de l'année en cours
sont celles d'une continuation de la stagnation de la production,
des licenciements, de baisse des ventes de produits finis. Les
sondages effectués au cours du premier trimestre 2001
montrent que 41% des usines ont réduit leurs capacités
de production, et que 35% d'entre elles ont réduit leur
activité.
L'éclatement de la crise a entraîné l'annulation
de plusieurs visites de délégations commerciales
et industrielles européennes dans l'Etat hébreu,
prévues afin d'étudier les coopérations
possibles et les investissements envisageables dans les entreprises
de haute technologie.
L'agriculture, le bâtiment, l'épargne
Les données publiées par l'institut israélienne
des statistiques indiquent que les secteurs de l'agriculture
et du bâtiment sont gravement affectés par la crise
liée à l'intifada. Les pertes de l'agriculture
sont estimées à plus de 150 millions de shekels.
Le secteur de la construction, quant à lui, qui venait
de traverser une crise aigue au cours des dernières années,
a pâti de l'impossibilité pour la main-d'oeuvre
palestinienne de se rendre sur les chantiers en Israël (Palestine
de 1948 écrit l'auteur).
Dans l'Etat hébreu, le secteur du bâtiment dépend
dans une large mesure de la force de travail palestinienne, les
ouvriers palestiniens du bâtiment représentant environ
17% de l'ensemble des employés dans ce secteur, en Israël.
Fird Dar, directrice au ministère du Budget, a déclaré
que le secteur de la construction souffre des conséquences
du bouclage par Israël des territoires palestiniens, qui
empêche les ouvriers palestiniens du bâtiment de
se rendre sur leurs lieux de travail.
Par ailleurs, et ceci est significatif du manque de confiance
des Israéliens en l'avenir de leur économie grevée
par l'intifada, un rapport du ministère du budget a révélé
que les Israéliens ont retiré, en mai dernier,
deux milliards de dollars des différentes institutions
d'épargne, ajoutant que l'ensemble des désinvestissements
d'épargne, au cours des cinq mois écoulés,
atteignait environ 8,5 milliards de dollars, retirés des
banques et des différentes fonds d'investissement et de
placement.
(Amjad Al-Tamimi est un chercheur palestinien. Cet article a
été publié dans la revue "Les banques
en Palestine" Al Bunuk fi Filastin, publiée
par l'Union des banques palestiniennes.)
Al-Quds Al-Arabi, quotidien arabe publié en Grande
Bretagne du jeudi 9 août 2001, traduit de l'arabe par Marcel
Charbonnier dans Point d'information Palestine > No
165 du 28/08/2001, AMFP - BP 33 - 13191 Marseille, France, <amfpmarseille@wanadoo.fr>
Recession deepens:
Production down, but prices up
The Israeli economy
is heading deeper into the current recession. Production was
down 6 percent in July, bringing the total drop in production
since the beginning of the year to 15% compared to last year.
Imports were down 5% in July, and 12% from February through June.
Tourism to Israel also continued to drop, according to the Central
Bureau of Statistics. Despite the overall slowdown in the economy,
prices were up in June by 3%, Army Radio reported. (jpost.com)
<Al-Awda@yahoogroups.com>, 27 Aug 2001 .
- Les aides étrangères
au secours d'Israël
- par Salma Hussein
L'économie israélienne n'arrive pas à se
réveiller du cauchemar de l'Intifada, déclenchée
en septembre 2000. Elle est, en effet, passée d'une croissance
forte à une véritable crise à long terme.
Causant ainsi des pertes estimées entre 2 et 3 milliards
de dollars, selon les économistes israéliens. Le
taux de croissance -- qui a atteint 6 % en 2000 du PIB -- sera
en 2001 de 1 %. Ce qui signifie, en fait, une baisse du PIB par
individu de -1,5 %, vu le taux de croissance de la population
de 2,5 %.
Cette chute est la conséquence des baisses de régime
des secteurs de la technologie et du tourisme. En effet, ces
deux derniers ont représenté ensemble les moteurs
de la croissance pendant plusieurs années. Cependant,
il semble que les sept vaches grasses seront suivies par sept
vaches maigres. Bien que la Banque d'Israël ait baissé
les taux d'intérêt, comme tentative pour freiner
la récession, « les investisseurs s'enfuient »,
comme l'indique le ministre des Finances. A son avis, les entreprises
américaines craignent d'investir en Israël, à
cause des événements au Proche-Orient. Par exemple,
la coopérative des industriels s'attend à une chute
du taux de croissance dans le secteur de la technologie à
10-15 %, contre 45 % en 1999. Pour sa part, le ministre du Tourisme,
Rehavam Zeevi, prédit que « l'impact des événements
s'étendra non seulement dans les mois prochains, mais
pour des années à venir ».
En premier lieu, les pertes des revenus touristiques s'élèvent,
à elles seules, à 0,75 milliard de dollars. Le
nombre de touristes a chuté de moitié, après
le déclenchement de l'Intifada à 870 000. Il y
a eu dans ce secteur 28 000 licenciements en un an parmi lesquels
12 000 travaillant dans l'hôtellerie, et 3 000 chambres
ont été fermées. A Nazareth, la plus affectée
des villes touristiques, 100 % des hôtels ont fermé.
Par ailleurs, le ministre du Tourisme a averti le gouvernement
que « la crise du tourisme pourrait avoir un effet boule
de neige et entraîner dans sa chute le reste de l'économie.
Surtout que plusieurs industries et services y sont liés
».
Quant au secteur de la technologie, il représente 15 %
du PIB. Ce qui rend l'économie israélienne la plus
dépendante de ce secteur au monde. Il a aussi contribué
au taux de croissance en 1999, estimé à 6 % pour
les deux tiers. Cette année, les choses vont changer.
Le financement injecté dans les start-up du secteur va
baisser de 60 %. Celui-ci a atteint un record de 3,1 milliards
de dollars, au début de 2000. Zeev Holtzman, PDG de GIZA,
un fonds de capital, risque, résume l'état désastreux
: « L'année dernière nous financions une
nouvelle entreprise par mois. Actuellement le taux est à
une tous les six mois ». Pour lui, la chute du Nasdaq a
énormément amplifié les effets négatifs
de l'Intifada. Ainsi, 60 entreprises ont fait faillite. 10 000
employés ont été licenciés, dès
le début de 2001. 300 autres entreprises ne pourront pas
survivre à la crise, selon un analyste du secteur.
Le politique d'abord
Conséquence, le nombre de demandes d'emplois a augmenté
pendant les 4 premiers mois de 2001, atteignant un chiffre record
de 179 100. Les études officielles prévoient un
taux de chômage de 9-9,5 % à la fin de 2001, contre
6,8 % à la fin du premier quart de l'année. Pour
des économistes indépendants, ce taux s'élève
à 17 %.
Le directeur du Syndicat israélien des chambres de commerce,
qualifie les pertes de l'économie de « considérables
». Et, le bureau central de statistiques a annoncé
que le premier trimestre de 2001 a connu une diminution du remboursement
des dettes de 30-40 % du secteur de commerce et des services,
un secteur qui fournit 59 % du PIB. Or, il semble que ces pertes
ne sont pas suffisantes pour convaincre les décideurs
israéliens de changer leur politique d'agression contre
les civils palestiniens. « Bien que les tensions dans les
territoires occupés soient considérablement nuisibles
à l'économie, cela n'est pas le facteur décisif
de la politique israélienne. Ce sont plutôt les
facteurs politiques et sécuritaires qui comptent »,
estime Ahmad Al-Naggar, chercheur économique au Centre
d'Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d'Al-Ahram.
« En revanche, le flux des aides internationales ne leur
manquera pas. Celui-ci dépasse 2,5 milliards de dollars
annuellement, en provenance des Etats-Unis, des juifs de la diaspora
et de l'Allemagne.»
Al-Ahram Hebdo, hebdomadaire égyptien, 26 septembre
2001
En Israël,
la dialectique de la paix et de l'économie
Sandra et Yaël fréquentent beaucoup la plage de Tel-Aviv
ces derniers temps. Leurs copains aussi. Ils ne sont pas en vacances,
mais au chômage, et en cette fin du mois d'août les
offres d'emplois se font plus rares que jamais. Sandra, par exemple,
est sans travail depuis le 4 mai et elle arrive à la fin
de ses quatre mois d'allocation-chômage. "Je suis
complètement déprimée", dit-elle, alors
qu'elle vient d'envoyer une série de curriculum vitae
à des sociétés de publicité. "Si
après cette série de lettres je ne trouve pas un
boulot, je serai obligée de chercher dans un secteur qui
n'est pas le mien", confie-t-elle. Sandra, 28 ans, résidant
à Tel-Aviv, a une maîtrise de gestion, option marketing,
qu'elle a passée à la Sorbonne et parle quatre
langues (hébreu, français, anglais, espagnol).
Depuis son licenciement, elle a passé de nombreux entretiens.
A plusieurs reprises, elle a cru qu'elle allait être embauchée,
mais finalement un autre candidat lui a été préféré,
soit qu'il était plus expérimenté, soit
qu'il l'était moins, ce qui permettait de lui offrir un
salaire plus bas, ou alors il bénéficiait d'une
"protectzia", autrement dit d'un "piston".
"Aujourd'hui, la conjoncture économique est tellement
mauvaise que les compétences professionnelles ne suffisent
plus et les entreprises en profitent", explique-t-elle.
Il y a beaucoup de demandes et peu d'offres. Les entreprises
de high-tech, fleuron de l'économie israélienne,
ont licencié à tour de bras depuis le début
de l'année. Tech Data, la société informatique
où Sandra était chef de produit marketing, a débauché
plus de la moitié de son personnel en quelques mois.
A l'origine de cette crise, deux phénomènes cumulés
: d'abord, la récession de l'économie américaine
et la chute du Nasdaq ; ensuite, le conflit israélo-palestinien,
qui a entraîné la chute des investissements étrangers,
lesquels jouent un rôle majeur dans l'économie israélienne.
D'après un rapport réalisé par une société
privée israélienne, les compagnies high-tech auraient
perdu entre 30 % et 70 % de leur valeur depuis le début
de l'année à cause de la baisse du Nasdaq. Les
salaires du secteur auraient chuté de 20 % à 25
% et 30 % des 2 500 start-up israéliennes devraient disparaître
d'ici à la fin de l'année.
Moins de touristes
Le tourisme, un autre secteur particulièrement éprouvé
ces derniers mois, a quant à lui surtout souffert de la
situation politique. La compagnie d'aviation El Al a perdu 83
milliards de dollars au cours du premier semestre, soit 18 %
de plus que ses pires prévisions. En juillet, le pays
a enregistré une baisse de 56 % du nombre de touristes,
comparé à l'an 2000. A Jérusalem, de grands
hôtels ont dû fermer la moitié de leurs chambres,
et à Nazareth, qui vivait du tourisme, il n'y a plus un
seul hôtel ouvert.Tous les indices économiques publiés
en cascade depuis une dizaine de jours traduisent la détérioration
de l'économie israélienne. D'abord, les investissements
étrangers n'ont cessé de baisser depuis octobre
2000, les chiffres sont même de plus en plus alarmants.
Au deuxième trimestre 2001, ces investissements représentaient
une somme de 1,315 milliard de dollars, soit le niveau le plus
bas enregistré au cours de ces trois dernières
années.
Ensuite, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de
3,7 % en juillet - un record historique en Israël -, alors
que la hausse moyenne mensuelle était de 0,6 % depuis
le début de l'année. Le taux de chômage représente
8,6 % de la population active et pourrait, d'après certaines
estimations, atteindre 10 % à la fin de l'année.
Pour réduire le chômage, certains suggèrent,
comme ailleurs, de renvoyer les travailleurs immigrés
(non palestiniens). Leur nombre, estimé à 200.000,
y compris les clandestins, correspond peu ou prou au nombre
de demandeurs d'emploi.
Mais, d'après certaines études, les chômeurs
d'aujourd'hui sont plus jeunes et plus diplômés
qu'ils ne l'étaient par le passé et probablement
peu enclins à remplacer la main-d'_uvre immigrée
sous- payée. Ceux-là, soulignait récemment
un éditorialiste, "ne feront pas de manifestation
en brûlant des pneus sur la chaussée, ils partiront
chercher du travail à l'étranger". En l'occurrence,
ils partent déjà.
Enfin, le produit intérieur brut a baissé de 0,6
% au premier semestre, comparé à celui du deuxième
semestre 2000, et l'indice des prix à la consommation
a augmenté de 0,4 % en juillet, soit deux fois plus que
prévu. Cette augmentation est avant tout liée à
la hausse du prix de l'immobilier, en raison de la dépréciation
du shekel par rapport au dollar. La consommation, elle, est plutôt
en baisse ; les centres commerciaux, les restaurants et les cafés
sont sensiblement moins fréquentés en raison des
risques d'attentats.
Quant aux prévisions, elles ne sont pas bonnes. David
Klein, gouverneur de la Banque d'Israël, a conseillé
au gouvernement de construire le budget 2002 sur la base d'une
croissance économique de 2 %, ce qui correspond en réalité
à une croissance négative, compte tenu de la croissance
démographique du pays. Pour tenter de redresser la situation,
le gouvernement a décidé d'augmenter le déficit
du budget 2002. Celui-ci représenterait 2,4 % du PIB,
au lieu de 1,5 %, selon les prévisions initiales. Les
dépenses publiques s'élèveront à
13,5 milliards de shekels (3,5 milliards d'euros) et permettront
notamment le développement des infrastructures. Ce choix
est critiqué par certains, qui le considèrent comme
préjudiciable à la position financière d'Israël
sur les marchés internationaux et fait du pays un des
plus mauvais élèves de l'OCDE en matière
de contrôle des dépenses publiques.
Catherine Dupeyron
Le Monde, 7.septembre 2001
=============
ILS
VONT ENCORE SE FAIRE AIMER
Five days before the New York Slap:
F.B.I. Shuts Down
Websites on Orders of Zionists
InfoCom Corporation
in Texas raided by scores of federal agents. Zionist directed
action is designed to hurt the Palestinian cause.
- by Ernesto Cienfuegos,
La Voz de Aztlan
Los Angeles, Alta California -- September 6, 2001- (ACN) La
Voz de Aztlan has learned that approximately 50 federal agents
are still inside the business offices of an Internet Service
Provider after an early morning raid yesterday. The InfoCom corporate
building in Richardson, Texas was first surrounded and then evacuated
in the early morning hours. The FBI has shut down servers
that host many websites serving the refugee Palestinian community.
At least one of the websites was for the purpose of charity.
The website for the Holy Land Foundation raises funds in the
United States to help countless Palestinians that have been adversely
affected by Israel's racist apartheid policies. Other websites
that have been shut down include those for the Muslim Students
Association, the Islamic Society of North America, and for the
Islamic Association for Palestine
This is an ominous development and a trampling of the First
Amendment Right that should anger every decent American that
believes in the U.S. Constitution. There are extremely powerful
elements in our society that are now utilizing the police powers
of the federal government to suppressed freedom of speech,
expression and of the press. There have been repeated attempts
by Zionists to shut down La Voz de Aztlan as well. Recently
the Rabbi Abraham Cooper of the Simon Weisenthal Center
made some comments in the Jewish Journal of Los Angeles that
were designed to call the attention of the Zionist community
to our publication. Soon after the publication of the rabbi's
comments, we started receiving a barrage of hate e-mail, computer
viruses and pressure from our own Internet Service Provider.
The raid on InfoCom Corporation came after similar commentary
by hateful Zionists who write for the Wall Street Journal
of New York. Writers Steven Emerson and Daniel Pipes,
called upon the federal government to shut down the web sites
of the Islamic Association for Palestine and of the Holy
Land Foundation which the FBI did yesterday. Emerson and Pipes
wrote in an August 13 column in the Wall Street Journal:
"The time has also come for the US to support Israel ..."
"The federal authorities should use the tools it already
has in closing down these web sites and organizations,"
they wrote.
The Zionist owned media in the United States has a lot of power
to influence the federal government. They want to be the only
ones with the ability to disseminate information which includes
opinions about important issues affecting the world such as the
crisis in the Middle East. They are very concerned about the
Internet because it is about the only truly free medium that
they can not control (yet). The Rabbi Abraham Cooper of the Simon
Weisenthal Center, for example, has a multi-million dollar
budget exclusively to lobby the U.S. Congress for laws that
will enable them to control the content of the Internet.
Rabbi Cooper never mentions the horrible pornography on the Internet
but focuses on websites like ours that have published editorials
critical of the Zionists. Recently, a candidate for mayor of
Los Angeles admitted that he had "put together over 18 million
dollars for Rabbi Cooper" while he was Speaker of the California
State Assembly.
We can not sit back and allow the Zionists to gradually erode
our sacred rights guaranteed by the greatest political document
men has ever written and that is the United States Constitution.
Presently most of the members of the U.S. Congress are in the
pockets of extremely wealthy and powerful Zionist business interests.
We must turn the tide and expose these Zionist lackeys before
all Americans are enslaved and then it will be too late. We are
already suffering the consequences of the ever tightening noose.
We must act and we must act
now!
<http://www.aztlan.net>
SUR
LA VIOLENCE
Comment saper
les bases de l'édifice de la violence
- par Israël
Shamir
Alors que les F-16 ont repris leurs bombardements des villes
de Palestine et que des jeunes gens ont recommencé à
sacrifier leur vie et celle des autres, dans un article du New
York Times, Martin Indyk proclame que "la violence empire"
(8 août 2001). Tels un choeur de la Grèce antique,
la BBC et CNN font écho à Indyk dans leurs reportages
sur la "violence en Palestine". Pour sa part, la Maison
blanche renouvelle son plaidoyer en faveur de "l'arrêt
du cycle de violence". Cette "violence" sans visage
et sans raison devrait probablement s'écrire avec une
majuscule à l'instar de la "Colère" des
premiers vers de l'Iliade. Épopée éternelle,
l'Iliade débute par un chant appelant à
célébrer la Colère d'Achille. Dans la bouche
d'Homère, la Colère (ou la Fureur, la Guerre, l'Amour,
ou l'Espérance) est la personnification d'un état.
De nos jours, nous y verrions plutôt un Achille furieux
ou un mari violent et non la Colère ou la Violence en
soi. Sauf si le maltraitant est l'État d'Israël.
Dans ce cas, nous en revenons à la notion homérique
de Violence, en tant qu'être indépendant, et non
action imputable à l'Homme. D'ailleurs, certains débattent
avec sérieux des moyens de " traiter " la violence
pour qu'advienne la Paix.
Dans la réalité de tous les jours, la Violence
n'est pas comme le climat. Elle est provoquée par quelqu'un
et nous sommes généralement en mesure de déterminer
quelle est la nuée qui provoquera la pluie. A titre d'exemple,
lorsque le processus " Mitchell " a été
invoqué et que le contingent quotidien de morts a commencé
à diminuer, les tenants de la suprématie juive
ont rejoué la visite provocatrice de Sharon sur le Haram
as-Sharif en posant la première pierre du troisième
temple.
Juste après la provocation que constituait cette action,
Israël a embrayé sur une série d'assassinats
à Naplouse, Ramallah et ailleurs, en s'efforçant
d'obtenir une réaction du même ordre de la part
des Palestiniens. Apparemment, il s'agit d'un schéma pré-établi.
En septembre dernier, après la visite de Sharon sur l'Esplanade
des mosquées, la police israélienne des frontières
a assassiné sept fidèles dans la mosquée
de Jérusalem, ouvrant la voie à la deuxième
Intifada. Les assassins à la solde de Sharon n'ont pas
cessé de sévir jusqu'à ce qu'un candidat
à l'attentat-suicide ait l'obligeance de réagir.
Ce n'est pas une coïncidence. Israël fait en sorte
que le soulèvement palestinien dure. Il ne veut pas la
paix mais un conflit larvé. L'état de guerre avec
les Palestiniens permet à ses dirigeants de maintenir
soudées les communautés hétérogènes
qu'ils représentent et de les empêcher de se sauter
mutuellement à la gorge. Plus encore, la guerre permet
aux dirigeants des collectivités juives du monde entier
de poursuivre leur tâche ardue qui consiste à revitaliser
la "juiverie mondiale", concept plus que dépassé
puisqu'il remonte au moyen âge. C'est la raison pour laquelle
s'élever contre la " Violence " ou en faveur
de la " Paix " n'a aucun sens. Aussi longtemps que
l'État convaincu de la supériorité juive
existera, il veillera à maintenir la violence et à
éviter la paix.
Les récents assassinats avaient également pour
objet de dissimuler la provocation que constituait la pose de
la première pierre sous un amoncellement de cadavres.
La signification de cette obscure cérémonie a été
encore plus embrouillée par la grande presse, où
toute mention de cet événement s'est mystérieusement
évaporée. Ainsi, par exemple, le 3 août 2001,
l'agence Reuter rapporte que "la police israélienne
a pris d'assaut le Mont du Temple, révéré
par les musulmans sous le nom de al Haram as-Sharif, après
que des Palestiniens ont jeté des pierres contre des juifs
en prière au-dessous, devant le mur occidental "
(NdT : Mur des lamentations).
Pourquoi, tout d'un coup, les Palestiniens ont-ils commencé
à caillasser des juifs ? L'histoire de la pose de la première
pierre a été passée sous silence et, pour
l'Américain ou l'Européen moyen, seule subsiste
l'impression que, par pur dépit, des "sauvages"
musulmans ont pris à partie des juifs pacifiques en train
de prier. Sur ce plan-là, l'unanimité des médias
anglophones a de quoi horrifier. La BBC qui, en d'autres temps,
était plus objective que les réseaux de médias
américains, a bouclé la boucle. Elle aussi a parlé
des "soldats israéliens pénétrant dans
les mosquées en réaction contre les lanceurs de
pierres musulmans", terminant son article sans mentionner
la pose de la première pierre du troisième temple.
Il semble, aujourd'hui, que la diffusion du documentaire de la
BBC sur Sharon fut un acte de courage singulier qui n'est pas
près de se reproduire.
Quant aux réseaux de médias américains,
la couverture des événements qu'ils assurent n'a
pas varié d'un iota. Ils répandent le point de
vue israélien sans la moindre hésitation. C'est
pourquoi nous allons nous reprendre en détail des événements
relatifs à l'étrange histoire, quasiment oubliée,
de la pose de la première pierre. Rien à voir avec
les provocations dues à l'Israélien moyen. Cette
histoire nous remet en mémoire les incantations de magie
noire de la Pulsa di Nura, formule cabalistique employée
par le premier ministre Isaac Rabin. En 1995, la presse israélienne
avaient couvert un rassemblement de cabalistes importants qui
invoquaient les esprits du Mal et les imploraient de mettre un
terme à la vie du premier ministre. Peu de temps après,
Rabin fut assassiné par un fanatique juif religieux. L'un
des organisateurs de la cérémonie de la Pulsa
di Nura a été jugé par un tribunal israélien
et condamné à la prison pour incitation au meurtre.
Point n'est besoin de croire en la magie noire pour saisir la
logique du juge.
Pour comprendre l'idée de la pose de cette première
pierre, imaginez que vous vous réveilliez dans votre maison
de banlieue, au matin d'un beau dimanche, que vous preniez votre
café puis que vous vous rendiez à l'église
de votre paroisse où la situation est confuse: devant
l'église, un groupe d'hommes, bien protégés
par des soldats en armes et par la police, s'affairent à
installer un immense panneau affichant : "En ce lieu, une
synagogue sera érigée en 2001." En arrière-plan,
les moteurs d'un bulldozer rugissent et vous entendez dans un
haut-parleur la voix d'un rabbin en train de bénir la
nouvelle synagogue. Dans un cas pareil, il est probable que vous
vous sentiriez aussi hystérique qu'Arthur Accroc, héros
du Guide du routard galactique. Remplacez votre église
paroissiale par Saint-Pierre ou le Saint-Sépulcre et vous
comprendrez les sentiments des habitants de Jérusalem.
Si les loyalistes du Mont du Temple (c'est ainsi que s'appelle
les célébrants de cette cérémonie
magique) sont très peu nombreux et n'ont guère
de place dans la vie publique, on ne peut pas en dire autant
de l'instance qui leur a donné le feu vert. Ignorant les
mises en garde de la police, la Cour suprême, organe juridique
juif le plus éminent, les a autorisés à
perpétrer cet acte à une date propice, le 9e jour
du mois de "Ab" selon le calendrier lunaire, avec toute
la mystique que cela sous-entend. L'État juif a mobilisé
toute sa puissance, dont des milliers de policiers et de militaires,
pour permettre que cette cérémonie ait lieu. C'est
ce qui nous autorise à comparer les agités du groupuscule
loyaliste à l'extrémité fine et tranchante
de l'instrument du dentiste, qui l'enfonce profondément
dans la dent pour vérifier si elle est bien dévitalisée.
Les résultats de ce douloureux examen ne laissent planer
aucun doute. Apparemment, le nerf était toujours vivant
et la mobilisation rapide des Palestiniens a contraint les juifs
à modifier l'itinéraire de la procession loyaliste.
La cérémonie a bien eu lieu mais en dehors de la
Vieille Ville et un peu plus tôt que prévu. Elle
n'a duré que quelques minutes, puis la pierre a été
remise à sa place habituelle, dans l'ombre protectrice
du consulat des États-Unis. Le passage en force de cet
instrument a provoqué une douleur aiguë ainsi que
la réaction, parfaitement prévisible, des habitants
de Jérusalem, suivi de l'assaut haineux de la police contre
les fidèles présents à l'intérieur
de la mosquée. Quelle est la cause de tous ces troubles?
Pour quelle raison les enfants palestiniens n'ont-ils pas hésité
à affronter la police des frontières, célèbre
pour sa brutalité ? Pourquoi cette "première
pierre" était-elle aussi importante?
Nombre de juifs et de leurs alliés chrétiens pro-sionistes
estiment que le joyau que constitue le Haram as-Sharif, les superbes
mosquées de Jérusalem datant du VIIe siècle,
devrait être détruit et que, sur ses ruines, il
faudrait ériger un temple juif. Serait-ce une obligation
et pourquoi? Les explications avancées diffèrent.
Certaines sont d'ordre historique, d'autres eschatologique. Ce
n'est pas une question de justice historique, ni dans un but
de prière puisque le judaïsme traditionnel interdit
toute relation avec "le temple construit au nom de Yahvé".
Certains juifs mystiques estiment que cette action permettra
à leurs coreligionnaires de dominer le monde de manière
absolue et irréversible. Cette croyance n'est pas l'apanage
de quelques farfelus ou cinglés, ni même aux seuls
sionistes. C'est plutôt une conviction assez largement
répandue.
En règle générale, la presse occidentale
présente le conflit comme s'il s'agissait d'un affrontement
entre musulmans et juifs. Mais, pour les juifs dont nous avons
parlé, c'est un conflit opposant les juifs aux gentils
[non-juifs]. Dans leur esprit, le Mont du Temple est un anneau
magique, qu'ils devraient passer à leur doigt le moment
venu. Comme dans Le Seigneur des anneaux de Tolkien, l'anneau
devrait faire advenir le Messie. Pour les mystiques juifs, le
Messie n'est pas celui des chrétiens. Dans leur Livre,
il n'est pas le doux Jésus porteur d'un message à
l'intention de l'humanité tout entière. Leur Messie
à eux réduira les nations de la Terre en esclavage
pour toujours, et fera du Peuple élu le maître de
l'univers. Leur Messie, le Seigneur qui asservira les peuples
de la Terre, est l'Antéchrist des prophéties.
Tandis que, sur notre compteur cosmique, les chiffres des millénaires
passent de 2 à 3, des visions apocalyptiques hantent des
gens par ailleurs sains d'esprit. Ce n'est pas la première
fois qu'une poignée de juifs rêve de dominer le
monde dans le royaume éternel de l'Antéchrist.
Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ils disposent d'armes
nucléaires, d'avions et de navires de combat à
la pointe du progrès, d'une richesse immense, du soutien
inconditionnel des États-Unis, de dizaines de millions
d'esclaves chrétiens pro-sionistes qui leur sont tout
dévoués, et d'un large réseau dans la presse
internationale, bien dressée et docile.
Ceci dépasse la simple mystique. Il y a dix ans, Nahum
Barnea, journaliste israélien bien connu, écrivait
dans Yediot Aharonot : "Pendant des décennies,
les juifs ont fait tout leur possible pour réfuter le
mythe (de la domination du monde par les juifs et de l'asservissement
des gentils), en le qualifiant de manifestation morbide de l'antisémitisme.
Mais, de nos jours, on trouve même certains juifs pour
y croire". Feu Israel Shahak, intellectuel israélien,
a formulé la remarque suivante : "Le Likoud, parti
au pouvoir (pour ne rien dire de l'extrême droite) croit
véritablement à ce mythe".
Haaretz, principal quotidien israélien, écrit
que Sharon, comme Baraque avant lui, va consulter en secret les
sorciers de la Cabbale pour leur demander conseil. Tout ceci
est dans l'air du temps : les écoles, les programmes et
les magasins ont tissé leur toile sur l'ensemble de l'État
juif. Aux termes du discours qu'ils tiennent, la Terre sainte
s'est transformée en poubelle. Ce n'est pas une question
de hasard. On attribue la Cabbale à Simeon B. Yohai, mystique
du premier siècle, dont la maxime la plus connue dit ceci
: "Écrasez la tête du maximum de serpents tout
comme vous écraserez la tête d'un maximum de gentils."
Face à ce modèle archaïque de domination,
de génocide et d'asservissement, il nous faut rappeler
en quoi consistait la religion archaïque. Nombre d'Israéliens
ont le sentiment de voir resurgir l'antique esprit de haine et
de domination. Dans son supplément du week-end, le quotidien
Haaretz publie une nouvelle qui raconte brièvement
l'histoire d'un président des États-Unis qui, pour
avoir essayé de désobéir aux ordres des
Kabbalistes, aurait été déposé par
ses subordonnés. "Les juifs ont vocation à
régir le monde" prêchait le rabbin Leichtman,
kabbaliste notoire, dans un long article publié dans Vesti,
journal russe israélien. En Israël, dans les forums
de discussion sur l'Internet, on peut trouver des propos plus
"durs", notamment la citation d'un vieux poème
de feu Uri Zvi Greenberg, poète hébreu appelant
à l'extermination des gentils. D'ailleurs, Greenberg ne
s'est pas limité aux Palestiniens, à l'instar de
Menahem Begin, ni même aux Arabes, à l'instar du
rabbin Ovadia Joseph, autorité spirituelle suprême
d'Israël. L'extermination d'Edom, nom de code traditionnel
des gentils, européens comme américains, semble
une option envisageable dans l'esprit fiévreux des adeptes
de la Kabbale.
Ce sentiment se répand au sein de la diaspora juive. A
Atlanta, en plein coeur des Etats-Unis, un débat a récemment
été organisé par le Centre de la communauté
juive, en présence du consul d'Israël, d'un homme
d'affaires juif, d'un grand rabbin d'Atlanta ainsi que d'un chroniqueur
du New York Times. A ce sujet, un observateur a écrit
: "J'ai été particulièrement frappé
par les remarques du rabbin. Tout en se proclamant anti-sioniste,
il a déclaré (en témoigne la cassette d'enregistrement)
que, selon son interprétation, le motif ultime de la création
d'Israël est de maîtriser le pouvoir et la richesse
du monde. A terme, les juifs renverseront les gouvernements des
autres pays et se verront affecter à des postes de dirigeants
du monde." Pour ce rabbin, "ceci devrait se vérifier
dans les années à venir".
A l'autre bout du monde, en Russie, un disciple juif du mouvement
ultra nationaliste de Jabotinski auquel appartient Sharon, (Eliezer
Dacevich-Voronel qui se décrit lui-même comme professeur
d'université juive), a composé un poème
qui dit à peu près ceci : "Nous, les Élus,
sommes unis par la haine que nous éprouvons à l'égard
des tribus d'esclaves qui se sont soulevées, ont reversé
nos ancêtres et rejeté notre Dieu. Une fois qu'elles
ont su où était leur place dans le monde, elles
ont compris que le goret doit demeurer dans sa porcherie".
"Vous vous êtes révoltés et nous avez
contraints à vous servir mais, désormais, votre
fin est proche. Nous sommes vos maîtres et vous êtes
nos esclaves. C'est là le dessein de Dieu. Bientôt,
notre soleil se lèvera de nouveau et les esclaves n'oseront
pas lever les yeux vers lui. C'est alors que le Seigneur de mon
Peuple apparaîtra dans les cieux tandis que nous, les milliers
de milliers (qui ne sont d'ailleurs que 144.000) d'Élus
siégerons dans le grand amphithéâtre et observerons
les misérables cohortes d'âmes ramper vers leur
paradis. Par la volonté de Dieu, nous appellerons cela
"Auschwitz".
Ces gens-là n'hésitent même pas à
parler de la reconstitution génétique du Roi de
l'Antéchrist. ll semble que l'instigateur de ce projet
soit Avi ben Abraham, dissident renommé, . Après
quelques années passées en Californie, cet homme
hors du commun vient de quitter le lieu où il travaillait
à un projet de surgélation des morts, digne du
feuilleton Star Trek, pour le compte de juifs extrêmement
fortunés, afin de retourner en Israël. Plein aux
as, il s'est fait construire un palace à Césarée,
sur les rives de la Méditerranée, à quelque
50 km au nord de Tel-Aviv, et a pris contact avec le Dr Severino
Antinori, spécialiste italien de la génétique.
Dans un entretien accordé à Haaretz, Ben
Abraham, qui a acquis son titre de docteur en médecine
à l'âge de 18 ans, ce qui ne s'était jamais
vu, a fait allusion à son projet. Ces jours derniers,
ledit projet a fait l'objet d'une brève dans le quotidien
New York Daily News, journal appartenant à Mortimer
Zuckerman, milliardaire partisan de la suprématie juive
qui dirige la Conférence des organisations judéo-américaines.
Animés par un esprit de vengeance et de haine, certains
sont prêts à s'emparer de l'anneau magique qui confère
le pouvoir, le Mont du Temple, afin d'imposer et de perpétuer
le règne de l'Antéchrist. Mais cela ne saurait
se faire en exerçant la force et la brutalité ainsi
que le dit le texte Issur Homah, datant du moyen âge.
Prématuré, le coup pourrait faire long feu. Un
rabbin Loubavitch, à la tête d'une communauté
juive de Brooklyn avait été considéré
par ses disciples comme un Messie en puissance. C'est pourquoi
il ne s'est jamais rendu en Terre sainte. Il ne se sentait pas
prêt pour l'épreuve de force. Pendant ce temps,
les enfants de Palestine, frères de Faris Ode et neveux
du Christ, tiennent ces religieux fanatiques à distance.
Actuellement, Sharon et sa cohorte de croyants fous se font la
main en s'emparant de la Maison d'Orient, propriété
de la famille Husseini à Jérusalem. Si on laisse
passer cet événement sans intervenir, il constituera
un pas de plus vers l'Anneau de puissance.
Eugène Zamiatin, écrivain russe porté sur
l'introspection, a composé une nouvelle qui trouverait
parfaitement sa place dans les Évangiles. C'est l'histoire
d'un homme qui, ayant décidé de construire un temple,
n'avait pas un sou vaillant. Il attaqua un commerçant
sur la grand route, le tortura à mort, lui extorqua beaucoup
d'argent et érigea le temple. Il invita l'évêque,
de nombreux prêtres ainsi que des gens du commun mais,
peu de temps après, tous ceux-ci quittèrent le
temple car l'endroit puait l'assassinat. Nul ne saurait ériger
un temple à l'endroit où le sang des innocents
a coulé. Quoique plus âgé, un contemporain
de Zamiatin, le " sioniste spirituel " Ahad Ha-Am,
philosophe juif d'Odessa, a exprimé tout cela en termes
simples mais de toute beauté : " Si c'est cela le
Messie, je ne souhaite pas qu'il advienne ".
Traduit de l'anglais par Annie Coussemant. Point d'information
Palestine > No 165 du 28/08/2001, AMFP - BP 33 - 13191
Marseille FRANCE,<amfpmarseille@wanadoo.fr> L'original
anglais se trouve ci-dessous
- Cornerstone of
Violence
- By Israel Shamir
As F-16's again bomb cities of Palestine, and young men again
sacrifice their lives and the lives of others, Martin Indyk,
writing in the New York Times, proclaims that the `Violence is
worsening' (8 Aug. 2001). The BBC and CNN reports, like a Greek
chorus, echo Indyk with their reports of `Violence in Palestine'.
The White House issues another plea to `break the cycle of Violence'.
This faceless and causeless `Violence' should probably be capitalized,
as the `Wrath' in the first line of Iliad. This eternal poem
begins with a call to `sing the Wrath of Achilles'. In Homer's
world the Wrath (or Fury, War, Love, Hope) was a condition personified.
Nowadays, we tend to see an angry Achilles or a violent husband,
rather than Wrath or Violence per se. Unless, the abuser is the
Jewish state. In which case, we revert to the Homeric concept
of Violence as an independent being, rather then a man-made action.
People seriously discuss, how to `deal with' Violence in order
to bring Peace.
In the real world, Violence is not like the weather. Somebody
does it, and we can usually identify the patch of clouds responsible
for the rain. So it was, that when the `Mitchell' process was
invoked and the daily quota of killed slowly crawled down, the
Jewish supremacists replayed the provocative visit of Sharon
to the Haram a-Sharif by laying the cornerstone of the Third
Temple.
Immediately after the cornerstone provocation, Israel followed
up with a wave of assassinations in Nablus, Ramallah and elsewhere,
trying to get Palestinians to respond in kind. It seems to be
a pattern. Last September, after Sharon's visit to Haram a-Sharif,
Israeli Border Police murdered seven worshippers in the Jerusalem
mosque and ushered in the second Intifada. Sharon's assassins
did not stop murders until a suicide bomber obliged by responding.
It is no coincidence. Israel wants the Palestinian uprising to
go on. Israel wants not peace, but low intensity conflict. A
war with Palestinians allows the Israeli leaders to keep their
heterogeneous communities together, away from each other's throat.
What is more important, the war allows the Jewish leaders over
the world to continue their arduous task of reviving World Jewry,
a medieval run-down construct. That is why it makes no sense
to speak against `Violence' and for `Peace'. As long as the supremacist
Jewish state exists, it will ensure violence and avoid peace.
The recent assassinations also had the intent of covering up
the cornerstone provocation under a heap of corpses. The meaning
of this obscure ceremony was further obscured by the mainstream
media, and all references to it mysteriously vaporised. For instance,
Reuters reported on August 3, 2001: `Israeli police stormed the
Temple Mount, revered by Muslims as al-Haram al-Sharif, after
Palestinians threw stones at Jews worshipping at the Western
Wall below'.
Why, all of a sudden, did Palestinians begin to stone Jews? The
cornerstone story was omitted, and the average American or European
was left with the impression that the `wild` Muslims attacked
peaceful worshipping Jews just out of spite. On this count, the
unanimity of the English-language media was horrifying. The BBC,
once more objective than American networks, closed the gap. They
also reported of `Israeli soldiers who entered the mosques responding
to the Muslim stone throwers', moving a reference to the cornerstone
to the end of the item. It now appears that the airing of the
BBC documentary on Sharon was a singular act of courage that
will not soon be repeated.
As for the American networks, their coverage continues to be
consistent. They market the Israeli line without hesitation.
That is why we shall revisit the details of the strange, already
forgotten story of the cornerstone. This was not your average
Israeli provocation. It brought to mind the black magic incantations
of Pulsa diNura, the cabbalistic formula used on the Prime Minister,
Yitzhak Rabin. In 1995, the Israeli media covered a gathering
of the important Cabbalists who invoked evil spirits and beseeched
them to extinguish the Prime Minister's life. Soon afterwards,
Rabin was assassinated by a Jewish religious fanatic. An organizer
of the Pulsa diNura ceremony was tried by Israeli court of law
and sent to jail, for incitement to murder. You do not have to
believe in black magic in order to understand the logic of the
judge.
In order to comprehend the idea of the cornerstone laying, imagine:
you wake up one beautiful Sunday morning in your suburban home,
have your coffee and proceed to your church. There you encounter
a commotion. In front of the church, a band of men, well protected
by armed soldiers and police, are busy installing a huge billboard
saying `On this place, a synagogue will be erected in 2001'.
On the background, there is the roar of bulldozer engines and
the amplified voice of a Rabbi blessing the new synagogue. You
would probably feel as hysterical as the hero of the Hitchhiker's
Guide to The Galaxy. Supplant your parish church by St Peter
or the Holy Sepulchre, and you will understand the feelings of
Jerusalemites.
Though the Temple Mount Loyalists, the group that performed this
magic ceremony, is tiny and hardly mainstream, one can't say
that about the body that gave them the green light. Overruling
the police' objection, the Supreme Court, the highest Jewish
legal authority, permitted them to do their act on an auspicious
date, the 9th day of the Moon month of Ab, with all its mystic
meaning. All the might of the Jewish state, including thousands
of policemen and army, was mobilized to allow the ceremony to
take place. That is why one can compare the pithy Loyalist band
with the sharp thin end of the dental pick in the hands of a
dentist, pushing it far inside the tooth, in order to check whether
the nerve is dead.
The results of this painful examination were unambiguous. The
nerve was apparently alive, and the quick mobilization of the
Palestinians forced the Jews to re-route the Loyalists' procession.
The ceremony took place outside the Old City, a little earlier
than planned. It lasted for a few minutes, and the stone was
returned to its usual place, in the deep protective shadow of
the US Consulate. This push of the pick caused sharp pain and
the predictable response of the Jerusalemites, and afterwards,
the vicious attack of the police on the believers in the mosque.
What was the reason of all the trouble? Why did the Palestinian
kids dare to confront the Border Police, famous for their brutality?
Why was the cornerstone so important?
Many Jews and their Christian-Zionist allies believe the precious
beauty of Haram a-Sharif, the 7th century mosques of Jerusalem
should be destroyed and on their ruins, a Jewish temple should
be erected. Why should this be done? people provide different
explanations, historical and eschatological. It is not for some
historical justice, or for the purpose of prayer, as traditional
Judaism forbade all interaction with the Mountain of the Lord.
Some mystically inclined Jews believe this act will make Jewish
domination of the world total and irreversible. This belief is
not an exclusive domain of kooks and freaks, nor even of Zionists
only, but rather a widespread conviction.
The mainstream media of the West usually presents the conflict
in terms of Muslims vs. Jews. But the conflict as seen by these
Jews, is Jews vs. Gentiles. In their minds, the Temple Mount
is a magic Ring of Power, one they should assume when the time
is right. As the Ring in Tolkien's Lord of the Rings (the British
professor was a very learned man), it should bring forth the
Messiah. For the Jewish mystics, this Messiah is not the Christian
Messiah. In their book, the Messiah is not a gentle Jesus with
a message for all mankind. Their Messiah would forever enslave
the nations of the earth and make the Chosen people the masters
of the universe. Their Messiah, Lord Enslaver of the Peoples
of Earth, is the Antichrist of prophecies.
As the digits of millennia jump from 1 to 2 on the meter of our
Cosmic Cabby, apocalyptic thoughts come into otherwise sane heads.
This is not the first time some Jews dream of world domination
and of the eternal kingdom of Antichrist. Only now, they have
in their possession nuclear weapons, the latest jets and battleships,
huge wealth, the blind support of the US, tens of millions of
willing `Christian Zionist' slaves, and a broad web of tame and
docile international media.
It is not mystics only. Ten years ago, a leading Israeli journalist,
Nahum Barnea, wrote in Yediot Aharonot: `For decades the Jews
tried hard to refute the myth (of Jewish domination of the world
and of enslavement of Gentiles) treating it as a morbid manifestation
of anti-Semitism. Now some Jews even believe it'. The late Jewish
thinker, Israel Shahak commented: `The ruling Likud party (let
alone the extreme right-wing) genuinely believes in the myth'.
The leading Israeli daily, Haaretz reported that Sharon, like
Barak before him, sneaks out to visit the wizards of Cabbala
for advice. It is all quite fashionable; Cabbala schools, courses
and shops drew their net over the Jewish state. The Holy Land
turns into a Waste Land according to their guidelines. This is
not a matter of chance. Cabbala is ascribed to the first century
mystic Simeon b. Yohai, whose best known maxim reads, `Smash
the head of the best of snakes, kill the best of Gentiles'.
This archaic model of domination, genocide and enslavement calls
for archaic religious content. Many Israelis sense the re-emergence
of the ancient spirit of hate and dominance. The weekend supplement
of Haaretz published a short story of an American president who
tried to disobey the orders of the Cabbalists and was removed
by his subordinates. The Jews are destined to rule the world,
preached Rabbi Leichtman, a leading Cabbalist, in a long article
printed in Vesti, a Russian-Israeli paper. In the chat rooms
of the Israeli Internet, one can find more heady stuff. They
quote an old poem by Uri Zvi Greenberg, a late Hebrew poet, who
called for extermination of the Gentiles. Greenberg did not limit
himself to Palestinians, like the late Menachem Begin, nor only
to Arabs, like the highest spiritual authority in Israel, Rabbi
Obadiah Joseph. The extermination of Edom, a traditional code
word for European and American Gentiles, appears as a plausible
option in the feverish minds of Cabbala followers.
This feeling spills into the Jewish diaspora. In the heart of
the US, in Atlanta, there was a recent debate in the Jewish Community
Centre in presence of the Israeli Consul, a Jewish businessman,
a prominent Atlanta rabbi and a NY Times reporter. An observer
wrote to me, `I was struck mostly by the comments of the rabbi.
While claiming to be a non-Zionist, he declared (we have him
on tape) that the ultimate reason for creating Israel, as he
interprets it, is to become the world's controller of power and
wealth. Jews will eventually overthrow world governments and
be assigned positions to lead the world. This, he felt, will
occur in a short number of years'.
At the other end of the world, in Russia, a Jewish follower of
Sharon's own ultra-Nationalist Jabotinsky movement, `Eliezer
Dacevich-Voronel', who described himself as a Jewish University
Professor, composed a poem: `We, the Chosen Ones, are united
by hatred to the slave tribes that rose, dethroned our ancestors
and rejected our God. Once you knew of your place in the world,
a swine must stay in its sty. You revolted, and forced us to
serve you, but now your end is nigh. We are your masters. You
are our slaves. This is God's design. Soon our sun will rise
again, and the slaves would not dare to look at it. And then,
the Lord of My People will appear in Heaven, while we, the dozen
of dozen thousands (i.e. 144,000) of Chosen Ones will sit it
the great amphitheatre and watch the miserable columns of souls
crawling into their paradise. By God's will, we shall name it
Auschwitz'.
They even speak of genetically re-constructing the King of the
Antichrist. The brilliant maverick, Dr Avi Ben Abraham, seems
to be the man behind the project. This unusual man recently returned
to Israel after some years in California, where he worked on
a Star Trek-like Deep Freeze project for very wealthy Jews. Loaded
with money, Ben Abraham built a palace in Caesarea on the seashore
of Mediterranean, some 50 km north of Tel Aviv, and contacted
the Italian genetic expert, Dr Severino Antinori. Ben Abraham,
who received his doctor of medicine degree at the unheard of
age of 18, hinted at his plans in an interview with Haaretz.
A few days ago, his project received some benign attention from
The New York Daily News, the newspaper of Mortimer Zuckerman,
a Jewish supremacist billionaire and the head of Conference of
Jewish American Organisations.
The men of hate and vengeance are ready to seize the magic ring
of power, the Temple Mount, to enforce and perpetuate the rule
of the Antichrist. But it can not be done by brute force, due
to a medieval prohibition, Issur Homah. A premature action could
backfire. A Jewish religious leader from Brooklyn, Lubavitcher
Rebbe, was considered by his disciples a potential Messiah, and
that is why he never ever came to the Holy Land. He did not feel
himself ready for the trial of forces. Meanwhile, the children
of Palestine, brothers of Faris Ode, nephews of Christ keep these
religious fanatics at bay. Now, Sharon and his band of mad believers
try their hand by snatching the Orient House, a Husseini mansion
in Jerusalem. If this is allowed to quietly pass, it will make
for one more step to the Ring of Power.
The soul-searching Russian writer, Eugene Zamyatin, composed
a short fable of Gospel quality. It is a story of a man who decided
to build a temple, but had no money. He waylaid a merchant on
the highway, tortured him to death, extracted a lot of cash and
built the temple. He invited a Bishop and many priests and ordinary
folks, but in a short time they left the church: the place stank
of murder. One can not build the temple on the blood of innocents.
An elder contemporary of Zamyatin, a Jewish thinker from Odessa,
the `spiritual Zionist' Ahad HaAm, put it in simple and beautiful
words:
-- If this be the Messiah, I do not wish to see his coming.
This article, as all writings of Israel Shamir, may be freely
distributed in the Internet, but hard copy publications must
ask permission. Responses and requests: shamiri_@netvision.net.il
ON
DEMANDE DES RUSSES
- West Bank Settlers
Recruit Russians
- By Jason Keyser,
Associated Press Writer
ARIEL, West Bank (AP) - Olga Pelis was puzzled last summer when
friends complained that their cars were being stoned as they
drove back from evening concerts in Tel Aviv to this Jewish settlement
in the West Bank. The 49-year-old immigrant from Latvia says
she had no idea that for year and a half she had been living
on territory Palestinians consider their own. She had come with
her family at the invitation of settler recruiters, who had flown
to Latvia and promised her a teaching job. At the time, peace
efforts were moving ahead and the region was relatively calm.
But now it is engulfed in fighting, and fewer Israelis are willing
to risk their lives settling in the West Bank. So Ariel and at
least two other settlements are stepping up their drive to fill
the gap with immigrants. The last such effort was two months
ago when recruiters from Ariel went to Moscow.
But do the newcomers know what they're getting into, especially
now? Settlement officials deny holding back the facts, while
some immigrants say they were caught unaware. Pelis said she
began to figure out the story last summer when she read a newspaper
article about Palestinian summer camps where children were given
military training, including drills on assembling assault rifles
and kidnapping enemies. "I was surprised and I was wondering
why are they doing so -- what are their plans,'' said Pelis,
who is originally from the Latvian town of Dauvavpils. "Then,
in September, everything started.'' Ariel began sending recruiters
to the former Soviet republics two years ago, and has attracted
3,000 immigrants. Over the past decade its population has nearly
doubled to 17,000.
There are so many newcomers that Ariel's three clinics have Russian-speaking
doctors. The city plans a secular burial plot for immigrants
who are not Jewish by strict Orthodox law and whose families
have trouble burying them in Jewish cemeteries. [N'est-ce
pas un aveu de plus qu'on fait venir en Israël des gens
qui ne sont pas juifs, en toute connaissance de cause ? ]
Of Israel's roughly 1 million immigrants from the former Soviet
Union, about 13,500 live in the West Bank, making up about 7
percent of the total settler population of 200,000 living among
some two million Palestinians. It's a highly contentious issue.
Palestinians are outraged at the settling of land they want for
a future state, and the United States, as well as Israeli moderates
such as the Peace Now movement, consider the settlements a serious
obstacle to peace.
Amiram Goldblum, who monitors settlements for Peace Now, said
recruiting immigrants reveals a desperation to fill empty
houses because of shrinking demand, and undercuts official
arguments that settlements must expand for natural population
growth. "Most of the growth of the city is by immigrants,
because fewer Israelis are coming,'' agreed Ariel Mayor Ron Nachman,
who serves on the board of governors of the Jewish Agency. The
semi-governmental organization brings Jews to Israel but not,
it says, to the disputed areas. The debate about funneling immigrants
to settlements began in 1990, when then-Prime Minister Yitzhak
Shamir said Israel must control the West Bank "for future
generations and for the mass immigration'' of Soviet Jews. The
comments angered Palestinians, and Washington refused
to back $10 billion in loans to resettle immigrants until after
Shamir was voted out of office and Israel guaranteed the money
would not be used in the disputed territories. It was then that
Nachman quietly went ahead with a campaign to attract immigrants.
Ariel's representatives met immigrants at Israel's airport to
bring them to the West Bank, and the emissary effort began two
years ago. Nachman says the financing comes from U.S. Jewish
and Christian groups. Some immigrants interviewed in Ariel
said the recruiters never told them that they might become targets
of the Palestinians.
"We didn't know that they would throw stones at our cars
or shoot,'' said Anatoli Kundratiev, 50, who moved here with
his family in 1993 from Rostov-on-Don in southern Russia. Some
said they didn't even realize Ariel was beyond the so-called
"Green Line'' between Israel proper and the West Bank, captured
from Jordan in the 1967 war. Shosh Levavi, an emissary and director
of Ariel's immigrant absorption office, insists she is truthful
about Ariel's situation: "I try to explain (that) Ariel
is beyond the Green Line. But in Russia, before they are doing
the very difficult act of emigrating, they can't understand this.''
Since fighting began, 35 Jewish settlers have been killed in
drive-by shootings and roadside ambushes, including at least
two immigrants.
Still, Svetlana Weisbrot, Ariel's deputy mayor and an immigrant
from Simferopol, Ukraine, said the demand by immigrants continues
and 2,000 new apartments are needed.
Israel's government this year is paying about $93,000 for social,
cultural and employment services for immigrants in Ariel, Kiryat
Arba and Maale Adumim, among the West Bank's largest settlements,
said Yuli Edelstein, the deputy immigration minister. The ministry
is also considering bulletproofing some immigrants' cars. Edelstein,
who himself lives in a West Bank settlement, praises Ariel's
emissary program.
The three trips a year are paid for by the World Zionist Organization.
Critics say it is fronting for Jewish Agency operations in the
disputed territories. The two organizations are legally separate
but share one chairman, Sallai Meridor. The emissaries travel
to Russia, Ukraine, Belarus, Moldova, Kazakstan and other central
Asian countries. They speak to groups of dozens or hundreds.
Representatives from metal factories near Ariel travel with the
emissaries, bringing job offers. The immigrants get free computer
training and Hebrew and English classes, free rent for one month
and after-school programs. Levavi said five percent of the newcomers
have left Ariel, some because of the dangers. One moved his family
from Ariel to the coastal city of Netanya, and died there on
May 18 in a Palestinian suicide bombing at a mall. Pelis remembers
standing on the edge of this hilltop and marveling at the vista
of dusty hills, olive groves and Palestinian villages with minarets.
"I didn't realize this at all,'' she said. "When
I was looking down at those Arab villages it seemed very nice.
There was no sign of any danger.'' Pelis said she, her husband
Simon and their 24-year-old son Dennis, a computer science student
at Ariel's college, don't plan to leave because they think life
in Israel proper is just as dangerous. Also, coming from Latvia
where her husband's parents had to hide their religion, she feels
a sense of mission -- that she's doing what she's "supposed
to do.'' "I understand that this is a new life and I chose
it myself,'' she said.
<http://dailynews.yahoo.com/h/ap/20010825/wl/immigrant_settlers_1.html>
Saturday August 25, 2001
TERRE
PROMISE
Diffusé par la liste <Al-Awda@yahoogroups.com>, le 27 août 2001:
- Chers amis américains,
on a lu dans toute la presse américaine des récits
hystériques rapportant les dangers que courent les juifs
qui vivent en Palestine. Et si on lançait une campagne
simultanée sur le thème "Conduisez les juirfs
d'Israël) jusqu'à la véritable Terre promise
que sont les Etats-Unis"? On imagine de magnifiques formules
comme "Let my people come to the US" ("Conduisez
mon peuple aux Etats-Unis", calqué sur un négro
spiritual bien connu) ou bien "Une carte de résident
pour tous les juifs". Ce serait vraiment une bonne idée,
les Russes se précipiteraient aux Etats-Unis et les juifs
qui resteraient en Orient se transformeraient en Arabes du Proche-Orient.
De toute façon, les riches ashkénazes israéliens
ont éjà la nationalité américaine
et habitent presque tous à Los Angeles. En prime, tout
opposant à ce projet serait qualifié "d'antisémite.
-
- Dear American Friends,
in the American press there were hysterical reports of the dangerous
life of Jews in Palestine. What do you think of a sideline campaign
'Bring the Jews (from Israel) to the real Promised Land of the
US'? So many good slogans: 'Let My People Come to the US', 'Green
Card to Every Jew'. Actually, not bad an idea, the Russians would
move to the US before you would say Jack Robinson, and the remaining
Oriental Jews would blend into Arab Middle East. The rich Ashkenazi
Israelis anyway have American passports and live mainly in LA.
As a bonus, we can call every objector to this scheme, 'an anti-Semite'.
Date: Mon, 27 Aug 2001 08:47:27 +0200
<Al-Awda@yahoogroups.com>, 27 Aug 2001.
-
-
L'OUTIL
DU BOUCHER
U.S. Warns Israel
on Use of American-Made Arms
By ABCNEWS.com
- Un membre du gouvernement
américain déclare que le ministère des affaires
étrangères pourrait bientôt décider
si Israël viole le droit américain. Un haut fontionnaire
de ce ministère a déclaré aujourd'hui à
ABC News que les Etats-Unis avaient averti Israël que le
Congrès pourrait demander un rapport établissant
si le gouvernement israélien utilise illégalement
des armes de fabrication américaine pour tuer des dirigeants
palestiniens. La loi sur l'exportation des armées interdit
que les armes vendues par les Etats-Unis servent à autre
chose qu'à la "légitime défense".
Si des violations de la loi étaient relevées, le
pouvoir exécutif doit saisir le Congrès qui déciderait
alors d'une éventuelle punition.
- Les Palestiniens affirment
que les attaques récentes par des hélicoptères
et des avions de combat étaient des offensives. Le gouvernement
israélien prétend de son coté que c'était
des opérations défensives, dont les cibles étaient
les organisateurs d'attaques terroristes répétées
contre les citoyens israéliens [...]. "Nous n'avons
encore pas établi ni décidé si la loi avait
été violée", a dit le porte-parole
du ministère des affaires étrangères, Richard
Boucher.
Que le porte-parole du ministère
américain des affaires étrangères s'appelle
Boucher nous permet de deviner quelle fut la réponse amériaine:
c'est tout à fait légal et nos chers amis israéliens
ont tout à fait le droit de massacrer qui ils veulent avec
des armes fournies par le contribuable américain. (28 août
2001)
<http://dailynews.yahoo.com/htx/abc/20010828/wl/israelweapons_010828_1.html>
[A Bush administration says the State Department could soon determine
Israel is violating American law. The United States has warned
Israel that a report may have to be sent to Congress indicating
it is improperly using American-made weapons for killing Palestinian
leaders, a senior State Department official told ABCNEWS today.
The Arms Export Control Act requires that U.S.-supplied weapons
obtained by foreign countries be used only for "legitimate
self-defense." In the event of substantial violations, the
executive branch is required to notify Congress. Congress would
have to decide if it wanted to impose some sort of punishment.
Palestinians argue recent attacks by helicopters and fighter
aircraft were offensive operations. The Israeli government contends
they were defensive, targeting the planners of recurring terror
attacks against Israel citizens. [...] "We have not made
any determination or decisions that the provisions of the law
might have been violated," said State Department spokesman
Richard Boucher.]
LE
TALON DE FER
The army's Achilles'
heel
Analysis By Arieh O'Sullivan August, 26 2001
Jerusalem (August 26) -- The image of a Palestinian firing on
soldiers as they slept in their barracks and killing their commander
in a face-to-face battle in the Gaza Strip are hardly material
for heroic folklore.
Friday night's audacious attack by two Palestinian gunmen revealed
a number of the IDF's major weaknesses. The spotters failed to
detect them. The fence didn't stop them. The gate guard was easily
overcome. But worse than all was the failure to quickly locate
and kill the infiltrators.
Some say that it is nearly impossible to fight against suicide
attackers. However, while the risks were almost impossible, yesterday's
attack was clearly not a suicide mission in the Palestinians'
eyes. They had planned an escape route, and the fact that one
of them managed to flee in the midst of the gun battle showed
that he wanted to come out of the attack alive.
The attack was a classic commando raid by two obviously trained
gunmen. While the IDF Spokesman continued to refer to the two
as "terrorists," OC Southern Command Maj.-Gen. Doron
Almog apparently realized the danger in this and midway in his
briefing to reporters yesterday started calling them "infiltrators."
Because if they were terrorists, then it proved that the IDF
could be terrorized.
"The results of the battle are certainly not what we expected
from [the soldiers] in face-to-face combat," Almog said.
"It is important to stress that both of the infiltrators
were killed in the face-to-face battle, but the result is difficult."
But what does the army expect when it doesn't train for this
sort of close-quarters combat? The IDF doesn't issue knives and
doesn't train most infantry soldiers, including those in the
Givati Brigade, in hand-to-hand combat.
The IDF has made the personal protection of its forces top priority.
It has razed former forested hilltop bases in the West Bank and
erected ramparts similar to the outposts in the Lebanese security
zone. The Marganit position in Gush Katif also rises like a volcano
on the Gaza dunes.
"The IDF sees protection of its troops as a strategic goal,
because the Palestinians want Israeli society to endure continued
and prolonged suffering," said one senior officer.
The IDF prefers to wage battles elegantly and at a distance.
Its ambush squads, we witnessed last week on Mount Ebal, stealthily
locate Palestinian gunmen and bomb-planters with night vision
and shoot them.
The problem is that the IDF is somewhat like a cumbersome
knight in armor.
Jerusalem Post -- Internet Edition
<http://www.jpost.com/Editions/2001/08/26/News/News.33379.html>
LE
DÉBUT DE LA FIN
Libération
du 27 août, donne la parole à un soi-disant "expert
de l'armée israélienne", un certain Martin
Van Creveld, donné comme "chercheur à l'université
hébraïque de Jerusalem", et auteur de Tsahal:
une histoire de l'armée israélienne. Ce personnage
est un illustre inconnu mais il ne doit pas être un ennemi
de ladite armée. La pauvre journaliste lui parle de l'attaque
dans la garnison de Gaza. Il répond: Ceci "nous montre
jour après jour que les Palestiniens sont lentement, mais
sûrement en train de gagner la guerre, tandis que les Israéliens
sont lentement, mais sûrement, en train de la perdre."
LA
CRIME
Si vous voulez vous renseigner sur les
crimes qui sont journellement perpétrés contre les
Palestiniens, consultez le site <http://www.ramallahonline.com>
et en particulier la recension du 27 août: <http://www.ramallahonline.com/article.php?sid=463>
Vous pouvez aussi consulter les dossiers de B'Tselem, l'organisation
israélienne des droits de l'homme. Ces gens font un travail
extraordinairement difficile d'intervention et de documentation
sur les horreurs perpétrées par l'armée et
les multiples polices de l'Etat sioniste. Fondée en 1989,
B'Tselem publie des rapports.
8 HaTa'asiya St. (4th Floor), Talpiot, Jerusalem 93420, Israel
Telephone: 02-6735599, Fax: 02-6749111, <mail@btselem.org>
<http://www.btselem.org>
CULOTTES
DE PEAU
D'abord les milices juives, qui se
plaignent de l'impéritie d'Ariel Sharon, qui"a promis
de chasser ces fils de pute arabe de la terre d'Israël"
et ne l'a fait. Alors, les colons prennent les choses en main
et tant pis pour les fils de pute (arabe) qui viennent à
passer.
Vigilantes take
up arms, vow to expel "Muslim filth"
- By Jack Kelley
HEBRON, West Bank -- After a quick prayer, Avi Shapiro and 12
other Jewish settlers put on their religious skullcaps, grabbed
their semiautomatic rifles and headed toward Highway 60.
There, they pushed boulders, stretched barbed wire and set tires
afire to form a barricade that, they said, would stop even the
biggest of Palestinian taxis. Then they waited for a vehicle
to arrive. As they crouched in a ditch beside the road, Shapiro,
the leader of the group, gave the settlers orders: Surround any
taxi, ''open fire'' and kill as many of the ''blood-sucking Arab''
passengers as possible.
''We are doing what (Israeli Prime Minister Ariel) Sharon promised
but has failed to do: drive these sons of Arab whores from the
Land of Israel,'' said Shapiro, 42, who moved here with his wife
and four children 3 years ago from Brooklyn. ''If he won't get
rid of the Muslim filth, then we will.'' Claiming they have been
abandoned by Israel's gove