AAARGH
D'abord les attaques
sionistes contre le PMF et ensuite les tracts
récents de ce parti.
13 mai 2002 Strasbourg :
A quelques semaines des législatives, Strasbourg, opulente capitale parlementaire de l'Europe et "capitale des voitures brûlées", est-elle gangrenée par les islamistes ? Alors que l'extrême droite y a obtenu plus de 20% à la présidentielle, Mohamed Ennacer Latrèche, président du Parti des Musulmans de France, le PMF, a réussi à mobiliser, le 30 mars dernier, près de 3000 manifestants. A lire les tracts distribués, il s'agissait de protester contre «le génocide des Palestiniens programmé depuis un siècle par les sionistes». Le soir même commençait à Strasbourg et dans ses environs une série d'agressions antisémites.
Mohamed Latrèche a créé le Parti des Musulmans de France à Strasbourg en avril 1997 avec l'approbation du président de la fédération d'Alsace Lorraine des Français musulmans. La même année, le PMF obtenait 0,65% aux élections législatives. M. Latrèche se présentera certainement en juin prochain dans la troisième circonscription à l'effet, surtout, de se mesurer contre une candidate, Catherine Trautmann, qui n'a jamais cessé de dénoncer l'antisémitisme de l'islam radical.
L'audience électorale du PMF est des plus marginales, si l'on prend en compte le fait que vivent à Strasbourg et dans l'agglomération près de 40.000 musulmans qui pourraient se sentir concernés par une formation politique qui affiche, dans son intitulé, références confessionnelle et culturelle. Première curiosité, les partis confessionnels ne sont pas conformes à la Constitution. Aussi serait-il souhaitable que les autorités concernées s'y intéressent plutôt que de considérer le PMF comme un groupuscule négligeable.
M. Latrèche est sans doute le premier à ne pas envisager d'être un jour député. Son ambition est celle d'un activisme radical dont le discours peut, dans les banlieues, susciter le passage à l'acte - sans qu'il puisse être reproché à celui qui l'inspire la moindre violence. M Latrèche se suffit de la violence des mots; l'incitation à la haine est pratiquement caractérisée lorsqu'il établit dans ses tracts, comme les négationnistes, l'équivalence entre le sionisme et Hitler, quand il évoque le sioniste dans les termes qui étaient employés à l'encontre du juif par l'extrême droite dans les années trente.
A l'automne 2 000, le fondateur du PMF réunissait plus de 2 500 manifestants contre Israël, le petit Satan. Au cours de la manifestation, étaient entendus des slogans antisémites. Immédiatement, le maire de la ville, Catherine Trautmann dénonçait publiquement cette manifestation de haine et suscitait une déclaration commune et solennelle des cultes reconnus et de la grande mosquée, (archevêque, présidents des deux églises protestantes, grand rabbin et recteur de la mosquée).
A l'automne 2001, il récidive mais cette fois contre le grand Satan, contre l'intervention américaine en Afghanistan. Avec à peine 200 personnes, c'est un échec. Mais dans son discours appelant à la dispersion, M Latrèche affirme «nous sommes tous des Afghans» à défaut de pouvoir exprimer publiquement un soutien aux Talibans.
Que dire encore de cet activiste qui a effectué un très long séjour en Syrie, pays qui ne passe pas précisément pour philo sémite ? Il porte un intérêt tout particulier à des personnes, à des familles très défavorisées qui, au vu des difficultés qu'elles accumulent, se considèrent comme en marge de la société. Il s'intéresse ainsi aux jeunes issus de l'immigration qui sortent de prison. Il y a trois ans, dans un quartier populaire de Strasbourg, Hautepierre, il avait soutenu la radicalité d'une famille et l'affaire s'était terminée avec un blessé sérieux du côté de la police.
Le PMF serait bien en peine de démontrer ce qui fait l'ordinaire d'un parti politique. Il s'agit plutôt d'un groupuscule qui ne compte guère plus de quelques dizaines de membres assemblés et subjugués par le chef à la manière d'un caïdat. Alors, pourquoi une telle audience ? Intelligent, séducteur pour ceux qui l'ont approché, M Latrèche sait jouer des médias, sait les instrumentaliser et paraître, par exemple, sur les antennes de FR3 avec le keffieh palestinien comme couvre chef. Au fait du progrès, il travaille avec Internet. Mais tout cela serait insuffisant si le PMF n'était pas à la confluence de plusieurs enjeux.
Son groupuscule est issu de ce que l'on peut appeler les milieux franco-algériens: Français musulmans, Français d'origine algérienne, Algériens. A Strasbourg, c'est une sensibilité minoritaire parmi les sensibilités musulmanes. Comme partout en France, c'est un milieu où la pratique cultuelle est faible. Ce qui n'empêche pas de revendiquer l'affirmation d'un islam républicain impérativement dirigé par des Français selon une rhétorique proche de la préférence nationale. Initialement structuré par la Fédération des Français musulmans d'Alsace Lorraine, et par l'implication constante du consulat général d'Algérie, la sensibilité franco-algérienne est traversée par de multiples conflits personnels, associatifs qui illustrent encore, à leur manière, les conséquences et les paradoxes de la guerre d'Algérie.
Pourquoi le PMF est opposé à la construction de la grande mosquée de Strasbourg, telle que la voulait Catherine Trautmann
Cette guerre de clans se déroule dans un contexte où chacun cultive ses réseaux d'influence, associations d'anciens combattants, islamologues autoproclamés, et prône avec un relatif succès dans certains milieux politiques, religieux, universitaires, la nécessité d'un islam officiel sur le modèle de l'islam des colonies. Sur le modèle, plus précisément, de l'Algérie française qui a toujours eu ses partisans parmi ceux qui, à droite comme à gauche, ont en charge de gérer l'islam en France.
Il en résulte une sorte de déshérence, d'absence d'encadrement, de repères et de solidarité qui explique qu'une offre politique radicale puisse trouver un écho et surtout s'exprimer sans rencontrer d'opposition. De cette situation, M. Latrèche en maîtrise tous les ressorts.
Il est un de ceux qui animent l'opposition au projet de construction de la grande mosquée tel qu'il a été prévu par l'ancienne municipalité. Le premier motif est, semble-t-il, que ce lieu de culte serait construit et dirigé par des musulmans d'origine marocaine. A Strasbourg, ces derniers (sur la base des indications recueillies par l'Observatoire de l'Intégration comme par le département d'islamologie du CNRS) gèrent près de 90% de la pratique cultuelle d'origine du Maghreb. Cela se fait par l'intermédiaire de la mosquée principale située Impasse du Mai, ou par plusieurs lieux de culte de proximité réunis dans la CAMS - Coordination des Associations musulmanes de Strasbourg. Le procès qui leur est fait est celui de représenter un islam qui ne serait pas français, ce qui est faux, un islam soumis aux influences étrangères . Argument qu'utilisaient les anticléricaux en 1905 à propos du l'église catholique « dépendante » du Vatican. Chez tous ceux qui n'acceptent pas que les musulmans puissent construire des lieux de culte décents, cette contestation confère à M. Latrèche notoriété et respectabilité.
<http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_rep.php3?id_article=456>
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
15 mai 2002 Strasbourg suite:
Dans «Latrèche, un islamiste qui aime Hitler», article paru le 13 mai dans « proche-Orient.info », Hervé Craven met en avant le fait que le président-fondateur du Parti des musulmans de France est, par essence, opposé au projet de construction de la grande mosquée de Strasbourg initié par Catherine Trautmann. Quelle est la stratégie de ce personnage qui vit en bonne entente avec la mairie de Strasbourg ? Quelles sont ses réseaux ? Enquête.
L'opposition que le président-fondateur du PMF met à la construction de cette mosquée lui a également permis d'obtenir, jusqu'en 1998, le soutien des sensibilités d'origine turque et notamment de la principale d'entre elles, la Tendance Nationale Union Islamique. Cette «Tendance» est la branche française du Millî Görüs, lequel est une émanation du parti turc de réislamisation. Dénommé Refah en un premier temps, il s'appelle aujourd'hui Fazilet. A Strasbourg et en Alsace, les immigrés d'origine turque sont en proportion équivalente à l'émigration originaire du Maghreb. En 1998, la mosquée Ayyub Sultan, à majorité modérée, s'est désolidarisée du mouvement de contestation à l'encontre du projet de Grande Mosquée. Passant par des phases de ralliement aux adversaires de ce projet, elle a fini par lui apporter désormais son soutien pour autant qu'elle obtienne de la municipalité les autorisations nécessaires pour son propre projet de réhabilitation des bâtiments qu'elle occupe dans le quartier de la Meinau.
Toutefois, M.Latrèche a conservé des soutiens parmi les tendances les plus dures qui s'expriment au sein du Millî Görüs, notamment auprès de la direction allemande, mais également à Strasbourg avec l'appui du docteur Abdallah, ex-Monsieur Milcent. Ce docteur, après un voyage en Afghanistan, s'est illustré en défendant publiquement le port du voile islamique dans l'affaire du collège de Flers - affaire qui, dans les années 90, a été la première du genre en France.
Sur l'orthodoxie de Refah, rappelons que sa dissolution a été confirmée en juillet 2001 par la Cour européenne des Droits de l'Homme, en particulier parce que cette organisation politico-religieuse était partisane de l'introduction de la loi islamique en Turquie, au prix de la force même.
L'appui du Millî Görüs explique l'importance de la manifestation strasbourgeoise de l'automne 2000 qui comprenait essentiellement des Turcs installés en Allemagne, mobilisés par la direction allemande du Millî Görüs via le docteur Abdallah. A l'automne 2001, la mosquée Ayyub Sultan s'est opposée aux organes dirigeants du Millî Görüs mais, dès le mois de mars 2002, la direction allemande s'est imposée et c'est un groupe originaire de Berlin qui a été entendu en début de manifestation lorsqu'il scandait «mort aux juifs». A Strasbourg, cette organisation met l'un de ses lieux de culte, la mosquée Al Fathi, à la disposition d'ahbachites que même les Salafistes trouvent excessifs. Rappelons que Abd Samad, le frère de Zaccaria Moussaoui, le seul Français qui aurait dû être à bord des avions du 11 septembre, est un ahbachite. [Note de l'aaargh: Kézako ? ]
Le troisième enjeu, dans lequel s'inscrit M Latrèche, concerne son rapport à la politique et son soutien de longue date au RPR. Il figure sur la une du journal municipal derrière les deux nouveaux élus au lendemain des élections municipales en mars 2001 - à savoir Fabienne Keller et Robert Grossman. Il milite à chaque élection en faveur du RPR et s'exprime publiquement sur ce soutien. Il en est ainsi d'une interview donnée le 8 mars dernier au journal islamiste marocain «At Tajdid». Lors de la manifestation antisémite de mars dernier, M. Latrèche concluait son discours par un appel à voter Jacques Chirac - information qui n'a pas été reprise par les média locaux. Cette proximité a de nombreuses explications, mais aucune ne justifie que l'on mange avec le diable, même avec une longue cuillère. Cela est si vrai, que lors du dernier conseil municipal, M Latrèche s'en est pris violemment au maire, Mme Keller, (UDF), accusée de ne pas soutenir la cause palestinienne.
Au terme de cette enquête, il apparaît que le positionnement du PMF est à l'articulation d'enjeux qui lui permettent, alors qu'il est groupusculaire, d'affirmer une existence et une notoriété fort utiles. Ainsi peut-il surfer sur l'inacceptable sans que cela soulève de fortes réprobations. Il importe de souligner que ce constat sur l'indifférence et même les connivences n'est pas propre au phénomène du PMF. Il vaut souvent pour la montée de tous les extrêmes.
A ce stade, deux conclusions peuvent être proposées. Le discours de M. Latrèche n'est pas éloigné de celui qui, aujourd'hui, est prêché par les Salafistes. Il relève de la réthorique de « l'internationale islamique ». Mais le PMF est un groupuscule politique ; il n'est pas religieux. Si d'aventure, une connexion devait être établie avec des prédicateurs salafistes, l'alliance serait grosse de dangers.
La seconde conclusion est d'une toute autre nature. Refuser à des musulmans dont la pratique est parfaitement intégrée dans la cité de pouvoir construire leurs lieux de culte n'est certainement pas le meilleur moyen de se garder de la radicalité et des extrémismes. Certes, dans une dialectique cynique, ce refus permet de prendre l'opinion à témoin et d'organiser l'amalgame entre tous les musulmans. Au point que, dans cette opinion, tout musulman qui souhaite affirmer sa foi est assimilé aux discours du PMF.
<http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_rep.php3?id_article=554>
++++++++++
PARTI DES MUSULMANS DE FRANCE
Communiqué de presse du 20 mai 2002
A l'appel du PMF, la manifestation du samedi 18 mai 2002 était un rendez-vous pour commémorer le 54éme anniversaire de La Nakba (La Catastrophe). Le thème central de la manifestation était : "Libération de toute la Palestine".
Ce slogan clair contraste avec ceux de la gauche et de certaines associations partisanes de la solution dite "deux Etats, deux peuples", revendiquant un Etat palestinien sur 22% du territoire palestinien et pratiquant un soutien sélectif à la résistance palestinienne.
Il s'agissait pour le Parti des Musulmans de France de lever l'ambiguïté qui a caractérisé les mobilisations des derniers mois. En effet des états-majors partisans de la partition, à savoir 22%, et hostiles à l'aile marchante de la résistance palestinienne, qualifiée par eux de terroriste, ont lancé des appels à manifester. A ces appels ont répondu majoritairement des Musulmans qui ne reconnaissent pas l'entité sioniste appelée Israël et qui eux, soutiennent, l'ensemble de la résistance palestinienne. D'où de nombreuses frustrations chez les manifestants.
C'est pourquoi il était nécessaire de prendre une initiative dans laquelle ce public - frustré et en fin de compte manipulé - puisse se reconnaître pleinement. Ce défi, le PMF a voulu le relever démocratiquement, tout comme il a su le faire le 30 mars 2002 à Strasbourg. Ce jour là plus de 7000 personnes avaient répondu à son appel à manifester à l'occasion de la Journée de la Terre. Ce succès avait prouvé qu'en clarifiant les enjeux du combat on pouvait réaliser l'unité de la partie active de l'opinion publique.
Fidèle à ses objectifs, le PMF a donc réitéré ce principe à Paris le 18 mai 2002 où 6 à 7000 manifestants ont répondu à son appel réfutant ainsi les critiques des esprits chagrins.
Cette première manifestation organisée par le PMF à Paris a été une réussite totale. Elle sera suivie d'autres initiatives en France et en Europe et cela afin de répondre à la demande primordiale de la résistance palestinienne aux Européens : « apportez nous un soutien politique et faites pression sur vos dirigeants ».
Mohamed Ennacer LATRECHE Président
A l'heure ou le monde s'interroge sur l'impunité des crimes de guerre commis par l'armée sioniste lors de son offensive en Cisjordanie, il est nécessaire de rappeler que cette impunité dure depuis 54 ans.
L'Europe doit assumer sa responsabilité historique dans cette catastrophe résumée en deux chiffres : 450 villages détruits, 750 000 Palestiniens déportés.
Elle doit, dans son propre intérêt, contribuer à briser l'axe du mal Washington-Tel Aviv. Pour cela, elle doit trouver le courage de s'opposer aux intimidations des sionistes qui tentent de faire passer toute expression de soutien aux droits légitimes du peuple palestinien pour «antisémites». En France, cible privilégiée de la propagande sioniste, nul n'est dupe, mais la quasi totalité de la classe politique semble paralysée par une peur qui ne l'honore pas. Elle devrait pourtant tirer des conclusions de la défaite cuisante de Lionel Jospin et prendre résolument le parti du droit.
Rien ne pourra effacer le massacre de Jénine qui s'inscrit dans la continuité de tous ceux commis depuis celui des villageois de Deïr-Yassine le 9 avril 1948 et dont le responsable n'est autre que celui du massacre de Sabra et Chatila en 1982.
Malgré la férocité de l'occupant, le peuple palestinien poursuit son combat pour libérer sa patrie et recouvrer ses droits naturels.
C'est pourquoi le Parti des Musulmans de France organise une manifestation samedi 18 mai 2002 à Paris à l'occasion du 54ème anniversaire de la proclamation de l'Etat d'Israël - La Nakba, La Catastrophe -, en plaçant cette journée sous le signe de la libération de toute la Palestine.
Départ du cortège : 15h de la place de la Bataille de Stalingrad, Métro Jaurès. Direction : place de la République.
Mohamed Ennacer LATRECHE
Président
PARTI des MUSULMANS de FRANCE
Communiqué du 11 Mars 2002
Horrifiées par les massacres commis par les sionistes en Palestine, les Musulmans de France découvrent une autre dimension du sionisme criminel, inhumain, et raciste. Venus occuper le pays d'un peuple qui vivait paisiblement sur sa terre, les colons sionistes, connus pour leur lâcheté légendaire, viennent de révéler à la face du monde une autre facette de leur nature réelle : bombarder à l'aide d'avions, d'hélicoptères, et de chars, des populations civiles assiégées, affamées et isolées du monde depuis plusieurs mois.
Les enfants, les femmes, n'ont aucune valeur à leurs yeux. De même que leur acharnement à détruire demeures, cultures et arbres (plus de 45 000) sont une révélation de leur horrible idéologie.
Après l'attaque des ambulances, les soldats sionistes ont eu l'audace de les utiliser pour se rapprocher des Palestiniens qui résistent.
Une macabre ruse de guerre qu'ils sont bien les seuls à avoir pu inventer.
Les dirigeants sionistes, depuis Ben Gourion, ont des points tellement communs qu'il est impossible de ne pas faire le parallèle avec le nazisme tout en se demandant lequel à inspiré l'autre ? Le criminel de guerre Ariel Sharon, confortablement élu des sionistes, est précisément celui qui aura réussi à faire ce que ni Hitler ni Pinochet n'ont osé faire.
En cherchant à humilier le peuple palestinien, les sionistes ont suffisamment marqué les Musulmans et les Chrétiens du monde. Leurs crimes ne resteront pas impunis. L'opinion publique mondiale vient déjà de les condamner, il reste à les juger.
Le Parti des Musulmans de France rend un vibrant hommage à la résistance du Peuple palestinien et appelle les amis de ce Peuple martyr à soutenir sa lutte légitime pour ses droits inaliénables par des manifestations et des rassemblements. Le PMF interpelle les responsables politiques de notre pays et de l'Europe sur leur silence troublant et choquant.
A l'occasion du Jour de la Terre, le PMF appelle à la manifestation européenne le samedi 30 mars 2002 à Strasbourg.
Le président
Mohamed Ennacer LATRECHE
PARTI des MUSLMANS de FRANCE
Communiqué du 10 février 2002
Les dirigeants sionistes prétendent réduire au silence non seulement les Palestiniens et ceux qui les soutiennent, mais aussi les Juifs du monde et de France en particulier.
C'est pourquoi ils ont déclenché depuis plusieurs mois une campagne visant à ressouder l?'ensemble de la communauté juive dans un soutient indéfectible au gouvernement Sharon.
L'axe principal de cette campagne est comme d'habitude l'antisémitisme, auquel l'antisionisme est assimilé.
De plus, en tentant de faire croire aux Français juifs qu'ils ne sont plus en sécurité en France, et en leur offrant 10 000 E pour devenir colons en Palestine, le gouvernement sioniste insulte l'intelligence des Français. Même les enfants savent que le seul pays où des juifs peuvent se considérer en danger, c'est justement la Palestine occupée.
Une fois de plus le Sionisme révèle sa nature réelle de frère jumeau de l'antisémitisme.
Le PMF appelle les citoyens français de confession juive à ne pas se laisser prendre en otage par des politiciens étrangers et responsables de la terreur exercée contre le peuple palestinien.
Leur honneur et leur conscience devraient au contraire leur dicter un soutien naturel aux victimes principales de l'entité sioniste.
En se taisant et en laissant les ténors du lobby sioniste parler en leur nom, ils courent, en effet, le risque d'être identifiés aux bourreaux du peuple palestinien.
Le président
Mohamed Ennacer LATRECHE
++++++++++++++++++
FRANCIA
Migliaia di manifestanti hanno sfilato ieri per le strade di Parigi Bordeaux, Marsiglia, Lione e Strasburgo al grido di «Arafat libero», chiedendo uno stato palestinese indipendente. Circa 2.500 persone hanno marciato davanti al parlamento europeo e alla corte dei diritti dell'uomo sventolando bandiere palestinesi urlando slogan come «Bush, Sharon assassini. Europa complice». «Questa manifestazione non è fatta per portare il conflitto mediorientale in Francia ma per dimostrare il nostro supporto alla causa palestinese», spiega Mohamed Latreche, presidente del partito musulmano in Francia che ha organizzato la marcia. Piccole scaramuccie si sono avute prima che iniziasse la marcia tra gli organizzatori e un piccolo gruppo di tedeschi impegnati a urlare slogan antisemiti. A Lione, dove la notte tra venerdì e sabato due automobili incendiate sono state lanciate contro una sinagoga, almeno 6.000 persone si sono radunate nella piazza centrale scandendo slogan come «Non c'è pace senza giustizia». A Parigi un migliaio di manifestanti hanno chiesto una forza di protezione internazionale per i palestinesi, mentre nel sud di marsiglia circa duemila persone hanno presidiato il consolato israeliano gridando «Sharon SS», e «Libertà per Arafat». «sto marciando oggi perché entrambi i popoli sono in pericolo - spiega Mireille Tal Delamarre, membro dell'Unione degli ebrei francesi per la pace - la decisione presa dal governo Sharon va contro la sicurezza stessa di Israele... è un suicidio», aggiunge. La Francia, uno dei primi paesi occidentali che ha difeso la creazione di uno stato palestinese indipendente, ha condannato l'attacco israeliano contro la residenza di Arafat. Il presidente Jacques Chirac ha ripetuto un appello al senso di responsabilità del primo ministro Ariel Sharon e di Yasser Arafat affinché facciano qualsiasi cosa per porre fine alla violenza, insistendo che il leader palestinese resti la legittima autorità del suo stato.
Il Manifesto, quotidiano communista, 31 marzo 2002.
+++++++++++
4-2-2
(AFP) - Political leaders warned of the danger of violence linked to the Middle East conflict spilling over into French cities, as a spate of arson attacks on Jewish targets continued.
Prime Minister Lionel Jospin, who on Monday deployed 1,100 police to protect vulnerable places of worship, said in a radio interview: "We should not import this violence."
"I worry that under the impact of events in the Middle East, images of a great violence, certain individuals or groups are drawing abnormal and unacceptable conclusions," he said.
The attacks also sparked concern in France's neighbours Belgium, where a synagogue was firebombed at the weekend, and Germany, where Interior Minister Otto Schily called Tuesday for greater security at Jewish sites.
The Council of Europe, a pan-European rights body, also sounded a warning.
"These are cowardly anti-Semitic attacks that can only add to the cycle of violence and spread the tragic conflict in the Middle East onto the European continent," the council's Secretary-General, Walter Schwimmer, said.
Over the weekend arsonists attacked three French synagogues; crashing cars through the doors of a temple in Lyon before setting them alight, burning down a synagogue in Marseille and torching another's doors in Strasbourg.
On Tuesday Jews in Strasbourg woke to find the doors of a small prayer house in their cemetery had been burned.
No one has been arrested for any of the latest attacks, but many of France's four million Arabs are angry at Israel's humiliation of the Palestinians and some of the attacks have followed pro-Palestinian protests.
Leaders of France's 700,000 Jews have condemned the attacks, some going as far as to compare them to Nazi-era persecution, and demanded government action to protect their places of worship.
French politicians were united in their condemnation of the attacks, but while some simply branded them anti-Semitic, others placed them in the context of the Middle East conflict and the ghettoisation of run-down suburbs in many French cities.
Former interior minister Jean-Pierre Chevenement, who will challenge Socialist leader Jospin and rightwing President Jacques Chirac in presidential elections later this month, blamed multiculturalism for the divisions.
"I think the public authorities in our country have shown too much indulgence towards all forms of ethnic and community identity politics," he said in an interview with the daily Le Parisien.
The head of France's Jewish Representative Council, an umbrella body for Jewish community groups, said he had told Jospin last year that anti-Jewish attacks had risen since the Palestinian intifada began in September 2000.
"Unfortunately we were right," Roger Cukierman said, "And those who told us at the time to play it down and that it was ordinary violence were wrong."
The Israeli foreign ministry summoned France's ambassador to lodge a formal protest about the attacks.
Mohamed Latreche, who as leader of the French Muslim Party has organised several pro-Palestinian demonstrations, denied his supporters were anti-Jewish or that they were trying to bring the Middle East conflict to Europe.
"I'm Semitic and I condemn these attacks without ambiguity," he told AFP.
L'adresse électronique de ce document est: http://aaargh-international.org/fran/actu/actu02/doc2002/pmf.html
Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocaustes (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational@hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.
Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.
Nous nous plaçons sous
la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits
de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.