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Le Courrier des Incrédules

Conseils de révision
février 2009

Les informations sur la scène révisionniste de la fin de 2008

 

 

 

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I spoke yesterday with a man. He spent a couple of months in jail several years ago
for spreading "anti-Semite" literature. The conditions in prison are horrible.
People are beaten, crippled, tortured to death. It's complete illegallity there.
100 times worse than in Germany. Everything is like
in Solzhenitsyn's Archipelago. Nothing changed since then.

Un piéton de Moscou

 

De toutes façons, n'importe qui peut scanner un livre,
ou retaper le texte sur son ordinateur
puis le diffuser sur Internet.
Le Monde, 22 février 2008.

 

«J'ai pu croire un instant que le négationnisme allait s'éteindre
après les coups que nous lui avons portés et les
succès judiciaires remportés. C'était une illusion.»
Jouanneau, pauvre petit bonhomme, mai 2008.

 

La démarche révisionniste typique: « Vous comptez aller ensuite sur le mont Ararat
voir les restes de l'arche... Vérifiez les mesures de l'arche...
Mesurez exactement la montagne. Supputez combien il a fallu d'océans pour
couvrir tout cela et pour s'élever quinze coudées au dessus...
Vous aurez aussi la bonté de nous rapporter l'origine du texte hébreu
qui place le déluge en l'an de la création 1658, l'original samaritain
qui le met en 2309, le texte des Septante qui le met en 2262. Accordez les trois textes ensemble.» Voltaire (Mélanges. Instructions du gardien des Capucins de Raguse au frère Pediculoso partant pour la Terre Sainte).

 

« Il faut haïr les bourreaux, mais il faut se méfier des victimes.»
(Georges de la Fouchardière, Didi, Niquette et Cie)

 

Si malheureusement une seule des aventures de ce peuple [juif] était vraie,
toutes les nations se seraient réunies pour l'exterminer;
si elles sont fausses, on ne peut mentir plus sottement.
Voltaire, Examen important de milord Bolingbroke

 

 

Tout ce qui tourne autour de la prétendue "politique mémorielle" et l'association des dégonflés "Liberté pour l'histoire" se retrouve dans le dossier "34-19" (troisième couche), qui est libre d'accès à < revurevi.net >

 

 

 

 

SOMMAIRE

La section disciplinaire de l'université Lyon-III

exclut Bruno Gollnisch pour cinq ans,  Sophie Ma Landrin

Des livres suspects dans deux librairies, Bérengère Lepetit

RAMDAM CHEZ LES KANGOUROUS

Le Père Patrick Desbois est-il habité par le démon?

Le Père Patrick Desbois est un sacré farceur (suite), Robert Faurisson

L'introduction homéopathique du révisionnisme dans les milieux qui lui sont le plus hostiles

La religion d'Auschwitz, Benny ZIFFER

En hommage à Gerd Honsik, prisonnier de conscience à Vienne (Autriche)

Isaac Schlingelstein

VIEILLES FOLLES

Israël condamne le révisionnisme en Ukraine

Belgium in $170m Holocaust payout

Génocide rwandais: des conférenciers taxés de négationnisme hués à Montréal

Richard Glize et le "brûlot antisémite" distribué à Lyon 3 en 2004

Une émission révisionniste censurée sur Radio-Courtoisie

Le dalaï-lama et l’honneur nazi, Laurent Dispot

La haine vidéopartagée, Marc Knobel et Laurent Duguet

Le « résistantialisme» , un équivalent au négationnisme, Julien  Dohet

La rage d'interdire

Sortez les oreillers

Que fait Derrida pour se renseigner sur l'apartheid?

"Et puis les touristes": lente perte de mémoire à Auschwitz, Jacques Mandelbaum

La loi Gai-sot

Indymedia censure des articles concernant le sexisme et l'homophobie d'intégristes juifs, chrétiens et musulmans, Fiammetta Venner

Le révisionniste californien Bradley Smith vient d'avoir une idée géniale

Quelques nouvelles du procès de Vincent Reynouard et Siegfried

Verbeke, le jeudi 15 mai, devant le tribunal de Bruxelles

Des ados israéliens sèment la panique en Pologne, par Anna Szulc

Jean-Marie Le Pen parle à nouveau des chambres à gaz

Accusé de négationnisme, Mohammed Salmawy riposte

DISPARITION de Ferdinand Moschenross

USA - L'ex-gardien nazi Demjanjuk débouté par la Cour suprême

Conclusions [mémoire en défense] pour  Vincent REYNOUARD

Europa maakt ontkenning genocide strafbaar

Le négationnisme est-il mort ?  Scott Wetzel

L'Infréquentable (Nabe)

Quand un négationniste se voit accorder pleine liberté de nier la Shoah et d'encenser Hitler...  Par Gérard Denecker

Prof. Heertje noemt wethouder Holocaust-ontkenner

Retirer le bâillon?

Réponse d'un négationniste (Kollerstrom)

Des rigolos par paquets

Holocaust Seekers  Online, a Tangled Web,  By Blake Eskin

Vers une clarification des responsabilités sur Internet, Annie Kahn

L'oubli bien-pensant menace la mémoire de la Shoah, Alain Frachon

Les négationnistes à la peine

The Heretical Two-escape from airstrip one

Les fournisseurs d'accès pourront être contraints à bloquer les sites illicites

Un certain respect

CONFUSIONS BATAVIQUES

Ram's Horn & Yemenite Shofar

Libres propos d'un révisionniste sur des révisionnistes, René-Louis BERCLAZ

Uri: néonazi condamné pour discrimination raciale

Australie: Nouveau procès Töben - Jour 1

Mauthausen vu par Le Guide du Routard pour l'Autriche (2008), Robert Faurisson

Un vieillard délinquant

Bernard Jouanneau en première ligne contre le négationnisme, Fanny Bijaoui

The Allies and the use of gas during WWII

Battle over faked Holocaust book in Mass. court, By Denise Lavoie

Jacques Attali en faussaire de l’histoire, Robert Faurisson

Bruno Gollnisch condamné pour ses propos sur l'Holocauste

Solidité du révisionnisme, fragilité de l’exterminationnisme, Robert Faurisson

Bart De Wever négationniste, Michel Gheude

Le négationnisme n'est pas une opinion, c'est un délit

Communiqué de Maître Eric Delcroix

Big numbers, little numbers

Les efforts de Pie XII pour sauver le plus possible de juifs

Accusé de négationnisme, Pierre Péan craque à son procès

Vérité pour l'Allemagne - par Udo Walendy

Procès d’exception contre Horst Mahler

LE RÉVISIONNISME, VERSION " BRÈVE DE COMPTOIR "

La pénalisation du mensonge d'Auschwitz (en Pologne) viole-t-elle également la constitution ?

Benoît XVI souhaite la béatification de Pie XII, malgré son attitude face à la Shoah

Pétition des historiens italiens

Un ancien éditeur poursuivi pour avoir distribué des tracts révisionnistes

Le militant négationniste Pierre Guillaume poursuivi en justice, Nathalie Szuchendler

CHINOISERIES ET VIENNOISERIES: Lettre de l'écrivain et poète révisionniste autrichien Gerd Honsik

WAYANG KULIT

Négationnisme et libertés, par Jérôme Jamin

Possible découverte des mines mythiques du roi Salomon en Jordanie

A Challenge to the Government of the Czech Republic

La Coordination Off Shore nous communique

Oud-Vlaams Blok-senator Raes riskeert één jaar cel voor negationisme

Téhéran parle

Cacamus promu cacaprof!

Le mensonge d'Auschwitz:

IRAN: 1 DOLLAR POUR VENDRE DU NÉGATIONNISME

Plainte pour négationnisme contre un député FN [belge]

L’Onda berlinese devasta la memoria dell’Olocausto, Enzo Piergianni

Berlin students damage Holocaust exhibit during rally against school system, By DPA

Enfants de survivants de la Shoah: un nouveau scandale, par Shraga Blum

Un premier événement: Ginette Hess Skandrani

Ils avaient planifié l'enfer, André Burguière

Compte rendu d'audience  (à Berlin)  Kevin Käther

Ahmed Huber (†)

La longue odyssée d'un Matisse disparu, Philippe Dagen

Rome, affaire Valvo

Pour Patrick Jarreau, chroniqueur au Monde, par Robert Faurisson

Un livret et un portail internet pour enseigner la Shoah aux enfants

Yad Vashem inaugure un nouveau centre de recherche

EXTORSION POUR SION

Pour Me Vergès, "il n'y a pas eu de génocide au Cambodge" Par Sylvaine Pasquier

Causeries américaines (à Normale Sup')

Un message du célèbre comique, le Pr Faurisson

'Ontkennen van genocide strafbaar stellen'

Wikimedia: les protocoles des sages de Sion diffusés impunément, MRAP

L'humoriste Dieudonné dérape une nouvelle fois

Deux erreurs appelant rectification de l'impétrant (R. F.)

Dieudonné s'attire les foudres des associations pour avoir invité Faurisson

Antisémitisme de scène en Belgique, Shraga Blum

Zoom arrière sur le négationnisme

Dieudonné: le négationnisme, le FN et ses "penseurs" en déclin, Par Michel Wieviorka

Haro sur le trio Dieudonné, Faurisson, Le Pen, Jérôme Bourbon

Pénalisation du négationnisme en Hollande: Joël Voordewind dépose une proposition de loi

"La Mort des juifs", de Nadine Fresco: démontage de la méthode négationniste, Thomas Wieder

Un éternel Treblinka, des abattoirs aux camps de la mort,  Charles Patterson

VIEILLE HISTOIRE: Pierre Birnbaum (meurtre rituel en 1669 à Metz)

Sylvia Stolz, une avocate en prison pour négationnisme, Claudio Moffa

Eklat bei Sicherheitskonferenz: Iran-Vertreter leugnet Holocaust

BRICOLES

 

 

 

 

 

 

SAINTE INQUISITION VERSION JUIVE

 

 

La section disciplinaire de l'université Lyon-III
exclut Bruno Gollnisch pour cinq ans

 

Sophie Ma Landrin

 

Bruno Gollnisch n'est plus professeur de droit international et de civilisation japonaise à Lyon-III. Le délégué général du Front national a été suspendu, jeudi 3 mars, pour une durée de cinq ans par la section disciplinaire de cette université, et son traitement a été diminué de moitié. Cette sanction intervient après quatre mois d'une procédure cahotante, mais elle est importante: c'est la première fois, dans l'histoire de l'université française, qu'un enseignant soupçonné de propos négationnistes écope d'une sanction aussi lourde.

 

"Un signal fort" contre le négationnisme

Informé, vendredi, de cette nouvelle par le président de Lyon-III, Guy Lavorel, le successeur désigné de Jean-Marie Le Pen a immédiatement dénoncé "une véritable chasse aux sorcières" et qualifié cette décision "d'illégale et injuste".

Le 1er mars, Bruno Gollnisch avait comparu longuement devant la section disciplinaire pour avoir tenu des propos très ambigus sur la Shoah lors d'une conférence de presse, le 11 octobre 2004 au local du Front national à Lyon.

Suivant un ordre du jour préétabli, le député européen avait commenté, à l'époque, le rapport de la commission Rousso chargée d'enquêter sur le négationnisme et l'antisémitisme à Lyon-III. Bruno Gollnisch avait stigmatisé Henri Rousso, "une personnalité juive", puis défendu le travail de révisionnistes notoires comme Henri Roques, Robert Faurisson ou Jean Plantin.

Indiquant qu'il prenait le risque d'être "exclu de l'université", il avait affirmé que "plus aucun historien sérieux n'adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg". Sans remettre en cause ouvertement "le drame concentrationnaire", il avait demandé que les historiens puissent débattre "librement" de cette partie de l'Histoire, "du nombre effectif des victimes" ou encore des "modalités" de leur mort.

Sans nier directement l'existence des chambres à gaz, il avait affirmé: "Quant à savoir la façon dont les gens sont morts, le débat doit avoir lieu."

Ces déclarations avaient soulevé une vague d'indignation en France et en Europe, et le garde des sceaux, Dominique Perben, avait demandé au parquet de Lyon d'ouvrir une enquête préliminaire. Bruno Gollnisch avait tenté de reprendre ses cours mais les associations étudiantes avaient manifesté contre sa présence dans l'université.

Pressé par le recteur de l'académie de Lyon, Alain Morvan, le président de Lyon-III avait fini par interdire à l'enseignant l'accès à l'université, le 3 décembre 2004, jusqu'à la remise du rapport de la section disciplinaire, pour prévenir d'éventuels troubles à l'ordre public.

Le 14 janvier, le Conseil d'Etat avait annulé cet arrêté, estimant que les risques invoqués n'étaient pas suffisants. Le 2 février, Bruno Gollnisch avait donc repris ses cours à la Manufacture des tabacs, accompagné de gardes du corps dans l'amphithéâtre et d'un service d'ordre à proximité, ce qui avait provoqué de sérieuses échauffourées avec les associations étudiantes de lutte contre l'extrême droite.

Le lendemain, François Fillon avait pris la décision de suspendre l'enseignant pour une durée d'un an, "dans l'intérêt du service".

 

Accablé par le jugement

Bruno Gollnisch est apparu accablé par le jugement de ses pairs. L'élu d'extrême droite, qui s'est toujours servi de son statut d'enseignant et de grand spécialiste du Japon pour asseoir sa respectabilité, se trouve mis au ban de l'université. Agé de 55 ans, l'ex-professeur aura atteint l'âge de la retraite au terme de sa sanction.

S'estimant victime de persécution politique et clamant son "innocence", il a accusé Dominique Perben et François Fillon d'avoir promis sa tête au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), dont les deux ministres avaient été les invités à l'occasion de son dîner annuel en Rhône-Alpes.

Le recteur Alain Morvan, véritable aiguillon dans cette affaire, qui avait demandé la révocation du professeur, a salué cette "sanction inespérée qui rompt avec le passé de Lyon-III", un "avertissement", selon lui, pour "tous ceux qui seraient tentés par le révisionnisme ou le négationnisme".

Bruno Gollnisch dispose de deux mois pour faire appel devant le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). Il pourra ensuite, le cas échéant, former un pourvoi devant le Conseil d'Etat, mais son éventuel recours ne sera pas suspensif.

 

Le Monde du 06.03.05.

 

Un signal fort contre le négationnisme

 

L'exclusion de Bruno Gollnisch de l'université Lyon-III est "un signal fort lancé à ceux qui voudraient donner une caution universitaire à une idéologie négationniste et antisémite", ont estimé l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) et l'association Hippocampe, dans un communiqué commun publié vendredi 4 mars. "Dans le contexte de Lyon-III, nos associations se félicitent de cette décision sans précédent dans l'histoire de l'université française", estiment les organisations, en soulignant que l'université lyonnaise retrouve "les sentiers d'un honneur dont elle s'était trop souvent détournée". Les trois associations avaient demandé la révocation de l'enseignant.

De son côté, le mouvement Hachomer Hatzaïr (association de jeunesse juive) s'est félicité de cette exclusion et a émis le souhait que Bruno Gollnisch soit "judiciairement poursuivi"pour ses déclarations sur les chambres à gaz.

 

http://sauvons-moussaoui.over-blog.com/

 

 

PETITS ARGOUSINS

 

 

Des livres suspects dans deux librairies

 

Bérengère Lepetit

 

Aucun nom d'enseigne ne figure sur la devanture bleue outremer de la petite échoppe, rue Jules-Vallès (XIe). En vitrine, une publicité pour Cavaleries, chants et sonneries, une photo de Louis-Ferdinand Céline, des ouvrages d'histoire, et cette note manuscrite «La librairie reçoit uniquement sur rendez-vous». Hier après-midi, une cinquantaine de livres et de revues soupçonnées de contenir des thèses révisionnistes* ont été découverts, sous contrôle d'huissier, à la Licorne Bleue, une librairie spécialisée dans la littérature historique.

Pendant deux heures, une commissaire de police, un huissier de justice et Michael Prazan, un écrivain spécialiste de l'histoire du négationnisme, ont répertorié les ouvrages de la librairie. «Toute la mythologie antisémite, du XIXe siècle à nos jours s'y trouvait, cachée dans les tiroirs» a indiqué Michael Prazan. Parmis les livres visés, d'une valeur d'environ 1500 €, des exemplaires de la revue «les Annales d'histoire révisionniste», et des ouvrages de Roger Garaudy. «Ils n'ont pas trouvé ce qu'ils ont cherché. C'est un coup d'épée dans l'eau», conteste pour sa part Thierry Dreschmann, le gérant du magasin. Deux jours auparavant, c'est une autre enseigne, la Librairie du Savoir, dans le XIVe arrondissement, qui avait fait l'objet d'une opération de ce type. C'est l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) qui s'esst chargée d'alerter le procureur de la République sur ces deux échoppes.

Auparavant installée dans le Ve arrondissement, la Librairie du Savoir avait plusieurs fois défrayé la chronique. Fermée un temps, elle a discrètement rouvert dans le XIVe. «Paris détient le triste trophée de capitale européenne des librairies négationnistes. Nous devons mener le combat pour que cela se perde.» estime le président de l'UEJF, Raphaël Haddad, présent devant le Licorne Bleue.

Dans le quartier de Charonne, la Licorne Bleue est connue pour la teneur de certains de ces ouvrages. «L'enseigne était régulièrement surveillée, explique la gérante du bar Chez Mamy, situé à deux pas. Il y a quelques années, une pétition avait déjà recueilli près de 2000 signatures dans le quartier pour obtenir sa fermeture.» Une expertise des ouvrages doit désormais être pratiquée pour que soient engagées d'éventuelles poursuites. Les deux librairies risquent la fermeture judiciaire. [En fait, toute cette opération publicitaire est tombée à l'eau.]

 

* Doctrine niant la réalité du génocide des juifs et l'existence des chambres à gaz.

Le Parisien, 27 juillet 2007

 

Qu'est-ce qu'un juif? C'est un descendant d'immigré qui veut régenter les lectures des Français...

Voilà la sinistre gueule de l'indic. Une vraie tête à claques.

 

 

 

RAMDAM CHEZ LES KANGOUROUS

 

voilà donc un cas où un Australien est poursuivi pour négationisme, en Australie, par la justice australienne.

Un cas intéressant parce que l’accusé, Frederick Töben, s’élève contre le fait que parmi ses juges il y a deux juifs. Un cas traité par le droit hébraïque, justement. Selon le droit hébraïque, un juge ne peut siéger et juger dans une affaire lorsqu’il a un intérêt, si faible soit-il, dans cette affaire. Le cas le plus simple est le juge qui est en parenté avec l’accusateur ou la victime. Dans une affaire de négationnisme, il est évident qu’aucun magistrat ne doit être juif.

Le hic dans ce droit hébraïque est qu’il est à double face, à double éthique: il ne vaut que pour une affaire entre juifs. Dans une affaire contre un non juif, le magistrat hébraïque doit s’inspirer de ce qu’on peut lire, dans la plus simple formulation, dans le commentaire de Maïmonide sur l’usure: l’usure est strictement interdite entre juifs, elle doit être pratiquée avec les non juifs — contre les non juifs, serait plus précis —, le juif doit prendre le profit maximum — ce sont les 70% de taux d’intérêt en Alsace, du temps où Napoléon s’est occupé de la question — et même, le juif doit nuire au goy. Le mot nuire figure dans la traduction française du commentaire de Maïmonide (du moins dans une traduction française qu’il est aujourd’hui difficile de trouver; même mon libraire israélite semble avoir des problèmes pour trouver cette édition chez “l’âge d’homme”, Lausanne, 1987).

On voit là combien peu à peu la civilisation d’origine chrétienne est  pervertie sans que personne ne semble le remarquer (le clergé chrétien, au lieu de révéler ces choses, diffuse l’ancien testament comme livre saint). Dans le fameux tribunal de Nuremberg, il n’aurait dû y avoir aucun juif. Or ce sont les juifs qui y ont tout organisé. Et ils se vantent même que pour la première fois dans l’histoire, du moins dans l’histoire moderne de l’Europe, des dirigeants politiques vaincus ont été ainsi traités en criminels.

 ms

Ce prétendu "droit hébraïque" n'est qu'une perversion du principe du droit romain: on ne peut être juge et partie...

 

 

UN BRÊLE HÂBLEUR

 

 

Le Père Patrick Desbois est-il habité par le démon?

 

1) "La Shoah par balles": un livre, une exposition à Paris, un documentaire télévisé qui sera projeté demain mercredi 12 mars sur France 3... le père Patrick Desbois fait beaucoup parler de lui.

Ce prêtre catholique est directeur du Service national des évêques de France pour les relations avec le judaïsme.

Il prétend avoir retrouvé en Ukraine quantité de charniers contenant des victimes juives. En réalité, il n'a fait procéder à "aucune fouille, aucun décompte, aucune vérification, aucune autopsie, aucune constatation physique ou matérielle du type que prévoit obligatoirement tout protocole d’enquête en cas de découverte, où que ce soit, d’un seul cadavre" et il se contente de témoignages de villageois qui auraient été plus ou moins sur place au moment des fusillades.

On trouvera, dans le n° 36 de Sans Concession (janv.-fév. 2008) (VHO, BP 256, B-1050 Bruxelles 5), une étude sérieuse et approfondie de Vincent Reynouard sur la manière de procéder du Père Desbois et où ce chercheur pose un certain nombre de questions intéressantes sur la véritable nature de ces charniers et surtout sur leur origine dans le temps.

 

2) Dans le même numéro du Sans Concession, nous avons particulièrement apprécié le passage suivant, signé Herbert Verbeke, relatif aux témoignages recueillis par le célèbre Père Desbois:

 

Au spectacle de ce défilé de "témoins", le voyeur-auditeur n'apprendra rien de vrai mais on le fera baigner dans l'émotion, la colère, le gémissement, l'horreur de Grand Guignol et de Dracula. Dans un vrai jacuzzi de confort, il goûtera la douce chaleur d'un mélange, savamment dosé, de haine et de bonté. Il haïra ces "salauds" de nazis capables d'INSENSEES prouesses dans le mal et, simultanément, il se sentira inondé d'une bonté particulière, celle qu'on éprouve à se sentir bon, non pas tout seul dans son coin, là où votre bonté risquerait de passer inaperçue, mais bon avec les autres, beaucoup d'autres, au sein d'une communauté dont tous les membres s'admirent et se congratulent d'être si bons et si compassionnels. De ce jacuzzi émotionnel, le voyeur-auditeur contemplera l'écran de télé: avec une once de repentance chrétienne, un pur nanan! Il y trouvera la nourriture à laquelle son esprit s'est habitué. Il n'en voudra pas d'autre. Au soap-opéra de la Shoah, le menu ne doit surtout pas varier. Toujours les mêmes clichés, les mêmes couleurs, les mêmes rengaines et les mêmes refrains de la propagande de guerre et de haine. Une drogue! On en veut et on en redemande. Attention à ne pas décevoir le client! Il est devenu dépendant. Il va falloir corser la dose et dépasser Claude Lanzmann.

 

Le Père Patrick Desbois est un sacré farceur (suite)

 

Robert Faurisson

 

 

Nos médias mènent grand tapage autour du Père Patrick Desbois. On trouvera ci-dessous ce que je disais du personnage le 13 décembre 2006 et le 5 février 2008.

 

1) Le 13 décembre 2006:

 

En ce moment, en Ukraine, il est un prêtre catholique qui fait beaucoup parler de lui, le père Patrick Desbois, un Français, grand ami des juifs. Sa spécialité consiste à sillonner le pays à la recherche de « charniers juifs» . Il fait annoncer aux braves villageois ukrainiens qu’il va se rendre dans telle ou telle localité et qu’il entend y recueillir des témoignages sur les massacres de juifs commis par les Allemands pendant la guerre. Les habitants ont tout intérêt à pouvoir se vanter de posséder de tels charniers sur lesquels on édifiera des monuments qui attireront le touriste étranger. Les « témoins» se réunissent et mettent au point un récit. Le prêtre arrive ensuite au village et se fait photographier avec des paysans ou des paysannes qui lui montrent du doigt tel ou tel emplacement. D’abord on peut s’étonner de l’âge de certains des témoins photographiés: ils ont manifestement moins que l’âge requis, qui serait normalement d’environ 80 ans. Mais il y a beaucoup plus étonnant: ces charniers supposés, on ne les ouvrira pas; on ne procédera à aucune exhumation ni à aucune vérification matérielle, et cela sous l’admirable prétexte que la religion juive interdirait de toucher aux cadavres de juifs; or il suffit d’ouvrir l’Encyclopedia Judaica (1978) à l’entrée « Autopsies [pluriel] and Dissection [singulier]» pour voir qu’il n’en est rien. Dans un seul endroit, à Busk, on a ouvert quinze fosses communes mais aucun des squelettes qu’on y a trouvés n’a été expertisé et les emplacements ont tous été ensuite recouverts d’une chape de ciment de sorte qu’aucune vérification ne sera vraiment possible à l’avenir! Curieuse façon de respecter un cadavre selon la loi juive! L’historien devra donc se satisfaire de ce que le père Desbois, un habile homme, nous dira que les témoins lui ont dit. Des chiffres non vérifiés de victimes non trouvées et non montrées iront ainsi s’additionner et, en fin de compte, on nous affirmera que l’Ukraine compte tant de charniers contenant tant de victimes juives. Et tout cela sous le sceau des représentants respectifs de l’Eglise catholique romaine, de l’association « Yahad-in-Unum» et de l’association « Zaka» , laquelle se présente en « garante du respect des corps des victimes selon la loi hébraïque» . Comme à Auschwitz, le tourisme aura quelque chance de prospérer. (Extrait de « Entretien avec le Professeur Robert Faurisson» , Téhéran, 13 décembre 2006, p. 11. L’intégralité de cet entretien avec un Allemand vient d’être reproduit dans Etudes révisionnistes, volume 5, p. 136-187). Reproduit sur le site de l'AAARGH:

http://www.aaargh.com.mx/fran/livres7/RFentreTeh.pdf

 

 

2) Le 5 février 2008:

 

A partir de 1995-1996, les historiens de « l’Holocauste» ont définitivement cédé le pas aux servants de la Mémoire. En 1996, une sorte de sous-Pressac, Robert Jan van Pelt, universitaire canadien, aura été le dernier historien juif à essayer de défendre la thèse de « l’Holocauste» sur le plan scientifique. Depuis cette date les spécialistes du sujet multiplient les publications où chacun va de son interprétation personnelle de « l’Holocauste» mais sans plus jamais tenter de démontrer au préalable qu’il y a eu effectivement un génocide des juifs et des chambres à gaz nazies. En revanche, on nous intoxique d’une littérature ébouriffante dans le style des récits de Misha Defonseca, de Shlomo Venezia ou de ce sacré farceur de Père Patrick Desbois: une fillette juive, adoptée par des loups, traverse avec eux l’Europe entière à la recherche de ses parents déportés à Auschwitz; les cheminées des crématoires lancent, jour après jour, nuit après nuit, des flammes vers le ciel (alors qu’un seul feu de cheminée aurait interrompu pour longtemps toute activité de crémation); quand les Allemands décident d’exécuter des foules de juifs, ils mobilisent des enfants auxquels ils ordonnent de frapper sur des casseroles pour couvrir le bruit des fusillades et les cris des victimes; « nous étions trente jeunes filles ukrainiennes qui devaient, pieds nus, tasser les corps des Juifs et jeter une fine couche de sable dessus pour que les autres Juifs puissent s’allonger» (Père Patrick Desbois, Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, p. 115-116); « Puis, un autre jour, dans un autre village, quelqu’un qui, enfant, avait été réquisitionné pour creuser une fosse nous raconte qu’une main sortant du sol s’est accrochée à sa pelle» (p. 92-93); « [Samuel Arabski] nous a expliqué, le regard empli de terreur, que la main d’un Juif sortie de la fosse est venu saisir sa pelle» (p. 102). On n’en finirait pas d’énumérer ces fantasmagories qui sont déshonorantes pour qui les invente, les imprime ou en fait des films et en même temps dégradantes pour qui est amené à en lire le récit ou à en voir la représentation (« Robert Faurisson répond à six questions de la journaliste italienne Giovanna Canzano» , 5 février 2008, p. 7).

Interview reproduite en français et en italien:

http://www.aaargh.com.mx/fran/livres8/RFCanzano.pdf

 

 

SUPPOSITOIRE

 

L'introduction homéopathique du révisionnisme dans les milieux qui lui sont le plus hostiles

 

Date:         Wed, 12 Mar 2008 19:58:44 -0400

Reply-To: H-NET List for History of the Holocaust <H-HOLOCAUST@H-NET.MSU.EDU>

Sender: H-NET List for History of the Holocaust <H-HOLOCAUST@H-NET.MSU.EDU>

From: H-Holocaust <jimmott@MAIL.H-NET.MSU.EDU>

Subject: Crematoria chimneys query (Weissman)

To: H-HOLOCAUST@H-NET.MSU.EDU

 

---------- Forwarded message ----------

From: Gary Weissman <gary.weissman@uc.edu>

 

Colleagues, I've a curious question. One of my literature students who intense dislikes Miklos Nyiszli's memoir Auschwitz: A Doctor's Eyewitness Account has responded to the book by charging him with historical inaccuracy. In fact, Jean-Claude Pressac, in his book Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, includes an annotated version of Chapter 7 of Nyiszli's book, identifying and correcting inaccuracies in his description of the mass killing process. Of course, Nyiszli was writing from memory and not as a historian.

 

But my concern here is with one remark my student made. Nyiszli writes that he was "especially struck by the enormous tongues of flame rising between the lightning rods" of the crematoria chimneys. My student writes: "The crematoria chimneys did not spew flames of any kind ... [only] smoke and soot would rise out the chimney."

 

I know that I've encountered references to the flames atop the chimneys in many accounts, but would like to go on more than my own general recollection. Any feedback would be appreciated.

Best,

Gary

 

Gary Weissman

Assistant Professor of English /University of Cincinnati / Cincinnati, OH 45221-0068

(513) 556-3206

gary.weissman@uc.edu

 

 

UNE TAMBOUILLE DE TABOUS

 

La religion d'Auschwitz

 

Benny ZIFFER

 

Le judaïsme n'est plus la religion dominante en Israël. Auschwitz y devient le centre de gravité autour duquel s'organisent des pensées telles que: soyons forts et sans pitié pour que cela ne se répète pas.

Il n'y a pas longtemps, au milieu d'une réunion chez des amis de jeunesse, je me suis retrouvé embarqué dans une discussion tendue avec mes hôtes (à un moment donné, on aurait dit qu'ils allaient me chasser de chez eux) au sujet des voyages des jeunes gens visitant les camps d'extermination en Pologne. Je soutenais qu'il y avait quelque chose de parfaitement tordu dans cette volonté d'instiller dans l'esprit des jeunes Israéliens le doux venin de l'éternelle victimisation et de faire tenir pour eux le monde des valeurs sur quelque chose d'aussi négatif et d'aussi absolu dans sa négativité que les camps d'extermination nazis.

Aux yeux de mes hôtes, dont les fils avaient fait le voyage en Pologne et s'en enorgueillissaient comme un musulman qui tirerait vanité d'avoir fait le pèlerinage à La Mecque, l'opinion que j'exprimais entre les quatre murs de leur maison relevait de l'hérésie, pas moins. Je leur paraissais égaler en ma cruauté les pires négateurs du génocide. J'avais secrètement pitié d'eux et de leurs pareils pour qui on ne peut opposer à leur monde spirituel aucun centre de gravité autre qu'Auschwitz autour duquel s'organisent leurs pensées. Comme par exemple que nous devons être forts pour qu'Auschwitz ne se répète pas. Et qu'il est préférable de cesser d'être trop critiques avec nous-mêmes car c'est la haine de soi qui a conduit (selon eux) à l'affaiblissement du peuple juif et à la possibilité d'Auschwitz. Et que nous cessions d'avoir pitié des Palestiniens dont l'objectif est tout entier dans notre anéantissement. A vrai dire, je repère dans bon nombre de réactions de colère publiées sur mon blog (1) les traces de cet attachement fanatique à la religion d'Auschwitz qui est devenue, dans une large mesure, la religion dominante en Israël, beaucoup plus que le judaïsme. [...]

 

La Libre Belgique  11 mars 2008

http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=407714

Rédacteur en chef du supplément littéraire du journal israélien Ha'aretz.

 

 

VIENNOISERIES

 

En hommage à Gerd Honsik, prisonnier de conscience à Vienne (Autriche)

 

 Isaac Schlingelstein

 

Condamné en l992 dans son pays à dix-huit mois de prison, l’Autrichien Gerd Honsik s’était exilé en Espagne pour échapper au cachot. Le 6 octobre 2007, soit quinze ans plus tard, la justice espagnole a favorablement répondu à la demande d’extradition déposée par l’Autriche et le fugitif se retrouve aujourd’hui en prison à Vienne. Il fallait que la justice passe et que le révisionniste expie le crime absolu d’avoir publié un texte visant, paraît-il, d’une certaine façon, à réhabiliter Adolf Hitler. On a le droit de trouver des excuses à Pol Pot, on peut dire du bien de Staline, se montrer indulgent pour Fidel Castro, fermer les yeux sur les abominations imputables aux conquérants des Amériques, justifier aussi bien l’esclavage dans l’Antiquité qu’aujourd’hui les entreprises guerrières de George Bush, mais Hitler, pensez donc! 

Je m’aperçois que la plupart des réflexions contenues dans mon Projet de Société pour l’homme universel (un projet qui s’accompagnait d’un engagement politique pour une société plus juste et plus fraternelle) avaient un lien de parenté avec le programme du parti national-socialiste des travailleurs allemands qui porta au pouvoir Adolf Hitler. L’effondrement du IIIe Reich et la rage des vainqueurs ont longtemps obscurci son héritage mais, à mesure que les yeux se dessillent, il apparaît que ce régime controversé a eu d’indéniables aspects positifs. Je me souviens à ce propos de mes rencontres avec Werner Naumann, devenu après la guerre gentleman farmer en Westphalie après avoir été jeune secrétaire d’Etat auprès de Goebbels, l’un des maîtres de la « communication» NS. A l’époque de ces rencontres j’étais encore imprégné de la pensée unique selon laquelle le nazisme représentait le mal absolu: les pires dictateurs, les plus abominables bourreaux des peuples n’étaient, en comparaison de Hitler, que des enfants de chœur. Les crimes les plus horribles jamais commis par les hommes, inexpiables à tout jamais, étaient et sont toujours imputés à Hitler; je les croyais réels puisque rien de ce que j’avais alors entendu ou lu ne me paraissait les démentir. Bref, je m’en tenais à la vulgate. Certes il m’était arrivé de connaître des situations ou d’entrevoir des éléments qui parfois me troublaient et qui auraient pu ébranler ma croyance mais mon esprit restait imprégné de la version unique de l’histoire.

C’est dans le cadre de recherches universitaires que j’avais fait la connaissance de Werner Naumann. Courtois et cultivé, l’homme m’écoutait avec attention et patience. Il ne manifestait aucune animosité à mon égard quand, avec insistance, je lui démontrais que ses compagnons de pouvoir avaient perpétré le massacre le plus effrayant de l’histoire, pour ainsi dire sous ses yeux... et il n’en aurait rien su! Au sommet de l’Etat, adjoint de Joseph Goebbels, le plus fidèle des hitlériens, et placé au centre de l’information et des décisions, il n’aurait rien appris de l’extermination industrielle de millions d’innocents! A chaque nouvelle visite, au milieu d’entretiens sur l’écologie et l’agriculture biologique, je reprenais mes raisonnements devant l’incrédule qui ne savait que me dire: «Comment pouvez-vous imaginer que nous, au ministère de la Propagande, si proches du Führer, nous n’aurions rien su d’un événement aussi considérable, qui aurait dû mobiliser, d’un bout à l’autre de la chaîne des responsabilités, des milliers, voire des centaines de milliers de personnes?» Je reprenais mon raisonnement, lui martelant que c’était une vérité évidente, démontrée, indiscutable, inscrite dans le marbre de l’histoire. Un jour enfin il lui vint un doute: « Vous y croyez si fort, me dit-il, que je me prends à questionner mes certitudes: serais-je victime d’une amnésie foudroyante?». Mais il se rétracta: «Non, ce n’est pas possible. Je suis en bonne condition physique et en possession de mes moyens intellectuels. Comme, pendant quelques années, j’ai eu la chance de pouvoir disparaître dans la clandestinité, je n’ai jamais été torturé par les vainqueurs. Quant à ma mémoire, elle ne m’a jamais abandonné. Alors ...».

 Par la suite, j’ai rencontré bien d’autres éminences du régime honni car j’ai consacré toute ma carrière universitaire à l’étude du IIIe Reich. J’avais été traumatisé de n’avoir rien vu, rien soupçonné de ces horreurs du régime national-socialiste et de me retrouver soudain, après sa chute, devant un champ de ruines et un tel amas de monstruosités. J’avais besoin de comprendre comment tout cela avait été possible et comment j’avais pu, bien qu’adolescent, me faire en quelque sorte, par passivité ou par inconscience, le complice de tant d’horreurs. Mon mémoire de maîtrise fut consacré à la place de Goethe dans l’idéologie nationale-socialiste. Le poète de Weimar avait largement été utilisé pour la formation des jeunes hitlériens et, au centre de mon étude, figurait l’ouvrage rédigé par le chef des Jeunesses hitlériennes, Baldur von Schirach, intitulé Goethe an uns («Le message que Goethe nous adresse»). Je relis souvent ce mémoire. La forme en a quelque peu vieilli mais le fond m’en paraît encore vivant. Je me rends compte seulement maintenant que, dans mon Projet de Société, en posant les principes: Substituer l’esprit de service à celui de profit et Eduquer le réflexe altruiste, je reprenais inconsciemment le message adressé à la jeunesse hitlérienne. Cette dernière se devait d’être en toute occasion exemplaire, dévouée au bien public et ouverte aux autres cultures. Je n’approuve plus aujourd’hui les propos trop nationalistes qui avaient alors cours en France aussi bien qu’en certains milieux allemands et avec la même intensité. Je n’approuve plus le culte du chef mais je dois admettre qu’à l’époque, c’est avec conviction que je chantais: «Maréchal nous voilà!» et que, chaque matin, dans mon jardin, je faisais le salut aux couleurs!

Bien des années plus tard, ma thèse de doctorat allait être consacrée à trois tragédies écrites par Rolf Hochhuth, auteur dramatique allemand considéré à l’époque comme la conscience de l’Allemagne. Découvrant par hasard une sorte de confession appelée « le rapport Gerstein» et s’inspirant d’elle, R. Hochhuth avait écrit une pièce de théâtre, Le Vicaire, dans laquelle il accusait le pape Pie XII de n’avoir pas élevé la voix pour condamner le génocide qui aurait été en cours durant son pontificat. Il s’était ainsi fait en quelque sorte le scénariste d’Auschwitz à partir d’un document douteux, qui allait aussi inspirer à son tour Costa Gavras pour son film Amen. Le rapport Gerstein n’avait, en fait, pas grande valeur d’authenticité mais l’idée ne m’en était pas venue et, pour ma part, j’étais encore convaincu de la réalité de l’extermination des juifs. Je détaille cette aventure dans mon livre Conscience oblige. Je consacrais ensuite de nouveau quelques années à un travail universitaire, une thèse de doctorat d’Etat sur Arno Breker, qu’on nous présente souvent comme « le sculpteur préféré de Hitler» . Des circonstances fortuites m’avaient fait rencontrer ce personnage et son destin m’avait paru digne d’une recherche approfondie sur le problème de la responsabilité de l’artiste. Un chapitre de Conscience oblige traite de cette rencontre.

Lectures et rencontres ne cessaient de me confronter avec le drame majeur de notre époque, celui de la Deuxième Guerre mondiale. Tous ces gens avec lesquels je m’entretenais avaient été les contemporains du crime et souvent en avaient été les acteurs plus ou moins directs. Or je découvrais en ces hommes des êtres normaux, équilibrés, agréables, intelligents et souvent érudits. Ils n’éludaient pas les questions les plus scabreuses touchant à ce que je croyais qu’avaient pu être, dans le passé, leur responsabilité criminelle, leur complicité ou leur lâcheté. La plupart se montraient courtois, pleins de bonne volonté, diserts même et ne manifestaient pas la moindre aigreur à l’égard du trublion qui s’imaginait qu’il leur portait le couteau dans la plaie.

C’est chez moi que le doute finit par poindre. Le destin voulut qu’un ami me remît, en toute confidentialité, le livre d’un magistrat allemand du nom de Wilhelm Stäglich. Intitulé Le Mythe d’Auschwitz, l’ouvrage allait être interdit et mis au pilon. Tel était le sort, comme, j’allais l’apprendre, d’une quantité d’autres livres de même caractère, et cela dans un pays, l’Allemagne, que ses responsables politiques nous décrivent volontiers comme une nation plus libre qu’elle ne l’aurait jamais été dans toute son histoire. Je le lus et la transformation s’opéra: je cessai de croire, et avec d’autant plus de facilité que soudain se cristallisèrent alors dans mon esprit d’innombrables éléments épars, réflexions, détails, impressions, découvertes, qui tendaient à s’inscrire en faux contre des vérités officielles prétendument irréfutables.

J’ai récemment vu un documentaire-fiction [autre nom pour bourrgage de crâne] consacré aux dirigeants nationaux-socialistes, jugés à Nuremberg, qu’un psychiatre juif américain avait étudiés sous son microscope d’entomologiste afin de déceler en chacun d’eux ce qui avait bien pu en faire un monstre. Quelques documents d’archives y montraient les accusés dont aucun, notons-le, ne plaida coupable. Et pour cause! Aujourd’hui tout historien honnête devrait avoir le courage d’admettre que, durant la Deuxième Guerre mondiale, les vaincus n’ont pas commis d’autres crimes que ceux qui sont monnaie courante durant toute guerre car la guerre elle-même n’est qu’un crime légal et chaque soldat, ainsi que l’affirme Hochhuth lui-même, est «un criminel professionnel» (Berufsverbrecher).

Me remémorant mes rencontres avec Werner Naumann, je ne puis m’empêcher de penser que, s’il avait, lui aussi, comparu au procès de Nuremberg, il aurait réagi de la même façon que ses co-inculpés. Il n’aurait pu avouer puisqu’il était, comme eux, totalement étranger aux prétendues atrocités spécifiques à l’Allemagne; tout au plus pouvait-on reprocher à ces hommes le genre d’actions que commet tout responsable d’un pays en guerre lorsqu’il est convaincu qu’il se bat pour sa survie et pour celle de son peuple. Tout belligérant se donne pour fin l’écrasement de l’adversaire. Il le fait au risque de provoquer la plus grande détresse des populations impliquées et cela pour la plus grande honte des héritiers des Lumières, de la pensée chrétienne et de la philosophie humaniste.

En fin de compte, à mes yeux, Georges Krassovsky est l’un des rares hommes qui aient su avec une étonnante persévérance œuvrer sa vie durant pour la paix. J’entends la paix véritable et non la paix armée. Cette paix est la seule et l’évidente source de notre bien-être. Pour l’effronté locataire de la planète bleue elle reste l’unique gage de survie. Georges Krassovsky n’aspire à aucun hommage mais, pour moi, son nom efface les noms de nos prétendus héros et conquérants de tous ces millénaires de barbarie.

 

 (Vaugran, 30480 Saint Paul la Coste), 1er mars 2008

 

NB: Proposé en 2007 pour le prix Nobel de la Paix, Georges Krassovsky a consacré sa vie entière à la défense de la paix. Parcourant la terre (le plus souvent à bicyclette!) pour y porter le message des «citoyens du monde», il a notamment publié deux périodiques: L'Esprit Libre et Le Nouvel Humanisme. Agé de 92 ans, il vient, en février 2008, de passer le flambeau à Jacques Vecker, fondateur du Centre écologique européen.

 

 

VIEILLES FOLLES

 

Sous le titre: "Douze ans dans des camps de concentration allemands: une survivante parle", l'hebdomadaire américain The Western Times du 27 mars 2008 annonçait une conférence que devait tenir une "survivante de l'Holocauste" le vendredi 4 avril au lycée de Sharon Springs dans le Kansas:

http://www.thewesterntimes.com/pages/1323901.pdf

On apprend que la conférencière, Emmaly Reed, a été "séparée de sa mère, son père et ses grands frères juifs à l'âge de 3 ans [donc en 1933...] et envoyée aux camps de concentration de Dachu".

A 77 ans, cette femme parcourt les écoles pour raconter "les atrocités qu'elle a vécues afin que les gens sachent la vérité sur ce qui s'est passé". A son arrivée à "Dachu" on lui a tatoué "le chiffre 4 sur un bras et une étoile de David sur l'autre". Après la guerre "une sorte de médecin" lui enlèvera ces tatouages.

D'Hitler elle raconte qu'il a tué un petit garçon qui se tenait près d'elle: "et j'ai regardé son visage. Ce n'était pas le visage d'un être humain, c'était le visage du diable. Ce sont des scènes qu'on n'oublie pas. J'en ai encore des cauchemars la nuit et je me réveille en criant." Elle avait 15 ans quand l'armée française l'a sauvée: "C'était la fin de la guerre et les SS devaient s'enfuir rapidement, alors ils nous ont pendus contre le mur. Ils nous ont mis des chaînes autour du cou. Si on bougeait on s'étranglait et on mourait. Près de 50% des gens sont morts. Si les Français n'étaient pas arrivés à ce moment-là, je serais morte moi aussi." Etc.

 

Combien d'échappés de Charenton sont à parcourir les écoles pour effrayer les enfants et leur faire faire des cauchemars?

 

 

TOUT LE MONDE IL EST MAUVAIS

 

Israël condamne le révisionnisme en Ukraine

 

MOSCOU, 6 mars - RIA Novosti. La tendance à la révision des résultats de la Seconde Guerre mondiale observée aujourd'hui en Ukraine est condamnée par la société israélienne, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Moscou l'ambassadrice d'Israël en Russie Anna Azari.

De très vives discussions sont menées en Ukraine sur l'attitude envers les événements de la Seconde Guerre mondiale. Kiev insiste sur la reconnaissance des mérites des formations nationalistes paramilitaires qui opéraient à l'époque en Ukraine Occidentale et les considère comme des combattants pour l'indépendance de l'Ukraine et ce, en dépit de leur collaboration avec l'Allemagne nazie. Il s'agit notamment des leaders nationalistes Stepan Bandera et Roman Choukhevitch.

"Il va sans dire que les Israéliens n'apprécient guère ce genre de démarches", a indiqué Mme Azari. Et d'ajouter qu'Israël coopérait très étroitement avec les dirigeants de l'Ukraine et des Etats baltes "pour élargir le dialogue sur l'inadmissibilité de la révision des résultats de la Seconde Guerre mondiale".

 

Ria Novosti 6 mars 2008

http://fr.rian.ru/world/20080306/100848702.html

 

RACKETT: JAMAIS ASSEZ -- TOUJOURS PLUS

 

 

Belgium in $170m Holocaust payout

 

The Belgian government, along with several banks and insurance companies, are to pay a total of $170m to victims of the Holocaust and the Jewish community to compensate for the theft of possessions from Jews during World War Two.

 

Around 30,000 Jews were deported from Belgium to concentration camps during the war, with just 1,455 surviving.

A government-sponsored commission said that $54m of the total amount should go to individual claimants. The rest will be set aside for a foundation to honour the victims of the Holocaust and for social, religious and cultural projects for Belgium's Jewish community.

 

'Symbolic'

Relatives of Holocaust victims welcomed the move, but said that the Belgian state should now look deeper into its responsibility for a policy of discrimination and the deportation of Jews to concentration camps.

Judith Kronfeld, director of the Belgian Judaism Foundation, said: "Indemnificating is not all. We need to find out the responsibilities of some Belgian personalities in the discrimination, persecution... and deportation of Jews and Roma."

Eli Ringer, the co-chair of the committee on the restitution of Jewish assets, said: "In a certain way, justice has been done. Unfortunately there are people who never came back [from the Nazi concentration camps].

"So this money will be for the Jewish community and will help us to bring people to Auschwitz, [pay for] education, etc. This is very, very important to us.''

Micha Eisenstorg, president of the Union of the Jewish Deportees of Belgium, said he was satisfied with the work of the indemnification committee, although the money handed out was merely "symbolic".

Nearly 6,000 victims and relatives have claimed compensation, with 80 per cent of them granted sums ranging from $600 to over $30,000 to cover stolen property, unpaid wages, furniture, jewellery and businesses.

In some cases, the loss could not be determined, with a lost business, for example, resulting in a modest $2,250 lump sum.

 

Collaboration

After the Nazi invasion in May 1940, the Belgian government fled to Britain, but ordered civil servants who stayed to work with the Nazis to keep services running and prevent the economic breakdown that occurred during the German occupation in World War One.

This often led to Belgian officials collaborating with the persecution of Jews, although the resistance movement was also strong in Belgium and underground networks set up to save Jews were more successful than in many other occupied nations.

Lucien Buysse, head of the indemnification commission, said: "This law has nothing to do with moral compensation... It is on material goods that have been stolen."

However, Isaie Gruszow, born in 1939, complained during a news conference that his family had not been adequately compensated for its losses, saying a few hundred dollars did not cover the rare books and jewellery taken.

Of the total restitution payout, $70m will come from the Belgian authorities, $85m from banks and most of the remainder from insurance companies.

Last year, Guy Verhofstadt, the country's prime minister, apologised for Belgian authorities' involvement in the deportation of Jews to the concentration camps.

 

Aljazeera. 11 mars 2008

http://english.aljazeera.net/NR/EXERES/88C9982C-6156-4A15-8BFA-D4262481DE6D.htm

 

 

 

ENTONNONS LE PÉAN

 

Génocide rwandais: des conférenciers taxés de négationnisme hués à Montréal

 

Des incidents ont perturbé samedi une conférence réunissant à Montréal des intellectuels contestant l'histoire officielle du génocide rwandais, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des auditeurs se sont mis à huer et à interrompre dès le début les conférenciers, dont le Français Pierre Péan, les traitant de "racistes" et de "négationnistes", tandis qu'une dizaine de voitures de police surveillait les abords de la salle et qu'un important service d'ordre encadrait le public.

"Je ne nie pas le génocide des Tutsis, mais je refuse la version de Kigali. J'affirme qu'il y a eu aussi depuis 1990 des massacres de masse de Hutus, que la justice d'abord, puis l'histoire, probablement ensuite, qualifiera un jour de génocide", a déclaré M. Péan lors de cette conférence intitulée "Les médias et le Rwanda: la difficile recherche de la vérité".

Selon lui, l'histoire du génocide telle que défendue par Kigali constitue "le socle de la légitimité du régime du FPR", le Front patriotique rwandais, ancien parti tutsi du président Paul Kagamé.

"Si cette question officielle tombe, c'est Kagamé qui tombe", a-t-il dit.

Auteur de nombreux ouvrages à succès, le journaliste et écrivain français doit comparaître en septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour "complicité de diffamation raciale" après que l'association française SOS-Racisme eut déposé une plainte, estimant que dans son livre controversé sur le Rwanda "Noires fureurs, blancs menteurs", M. Péan reprenait des "présupposés de l'idéologie génocidaire".

"Je vais au tribunal très tranquillement", a dit M. Péan à l'AFP.

Le journaliste a toutefois admis qu'il ne s'était pas attendu pas à ce que la conférence de Montréal "soit si chaude".

 

30.03.08 . M. Péan a gagné contre les habituelles associations de malfaisance.

 Devinez pourquoi il a gagné? Grand prix du concours: un voyage à Auschwitz avec de jeunes sionistes (voir plus bas: Des ados israéliens sèment la panique en Pologne)

 

D'ANCIENS ARTICLES UN PEU OUBLIÉS

 

Translated Title: The Investigation of "Buna Vestire"

Publication: Vatra Literary Review (06 - 07/2000)

Author Name: Handoca, Mircea;

Language: Romanian

No. of Pages: 22

File size: 325 KB

Download Fee: 5 Euro (€)

Summary: A few so called "Legionary" (Iron Guard) articles written by Mircea Eliade.

The article "Why Do I Believe in the Victory of the Legionary Movement". A controversial article that Eliade denied to have written but has been published in "Buna Vestire" under his name.

Other articles: "The New Legionary Aristocracy", "Liberty and Creation in the Legionary Literature", "The Province and Legionarism", "Liberty", "Blue Blouses. To the True Communists", "Ethnical Creation and Political Thought", "Rasism and Cinema", "Not to Be Romanian","Against the Left and Against the Right" , "Judaism and Antisemitism", "Race and Religion", "Admiration for Transylvania", "Dr. Moses Gaster".

 

Pour cinq euros ... (je préfère une tablette de chocolat de qualité!)

http://www.ceeol.com/aspx/issuedetails.aspx?issueid=d97d1c97-ac07-43f2-96d2-65743bf99961&articleId=cf5ea0f4-31ae-404e-92e6-527542ad535b

 

 

UN MAQUISARD

 

Richard Glize et le "brûlot antisémite" distribué à Lyon 3 en 2004

 

 

Le procès de cette affaire s’est déroulé au Tribunal Correctionnel de Lyon le mardi 9 octobre 2007.

 

« Je vais être brutal mais il y en a marre de ces nazillons qui jouent avec l’esprit de nos étudiants» . Voilà les mots du procureur de la République qui a requis  de la prison ferme contre Richard Glize (absent et introuvable), un homme de 54 ans (ancien instituteur)   poursuivi devant le tribunal correctionnel pour « incitation à la discrimination et à la haine raciale» . La condamnation fait suite à la distribution en décembre 2004, d’une revue de « philosophie culturelle» (un brûlot antisémite) dans les locaux de la Faculté de philosophie de Lyon 3.  

Rappel des faits:

En décembre 2004, des personnes, visiblement extérieures à l'Université, distribuaient une revue antisémite dans les locaux de la Faculté de philosophie de Lyon 3, le "livre de philosophie culturelle". Alerté par des étudiants, l'association Hippocrampe a transmis une copie de cette revue au Procureur de la République, Monsieur Xavier Richaud. Il a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire.

Hippocrampe avait également alerté Monsieur Guy Lavorel, président de l’Université Lyon3 Jean Moulin au moment des faits. Malheureusement, ce dernier, qui ne répondait plus aux nombreux courriers que nous lui adressions depuis des mois ni d'ailleurs à ceux de notre avocat, Maître Alain Jakubowicz, n'avait pas souhaité nous recevoir pour que nous lui remettions une copie de la revue incriminée. Le recteur de l’Académie Alain Morvan (recteur au moment des faits, limogé depuis pour abus de pouvoir), alerté également, a quant à lui manifesté immédiatement son inquiétude.

Guy Lavorel a indiqué par la suite qu'il portait plainte contre X.

 

Le 4 décembre 2007, (date à laquelle le jugement a été mis en délibéré), le Tribunal  Correctionnel de Lyon a reconnu Richard Glize coupable du délit de provocation publique à la discrimination ou à la haine raciale envers un particulier ou un groupe en raison de son origine, de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, race ou religion.

Il a été condamné:

- sur l’action pénale: à 6 mois de prison d’emprisonnement avec sursis outre une amende de 1500€.

- sur l’action civile: à payer 1000 € de dommages et intérêts à chacune des 3 associations qui se sont portées partie civile (dont Hippocampe) et 1 € de dommages et intérêts à l’Université Lyon 3 Jean Moulin.

- sur les dispositions de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale, M.GLIZE a été condamné à payer à chacune des parties civiles la somme de 300€.

 

On a appris très récemment que Richard Glize a dû être retrouvé par les services de police puisqu’il a formé opposition à l’encontre du jugement rendu à son encontre par le Tribunal Correctionnel de LYON le 4 décembre 2007.

Il sera rejugé par la Chambre de la Presse le 17 juin 2008 à 14h00.

 

http://associationhippocampe.blog.20minutes.fr/

 

La condamnation ne doit pas être définitive puisqu'on trouve ce message de Glize sur le site de défense de Vincent Reynouard:

 

J’apporte seulement mon soutien entier à Vincent Reynouard, Georges Theil, Henri de Fersan, Verbeke,…et tous les autres qui ont la volonté de rechercher la vérité et de l’exprimer.
Je suis pour ma part poursuivi par le Tribunal de Lyon pour la distribution du “Livre de Philosophie culturelle” à l’université de LyonIII, et à Dax pour la difusion du journal “Le Patriote”, pour une Europe des Peuples et des Nations.

Richard Glize  (1er novembre 2008)

http://csvr.wordpress.com/2008/10/01/communique-de-georges-theil-4/

Le Journal "Le Patriote": exemple:

http://www.scribd.com/doc/6226574/Le-PatrioteJournaln9-Mars-Avril-2007

 

 

LES GLANDUS PARLENT AUX GLANDUS

 

Une émission révisionniste censurée

 

C'est dans le plus grand secret que Martin Peltier, pour son émission  mensuelle de Radio Courtoisie, avant-hier, mercredi 9 avril, avait invité le  professeur Faurisson. Tous deux s'étaient bien mis d'accord pour faire en  sorte de ne jamais transgresser la loi Fabius-Gayssot, non seulement pour  échapper eux-mêmes à toute poursuite, mais pour préserver la station radio  mise, comme on le sait, par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) en  liberté surveillée.

L'émission a commencé à 19h 30; les deux interlocuteurs, avec d'infinies  précautions, ont relaté les persécutions dont sont victimes les  révisionnistes à travers le monde. Les correspondants qui le désireront pourront nous réclamer la transcription de cette émission. Mais, au bout de 27 minutes, l'entretien a été coupé... Motif invoqué sur  place: "La coupure est faite à la demande du CSA".

Or, voici ce qu'on pouvait lire sur le site du quotidien Le Parisien, hier soir 9 avril, à 22h 30:

http://www.leparisien.fr/home/loisirs/articles/ETRANGE-SILENCE-SUR-RADIO-COURTOISIE_298427584

 

 

Etrange silence sur Radio Courtoisie

 

Brutale interruption des programmes ce mercredi soir sur Radio Courtoisie.

Alors que la station - qui se définit comme "la radio de toutes les  droites" - diffusait une émission sur le révisionnisme, l'antenne a  soudain été coupée. Sans préavis, "Le libre journal" présenté par  Martin Peltier a laissé la place à de la musique classique. Il n'a pas  repris. Quant à l'émission du député européen Paul-Marie Coûteaux, qui devait  commencer à 21h30, elle a été reportée à une date ultérieure.

Contacté, Henry de Lesquen, le responsable de la station, nous a  expliqué que l'émission avait été interrompue vers 19h30 "par la  déléguée aux questions éditoriales qui a considéré que l'un des  invités tenait des propos inacceptables". Il n'a cependant pas indiqué de quels propos il s'agissait, ni  pourquoi les programmes n'avaient toujours pas repris.

 

Non seulement il semble qu'il y ait eu censure de la part de la radio elle-même, mais il y a censure dans l'article ci-dessus faisant état de la censure, puisque le nom du professeur Faurisson n'est même pas mentionné!

 

Radio-Courtoisie, c'est la radio des foireux....

 

 

DANS LES HAUTEURS

 

Le dalaï-lama et l’honneur nazi

 

Laurent Dispot rédacteur à la Règle du jeu.

En juillet 1938 (anniversaire en 2008), un SS champion d’alpinisme est vainqueur de la face nord de l’Eiger, en Suisse: une «première». Il s’appelle Heinrich Harrer. Le récit de son exploit, et sa photo avec Hitler, sont aussitôt diffusés massivement en Europe et dans le monde par la machine de propagande de Goebbels.

Il s’est inscrit à la SA en 1933, à la prise de pouvoir par Hitler (trois quarts de siècle en 2008). Passé à la SS, il est un favori du Reichsführer Heinrich Himmler.

Quelques mois après, autre «première»: ses camarades SS et lui-même sont vainqueurs des synagogues brûlées et des familles juives terrorisées, sur tout le territoire de l’Allemagne, lors de ce qu’ils nomment par dérision « la nuit de Cristal» , le 9 novembre 1938.

Pendant que les Juifs passent à la nuit et au brouillard, Harrer est investi d’une mission par Hitler et Himmler en personnes: s’infiltrer au Tibet, en accord avec les ministres régents du dalaï-lama enfant, pour devenir précepteur de celui-ci. En pleine guerre d’agression contre la Chine de l'allié japonais des Nazis, il s’agit de conquérir Lhassa comme nœud stratégique sur l’axe Berlin-Tokyo.

2008 est l’anniversaire de la « reconnaissance» par Hitler en 1938 de la stratégie de morcellement de la Chine menée par le Japon. Autrement dit la Mandchourie occupée par l’envahisseur fasciste.

Heinrich Harrer a accompli sa mission de confiance hitlérienne, malgré la défaite militaire de 1945, en la transformant en un logiciel pseudo «spirituel» installé dans des têtes affamées de servitude.

Son rapport de mission, Sept ans au Tibet, était bourré de mensonges grossiers et de fascination pour le «Führerprinzip» impitoyable du théocratisme lamaïque. [Ce crétin de Dispot est dans un délire grave. Et il fausse l'histoire. Bref, il a tout faux, comme n'importe quel politocard.] Il a été transformé en film de propagande mondiale, en 1997, par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud. Sept ans au Tibet, produit à Hollywood n’était qu’un «Bienvenue au nazi chez les Tibétains» avec dans le rôle du «gentil SS» un Brad Pitt aux cheveux très blonds, aux yeux très bleus, assorti de tout plein de beaux drapeaux à croix gammée. [Le film est nul, il faut bien le reconnaître. C'est de la merde made in USA].

A la mort de Harrer en 2006, et encore ces jours-ci, le dalaï-lama a diffusé de ce SS une apologie sans réserves: c’est-à-dire sans les mots «nuit de Cristal», «Himmler», «Hitler», «Juifs». Où qu’un SS ait été en mission, il était à Auschwitz. [Voilà bien le parfait crétin.] Il n’y a pas de «voie médiane» entre les Juifs martyrs dès 1938 et le champion nazi de 1938 encensé par le dalaï-lama en 2008.

L’«Océan de Sagesse» ne doit pas servir à noyer le poisson de la mémoire et de l’histoire: à relancer en contrebande le «Hitler connais pas» et «la Shoah détail de la Seconde Guerre mondiale». [Qu'est-ce que vous voulez qu'un Tibétain, écrasé par une Chine soutenue par l'Occident, ait à foutre de ces histoires juives???] Le négationnisme n’est pas soluble dans les neiges éternelles. Le maître (spirituel) a eu ce maître (d’école). Il lui reste fidèle. Il y met son honneur. Sur le ceinturon des SS figurait la devise: «notre honneur est notre fidélité». Le dalaï-lama met, depuis soixante ans, son point d’honneur à ne pas parler de la mission au Tibet confiée en 1938 à son précepteur par Hitler et Himmler, ni des motifs mystiques, racistes et stratégiques de cette mission. [Tout ça, c'est du cinéma...]

Il pourrait invoquer son enfance, regretter d’avoir été manipulé par un plan des nazis et de leurs alliés japonais: ceux qui violaient Paris, Oradour, Tulle; ceux qui violaient Nankin. Au lieu de cela, il traite la destruction des Juifs d’Europe de rétribution, forcément juste, de fautes antérieures: il jette la Shoah à la poubelle du «karma». Et il ne cesse de ressasser son remerciement à un SS d’avoir été son «initiateur à l’Occident et la modernité» .

En acceptant ce discours, des Occidentaux et des modernes se font citoyens du déshonneur. [Mais non, ils sont simplement dans la réalité, pauvre nouille!]

 

Libération, 25 avril 2008

 

 

COUCOU REVOILÀ L'EMPLOYÉ DE L'AGENCE JUIVE AMÉRICAINE

 

La haine vidéopartagée

 

Marc Knobel chercheur au CRIF, président de l’association de lutte contre le racisme sur Internet et journaliste et Laurent Duguet, journaliste.

La galaxie du site de partage en ligne YouTube se porte bien. Il aurait reçu 250 millions de visites en janvier 2008. Mais cette YouTube mania à son revers. Personne à YouTube n’est chargé de visionner les vidéos avant leur mise en ligne. Le site s’appuie exclusivement sur les dénonciations des internautes pour procéder à un éventuel retrait. Un exemple: dans l’édition du 4 septembre 2007 de Libération, Arnaud Vaulerin publiait un article intitulé «YouTube pris dans le piège négationniste». Il indiquait que des films de Robert Faurisson circulant sur le Net étaient masqués sous des titres racoleurs, des clips érotiques, voire franchement pornographiques! Le journaliste rapportait également que Google France (YouTube appartient à Google) avait retiré les films et avait déclaré que leur «visionnage n’était pas possible dorénavant pour les utilisateurs d’ordinateurs à IP française, allemande ou polonaise».

Nous avons voulu vérifier. Le 16 novembre, à l’aide d’un ordinateur à IP française, nous avons tapé sur YouTube l’entrée «Robert Faurisson». Douze occurrences se sont alors affichées. Cinq d’entre elles au moins sont des vidéos négationnistes. Dans ces différentes séquences, Faurisson pavoise devant un public particulièrement attentif ou hilare lorsqu’il parle des chambres à gaz. Cette fois, les films ne sont pas masqués et ne sont pas camouflés par des clips sexy. Nous avions lu dans la rubrique «Règlement de la communauté YouTube» la précision suivante: «Tout ce que vous verrez ne vous plaira peut-être pas. Certains contenus sont susceptibles de vous choquer. Si vous pensez qu’ils sont contraires à nos conditions d’utilisation, cliquez sur "Peut offenser" sous la vidéo que vous êtes en train de regarder pour la soumettre à la vérification de l’équipe YouTube. Si la vidéo n’est pas contraire à notre règlement, cliquez simplement sur une autre. Pourquoi perdre votre temps à regarder des images que vous n’aimez pas? »

Ce règlement est-il suffisamment explicite ou (et) coercitif pour empêcher de diffuser des propos choquants? Néanmoins, plus loin, YouTube informe qu’il n’autorise pas les discours «incitant à la haine et les insultes, ni l’utilisation malveillante de stéréotypes en vue d’attaquer ou de rabaisser un sexe, une orientation sexuelle, une ethnie, une religion ou une nationalité». Prenant au mot le site, comme le contenu de ces vidéos négationnistes et antisémites nous a choqués, nous avons attiré l’attention sur elles, en cliquant sur «Signaler». Mais, nous n’avons pas eu la possibilité d’expliciter notre démarche ni de correspondre avec YouTube. Nous avons publié aussi un commentaire sous une séquence de Faurisson: «Cette vidéo est contraire aux articles 23, 24 bis et 42 de la loi du 29 juillet 1881.» Nous avons également demandé (dans notre commentaire) que ces séquences soient retirées, en rappelant que la peine encourue pour cette infraction est d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le 9 avril 2008, les vidéos négationnistes étaient toujours là.

Un autre site de partage en ligne, Dailymotion, a semble-t-il été plus prompt à réagir. Le 2 avril 2008, quatre vidéos de Faurisson étaient en ligne. Le 3 avril, elles avaient été retirées de la circulation. Sur video.search.yahoo.com, au nom de «Faurisson», on obtient dix-huit films, en français ou en italien. Nous nous sommes alors redirigés vers YouTube qui propose plus de matières négationnistes qu’on ne pourrait l’imaginer. En effet, sous le vocable «revisionnists Rus» (pour Revisionnists are us), un surfeur basé aux Etats-Unis propose des vidéos d’Ernst Zündel, de Faurisson et même des cours pour «débutants» intitulés «Holocaust Revisionnism for Beginners part 1.» Certains internautes sont intéressés et demandent des films supplémentaires. Sur video.google.fr, taper le mot «Shoah» offre de curieuses réponses. Première vidéo disponible: «La Shoah, je n’y crois pas»; la seconde: «La vérité sur la Shoah», de Faurisson, est dissimulée par une image à caractère pornographique.

Pendant ce temps, en langue française, le négationnisme est toujours accessible sur YouTube avec WPfighter88, Faurisson et compagnie. Nous invitons alors YouTube et les autres sites à méditer sur l’article 29 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948): «Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.» La même Déclaration stipule, dès son premier article, que «les êtres humains... doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité». Les vidéos des assassins de la mémoire ou de néonazis procèdent-elles de cet «esprit de fraternité», pour être ainsi tolérées?

 

Libération, 24 avril 2008

 

Nous avons ouvert une page "Guide des vidéos révisionnistes disponibles sur le réseau" http://www.aaargh.com.mx/video/videoindex.html  dans l'idée que les censeurs ne parviendraont pas à "nettoyer" complètement Internet et qu'au fur et à mesure qu'ils font disparaître des documents filmés, d'autres ou les mêmes reviennent sur le Net, portés par une foule anonyme de révisionnistes qui n'entendent pas se laiser faire par cette bande de pignoufs.

 

 

LA QUESTION RESTE SENSIBLE

 

 

Le « résistantialisme» , un équivalent au négationnisme

 

Julien  Dohet

Pour l’extrême droite, il est évident que la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale est une période difficile. Elle a rejeté dans l’ombre les tenants de cette idéologie qui ont dû attendre plusieurs dizaines d’années avant de réapparaître au grand jour. De plus sur le plan du discours, cette victoire pose au moins deux problèmes. Le premier est bien entendu la question des camps de concentration et d’extermination. Nous avons évoqué ici avec le livre de Maurice Bardèche[1] les débuts de l’argumentation visant à minimiser, voire nier complètement, la réalité et le nombre de victimes. Le deuxième est l’aura de la Résistance et parallèlement le poids des différentes condamnations - notamment les déchéances civiques - subies au moment de la Libération. Si en France la question est réglée sur le plan juridique au début des années 50 via une loi d’amnistie[2], la question reste sensible dans plusieurs pays. En Belgique elle reste centrale pour les mouvements extrémistes du nord du pays qui reviennent régulièrement sur cette question[3]. Jeter le doute sur la légitimité de la répression subie est donc un enjeu primordial pour une partie importante de l’extrême droite car cela banaliserait leur attitude pendant la guerre et ferait un lien avec les années 30 dans le cadre d’une stratégie de lissage de leur image.

 

Le livre L’âge de Caïn[4] est central dans cette opération et est considéré par l’extrême droite comme un ouvrage capital. Il s’agirait du premier ouvrage à avoir osé dénoncer les exactions commises à la Libération, ce que d’aucuns qualifient de «résistantialisme». Nous reprenons ici le titre d’un livre de l’Abbé Jean Desgrange, Les crimes masqués du résistantialisme. Publié pour la première fois en 1948, il a été réédité par les éditions DuaLiberté pour l'Histoire en 2003[5]. La préface de l’édition de 2003, écrite par André Figueras, est particulièrement illustrative, comme l’extrait suivant le montre: «De même qu’on prétend nous imposer une seule politique, on nous inflige aussi une vue “historiquement correcte” des années compliquées et sombres que la France a vécues de 1940 à 1944. Et ce sont, comme sous la plus pénible des dictatures, les tribunaux qui sont chargés de déterminer et imposer la vérité historique. (…) Après 50 ans de propagande gaullo-communiste (…) tout de même parvient-il à surgir assez de témoignages et de documents, pour qu’il soit impossible de conserver masqués aux yeux de la postérité les crimes du résistantialisme»[6] .

L’âge de Caïn, publié en 1947 (soit à la même période que celui de Bardèche), est écrit par René Château[7] sous un pseudonyme que l’auteur explique, tout en donnant la clef du titre: «J’ajoute que mon nom importe peu. Il n’est qu’un nom entre autres, entre des centaines des milliers de noms des hommes et des femmes qui ont vécu la «Libération» comme je l’ai vécue, et qui vivent la Quatrième République comme je la vis, partout où il y a des terrés, des torturés, des terrorisés (…) Et si tu veux, ami lecteur, je me donnerai un nom qui leur conviendrait à tous, à tous les milliers des autres. Ce nom, c’est Abel, tel qu’il est dit dans la Genèse, Abel qui souffre et qui meurt par la haine qui est dans le lot humain, Abel qui renaît à chaque génération, pour mourir encore par la grande haine réveillée et rouge… Et il n’est pas étrange que, sorti encore une fois des ombres, l’éternel Abel te parle, ami lecteur, de l’éternel Caïn»[8]. René Château, député radical-socialiste avant la guerre, insiste surtout sur ses idées pacifistes et explique ne rien avoir à se reprocher. Pourtant ce proche de Gaston Bergery, fut le directeur jusqu’en 1943 de La France socialiste (qui portera aussi le titre de France au travail) un quotidien lié à Marcel Déat[9] où écrivait également Henri Coston, autre figure célèbre de l’extrême droite.

 

L’épuration

Le livre se veut donc un témoignage sur les exactions commises par la résistance. L’auteur est arrêté avec son épouse à son domicile le 30 août 1944. Dès le début, il se positionne comme un humaniste au-dessus de la mêlée pour renforcer son innocence et la neutralité affichée de son témoignage : «Je n’ai eu aucune peine, pendant soixante-seize jours de détention et d’abominable spectacle, à me retenir de haïr tous les tourmenteurs. J’ai fait constamment effort pour retrouver en eux quelque levain d’humanité. Oui, même quand ils avaient tué, férocement, même quand ils avaient ri aux plaintes, aux râles, même quand ils avaient brûlé des pieds, arrachés des ongles, écrasé des ventres ou cassé du verre dans des vagins. Et j’ai presque toujours, du moins par éclairs, retrouvé l’homme en eux. Je ne les hais donc pas. A peine, veux-je mépriser quelques chefs (…)[10]». Ces tortures sont relatées à plusieurs reprises. Il évoque également les viols et les femmes tondues. Mais bizarrement, l’auteur reconnaît très vite que ce qu’il raconte est la recension de témoignages qui lui ont été faits : «Evidemment, si le lecteur attend que je décrive les interrogatoires “ à la dure ”, d’où tant de prisonniers revenaient le visage en sang, il sera déçu. Je n’ai, moi-même, rien subi de tel. Et je n’ai assisté à rien de tel.»[11]. Si lui-même se présente comme innocent, il avoue que les gens qu’il a croisé[s] sont pour l’immense majorité des collaborateurs du bas de l’échelon: «Je ne vis, d’ailleurs, du premier coup d’œil, personne de connaissance. Je savais seulement que beaucoup devaient être du PPF, du RNP ou des Milices, et, neuf comme j’étais, je pensais que, s’ils m’avaient connu, ils n’auraient pas manqué de rire au-dedans, en me voyant arrêté comme eux, et mêlé à eux, après tout ce que j’avais fait pour les combattre, avec mes camarades des syndicats»[12]. Château tire un bilan chiffré de l’épuration: «Je crois que quarante mille est un chiffre tout ce qu’il y a de modeste, et de sûr. Mais je ne serais pas étonné s’il fallait le multiplier par deux, ou par trois…»[13]. Le premier argument est ainsi posé: l’épuration a été excessive et a dégénéré avec des exactions. Cela étant établi, il faut ensuite enlever toute légitimité à la résistance en la décrédibilisant.

«Je me suis demandé, pendant un temps, pourquoi ils tenaient, malgré la Libération, à garder l’anonymat. (…) La première, la plus générale est que les FTP, confusément, prévoyaient qu’un jour il leur serait demandé compte des vols, des tortures, des exécutions sommaires.»[14]. L’autre raison est que ce sont souvent des criminels: «L’automobile s’arrêta enfin. Mais, à la place du commissariat de police ou de la prison où je croyais aboutir, je vis que je me trouvais dans l’avenue de Choisy, devant l’Institut dentaire […qui] a été, sous le nom du PC Fabien, l’une de ces prisons privées qui ont pullulé en France, après la Libération, et où des bandes sans caractère officiel ont torturé et fusillé en tout impunité, réglant des comptes personnels ou partisans dans lesquels la justice n’avait pas grand-chose à voir.»[15]. Loin d’être des démocrates les résistants seraient donc de vulgaires criminels. Ce qui ne fait que reprendre le contenu de la propagande allemande de l’occupation qui y ajoutait le qualificatif de terroriste[16]. Et, tout en relatant le pillage de son appartement, d’enfoncer le clou: «Car, avec les fusillades, avec les tortures, le vol était l’un des trois arts que cultivaient les FTP. Le vol en gros, le vol en grand. Tout leur était bon: l’argent, les bijoux, les vêtements, la vaisselle, les livres, les meubles… Ils ont été, pendant des semaines, comme un nuée de sauterelles sur le pays. Dépouillant les morts. La bourse ou la vie. La bourse et la vie. Il n’y avait plus de gendarmes. Ils étaient, ensemble, les gendarmes et la loi. Aussi fut-ce un temps de cocagne.»[17]. [Tous ceux qui ont vécu cette période le savaient parfaitement bien.] Enfin, le tableau ne serait pas complet si l’on n’y ajoutait une pointe de xénophobie et d’antisémitisme: «Thomas était un juif polonais. Petit, frisé, trapu, partout furetant, partout glissant le danger de sa face blême. C’était un spécialiste des répressions révolutionnaires. A l’Institut, il représentait les Brigades Internationales, et son rôle, à ce que j’ai cru comprendre, était de tout contrôler, de tout surexciter, en vertu de l’expérience qu’il avait acquise en Espagne. Il exerçait sur tous, et même sur le capitaine Bernard, un pouvoir assez mal défini fait à la fois de peur et d’horreur. » [18].

 

Le côté apatride permet de faire un deuxième bond idéologique et de revenir sur un des ciments idéologiques de l’extrême droite, l’anticommunisme. « Et Bernard, un jour, n’a pu se tenir de crier: “Vous êtes un ignoble individu! Vous avez voté la dissolution du Parti Communiste en 1939!” Au fond, c’était peut-être bien pour ça. L’Hévéder a répondu que ce n’était pas sa faute si, en 1939, le Parti Communiste faisait, en pleine guerre, feu des quatre pieds pour le pacte germano-soviétique. Et ils ont failli l’étrangler. Thomas, le juif polonais, a traité L’Hévéder de mauvais Français, en tapant sur la table comme un forcené. Et L’Hévéder a répondu que sa famille était bretonne depuis des générations, mais qu’il était douteux que la famille de Thomas eût de telles racines»[19]. Cet aspect permet à l’auteur d’insérer une nuance dans son propos, nuance qui annonce les alliances que l’on retrouve au moment de la décolonisation et des débuts de la guerre froide: «Je suis donc tout prêt à tirer mon chapeau aux Résistants, aux FFI qui avaient de la Liberté, de la Patrie une religion si forte et si furieuse qu’ils ont pu tuer, pour la Liberté, sans trop regarder qui, et qu’ils ont pu tuer, pour la Patrie, sans trop regarder comment. Oui, à ceux-là, je n’en veux point. (…) Mais pour les FTP, c’est une autre histoire. Car c’étaient des communistes ou, quelquefois, des socialistes. Et ça change tout.»[20]. Et Château de dénoncer essentiellement la dérive de l’idéal communiste de départ, positionnement indispensable pour quelqu’un dont les origines politiques se situent à gauche de l’échiquier politique. «Maintenant, il n’y a plus de droit de grève, dans leur Russie. Il n’y a plus qu’un syndicat, qu’un parti, qu’une presse, qu’une liste aux élections, et que le devoir, de gré ou de force, de ramper devant tout cela. Et il y a la Guépéou, et il y a les élections sommaires, et il y a quelques vingt millions d’hommes dans les camps de travail (…) En France, c’est plus long, mais c’est bien commencé. Tout le Parti est devenu, à la Libération, une gigantesque Guépéou. Ses militants ont été, tout ensemble, dénonciateurs, policiers, tourmenteurs, bourreaux, tenanciers des camps de concentration.» [21]

 

La théorie du bouclier

L’auteur est prudent et malin. S’il dénonce les exactions et qu’il positionne sa critique sur le plan de l’anticommunisme, il tient à se distancier des purs collaborateurs. Il utilise alors la stratégie qui sera classique et qu’adopte le Maréchal Pétain : celle du bouclier qui a permis de limiter les dégâts. «Dès 1942, je compris que ce que l’Allemagne nous demandait, ce n’était plus de construire avec elle la paix de l’Europe. C’était de prendre place dans sa guerre, de prendre part à ses haines. Et je ne pouvais le vouloir. (…) Mais il y avait quelque risque à engager la lutte à visage découvert. Nous avons pourtant été quelques-uns à prendre ce risque, dans nos syndicats. Nous avons, par notre résistance à Vichy, réussi à sauver l’essentiel du syndicalisme français, ses immeubles, ses biens (…) et même beaucoup de ses militants que nous avons, à force de protestations, arrachés aux prisons et parfois à pire »[22]. Et de préciser que, s’il a refusé de rejoindre la résistance, il s’est cependant opposé à la Milice, ce qui lui vaudra d’être inquiété par la Gestapo.

 

Finalement, comme pour le livre de Maurice Bardèche qui n’est pas un livre au contenu négationniste, l’ouvrage de Château ouvre la même brèche du relativisme en mettant sur le même pied les crimes allemands et les crimes des Alliés ou de la résistance. «On a vu des hommes comme ça, qui fusillaient les Français, par milliers, dans tous les coins. Mais, sur les journaux, ces hommes n’avouaient que cinquante ou cent fusillés, par ci, par là. Et quand on plaidait auprès d’eux, pour un pardon, ils faisaient les étonnés. Ils disaient qu’ils n’avaient pas beaucoup tué, au total, qu’ils n’étaient pas bien méchants. Ils faisaient eux aussi, comme s’il n’y avait eu que les fusillés officiels, comme s’il n’y avait pas eu les morts de torture, les morts de faim, les morts dans l’ombre, les morts sans communiqué. Ceux d’Oradour, par exemple, ou ceux de Tulle, ou ceux de Châteaubriant. Mais il y avait cette différence, tout de même, que ces hommes étaient des Allemands… »[23]. De même l’auteur compare son séjour à Drancy à ce qu’on(t) vécu(t) les juifs avant lui. L’auteur met d’ailleurs des guillemets à chaque fois qu’il parle de la Libération. Le livre est donc un ouvrage important dans ce qu’il est le précurseur d’une longue série qui approfondira les pistes justificatives. Mais il l’est surtout dans la place qu’il occupe dans l’imaginaire et la culture d’extrême droite auquel il fait sens. [Quant à la culture "de gauche", ou d'"extrême-gauche" qui se profile dans les propos de ce camard, elle consiste surtout à nier ou cacher la réalité.]

 

Les territoires de la mémoire (belgique) 44, avril-juin 2008

http://www.territoires-memoire.be/am/affArt.php?artid=469

 

 

LES DÉMOCRATES SONT LES VRAIS FASCISTES

 

 La rage d'interdire

 

Mercredi 7 mai, une conférence d'Alain SORAL devait avoir lieu à la Maison des associations de Grenoble. Elle a été annulée par le préfet et la Maison des associations a été exceptionnellement fermée à 18h, suite aux protestations de différents mouvements associatifs.

Qui est Alain Soral ? Pourquoi cette fermeture ?

Quelques réponses avec cette lettre ouverte au maire de Grenoble par le Centre d'Informations Inter-Peuples:


LETTRE OUVERTE

Grenoble,7 mai 2008, 13H55



Monsieur le Maire,

Vous savez certainement que ce mercredi 7 mai se tiendra, à 20H, à la Maison des Associations, une Conférence de Monsieur Alain SORAL, personne d'extrême-droite dont le site personnel www.alainsoral.com/ est pour le moins révélateur. Il y écrit par exemple qu'au nom du droit à la liberté de penser, il est solidaire de Jean-Marie Le Pen quand celui-ci parle des chambres à gaz de la deuxième guerre mondiale comme d'un "détail de l'Histoire". Il y dénonce la "judéomanie", les "gays"...Alain Soral est connu comme une personnalité de l'extrême-droite française, sa haine des valeurs démocratiques est bien connue...

En tant qu'association bien connue à Grenoble depuis près de 30 ans qui a toujours lutté pour une société interculturelle, fraternelle, et pour un monde solidaire sans racisme ni discrimination, NOUS VOUS DEMANDONS SOLENNELLEMENT D'INTERDIRE UNE TELLE CONFERENCE absolument antinomique avec les principes et les valeurs de la République et de notre ville qui ont pour nom EGALITE, FRATERNITE, ANTIRACISME... Au delà des problèmes juridico-administratifs ( a t-on le droit d'interdire une salle à une association "normalement" déclarée...), nous attendons de vous et de la Ville que vous représentez un POSITIONNEMENT ETHIQUE ET POLITIQUE CLAIR: à savoir un refus de permettre l'expression d'un militant déclaré de l'extrême droite qui déverse sur son site les idées les plus nauséabondes.

Vous savez que des centaines de citoyens grenoblois - la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre, et l'indignation est générale - seront présents ce soir à la Maison des Associations. La seule présence de ce Monsieur Alain SORAL est ressentie comme une provocation. GRENOBLE A TOUJOURS DIT NON AU Front National, dont fait partie Alain Soral, et IL DIRA ENCORE NON CE SOIR. Pour éviter tout risque et tout trouble, la seule décision qui s'impose: l'INTERDICTION PURE ET SIMPLE de cette Conférence.

Nous ne doutons, pas Monsieur le Maire, que vous prendrez cette décision d'interdiction qui s'impose. Croyez bien en nos salutations associatives et citoyennes.

Pour le CA du CIIP: Françoise Raynaud, Présidente

 

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=0&filtreC=1&id=6650&numpageC=1&idC=7895#commentaire

 

 

UN MAUVAIS DÉPLAISANT

 

Sortez les oreillers

 

De divers côtés, on nous bassine depuis des mois avec un livre intitulé La Judéomanie, Elle nuit aux Juifs. Elle nuit à la République, paru aux éditions Tatamis, en août 2006 (340 p., 19 euros 90). L'auteur est un certain Jean Robin, inconnu au bataillon. Dès l'abord, il prétend avoir inventé le vocable qui lui sert de titre. Or nous avons ici employé ce mot bien avant lui, et sans d'ailleur prétendre l'avoir inventé. Invente-t-on l'eau chaude ? Ce qui rend ensuite l'auteur déplaisant, ce sont les jérémiades qui entourent son affirmation qu'il serait demi-juif sans l'être, parce qu'il aurait eu des ancêtres persécutés comme tels. Si l'on ajoute à cela la première partie du sous-titre, on voit que le livre est écrit en défense des malheureux juifs (auxquels il accole une illégitime majuscule), ce qui est une excellente raison de mettre ce libelle pleurnichard à la poubelle. Certains diront que c'est une hypocisie obligée, qu'il feint de défendre les juifs en leur reprochant d'en faire trop (la judéomanie) pour mieux dissimuler une hostilité de fond envers les toujours-victimes. Ce procédé retors serait une seconde raison de mettre ce bouquin fastidieux à la décharge.

De quoi s'agit-il ? des abus commis sans cesse par les judéolâtres. (Il n'a pas encore inventé ce mot-là, mais on attend son prochain livre). La belle affaire! Nous en disons cent fois plus et cent fois mieux. Il écrit comme un lourdaud et passe le plus clair de son temps à commenter des émissions de télévision. C'est ennuyeux à périr. Il n'y a pas un idée, à part celle du départ: ils en font trop.

Si ce monsieur avait une connaissance réelle de son sujet, il ne dirait pas que la soi-disant judéomanie commence avec Bernard-Henri Lévy et son livre désopilant L'Idéologie française. En fait, cette "judéomanie" a inauguré son règne avec l'affaire Dreyfus. Et au lieu de regarder la télé comme un con, il ferait mieux de lire Drumont: tout y est.

Ces types qui découvrent la Lune sont assez fatigants. Quand on entend le mot "antisémite", on sort son oreiller.

 

http://judeomanie.blogspot.com/

 

LE DERNIER MOT

 

Que fait Derrida pour se renseigner sur l'apartheid?

 

« Car le pouvoir politique, c’est de Dieu qu’il procède. Il reste donc indivisible. Ce serait une « rébellion contre Dieu» que d’accorder des droits individuels «aux communautés qui ne sont pas mûres» et à ceux qui sont «en rébellion ouverte contre Dieu, c’est-à-dire les communistes». Cette lecture calviniste de l’Écriture condamne la démocratie, l’universalisme «qui cherche la racine de la société dans un ensemble mondial de relations souveraines qui inclut l’humanité dans un tout»; et elle rappelle que «l’Écriture et l’Histoire montrent l’une et l’autre que Dieu exige des Etats chrétiens» (Les Principes fondamentaux de la science politique calviniste, 1951, cité par Serge Thion, Le pouvoir pâle ou le racisme sud-africain. Paris, 1969).»

Extrait de: Le dernier mot du racisme[i]
Jacques Derrida

Texte publié en 1983 à l’ouverture d’une exposition destinée à devenir un musée contre l’Apartheid

http://www.jacquesderrida.com.ar/frances/racisme.htm

 

 

POST POST POSTAUSCHWITZ

 

 

"Et puis les touristes": lente perte de mémoire à Auschwitz

 

Jacques Mandelbaum

 

 

Sven, un jeune Allemand, effectue son service civil au Centre international des jeunes de la ville d'Auschwitz, en Pologne, une structure destinée à préserver la mémoire et la transmission de la barbarie nazie. Il s'y occupe notamment d'un ancien détenu du camp, vieil homme au caractère revêche qui passe ses journées à restaurer, et en vérité à saboter, les valises des déportés exposées au musée du camp. Il y fait également la connaissance d'Ania, une jeune guide Polonaise, et de son frère, une sorte de chien fou employé dans une entreprise chimique allemande implantée sur place.

 

Pourquoi pas

En dépit de sa bonne volonté, Sven n'a pas choisi le lieu le plus confortable pour témoigner de son engagement. Il n'a d'ailleurs pas choisi du tout sa destination, puisqu'il voulait se rendre originellement à Amsterdam. En butte aux sarcasmes des Polonais en général et à l'acrimonie particulière du vieillard sur lequel il doit veiller, il prend de surcroît conscience, peu à peu, du visage réel de l'Auschwitz contemporain. Un lieu que les jeunes Polonais, à l'image d'Ania, ne rêvent que de fuir, un lieu consacré, sous couvert de mémoire, aux formes les plus triviales du tourisme moderne, un lieu où les rares survivants deviennent des attractions de foire, un lieu enfin où l'industrie allemande investit à bas prix non sans un certain cynisme. Sven sera donc forcé, à partir de cette expérience pour le moins étrange, de rapidement prendre un parti moral.

 

Un peu scolaire

Robert Thalheim, réalisateur allemand de 34 ans, signe avec ce film son deuxième long métrage, qui témoigne à la fois d'un certain goût du risque et d'une réelle maturité. La question sous-jacente à son film - comment habiter une ville qui s'appelle Auschwitz, mais aussi bien comment faire une fiction avec ce qui touche de près ou de loin à ce motif funeste ? - est véritablement passionnante. Si la mise en scène, à la fois glaciale et d'une démonstrativité un peu scolaire, ne tire pas le meilleur parti de ce postulat, il faut néanmoins savoir gré au cinéaste d'avoir porté son regard sur une réalité qui semble aujourd'hui résolue pour tout le monde, mais ne cesse pour autant d'inquiéter et d'informer le présent.

 

Film allemand de Robert Thalheim avec Alexander Fehling, Ryszard Ronczewski, Barbara Wysocka. (1 h 25.)

 

Le Monde, 14 mai 2008

 

 

UN TYPE DANGEREUX

 

La loi Gai-sot

 

 

Que pensez-vous d’Internet, qui a permis de déjouer certaines censures ?

Emmanuel Pierrat. Outre le fait que tout le monde n’a pas Internet et que ce média n’est pas à l’abri de la justice, on ne peut accepter que soit bafoué un principe fondamental comme la liberté d’expression parce qu’existent des outils pour révéler ce que certains ont voulu cacher. D’ailleurs, si la société des journalistes du Journal du dimanche n’avait pas protesté contre la censure du fait que Cécilia Sarkozy n’a pas voté au second tour de la présidentielle, jamais cette affaire ne serait sortie. Et pour une « affaire Cécilia» , chaque année, il y a en France, devant la justice, 17.000 procès contre des organes de presse ou de culture…

Que prônez-vous ?

Emmanuel Pierrat. Je suis pour un retour à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1 789. Et même pour aller plus loin. L’article 11 stipule que «la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme» et donc que «tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement. Sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi». Je suis pour la suppression de cette restriction. Et donc de toute restriction. D’ailleurs, même si la loi Gayssot est fondée sur de beaux principes, je ne suis pas sûr qu’elle n’ait pas eu des effets contre-productifs puisqu’elle a renvoyé les négationnistes dans une posture de martyr et une clandestinité qui leur conviennent parfaitement. Parce qu’elle accroît leur audience et parce qu’avant Faurisson avait Vidal-Naquet [et son ASSAG!] en face de lui. Dans l’idéal, on devrait pouvoir tout publier parce que c’est faire le pari du débat et de l’intelligence, alors que la censure, elle, ne fait que consacrer l’imbécillité.

 

Entretien réalisé par Sébastien Homer

L'Humanité  12 mars 2008

http://www.humanite.fr/2008-03-12_Medias_-Emmanuel-Pierrat-La-censure-s-est-amplifiee-et-privatisee

 

 

MOCHE-COMME-UN POU

 

Indymedia censure des articles concernant le sexisme et l'homophobie d'intégristes juifs, chrétiens et musulmans

 

Fiammetta Venner

 

Plusieurs lecteurs nous avaient signalé que le réseau Indymedia diffusait les articles de négationnistes niant les attentats du 11 septembre.

Nous avions rétorqué qu'indymedia faisait ce qu'il pouvait, dans la mesure où leur charte impliquait la liberté d'expression.

Mais visiblement, cette dernière s'arrête là où commence celle des intégristes juifs, chrétiens et musulmans.

Une de nos lectrices nous a signalé avoir mis trois articles sur Indimedia, l'un concernant un intégriste juif homophobe lire, un deuxième concernant un intégriste chrétien homophobe lire et le troisième concernant un forum intégriste musulman se demandant si on pouvait voter pour une femme lire.

Les trois articles ont été refusés avec ce joli prétexte: "Indymedia ne sert pas de relais aux textes que l'on peut lire sur Prochoix, la revue de Caroline Fourest, journaliste à Charlie hebdo et bien connue pour promouvoir une islamophobie de salon. Zenoone, un modérateur".

 

 


Moche comme un pou

 

 

Par contre, Indymedia sert de relais aux thèse négationnistes. On y a régulièrement des nouvelles de Serge Thion. Thierry Meyssan y est considéré avec émotion comme un "consultant international" et la plupart de ses textes sont republiés par Indymedia. Meyssan écrit aussi sur le site Seprin, organe de presse et de désinformation dont les dirigeants sont liés à l'ancienne dictature militaire et à ses services secrets la SIDE. Mais visiblement, celà ne pose aucun problème à Indymedia.

 

lundi 19 février 2007

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/02/19/1193-indymedia-refuse-de-diffuser-des-articles-concernant-le-sexisme-et-l-homophobie-d-integristes-juifs-chretiens-et-musulmans

 

 

POSTE RESTANTE

 

 

Le révisionniste californien Bradley Smith vient d'avoir une idée géniale

 

 

Créateur du CODOH (Committee for an Open Debate On the Holocaust - Pour un libre débat sur l'H.), "l'homme qui a parcouru les campus américains pendant des années pour essayer de placer des annonces dans les journaux étudiants afin d'obtenir un débat public sur l'Holocauste" est aussi l'auteur, on s'en souvient, de Break His Bones/The Private Life of a Holocaust Revisionist (2002), livre paru en français en 2005 sous le titre Confidences d’un révisionniste américain, avec présentation de Robert Faurisson (Editions Akribeia, 45/3 route de Vourles, 69230 St Genis-Laval).

B. Smith est aussi l'homme qui a réalisé un film révisionniste Victoire en Basse-Californie! et qui, surtout, a réussi la gageure de le faire projeter, avec un grand succès, les 7, 8 et 9 juin 2007 au festival du cinéma "Corto Creativo 07"(Cousts-métrages créatifs) d'Otay Mesa, banlieue chic de Tijuana, métropole située à la frontière entre le Mexique et la Californie.

   Or, lorsque Bradley Smith a appris l'existence du colloque antirévisionniste qui doit se tenir du 15 au 18 mai à Sachsenhausen, l'idée lui est venue d'écrire à des centaines d'universitaires et de journalistes, pour déplorer, bien sûr, le fait que pas un seul révisionniste n'était autorisé à participer à ce colloque, mais, surtout, pour leur poser une question toute simple:

— "Pouvez-vous nous fournir le nom d'une seule personne, qui a été tuée dans une chambre à gaz à Auschwitz, preuve à l'appui ?"

Il n'a pas obtenu la moindre réponse. Il a même écrit au Dr. Paul Shapiro, directeur du Center for Advanced Holocaust Studies au Holocaust Memorial Museum de Washington, et lui a posé exactement la même question. Le Dr. Shapiro semble dans l'incapacité de répondre. B. Smith termine ainsi sa lettre aux universitaires et journalistes:

"En tant que journaliste, êtes-vous d'accord avec le célèbre historien allemand le professeur Hans-Ulrich Wehler, pour dire que le fait d'emprisonner des historiens non conformistes est compatible avec la liberté intellectuelle et la liberté de la presse ?

"En tant que journaliste, estimez-vous raisonnable, ou non raisonnable, de demander aux historiens qui participeront à cette conférence le nom d'une seule personne qui a été tuée dans une chambre à gaz, avec preuve à l'appui, à Auschwitz - ou à Sachsenhausen ?"

Puis il a fait suivre ces mots de sa signature, son adresse et son numéro de téléphone.

On trouvera l'intégralité de sa lettre à:

Committee for Open Debate on the Holocaust

www.codoh.com

 

Blog: http://bradleysmithsblog.blogspot.com/  15 mai 2008

 

 

 

POPULAIRE

 

Quelques nouvelles du procès de Vincent Reynouard et Siegfried Verbeke, le jeudi 15 mai, devant le tribunal de Bruxelles

 

S. Verbeke ne s'est pas présenté à l'audience.

Il n'y avait aucun public car le procès n'avait fait l'objet d'aucune publicité. Tout s'est bien passé, selon Vincent Reynouard: la juge semblait neutre mais écoutait avec soin, les avocates des deux parties civiles, deux jeunes femmes, n'ont pratiquement pas plaidé. Le procureur a plaidé 20 minutes et a requis le maximum, c'est-à-dire 1 an de prison et 5.000 euros par personne. Pour sa part, Vincent a pu s'exprimer pendant une heure et a surtout avancé les deux arguments suivants:

 

1) Il a demandé l'application de l'article 150 de la Constitution belge, c'est-à-dire de pouvoir être jugé en Cour d'assises, afin de bénéficier d'un jury populaire. En effet, on estime en Belgique que les délits de presse relèvent de la Cour d'assises puisque c'est devant le peuple - le jury populaire - que le journaliste doit rendre des comptes sur ce qu'il écrit. Toutefois, cet article prévoit une exception: "...sauf les délits inspirés par le racisme et la xébnophobie" qui, eux, sont jugés en correctionnelle. Vincent s'est donc appliqué à démontrer que dans tous ses écrits ou ses tracts on ne trouvera jamais le moindre racisme ni la moindre xénophobie;

2) Il a développé l'idée suivante: ou bien les révisionnistes disent des choses insensées et fausses, et on peut comprendre qu'ils soient condamnés durement, ou bien ce qu'ils disent est exact, et alors la discussion doit être ouverte. Par conséquent, dans la situation où elle se trouve, la juge a pour obligation de se transformer en historienne et de prendre sa décision seulement après avoir étudié la pertinence des thèses révisionnistes. Et pour ce faire, Vincent a remis à la juge ses 6 DVD afin qu'elle puisse se faire une opinion aussi juste que possible.

Verdict: le 19 juin.

 

 

JEUNES SALAUDS

 

Des ados israéliens sèment la panique en Pologne

 

par Anna Szulc

 

La liste des dégâts que laissent derrière eux les ados israéliens en visite en Pologne est longue et onéreuse. Cela va des moquettes brûlées dans les hôtels polonais jusqu’aux bobos des ados juifs. Mais cela s’étend, de plus en plus, aux bobos des habitants du coin, aussi.

Roberto Lucchesini, originaire de Toscane, habite depuis plusieurs années à Cracovie; depuis quelque temps, il a du mal à trouver le sommeil. Avant de pouvoir mouvoir à nouveau ses bras normalement, il devra subir de longues séances de rééducation. Tout ceci, à cause de la manière dont il a été traité, en plein jour, sous les yeux de passants et d’ados hermétiquement claquemurés dans leurs autobus. Des gardes du corps israéliens, munis d’armes à feu, lui ont attaché les poignets derrière le dos, au-dessus de la tête, avec une paire de menottes. En plein Cracovie, au beau milieu d’une rue. Un moment auparavant, notre italien tentait d’obtenir que les chauffeurs de cars se garant devant chez lui éteignent leur moteur. «Les Israéliens m’ont menotté, ils m’ont jeté par terre, ma figure a atterri dans une merde de chien, après quoi ils m’ont roué de coups de pied». Après le départ des tortionnaires, l’Italien dut être libéré par des policiers polonais.

M. Lucchesini s’est installé à Kazimierz, un quartier de Cracovie, jadis un quartier juif dont ne subsistent que quelques synagogues et quelques souvenirs, bien souvent douloureux. Il a trouvé un appartement avec vue sur la synagogue. «Jusqu’à ce qui m’est arrivé, je pensais que c’était l’endroit le plus beau au monde» – explique-t-il, poursuivant: «au bout d’un moment, j’ai compris que cet endroit est certes très beau, mais pas pour ses habitants actuels…»

 

En guise de réponse, des coups de pied

Une autre habitante du quartier Kazimierz, Beata W., employée de bureau, est du même avis. La sécurité israélienne a fouillé son sac à main en pleine rue, sans lui en donner la raison. «Quand j’ai demandé pourquoi ils faisaient ça, ils m’ont intimé l’ordre de «la fermer». J’ai écouté; j’ai arrêté de parler. J’avais peur que la prochaine étape consisterait à ce qu’ils exigent de moi que je me déshabille, en pleine rue», dit-elle, en rougissant.

Un jeune juif polonais, qui se rendait à la synagogue pour y prier, chose habituelle un samedi, voici quelques mois, n’a pas obtenu non plus de réponse à ses questions. Il avait simplement demandé pourquoi il ne pouvait pas entrer dans la synagogue. En lieu et place de réponse, il reçut des coups de pied. « J’ai été témoin de cela, de mes propres yeux» , dit Mike Urbaniak, rédacteur en chef du Forum Of Polish Jews, et correspondant de la presse juive européenne en Pologne. «J’ai vu mon ami se faire brutalement agresser par des agents de sécurité venus d’Israël, sans aucun motif.» Tout cela, apparemment, au nom de la sécurité d’enfants israéliens…

«Pour les Polonais, c’est peut-être difficile à comprendre, mais des agents de sécurité accompagnent les Israéliens vingt-quatre heures sur vingt-quatre, partout: tant en Israël qu’à l’étranger…», explique Michal Sobelman, un porte-parole de l’ambassade d’Israël en Pologne. « C’est une exigence des parents, sinon ils ne donneraient jamais leur accord à un quelconque voyage de jeunes. La destination polonaise ne fait naturellement pas exception…» Mais c’est en Pologne, ‘seulement’, apparemment, comme l’indique Mike Urbaniak, que des juifs venus d’Israël ont brutalement rossé un juif polonais devant l’entrée d’une synagogue, après quoi ils l’ont menacé de le jeter en prison. Sous les yeux d’ados israéliens.

«Nous sommes vraiment désolés quand nous apprenons ce genre d’incident» , reconnaît M. Sobelman. «Une enquête détaillée visant à savoir ce qui s’est passé est diligentée, à chaque occurrence. Nous faisons tout notre possible afin d’éviter de telles situations à l’avenir. Peut-être devrons-nous modifier les méthodes de formation de nos agents de sécurité, afin qu’ils prennent conscience que la Pologne n’est pas Israël, que les menaces à la sécurité, ici, en Pologne, sont insignifiantes ?

Le professeur Moshe Zimmermann, chef de l’Institut d’Histoire allemande à l’Université hébraïque de Jérusalem pense, toutefois, que le problème ne réside pas uniquement dans le comportement des agents de la sécurité. Il pense que les Israéliens pensent, fondamentalement, que les Polonais ne sont pas, pour eux, des partenaires sur un pied d’égalité. Et cela ne tient pas seulement au fait qu’ils les estiment incapables de garantir la sécurité de leurs rejetons.

«Les Polonais ne sont pas à la hauteur, quel que soit le sujet de discussion. Cela vaut pour notre histoire commune, l’histoire contemporaine et la politique. Résultat: les jeunes Israéliens voien dans les Polonais des gens de seconde catégorie; ils voient même en eux des ennemis en puissance», explique-t-il tout de go. [Dans toutes les langues, ça s'appelle du racisme.]

Une instruction sur la conduite à adopter avec les habitants locaux distribuée aux ados israéliens se rendant en Pologne, voici quelques années, est de nature à confirmer les dires du professeur. Elle contenait un paragraphe du genre: «Nous serons entourés de Polonais, partout où nous irons: nous éprouverons envers eux de la haine, en raison de leur participation à l’Holocauste.»

«Les programmes de nos voyages de jeunes en Pologne sont fixés à l’avance par le gouvernement israélien, et ils ne sont pas modifiables», dit Ilona Dworak-Cousin, secrétaire générale de l’Association d’amitié polono-israélienne en Israël. « Ces voyages, fondamentalement, consistent à aller visiter, l’un après l’autre, les lieux d’extermination de juifs. Sous cet angle, la Pologne n’est rien d’autre qu’un immense cimetière juif. Et rien de plus. Rencontrer des gens vivants, pour ceux qui organisent ces voyages, cela n’a aucun sens.»

Un habitant du quartier Kazimierz de Cracovie, d’origine juive, dit qu’il n’y a là rien de répréhensible: « Les Israéliens qui viennent en Pologne n’y viennent pas pour des vacances. Leur but, c’est de voir les lieux où s’est déroulée la Shoah et d’écouter l’histoire terrifiante de leur famille, une histoire qui bien souvent ne leur est pas racontée par leurs grands-parents, en raison du poids émotionnel. Souvent, des jeunes Israéliens sur le point de rentrer en Israël pleurent, téléphonent à leurs parents et leur disent: «Mais pourquoi ne m’avez-vous pas averti que ce serait si horrible ?» Franchement, je ne suis pas étonné qu’ils ne pensent même pas à parler de Lajkonik…»

Cependant, d’après Ilona Dworak-Cousin, toujours, l’absence de contacts avec les Polonais amène parfois les ados israéliens à confondre les victimes et les bourreaux. «Ils commencent à croire que ce furent les Polonais qui créèrent les camps de concentration pour les juifs, et que ce sont toujours les Polonais qui étaient – et qui sont encore, aujourd’hui – les pires antisémites au monde» , ajoute Mme Dworak-Cousin, qui elle-même est juive.

L’habitant de Cracovie dont nous avons déjà parlé voit les choses différemment: «Je ne pense pas que quiconque leur ait dit que c’étaient les Polonais qui commettaient ces atrocités. C’est la raison pour laquelle il n’y a aucune raison de parler de quoi que ce soit, avec les Polonais.»

 

Des ados qui font des conneries

Toutefois, beaucoup d’Israéliens disent que, bien que les instructions aient fini par être modifiées, l’attitude envers les Polonais n’a pas changé d’un iota.

«Quelqu’un, en Israël, un beau jour, a décidé que nos enfants se rendant en Pologne devraient être hermétiquement entourés par des agents de sécurité», explique Lili Haber, présidente de l’Association des Cracoviens en Israël. «Quelqu’un a décidé que les jeunes Israéliens ne pourraient pas rencontrer de jeunes Polonais, et ne seraient pas autorisés à déambuler dans les rues. Fondamentalement, ces voyages en Pologne ne sont pas autre chose que des séjours volontaires de sept jours en prison.» Volontaires, ces voyages-prisons coûtent néanmoins la peau des fesses: 1400 dollars par personne. Ce ne sont pas tous les parents israéliens qui peuvent offrir ce genre de voyage au petit dernier.

«De plus, les enfants sont trop jeunes pour visiter des sites de massacres de masse» , ajoute le Dr. Ilona Dworak-Cousin. Les expériences traumatisantes qui accompagnent la visite de camps de la mort ne sont pas sans conséquence. Des enfants deviennent agressifs. Et au lieu de découvrir le pays de leurs ancêtres, dans lequel juifs et Polonais vécurent en bonne harmonie pendant plus d’un millénaire [ce qu'elle veutdire par là, c'est que pendant mille ans les usuriers et maîtres d'esclave juifs ont ignoblement exploité la paysannerie polonaise pour le compte de leurs maîtres latifundiaires.], les ados israéliens causent scandale sur scandale.

Parfois, il arrive que, quelque part entre Majdanek et Treblinka, de jeunes Israéliens passent leur temps à des spectacles de striptease retenus en téléphonant de leur hôtel. Parfois, il arrive que les employés des hôtels doivent enlever des excréments humains des lits et des lavabos desdits hôtels. [Vieilles traditions merdophiles bien établies chez ces gens-là: c'est pas par hassard si Freud était juif!]. Parfois, ces hôtels doivent rembourser d’autres touristes, incapables de dormir parce que des ados israéliens ont décidé de jouer au foot dans les couloirs. A minuit.

Krzys, six ans, de Kazimierz, a joué au foot, lui aussi. Au soir du dimanche 15 avril, après avoir marqué deux buts, il voulait rentrer chez lui, comme d’habitude. Il habite à côté d’une synagogue, devant laquelle des centaines de jeunes israéliens se sont rassemblés pour un culte avant la Marche des Vivants. Juste avant d’atteindre la rue Szeroka, il fut arrêté par des hommes pas si-sympa-que-ça. «Aujourd’hui, ici, c’est une zone semi-privée: on n’entre pas!», lui a-t-on dit. Quand il a dit que sa maman s’inquièterait s’il ne rentrait pas chez lui en temps et en heure, cela n’a servi à rien. Détail piquant: les agents de sécurité, cette fois-là, étaient Polonais [ou plutôt juifs polonais?], et ils étaient accompagnés de policiers polonais. Ils refusèrent l’accès du quartier également à un couple de Hollandais, bien qu’ils eussent réservé une table dans un des restaurants de la rue Szeroka, voici plus de six mois. «Est-ce bien un pays libre, ici?» , demanda un des touristes, histoire de savoir…

En temps ordinaire, vous pouvez accéder à la rue Szeroka par plusieurs côtés. Cet après-midi là, aucun accès. J’ai essayé d’y pénétrer moi-même, mais sans succès. Ce n’est que bien plus tard que la police m’a aidé à franchir la ligne de sécurité. «Il n’y a pas de limitations officielles», dans notre pays, essayèrent de me convaincre les agents de police polonais, même si la «pratique non-officielle» disait le contraire.

« Nous avons simplement imposé certaines restrictions aux déplacements» , m’a expliqué par la suite Sylvia Bober-Jasnoch, chargée des relations avec la presse du district de police de Malopolska. La police ne peut en dire plus. Les lois polonaises ne permettent pas de dénier aux résidents l’accès des rues où ils habitent. Même durant les événements dits «des messes monstres» (bien que les célébrations tenues à Szeroka n’aient jamais pris une telle ampleur), les résidents avaient le droit de rentrer chez eux, et les touristes celui de dîner dans un restaurant. Aussi les agents de la sécurité israélienne n'ont-ils strictement aucun droit d’arrêter, et a fortiori de fouiller, des passants.

J’ai essayé d’en savoir plus sur les droits des agents de la sécurité israélienne en Pologne. Tout d’abord au ministère polonais des Affaires étrangères, d’où ma question fut envoyée… au ministère de l’Education nationale. J’ai envoyé des questions au ministère de l’Intérieur. Bien qu’on m’eût promis de me répondre, je n’ai obtenu aucune réponse. La seule personne prête à discuter de cette question avec moi fut Maciej Kozlowski, ancien ambassadeur de Pologne en Israël, et actuellement ambassadeur plénipotentiaire du ministère des Affaires étrangères, chargé des relations polono-israéliennes.

«Les règlements sont imprécis», reconnaît Kozlowski. «Fondamentalement, les gardes du corps de tout pays étranger ne devraient pas se déplacer armés, en Pologne. Toutefois, pour le gouvernement israélien, la sécurité est une priorité. Toutes nos tentatives pour les convaincre de recourir aux services de sécurité polonais ont été vaines».

 

Avion, ou champ de bataille ?

Le couple polono-italien que forment Robert Lucchesini, son épouse Anna, avec leur fille âgée de deux ans, ne parvient pas à comprendre l’attitude du gouvernement polonais. Lequel, contrairement au gouvernement israélien, n’est pas capable d’assurer la sécurité de ses propres citoyens. La sécurité n’est pas la seule priorité du couple, qui se préoccupe aussi de paix et de calme. Toutefois, ils sont tirés du lit, chaque matin, par le vrombissement des moteurs des bus polonais véhiculant des groupes d’ados israéliens. Leurs chauffeurs polonais enfreignent le code de la route à chaque instant. Ils sont autorisés à stationner sur la place située près de la synagogue (face à la maison de Robert), seulement pour dix minutes. Ils y restent plus longtemps, parfois plusieurs heures. Moteur en marche. Pourquoi ? La sécurité des jeunes, voyons! Ainsi, ceux-ci pourraient sortir plus rapidement des autobus, en cas de menace. Et aussi parce qu’il faut servir du café chaud aux ados israéliens. Parce que, même si à Kazimierz, il y a des dizaines de cafés, les ados israéliens n’y entrent pas. On leur serine: «pas de contact avec l’environnement, interdit de parler aux passants, sourires et gestes interdits!». Cela fait des années que les choses se passent ainsi. Les groupes de jeunes israéliens n’ont de contacts avec des Polonais que là où ils ne peuvent pas faire autrement. A commencer par les avions.

«Après l’atterrissage, un avion ayant véhiculé ce genre de groupe ressemble généralement à un champ de bataille», reconnaît un employé de la Lot, la compagnie aérienne polonaise ayant requis l’anonymat. «Le pire, c’est l’attitude de ces gamins envers les membres de l’équipage polonais. Récemment, une hôtesse de l’air a été giflée par un ado: il avait dû attendre son Coca-Cola trop longtemps…»

Leszek Chorzewski, porte-parole de la Lot, reconnaît que les ados israéliens sont des clients difficiles. «Ils nécessitent non seulement beaucoup plus d’attention que les autres passagers, mais aussi des précautions accrues en matière de sécurité», ajoute-t-il. Ces précautions, ce sont de longs contrôles de l’avion et de l’aéroport, effectués par des agents des services israéliens de sécurité. Ce sont aussi les exigences exorbitantes des agents israéliens assurant la sécurité des ados.

Katarzyna Lazuga, une étudiante originaire de Poznan, a pu le vérifier en direct. Elle a participé à la formation de guides touristiques dans un aéroport, en Pologne. «Des jeunes israéliens sont rentrés dans la pièce où nous étions», se souvient-elle. «Notre groupe dût interrompre le cours, et nous avons été chassés de la salle. Des officiers israéliens nous ont intimé l’ordre de sortir, immédiatement, sans discussion. Parce que… nous «dévisagions» leurs protégés. Certes, nous les regardions… Ils attiraient l’attention, ils avaient fière allure…»

Les jeunes Israéliens voient aussi des Polonais là où ils séjournent – dans des hôtels polonais. Pour peu qu’un de ceux-ci veuille bien les recevoir… La plupart des hôtels de Cracovie se referment comme des huîtres, quand ils se pointent, désormais:

«Nous avons renoncé à admettre des jeunes Israéliens, une bonne fois pour toutes», reconnaît Agnieszka Tomczyk, assistante gestionnaire dans la chaîne hôtelière System. «Nous ne pouvions plus nous permettre de rembourser les dégâts occasionnés par leur séjour…»

Les dégâts en question ? Chambres détruites, chaises et tables brisées, excréments humains dans les lavabos ou dans les poubelles. Ou encore, comme à l’Astoria, un hôtel de Cracovie, des moquettes brûlées. L’Astoria est d’ailleurs lui aussi de plus en plus réticent à admettre des groupes d’Israéliens. Une des raisons qu’il invoque, c’est le fait que les agents de sécurité des ados israéliens intimaient l’ordre aux autres clients dont la tronche ne leur revenait pas… de quitter l’hôtel!

«Je comprends que les agents israéliens de sécurité soit hypersensibles à tout signal perturbant. Ils viennent d’un pays où il y a des attentats quasi quotidiens, et où des jeunes perdent la vie dans des attaques terroristes», assure Mike Urbaniak. «Mais la Pologne est un des pays les plus sûrs d’Europe. Ici, mis à part des incidents qu’on peut compter sur les doigts d’une main, les juifs ne se font pas agresser, et les institutions juives n’ont pas besoin de surveillance policière, ce qui est tout à fait inhabituel, à l’échelle mondiale.»

 

Enorme business

Les hassidim, qui voyagent en grand nombre à partir d’Israël, n’ont pas besoin, eux non plus (ce qui est étonnant) d’agents de sécurité [Ils n'attaquent personne? On a du mal à le croire!]. Y compris, par exemple, ce grand nombre de juifs orthodoxes qui sont venus chez nous, récemment, car ils voulaient prier sur la tombe du Tzedik de Lelów. Ils sont allés au grand marché de Kazimierz sans aucun garde du corps, et sans nulle crainte [s'ils n'avaient pas peur, c'est qu'ils n'étaient pas juifs, alors].

«Ils ont bavardé de manière enjouée avec des touristes qui leur posaient des questions sur leurs vêtements particuliers, avec des passants – qui ne voient pas des juifs portant des cadenettes tous les jours», ajoute M. Urbaniak. A Kazimierz, les hassidim n’ont rien d’inhabituel. Pas plus que les groupes d’ados israéliens. Cette année, 30.000 ados israéliens viennent en Pologne, et ils auront 800 agents de sécurité pour les protéger. Roberto Lucchesini a déposé une plainte à la police polonaise, pour avoir été frappé par des agents de sécurité israéliens.

Le procureur de Cracovie enquête sur l’affaire, ainsi que son homologue en Israël. «Les résultats de cette enquête importent relativement peu», pense Ilona Dworak-Cousin. «Ce qui importe, en revanche, c’est la question de savoir si les jeunes Israéliens qui viennent visiter la Pologne, vont continuer ou non à la traiter comme un pays hostile et d'une autre nature…»

L’Association d’amitié polono-israélienne en Israël, et l’Association des Israéliens originaires de Cracovie s’efforcent toutes deux de convaincre le gouvernement de leur pays respectif de ne plus envoyer d’adolescents visiter exclusivement les camps de la mort, en Pologne. Leurs chances de succès sont bien minces… «Ces voyages sont avant tout un énorme business pour leurs organisateurs», dit Lili Haber, qui précise: «Y compris, pour les garde du corps israéliens…»

 

Przekrój, 10 mai 2007 Traduit du polonais en anglais par MoPoPresReview, puis de l’anglais par arcel Charbonnier

http://polishpress.wordpress.com/2007/05/11/israeli-teenagers-are-a-nuisance-in-poland/Israeli teenagers are a nuisance in Poland

Lien vers l’article original en polonais: Link to original article in Polish

 

 

LE PREMIER ACCROC COÛTE 150 MILLIONS

 

 

Jean-Marie Le Pen parle à nouveau des chambres à gaz

 

«Si liés, si loin». Propos de Jean-Marie Le Pen recueillis le 4 avril 2008 par Tugdual Denis et Didier Le Corre et publiés dans le mensuel Bretons daté de mai 2008. C’est à la fin de l’entretien que J.-M. Le Pen est soudainement interrogé sur ses «écarts de langage», allusion transparente à ses propos sur les chambres à gaz, «détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale». Voici, d’après le mensuel, l’intégralité des questions et des réponses sur le sujet. [R. Faurisson, 26 avril]

 

Le Pen: […] Qu’est-ce qui justifie la réputation diabolique du Front National?

Bretons: Peut-être les écarts de langage que vous avez eus?

Le Pen: Quels écarts de langage? En cinquante ans, j’aurais eu un écart de langage?

Bretons: Vous voulez dire que le ratio n’est pas important par rapport à tout ce que vous avez pu dire?

Le Pen: C’est le sujet qui est important, je crois. J’aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n’aurait été choqué. J’ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale; ça me paraît tellement évident. Si ce n’est pas un détail, c’est l’ensemble. C’est toute la guerre mondiale alors.

Bretons: Mais il y a une nuance entre le détail et l’ensemble, non? Il y a des échelons entre 1/10e et 10/10e, non?

Le Pen: Oui, je pense que sur cinquante millions de morts …

Bretons: Le problème n’est pas de savoir le nombre de morts mais la manière dont ils ont été tués, dans le cadre d’un programme de destruction humaine… Ils ne sont pas morts sous les bombardements.

Le Pen: Vous voulez dire que ce qu’il y a de particulier, c’est que c’étai[en]t des Juifs. Cela aurait été des Bretons, des Basques, des Allemands, des Autrichiens …

Bretons: Non, ce qu’il y a de particulier, c’est le processus: déporter des gens, les amener dans des camps pour les faire tuer. Cela change des schémas «classiques» de la guerre avec les bombardements…

Le Pen: Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cettte vision-là. Je constate qu’à Auschwitz il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80.000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés.

Bretons: Ecoutez, je ne sais pas mais je fais confiance à des dizaines d’historiens, de sensibilités différentes. Il n’y a pas que des historiens d’extrême gauche ou de gauche… Ce sont quand même des gens un peu sérieux…

Le Pen: Ce n’est pas le problème. Je n’ai pas contesté, j’ai dit que c’était un détail. En quoi cela méritait-il 150 millions (en anciens francs) d’amende? Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d’amende, et la mise à l’index de l’individu, et de son parti?

Bretons: Bon. Mettons un terme au débat. […]

(4 avril 2008)

 

 

MONZAMI SIGNALÉ

 

Accusé de négationnisme, Mohammed Salmawy riposte

Le président de l'Union des écrivains arabes fait de nouveau parler de lui.

 

Il avait fait parler de lui avant les salons du livre de Paris et de Turin, considérant l'invitation d'Israël comme une «provocation», mais décidément Mohammed Salmawy a le don pour attirer les scandales. Cette fois, nulle invitation à remettre en cause pour le président de l'Union des écrivains arabes et pourtant...

Shimon Samuels, responsable du centre Simon Wiesenthal s'était dénigrement manifesté auprès du Salon du livre de Genève regrettant la présence de Mohammed, «signalé comme révisionniste». Un thème récurrent qui colle aux baskets du journaliste et écrivain depuis un long moment. Sauf qu'il ne l'entend pas ainsi : «Je ne me rappelle pas avoir publié un livre sur l'Holocaute dans lequel je conteste le nombre des victimes.» Et de pointer des égarements de la part de Samuels, qui alléguait la présence de livres antisémites sur les stands égyptiens du Salon.

Pour autant, le passif de Mohammed Salmawy n'est pas sans taches: février 98, il se voyait attaqué pour avoir développé les propos de Roger Garaudy et David Irving. Ces deux hommes avaient pour l'un contesté les chambres à gaz, et pour l'autre manifesté un négationnisme poussé. Et M. Salmawy de les défendre pour ce qu'ils étaient des victimes de l'intolérance.

On le connaît également pour d'autres phrases plus mordantes dans son livre Cherchez les juifs: «Rappelant la célèbre boutade lancée par Napoléon Cherchez la femme, nous devons nous aussi, pour comprendre ce qui passe chez nous, dire Cherchez les juifs. »

 

Rédigé par Clément S., le vendredi 16 mai 2008 à 11h22

http://www.actualitte.com/actualite/2359-Salmawy-president-ecrivains-arabes-negationnisme.htm

 

 

DISPARITION

 

Aujourd'hui, 19 mai 2008, anniversaire de celui qui s'est fait appeler Hô Chi Minh, nous enterrons un ami, Ferdinand Moschenross, un homme d'une immense gaité et d'une ravageuse drôlerie, autonomiste alsacien (mais non pas séparatiste), se délectant à parler sa langue natale. Il voulait, ce qui paraît le tout premier élément d'une éventuelle démocratie, que les gens d'Alsace régissent la politique appliquée en Alsace. Il connaissait très bien l'histoire complexe du rattachement, somme toute récent, de l'Alsace à  la France mais il ne cherchait pas à refaire les cartes de géographie. Il avait été l'ami de Pierre Zind, un autre autonomiste actif, qui avait siégé au jury de la thèse d'Henri Roques, et il avait donc très tôt pris connaissance des propositions révisionnistes, qu'il approuvait chaleureusement. Il vivait depuis longtemps dans un grand dénuement qui jamais n'abattait son indomptable bonne humeur. Ferdinand était un modèle d'homme dévoué à ses idées, totalement dépourvu de méchanceté, d'une drôlerie toujours communicative. Saluons ici nos amis alsaciens qui perdent un précieux militant et tous nos amis autonomistes. Ils sont dans le vrai. L'Etat absolutiste semble peut-être se renforcer, mais ses jours sont comptés.

 

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Le bon Ferdinand

 

PERSÉCUTION

 

USA - L'ex-gardien nazi Demjanjuk débouté par la Cour suprême

 

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté lundi un appel de l'ancien gardien présumé de camps de concentration nazis John Demjanjuk contre son extradition vers l'Ukraine, son pays d'origine. Sans argumentaire, la plus haute instance judiciaire américaine a refusé d'examiner le recours de Demjanjuk qui arguait que le juge d'immigration Michael Creppy, qui a ordonné son expulsion en 2005, avait outrepassé ses compétences. Demjanjuk, qui est âgé de 88 ans, s'était tourné vers la Cour suprême après le rejet de deux précédents recours en appel. Emigré aux Etats-Unis en 1952, où il a travaillé comme ouvrier de l'industrie automobile dans l'Ohio, Demjanjuk a perdu sa nationalité américaine en 1981 avant d'être extradé en Israël, où il a été condamné à mort en 1988 sur la foi de [faux] témoignages de survivants de l'Holocauste le décrivant comme "Ivan le Terrible", un gardien du camp de Treblinka où 870.000 personnes sont mortes. Mais le verdict a été annulé en 1993 par la Cour suprême israélienne, après la mise au jour de documents soviétiques montrant qu'un autre homme, Ivan Martchenko, était probablement le vrai "Ivan le Terrible". Les Etats-Unis ont redonné la nationalité américaine à Demjanjuk en 1998, mais ce dernier l'a de nouveau perdue en 2002, lorsque la justice a établi qu'il avait travaillé comme gardien dans trois autres camps de la mort.

 

Le Monde 19 mai 2008

 

 

PERSÉCUTION SAUCE VERTE

 

 

Tribunal de première instance de Bruxelles,

Audience du 14 mai 2008

61ème Chambre.

Conclusions [mémoire en défense]

 

Pour : Vincent REYNOUARD, né le 18 février 1969, marié, 7 enfants, domicile : 1000 Bruxelles

 

Contre : M.P./  Centre pour l’Égalité des Chances/ Commune de Berchem Sainte Agathe

 

A. SUR LE PLAN FORMEL

 

1. Compétence du tribunal

 

Attendu que l’article 150 de la Constitution belge prévoit :

«Art. 150. Le jury est établi en toutes matières criminelles et pour les délits politiques et de presse (à l'exception des délits de presse inspirés par le racisme ou la xénophobie). » [L 1999-05-07/32, art. 1, 012 ; en vigueur : 08-06-1999] ;

Attendu qu’il convient de savoir si la récente adaptation de ce texte par l’ajout du passage «sauf les délits de presse inspirés par le racisme ou la xénophobie.» s’applique dans l’affaire présente ;

Attendu qu’il suffit d’examiner les écrits poursuivis pour se rendre compte qu’ils ne véhiculent aucun message raciste ou xénophobe ;

Attendu qu’on ne saurait invoquer l’existence d’un prétendu message implicite à caractère raciste ou xénophobe ; dans ses écrits poursuivis, M. REYNOUARD se contente de rappeler des conclusions démontrées par la science et la recherche historique libre ;

Attendu que, malgré une action militante remontant à 1989 en France, jamais M. REYNOUARD n’a été poursuivi (et a fortiori condamné), pour des écrits ou des actes qui auraient été inspirés par le «racisme » ou «xénophobie » ;

Attendu que l’œuvre majeure de M. REYNOUARD, par laquelle il s’est fait connaître, porte sur le drame d’Oradour-sur-Glane, c’est-à-dire sur une affaire sans aucun rapport avec d’éventuelles questions racistes ni antisémites ;

Attendu que dans ses écrits, M. REYNOUARD a toujours réfuté l’hypothèse d’un prétendu «complot juif mondial» et d’une prétendue «puissance juive» qui expliquerait, selon certains, une multitude de faits sociaux ; dans l’un de ses récents articles, encore, M. REYNOUARD s’est élevé contre les théories du «complot » en écrivant à propos de l’avortement : «si l’avortement avait été repoussé comme une horreur par l’immense majorité des Français, très peu de femmes auraient profité de la loi Veil. Mais c’est le contraire qui advint : dès 1976, 130.000 infanticides furent officiellement pratiqués en France et trois ans plus tard, la barre des 150.000 (officiels) fut dépassée.»

Pas besoin de «complot »…

Preuve que dans cette affaire comme dans bien d’autres, les lobbies (juifs et non juifs) qui ont agi pour légaliser l’avortement [Sur ces lobbies, voy. Valeurs actuelles, 3 décembre 1979, p. 30, article intitulé : «Les sources de la loi Veil ».] n’ont finalement fait qu’exprimer les désirs silencieux d’une partie non négligeable du peuple. Loin d’être des groupements hostiles et non représentatifs (théorie du complot), ils ont au contraire représenté la société, exprimant tout haut ce qu’elle demandait tout bas, canalisant les forces qui étaient en elle. Ils ont en outre bénéficié du relativisme ambiant, un relativisme qui a poussé l’autre partie du peuple à accepter la loi au motif qu’il fallait être «tolérant» et qu’avorter était une affaire personnelle. Sans le consentement explicite des uns et l’acceptation passive des autres, l’action des lobbies se serait révélée inefficace. Quoi qu’on en dise, il n’y a pas de différence fondamentale entre le pays réel et le pays légal. Un peuple n’a jamais, comme il le fut souvent dit, que les gouvernements qu’il mérite. [Sans Concession, n° 37-39, avril-mai-juin 2008]

Plus loin, M. REYNOUARD précisait : «Mais parce que la thèse du sens de l’histoire a été principalement répandue par l’école marxiste, les conservateurs de la droite nationale en viennent à répudier l’idée même d’intelligibilité de l’histoire. Ce faisant, ils en viennent à contester la causalité des idées en histoire et en politique. C’est pourquoi ils gonflent démesurément l’importance des phénomènes sectaires, des théories du complot, tout en dépréciant celle des doctrines. Pour eux, l’histoire de l’humanité se jouerait entre les «bons », c’est-à-dire les peuples, et quelques «méchants » (les juifs principalement et leurs alliés francs-maçons) qui parviendraient depuis des siècles à tromper les «bons » en leur instillant des idées fausses afin qu’ils acceptent — et même favorisent — l’établissement progressif d’un gouvernement mondial. […]. Disons-le nettement, ce discours est inepte.»

Attendu qu’en 2004, dans un autre article intitulé : «Faudra-t-il dire «oui » à la Turquie en Europe ?», M. REYNOUARD réfutait certaines analyses malhonnêtes du Coran et déclarait : «Je ne crois nullement au péril islamique. A mon avis, il n’a pas plus se réalité que le «péril jaune» du début du XIXe siècle. Qu’il existe une poignée d’excités prêts à tuer un Théo van Gogh pour son film Submission, c’est un fait. Qu’il existe des individus prêts à saisir l’étendard de l’Islam pour justifier des actes aux motivations très douteuses, c’est également un fait (la France a connu la même chose avec la Résistance, l’OAS etc.). Mais je crois fermement que — sauf crise économique ou écologique grave qui chamboulerait tout — la civilisation matérialiste occidentale saura dissoudre l’islam dans l’hédonisme, tout comme elle a dissous le catholicisme, et faire de l’immense majorité des musulmans des serviteurs zélés de Mammon.

J’en profite pour rappeler que, quoi qu’on pense de l’Islam, nous n’avons pas le droit d’utiliser contre cette religion des moyens que l’on réprouve lorsqu’ils sont utilisés contre nous. En particulier, j’estime malhonnête de citer hors contexte quelques versets du Coran (dont la traduction est de surcroît douteuse) pour en tirer des conclusions hâtives. Un exemple récent a pu être relevé : l’hebdomadaire «catholique» belge Dimanche Express, a fait paraître la missive d’un lecteur qui encourageait le magazine à «publier la lettre de M. Robert Spieler, conseiller général d’Alsace à Mgr Doré, Archevêque de Strasbourg » : Dans celle-ci, il [R. Spieler] signale des sourates du Coran concernant les juifs et les chrétiens : «Ô vous qui croyez, ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens, qui sont les amis les uns des autres. Que Dieu anéantisse juifs et chrétiens. Ils sont tellement stupides. Combattez ceux qui ne croient pas en Allah, ceux qui, parmi les religions du Livre, ne pratiquent pas la vraie religion » (sourate IX, 29). «Tuez-les partout où vous les rencontrez » (sourate II, 186-187) [Voy. Dimanche express, 7 novembre 2004, p. 11, rubrique courrier des lecteurs.].

Présenté ainsi, on a l’impression que le Coran exige, au nom de Dieu, l’assassinat sans pitié de tous les juifs et de tous les chrétiens : «Que Dieu anéantisse… », «Tuez-les partout… » Or, je souligne que ce qui est présenté comme le verset 29 de la sourate IX est en réalité le regroupement dans le désordre de plusieurs extraits des versets 29 et 30. Si l’on se reporte au Coran, on lit (les passages importants omis dans la lettre du lecteur ont été soulignés) :

[verset 29]

Combattez […] ceux qui, parmi les gens du Livre, ne pratiquent pas la vraie Religion.

Combattez-les

Jusqu’à ce qu’ils payent directement le tribut

Après s’être humiliés.

[verset 30]

Les juifs ont dit «Uzaïr est fils de Dieu ! »

Les Chrétiens ont dit : «Le Messie est le fils de Dieu ! »

Telle est la parole qui sort de leurs bouches […] ;

Que Dieu les (anéantisse) !

(Ils sont tellement stupides).

 

Le passage souligné, donc omis par le lecteur (peut-être par la faute de R. Spieler), démontre que s’il y a combat, l’issue ne doit pas être la mort, mais la soumission du juif et du chrétien.

On pourra me répondre que Dieu exige l’anéantissement. Mais si j’ai mis ce verbe entre parenthèses, c’est que sa traduction est loin d’être certaine. Il semble que R. Spieler ait privilégié celle de D. Masson [Voy. Le Coran, Traduction de D. Masson (éd. Gallimard, 1967), tome I, p. 228.]. Dans une note, toutefois, celui-ci précise que, littéralement, il s’agit du «verbe combattre ou tuer » (Ibid., voy. les notes en fin de tome), l’italique soulignant que le sens premier est celui de «combattre ». Je remarque d’ailleurs qu’André Chouraqui a traduit ainsi la fin de ce verset : 

Que Dieu les combatte :

Voici, ils se sont détournés [de la vraie foi].

[Voy. Le Coran. L’Appel. Traduit et présenté par André Chouraqui (éd. Robert Laffont, 1990), p. 374.].

Cette traduction paraît beaucoup plus logique au regard du verset précédent, car on ne voit pas pourquoi Dieu exigerait un anéantissement (sous-entendu physique) et le Prophète un combat jusqu’à la soumission.

Alors certes, l’auteur de la missive cite immédiatement après le terrible commandement : «Tuez-les partout où vous les rencontrerez ». Mais notons qu’il s’agit d’un extrait d’une sourate bien antérieure, la sourate II, qui traite du djihad (la guerre sainte) et qui en énonce les lois. Là encore, il est bon de remettre le verset dans son contexte. On lit (je souligne les passages importants omis) :

 [verset 190 (et non 186)]

Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent.

Ne transgressez rien : Allah exècre les transgresseurs.

 [verset 191 (et non 187)]

Tuez-les là où vous les rencontrerez,

Expulsez-les d’où ils vous auront expulsés.

La sédition est pire que le combat […].

[verset 192]

S’ils s’arrêtent,

Voici, Allah indulgent, matriciel .

 [verset 193]

Combattez-les jusqu’à la fin de toute sédition

Et que créance soit d’Allah.

S’ils s’arrêtent,

L’hostilité ne se poursuivra que contre les fraudeurs.

 

Si l’on s’en tient au texte (j’évoquerai plus loin les interprétations possibles) : il ne s’agit pas de se jeter sur le juif ou le chrétien rencontré au coin de la rue pour l’égorger, mais de combattre ceux qui combattent l’Islam jusqu’à obtenir leur conversion sincère.

Peut-être induit en erreur par R. Spieler, l’auteur de la lettre à Dimanche Express a donc privilégié les traductions les plus sinistres, chamboulé l’ordre des textes et cité hors contexte avec de graves omissions afin de nous faire croire que les musulmans auraient ordre d’assassiner sans pitié les juifs et les chrétiens rencontrés sur leur route. Condamnant ces procédés lorsqu’ils sont utilisés contre le catholicisme ou le national-socialisme, je les condamne également lorsqu’il s’agit de l’Islam. La cohérence est à ce prix.

Maintenant, venons-en aux interprétations possibles de ces versets : pour certains musulmans, le simple fait qu’un Infidèle refuse d’écouter la parole de Dieu ou, l’ayant écoutée, refuse de se convertir à l’Islam et transgresse les interdits d’Allah, sera considéré comme un casus belli. Il pourra donc se référer au verset 190 pour entamer la «guerre sainte ».

Pour d’autres, l’expression «ceux qui vous combattent » s’applique à tous ceux qui attaquent l’Islam et/ou les musulmans, que ce soit les armes à la main ou par le biais de discours, de livres, de films etc. Cette interprétation est à l’origine de la fatwa lancée contre Salman Rushdie, et elle a probablement justifié le meurtre récent de Theo van Gogh. Mais elle sauvegarde tous ceux qui refusent simplement de se convertir.

Enfin, il est possible d’interpréter ces commandements en s’appuyant sur le verset 194 qui affirme : «Toute transgression contre vous vaut transgression contre Lui, dans la mesure de la transgression contre vous», ce que des auteurs comme D. Masson traduisent ainsi : «Soyez hostile envers quiconque vous est hostile, dans la mesure où il vous est hostile». Pour certains musulmans, donc, la réponse doit être proportionnée à l’attaque. Dans leur esprit, une critique verbale, écrite ou filmique ne peut justifier un meurtre. C’est ce que l’on appelle parfois l’«Islam progressiste».

La question se révèle par conséquent très complexe et il serait injuste de prétendre la résoudre brutalement avec des procédés malhonnêtes.

[On pourrait surtout conseiller à Vincent Reynouard, un très gentil garçon, de ne pas se mêler de ce qu'il ignore totalement. Il prend un air docte pour commenter le Coran mais aux yeux des connaisseurs et surtout des musulmans, il se rend parfaitement ridicule. Les musulmans ont une très longue tradition de jurisprudence, consignée dans des masses de gros volumes qui ne sont pas traduits et dont le contenu échappe entièrement aux profanes.]  [Passons sur toute une série d'autres commentaires incultes cités pr le tribunal.]

 

Attendu qu’en Belgique, M. Siegfried VERBEKE, principal compagnon de route de M. REYNOUARD, s’est récemment marié avec Edna Genobili, une femme originaire des Philippines, devenant ainsi une preuve vivante que le révisionnisme n’est pas l’expression d’un racisme quelconque ;

Attendu que si le révisionnisme était une forme de racisme, il n’y aurait pas eu besoin, en Belgique, en France et ailleurs, de promulguer des lois spéciales dites «anti-négationnistes», puisque dans ces pays, des lois réprimant le racisme étaient déjà en vigueur ; [voilà enfin un bon argument.]

Attendu qu’au Royaume Uni, où le racisme est passible des tribunaux, le révisionnisme n’est pas considéré comme un délit : preuve qu’il n’y a pas de lien entre les deux ;

Attendu qu’il en est de même aux Pays-Bas, un pays exemplaire dans la bataille contre le racisme. Là-bas non plus, le révisionnisme n’est pas interdit et ne saurait l’être, comme le confirme la déclaration d’Ernst Hirsch Ballin, ministre de la Justice de ce pays :

 

„1 juni 2007

 

Europa maakt ontkenning genocide strafbaar

(L'Europe rend punissable la négation du génocide)

 

Het Europees Parlement is vandaag accoord gegaan met wetgeving ter bestrijding van het racisme. Het publiekelijk aanzetten tot geweld of haat tegen personen op grond van ras, huidskleur of godsdienst zal straks in alle lidstaten strafbaar zijn. In Nederland is dit al sinds de jaren '70 strafbaar, maar met name voor sommige Oost-Europese landen is dit nieuw. Wel nieuw voor Nederland is dat tegelijk met deze antiracisme-wetgeving ook het publiekelijk vergoeilijken, ontkennen of vergaand bagatelliseren van genocide strafbaar wordt, mits deze uitingen met racistische of xenofobische motieven gepaard gaan. Het ontkennen van de Holocaust is ook in Nederland al eerder bestraft, maar een breed verbod op ontkenning van genocide, zoals bepleit door de ChristenUnie, was er tot op heden niet. Europa geeft Nederland nu aanleiding om het initiatief van mevrouw Huizinga in wetgeving om te zetten.

 

Het verbod op het ontkennen van genocide is discutabel. [L'interdiction de la négation du génocide est discutable.] Geschiedenis is geen zaak van absolute waarheden. [L'Histoire n'est pas faite de vérités absolues] En het is toch niet aan de rechter om geschiedenis te schrijven. Als er eenmaal iemand veroordeeld zou worden volgens deze wet kan geen historicus ooit meer met een andere interpretatie komen. De toevoeging in de Europese wetgeving dat er sprake moet zijn van racistische of xenofobische motieven roept de vraag op waarom nu juist interpretaties van de geschiedenis het onderwerp moeten zijn van een beperking van de uitingsvrijheid. Als het om racisme gaat moet het verbod rechtstreeks daarop gericht zijn, zou ik zeggen. Racisme is in strijd met een belangrijke Europese waarde, namelijk dat ieder gelijk behandeld wordt. Miskenning en uitsluiting van groepen op grond van etnische herkomst, huidskleur of geloof kan niet getolereerd worden. Sinds het VN-verdrag op de uitbanning van het racisme is dit de leidraad geweest voor de antiracisme-wetgeving. En met deze wetgeving kan racisme ook goed worden aangepakt zoals in Nederland meermalen is bewezen. Waarom moet een beoordeling van genocide als "bewijs" voor racisme daaraan worden toegevoegd?

 

De genocide-ontkenning is op de agenda gezet sinds er sprake is van een Turks lidmaatschap van de EU. Met name de Fransen hebben zich er hard voor gemaakt nadat ze in hun eigen parlement een verbod op genocide-ontkenning hadden aangenomen. Ik respecteer ieders recht om tegen het Turkse lidmaatschap te ageren, maar het negeren van de uitingsvrijheid is in dit kader wel bijzonder hypocriet. Voormalig Volkskrant-columnist Plasterk schreef hierover: "Als we de Turken pas tot de EU toelaten als ze toestaan dat er vrijelijk over dit onderwerp wordt gediscussiëerd, dan is het toch te gek dat wij het hier niet mogen." Ben benieuwd hoe hij zich bij de behandeling van het wetsontwerp van de ChristenUnie zal opstellen.“

 

http://freeflowofinformation.blogspot.com/2007/06/europa-maakt-ontkenning-genocide.html ]

 

Attendu qu’en Belgique, les lois pénalisant le racisme et le révisionnisme sont clairement séparées, donc que dans le cadre d’une application stricte des lois pénales, la récente révision de l’article 150 de la Constitution belge ne saurait être invoquée dans le cadre d’une affaire de délit de «négationnisme » ;

Attendu, en conclusion, qu’il convient d’ordonner le renvoi de l’affaire devant une Cour d’assise ;

 

2. Article 65 du Code Pénal

 

Attendu que le 8 novembre 2007, M. REYNOUARD, citoyen français, a été condamné à un an de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Saverne pour la distribution de tracts révisionnistes, distribution faite à la même époque que celles poursuivies en Belgique ;

Attendu qu’il a été fait appel de cette décision et qu’un procès en appel aura lieu ;

Attendu qu’il s’agit d’une infraction faite de le même esprit que celle actuellement jugée en Belgique ;

Attendu, donc, qu’aux termes de l’article 65 du Code pénal, le juge belge laissera la Justice française statuer sur le cas de M. Reynouard.

 

B. AU FOND

1. Sur la question du droit fondamental de la liberté d’expression

 

Attendu qu’un tiers seulement des pays membres de la Communauté européenne ont interdit par la loi le révisionnisme historique, ce qui représente environ 5% de tous les membres pays de ONU des pays du monde entier ;

Attendu qu’il en résulte une discrimination intolérable des citoyens du monde sur base de la nationalité — discrimination interdite par l’article 14 de la CEDH — et qu’il est certain que dans cette minorité des pays, les lois pénales contre le révisionnisme n’auraient jamais été acceptées par un peuple lors d’une consultation publique ;

Attendu que le rejet des requêtes introduites par Pierre Marais et Roger Garaudy par la Cour européenne des droits de l’homme sur base de l’article 17 de la CEDH

http://geuzen.net/marais.txt et Garaudy

http://geocities.com/tyrannissicsemper/garaudy) ne saurait être retenu ;

 

Attendu en effet que le seul «argument » invoqué s’appuie sur la défense de la démocratie, de la paix etc. ;

 

Or,

— attendu que cet argument est sans valeur puisque le droit de négation est permis dans la plupart du monde, y compris des pays démocratiques comme l’Angleterre, les pays Scandinaves, l’Espagne et, en dehors de la C.E., les Etats-Unis.

— attendu en outre qu’il convient de rappeler l’existence de l’arrêt Handyside (voy.

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?item=1&portal=hbkm&action=html&highlight=handyside&sessionid=7674955&skin=hudoc-fr), qui ne laisse aucun doute sur le devoir qu’ont les États de garantir le droit à la liberté d’expression, même si les idées professées peuvent choquer ou inquiéter ; l’arrêt déclare en effet :

 

La liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels de pareille société, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun. Sous réserve du paragraphe 2 de l’article 10 (art. 10-2), elle vaut non seulement pour les «informations » ou «idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de «société démocratique ». Il en découle notamment que toute «formalité », «condition », «restriction » ou «sanction » imposée en la matière doit être proportionnée au but légitime poursuivi.

 

— attendu, enfin, que, récemment, l’Espagne a abrogé sa législation dite «anti-négationniste » en déclarant :

 

En conséquence [...], le droit à la liberté d’expression couvre non seulement les idées et informations agréées ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi celles qui dérangent, choquent ou inquiètent, parce le que pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture, sans lesquels il n’y a pas de société démocratique, le requièrent (STC 174/2006, 5 juin, FJ 4). Pour cela même nous avons affirmé catégoriquement qu’il est «évident que toute opinion peut se prévaloir de la protection de la liberté d’opinion, aussi erronée ou dangereuse qu’elle puisse paraître au lecteur, y compris celles qui attaquent le système démocratique lui-même. La Constitution protège également ceux qui la contestent » (STC 176/1995, 11 décembre, FJ 2). C'est-à-dire que la liberté d’expression est valable non seulement pour les informations ou idées accueillies favorablement ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui contrarient, choquent ou inquiètent l’Etat ou une partie quelconque de la population (STDH De Haes et Gijsels contre Belgique, 24 février 1997, §49).

 

[http://www.tribunalconstitucional.es/jurisprudencia/Stc2007/STC2007]

 

Attendu que si les pays dotés de lois dites «anti-négationnistes » refusent, contrairement à l’Espagne d’abroger ces textes, une fois la Turquie membre de la C.E., certains citoyens de cette communauté seront autorisés [à] nier l’existence d’un génocide pendant que d’autres seront persécutés pour nier un autre génocide ;

 

2. Sur la légitimité des lois dites «anti-négationnistes »

 

Attendu que M. REYNOUARD n’a jamais caché qu’il connaît l’existence des lois dites «anti-négationnistes» et qu’il sait les violer en permanence ;

Attendu que, de la part d’un individu reconnu pénalement responsable, un tel comportement ne peut recevoir que deux sanctions :

— une forte condamnation s’il est démontré que la réalité de l’«Holocauste » s’impose à tous, tant il existe des preuves évidentes et irréfutables ;

— la relaxe, s’il est démontré au minimum que la réalité de l’«Holocauste » n’est pas une chose certaine.

Attendu donc, que, pour rendre la justice, les juges doivent d’abord s’interroger sur la pertinence des thèses révisionnistes ;

Attendu qu’ils ne sauraient éluder cet examen aux motifs fallacieux :

— a) que les révisionnistes ne sont pas des historiens, donc qu’ils ne peuvent se prononcer sur des points d’Histoire ;

— b) que les révisionnistes adopteraient des méthodes malhonnêtes, en pratiquant par exemple l’hypercritique afin de rejeter les témoignages.

— c) que le révisionnisme ne serait qu’une une entreprise visant à calomnier les juifs et à réhabiliter le régime national-socialiste.

 

Attendu, pour le point a), qu’il est nécessaire de rappeler que, par le passé, de nombreuses controverses ont été avantageusement alimentées par des personnes qui n’avaient pas, au départ, reçu une formation sur le sujet. Sur l’historicité de Jésus, par exemple, certains chrétiens refusaient de discuter avec des personnes qui, au départ, n’étaient ni des théologiens, ni des historiens. Charles Guignebert leur a répondu avec raison:

 

Ce n’est pas […] une façon acceptable d’entrer en discussion que de diminuer l’adversaire en l’accusant d’incompétence, d’ «amateurisme », de dilettantisme, de manque de méthode et de faiblesse d’esprit scientifique […] ; plusieurs des négateurs, sans être des spécialistes de carrière, sont des travailleurs patients et robustes, qui ont acquis une très sérieuse érudition

 

[Voy. Charles Guignebert, Le problème de Jésus, Flammarion, 1914, p. VII.].

 

Toujours sur le point a), on rappellera :

 

— que l’homme considéré comme le spécialiste n° 1 de l’ «Holocauste», Raul Hilberg n’était pas historien mais bien professeur de Sciences politiques à l’Université de Vermont ;

— que l’homme présenté à partir de 1993 comme le spécialiste technique n° 1 des chambres à gaz homicides, Jean-Claude Pressac, n’était pas non plus historien, mais bien pharmacien. Présenté en 1993, François Bédarida, a écrit à son propos :

 

Ainsi le pharmacien s’est-il mué en historien, tout en mettant au service de ses investigations les ressources de sa compétence professionnelle

 [Voy. L’Express, 23 septembre 1993, p. 80].

 

Attendu que si un pharmacien peut devenir historien, on ne voit pas pourquoi un ingénieur chimiste diplômé comme M. REYNOUARD ne le pourrait pas…

Attendu, pour le point b), que le Talmud de Jérusalem lui-même déclare:

 

Plus on questionne les témoins, mieux cela vaut. Un jour, les témoins dirent devant R. Zacaï avoir vu un crime commis sous un figuier, il leur adressa des questions concernant les queues des figues.

Si sur une question quelconque les témoins se contredisent, le témoignage est nul.

(…) si l’un dit que l’action a eu lieu le troisième jour du mois, et l’autre le 5ème jour, le témoignage est nul.

(…) si l’un dit à 3 heures, et l’autre dit à 5 heures, le témoignage est nul.

 [Le Talmud de Jérusalem, Traité Sanhédrin, ch. V, §§ 2 et 3]

 

Attendu que si les parties civiles adoptent l’argumentaire résumé au point c), c’est uniquement parce qu’elles se savent impuissantes à contrer les arguments des révisionnistes, donc qu’elles souhaitent esquiver le débat central en détournant l’attention. Un précédent historique flagrant démontre qu’il s’agit là d’une tactique employée par les menteurs aux abois ; en effet, le 20 février 1952, l’URSS refusa de rouvrir le dossier de Katyn au motif que :

 

soulever à nouveau la question du crime de Katyn, 8 ans après la décision de la Commission officielle [soviétique], ne [pouvait] avoir que pour seul but de calomnier l’Union sociétique et de réhabiliter ainsi les criminels hitlériens considérés généralement comme étant responsables du massacre

[Voy. Henri de Montfort, Le massacre de Katyn (éd. La Table Ronde, 1966), annexe 3.]

 

Attendu que les juges refuseront de tomber dans le piège grossier qui consiste à éluder une question embarrassante en invoquant des considérations prétendument morales ;

Attendu que le chiffre des «six millions » d’exterminés a été avancé à Nuremberg avec la plus grande légèreté, l’Accusation ne produisant aucune étude statistique sérieuse et se contentant d’exhiber le simple témoignage d’un homme qui aurait entendu des déclarations d’Eichmann… ;

Attendu en effet que le 14 décembre 1945, un substitut du procureur général américain, déclara :

 

Je vais vous présenter […] un document qui établit la mort de 4.000.000 de juifs dans les camps et la mort de 2.000.000 de juifs par la Police d’État de l’Est formant un total de 6.000.000.

Les chiffres cités émanent d’une déclaration d’Adolf Eichmann, chef de la section juive de la Gestapo faite par le Dr Wilhelm Höttl, chef adjoint du groupe de la section étrangère de la section de sécurité […]. Le Dr Wilhelm Höttl fit la déclaration suivante sous forme d’affidavit et je cite la page 2 :

«Environ 4.000.000 de Juifs ont été tués dans les divers camps de concentration et 2.000.000 ont trouvé la mort autrement, la plus grande partie fusillée par des détachements de Police de sûreté pendant la campagne de Russie » [TMI, III, 572].

 

Attendu que l’Accusation elle-même n’accordait guère de crédit à ces estimations extravagantes. En effet, lorsque, le 21 mars 1945, l’accusé Göring déclara qu’aucune preuve ne venait étayer l’affirmation soviétique selon laquelle 4.000.000 de personnes auraient été exterminées à Auschwitz, le procureur général adjoint britannique, sir David Maxwell-Fyfe, lança : [Admirez le raisonnement à la noix:]

 

Si vous considérez que ce fait n’a pas été prouvé, permettez-moi de vous rappeler la déclaration sous serment de Höttl […]. Il affirme qu’environ 4.000.000 de Juifs ont été tués dans les camps de concentration pendant que deux autres millions de Juifs moururent d’une autre façon. Admettons que ces chiffres, dont l’un est russe et l’autre allemand, ne soient exacts qu’à 50 % près. Il n’en reste pas moins qu’il s’agirait du massacre de respectivement 2.000.000 et 1.000.000 de juifs [TMI, IX, 647].

 

Attendu, donc, qu’à Nuremberg, l’Accusation jonglait avec les millions, démontrant que le chiffre des «six millions » était totalement fantaisiste ;

Attendu que cette absence de sérieux dans les estimations se constate à Auschwitz, camp dans lequel on nous a dit qu’il y aurait eu :

— 4 millions de morts (chiffres officiels polonais jusqu’en 1990)

— entre 1,1 et 1,5 million de morts dont environ 960 000 juifs [Voy. Le Monde, 19 juillet 1990, p. 17.].

— environ 775.000 victimes, dont 630.000 juifs gazés [Voy. Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz. La Machinerie du meurtre de masse (éd. du CNRS, 1993), p. 148.] ;

— de 630.000 à 710.000 victimes, dont 470.000 à 550.000 gazées [Voy. Die Krematorien von Auschwitz, Die Technik den Massenmordes, p. 202.].

— environ 510.000 victimes (Fritjof Meyer en 2002).

 

Attendu qu’en 1983, un statisticien a publié ou ouvrage qui démontre que quelques centaines de milliers de juifs, tout au plus, sont morts «de manière non élucidée » entre les mains des Allemands (voy. Walter N. Sanning, Die Auflösung [éd. Grabert, 1983].), ce qui, quand on connaît le nombre total de victimes de la seconde guerre mondiale, ôte tout crédibilité à la thèse d’un «Holocauste » froidement calculé et exécuté ;

 

Attendu que, de l’aveu même des historiens orthodoxes depuis près de 60 ans, l’«Holocauste» n’est pas prouvé :

 

1) En 1951, le juif Léon Poliakov, qui avait été attaché à la délégation française au procès de Nuremberg (1945-1946), a conclu que, pour tous les points de l’histoire du IIIe Reich nous disposions d’une surabondance de documents à l’exception d’un seul point : la «campagne d’extermination des juifs ». Là, écrit-il, «Aucun document n’est resté, n’a peut-être jamais existé » (Bréviaire de la haine, Paris, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171).

 

Remarque : Il y a là une extraordinaire concession à la thèse révisionniste. En effet, une aussi formidable entreprise criminelle censément conçue, ordonnée, organisée et perpétrée par les Allemands aurait nécessité un ordre, un plan, des instructions, un budget,... Une telle entreprise, menée pendant des années, sur tout un continent et produisant la mort de millions de victimes aurait laissé un flot de preuves documentaires. En conséquence, si l’on vient nous dire qu’il n’a peut-être jamais existé de telles preuves documentaires, c’est que le crime en question n’a pas été perpétré. En l’absence de tout document, l’historien n’a plus qu’à se taire. L. Poliakov a fait cette concession en 1951, c’est-à-dire il y a cinquante-cinq ans. Or il faut savoir que, de 1951 à 2006, ses successeurs ont également échoué à trouver la moindre preuve documentaire. Episodiquement, çà et là, on a assisté à des tentatives pour nous faire croire à telle ou telle découverte mais, à chaque fois, comme on le verra ci-dessous, il a fallu déchanter.

 

1bis) Dans son pavé paru pour la première fois dans les années 60, R. Hilberg confirme cette absence de documents concernant l’«Holocauste». Ouvrons l’édition française, parue en 1985 chez Fayard sous le titre : La destruction des juifs d’Europe. Tant que R. Hilberg parle des déportations, des spoliations, du travail dans les camps, etc., il cite de très nombreux documents allemands de l’époque. Mais dès qu’il s’agit de l’«Holocauste» proprement dit, il n’est plus capable d’en fournir un seul. En voici trois exemples :

 

— Concernant le début de l’extermination des juifs (p. 764), R. Hilberg cite des propos d’Himmler avertissant Rudolf Höss qu’Auschwitz allait devenir un centre de mise à mort pour les juifs d’Europe. Le lecteur inattentif croira que ces propos ont été relevés dans un compte rendu de l’époque (1941). Mais la note 49 révèle que R. Hilberg s’est uniquement appuyé sur le «témoignage» de R. Höss à Nuremberg en avril 1945. On en déduit qu’aucun ordre d’Hitler, d’Himmler ou d’un quelconque autre dignitaire n’a pu être retrouvé, qui commanderait l’extermination des juifs. Face au vide documentaire, R. Hilberg en est réduit à citer un«témoignage » d’après-guerre.

— Sur les chambres à gaz de Belzec, de Treblinka et de Sobibor, R. Hilberg donne les dimensions comme s’il les avait prises sur des plans originaux qui, donc existeraient. Mais la note 43 de la page 762 précise :

 

[l]es informations relatives au nombre et aux dimensions des chambres à gaz existant dans chaque camp ne reposent pas sur des documents, mais sur les souvenirs des témoins.

 

— A la page p. 847, R. Hilberg mentionne un (prétendu) ordre d’Himmler de cesser les gazages homicides et de démanteler les centres de mise à mort. En guise de référence, il mentionne le document PS-3762. Le lecteur ignorant ou inattentif s’imaginera qu’il s’agit de l’ordre en lui-même, tel qu’il a été saisi dans les archives allemandes en 1945, PS-3762 étant sa cote d’audience à Nuremberg. En vérité, celui qui ira consulter les volumes du procès de Nuremberg s’apercevra de la supercherie : le doc PS-3762 n’est pas un ordre, mais le témoignage d’un certain Kurt Becher, obtenu le 8 mars 1946. L’homme prétendait être parvenu à obtenir d’Himmler la cessation des gazages, deux ordres ayant alors été rédigés en ce sens. Mais, comme par hasard, ces ordres n’ont jamais été retrouvés…

 

2°) En 1979, trente-quatre historiens français ont signé une longue déclaration commune en réponse aux arguments techniques que R. Faurisson avait invoqués pour démontrer que l’existence et le fonctionnement des chambres à gaz nazies se heurtent à des impossibilités matérielles radicales. Selon la thèse officielle, Rudolf Höss, l’un des trois commandants successifs d’Auschwitz, avait avoué (!) et décrit comment à Auschwitz et à Birkenau on gazait les juifs. D’après cet aveu, très vague, lorsque les victimes semblaient avoir rendu leur dernier soupir, on mettait en marche un appareil de ventilation et une équipe de prisonniers juifs entrait immédiatement dans la vaste pièce pour en retirer les cadavres et les transporter jusqu’aux fours crématoires. R. Höss disait que ces juifs procédaient à ce travail négligemment en fumant et en mangeant. C’était impossible : on ne peut pas pénétrer en fumant et en mangeant dans un local saturé d’acide cyanhydrique (gaz virulent, pénétrant et explosible) pour y toucher, manipuler et en extraire à grand ahan des milliers de cadavres imprégnés d’acide cyanhydrique et donc intouchables. Dans leur déclaration, les trente-quatre historiens ont répondu : «Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979, p. 23).

 

Remarque : Cette réponse revient à esquiver la question posée. Si on se dérobe ainsi, c’est qu’on est incapable de répondre. Et si trente-quatre historiens se trouvent à ce point incapables d’expliquer comment un crime de cette dimension a été perpétré, c’est que ce crime défie les lois de la nature; il est donc imaginaire.

 

3°) En 1982, le 21 avril, une association a été fondée à Paris pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste (ASSAG) «en vue de rechercher et contrôler les éléments apportant la preuve de l’utilisation des gaz toxiques par les responsables du régime national-socialiste en Europe pour tuer les personnes de différentes nationalités, contribuer à la publication de ces éléments de preuve, prendre à cet effet tous les contacts utiles au plan national et international ». L’article 2 des statuts dispose : «La durée de l’Association est limitée à la réalisation de son objet énoncé à l’article 1.» Or cette association fondée par quatorze personnes, dont Germaine Tillion, Georges Wellers, Geneviève Anthonioz née de Gaulle, Me Bernard Jouanneau et Pierre Vidal-Naquet, n’a, en près d’un quart de siècle, jamais rien publié et elle continue d’exister en 2008. Pour le cas où l’on soutiendrait à tort qu’elle a produit un livre intitulé Chambres à gaz, secret d’Etat, il conviendrait de rappeler qu’il s’agit là en fait de la traduction en français d’un ouvrage publié en allemand par Eugen Kogon, Hermann Langbein et Adalbert Rückerl et où figurent quelques contributions de quelques membres de l’ASSAG (Paris, Editions de Minuit, 1984).

 

Remarque : A lui seul, le titre de cet ouvrage donne une bonne idée de son contenu : au lieu de preuves, appuyées de photographies de chambres à gaz, de dessins, de croquis, de rapports d’expertises sur l’arme du crime, le lecteur ne trouve que des spéculations à partir de ce qui est appelé «éléments de preuves » (et non «preuves »), et cela parce que, nous dit-on, ces chambres à gaz auraient constitué le plus grand des secrets possibles, un «secret d’Etat». S’il est une «arme de destruction massive » qui aurait mérité une expertise en bonne et due forme, c’est bien cette arme-là. En effet, elle constitue une anomalie dans l’histoire de la science pour deux raisons au moins : elle n’a pas eu de précédent et elle n’a pas eu de suite ; elle a surgi du néant pour retourner au néant. Or, l’histoire de la science ne connaît aucun phénomène de ce genre. En tout cas, du seul fait de son existence encore aujourd’hui en 2006, on peut dire que cette association dite ASSAG n’a toujours pas réalisé l’objet pour lequel elle a été fondée, il y aura bientôt vingt-cinq ans. Elle n’a donc encore trouvé ni preuves, ni même éléments de preuves de l’existence des «chambres à gaz nazies ».

 

4°) En 1983, le 26 avril, prenait fin, en appel, le long procès qui avait été intenté en 1979 à R. Faurisson, notamment par des organisations juives, pour «dommage à autrui » par «falsification de l’histoire » (sic). Ce jour-là, la première chambre de la cour d’appel civile de Paris, section A (président Grégoire), tout en confirmant sa condamnation pour «dommage à autrui » rendait un hommage appuyé à la qualité de ses travaux. Elle prononçait, en effet, qu’on ne pouvait déceler dans ses écrits sur les chambres à gaz aucune trace de légèreté, aucune trace de négligence, aucune trace d’ignorance délibérée, ni aucune trace de mensonge et que, par voie de conséquence, «la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur les chambres à gaz] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ».

 

Remarque : Si l’on ne peut relever chez l’auteur de travaux réfutant la thèse des chambres à gaz ni légèreté, ni négligence, ni ignorance délibérée, ni mensonge, ni «falsification », c’est la preuve que ces travaux sont ceux d’un chercheur sérieux, appliqué, consciencieux, probe et authentique, et cela à un tel degré qu’on doit avoir le droit de soutenir publiquement, comme il le fait, que lesdites chambres à gaz ne sont qu’un mythe.

 

5°) En 1983, le 7 mai, Simone Veil, qui est juive et elle-même une «survivante du génocide », a déclaré au sujet des chambres à gaz : «Au cours d’un procès intenté à Faurisson pour avoir nié l’existence des chambres à gaz, ceux qui intentent le procès sont contraints d’apporter la preuve formelle de la réalité des chambres à gaz. Or chacun sait que les nazis ont détruit ces chambres à gaz et supprimé systématiquement tous les témoins » (France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47).

 

Remarque : S’il n’y a ni arme du crime, ni témoignages, que reste-t-il? Que penser des locaux présentés à des millions de visiteurs abusés comme étant des chambres à gaz? Que penser des personnages qui se présentent en témoins ou en miraculés des chambres à gaz? Pour sa part, S. Veil est la première autorité holocaustique qui ait ainsi donné à entendre que tout prétendu témoin des gazages ne peut être qu’un faux témoin.

 

6°) En 1988, Arno Mayer, professeur américain d’origine juive, enseignant à l’université de Princeton l’histoire de l’Europe contemporaine, a écrit à propos des «chambres à gaz nazies» : «Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses» (Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable) (The «Final Solution» in History, New York, Pantheon Books, 1988, p. 362 ; en français, La «solution finale » dans l’histoire, préface de Pierre Vidal-Naquet, Paris, La Découverte, 1990, p. 406).

 

Remarque : Encore aujourd’hui, en 2006, le grand public persiste à croire que, comme le lui suggèrent inlassablement les médias, les sources pour l’étude des chambres à gaz sont innombrables et indiscutables. Au colloque de la Sorbonne de 1982, A. Mayer n’avait, comme son ami Pierre Vidal-Naquet, pas eu de mot assez dur pour les révisionnistes ; or, six ans plus tard, voilà que cet historien ultra-orthodoxe s’est considérablement rapproché des conclusions révisionnistes.

 

7°) Dans son pavé paru en 1989, Jean-Claude Pressac reconnaissait l’absence de «preuves palpables, indiscutables et évidentes» qui seraient venues démontrer l’existence de chambres à gaz homicides dans les camps allemands [«In the absence of any “direct”, i.e. palpable, indisputable and evident proof» ; voy. J.-C. Pressac, Auschwitz : Technique and operation of the gas chambers [Beate Klarsfeld Foundation, 1989), p. 429, col. A.]. Il se proposait donc d’apporter une «preuve indirecte », c’est-à-dire: 

un document allemand qui ne dit pas noir sur blanc qu’une chambre à gaz est homicide, mais qui contient la preuve que, logiquement, il est impossible pour ce local d’avoir été autre chose [«German document that does not state in blanck and white that a gas chamber is for HOMICIDAL purposes, but one containing evidence that logically it is impossible for it to be anything else.» (Id.).]

 

7°) En 1992, Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, a déclaré lors d’une conférence internationale qui s’est tenue à Londres sur le génocide des juifs : «Le public répète encore, jour après jour, la sotte histoire (the silly story) qui veut que ce soit à Wannsee que l’extermination des juifs ait été décidée» (communiqué de la Jewish Telegraphic Agency reproduit dans The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992).

 Remarque : Outre le fait qu’une lecture attentive du «procès-verbal » de la réunion de Berlin-Wannsee du 20 janvier 1942 prouve que les Allemands envisageaient une «solution finale territoriale [eine territoriale Endlösung] de la question juive », débouchant sur un «renouveau juif » dans un espace géographique à déterminer, la déclaration bien tardive de Yehuda Bauer confirme que ce point majeur de la thèse de l’extermination des juifs n’a en fait aucune valeur. Ajoutons, à notre tour, que l’extermination des juifs n’a été décidée ni à Wannsee ni ailleurs. L’expression de «camps d’extermination» n’est qu’une invention de la propagande de guerre américaine et des exemples prouvent que, pendant cette guerre, l’assassinat d’un seul juif ou d’une seule juive exposait son auteur, qu’il fût civil ou militaire, membre ou non de la SS, à passer en conseil de guerre de l’armée allemande et à être fusillé (en soixante ans, jamais un seul historien orthodoxe n’a fourni d’explication à ce genre de faits révélés par la défense jusque devant le tribunal de Nuremberg).

 

8°) En 1996, Jacques Baynac, historien français, de gauche et résolument antirévisionniste dès 1978, a fini par admettre, toute réflexion faite, qu’il n’y avait pas de preuves de l’existence des chambres à gaz nazies. On ne peut, écrit-il, que constater «l’absence de documents, de traces ou d’autres preuves matérielles » (Le Nouveau Quotidien de Lausanne, 2 septembre 1996, p. 16, et 3 septembre 1996, p. 14). J. Baynac écrit clairement : «le manque de traces entraîne l’incapacité d’établir directement la réalité de l’existence des chambres à gaz homicides » [Voy. Le Nouveau Quotidien, 3 septembre 1996, p. 14.]. Mais il dit qu’il persiste à croire en l’existence de ces magiques chambres à gaz.

 

Remarque : En somme, J. Baynac dit : «Il n’y a pas de preuves mais je crois », tandis qu’un révisionniste pense : «Il n’y a pas de preuves, donc je refuse de croire et mon devoir est de contester ».

 

9°) En 2000, à la fin de son Histoire du négationnisme en France (Paris, Gallimard), Valérie Igounet a publié un long texte à la fin duquel Jean-Claude Pressac, qui avait été l’un des adversaires les plus déterminés des révisionnistes, signe un véritable acte de capitulation. En effet, reprenant le mot du professeur Michel de Boüard, il déclare que le dossier du système concentrationnaire est «pourri », et ce de façon irrémédiable. Il écrit : «Peut-on redresser la barre ? » et il répond : «Il est trop tard». Il ajoute : «La forme actuelle, pourtant triomphante, de la présentation de l’univers des camps est condamnée ». Il termine en estimant que tout ce qu’on a ainsi inventé autour de trop réelles souffrances est promis «aux poubelles de l’histoire » (p. 651-652). En 1993-1994, ce protégé du juif français Serge Klarsfeld et du rabbin américain Michael Berenbaum, directeur scientifique du Musée de l’Holocauste de Washington, avait été célébré dans le monde entier comme un extraordinaire chercheur qui, dans son livre sur Les Crématoires d’Auschwitz, la machinerie du meurtre de masse (Paris, CNRS éditions, 1993), avait, paraît-il, terrassé l’hydre du révisionnisme. Ici, dans le livre de V. Igounet, on le voit signer sa capitulation.

 

Remarque : Le grand public est tenu dans l’ignorance d’un fait capital: l’homme providentiel que la presse du monde entier avait présenté comme un extraordinaire chercheur qui avait enfin découvert la preuve scientifique de l’existence des chambres à gaz nazies, cet homme-là a fini par reconnaître son erreur. Quelques années plus tard, pas un organe de presse n’a signalé sa mort.

 

Attendu que ces quelques citations démontrent l’inanité de la thèse selon laquelle la réalité de l’«Holocauste » serait démontrée par mille preuves ;

Attendu que M. REYNOUARD fournit au tribunal un DVD en format Div X qui démontre la pertinence des thèses révisionnistes ;

Attendu, en conséquence, que le débat historique concernant la réalité de l’ «Holocauste » reste ouvert, rendant les lois dites «anti-négationnistes » illégitimes ;

 

Conclusion :

 

Au terme de ces développements, le Tribunal, dans sa sagesse :

— décidera le renvoi de M. REYNOUARD devant une Cour d’assise ;

— en cas de refus : relaxera M. REYNOUARD au motif que la liberté d’expression vaut pour tous et que, le débat sur la réalité de l’«Holocauste» restant ouvert, les lois dites «anti-négationnistes» sont illégitimes ;

— en cas de refus : laissera la Justice française statuer sur le cas de M. REYNOUARD.

 

Fait à Bruxelles, le 14 mai 2008

 

 

NOUVEAU RECORD OLYMPIQUE DE LA CONNERIE

 

Le négationnisme est-il mort?

 

Scott Wetzel

 http://www.betapolitique.fr/Le-negationnisme-est-il-mort-05603.html

La négation de la shoah émergea dans l’espace publique Français vers la fin des années 1970. En 1978, l’ancien commissaire aux Questions juives de l’Etat Français Louis Darquier de Pellepoix affirmait dans l’Express qu’ «à Auschwitz on n’a gazé que les poux». La même année, Robert Faurisson, maître de conférence en littérature à l’université de Lyon, publiait dans Le Monde un article intitulé «Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz», dans lequel il affirmait que «les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des Juifs forment un seul et même mensonge historique». Ainsi, au début des années 1980, né le négationnisme, terme qui tend à remplacer celui de révisionnisme et qui est lié à un antisémitisme profond, que la défaite de l’Allemagne nazie et la découverte de ses atrocités avaient rendu tabou. C’est par ce négationnisme que transite l’antisémitisme d’extrême droite, collaboratrice du totalitarisme nazi, mais également l’antisémitisme de l’extrême gauche antisioniste. Une féroce bataille s’engage alors entre ces «assassins de la mémoire» et les historiens, ces derniers démolissant tous les arguments des négateurs à l’aide de recherches scientifiques poussées et d’études chiffrées. Ceci aboutît en 1990 à l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une loi punissant tous «ceux qui auront contesté (…) l’existence d’un ou de plusieurs crimes contre l’humanité». Qu’en est-il aujourd’hui? Le négationnisme existe-t-il toujours?

Heureusement, les effets du négationnisme sont actuellement marginalisés, du moins en Occident. Car il reste un système de pensée par lequel se propage l’antisémitisme d’une partie du monde arabe ou musulman comme le prouve le succès retentissant qu’à eu le livre «Mythes fondateurs de la politique Israélienne», parut en 1995, de Roger Garaudy (un autre négationniste) dans cette partie du monde. De plus des évènements comme la conférence sur l’Holocauste, organisée en 2006 à Téhéran par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et qui réunissait l’ensemble des négationnistes, ou bien «faussaires de l’Histoire», de la planète, est une preuve que le négationnisme n’est pas mort et qu’il reste toujours aussi dangereux. Car nier le génocide des Juifs revient à renier l’Histoire elle même et donc à défier la simple raison humaine, or il n’existe rien de plus dangereux car c’est de là l’origine de tout conflit.

 

20 mai 2008 | Betablog

http://www.betapolitique.fr/Le-negationnisme-est-il-mort-05603.html

 

Politique, on ne sait pas, mais bêta ? oui.

 

 

NABE BEAU

 

L'Infréquentable

 

 

Marc-Edouard Nabe. Au régal des vermines (Le dilettante.2005)

 

Excellente initiative des éditions Le Dilettante qui rééditent, 20 ans après sa publication, le premier livre de Marc-Edouard Nabe : Au régal des vermines. Occasion rêvée de (re)découvrir l’œuvre sulfureuse de celui que je considère comme l’un des plus grands (si ce n’est le plus grand !) écrivain français contemporain. Premier livre par quoi tout a commencé : le scandale, une épouvantable réputation et un flot de clichés indélébiles attachés à ce seul nom de Nabe.

Nous ne nous attarderons pas trop sur la très belle préface (intitulée Le vingt-septième livre) qui ouvre cette réédition. L’auteur nous livre d’une certaine manière le secret de son échec (comment il s’est mis tout le monde à dos dès ce premier livre) et met en parallèle son parcours et la réussite de celui qui fut un temps son voisin de pallier [palier] : Michel Houellebecq (sur ce coup-là, l’auteur du Bonheur a eu du nez puisque les médias ne parlent désormais plus que de cette promiscuité étonnante et daigne enfin parler un tout petit peu de lui !).

Pour Nabe, le triomphe de Houellebecq est le résultat logique d’une époque nihiliste qui n’aime rien tant qu’a contempler sa propre décrépitude. «Aujourd’hui les gens sont morts, ils n’ont envie que de quelqu’un qui leur répercute leur morbidité, avec le plus de mépris possible. C’est tellement logique, tellement logique ! Avant, la foule était vivante, elle s’exaltait quand un artiste sublimait la vie ; désormais elle n’exalte plus que celui qui la rabaisse… » C’est le retour déguisé de l’absence de style, du naturalisme («Certains ont pour devise : «Ni Dieu, ni Maître!», La tienne est «Ni Céline, ni Proust!»), drapé dans une couche de sociologie, de culture rock, d’aquoibonisme et de vague critique sociale (mais pas trop).

Je ne retournerai pas ma veste en dénigrant aujourd’hui les livres de Houellebecq que j’aime beaucoup (d’ailleurs Nabe s’en prend plus à l’environnement qui a permis de favoriser ce succès plutôt qu’à l’auteur pour qui il affiche toujours un certain respect). Je m’en tirerai en disant qu’il faut lire les livres de Houellebecq pour comprendre l’époque dans laquelle nous vivons et ceux de Nabe pour ne pas en désespérer. [Mettez Houllebec à la poubelle, vous vivrez plus longtemps.]

Venons-en à cet inadmissible Au régal des vermines, ce ticket pour le purgatoire dont Nabe n’est toujours pas sorti. Il a suffit d’un Apostrophes où un sinistre crétin cassa la gueule à notre jeune trublion pour le condamner à un ostracisme injustifié. L’heure est aujourd’hui à la redécouverte de l’objet du délit. «Fasciste»? «Antisémite»? «Extrême-droite»? tous ces anathèmes sont-ils justifiés ? Effectivement, il me serait très facile d’extraire des passages du livre et de jouer les avocats du Diable pour inculper notre écrivain. Mais cela n’aurait aucun sens. Marc-Edouard Nabe, c’est une pensée torrentielle, un style volcanique qui pousse la littérature dans ses derniers retranchements et qui n’hésite pas à déborder (mais le seul objet de l’Art n’est-il pas de sonder les abîmes, d’ouvrir des gouffres ?). Les cons qui persistent à le cataloguer «d’extrême droite » devraient se souvenir qu’à l’époque, notre homme vient de Charlie-Hebdo (il restera toujours fidèle à Choron, Siné, Gébé à qui il consacrera des pages magnifiques dans son journal intime) et que toute son œuvre témoigne d’un souverain mépris pour toute forme d’autorité politique, pour l’ordre et pour le nationalisme. Avec ça, on imagine difficilement les fachos le récupérer!

Nabe n’habite qu’un pays, celui de l’Art. Et comme le disait fort justement Oscar Wilde (que l’auteur admire) «la forme de gouvernement qui convient le mieux à l’artiste est l’absence totale de gouvernement». S’il jongle avec les extrêmes, avec tout ce qui peut sembler inadmissible, c’est pour explorer les limites, repousser le territoire infini de l’Art. Nabe veut faire peur: la littérature doit brûler, doit pétrifier, doit pouvoir tout dire. On pourrait parler de Céline et de Rebatet (auxquels Nabe consacre de très belles pages) mais il faut se souvenir que ce Régal est aussi né sous l’égide de Sade. Qui, depuis le divin Marquis, a été aussi loin dans l’abîme? qui a exploré par les mots de tels gouffres et mis en valeur la toute-puissance de l’Art avec un tel éclat? Nabe l’a bien compris et toute sa virulence, ses outrances, ses dérapages haineux, son «fascisme» ne sont QUE littéraires (comme les tableaux sadiques de Sade !) Tout est affaire de style chez lui, et là, on peut parler de régal. Sa prose est volcanique, de la lave en fusion ! Qu’il parle de jazz ou des femmes, de Bloy ou de ses parents ; nous sommes emportés dans un flot tumultueux et splendide, noyés sous une profusion d’images, de sensations, fracassés par les adjectifs haineux, les épithètes révoltants, les jugements inquisiteurs. On ne sort pas indemne d’une telle lecture ! ça secoue !

Autobiographie, virulent pamphlet dans la lignée de Bloy et Céline, cri de révolte totale et chant d’amour désespéré, manifeste artistique, Au régal des vermines est un peu tout ça et bien plus encore. Toute l’œuvre de Nabe et son invraisemblable générosité (eh, oui !) est déjà en germe dans ce premier opus. Voilà un écrivain qui se donne corps et âme à l’Art avec un panache qui, en ce qui me concerne, n’a pas d’égal aujourd’hui. Seulement il faut faire fi des préjugés pour l’apprécier et ne pas avoir peur de se brûler aux mots en se plongeant dans cet immense volcan en constante éruption. Le jeu en vaut la chandelle, croyez-moi…

 

NB : En quatrième de couverture, Nabe inscrit cette phrase, telle une épitaphe : «j’ai eu tout faux, je n’ai rien compris. ». Pour le démentir, je vous propose un petit extrait où l’auteur fait preuve, en pleine période de ce détestable socialisme mou et rationaliste mitterrandiste, d’un certain talent visionnaire.

«Vous verrez ce que je vous dis : le come-back du bâton va être terrible. Le socialisme a fait reculer l’extrême gauche jusqu’au fin fond de la Droite. Ne vous plaignez pas des mesures et des sanctions frissonnantes qui nous attendent. Finie la grève ! Finie la Justice ! Fini le Chômage ! Finis l’assistance et le piston ! Dehors les crouilles ! les fonctionnaires ! les vieillards ! les bouches inutiles ! Fini le temps libre ! Finies les femmes libérées ! la fraude fiscale ! le Corporatisme ! Fini le smic ! Rebonjour la guillotine !… »

 

N’est-ce pas un tableau saisissant de la France sarkozyste d’aujourd’hui? (manque juste la peine de mort mais on va y revenir !). Dès 1984, Nabe ajoute «Je sais comment ça va s’appeler moi. Ca s’intitulera : LIBERALISME, et puis c’est tout. Vous pouvez ranger fascisme et communisme, catholicisme et anarchie. Le Libéralisme, ça passe par l’Economie et pas par le Politique : c’est pour cela qu’hélas, il gagnera. »

 

La cave du Dr Orloff / Notes en vrac

http://drorlof.blogspot.com/2006/02/linfrquentable.html

 

 

LES COUINEURS

 

 

Quand un négationniste se voit accorder pleine liberté de nier la Shoah et d'encenser Hitler...

 

Par Gérard Denecker

 

Le nommé Georges Theil a été condamné le 7 octobre 2005 par le TGI de Limoges à 6 mois de prison ferme pour négationnisme, jugement confirmé par la cour d'appel de Limoges le 3 mars 2006. Mais la Cour de cassation a renvoyé la cause et les parties devant la cour d'appel de Bordeaux. L'arrêt de ladite cour d'appel en date du 6 mars 2008, invoquant les délais de prescription, a infirmé le jugement de la cour d'appel de Limoges.

Theil se trouve ainsi dégagé de toute poursuite judiciaire pour son livre "Un cas d'insoumission, comment on devient révisionniste", publié sous le pseudonyme de Gilbert Dubreuil et imprimé à Madrid en octobre 2002 par un imprimeur espagnol, Fareso, représenté en France par un certain Pierluigi Locchi, livre sur lequel ne figure aucune trace d'un dépôt légal en France.

Theil avait adressé par voie postale au printemps 2004 cet ouvrage, accompagné d'une dédicace provocante, à quatre personnalités limousines qu'il avait repérées pour leur attachement à la Résistance et leur rejet du négationnisme: Georges Guingouin, le "premier maquisard de France" (1), un de ses proches, Louis Gendillou (2), Jean-Claude Megret, président de "conscience et droits des Roms", (3) et à moi-même (4). Nous nous sommes, avec Louis Gendillou, portés partie civile, aux côtés de l'ANACR, de la LICRA, de la FNDIRP et de l'Union Fédérale Limousine des Anciens Combattants et Victimes de guerre. Et nous avons conscience d'être intervenus en justice dans les 90 jours suivants la réception du livre de Theil, c'est-à-dire du moment où il a été mis pour la première fois à notre disposition et où nous avons eu connaissance de son existence…

 

S'il n'est aucunement question de mettre en cause la chose jugée, on peut en mesurer les conséquences et constater avec consternation et dégoût que ledit Theil bénéficie désormais d'une double impunité pour poursuivre la diffusion d'un livre de propagande négationniste, mais aussi celle d'un livre dont la publication fait infraction à la législation en vigueur en France…

• Un livre, en effet, dont Theil lui-même a reconnu qu'il n'avait fait l'objet d'aucun dépôt légal (5), qu'il avait été tiré à 200 exemplaires (5), avec un bon pour accord pour un tirage supplémentaire de 1000 exemplaires (5). Une telle infraction, à laquelle la justice a semblé indifférente, pourrait entraîner, en application de la loi, une répression pénale, en particulier une amende de 75.000 euros (6)

• Un livre faisant de multiples références aux négationnistes Rassinier, Roques et surtout Faurisson, un livre destiné à contester l'existence des chambres à gaz qu'il traite de " bobard", de "supercherie", de "mensonge", de "sornettes" et à affirmer "qu'il n'y a bien sûr jamais eu d''Holocauste' des Juifs": un livre où le bien-fondé du procès de Nuremberg est qualifié d'"imposture judiciaire" et de "procès en sorcellerie"…

• Un livre qui se permet de saluer "le patriote allemand, Hitler, qui cherchait à remodeler le capital humain de la société allemande, en visant à préserver son unité raciale par la mise en œuvre de mesures pour le départ des allogènes non germains et principalement des juifs. A la fois dans leur ensemble et en chacun d'entre eux, il percevait chez les juifs un facteur de dégénérescence"...

• Un livre dont les dédicaces ci-dessous illustrent la perversité et l'esprit de provocation dont fait preuve régulièrement ce négationniste impénitent. L'adverbe "régulièrement" s'impose puisque Theil a déjà été condamné pour négationnisme à 3 mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Grenoble le 26 septembre 2001 et à 6 mois de prison ferme par le tribunal de grande instance de Lyon le 3 janvier 2006, jugement confirmé par les cours d'appel et de Cassation.

Une contradiction apparaît donc entre les jugements émis à Grenoble et Lyon, d'une part, et celui de Bordeaux, d'autre part. Cette contradiction est liée au fait que la "loi Gayssot", qui sanctionne les discours négationnistes, a été votée comme article 24 bis de la loi de 1881 sur la liberté de la presse. La "loi Gayssot" reste en conséquence soumise aux règles énoncées dans la loi même de 1881, et notamment au délai de prescription de 3 mois dont dispose l'article 65 de ladite loi. Son application au livre de Theil, diffusé dans des conditions pour le moins discutables, pour ne pas dire imprécises, a conduit la cour d'appel de Bordeaux à abandonner toute poursuite à son encontre, quelques semaines avant que ne resurgisse le "détail de l'histoire", qui va, lui, faire inévitablement l'objet d'un traitement judiciaire…

Le fait que la même loi entraîne, pour le même délit de négationnisme, des sanctions à Lyon à l'encontre de Theil et que cette loi l'en protège à Bordeaux amène en conséquence à se demander s'il n'y aurait pas une "faille" dans ladite loi qui mériterait à nouveau l'attention du législateur. Les avocats de Theil n'ont pas manqué de l'exploiter, faisant délibérément, en Cassation comme à Bordeaux, le choix de plaider entre "les mailles du filet", se limitant à la forme, c'est-à-dire au délai de prescription, plutôt qu'argumentant sur le fond…

Ce qui amène aussi à se demander si le délai de prescription de trois mois prévu dans la loi de 1881 ne s'avère pas bien trop court quand il s'agit de déclarations ou à de publications négationnistes. Il revient en conséquence au législateur de répondre à cette question et de rechercher comment apporter à la loi d'opportunes modifications.

Quant à Theil, dont le père, le résistant corrézien Guy Theil, est tombé sous les balles nazies en 1944, a porté à son paroxysme son esprit de provocation en osant venir sur cette terre de résistance au nazisme qu'est le Limousin pour publier un livre pour nier la Shoah et vanter les mérites de Hitler, et ce livre, on le laisse participer à la banalisation du mal… Une raison de plus pour qu'un autre Corrézien, pupille de la nation, ne baisse pas les bras!

 

Notes

(1) Avec la dédicace: "à Georges Guingouin pour qu'il comprenne enfin…!"
(2) Avec la dédicace: "à Louis Gendillou qui n'a toujours pas compris"
(3) Avec la dédicace: "au cher Jean-Claude qui a besoin de plus de précisions sur tant d'aspects de la seconde guerre mondiale"
(4) Avec la dédicace: "à Gérard Denecker pour qu'il aille au bout de ses certitudes imposées"
(5) Voir l'Arrêt de la Cour d'Appel de Bordeaux du 6 mars 2008 (page 18)
(6) Le dépôt légal est obligatoire pour les livres, brochures et périodiques, quel que soit leur procédé technique de production, d'édition ou de diffusion, dès lors qu'ils sont mis à la disposition d'un public qui excède le cercle de famille, à titre gratuit ou onéreux. Le fait de se soustraire volontairement à l'obligation de dépôt légal est puni d'une amende de 75.000 euros (décret du 13 juin 2006). Ne sont pas soumis à l'obligation du dépôt légal:
* les travaux d'impression dits de ville, de commerce ou administratifs;
* les documents électoraux mentionnés aux articles R26, R29 et R30 du code électoral;
* les réimpressions à l'identique;
* les documents importés à moins de cent exemplaires.

 

Amnistia, le site des crétins des Alpes, 23 mai 2008

http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/negautorise/negautorise_234.htm

 

Ces lamentables couineurs appellent à une révision de la loi. Ils ignorent évidemment qu'elle a déjà été revisée et que maintenant le délai de prescription, s'agissant des délits d'opinion dont nous sommes coutumiers, est passé de trois mois à un an. Mais l'affaire Theil s'est passée avant cette révision, et c'est donc l'état de la loi au moment des faits qui s'applique. Pas de bol pour tous ces pezzouilles. Ils l'ont dans le baba.

 

 

 

ILS SE BOUFFENT LE NEZ

 

Prof. Heertje noemt wethouder Holocaust-ontkenner

  

 Binnenlands - door Rob (R@b) op 08-05-2008 @ 11:10

 

Professor Arnold Heertje heeft op 4 mei tijdens de dodenherdenking in Nieuw-Vennep (gemeente Haarlemmermeer) tijdens een toespraak keihard uitgehaald naareen vorige spreker. Die vorige spreker, PvdA-wethouder Tom Horn, had volgens Heertje geen aandachtgeschonken aan de moord op Joden in Europa tijdens het nazi-bewind van Adolf Hitler.

Heertje noemde Horn ten overstaan van de toehoorders een Holocaust-ontkenner.Het geen aandacht schenken aan de moord op Joden in Europa tijdens de Tweede Wereldoorlog,is volgens de professor''een feitelijke ontkenning van de Holocaust, die Horn op één lijn brengtmet het moslimterrorisme”. Verder noemde Heertje de toespraak van de wethouder van Haarlemmermeer''beschamend, a-historisch en onpersoonlijk''.

Burgemeester Theo Weteringsvan Haarlemmermeer neemt vandaag in De Telegraaf afstand van Heertjes tirade die hij ''ongepast'' noemt.''Horn kon zich niet verweren tegen de volkomen onverwachte aanval van de heer Heertje.”

Wethouder Hornzegt dat door alle commotie''geen recht wordtgedaan aan de waardigheid die deze bijeenkomst behoort te kenmerken''. Hij zegtnooitde bedoeling te hebben gehadHeertje in zijn gevoelens te kwetsen. ''Maar ik ben weer gekwetst door de beschuldiging dat ik de Jodenvervolging niet serieus neem.''

Arnold Heertje, geboren in 1934,heeft zelf eenJoodse achtergrond.Doorde dreiging om opgepakt te worden tijdens de Tweede Wereldoorlog dook het uit Breda afkomstigegezin in 1942 onder, waarbijde jonge Arnold bij gereformeerde gezinnen in de Haarlemmermeer terecht kwam.

 

http://frontpage.fok.nl/nieuws/91984/Prof.-Heertje-noemt-wethouder-Holocaust-ontkenner.html

 

 

 

INITIATIVE POPULAIRE

 

Retirer le bâillon ?

 

 

Le 25 septembre 1994 la Suisse se dotait d'une loi-bâillon dite "antiraciste" (article 261bis du CPS) - un peu analogue à notre loi Fabius-Gayssot du 13/07/90 - qui allait permettre de poursuivre et surtout de mettre en prison les révisionnistes (on se souvient de l'emprisonnement de l'octogénaire G. A. Amaudruz en 2003, des condamnations du regretté Arthur Vogt, de Jürgen Graf (en exil), de René-Louis Berclaz, du Pr Faurisson et d'autres...).

   En Suisse, "l'initiative populaire" est une procédure par laquelle un groupe de citoyens peut obtenir par pétition la modification de la Constitution; il leur faut, pour cela, récolter 100.000 signatures sur l'ensemble du territoire.

   Or, en août 2007, le parti des Démocrates Suisses, soutenu par l'UDC, déposait une initiative fédérale visant à la modification de la Constitution dans le sens d'un renforcement de la liberté d'expression, modification qui devrait entraîner l'abrogation pure et simple de l'article 261bis. Depuis cette date la récolte des signatures va bon train: des stands sont organisés sur la voie publique... avec les difficultés et les déconvenues auxquelles s'exposent les courageux qui tiennent ces stands... Les 100.000 signatures doivent être récoltées avant le 7 février 2009...

   Dans son éditorial du n° 375 de mai 2008, le mensuel suisse "Le Pamphlet" (Case postale 998, CH-1001 Lausanne), favorable à cette "initiative", invite ses abonnés à la soutenir:

 

Le 25 septembre 1994, notre beau pays entrait de plain-pied dans le concert des nations tolérantes: les citoyens suisses acceptaient l'article 261bis du code pénal qui allait permettre de lutter enfin contre le racisme, entendu au sens d'actes et propos ou écrits portant atteinte à la dignité humaine de personnes d'autres races, ethnies ou religions; contre la mise en cause ou la justification d'un génocide ou d'autres crimes contre l'humanité. Il s'agissait, nous avait dit le Conseil fédéral, de permettre à la Suisse d'adhérer à la Convention internationale de 1965 sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, adhésion dont l'urgence, presque trente ans plus tard, sautait aux yeux!

   Le résultat du vote fut obtenu grâce à un matraquage principalement destiné à donner mauvaise conscience aux sceptiques, et le fait que l'arsenal pénal de notre pays était parfaitement apte à défendre les victimes d'actes et de propos agressifs et injurieux ou d'injustices criantes fut soigneusement occulté au cours du "débat". En effet, le but officiel du nouvel article étant précisément d'introduire cette défense, il eût été très fâcheux que le citoyen s'avisât qu'il faisait double emploi, et se demandât en quoi consistait la manœuvre.

   En fait, il s'agissait de fournir aux milieux "crypto-racistes", dont la LICRA et SOS-Racisme sont les plus beaux fleurons, un instrument leur permettant de persécuter les révisionnistes au nom des intérêts supérieurs de certaine communauté et de certain Etat.

   Ils ne s'en sont pas privés, d'ailleurs, comme vous le savez: les juges sont légion, qui, soit par zèle soit par peur des ennuis, ont prononcé des amendes et des peines de prison contre des auteurs de délits d'opinion mal défendus du fait que témoins et avocats étaient menacés de poursuites s'ils avaient le malheur d'aborder les questions de fond.

   Le 7 août 2007, les Démocrates Suisses, estimant à juste titre que la situation était devenue intenable, ont lancé l'initiative populaire fédérale "POUR LA LIBERTE D'EXPRESSION - non aux muselières!" visant à ce que "dans le cadre de la formation de l'opinion et du débat démocratique, la liberté d'expression [soit] garantie dans tous les cas et ne [puisse] être restreinte par aucune disposition légale". En cas d'acceptation de l'initiative, l'article 261bis du code pénal et son clone, l'article 171c du code pénal militaire, seraient immédiatement abrogés.

   Le défi est de taille, car l'initiative se heurtera à des forces considérables, tant les enjeux sont importants. Il y va en effet de la remise en cause de la base même d'une dictature qui ne dit pas son nom, et ne s'impose, comme toutes ses semblables, que par la terreur et la manipulation des esprits, avec la complicité hyperactive des milieux de l'antiracisme militant, courroies de transmission des "éminences juives"(*) – et non des juifs en général – à qui nos médias n'ont apparemment rien à refuser.

   Toutefois, la situation ne se présente plus tout à fait comme en 1994. Il y a eu, au milieu des années nonante du siècle dernier, l'affaire des fonds en déshérence, qui a révélé la cupidité et l'arrogance des "éminences juives", et mis de mauvaise humeur de nombreux Helvètes, juifs compris. Il y a eu la dégradation de l'image d'Israël du fait de la guerre israélo-palestinienne(**). Il y a également les ingérences de l'inénarrable Doudou Diène, infatigable donneur de leçons onusien en matière de racisme, qui sévit régulièrement chez nous, et qui agace. Il faut compter aussi avec toutes les personnes qui, au fil des condamnations de révisionnistes, finissent par se demander pourquoi il faut une loi pour protéger une vérité historique éclatante. Enfin, le fait que la norme antiraciste risque d'être utilisée très bientôt, comme c'est déjà le cas en France, pour empêcher toute critique à l'égard de l'islam, de ses adeptes et de ses oeuvres constitue une raison supplémentaire d'en obtenir l'abrogation dans les plus brefs délais. Même si nous ne sommes concernés qu'indirectement par une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne, nous devons pouvoir proclamer en toute liberté que l'Europe est essentiellement chrétienne et doit le rester.

   Les chances de réussite de l'initiative sont réelles, à condition que tout le monde s'y mette. Ce n'est plus l'heure de distribuer des bons et des mauvais points à ceux qui défendirent ou ne défendirent point la liberté d'expression en 1994; à ceux qui virent ou ne virent pas le piège que représentait l'article 261bis; à ceux qui furent ou ne furent pas courageux; à ceux qui furent ou ne furent pas opportunistes.

L'occasion est donnée à tous ceux qui, aujourd'hui, veulent rendre à la Suisse son honneur perdu en 1994 de soutenir, signer et faire signer l'initiative pour la liberté d'expression. L'heure est venue d'oublier les étiquettes partisanes et d'investir tous les moyens à disposition. Songez-y: si la loi bâillon disparaît, vous pourrez recommencer à dire "j'ai un ami juif" sans risquer d'être taxés d'antisémitisme. La législation ordinaire permettra, quant à elle, d'infliger une solide "fessée" aux oligophrènes qui bombardent de bananes un conseiller national d'origine africaine parfaitement suisse et régulièrement élu.

 

Le Pamphlet

 

(*) Expression empruntée au professeur Robert Faurisson, "En confidence", p. 19.

(**) Nous ne perdons pas de vue qu'il en va des guerres comme des divorces: les torts sont toujours partagés.

 

Finalement, le délai est passé sans que le nombre d'électeur nécessaire soit atteint. La muselière reste en place, solidement assujettie.

 

IL ACCEPTE QU'ON LUI PRÉSENTE DES EXCUSES

 

 

Le quotidien britannique de la communauté juive, The Jewish Chronicle, du 7 juin [2008] a fini par publier un droit de réponse de Nicholas Kollerstrom, astronome distingué récemment mis à pied par son université, à Londres, pour avoir publié un article intitulé "L'Illusion de la chambre à gaz d'Auschwitz". Voici ce droit de réponse, qu'on n'espérerait même pas en France (traduction rapide):

http://www.thejc.com/home.aspx?ParentId=m12s30&SecId=30&AId=60563&ATypeId=1

 

Réponse d'un négationniste

 

Voilà quatre semaines que vous parlez de mon travail et vous devriez m'accorder au moins un droit de réponse. Vous rapportez que je suis considéré comme "antisémite" en raison des commentaires que j'ai faits sur certaines chambres à gaz de la 2e guerre mondiale (JC du 23 avril). Votre correspondant, Mr Aaronovitch, a également affirmé que je militais pour une "négation extrême de l'Holocauste".

   Je tire mes conclusions de deux études chimiques, celles de Fred Leuchter et celle de Germar Rudolf (1988 et 1991), qui suggèrent qu'il n'a pas pu exister de gazages massifs à l'acide cyanhydrique dans les chambres à gaz d'Auschwitz puisqu'on n'en trouve précisément pas de traces. Alors qu'on en trouve en grande quantité dans les murs des chambres de désinfection.

   J'espère, et je crois, que je ne suis nullement antisémite ni néo-nazi, comme on me le dit aujourd'hui. Je ne fais qu'apporter un regard critique, en tant qu'historien scientifique, sur les indices concernant l'utilisation, pendant la guerre, de certaines chambres conjointement avec du Zyklon-B. Il est exact que l'occasion m'a été donnée de traiter de cette affaire à la télévision iranienne, mais c'est volontiers que j'en traiterais n'importe où ailleurs.

   J'accepterais volontiers qu'on me présente des excuses pour m'avoir qualifié de raciste. Je ne mets pas en doute que cette période de l'histoire a été la plus terrible de la mémoire collective des juifs au cours de laquelle un grand nombre d'entre eux sont morts et je ne suis pas opposé à ce qu'on parle de "l'Holocauste".

Nicholas Kollerstrom, nk@astro3.demon.co.uk

 

6 juin 2008

 

 

MÉFIANCE MÉFIANCE

 

 

Des rigolos par paquets

 

On tombe parfoid sur des sites qui sont plein de choses intéressantes. Le site anglais "chercheur de vérité" (truthseeker.co.uk) est un exemple. On y trouve la prose révisionniste de Mike James, par exemple, et beaucoup d'autres choses. Mais, méfiance !

Nous y trouvons aussi un long texte, Conversation with the Crow, qui est censé provenir d'un ponte de la CIA. mais ce texte fait appel aux lumières d'un certain Gregory Douglass qui est un faussaire bien connu et qui a inventé la survie de l'ancien chef de la Gestapo, Müller. Tout ce qui provient de cet excroc est fabriqué.

On peut lire aussi une analyse de Webster Tarpley sur la supposée "prise de pouvoir" dans l'administration américaine par le clan Brezinski. Il faut prendre ce genre de choses avec de très longues pincettes.

On trouve aussi un texte sur Weishaupt, qui est l'inventeur des "Illuminati", un mythe qui continue à survivre en dépit de l'absence absolue de preuves...

Joe Vialls donne son interprétation du 11 septembre. Le seul malheur est que les prédictions du petit gourou australien se sont révélées systématiquement fausses depuis des années... La présence d'articles de Gilad Atzmon et Israel Shamir relève-t-elle de la couverture?

En tout cas, il faut se débarrasser des montagnes de crédulité de ce genre de bonshommes. Nous sommes, après tout, le "journal des incrédules"...

 

http://www.thetruthseeker.co.uk/

 

 

LES GAITÉS DE L'HOLOCAUSTE

 

Holocaust is attracting falsifiers and gullible believers as bullshit is attracting flies.

Holocaust Seekers

Online, a Tangled Web

 

By Blake Eskin

 

 

When Jen Rosenberg first started searching for information about the Holocaust on the World Wide Web, she found a lot of dubious and intentionally misleading pages. "You were more likely to come up with a denier or revisionist web site," she says, which "looked more professional sometimes."

So Ms. Rosenberg, who has worked as a fact-checker for reference books about the Holocaust, began her own site under the umbrella of About.com, a Web company that has hundreds of sites "led by expert guides" on subjects from cancer to crocheting. Ms. Rosenberg told the Forward that she wanted her Holocaust education and discussion site "to have real information. I wanted people to know that it is accurate."

The Web site, www.holocaust.about.com, provides links to survivors' associations and Holocaust museums. It has a forum for discussions of the Holocaust, with a special section devoted to answering questions from schoolchildren. It also includes original content, such as Ms. Rosenberg's report on her visit to Auschwitz, where, at the request of a survivor named Laura, she left a pair of pink plastic sandals in memory of Anna, Laura's friend who died there.

After depositing the shoes at the crematorium, Ms. Rosenberg recited the Kaddish in memory of Anna and others who died. The gesture moved others in her tour group to tears. As Ms. Rosenberg describes it, "The little pink shoes, a symbol of innocence and childhood, contrasted so greatly with the concrete crematorium, a symbol of death and destruction. How sharp the realization of the reality of the victims and the shocking truth of the horror."

In its retelling on the World Wide Web, the story of two young friends, one living and one dead, conveys a sense of the suffering and loss experienced by the youngest victims of the Holocaust. Ms. Rosenberg identifies her "very good friend" Laura as a survivor of Auschwitz-Birkenau who underwent medical experiments. The only hitch is that numerous photographs and documents, as well as the statements of her own sister, place Laura in America during the war, which means she could not have known any such Anna.

 

***

 

The innovations in form brought about by the Web -- inexpensive, global distribution of data and inexpensive and pseudonymous electronic dialogue -- have put more information at the disposal of the public. The Internet has made it easier for virtual global communities to develop. This goes for Holocaust deniers as well as for those who could perhaps be called Holocaust seekers, people of various backgrounds with a passionate if sometimes ill-defined affinity for the subject. This formal revolution should not be mistaken for progress in the area of content.

Finding reliable information on the Web is, if anything, more of a challenge now than it was when Ms. Rosenberg started the About.com site as a counterweight to misinformation sites like the one run by David Irving, the Holocaust skeptic who is suing historian Deborah Lipstadt for libel in England. Early, self-styled Web experts who hung out a shingle on the Web have been joined and in some cases eclipsed by corporate-sponsored experts whose affiliated brand is trumpeted by hefty advertising budgets. Familiarity and easy access, however, do not add up to authority, and new-media sources should feel the same responsibility to the truth as old-media ones.

Of course, the old media aren't perfect either: I stumbled upon Laura's story in my investigation of the story behind "Fragments," a Holocaust memoir by a Swiss clarinetist called Binjamin Wilkomirski which was published in 1995 despite warnings about its inauthenticity and withdrawn four years later. Laura shares memories of the camps with the author of "Fragments"; he said that he, too, remembered little Anna. When his bona fides were first called into question, Laura was asked to help. She wrote that she could not corroborate his story "fact wise," only "with memories of the heart."

 

***

 

According to her birth certificate, Laurel Willson was born in Buckley, Washington on August 14, 1941. Her birth mother and her adoptive parents were practicing Christians. Her adoptive mother's father was Anton Grabowski, a Polish Catholic who emigrated in the 1890s and was buried in Tacoma. In 1943, a church ceremony was held in which her life was dedicated to Jesus. In a photo album, Laurel Willson appears at regular intervals with her sister and her classmates at school in Washington. There are dozens of photographs taken before 1950, the year in which, Laura said, she was smuggled here from Poland.

Not only that, Laura has a long history of giving lurid and questionable personal testimony about victimization and survival. Beginning in the 1980s, she wrote a trilogy of memoirs under the name Lauren Stratford in which she tells unverifiable tales of witnessing secret murders, embodying multiple personalities and enduring sexual abuse at the hands of pornographers and Satanists. During the epidemic of reported Satanic ritual abuse, which peaked in the 1990s, she appeared on "Oprah" and other national talk shows. She drew particular attention from fundamentalist Christian television and radio, which did not fade after a team of evangelical Christian investigative reporters combed through Lauren Stratford's first autobiography, Satan's Underground, and found that it was contradicted by a prodigious amount of information.

As "Laura Grabowski, child survivor of Auschwitz-Birkenau," she described the candy jars she saw in the laboratory of the Nazi doctors who gave her injections. Laura Grabowski found acceptance in a Los Angeles support group for Holocaust survivors who were children during the war. The members of the group, now in their 60s and 70s, were incarcerated in camps or lived in hiding, and some of them lack a complete knowledge of their family history or the necessary documentation to apply successfully to the Conference on Jewish Material Claims Against Germany for compensation. Several former members of the support group told the Forward that, though they were accustomed to meeting survivors who had an incomplete knowledge of their own history, Laura, when she introduced herself to the group, was unusually vague about her background and reticent about sharing basic details such as her country of origin.

Laura befriended other regular visitors to the About.com Holocaust web site, where she participated in discussions under the generic handle, "Child Survivor." Among the frequent visitors to this electronic bulletin board was Monika Muggli, who lives outside Munich. The two never met face to face, but Lauren, as she called herself in their e-mail correspondence, told Ms. Muggli that their friendship enabled her to trust Germans again. For her part, Ms. Muggli, who evinces a profound shame over her country's Nazi past, sent Lauren $1,000 so she could visit Mr. Wilkomirski (Lauren told Ms. Muggli in an e-mail that her doctor had ordered her to fly first-class) and later another $150 toward treatment of a rare blood disorder she developed as a result of the Nazi experimentation. (In her memoirs of Satanic ritual abuse, Lauren Stratford claimed she suffered from a rare blood disorder.) Ms. Muggli was not the only one to subsidize Laura Grabowski. In Los Angeles, Laura received funds from Jewish Family Services that had been designated for needy Holocaust survivors. According to one source familiar with the situation, the charity made 24 disbursements to her totaling $2,188.73 between April 1998 and March 1999, to pay for food, medicine and even car repairs.

Although Laura Grabowski repeatedly protested, to Ms. Muggli and others, that she wanted to shield her identity, her story became public. She performed a concert with Mr. Wilkomirski at a Los Angeles synagogue for which she composed an "Ode to the Little Ones;" that concert was taped by the BBC. She told Ms. Muggli that she was apprehensive about being videotaped, but in fact she had already identified herself as a child Holocaust survivor on the Internet. With Ms. Rosenberg's help, she published We Are One, a manifesto in poem form proclaiming the unity and equality of all child survivors of the Holocaust ("None of use are any less or any more than our/ Holocaust siblings").

In the same spirit, Laura Grabowski joined a debate, on an Internet-based mailing list for academics called H-Holocaust, over who should be considered a Holocaust survivor. Some participants proposed limiting the category -- an individual who, say, left Europe before the outbreak of war might not be entitled to that label -- but Laura Grabowski thought otherwise. "I think we need to be sensitive to all who consider themselves as survivors of the Holocaust," she wrote. "For myself, the Holocaust is about individual suffering....And if some call themselves survivors who are not survivors in any sense of the word, does this upset the whole survivor movement? I think not."

Lauren Stratford did not reply to a letter the Forward sent to her last known address, asking her to reconcile her eyewitness testimony of Birkenau with the information placing her in America during World War II. Nor did she respond to an e-mail sent to the address where Ms. Muggli wrote to her.

 

***

 

Ms. Rosenberg has been aware for months that Laura Grabowski's Holocaust past may be a lie -- the same reporters who exposed Lauren Stratford a decade ago published a follow-up expose, and the BBC documentary film aired in America late last year -- but she says she hasn't figured out what to do about her description of the pink shoes at Auschwitz on the About.com Holocaust site. "Whether I can say this is true or not true, I would have to do my own research." Ms. Rosenberg says, and adds she is too busy to do so. Of Laura, whom she still considers a friend, she says, "She's a very sincere and sweet person."

"If it isn't real, and if Anna isn't real, there are so many young children and babies who went through that," Ms. Rosenberg went on. "It really was a metaphor for the children. For Laura, it was for Anna. I did it for the children. When I did it I was obviously doing it for Anna, but seeing it there, it was also for all the children, the loss of life, what they should have had, could have had." In other words, Ms. Rosenberg believes her mission at Auschwitz was emotionally honest, even if it was based on a historical fiction.

"I don't want to be involved in this," Ms. Rosenberg protested. "My main goal is to educate people on the Holocaust." Ms. Rosenberg says she expends significant energy deleting messages with links to the sites of Holocaust deniers such as Mr. Irving and otherwise blocking correspondents who undermine the historical record. Postings to the bulletin board are not pre-screened, so sometimes a denier's comments show up before she can remove them. To keep them away entirely, Ms. Rosenberg says, "I would have to have a 24-hour shift."

Laura Grabowski knew that censoring the discussion would amount to more than a full-time job. In an e-mail to Ms. Muggli in Germany, she said she volunteered to help Ms. Rosenberg monitor the discussion late at night, since she had insomnia. Ms. Rosenberg taught her how.


 

Displayed on Forward website: http://www.forward.com/CURRENT/arts.html  Now 404

 

FILLON CENSEUR ACTIF DEPUIS...1996

 

Vers une clarification des responsabilités sur Internet

 

Annie Kahn

  

     Sébastien Socchard et Rafi Haladjian vont pouvoir respirer. Ces deux fournisseurs d'accès à Internet, mis en examen le 7 mai pour avoir diffusé des informations pédophiles, ont désormais de fortes chances d'être mis hors de cause. François Fillon, ministre délégué à La Poste, aux télécommunications et à l'espace, a déposé, mardi 4 juin, au Sénat, un amendement au projet de loi sur les télécommunications, visant à exonérer cette catégorie de prestataires de poursuites pénales, sous trois conditions.

Primo, ils devront fournir à leurs clients un logiciel permettant de filtrer l'accès aux sites douteux, renvoyant ainsi les parents à leurs responsabilités. Secundo, ils devront bloquer l'accès aux sites explicitement reconnus non conformes à la déontologie par le Comité supérieur de la télématique (CST). Cette instance, chargée de la surveillance des services Minitel, voit ainsi ses pouvoirs étendus à Internet, et l'amendement propose que le CST soit rattaché au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui en nommera le président. Tertio, les prestataires d'accès verront leur responsabilité pénale engagée s'ils donnent accès «en toute connaissance de cause » à un site litigieux.

     Le CST pourra être saisi tant par les professionnels que par les usagers pour donner son avis sur les sites ou forums de discussion (newsgroups). «Il fallait aller vite pour éviter que l'insécurité ne s'aggrave et ne freine I'évolution d'Internet», nous a précisé M. Fillon. Ce texte laisse en suspens les problèmes liés à la nature internationale de ce nouveau média, qui rend très difficile la poursuite de pourvoyeurs d'informations douteuses agissant en dehors du territoire national.

     L'Aftel (Association française de la télématique multimédia) doit rendre publiques, le 10 juin, plusieurs recommandations élaborées sous la direction de Pierre Huet, conseiller d'Etat honoraire.

 

Le Monde, 6 juin 1996

On remarquera que tout ce petit monde de censeurs grenouille depuis 13-14 ans, sans parvenir à prendre des mesures efficaces. Et si par miracle ils y arrivaient, nous aurions le moyen immédiat de les rouler dans la farine. Pour arrêter Internet, il faudrait des types un peu plus futés que les lourdauds qui nous "gouvernent".

 

 

PARLOTTES RIDICULES

 

L'oubli bien-pensant menace la mémoire de la Shoah

 

Alain Frachon

 

Pourquoi, fin 1998, un colloque sur les négationnistes de la Shoah? La secte paraît plutôt sur le repli. Son influence, dans des pays comme la France ou la Belgique, semble avoir culminé à la fin des années 80. Mieux que personne, l'historien Pierre Vidal-Naquet, dans Les Assassins de la mémoire (éditions La Découverte, coll. «Points-Essais », 1987), a démonté les agressions contre l'Histoire [c'est grave, docteur, ça se soigne?] perpétrées par les négationnistes, ceux de l'extrême droite mais aussi de l'extrême gauche. Plus que l'Europe de l'Ouest, l'ex-URSS ou le monde arabo-islamique sont, aujourd'hui, les terrains privilégiés de la négation de la Shoah. Pourquoi, alors? A cette question, l'historien italien Carlo Ginzburg, inaugurant le colloque organisé sur ce sujet à Bruxelles (8-10 novembre), a répondu simplement : parce que les témoins, les survivants, s'en vont.

M. Ginzburg a cité son compatriote Primo Levi - qui s'est donné la mort en 1987, «les dernières années de son existence ayant coïncidé avec le déferlement du discours négationniste». [Foutaises ! Il est tombé dans l'escalier] Au début de son livre Les Naufragés et les rescapés, un SS s'adresse à un déporté : «De quelque façon que cette guerre finisse, nous l'avons déjà gagnée contre vous ; aucun de vous ne restera pour porter témoignage, et même si quelques-uns en réchappent, le monde ne les croira pas. Il y aura peut-être des soupçons, des discussions, des recherches d'historiens, mais il n'y aura pas de certitudes, parce que nous détruirons les preuves avec vous. Et si par hasard quelque preuve et quelqu'un d'entre vous survivaient, tout le monde dira que les événements que vous racontez sont trop monstrueux pour qu'on puisse y croire, on dira qu'il s'agit d'exagérations de la propagande des alliés ; on nous croira, nous, qui nierons tout, non pas vous. L'histoire des camps, c'est nous qui la dicterons. » [Invention pro domo]

Ce ne fut pas le cas. Dans leur tentative d'effacer les traces de la destruction des juifs d'Europe, les nazis ont échoué. L'histoire des camps a été faite [par Rassinier et Mattogno!]. Le risque existe toujours, certes, qu'elle soit réécrite et le danger qu'on donne quelque crédit à cette réécriture. Mais la menace qui paraît aujourd'hui la plus sérieuse en Europe serait autre que le vieux négationnisme, avance Carlo Ginzburg. La menace, ce serait l'oubli. Pas n'importe quelle forme d'oubli : l'oubli bien-pensant, l'oubli européen bien intentionné. Une forme d'oblitération qui serait nécessaire pour affirmer l'identité de l'Europe de l'après-guerre froide. Un peu comme le gaullisme a jugé nécessaire d'occulter Vichy pour recomposer l'identité de la France après la seconde guerre mondiale.

 

Amalgames émotionnels

L'historien italien a fait référence à la conférence que prononça Renan à la Sorbonne en 1882, Qu'est-ce qu'une nation ?. «L'essence d'une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, disait Renan, et aussi que tous aient oublié bien des choses (...). L'oubli et je dirais même l'erreur historique sont un facteur essentiel de la création d'une nation.» Carlo Ginzburg transpose l'hypothèse de Renan : «Imaginons quelqu'un qui, paraphrasant Renan, dirait aujourd'hui que tout citoyen européen doit avoir oublié Auschwitz ou Treblinka (...). L'oubli de la Shoah en tant que condition pour construire une identité commune européenne »...

Le risque n'est pas que la mémoire de la Shoah soit purement et simplement occultée, que disparaisse à jamais le souvenir du massacre des juifs d'Europe. L'oubli prendrait des formes plus subtiles, celles de la banalisation, de l'universalisation de la Shoah. A Bruxelles, Simone Veil, témoin et survivante, invitée à ouvrir le colloque - organisé par deux jeunes historiens, Florent Brayard, du centre Marc-Bloch de Berlin, et Joël Kotek, de l'Université libre de Bruxelles -, y a vu un danger plus pernicieux, peut-être plus inquiétant encore que le vulgaire négationnisme.

En ces temps de confusion généralisée, Simone Veil dénonce des comparaisons, des à-peu-près historiques, des mises en parallèle d'événements qui n'ont rien en commun, sinon d'être des atteintes aux droits de l'homme. C'est ainsi que, sous cette grosse rubrique de l'actualité médiatique d'aujourd'hui, sont rangés côte à côte Hiroshima et la Shoah, Hitler et Milosevic, Auschwitz et les prisons de telle ou telle dictature latino-américaine, etc. Non, dit l'ancienne présidente du Parlement européen, toutes les atteintes aux droits de l'homme n'ont pas la même dimension.

Les amalgames émotionnels que pratiquent volontiers les médias sont une manière de dire : des Auschwitz, malheureusement, ce siècle en a connu beaucoup. La référence à Auschwitz à tout propos, et hors de propos, explique Simone Veil, gomme, oublie la spécificité de l'entreprise nazie : l'assassinat de six millions de personnes au seul motif de leur appartenance à un groupe ethnique ou religieux. Primo Levi, dans Si c'est un homme : «Il n'était jamais arrivé, dans les siècles les plus obscurs, que des millions d'êtres humains soient exterminés comme des insectes nuisibles. Il n'était pas arrivé qu'on envoie à la mort les enfants et les moribonds [ah bon? comment il le savait? Il parlait avec Dieu?].» C'est arrivé pour les Juifs et les Tziganes. Des centaines de milliers de Cambodgiens seront victimes d'autres Cambodgiens, et sans doute plus d'un demi-million de Tutsis du Rwanda tués dans le génocide perpétré par leurs compatriotes hutus.

Mais l'exercice actuel de banalisation-universalisation de la Shoah, celui qui consiste à ériger Auschwitz en symbole universel de toutes les atteintes aux droits de l'homme de ce siècle, donc à les mettre toutes sur le même plan, cette façon de réécrire l'Histoire relève de «l'oubli»: il oblitère l'unicité, la singularité, la spécificité de l'entreprise de mort industrielle que menèrent les nazis contre les communautés juives d'Europe. «Ce qui est nouveau, c'est l'utilisation d'Auschwitz en tant que prétexte », dénonce Carlo Ginzburg. «Il s'agit, dit-il, d'un indice de la présence affaiblie de la Shoah - malgré le bruit médiatique, et même à cause de lui - dans le monde d'aujourd'hui. » «PLUS DE TÉMOINS »

Facilitant l'oubli, s'est installée ce qu'il appelle une «attitude de scepticisme radical » dans l'Europe de l'après-guerre froide. Dans L'Avenir d'une négation (Seuil), en 1982, Alain Finkielkraut disait déjà des négationnistes qu'ils avaient exercé leur influence sur «une génération dégrisée » (...) qui, devant «l'effondrement de toutes les croyances, identifie la pensée à l'exercice du soupçon ».

Les participants ont dressé l'état du négationnisme en France (Valérie Igounet, de l'IEP de Paris [elle ne travaille pas à l'IEP, ou alors comme femme de ménage] ), la receptivité des médias à ses «thèses » (Stéphanie Courouble, de Paris-VII), ses réseaux en Belgique (J. Kotek) et au Danemark. Ils ont retracé ses évolutions thématiques (F. Brayard) et les formes qu'il peut prendre à l'extrême gauche (Jacques Tarnero, CNRS [Cet imposteur n'est pas chercheur au CNRS]. Ils ont étudié la relative pertinence de la réponse que peut lui apporter le législateur. Devant la permanence du mal, l'Israélien Simon Epstein [ex-français, déserteur]  a avoué son «désarroi» et Maxime Steinberg, de l'ULB, a jugé qu'il n'y avait qu'une seule réplique : «Faire plus d'histoire pour être prêts pour un temps où il n'y aura plus de témoins.»

 

Le Monde du 11 novembre 1998

 

 

 

UN PARFAIT HYDROCÉPHALE

 

Les négationnistes à la peine

 

Vous savez ce que c’est, je l’évoque à nouveau rapidement, après en avoir déjà parlé ici brièvement lors d’un article sur la commémoration du débarquement à Omaha Beach. Il existe en France des individus, relayés par des sites nazifiants (eh oui ça existe encore en 2008!) qui s’évertuent à prêcher des thèses négationnistes, malgré une loi qui leur interdit sévèrement de le faire. Sur le sujet, la France et en particulier ses universitaires ne sont pas tous blancs. La faculté des Sciences humaines, sociales, juridiques et économiques de Lyon a hébergé pendant des années un de ces penseurs nauséabonds, Robert Faurisson, qui, pendant des années, donc, a soutenu et soutient encore que les camps d’extermination n’ont pas existé [? Je croyais qu'il était allé enquêter à Auschwitz; un camp de concentration assez connu] et que le génocide du peuple juif est une pure invention. Très vite, le clairvoyant Pierre-Vidal Naquet, directeur du Monde, [? ] l’avait taclé, en affirmant ce que Faurisson ne voulait pas reconnaître: son appartenance à l’extrême droite, et ce, depuis longtemps. Vidal-Naquet le savait pertinemment: il avait été élève au même lycée que Faurisson, [c'est une preuve, ça] qui, déjà à l’époque, avait des lectures nazies et proférait déjà des thèses similaires, et notoirement antisémites. Faurisson a démarré tôt dans la carrière d’illusionniste.

 

On vous épargne la reste de le prose de crétin, qui affirme avoir été professeur d'histoire "en collègue pendant 15 ans". Pauvres collégiens !

Le reste de cette chierie se trouve à:

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42351

 

 

EN CABANE

 

The Heretical Two-escape from airstrip one

 

 

Two British Revisionists known as the Heretical Two after their website, are now in the process of seeking political asylum in the United States. On the one hand, their prosecution in their homeland is clearly politically motivated, no violence or armed force was involved, they have hurt no one, and their "offense" isn't even a crime in the U.S.A where their dissenting opinions were posted. On the other hand, the Jews don't like them and do not wish them to have something they are clearly legally entitled to. Needless to say, they don't stand a snowball's chance in hell.

That doesn't mean that this shouldn't at least be tried, if only to get it through our people's heads finally that there is no place on earth that will shelter or help us, unless we create such a place at the point of a loaded gun. These two guys seem to be genuine heroes of freedom of thought, and they deserve our every backing.

Please spare a couple of minutes to send Steve Whittle and Simon Sheppard a card or a letter. It will mean much to them.

 

Addresses:

 

Sheppard, Simon 0800006404

c/o Santa Ana Jail, P.O. Box 22003, Santa Ana, CA 92701, USA

 

Whittle, Steve 0800006408

c/o Santa Ana Jail, P.O. Box 22003, Santa Ana, CA 92701, USA

 

http://bp3.blogger.com/_pV56sneYkHA/SIZLIlrpuCI/AAAAAAAAA5I/wwujM2ziYXw/s1600-h/BB.bmp

22 juin 2008

 

 

LES DEUX HÉRÉTIQUES (EN TAULE AUX ETATS-UNIS)

 

 

Prosecution of the Heretical Two (H2)

 

 

 Simon Sheppard was found guilty on Friday July 14, 2008 of eleven counts of ‘race hate’ - all relating to internet publishing posted on servers in the U.S.A. Stephen Whittle (Luke O'Farrell) was found guilty on five counts also relating to internet publishing. The case has some analogies with the (failed) extradition hearings in London for Dr Toben's deportation for trial in Germany for ‘holocaust denial’ and with the Zundel trial. However the Germans claim jurisdiction over German nationals even if they post material on the internet abroad and / or live abroad. In the case of the H2 an English court is going further still by asserting jurisdiction over writings on the internet if they can be downloaded in England. Simon's remaining seven charges were to be considered by the jury on the following Monday. These related mainly to printed material on which the jury was unable to reach a decision. However, the authorities neglected to take their passports and they left over the weekend for Ireland, then flew to Los Angeles International Airport (LAX) and surrendered to officials in order to seek political asylum in the U.S.A. The law over internet publishing in the UK has been reinterpreted without debate to end freedom of speech on the internet, presumably acting on the orders of their masters in the EU and the Heretical Two were facing the imminent prospect of lengthy prison sentences. They are currently being held under the Department of Homeland Security (DHS) System at Santa Ana Jail, P.O. Box 22003, Santa Ana, CA 92701, USA. Simon's prison number is 0800006404 and Stephen's number is 0800006408. Please write, but do not place return address stickers on envelopes; all labels are removed and they would be unable to reply. They can only send two replies per week so would like to thank the many people who have already written with messages of support - please keep writing, as it all helps. Also they would like to thank those who contribute to the defence funds.

The first immigration court session was held on September 17 with Bruce Leichty as defence attorney. The judge claimed that she did not have the power to release the Heretical Two under the defensive procedures adopted by the US authorities. The ‘asylum-only proceedings’ for the Heretical Two was heard by immigration judge, Rose Peters, on October 14. The move by their attorney to get them released before the ruling on asylum was denied by the judge, whose reasoning appeared contradictory. At the ‘calendar meeting’ of the immigration court on Thursday 13 November - the judge set the merits (main) appeal for three afternoons in blocks of four hours from 2 pm on March 10, 12 and 24 of 2009. It therefore looks very likely that the H2 will spend at least another 4 months in prison in the USA for activities in America which the British government now deems to be crimes, i.e. exercising the right to free speech, but which ironically are not held to be crimes under American law. Simon's retrial on the outstanding six charges, one charge was dropped, was held in his absence, as the British government was not prepared to wait for the outcome of the political asylum proceedings in the US. The new trial commenced on Monday December 8 at Leeds Crown Court and was deferred on December 22 to January 5, 2009 - the following day the jury went out to deliberate and on January 8 found Simon guilty on three counts relating to Tales of the Holocaust and later in the day, by a majority verdict on two charges relating to Don't be Sheeple - even Professor Rabkin's cogent arguments that the Jews were a religion and not a race had failed to impress the jury. Although the establishment have so far managed to contain news on the case to cold, slanted and shameless reports in the Yorkshire and Lancashire press, without any discussion of any of the many issues arising the case, the Heretical Two are, at least, getting some publicity at last.

 

VOYEZ LE SITE http://www.heretical.com/

 

 

 

I am writing to you with regard to the Heretical Two - Simon Sheppard and Steve Whittle (Luke O’Farrell) who were convicted at Leeds Crown Court last July on eleven counts and five counts respectively of so called ‘speech crime’. Conviction for these ‘speech crimes’ is always very likely, as it is no longer necessary to prove intent to ‘stir up racial hatred’, as it is described in the emotive, insulting and deliberately misleading and imprecise language of these laws.  Simon and Steve sought political asylum in the USA  before they could be sentenced and are currently being held in prison.  Subsequently Simon has been convicted in his absence on Thursday January 8, 2009 on a further six counts of ‘speech crime’. Further details are available at www.heretical.com

 The asylum hearings for the Heretical Two will be heard in Los Angeles in March 10, 12 and 24, 2009. It is critically important that both he, and Steve, should be professionally represented at the hearings.  Through Mark Weber of the Institute for Historical Review, they have found an excellent American attorney, Bruce Leichty (who previously represented Ernst Zundel), but funds are needed to meet his fees.

 The sum of $30,000 will be required.  Half that sum has already been pledged on a “dollar for dollar” basis by a supporter, so it is up to revisionists and nationalists in England, Europe and America to raise the balance.

 I wish to make the importance of this case abundantly clear.  It is not limited to the particular case of these two men, who face long terms of imprisonment for ‘speech crime’ if ever they are sent back to England.

 Sheppard and Whittle have been convicted by an English court for publications on a web server in Torrance, California, on the basis that an English court is entitled to assert jurisdiction over writings on the internet if they can be downloaded in England (and not, I should emphasise, on the basis of their nationality, so this case is even worse than Ernst Zundel’s.  The basis of the German court’s assertion of jurisdiction in his case was that he is a German citizen.  The courts of most countries whose legal systems derive from the Roman or Civil Law, such as Germany, assert worldwide  jurisdiction over their own citizens).

 Presumably, therefore the courts of any country from Afghanistan to Zimbabwe enjoy the same universal, long arm jurisdiction against dissidents who publish on the internet, so rendering the protection of the First Amendment to the Constitution of the United States of America effectively illusory for any writer with the temerity to leave that country.

 The asylum hearing in the case of the Heretical Two will set a precedent for dissidents all over Europe and in other lands whose benighted laws criminalise speech that outrages the selective sensibilities of their repressive political establishments.  If it fails, there will be nowhere for such people to flee.  If it succeeds, it will create a safe haven for dissidents and heretics, and profoundly humiliate the British authorities.

 The question is not whether you like Sheppard and Whittle, or agree with their writings, or the other material posted on the Heretical site.  It is, quite simply, whether you are prepared to help ensure the effective representation of two men seeking to set a vital precedent for genuine asylum seekers from oppressive, liberticidal regimes, seeking refuge in the world’s last true free speech zone.

 Please give what you can in this crucial case in order to help win the battle against state oppression and to halt the slide into tyranny.  All Cheques, Postal Orders / Money Orders, etc. for the appeal fund to be made payable to the Croydon Preservation Society – details as follows:-

Lloyds-TSB - Sort code 77: 3003 -  Account No 86187860

All donations can be posted to the address below.

P.O. Box 301

Carshalton, Surrey, SM5 4QW, Royaume Unio

 

For further details of the campaign contact paullballard@totalserve.co.uk or admin@drypool.org

 

ILS AIMENT PAS LE PARADIS

 

 

Les fournisseurs d'accès pourront être contraints
à bloquer les sites illicites

 

PARIS (AFP) — Les fournisseurs d'accès à internet pourront être contraints à l'avenir par la justice d'empêcher l'accès des internautes à des sites illicites hébergés à l'étranger, selon une décision récente de la Cour de cassation qui fait jurisprudence.

Dans un arrêt rendu le 19 juin et consulté jeudi par l'AFP, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a estimé que la prescription de telles mesures de filtrage n'était "pas subordonnée à la mise en cause préalable des prestataires d'hébergement".

En mars 2005, huit associations antiracistes avaient lancé une procédure en référé, souhaitant que les fournisseurs d'accès mettent en place des mesures de filtrage pour interdire l'accès depuis la France au site révisionniste "Aaargh" (Association des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste).

Ce site, hébergé par des sociétés de droit américain, proposait alors en libre accès quelque 230 brochures antisémites ou révisionnistes, comme les travaux de Robert Faurisson et Jean Plantin.

Dans un premier temps, en avril 2005, le juge des référés du TGI de Paris avait ciblé les hébergeurs, leur ordonnant d'empêcher l'accès de ce site aux internautes français. Mais l'un d'eux n'avait pas suivi cette injonction.

Dans un second temps, le juge avait donc changé de stratégie et, le 13 juin 2005, fait injonction aux fournisseurs d'accès, tels France Télécom, Tiscali ou Tele2, de prendre "toutes mesures propres à interrompre l'accès à partir du territoire français" au site Aaargh.

Pour prendre une telle décision, le juge s'était fondé pour la première fois sur la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004, qui permet d'ordonner à l'hébergeur le retrait du site, mais aussi, "à défaut", si l'hébergeur ou l'éditeur échappent à la justice, d'en faire cesser l'accès.

Le 24 novembre 2006, la cour d'appel de Paris avait confirmé cette ordonnance.

Tandis que les associations s'étaient réjouies de ce "coup porté à l'impunité des sites hébergés aux Etats-Unis", l'Association des fournisseurs d'accès (AFA), et certains d'entre eux à titre individuel, avaient formé un pourvoi en cassation.

Suivant l'avis de l'avocat général Bernard Pagès, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a rejeté ce pourvoi.

Dans son avis, M. Pagès avait souligné "la réelle nouveauté et le progrès dans la lutte contre les sites" illégaux apportés par la LCEN.

"C'est précisément pour lutter contre les paradis de l'internet, comme il existe des paradis fiscaux, que le législateur français a permis au juge d'imposer par défaut des mesures aux fournisseurs d'accès, seul moyen rapide d'action sur le territoire national, même si sur le plan technique, il n'existe pas de garantie totale de résultat", écrivait-il.

Du côté des fournisseurs d'accès, on se montrait jeudi moins enthousiaste.

Dans son arrêt, la Cour de cassation semble suggérer qu'"une victime peut assigner directement un fournisseur d'accès à internet, sans avoir assigné préalablement" les hébergeurs, ce qui est "une situation un peu bizarre", relevait ainsi l'avocat de l'AFA, Me Pascal Tiffreau.

"Les fournisseurs d'accès à internet sont de bonne foi et n'entendent pas se soustraire à leurs responsabilités, mais ils ne veulent pas être les seuls dans cette galère", poursuit-il, regrettant qu'aucune poursuite pénale n'ait été lancée contre l'éditeur de Aaargh, "qui vit toujours sa vie tranquillement".

 

26 juin 2008

Ça les rend fous, les ploucs.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5hz-g0UyZC1Stu_XWF4Qdz61WJ9ZA

 

ALLEMAGNE

 

Un certain respect

 

On se souvient que, le 23 novembre 2007, le célèbre avocat allemand Horst Mahler avait été condamné par le tribunal de Cottbus-Dissenchen (est de l'Allemagne) à six mois de prison pour avoir, le 15 novembre 2006, en présence de quelques amis, fait le salut hitlérien devant la porte de la prison de cette même ville où il allait purger 9 mois d'emprisonnement pour "propos hostiles aux juifs".

   Aussi bien le parquet que Horst Mahler avaient fait appel de cette décision, le premier trouvant la peine insuffisante et le second réclamant, bien entendu, l'acquittement.

   L'arrêt vient d'être rendu le 22 juillet 2008; en voici le compte rendu:

 

La décision en appel du tribunal de Cottbus est tombée ce mardi 22 juillet 2008. Le procureur (Madame Cäcilia Kramer-Krahforst) réclamait 9 mois de prison ferme au lieu de 6 mois. Le tribunal, présidé par le juge Braunsdorf, est allé au-delà de la réquisition du parquet en infligeant à Mahler une peine de 11 mois de prison ferme.

   Mais ce curieux procès d'appel a aussi provoqué un début de scandale dont la presse s'est fait l'écho. En effet, non seulement le président Braunsdorf n'a dans les attendus de son arrêt nullement fait mystère de la haine qu'il ressentait à l'égard de l'accusé, mais il s'en est pris aussi au procureur, Madame Kramer. Dans son réquisitoire celle-ci avait, certes, en effet, indiqué combien les idées défendues par l'accusé lui étaient étrangères, mais elle avait ajouté qu'il était difficile de se défendre d'une certaine forme de respect (einen gewissen Respekt) que l'on pouvait ressentir pour le courage dont faisait preuve Mahler et pour la constance avec laquelle il s'efforçait de trouver un juge qui partagerait ses idées: pour Mahler, l'article 86 du Code pénal, qui interdit tout moyen d'expression aux organes qualifiés de "contraires à la constitution" (verfassungswidrig), c'est-à-dire, dans les faits, à ceux d'"extrême droite", est incompatible avec la Loi fondamentale qui garantit la liberté d'expression pour tous.

   Cette déclaration de madame le procureur a été non seulement violemment condamnée par Braunsdorf pendant l'audience, mais fait évidemment scandale. On ne peut que faire le rapprochement avec ce qui s'était passé à Mannheim en 1994 où, avant de condamner Günter Deckert [le fidèle rapporteur des audiences des procès Zündel, Rudolf et Stolz], le juge Orlet avait exprimé l'estime et le respect que méritait l'accusé pour "sa force de caractère", ce qui avait engendré un scandale sans précédent où Helmut Kohl lui-même avait vilipendé le juge Orlet avant que celui-ci ne se voie contraint de demander sa retraite anticipée "pour raison de santé".

 

Rappelons aussi qu'il y a trois mois, le 28 avril exactement, Horst Mahler était condamné par le tribunal de Erding à 10 mois de prison ferme pour l'interview donnée au magazine Vanity Fair dans laquelle il niait l'Holocauste.

 

CONFUSIONS BATAVIQUES

 

Negationisme 
De studie maakt een hoop dingen duidelijk. Allereerst dat het antisemitisme in Frankrijk zeer gefragmentariseerd is. Er is sprake van antisemitisme vanuit Noord-Afrikaanse groeperingen. Zij voelen een sterk ressentiment tegen de Franse maatschappij, wat zich soms vertaalt in geweld tegenover de veelal goed geïntegreerde Joden. Interessant -en niet onbelangrijk- is dat de ongeveer 550.000 Franse Joden voor een groot deel ook uit Noord-Afrika komen.

Er zijn echter ook antisemitische uitingen vanuit autochtoon Franse hoek, zoals vanuit de neonazistische beweging. Belangrijker is de ooit sterke stroming van het ”negationisme”, het revisionisme, dat in Frankrijk met name ingang kreeg via Robert Faurisson, die tot zijn ontslag in 1991 hoogleraar in de letterkunde aan de universiteit van Lyon was. Het negationisme ontkent de Holocaust - volgens Faurisson waren de gaskamers niet meer dan een verzinsel. Uiterst links en uiterst rechts vonden elkaar in dit antisemitische denkbeeld, zo laat Wieviorka in zijn boek zien. In ultrarechtse kringen, zoals binnen het Front National, is het negationisme vrijwel gemeengoed geworden.

Het traditionele antisemitisme vanuit conservatieve rooms-katholieke groeperingen en het 19e-eeuwse racisme is in Frankrijk zo goed als verdwenen, maar dat wil niet zeggen dat de gedachtespinsels van deze bewegingen zijn verdampt. Zo worden de antisemitische ”Protocollen van de Wijzen van Zion” nu door Arabische groepen aangehaald. Het kritiekpunt van de Shoah-business, het verwijt dat de Joden de Holocaust te pas en te onpas in hun voordeel inzetten, komt weer terug in de retoriek van de ”black issue”-beweging. Zwarte Afrikanen willen ook aandacht voor hún lijden tijdens het tijdperk van de slavernij, waarbij volgens antisemitische lezing veel Joden betrokken zouden zijn geweest. De Joden zijn door hun lijden niet boven alle kritiek verheven, stellen ze.

 

Extrait d'un texte intitumé "La jalousie comme ferment de l'antisémtisme", qui copie abondamment l'excellent Michel Wieviorka:

http://www.refdag.nl/artikel/1352795/Jaloezie+als+bakermat+van+antisemitisme.html

 

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CONFÉDÉRATION HYSTÉRIQUE

 

 

Libres propos d'un révisionniste sur des révisionnistes

 

René-Louis BERCLAZ

 

Robert FAURISSON

Pour que chacun puisse voir qu'elle n'existait pas, Robert Faurisson a propulsé la chambre à gaz dans le firmament avec tant de force et de précision qu'elle a fait de l'ombre à l'étoile elle-même (celle qui a remplacé notre soleil...). Certains, éblouis et déconcertés par tant d'audace et d'éclat, réagirent tel un maladroit qui dérange une femme à sa toilette, en lui disant, par excès de gêne et d'un ton faux: "Excusez-moi, Monsieur!" Sans craindre le ridicule, ils veulent faire croire qu'ils ont vu autre chose que la vérité toute nue.

 

Jean-Louis BERGER

Voulant appliquer pour de bon les grands principes de l'Ecole laïque et républicaine, Jean-Louis Berger a cru pouvoir développer librement le sens critique de ses élèves. Jean-Louis Berger leur a donné le meilleur de lui-même, mais la République, prisonnière du mensonge, lui a tout pris, même la vie, parce que le mensonge est l'essence même de ceux qui, ayant créé cette République-là, ne purent supporter un esprit altruiste et indépendant comme le sien.

 

Vincent REYNOUARD

L'évidence de ses démonstrations ne pouvant se réfuter par d'autres démonstrations plus évidentes encore, il ne restait plus qu'à quérir la police pour faire cesser ce scandale qu'est la vérité dite. Et maintenant, la prison, pour de nombreux mois, va lui offrir le haut-parleur qu'il ne pouvait se payer, ayant sept enfants à nourrir...

 

Jürgen GRAF

Le mensonge parle vingt langues, mais Jürgen Graf ne connaît qu'un seul langage, celui de la vérité. Pour dire cette vérité, il a appris d'innombrables langues, mais a laissé le mensonge à ceux qui en vivent. Ne pouvant plus s'exprimer devant ses sept millions de compatriotes, à cause d'une condamnation inique de quinze mois d'emprisonnement, Jürgen Graf, contraint à l'exil, a maintenant l'oreille de 700 millions d'incrédules...

 

 

Gaston-Armand AMAUDRUZ

L'ancienneté fait parfois la primauté. Mais Gaston-Armand Amaudruz, qui a su, avec la sagesse du roi dormant, maintenir haut et ferme l'esprit critique dans son pays, n'a pas attendu d'être le plus ancien pour être le plus clairvoyant. En récompense de sa probité exemplaire, une justice servile l'envoya, alors qu'il était âgé de 82 ans, méditer trois mois en prison.

 

Ernst ZÜNDEL

Son pays n'étant plus celui de ses ancêtres, sa fidélité consiste maintenant à défendre leur honneur par la simple dignité de sa présence. Ernst Zündel les dépasse tous, ses "éminents" compatriotes...: ce n'est pas trop difficile, avec le larbin à plat ventre du Vatican ou l'angélique créature qui squatte la Chancellerie, raison pour laquelle on le garde dans un trou, parce que ceux qui l'ont mis là savent bien qu'ils ne sont rien en face de lui.

 

Georges THEIL

Devenir révisionniste serait-il le bon moyen de ne pas finir tout à fait idiot? Poser la question, comme le fait Georges Theil dans un livre qui enfonce les portes les mieux fermées, c'est y répondre. Mais la République francophobe cultive tellement la frime et l'imposture qu'elle a choisi, très logiquement, de placer le mieux doué à son pinacle et, par conséquent, son contraire dans un cul-de-basse-fosse. La France, qui n'est pas la République, saura-t-elle reconnaître les siens?

 

Ahmed RAMI

Pour combattre la tyrannie juive qui opprime le Maroc, Ahmed Rami prit le risque de s'attaquer au premier domestique d'Israël: le roi. Obligé de quitter sa terre natale, il arriva dans un pays de cocagne, où il vit les plus repus avaler des couleuvres, en proclamant urbi et orbi que cette nourriture très casher était la meilleure du monde. Ahmed Rami osa exprimer quelques doutes à ce sujet et, pour ce nouveau crime de lèse-majesté, il fut contraint de déguster le pain sec des cachots du pays des Bernadotte...

 

Fredrick TOEBEN

Il n'a pas craint d'entrer dans la gueule du loup pour poser sa question. Le loup lui a répondu: "Attends ici un moment, le temps que je me rendorme; répondre à ta question serait ma mort, car la vérité me tuerait!" Pour avoir confondu le loup qui dort avec un gentil kangourou, Fredrick Toeben est resté sept mois emprisonné dans le protectorat juif d'Allemagne.

 

Serge THION

"Qui cherche trouve" pourrait être la devise de ce chercheur hors norme et hors pair. Difficile de comprendre qu'une simple allumette puisse faire de l'ombre. C'est pourtant ce que d'ombrageux personnages lui reprochent... Dans le silence étouffant de la nuit profonde où s'impose, solitaire et inquiétante, l'étoile à six branches, l'allumette de Serge Thion est le dernier refuge de la lumière et l'ultime lueur de l'esprit critique.

 

 

19 juillet 2008

 

 

 

EN TOUTE LIBERTÉ

 

Uri: néonazi condamné pour discrimination raciale

 

 

Un néonazi a été reconnu coupable pour discriminations raciales répétées par la justice du canton d'Uri, en Suisse. Cet homme de 29 ans a été condamné à une peine pécunière de dix jours-amende à 100 francs et à une amende de 200 francs.

Le néonazi a été condamné pour avoir pris la défense de Philippe Brennenstuhl, un Romand qui nie l'existence de l'Holocauste, lors d'un discours le 5 août 2007 sur la prairie du Grütli. [lieu du serment historique qui crée la confédération helvétique]. Sa condamnation, révélée par le SonntagsBlick, a été confirmée par le procureur.

La police examine actuellement le texte du discours des extrémistes de droite du 3 août dernier au Grütli, a encore précisé le procureur. Deux personnes ont pris la parole à cette occasion: Markus Martig, membre du groupe d'extrême-droite nationale PNOS, et Philippe Brennenstuhl.

 

11.08.08

http://www.edicom.ch/fr/news/suisse/uri-neonazi-condamne-pour-discrimination-raciale_1189-5667884

 

 

DOWN UNDER

06 Aug 2008

 

Australie: Nouveau procès Töben - Jour 1

 

La première journée du procès Töben s'est déroulée comme prévu, hier, 5 août, devant la Cour fédérale d'Adelaïde présidée par le juge M. Bruce Lander. Rappelons que ce procès est intenté par l'éternel persécuteur des révisionnistes australiens, Jeremy Jones, ancien président du Conseil exécutif de la communauté juive d'Australie, défendu par Me Robin Margo et deux assistants, contre notre ami Fredrick Töben, directeur de l'Adelaide Institute, défendu par Me David Perkins. (C'est F. Töben qui est à l'origine de cette excellente définition: "L'Internet? Une arme d'instruction massive".)

Nous n'entrerons pas dans les détails de cette première journée mais nous contenterons de signaler quelques points:

28 chefs d'accusation ont été signifiés à F. Töben et pour chacune de ces accusations il a plaidé non coupable.

Le principal reproche qui lui est fait est d'avoir, à plusieurs reprises, enfreint une décision de justice de 2002 lui ordonnant de retirer de son site les éléments ne plaisant pas aux juifs, à savoir, principalement:

— Il existe de sérieux doutes quant à l'existence de l'Holocauste;

— Il est fort peu probable qu'il ait existé des chambres à gaz à Auschwitz;

— Les juifs qui contestent la négation de l'Holocauste sont d'une intelligence limitée;

— Certains juifs, pour des raisons inavouables, y compris pour faire du profit, ont exagéré le nombre de juifs tués lors de la deuxième guerre mondiale ainsi que les circonstances de leur mort.

Autre grave accusation portée contre F. Töben: Il a mis en cause l'intégrité des tribunaux en citant notamment les noms de deux juges juifs (audience du 28/2/08).

Le juge a bien précisé que toute preuve apportée par le prévenu pour nier l'existence de l'Holocauste serait considérée comme hors de propos. En revanche, il a accepté, sur la pression de l'avocat de Töben que ne soit pas communiquée la situation bancaire du prévenu, évitant ainsi que le demandeur n'en sache davantage sur les personnes qui ont apporté leur soutien à Töben, par exemple, dans l'action en cours.

 

 

VOYAGER LÉGER

 

Mauthausen vu par Le Guide du Routard pour l'Autriche (2008)

 

Robert Faurisson

 

Le Guide du Routard poursuit sa course holocaustique. Dans le passé, on l'avait déjà vu saisir toute occasion de s'en prendre au révisionnisme. Il vient de récidiver dans son guide de l'Autriche (Hachette Tourisme, mars 2008, p. 408-410). S'y attardant longuement sur "le camp de concentration de Mauthausen", il s'emploie à susciter chez le bon lecteur haine et indignation.

«Quand [en particulier] on se retrouve dans la carrière, au pied de l'escalier de la Mort, c'est un moment très dur. Particulièrement émouvant. Mais peut-on seulement parler d'émotion? On serre aussi les poings de colère. Il faudrait y amener tous les révisionnistes, tous les négationnistes, tous les Faurisson, Haider, lepénistes et mégrétistes de tout poil, tous ceux qui trafiquent l'histoire, tous ceux qui font de la haine de l'autre leur fonds de commerce électoral...»

Le Guide du Routard nous la baille belle. Quel est son fonds de commerce? La haine? L'appel aux bas instincts? Le pathos visant à faire pleurer Margot?

Mais, au fait, lui qu'on voit si ardent à dénoncer le révisionnisme, ne tombe-t-il pas dans l'hérésie révisionniste sous sa forme la plus grave? Il passe entièrement sous silence le clou de la mise en scène locale: il ne souffle mot de... la chambre à gaz.

   J'ai visité deux fois le camp de Mauthausen: une première fois, tout seul, en juillet 1979 et, la seconde fois, en avril 1989 en la compagnie, notamment, des Américains Fred Leuchter et Mark Weber. Dès ma première visite, j'avais instantanément relevé les impossibilités physiques d'une éventuelle opération de gazage ainsi que la variété saugrenue des explications fournies par les inscriptions sur place et par le guide autrichien: selon les cas, le gaz arrivait par les pommes de douche, par un appareil situé à droite ou par une conduite située à gauche. J'avais demandé pourquoi, parmi les cartes postales mises en vente et détaillant toutes les horreurs du camp, ne figurait aucune carte nous montrant l'horreur des horreurs: la chambre à gaz aux apparences de petite salle de douche. On m'avait répondu: "C'est trop horrible!"

   J'ai écrit sur Mauthausen et F. Leuchter, à son tour, a écrit sur le sujet.    Pourquoi Le Guide du Routard, tellement soucieux de marcher dans les clous et de "suivre la route que tout le monde suit", n'a-t-il rien dit de la chambre à gaz? Pourquoi n'a-t-il pas rapporté que, selon la confession du commandant Franz Ziereis (avec trois balles dans le corps et en train de mourir dans d'atroces souffrances), le nombre des gazés de Hartheim, sous-camp de Mauthausen, a été d'"environ 4 millions à l'oxyde de carbone" (Simon Wiesenthal, KZ Mauthausen, Ibis Verlag, Linz-Wien, 1946, p. 12)?

 

31 juillet 2008

 

 PETITS CADEAUX

 

Un vieillard délinquant

 

Hier, 11 août, on apprenait, sur le site du journal Hannoversche Allgemeine Zeitung, qu'un habitant de Bennigsen de 72 ans était actuellement poursuivi par le parquet de Hanovre pour incitation à la haine raciale. Il aurait commis le crime d'avoir envoyé par la poste plusieurs écrits révisionnistes à un certain nombre d'organisations dont quelques-unes ont porté plainte. Selon Kathrin Söfker, porte-parole du parquet, le septuagénaire aurait voulu prouver à ses destinataires qu'il n'y avait pas eu d'Holocauste. L'enquête devrait s'achever le mois prochain.

Le délinquant en question est en outre trésorier de l'association "Bauernhilfe", sous-organisation de l'association Collegium Humanum qui était dirigée par la dynamique octogénaire Ursula Haverbeck et que le ministère de l'Intérieur a interdite en mai dernier en même temps que l'"Association pour la réhabilitation des personnes opprimées pour leur remise en question de l'Holocauste" (VRBHV). A l'époque une véritable razzia avait été organisée à l'échelle nationale et lors de sa perquisition au domicile du septuagénaire la police avait saisi des ordinateurs et du matériel de propagande. Le ministère de l'Intérieur du Land de Basse-Saxe a transmis au ministère de l'Intérieur fédéral les résultats de ces perquisitions et ce dernier les exploite avec les Renseignements généraux.

 

http://www.haz.de/newsroom/regional/art1065,655922

 

 

LECTURES AU COIN DU FEU

 

Revue d'Histoire des Colonies

XLIII, 1956, n° 151, p. 138-158

Les juifs à la Martinique sous l'ancien régime

Jacques Petitjean Roget

 

[...] "Histoire parallèle à celle des protestants" mais attitude de l'Administration "plus virulente dans le forme, plus lénifiante dans la pratique." Les premiers s'établissent, discrètement, en Martinique ("il n'y en avait point ou fort peu dans les autres îles"), venant d'Amsterdam, en même temps que les Hollandais faisaient du commerce. D'autres arrivent en 1654 parmi les Hollandais chassés du Brésil.

Sept maîtres de case juifs recensés en 1664 et seize en 1680. principalement dans le commerce de Saint Pierre. Plus tard s'y ajoutent ceux venus de Bordeaux.

Enumération des patronymes, avec précisions sur leurs familles et activités; relevé de ce qui les concerne dans la correspondance des gouverneurs.

 

GROS TONTON FAIT LES YEUX RONDS

 

Bernard Jouanneau en première ligne contre le négationnisme

 

Fanny Bijaoui

 

Les 12 mars et 12 avril 2007 ont eu lieu devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris les débats du dernier grand procès du négationnisme. À l’origine, une plainte de Robert Faurisson contre Robert Badinter et la chaîne Arte. Me Jouanneau, l’un des défenseurs de Robert Badinter, publie les comptes rendus d’audience.

 

Il le dit avec une sincérité désarmante: «La Shoah m’est tombée dessus en 1972, lorsque Robert Badinter m’a fait entrer à la Licra. Dès lors, j’ai fait du combat contre Faurisson l’engagement de toute ma vie. » S’il est spécialisé dans le droit de la presse, Bernard Jouanneau se consacre depuis de longues années à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Membre de la commission juridique de la Licra jusqu’en 1992, il est l’un des premiers à avoir combattu Robert Faurisson devant les tribunaux, notamment au cours d’un procès retentissant durant l’année 1979-1980. «Le 17 décembre 1980, c’était la première fois que l’on osait affirmer sur l’antenne d’une radio française (Europe 1) que les chambres à gaz n’avaient pas existé. C’était le scandale absolu. J’étais jeune avocat, mais le fait de ne pas être juif me permettait d’aborder cette affaire sans la charge émotive personnelle.» Contrairement à l’historien Pierre Vidal-Naquet, aujourd’hui décédé, qui refusait tout dialogue avec Robert Faurisson, Bernard Jouanneau se lance dans la bataille juridique. Il s’oppose à Claude Lanzmann, hostile à tout amalgame entre Histoire et justice. «Il considérait qu’il était le seul à pouvoir écrire sur la Shoah. [On se demande comment Lanzmann a échappé à l'asile des fous. ]  Or, l’humanité tout entière est concernée. En tant qu’être humain, je ne pouvais pas passer à côté de cette négation qui est un nouveau génocide. C’est une façon de recommencer à tuer les Juifs. [Ça ausi, ça relève de la psychiatrie.] C’est ce qui a motivé mon combat contre Faurisson. Je considère qu’il est un antisémite avéré, permanent et dangereux. J’ai eu cette conviction dès l’origine et je l’ai encore profondément. »


 

 

 

L'horrible Nanar

 

Succès mitigé.


Dans ce premier procès, l’arrêt de 1983 est une défaite pour l’avocat. Le tribunal estime que M. Faurisson ne peut être convaincu de mensonge. Juges et historiens se retrouvent dos à dos, refusant chacun de s’engager dans une telle affaire. Une «démission de la justice», selon Bernard Jouanneau, mais qui ne l’empêche pas de continuer. Plus de vingt ans après, il se tient au côté de son ami Robert Badinter. Cette fois, Robert Faurisson attaque l’ancien Garde des Sceaux pour ses propos sur la chaîne Arte, le 11 novembre 2006, lors de l’émission «Le Forum des Européens ». Celui-ci avait affirmé : «Le dernier procès que j’aurai plaidé avant de devenir ministre, c’est contre Faurisson. Je l’ai fait condamner pour être un faussaire de l’Histoire.» Bernard Jouanneau décide de transformer ce banal procès en diffamation en forum de l’Histoire, et de faire rayonner la vérité, à partir du prétoire, bien au-delà du cadre procédural où Faurisson entendait le situer. Les 12 mars et 12 avril 2007 défilent à la barre des historiens de renom, Annette Wieviorka, Valérie Igounet, Nadine Fresco, Henry Rousso [ce sont plutôt de parfaites nullités]. Si le «bénéfice de la bonne foi » a été reconnu à Robert Badinter par le jugement du 21 mai 2007, et M. Faurisson débouté de toutes ses demandes, Me Jouanneau parle d’un succès mitigé : «Pour être total, il aurait fallu que Badinter obtienne une décision qui condamnait Faurisson pour avoir commis un faux. Pour le tribunal, la preuve de la vérité n’a pas été apportée. Du coup, Faurisson a le sentiment d’avoir gagné car la vérité du fait diffamatoire n’a pas été retenue.» Bernard Jouanneau reste un adversaire acharné du négationnisme, notamment à travers l’association «Mémoire 2000 » qu’il a créée en 1992. «Elle propose aux lycéens et collégiens de la région parisienne d’assister à des séances de cinéma pour aborder tous les thèmes de la discrimination, et leur montrer qu’ils sont des citoyens en germe. » Un homme d’envergure.

 


Tribune juive

Me Bernard Jouanneau, La Justice et l’Histoire face au négationnisme. 
Au cœur d’un procès, Fayard. Avant-propos de Robert Badinter. Le site de l'aaargh republie ce pensum avec des commentaires adaptés. Voir la page "feuilleton". (...fran/feuilleton/feuilleton.html)

Cette andouille, comme beaucoup d'autres s'était lancé en 2007 dans l'opération "Génocide au Darfour". Deux ans plus tard, pfuit, évaporé le génocide du Darfour, y'a plus, terminé, il n'y a rien à voir... Toute l'opération d'intoxe sioniste a disparu sans laisser de trace. Darfour ? Non, je ne vois pas... Ils deviennent tous révisionnistes...

 

http://www.tribunejuive.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1224&Itemid=2356

 

 

LE GAZ LIQUIDE

 

 

The Allies and the use of gas during WWII

 

Both the USA and Great Britain planned and meant to use gas during WWII. Germany as a consequence of the Versailles dictate of 1919, was forbidden to produce and import any kind of gas or liquids that could be used to produce such gasses, Article 171.

The Reich kept strictly to the requirement of the Versailles dictate regarding chemical warfare equipment. Even the Weimar Republic kept to the dictate. During the Sea Disarmament Conference, 1921/22, in Washington, the following nations did not agree to gas or any chemical weapons being dangerous weapons: USA, England, France, Japan and Italy. The use of chemical weapons were discussed, but without an agreement being signed.

In June 1925 in Geneva the question was once again discussed, one reached the so-called Geneva Gas-War Protocol. Out of the 44 nations attending the Geneva conference 38 had, by the end of 1935, signed the protocol. 21 nations took reservation, 17 were reluctant. By the end of 1935, 28 nations had ratified the convention. But 10 refused, among those were USA, Japan, Czechoslovakia, Luxemburg, and various nations in South America. The Reich signed without any reservations.

During WWI the American company under leadership of General Amos A. Fries developed weapon based on chemicals. The General was manager of "Chemical Warfare Service". After 1919 General Amos A. Fries wrote a lot of articles claiming chemical weapons were the solution to new wars. Chemical weapons were human, and chemical weapons must be looked upon as blessing in wars. During the early negotiations leading up to the Hague conference in 1899, the use of gas was an important topic. The USA was for use of toxic gas and that chemical weapons were human. (1)

At the start of WWII both sides had poisonous shells. Bombs with poison was not at hand in Germany. (2) "The use of gas was strictly forbidden in the Wehrmacht! Even the use of gas as answer to such bombs used against Germany needed Hitler’s clearing. ... No use of chemical weapons could be used without Hitler’s approval. Such weapons should only be stored inside Germany." (3) During the war Hitler refused many proposals by the General Staff to use poisonous gas against partisans on the Eastern Front (4). Hitler said "No!" He did not want such weapons used by the German Army at any front.

 

Incident in Poland

The first incident involving poisonous gas in WWII occurred on the evening of Friday, September 8, 1939 in the village of Jaslo in the south of Poland. (5) Polish troops had tried to blow up a railway bridge over the river Jasiolka. The Poles had used a chemical bomb (6)

As German soldiers from 1. Gebirges-Pionere. Battalion 82 (a battalion of engineer infantry) came to clear the bridge it exploded. The engineer soldiers found the Poles had used a chemical explosive — but that explosive had not exploded — as it exploded 14 solders became mustard gas victims, two of the soldiers died.

An investigation by the German High Command explained that they did not have conventional explosives that used poison gas mines. The LOST (6) mines were, as the German High Command investigation revealed, fabricated in England. (7) The Germans did not take revenge on the Polish army.

 

Churchill’s plans of using poison gas

In 1940 England had plans to use poisonous gas should Germany start an invasion of England. Sir John Dill, Chief of the British Empire General Staff, tried hard in a memorandum of June 18, 1940 to influence Churchill, even though neither Germany nor Italy had chemical weapons, to start using such weapons.(8) On June 30, 1940 Prime Minister Churchill ordered General Ismay to prepare for use of chemical weapons. He said: "It is my intention not to wait too long before England shall use chemical weapons." (9) In his book on the war and esspecially regarding chemical warfare, Günther W. Gellermann writes: "Churchill was ready to use chemical weapons should Germany start an invasion of England, even though such weapons could harm the British (10)." According to Gellermann this shows how callous Churchill was towards the people of England.

In April 1942 Churchill offered Stalin 1,000 tons of mustard gas. Stalin however did not want the gas, he wanted 5,000 tons of Chlorine (11), which he would use to produce his own chemical weapons.

On May 10, 1942 Churchill declared in a radio-speech that the reason for Germany’s advances in Russia was because they used chemical weapons. Furthermore, he said: "We know the Huns, which is the reason why we are keeping up our afford and why we are building up our storage of chemical weapons. I would say that should Germany again attack our ally, Soviet, with more chemical weapons, then we will start using such gas in our attacks on German cities and towns." (12)

 

The Gas-Catastrophe in Bari (you will find what USA said about this at the end of the article)

For years the allies kept a strict secret around what happened in Bari in December of 1943. (13)

The allies did not tell the Italian authorities that one of the American merchant ships had mustard gas on board. Had they told, many civilian Italians could have been saved. I would even say that many allied soldiers could have been saved had the Americans had enough equipment and medicine at hand to treat mustard gas victims.

The US merchant Ship John Harvey, 10617 BRT, came on November 28, 1943, her skipper was Captain Edwin F. Knowles from Baltimore, Maryland. The ship had 540 tons (14) of mustard gas on board. Only seven US soldiers and their commanding officer, Lieutenant Howard Beckström knew about the mustard gas while none of the crew or the ship captain knew.

On December 2, 1943 the German Luftwaffe with JU 88-bombers attacked the 30 US-transport ships in Bari. The Germans sank 17 ships and damaged 8 more (15). This was almost a Pearl Harbor in the Mediterranean. During the bomb attack the ship John Harvey caught fire, exploded and sank. In the explosion the mustard gas was set free. All those who knew about the mustard gas died. USA did not tell about the gas onboard the John Harvey (16) which led to the poisoning of 328 soldiers and sailors of whom 96 died. Even the number of civilians that died due to mustard gad poisonings was kept quiet. The allies said the dead either died from burning or bronchitis or lung problems (17). Churchill ordered British medical personnel not to tell what the reason was. (18) Only in 1974 did English documents come to light which told the reason.

 

Crimes by Anglo-American

The German scientist Fritz Hahn found in an archive in Washington DC plans (19) showing that USA planned a gas-war against Germany. According to the US-plans they should start a 15 day operation "using gas bombs after the Axis-Countries have started the bombing". (With the knowledge we have today such a propaganda would have been easy to fabricate. (RJH) The attacks on Germany should come from Foggia in Italy, and England. 30 German cities and towns should be drowned in mustard gas and/or by use of Carbonylchlorid, COCl. The result of this operation was calculated to 5.6 million dead and 12 million very sick Germans — so sick they would need medical attention for a long time. German cities like Munich, Augsburg, Stuttgart and Karlsruhe were the main targets of the plan. The Americans meant to use 100 air planes with 500 pound Carbonylchlorid, each. Totally the Americans meant to drop 280,000,000 Lb poisonous gas over Germany. (20)

It was first in 1984 when the world learned the truth about English plans regarding using poisonous gas over Germany. The BBC reporter Robert Harris (21) found documents regarding the use of biological weapons against Germany in WWII. These document clearly show what England’s war-time minister wanted to do. According to these documents, the chief of the British high command, General Hastings Lionel, quoted Churchill: "I want a cold blooded war effort to be started and the use of poisonous gas ... When we start this I do want everybody to go for it with all they got. I want sound people to start the planning and not allow any psalm-singer to stop us from what we are about to do." (22) Churchill also said: "We can bomb the cities along the Rhein and many other cities and towns so hard sprinkled with gas that most of the people will have to have medical care for the rest of their lives. And we will do this by using poisonous gas." (23) Churchill had no moral scruples when he gave his instructions.

 

Notes

 

1. Hugh R Slotten in The Journal of American History, 77.

2. Günther W Gellermann, Der Krieg, der nicht statfand, Bertelsmann Greafe Verlag, Koblenz, 1986, p. 134.

3 Ebenda.

4 Gellermann and others.

5 Ebenda p 135 ff. Also told by Fritz Hahn, Waffen und Geheimwaffen des deutschen Heeres 1933-1945, Bernhard & Graefe Verlag, Koblenz, 1986, p. 335.

6 LOST: come from the letters used by the chemists Lommel und Steinkopf. Mustard gas delivered during WWI.

7 — 18  Gellermann and others, p. 137.

19 Der Spiegel from October 24, 1988, p. 81.

20 Ebenda, p. 85.

21 London Times from May 1, 1981.

22 Der Spiegel from October 24, 1988, p. 85.

23 Stuttgarter Nachrichten from may 2, 1981.

24 Die Welt from July 8, 1991.

 

 

2. This is what US-authorities tell about the disaster at Bari

 

 

(Since this is not part of what Dr Heinrich Wendig in booklet 3 I have shorten it)

 

One of the most disastrous bombing attack against allied ships during the entire war took place at Bari, Italy, on December 2, 1943. This port was in the British theatre of operations, but several American [merchant] ships with [U.S. Navy] Armed Guards aboard were at Bari on that fateful day [when a German air raid occurred]. When the last bomb had fallen, and the last ship exploded, and the large fires had run their course, 17 ships had been sunk and six damaged. There were five United States ships sunk and one damaged. One other United States ship came through unscathed.

 

This article is based upon information given by Dr Heinrich Wendig in booklet 3, in the series, Richtstellungen zur Zeitgeschichte (Corrections to History (of our Time) published by Grabert Verlag, D-72066 Tübingen, Postfach 1629, Germany

 

 

http://www.thenewsturmer.com

 

 

 

 

ESCROQUE

 

Battle over faked Holocaust book in Mass. court

 

By Denise Lavoie

 

BOSTON (AP) — It was a shock to Misha Defonseca's readers this year when she admitted that the best-selling story of her tortured childhood during the Holocaust was false, but her U.S. publisher saw it as an opportunity to undo a stinging, 7-year-old court judgment.

Jane Daniel says she never would have been ordered to pay Defonseca and her ghost writer $32.4 million over her handling of profits from Misha: A Memoire of the Holocaust Years had the jury known the book was filled with lies.

Defonseca never lived with wolves to escape the Nazis, never killed a German soldier in self-defense, never walked 3,000 miles across Europe in search of her parents. Contrary to the book's claims, Defonseca admitted in February that she isn't even Jewish.

Daniel is asking a judge to throw out the verdict; a hearing is set for Thursday in Middlesex Superior Court.

"This is a case where everyone was so enamored and felt so much sympathy for the Holocaust survivor, it just overwhelmed everyone in the case, including the jury," Daniel said in an interview with The Associated Press. "Now to find out that the book was not true, that is fraud on the court."

Defonseca and her ghost writer, Vera Lee, said the truth of the 1997 book had no bearing on the jury's finding that Daniel cheated them out of profits.

"It has nothing to do with that," said Defonseca, 71, of Dudley.

"This credibility issue is something Jane is digging up now," Lee said. "That's not what the trial was about. It was about the fact that she cheated us."

Daniel met Defonseca in the 1990s while Daniel was doing publicity for a video company that had made a memorial video for Defonseca about her dog. "She said the reason she was so attached to dogs is because she had been so attached to wolves," Daniel recalled. Once she heard Defonseca tell her whole story, she asked her to write a book.

The harrowing tale of a little Jewish girl's survival became a best-seller in Europe, was translated into 18 languages, was turned into a feature film in France, and drew interest from the Walt Disney Co. and Oprah Winfrey.

But the book sold only 5,000 copies in the United States after Daniel had a falling out with Defonseca and Lee.

The two sued Daniel for breach of contract. In 2001, a Middlesex District Court jury found that Daniel had failed to promote the book as promised and had hidden profits. The jury awarded Defonseca $7.5 million and Lee $3.3 million, but those amounts were later tripled by a judge who found Daniel and her small publishing company, Mt. Ivy Press, had misled both women and tried to claim royalties herself by rewriting the book.

In a brief telephone interview, Defonseca would not discuss her admission that she made up most of the details of the book. In February she acknowledged that her book was a fantasy that she kept repeating.

"This story is mine. It is not actually reality, but my reality, my way of surviving," Defonseca said in a statement released by her lawyers.

Defonseca admitted the book was not true after a genealogical researcher working with Daniel on her own book about the case uncovered inconsistencies in her story, including records that showed Defonseca was baptized Catholic and had attended an elementary school in Schaarbeek, Belgium, in 1943, during a time in which she said in her book she was living with wolves in Ukraine.

Daniel's lawyers are asking a judge to overturn the jury's award because Defonseca "perpetrated a hoax" on Daniel, her publishing company, the public, the trial judge and a state appeals court that upheld the verdict. They said Defonseca directly violated a provision in her publishing contract with Daniel in which she affirmed that the content of the book was true.

"From the outset, she breached her contract, but nobody knew it until much later," said Brian McCormick, one of Daniel's lawyers.

Lee's attorney Frank Frisoli said too much time has gone by for Daniel to challenge the verdict now. Also, after the judgment, Daniel reached agreements with both Lee and Defonseca to settle with Daniel for far less than $32.4 million. Daniel said her father paid $425,000 to Defonseca, while Lee received $250,000 from a settlement Daniel received after suing her literary agent and has the right to sell her house in Gloucester.

Lee said that she warned Daniel several times during the writing of the book that some aspects of Defonseca's story were incredible, but that Daniel dismissed her concerns.

"I think she went along thinking she had a blockbuster and she didn't want to hear anything about it not possibly being true," Lee said.

When news of the hoax came out in February, however, Lee said that she had always believed Defonseca's stories and that and no research she did gave her a reason to do otherwise.

"She always maintained that this was truth as she recalled it, and I trusted that that was the case," Lee said then.

Daniel has said she could not fully research Defonseca's story before it was published because the woman claimed she did not know her parents' names, her birthday or where she was born.

Daniel acknowledges she had doubts about portions of Defonseca's story, but said she believed it after talking to Holocaust survivors.

"If you read a lot of Holocaust literature, all survivor stories are miraculous," she said.

 

 

AP 26 Aug. 2008

http://ap.google.com/article/ALeqM5gm2qUm46TQJ-n9kmp30CXM3mZuSAD92PH9L03

 

 

Finalement l'escroque qui se fait appeler de Fonseca a gagné le procès en révision. Celle qui la première avait entrevu la possibilité de faire un bestseller des élucubrations de cette hypocrite se retrouve à devoir lui payer 33 millions de dollars! Cette monstrueuse histoire est racontée par la victime, Jane Daniel, dans un livre de 300 pages sorti fin 2008 aux Etats-Unis, Bestseller! The $33 Million Verdict. The 20-Year Hoax. The Truth Behind the Headlines, Laughing Gull Press, Gloucester (Maryland), disponible sur Amazon. 20$.

 

 

 

 

 

UN PARFUMEUR D'ALGER

 

 

Jacques Attali en faussaire de l’histoire

 

Robert Faurisson

 

Le 15 septembre, dans son bulletin Faits et documents, Emmanuel Ratier annonçait: «A partir du 15 septembre, pour quinze représentations, sera présenté Du cristal à la fumée, une pièce de Daniel Mesguisch sur un texte de Jacques Attali, censée retracer une réunion secrète du 12 novembre 1938, trois jours après la ‘Nuit de cristal’, où aurait été décidée par les dignitaires nationaux-socialistes la ‘solution finale’. Une date jusqu’alors quasi-inconnue des historiens. Pour l’ancien conseiller privé de François Mitterrand, ‘il s’agit de l’une des réunions politiques les plus importantes du XXe siècle, celle où des salauds prennent la pire décision qui soit’».

Le 17 septembre, le magazine Point de vue («élu meilleur magazine people de l’année») publie un entretien du même Jacques Attali sous le titre «Dans les coulisses de l’histoire» (p. 56, 58). Notre homme y déclare notamment: «Cela fait sept ans que je travaille [à cette pièce][…]. Je peux affirmer que 90% de ce qui est dans Du cristal à la fumée a été dit ce jour-là. Même s’il s’agit d’une reconstitution, je pense que je suis au plus près de la vérité. […] Il y a d’abord la volonté de faire partir les Juifs. Puis il y a l’incident de la Nuit de cristal. En découle une réunion folle où tout dérape. Où les principaux dirigeants nazis qui se détestent et dont on voit très bien ici le tiraillement qui existe entre eux se rendent compte que la seule solution est de les exterminer [les Juifs]. Même s’il n’y a pas de plan explicite.» La suite de l’entretien nous montre en J. Attali un homme ivre de suffisance, un Pic de la Mirandole («en toutes sciences connues et en quelques autres encore»), doté, au surplus, d’un cœur pluridimensionnel. Il nous annonce qu’il publiera bientôt un Dictionnaire amoureux du judaïsme. Il nous rappelle qu’il a écrit «45 livres qui ont été publiés en 30 langues [et] créé quatre institutions internationales». Il se targue d’une immense modestie: «D’abord, j’ai un sentiment de grandes imperfections dans ce que je fais. Il y a des choses dans lesquelles je suis très, très mauvais».

Ce même 17 septembre, dans un message adressé à mes correspondants sur Internet, j’ai signalé l’existence de cet entretien et, en guise de commentaire, j’ai préciséque J. Attali «bat tous les records de nos holocausticiens» en fixant au 12 novembre 1938 la date où les autorités du IIIe Reich auraient décidé d’exterminer les juifs d’Europe. J’ai ajouté: «Aucun [de ces ‘holocausticiens’], même dans les supputations les plus fantaisistes, n’a imaginé une date aussi précoce. La Nuit de cristal est celle du 9 au 10 novembre 1938; elle a été provoquée par l’annonce de la mort d’Erst vom Rath [conseiller à l’ambassade d’Allemagne à Paris], révolvérisé par Herschel Grynspan le 7 novembre.»

Le 18 septembre, aux mêmes correspondants, j’envoie un communiqué intitulé «Attali en faussaire de l’histoire» où j’écris:

 

Au Théâtre du Rond-Point, à Paris, se donne actuellement la pièce de Jacques Attali, Du cristal à la fumée (comprenez qu’il s’agit, dans l’esprit de son auteur, du sort des juifs depuis la Nuit de Cristal, le 12 novembre 1938, jusqu’à la fumée des fours crématoires d’Auschwitz). Alors que les historiens de «l’Holocauste», poussés dans leurs retranchements par l’offensive révisionniste, ont fini par reconnaître (après le premier d’entre eux, Raul Hilberg) qu’il n’existe aucune preuve attestant de ce que le IIIe Reich aurait décidé d’exterminer les juifs et alors que, dans les faits, seule a été recherchée «une solution finale TERRITORIALE de la question juive», J. Attali se vante d’avoir, lui, trouvé une telle preuve. Il l’a trouvée, dit-il, dans le «verbatim» du conseil des ministres présidé par le Maréchal Goering à la suite de la Nuit de Cristal. Pur mensonge. J. Attali a mis dans la bouche de Goering une phrase que ce dernier n’a jamais prononcée. Cette phrase, le faussaire Attali l’a fabriquée.

Le 18 septembre 2008, sur les ondes d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach a interrogé notre homme sur sa pièce. Il l’a d’abord fait en évoquant l’horreur nazie, mais, à un moment donné, on a pu entendre l’échange suivant :

 

J.-P. Elkabbach : [Goering a dit :] ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment. Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs’. Est-ce que, vraiment, c’est dans le texte ?

J. Attali : La phrase ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment’ est dans le verbatim que j’ai retrouvé.

 

Autrement dit, la phrase «Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs», phrase qui aurait pu servir d’élément de preuve à l’appui de la thèse selon laquelle les autorités du IIIe Reich ont un jour décidé l’élimination physique des juifs, n’est qu’une invention de J. Attali.

 

Le 20 septembre, fidèle à ses habitudes en la matière, Le Monde énonce un froid mensonge. Rendant compte de la pièce, il nous parle d’«une réunion où s’invente ‘la solution finale’» et il nous vante «un texte dense, documenté, effrayant. Evidemment nécessaire» (Olivier Schmitt, «Déjeuner avec Jacques Attali», Le Monde 2, p. 66).

Le 21 septembre, Le Monde tend à récidiver dans le mensonge et cela sous la plume d’une journaliste, Brigitte Salino, à laquelle j’avais pourtant personnellement envoyé, le 19 septembre à 18h33, copie de mon texte du 18 septembre. La journaliste écrit: «De ‘comment neutraliser les juifs?’, le noyau dur des proches d’Hitler en vient à ‘comment les exterminer?’ C’est ainsi, selon Jacques Attali, que ‘la solution finale’ est abordée pour la première fois, bien avant la conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, date à laquelle la décision a été réellement prise.» La timide restriction contenue dans les mots «selon Jacques Attali» s’efface au profit de l’affirmation mensongère d’après laquelle la décision d’exterminer les juifs aurait été réellement prise à Berlin-Wannsee le 20 janvier 1942. Il faut n’avoir pas lu ce qu’on appelle communément le «procès-verbal» de ladite réunion pour redonner vie à ce vieux serpent de mer. Agacé par cette idée reçue, Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, avait, lui, déclaré en 1992: «Le public répète encore continuellement la sotte histoire (the silly story) selon laquelle l’extermination des juifs a été décidée à Wannsee» (communiqué de la Jewish Telegraphic Agency reproduit dans The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992).

 

Le coup de grâce?

Enfin, le 27 septembre, Rue 89, «site d’information et de débat sur l’actualité» [http://www.rue89.com/2008/09/27/theatre-attali-prend-des-libertes-avec-lhistoire-du-nazisme] publie un article de Judith Sibony, où il est dit que la pièce de J. Attali «indigne les historiens spécialistes de la Shoah». On y lit:

 

Depuis sa création le 12 septembre, et jusqu’à la dernière ce dimanche, la «pièce» de Jacques Attali,Du cristal à la fumée éditée chez Fayard et présentée au Théâtre du Rond Point (Paris) aura affiché complet tous les soirs. Il faut dire que son auteur y promet rien moins qu’une révélation historique sur l’origine de la Shoah. Vaste programme, qui mérite qu’on s’y penche deprès. – Jadis conseiller de Mitterrand, aujourd’hui expert économique pour Sarkozy, auteur d’une cinquantaine de livres en tous genres (dont uneHistoire du temps qui l’a fait condamner pour plagiat), le très médiatique président de PlaNet Finance [<http://www.planetfinancegroup.com>] vient donc d’endosser un nouveau rôle : celui d’historiendramaturge. – Ainsi, sa pièce revient-elle sur une réunion nazie organisée deux jours après le pogrom antisémite de la Nuit de Cristal (novembre 1938). Sous l’égide de Goering, la rencontre avait pour objet d’éviter, malgré l’engagement des assurances, de rembourser les juifs victimes des incendies, destructions etpillages. – Tout au long de la discussion, les dirigeants du IIIe Reich ressassèrent l’idée que, trop riches, les juifs volés coûteraient trop cher à dédommager. D’où un décret les excluant de toute activité économique et de toute viesociale.

«Au plus près de la réalité historique» ? Voire…

Or Jacques Attali ne fait pas que reprendre «à 95%» (comme il dit) le procès-verbal de cette réunion. Il croit aussi pouvoir mettre au jour la vérité secrète de cette séance : «C’est d’elle qu’est sortie la décision de la solution finale», va-t-il jusqu’à affirmer dans sa préface, tout en assurant parler «au plus près de la réalité historique».

Pourtant, quiconque se rend au Centre de documentation du judaïsme contemporain [en fait, à Paris, le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) attaché au Mémorial de la Shoah] pour consulter l’archive peut constater qu’il y est question de spoliation, de ghettoïsation, d’expulsions, mais pas encore d’extermination. De fait, toute la communauté scientifique s’accorde à situer la décision du génocide à la fin de l’année1941.

Voilà pourquoi la prétendue découverte d’Attali fait bondir les historiens. «C’est une contrevérité historique de plus qui circulera en toute impunité», s’indigne l’historienne de la Shoah AnnetteWieviorka.

En outre, laisser entendre que la décision d’exterminer les juifs découle d’une question d’assurance implique un «dangereux glissement», comme le souligne le meilleur spécialiste français de la période, Florent Brayard, chercheur au CNRS et auteur de La Solution finale de la question juive (Fayard, 2004) : «C’est faire comme si le projet d’exterminer les juifs pouvait être le fruit d’une rationalité : un calcul rigoureux, en vue d’un bénéfice matériel tangible. Or la ‘solution finale’ est au contraire purement idéologique : Hitler avait décrété que la mort du ‘juif’ était la condition de sa victoire.»

 

«Sur un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit unhistorien»

Sous couvert de vérité historique, la fiction d’Attali (qui n’a pas souhaité répondre à Rue89) s’avère donc plus que tendancieuse, comme le souligne également la philosophe Elisabeth de Fontenay, présidente de la commission Enseignement au Mémorial de la Shoah : «Pour traiter un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien. Attali n’est ni l’un ni l’autre, et le mélange qu’il propose ici est catastrophique : il ouvre la porte à toutes les dérives, et témoigne d’un grand manque de respect pour les morts.»

De ce malaise, la mise en scène témoigne à son tour, presque malgré elle. Daniel Mesguich, qui nous émerveille d’habitude par son grand sens des mots et des images, a bien senti que «théâtralement, un tel objet ne peut pas être abordé comme les autres», comme il l’explique dans unentretien. C’est, pense-t-il, «parce qu’il s’agit d’une ‘situation réelle’ ». Mais on a surtout l’impression que son spectacle ne s’assume pas, comme s’il avait conscience de la distorsion historique qui letraverse. – Les croix gammées arborées sur scène sont timidement barrées de ratures claires; les acteurs, pourtant en costume très réaliste, gardent à la main le texte du rôle qu’ils interprètent; et à la fin, ils ne viennent passaluer.

Au moins l’homme de théâtre laisse-t-il ainsi entendre, à sa manière, que le spectacle ne saurait appeler desapplaudissements.

 

Il est certes plaisant de voir notre histrion se faire étriller par une coreligionnaire, mais ceux qui l’admonestent ainsi mériteraient un rappel à l’ordre. Car, si aucune décision d’exterminer les juifs n’a été effectivement prise soit le 12 novembre 1938, soit le 20 janvier 1942, il est également vrai qu’aucune décision de ce genre n’est non plus intervenue en «novembre 1941» ou à une quelconque autre date. De ce point de vue, Annette Wieviorka, Elizabeth de Fontenay ou Florent Brayard logent à la même enseigne que J. Attali. Eux aussi spéculent, supputent, imaginent, inventent et se révèlent incapables de fournir un seul document, une seule preuve à l’appui de leurs conclusions exterminationnistes.

 

Florent Brayard tout aussi nul

Limitons-nous ici au cas de Florent Brayard. En octobre 2004, les éditions Fayard ont publié son ouvrage de 650 pages intitulé La «Solution finale de la question juive» / La technique, le temps et les catégories de la décision. En quatrième page de couverture, il nous est dit que «la solution finale» n’est devenue synonyme de meurtre qu’en… juin 1942 et – autre stupéfiante découverte de F. Brayard – que le meurtre des juifs européens devait être achevé en une année. Or, si l’on se reporte au contenu de l’ouvrage et, surtout, à sa longue conclusion, le flou y est constant. L’auteur déclare en outre: «Il importe assez peu de savoir, stylisation [?] mise à part, à quel moment exact Hitler avait décidé que les juifs d’Europe ne survivraient pas à la guerre.» Cela, il l’écrit à la page 462. Et, à la page suivante, il répète:«Peu importe la date». Au fond, il n’a rien trouvé du tout. Il est vrai que, comme il nous l’annonçait au début de son livre: «La structure générale [de mon livre] reprend celle de certains films ou de certains romans» (p. 24). En 2008, Edouard Husson (ainsi que son préfacier, Jan Kershaw, et son postfacier, Jean-Paul Bled) n’ont rien trouvé non plus (Heydrich et la Solution finale, Perrin, 487 p.).

 

J. Attali et ses pareils pris les mains dans la glu

Faute de preuves et de documents à l’appui de leur thèse selon laquelle il aurait existé une politique d’extermination des juifs d’Europe, bien des holocausticiens se sont mis à prôner, surtout à partir de la seconde moitié des années 1990, le recours au roman, au théâtre, au cinéma, au kitch et à tous les procédés modernes de la société de consommation forcée, en vue de former ou de formater les esprits dans le sens édicté de nos jours par la religion séculière et universelle de «l’Holocauste». Peine perdue dans le cas de J. Attali! Sa pièce holocaustique a été un flop et le petit maître, une fois de plus, aura surtout fait montre de  charlatanisme et de shutzpah. Faisons-lui confiance ainsi qu’à ses pareils pour nous inventer bien d’autres impostures à l’appui du «Grand Mensonge». Comme le disait Céline dans une lettre du 28 novembre 1950, adressée à Albert Paraz à propos des découvertes de Paul Rassinier sur le mythe de «la magique chambre à gaz», «C’était tout la chambre à gaz! Ça permettait TOUT! Il faut que le diable trouve autre chose… oh je suis bien tranquille!» (R. Faurisson, «Céline devant le mensonge du siècle», Le Bulletin célinien, n° 3 [3e trimestre 1982, p. 4-8], n°4 [4e trimestre 1982, p. 5-6] et n°19 [mars 1984, p. 5-7]). Plus l’on s’efforce de défendre un gros mensonge historique, plus l’on se condamne à devoir impérativement fabriquer, au cours du temps, une infinité de mensonges à la manière de J. Attali. – Les menteurs se sont pris les mains dans la glu de leur odieux mensonge de «l’Holocauste». Ainsi qu’a dû finalement en convenir l’un des leurs, Jean-Claude Pressac, ils se sont condamnés «aux poubelles de l’histoire».

 

30 septembre 2008

 

 

 

LE FACHO N'EST PAS CELUI QU'ON PENSE

 

 

Bruno Gollnisch condamné pour ses propos sur l'Holocauste

 

 

Poursuivi pour avoir, lors d'une conférence de presse organisée à Lyon le 11 octobre 2004, tenu des propos polémiques sur l'existence des camps de concentration nazis et des chambres à gaz, Bruno Gollnisch, numéro deux du Front national, a été condamné à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon

 

Au terme d'un feuilleton judiciaire de plus de deux ans, Bruno Gollnisch, numéro deux du Front national, a été condamné à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon, pour des propos contestés sur le génocide des juifs pendant la Seconde guerre mondiale. Poursuivi pour "délit de contestation de l'existence de crime contre l'humanité par paroles", il encourait jusqu'à un an de prison.

Il devra verser en outre 55.000 euros de dommages et intérêts, à répartir entre les neuf parties civiles, et financer la publication du jugement dans la presse, le tribunal ayant exigé que le jugement soit publié dans les médias des journalistes présents lors de son discours.

Récemment nommé président du nouveau groupe d'extrême droite au Parlement européen, Bruno Gollnisch était absent pour cause de session parlementaire à Strasbourg, mais selon son avocat Me Wallerand de Saint-Just, il devait faire appel de cette décision dès aujourd'hui, et a dénoncé, dans un communiqué, une "grave dérive de la police de pensée".

Bruno Gollnisch était poursuivi pour avoir, lors d'une conférence de presse organisée à Lyon le 11 octobre 2004, tenu des propos polémiques sur l'existence des camps de concentration nazis et des chambres à gaz. Il lui est reproché d'avoir assuré "ne pas remettre en cause les déportations" ni "les millions de morts" des camps nazis, avant d'ajouter: "Quant à savoir la façon dont les gens sont morts, ce débat doit avoir lieu".

Interrogé plus spécifiquement sur les chambres à gaz, il avait répondu: "Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre".

"Alors que certains pensent advenu le temps de la levée des scrupules, il faut adresser un message fort et clair, a déclaré le président du tribunal, Fernand Schir [connu comme fanatique juif particulièrement virulent]. Là où (l'historien révisionniste Robert) Faurisson proclame et déclare, Bruno Gollnisch insinue dans une forme plus subtile, plus biaisée."

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/chambres-a-gaz-gollnisch-condamne_462384.html

 

 

 

ULTIME SAUVEUR

 

 

Solidité du révisionnisme, fragilité de l’exterminationnisme

 

Robert Faurisson

 

«On ne pensait pas avoir à prouver un jour l’existence des chambres à gaz nazies». Cette naïve réflexion a été courante dans les années 1980 chez les exterminationnistes, c’est-à-dire chez les tenants de «l’Holocauste» ou de «la Shoah».

 

De 1945 jusqu’au milieu des années 1970, des révisionnistes tels que Maurice Bardèche, Paul Rassinier et leurs pareils n’ont eu droit qu’à l’anathème, aux procès et, surtout, au silence. Mais soudain, à partir de la fin des années 1970 et au début des années 1980, ont commencé à se répandre des écrits révisionnistes comme ceux d’Arthur R. Butz, aux Etats-Unis, et de Richard Harwood, en Grande-Bretagne, tandis que la France, en novembre 1978, assistait à l’éclatement de «l’affaire Faurisson». Les tenants de «l’Holocauste» ont alors dû faire un constatdes plus cruels : les révisionnistes disposaient d’une argumentation de nature réellement scientifique tandis qu’en face on n’avait rien de vraiment sérieux à leur opposer. Il fallait d’urgence que les historiens de «l’Holocauste» se réveillent. Ce constat, Pierre Vidal-Naquet l’a fait dès 1979. Il a adjuré les historiens de «se mettre au travail» mais sans grand succès. Il s’est lui-même mis à la tâche, en complet amateur. Georges Wellers a échoué à son tour et on ne parlera pas ici de Léon Poliakov ou de Joseph Billig. Ce bilan, ce n’est pas un révisionniste qui le dresse mais des exterminationnistes tels Raul Hilberg, Serge Klarsfeld et Valérie Igounet. Ils en conviennent amèrement: pour eux, ce sont les «négationnistes» qui, sans le vouloir, ont réveillé, puis stimulé la recherche sur «l’Holocauste».

Dans son Histoire du négationnisme en France (Seuil, 2000, 701 p.), V. Igounet évoque le colloque international tenu à la Sorbonne, du 29 juin au 2 juillet 1982, pour tenter de répondre à l’offensive révisionniste qui, au tournant des années 1970/1980, venait de se déclencher en France. Raymond Aron et François Furet présidaient ce colloque transformé en chambre ardente. J’étais l’accusé principal. J’avais donc demandé d’assister à mon procès, quitte à m’abstenir de toute intervention personnelle, mais les deux universitaires m’avaient opposé un refus catégorique: pour eux, ma présence n’était «pas négociable». Or l’entreprise, annoncée à son de trompe médiatique, allait s’achever sur un fiasco. Dans leur conférence de presse finale, à la consternation des journalistes présents, les deux organisateurs déclaraient que, «malgré les recherches les plus érudites», on n’avait trouvé aucun ordre de tuer les juifs d’Europe; quant aux «chambres à gaz nazies», sujet essentiel du colloque, R. Aron et F. Furet n’en soufflaient mot.

 

Dix-huit ans plus tard, en 2000, V. Igounet revient sur ce colloque et consacre un développement au rôle, qu’elle juge positif, du «négationnisme». Elle écrit :

 

Si cette manifestation scientifique [du 29 juin au 2 juillet 1982] permet de faire état précisément des connaissances mondiales sur l’histoire du génocide juif, elle met en évidence certaines faiblesses historiographiques de l’histoire de cette période. L’historien américain Raul Hilberg, auteur de The Destruction of the European Jews, choisit ce moment pour s’interroger sur les «bienfaits de la négation de l’histoire». Il perçoit dans l’émergence du négationnisme une sorte de stimulation pour la recherche historique:

 

Je dirai que, d’une certaine manière, Faurisson et d’autres, sans l’avoir voulu, nous ont rendu service. Ils ont soulevé des questions qui ont eu pour effet d’engager les historiens dans de nouvelles recherches. Ils ont obligé à rassembler davantage d’informations, à réexaminer les documents et à aller plus loin dans la compréhension de ce qui s’est passé. […] Je suis toujours à la recherche de nouveaux documents. Les chambres à gaz [comprendre: la contestation de leur existence], c’est évidemment l’accusation la plus terrible. Les gens qui les ont construites et qui ont opéré dans les camps ont pris soin de ne rien laisser derrière eux après la guerre. Ils savaient qu’on leur demanderait justice, puisque c’est principalement par ce moyen que s’est opérée l’extermination [«Les archives de l’horreur», Le Nouvel Observateur, 3-9 juillet 1982, p. 71].

 

La position de Raul Hilberg, isolé à l’époque, gagne peu à peu les esprits français. A l’instar de Raul Hilberg, Serge Klarsfeld considère que les «thèses» négationnistes «ont provoqué un effet intellectuel positif dans la mesure où elles ont animé l’énergie et […] aiguillé les gens vers les recherches. Des jeunes chercheurs se sont demandé pourquoi ils iraient travailler sur un sujet si lointain ou subalterne par rapport à une question aussi importante qui est en quelque sorte une terre inconnue de l’histoire» [Entretien avec Serge Klarsfeld, Paris, 19 février 1996]. Selon l’avocat, au moment de l’affaire Faurisson, il existait «très peu d’études historiques sur la question juive qui répondaient à des critères universitaires». Les négationnistes ont réveillé la vitalité de «ceux qui avaient à défendre une cause et qui avaient à la défendre non pas en recourant à l’anathème, mais en recourant tout simplement au travail. […] C’est cela le résultat du négationnisme; il n’y aurait pas eu de négationnisme [comprendre: s’il n’y avait pas eu de négationnisme], il n’y aurait pas eu ces cris d’alerte disant:‘Il faut mettre sur pied des grands centres de documentation’ et qui ont permis d’ailleurs de rassembler l’argent nécessaire».

 

Ce développement de V. Igounet revient à dire qu’à partir de l’éclatement de «l’affaire Faurisson» en novembre 1978, jusqu’à 1982, on s’est essentiellement contenté de recourir à l’anathème contre les «négationnistes» au lieu de leur répliquer sur le terrain scientifique. C’est qu’alors, toujours selon V. Igounet et ses amis, il n’existait, sur le sujet du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies, que très peu d’études historiques répondant à des critères universitaires. Il aurait fallu travailler, mais on s’était abstenu de le faire. Le sujet était encore, en quelque sorte, une terre inconnue pour les historiens orthodoxes. Faurisson et d’autres «négationnistes», eux, avaient travaillé. Leurs travaux ont stimulé la recherche, ont incité à recueillir davantage d’informations, ont poussé à un réexamen de documents acceptés jusqu’ici comme probants. Ils ont réveillé la vitalité de ceux qui dormaient. A leur réveil, ces derniers se sont alarmés. Ils ont alors, par exemple, découvert qu’il n’y avait pas de preuves de l’existence des chambres à gaz nazies(explication, naïvement fournie, à ce mystère: les criminels allemands avaient trouvé le moyen de supprimer toutes les traces physiques, toutes les preuves documentaires et tous les témoins!).

 

Les exterminationnistes renoncent peu à peu aux arguments de la raison

 

A relire aujourd’hui cette page écrite il y a huit ans, l’on est tenté de croire qu’après R. Hilberg et le colloque de Paris (1982) ou après S. Klarsfeld (dont l’entretien date de 1996) ou encore après V. Igounet (dont le livre a été publié en 2000), la situation a dû s’améliorer pour les tenants de la thèse du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies. Il n’en est rien. En fait, leur situation s’est aggravée. Une à une, toutes leurs tentatives de réplique à l’argumentation et aux découvertes des révisionnistes ont fait chou blanc. Leur échec est aujourd’hui total, et cela à telle enseigne que, depuis la fin des années 1990 (soit depuis l’ultime tentative, dérisoire, du juif canadien Robert Jan van Pelt en 1996), les historiens qui défendent la thèse officielle ne cherchent plus vraiment à démontrer la réalité du crime lui-même ou de l’arme du crime. Leurs ouvrages désormais présupposent que ce crime et cette arme ont existé. A partir d’un tel axiome, ces historiens compilent, théorisent, brodent, et chacun d’entre eux, plus que jamais, y va de son sentiment particulier. Revoici Hortius, Rullandus, Ingolsteterus et Libavius. En quelque sorte, voilà que sont de retour les savants en «us», chers à Fontenelle, lesquels nous débitent à nouveau l’histoire de la dent d’or, «en partie naturelle, en partie miraculeuse», soudain venue à un enfant de Silésie âgé de sept ans mais aucun d’entre eux ne se hasarde à examiner la dent de près afin, au préalable, d’en établir la réalité, l’authenticité et pour déceler une éventuelle supercherie. Nos modernes historiens de «l’Holocauste», tel Saul Friedländer, ne font plus que ressasser leur catéchisme et l’illustrer. Parmi eux, dissertant sur le mode philosophique, les pédants se sont gravement interrogés sur le point de savoir si l’entreprise d’extermination des juifs avait été «intentionnelle» ou «fonctionnelle» ou encore «en partie intentionnelle, en partie fonctionnelle». Avec un R. Hilberg, alarmé par sa découverte de l’argumentation révisionniste et récrivant sa thèse en conséquence, ils ont cherché refuge dans la parapsychologie, la parahistoire et la transmission de pensée («an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a flar-fung bureaucracy»). Aujourd’hui, donnant leur langue au chat, les historiens professionnels de «l’Holocauste» laissent place aux religionnaires de «l’Holocauste». Il n’y en a donc plus maintenant que pour la croyance et l’observance religieuses ainsi que pour le «Shoah Business»et le «Shoah Barnum» ! D’une certaine manière, les historiens officiels sont revenus à leur situation d’avant le milieu des années 1970 avec la différence que, cette fois, s’étant enfin éveillés de leur torpeur et mis au travail, ils ont vite constaté qu’il n’existait aucun argument, aucun document, aucune preuve à opposer à ces diables de «négationnistes» qui ne leur demandaient pourtant qu’une preuve, une seule preuve de leur choix (et surtout pas un amoncellement de «preuves», de «témoignages» ou de «confessions»).

 

Un ultime sauveur: le Père Patrick Desbois

 

L’ultime sauveur leur est venu en la personne d’un prêtre catholique dont j’ai déjà parlé mais sur le cas duquel je me promets de bientôt revenir. Il s’agit du Père Patrick Desbois, auteur, en particulier, de l’ouvrage intitulé Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon éd., Neuilly-sur-Seine, 2007, 335 p. Le concept de la «Shoah par gaz» étant manifestement en perdition, le Père Desbois, non sans hardiesse, propose depuis quelque temps deux nouveaux concepts salvateurs, celui de «la Shoah par balles» et celui de «la Shoah par étouffement [sous édredon]»; pour cette dernière, on se reportera, vers la fin de son livre, aux pages 304-307, qui sont comme le bouquet couronnant l’édifice d’extravagances construit par le bon père. Notre homme s’est acquis une renommée internationale et, en France, le président de la République vient de lui remettre la Légion d’honneur. A la fin de son livre, il exprime sa reconnaissance au ban et à l’arrière-ban des autorités religieuses et civiles qui l’ont soutenu de cent manières dans son entreprise. Il nomme feu le cardinal Lustiger, Mgr Vingt-Trois, le cardinal Ricard, Simone Veil, des autorités rabbiniques, Serge et Beate Klarsfeld, le Congrès juif mondial, le président du  Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Centre de documentation juive contemporaine de Paris (CDJC), de multiples musées et centres de recherche en France et à l’étranger, ainsi que quelques historiens. Rien n’illustre la dégradation de l’historiographie holocaustique ou shoatique comme l’empressement général à saluer en la personne du Père Desbois le sauveur d’une histoire officielle qui, fondée sur des bases sans consistance et se révélant de plus en plus fragile au cours du temps, a dû laisser place à une religion aux inventions les plus délirantes.

 

Imperturbables, les révisionnistes, de leur côté, continuent de stimuler la recherche historique et la font avancer au pas de la raison, quoi qu’il leur en coûte.

 

A lire: R. Faurisson, «Les Victoires du révisionnisme» (16 décembre 2006) (22 p.):

 http://www.archiviostorico.info/FileVari/Testo/doc/VictoiresrevisionnismeFR.pdf

Pour un exemple de réticence, dans la littérature holocaustique, à mentionner les prétendus gazages homicides, voyez, par exemple, le bulletin n° 20 (mai 2008, 26 p. grand format) de Mémoire juive de Paris, publication du Mémorial de la Shoah et du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC). Ce bulletin, qui traite abondamment de«l’exterminationdes juifs», rend un vibrant hommage au Père Desbois et à son livre mais se garde de parler, ne fût-ce qu’une fois, de gazages ou de chambres à gaz.

 

10 septembre 2008

 

 

OUTRE QUIÉVRAIN

 

Bart De Wever négationniste

 

Michel Gheude

 

Parfois, dans l’image, les non dits de l’Histoire n’ont besoin que d’une phrase pour envahir tout l’espace. C’est pendant l’été au JT. On voit sur l’écran Bart De Wever. Il exige des excuses publiques de l’écrivain Pierre Mertens qui, dans un article du Monde, l’a traité de négationniste. Des excuses parce que l’accusation est grave. Elle l’est, en effet.

Il y a d’abord un fait historique. Bien connu des historiens, il est abondamment documenté dans le rapport La Belgique docile, rédigé par le CEGES à la demande du Sénat. On y lit cette terrible conclusion: «Anvers est le théâtre d’un événement unique dans l’histoire de l’occupation belge. La police locale arrête de façon autonome 1.243 Juifs dans le centre-ville et les livre aux autorités allemandes».

Suite à ce rapport, après un riche débat au Conseil communal d’Anvers, le Bourgmestre Patrick Janssens présente, en octobre 2007, les excuses de la ville à la communauté juive de la Métropole. Tout le monde salue cet acte de dignité et de réconciliation, d’autant plus nécessaire que les faits n’ont pas été jugés après guerre.

Mais Bart De Wever, président de la NVA, critique immédiatement les excuses de Patrick Janssens, les qualifiant de «gratuites et inspirées par le seul souci de lutter contre le Vlaams Belang».

Devant les réactions indignées de tous les partis démocratiques au nord comme au sud du pays, Bart De Wever rencontre des responsables de la Communauté juive d’Anvers et publie dans le Standaard une carte blanche intitulée Achter De Spiegel. 
Il y écrit «J’ai réagi en tant que politicien versé en histoire, qui ne veut pas que sa ville d’Anvers et ses habitants, les Anversois, soient collectivement dépeints, aujourd’hui comme par le passé, comme étant racistes et intolérants.» Et il justifie ses déclarations par l’existence d’un débat qui divise les historiens sur l’histoire de l’Holocauste et par le fait que d’autres mobiles que l’antisémitisme ont également joué un rôle dans l’attitude des autorités communales anversoises, entre autres la peur de la répression.

Ce texte n’apaise nullement la polémique bien au contraire. Primo, personne, à commencer par le bourgmestre de la ville, n’accuse tous les Anversois de racisme et d’intolérance. Deuxio, il n’existe aucun débat divisant les historiens sur la réalité des faits incriminés, à savoir la responsabilité des autorités communales d’Anvers dans cette déportation. Ces arguments ont comme seul effet de brouiller la réalité et d’appeler grise une situation qui, sur ce point, ne l’est nullement.

Contrairement à ce que pense Bart De Wever, le négationnisme ne se limite pas à nier l’existence des chambres à gaz. Il consiste aussi à relativiser comme «manque de discernement et de courage politique», l’un des actes les plus odieux commis par des autorités belges sous l’occupation. Ce que Mertens a bien compris, c’est que ce négationnisme mou, qui noie le poisson antisémite dans les brumes de l’Histoire, en dit long sur le sens qui travaille nos débats communautaires.

 

http://www.medium4you.be/Bart-De-Wever-negationniste_7158.html

 

 

L'AHURI DES POUBELLES VIDE SES TIROIRS

 

 

Extrait de Les lieux du crime 
p. 391

 

On sait que les nazis ont mis autant de méticulosité à exterminer un peuple, le peuple juif, qu’à effacer les traces du génocide: invention d’un langage masquant la réalité, destruction des chambres à gaz, broyage des os des défunts, dispersion des cendres, remodelage du paysage. La négation du crime était au cœur même du processus, et le secret dont était entouré la «solution finale» constituait ainsi une des conditions de son accomplissement. Les négationnistes d’aujourd’hui ne font que prolonger ce dispositif: nier pour mieux accomplir.

Ils ont compris que le meurtre racial de masse rejette le national-socialisme en dehors des frontières humaines, et que son refoulement de la conscience est le chemin obligé pour la réhabilitation du nazisme. David Irving a été l’un des artisans acharnés de cette entreprise de falsification: ses trente livres sur la Seconde Guerre mondiale, dont Hitler’s War (1977), lui ont valu le soutien d’une multitude de groupements fascistes à travers le monde. Une activité éditoriale que pourrait résumer une de ses plus fracassantes déclaration en 1991, au Canada: «Davantage de femmes sont mortes à l’arrière de la voiture d’Edward Kennedy à Chappaquiddick qu’à l’intérieur d’une chambre à gaz à Auschwitz.» Manière de dire que personne n’a été victime des chambres à gaz, donc qu’elles n’ont pas existé.

Dénoncé comme négationniste dans le livre Denying Holocaust (1995), David Irving a aussitôt brandi le drapeau de la liberté d’expression, réclamant la condamnation de l’auteur de l’ouvrage, l’historienne Deborah Lipstad. Mal lui en a pris. Une étude approfondie des écrits d’Irving a mis à jour tous ses mensonges, ses falsifications.

Le procès qu’il a voulu s’est retourné contre lui, en avril 2000, avec à la clé 4 millions d’euros à débourser!

En France, les négationnistes ont également privilégié le terrain de la reconnaissance universitaire, s’infiltrant dans certaines facultés comme Lyon, Nantes, Saint-Denis ou Toulouse, gangrenant certains laboratoires du CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Plusieurs de leurs militants ont même réussi à décrocher des diplômes prestigieux sur la base de travaux d’inspirations nazie avant que les jurys ne soient désavoués. Depuis 1990, les associations ont pu s’appuyer sur une loi, la loi Gayssot, condamnant les propos visant à nier la réalité de l’extermination raciale. Le principe sur lequel s’adosse cette loi est simple; le négationnisme ne constitue pas l’expression d’une opinion, mais c’est une violence, une attaque intolérable ciblée sur les victimes, les survivants, sur une communauté. Ce dispositif considère également que le négationnisme est une des formes modernes de l’antisémitisme, qu’il doit être réprimé comme un abus raciste de la liberté d’expression. Dès sa promulgation, en 1990, cette loi a été combattue par l’extrême droite. Le Front national y a immédiatement vu un obstacle à sa réhabilitation de la période de la Collaboration, à son désir de revanche sur l’Histoire. L’avenir lui à donné raison: Jean-Marie Le Pen est à ce jour la personne la plus condamnée , en vertu de la loi Gayssot, pour ses multiples attentats verbaux.

Quinze ans plus tard, il est pour le moins paradoxal de voir des historiens de renoms pétitionner pour demander l’abolition de la loi Gayssot et des lois de même nature concernant le génocide des Arméniens, l’esclavage. Ils le font, il faut le préciser, non pas au nom de la liberté d’expression revendiquée de manière perverse par les négateurs, mais par refus de voir s’instaurer une «histoire officielle» qui bornerait la recherche scientifique. On peut pourtant constater qu’il n’y a jamais eu autant de publications, de colloques, de films, de débats sur ces questions, et qu’aucun chercheur ne s’est vu opposer la moindre limite.

 

Seuls les faussaires ont été frappés.

Les historiens remplissent leur mission qui consiste à dire ce qui a été, le préciser inlassablement, cela dans la plu [=plus] grande indépendance. La loi est d’une autre nature: elle prend en compte leurs travaux pour fixer les frontières de l’admissible dans une société humaine, elle réprime les atteintes à la dignité. Dans un mouvement d’universalité: le génocide des Juifs ne concerne pas que les Juifs, le génocide des Arméniens ne concerne pas que les Arméniens, le crime contre l’humanité que représente l’esclavage ne concerne pas que les Noirs. La loi me permet de dire que rien de ce qui est humain de m’est étranger. 
Il y a près de deux cent cinquante ans, le débat faisait déjà rage. Dans son Dictionnaire philosophique portatif, Voltaire écrivait, s’agissant des Juifs; «Vous ne trouverez en eux qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint la plus indigne avarice à la plus détestable superstition et la plus horrible haine pour tous les peuples, qui les tolèrent et les enrichissent.» Il ajoutait: «Il ne faut pourtant pas les brûler.» 
Il lui fut répondu depuis Bordeaux par un écrit anonyme intitulé Lettres de quelques Juifs portugais, allemands et polonais à monsieur de Voltaire. On y lit ceci: «Ce n’est pas tout que de ne pas brûler les gens: on les brûle avec la plume et ce feu est d’autant plus cruel que son effet passe aux générations futures.» 
Ce feu générationnel est en effet passé de main en main, jusqu’à enflammer Auschwitz. Si des lois tentent de l’éteindre en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France, c’est tout simplement que nous vivons sur les lieux du crime.

 

La Mémoire longue 
Textes et images 1986-2008. Le cherche-Midi éditeur

Publié le 14 septembre 2008 par torpedo

http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=2746&titre=La-memoire-longue-de-Didier

 

 

LES NEO FACHOS

 

Communiqué de la section de Toulon de la LDH

 

Le négationnisme n'est pas une opinion, c'est un délit

 

L'Université de rentrée du Parti populiste, se tiendra à Six-Fours-les-Plages les 20 et 21 septembre prochain. Les intervenants annoncés sont Alain Soral, Louis Aliot, secrétaire général du FN, Franck Timmermans, qui est passé du FN au MNR avant de fonder le Parti populiste, Jean-Marie Le Pen… L'avocat Eric Delcroix viendra disserter sur le thème «Les droits de l'homme, une imposture contre la liberté de pensée et de conscience ».

Invoquant les libertés publiques, Jean-Sébastien Vialatte, député-maire de Six-Fours a permis que cette «Université de rentrée » se déroule au sein de la mairie de Six-Fours. Le maire de Six-Fours déclare ignorer les noms des participants — «on n'a pas demandé [de liste], ça ne se fait pas » a-t-il déclaré récemment à Var Matin.

Sans doute Jean-Sébastien Vialatte ignore-t-il que Maître Eric Delcroix a été condamné par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, en octobre 1996, pour contestation de crimes contre l'humanité, après la parution, en septembre 1994, d'un livre intitulé La Police de la pensée contre le révisionnisme. [disponible sur le site de l'aaargh, ...fran/livres/livres.html ]

Nous demandons à Jean-Sébastien Vialatte de reconsidérer l'autorisation qu'il a donnée. Il ne s'agirait pas là d'une atteinte à la liberté d'expression, car la contestation de crimes contre l'humanité n'est pas une opinion mais un délit. Le maintien du déroulement de l'Université de rentrée du Parti populiste dans un local de la mairie de Six-Fours serait considéré comme une complaisance inadmissible envers l'extrême droite et un message en direction de ses électeurs.

La section de Toulon de la Ligue des droits de l'Homme veut croire que le maire de Six-Fours entendra son appel.

 

Toulon, le 13 septembre 2008

 

 

Communiqué de Maître Eric Delcroix

 

15 septembre, 2008

 

La Ligue des Droits de l’Homme de Toulon illustre par son communiqué le discours que je compte développer à Six-Fours et qui ne concerne en rien le révisionnisme historique.

En effet, sans connaître en rien la teneur de ce discours, puisqu’elle ne cite pas même mes livres Le Théâtre de Satan [remarquable] et le Manifeste Libertin …, la LDH appelle à la censure préalable et à l’ostracisme contre ma personne ainsi rejetée hors humanité.

Difficile de ne pas subodorer une arrière pensée de la part de la LDH et autres parangons de morale… En réalité, ces belles âmes ameutent une tourbe dans l’espoir de violences à l’occasion de l’exercice d’une liberté publique élémentaire. Populace de ces soi-disant anarchistes et antifascistes, supplétifs de basse police, qui aiment attaquer les manifestations légales de la droite nationale, mais n’ont jamais troublé l’AG d’une quelconque multinationale capitaliste.

Oui, je dénoncerai les imposteurs.

 

Éric Delcroix

 

Ils ont pissé dans un violon. La réunion, pacifique, s'est déroulée sans incident.

 

 

COMPTAGE

 

 

Big numbers, little numbers

 

 

Yad Vashem is using a new Spectrum XF system to scan millions of Holocaust documents. The digitized images of the documents will be accessible to the public via the organization's Web site. The database includes personal testimonies, artifacts, more than 263,000 photographs and tens of thousands of lists, which include the names of millions of Jewish victims of the Holocaust.

The digitization project is part of a larger development plan designed to facilitate and modernize Holocaust research and scholarship. In addition to document imaging, the recently completed development plan included the opening of the International School for Holocaust Studies, the world's largest school dedicated to teaching the history of the Holocaust; new offices for the International Institute for Holocaust Research; a new Archives and Library Building; a new Visitors' Center and a new, state-of-the-art Museum Complex that includes a Holocaust History Museum, Hall of Names and Holocaust Art Museum.

 

13 september 2008

http://bradleysmithsblog.blogspot.com/

 

On voit que ces gens-là ne manquent pas de flouze. Tout ce tintoin vient du fait que les banques suisses, à qui ils ont extorqué des millions de dollars, réclamaient des "listes nominales" de victimes, dont le total n'arrive pas à dépasser trois millions? Pécaïre!

 

UNE VIEILLE TECHNIQUE D'INTIMIDATION : BON FLIC  ET MÉCHANT FLIC

 

 

Les efforts de Pie XII pour sauver le plus possible de juifs

Première prise de position publique de Benoît XVI

 

ROME, Jeudi 18 septembre 2008 (ZENIT.org) - Pie XII n'a pas épargné ses efforts pour sauver courageusement le plus grand nombre possible de juifs pendant la seconde guerre mondiale, affirme le pape Benoît XVI.

C'est la première fois que Benoît XVI prend publiquement position sur l'action du pape Pacelli en faveur des juifs persécutés. Le pape s'est prononcé ce matin, à l'occasion de l'audience accordée aux membres de la fondation juive «Pave the Way»
<http://www.pavethewayfoundation.org><http://www.pavethewayfoundation.org> qui a pour vocation de favoriser le dialogue entre les religions et qui a d'organisé un symposium pour réhabiliter Pie XII : il s'est achevé hier à Rome.

Le pape les a reçus à Castel Gandolfo. Son fondateur, le juif américain Gary Krupp, a ensuite évoqué la fondation pour les lecteurs de ZENIT.

Dans son allocution en anglais, Benoît XVI a évoqué le «haut profil humain et spirituel » de Pie XII.

«On reste conquis par le caractère exemplaire de sa vie et de l'extraordinaire richesse de son enseignement » a déclaré le pape à propos de son prédécesseur aujourd'hui déclaré «Serviteur de Dieu » étant donné l'héroïcité de ses vertus humaines et chrétiennes.

Il a souligné que Pie XII a vécu «la période difficile du siècle dernier tournant autour de la seconde guerre mondiale ».

Or la fondation a voulu «présenter une documentation inédite fondée sur les déclarations de témoins oculaires qui démentent les accusations lancées contre Pie XII d'indifférence, d'antisémitisme et de connivence avec les régimes totalitaires », a fait observer le pape. Il a au contraire rappellé «l'infatigable action pastorale et humanitaire » de son prédécesseur.

Toujours à propos de ce symposium, Benoît XVI a souligné l'esprit du travail de la fondation en disant : «Vous avez analysé sans idées préconçues les événements de l'histoire, avec pour seule préoccupation de chercher la vérité ».

Rappelons que le 9 octobre prochain sera fêté le 50e anniversaire de la mort de Pie XII : à cette occasion, Benoît XVI célébrera une messe en sa mémoire.

Cet anniversaire constitue, a remarqué Benoît XVI, «une occasion importante pour en approfondir la connaissance, pour méditer son riche enseignement, et pour analyser son action de façon complète ».

«On a dit et écrit tellement de choses sur lui au cours de ces cinq décennies, et l'on n'a pas toujours mis les aspects de son action pastorale multiforme sous la juste lumière », a regretté le pape.

Au contraire, Benoît XVI salue sa «sagesse humaine » et la «tension pastorale » qui l'on guidé au cours de son «long ministère » et spécialement «pour l'organisation de l'aide au peuple juif ».

Et, grâce à «la vaste documentation » réunie par la fondation «Pave the way », le symposium a offert à l'attention de l'opinion publique «la possibilité de mieux connaître et de façon plus complète ce que Pie XII a promu et accompli en faveur des juifs persécutés par les régimes nazi et fasciste », a fait remarquer le pape.

Benoît XVI a également fait observer que «l'on apprend qu'il n'a pas épargné ses efforts, partout où cela était possible, pour intervenir directement ou à travers des instructions données à des personnes ou à des institutions de l'Eglise catholique en leur faveur ».

Le symposium - s'est en outre félicité Benoît XVI - a mis en évidence «les nombreuses interventions qu'il a faites de façon secrète et silencieuse justement parce qu'en tenant compte des situations concrètes de ce moment historique complexe, c'était l'unique moyen possible d'éviter le pire et de sauver le plus grand nombre de juifs ».

En outre, le pape a rappelé que ce dévouement a été reconnu et apprécié par des communautés et des personnalités juives, durant et après ce terrible conflit : ils n'ont pas manqué de manifester leur gratitude.

Benoît XVI a cité à ce propos la rencontre du 29 novembre 1945 avec 80 délégués des camps de concentration allemands, lors d'une audience spéciale au Vatican : «Ils voulaient remercier personnellement Pie XII pour la générosité manifestée envers eux, alors qu'ils étaient persécutés, au cours de cette terrible période du nazisme et du fascisme ».

Benoît XVI a adressé un remerciement spécial à M. Gary Krupp, président fondateur de «Pave the way ».

 

ZENIT zenitfrancais@zenit.org  <infofrench@zenit.org>

Thu, 18 Sep 2008 14:17:13 -0400

 

 

FEMMELETTE

 

Accusé de négationnisme, Pierre Péan craque à son procès

 

L'écrivain-enquêteur, qui est entendu devant la justice pour diffamation et incitation à la haine raciale pour son ouvrage sur le génocide rwandais, a fondu en larmes en pleine séance après qu'un témoin l'a comparé à un négationniste.

 

L'écrivain-enquêteur Pierre Péan, qui répond depuis mardi devant la justice de diffamation et d'incitation à la haine raciale pour son ouvrage sur le Rwanda Noires fureurs, blancs menteurs, publié en novembre 2005 chez Fayard, a fondu en larmes, mercredi 24 septembre, au deuxième jour de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris. C'est en le comparant à un négationniste, que Benjamin Abtan, ancien président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), a fait craquer l'auteur du livre sur le génocide rwandais.

La publication de cet ouvrage consacré au génocide rwandais - qui en 1994 a fait selon l'ONU 800.000 morts, essentiellement issus de la minorité tutsie - avait entraîné en octobre 2006 le dépôt d'une plainte de l'association SOS Racisme.

L'association et le ministère public reprochent à l'écrivain d'affirmer que les Tutsis recourent systématiquement au "mensonge" et à la "dissimulation".

 

Séance suspendue

Benjamin Abtan a déclaré avoir tenté de remplacer le mot "tutsi" par "juif" dans l'ouvrage de Pierre Péan, et n'avoir pu s'empêcher de faire le lien avec Mein Kampf, le brûlot antisémite écrit par Hitler. [Voilà une façon de faire et une comparaison qui sont d'une imbécilité sans limite.]

Témoignant des rescapés du génocide rwandais qu'il a pu rencontrer, l'ancien président de l'UEJF a par ailleurs affirmé qu'ils "étaient saisis de peur à l'évocation" du nom de Pierre Péan, "une émotion qui dans les références qui sont les miennes ne peuvent que me rappeler l'effet du nom Faurisson [négationniste qui conteste depuis plus de 30 ans la réalité de l'Holocauste] sur les rescapés de la Shoah".

Après cette intervention, le président Philippe Jean-Draeher a dû suspendre les débats, afin de calmer les esprits, tandis que Pierre Péan fondait en larmes, en dénonçant "un amalgame intolérable".

L'audition des témoins a ensuite repris. L'ancien ministre RPR de la Coopération, Bernard Debré, venu soutenir Pierre Péan, devait être suivi de l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine.

Le procès doit s'achever jeudi soir et la décision être mise en délibéré.

 

Nouvelobs.com, 24 septembre 2008

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080924.OBS2616/accuse_de_negationnisme_pierre_pean_craque_a_son_proces.html?idfx=RSS_notr

Péan a gagné ce procès fait par des crétins. On peut être en désaccord avec Péan mais on peut recourir à des arguments. Cette "massue" de l'antisémitisme a été longtemps odieuse. Elle est maintenant grotesque.

 

 

UN EXCELLENT LIVRE

 



Vérité pour l'Allemagne - par Udo Walendy, broché, 552 pages avec 32 cartes géographiques, traduction revue en conformité avec le texte allemand original : «Wahrheit für Deutschland ».
Hitler n'a pas voulu la guerre! 
Une étude intensive et approfondie des sources documentaires officielles en provenance de Londres, Paris, Washington, Moscou, Varsovie, Prague et Berlin, a permis à l'auteur de démasquer dans son livre tous les mensonges de propagande qui, jusqu'à nos jours, imputent les responsabilités de guerre aux seuls Allemands. Udo Walendy rétablit la vérité en dénonçant les machinations et les intentions réelles de ceux qui ont provoqué la seconde guerre mondiale. Le public d'aujourd´hui dispose d'un nombre considérable de documents, en Allemagne ou à l'étranger, sur la politique étrangère menée par les Grandes Puissances jusqu'en septembre 1939, ainsi que de très nombreux écrits ou mémoires de l'époque concernant les personnes directement impliquées dans les décisions qui ont conduit au déclenchement de la guerre. Ces documents permettent de reconstituer la mosaïque des événements qui ont précédé ce conflit mondial en 1939.

 

Cet ouvrage peut être consulté sur le site de l'aaargh et, surtout, on peut l'acheter directement aux éditions Historical Review Press, PO Box 62, Uckfield, Sussex, TN22 IZY, Royaume-Uni. Email : printfactory@btconnect.com Il faut compter dans les 27£ sterlin.

 

 

TOUJOURS LE MÊME

 

 

Procès d’exception contre Horst Mahler

 

Le 8 octobre commencera devant une grande chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Potsdam le procès intenté à Horst Mahler, plus exactement aux idées de Horst Mahler au sujet de la libération du peuple allemand. Celles-ci sont dénoncées, par un instrument de la domination étrangère complaisant, comme incitation à la violence au détriment des juifs, comme contestation de l’Holocauste et comme atteinte à l’honneur de l’Etat.

   Il est prévu pour l’instant six jours d’audience principale. Les séances ultérieures sont fixées aux 15 et 17 octobre, aux 5, 12, et 14 novembre à 9h00 au Tribunal de Grande Instance de Potsdam, Friedrich-Ebert-Strasse 32, D-14469 Potsdam.

   L’objet du procès consiste en vingt et un délits répartis sur six actes d’accusation, qui ont été ramenés à une seule procédure et vont être jugés en bloc. La loi prévoit pour chacun des délits des peines allant jusqu’à cinq ans de privation de liberté. Les différentes peines fixées en cas de condamnation doivent être groupées en une seule, qui peut aller jusqu’à quinze ans de privation de liberté.

   Sont définis comme punissables uniquement des écrits diffusés par Horst Mahler sur Internet. C’est un procès d’exception, ce qui se manifeste déjà par le fait que les juges chargés de l’affaire avaient l’intention de laisser se prescrire les six plaintes déposées depuis des années déjà. Début janvier 2008, ils rejetaient toutes les plaintes sous prétexte de prescription, et renonçaient à poursuivre Horst Mahler. Le recours du parquet de Cottbus contre cette décision a abouti. Suite à ce recours, la Cour suprême du Land de Brandebourg a entamé la procédure principale, et chargé la 24e chambre correctionnelle de procéder à l’audience principale.

   Pour avoir un compte rendu régulier des dessous, des objets et du déroulement de la procédure les germanophones pourront se rendre à l’adresse électronique suivante. On y trouve les textes attaqués et des potions d'un film sur les "mensonges sataniques" dans lequel Mahler s'explique très calmement et très clairement:

 

http://recht-zur-verteidigung.org/der_grosse_Prozess_gegen_HM.htm

 

 

LE RÉVISIONNISME, VERSION "BRÈVE DE COMPTOIR"

(en céfran contemporain. Nous n'avons pas touché à cette pâte verbale qui fermente pour faire un fromage.)

 

mah78dz a dit…

ça me rappelle le sketch de dieudonné "mes excuses!" quand il joué alain golden crotte dans un débat :"100.000ans de persécutions ah non je vais dire mieux 200.000ans! et si vous me contredisez je vous attaque pour révisionnisme"

Franchement attali apparemment il a signé un CDI de constipation cérébral et de pleurniche!

1 octobre 2008 05:14

thegoy a dit…

Tu n'étonnes mon petit frisounet.

Peuvent pas l'avancer ,faut la reculer.Comment veux-tu comment veux-tu que je t'....


Je recupépéte.


Léon Poliakov,historien (sic) juif, directeur de recherche au consistoire néo-rabbinque sioniste(C.N.R.S),fief communiste,Fidèle de Ben-gourion.:"L'ordre de génocide fut donné à Himmler au début de 1941"... Cette affirmation Poliakov la retire. Elle était pourtant le fondement même de son ouvrage sur le troisième Riech.(Bréviaire de la haine, 1951).
Dans la réédition de 1979: "tout ce que nous pouvons "affirmer" avec "certitude",c'est que la décision génocidale a été prise par Hitler au début de 1941"...Cette affirmation poliakov la retire en "1991", l'historien avoue aujourd'hui avoir succombé "A UN SORTE DE PASSION DENONCIATRICE" il n'avait formulé cette assertion que sur la foi de quelques témoignages de deuxième ou quatrième main. 
Donc de 1951 ,1979 et jusqu'à 1991, l'historien juif a donc VOLONTAIREMENT falsifié l'histoire dans la tête des masses populaires non-juives.(Chant des pressetisans:Ami faut le croire l'écrit noir du corbeau dans la presse).

Peut-être que le revirement l'historion juif Poliakov est du à ceci:
1960,le docteur Kubovy du "centre de documentation de T'el -aviv reconnaissait: "il n'existe aucun document signé par Hitler, Heydrich ou Himmler,parlant d'exterminer les juifs".
1961:un historien(juif) aussi convaincu que Raul Hilberg (voir procès où il s'est effondré à la barre et où il avoue avoir fait usage de "licence poétique",en langage courant "raconté des couilles.),dans son livre "la destruction des juifs" écrivait pourtant, que deux ordres d'extermination avaient été donnés par Hitler, l'un au printemps de 1941 lors de l'entrée en Russie, l'autre quelque mois plus tard. Il;précise pour le premier: "HITLER VOULAIT QUE LES COMMISSAIRES JUIFS BOLCHEVIKS SOIENT LIQUIDES".Le général Ohlendrof,chef supérieur des "einsatzgruppen" chargé de détruire LA PUISSANTE GUERILLA qui se déroulait derrière les troupes allemandes,éxécute sa mission avec sauvagerie,fusillant les civils soupconnés d'avoir aidé les résistants. A la tête des détachements de guérilla il y avait DE NOMBREUX JUIFS,et c'est à leur honneur mais l'ordre général était;anéantissement de CETTE GUERILLA.(ok ,mais pas d'ordre d'extermination des juifs en tant que juifs)
Pas d'ordre:Il en est de même chez Lucy Davidowicz,dans son livre: "la guerre contre les juifs" 1975,P.21).
Ou 1981,Walter laqueur confirme: "jusqu'à ce jour on n'a pas retrouvé d'ordre écrit de Hitler en vue de détruire la communauté juive européenne et,selon toute probabilité, cet ordre n'a jamais été donné"?(le terrible secret, Francfort 1981)

20 Mars 1994: Wannsee n'est plus Wannsee: les uns après les autres, les historiens(sic) juifs (caca)abandonnent la "vérité",dont ils se sont tant servis, selon laquelle les allemands auraient décidé l"extermination" physique des juifs à la conférence de Berlin-Wannsee le 20 janvier 1942.

Revoilà poliakov: "la date selon laquelle les nazis ont décidé le génocide des juifs n'est pas encore nettement établie(pourtant de 1951 à 1991:affirmation, certitude). Tout le monde croit que c'est le 20 janvier 1942 à la conférence de Wannsee;cela permet aux révisionnistes allemands de souligner que personne n'est coupable de cette décision tardive,prise par un SS inconnu dans le désarroi qui a suivi la défaite de Moscou.Nous sommes aujourd'hui un groupe d'universitaires français (sic),allemands(sic) pour dire qu'il existe une très forte présomption pour "que la décision soit bien antérieure".(en lisant ce texte ,tu perçois le début de la magouille à Attali).
On peut remarquer que,selon leur coutumes d'hypocrisie,un historien juif du gignolocauste,au lieu de reconnaitre son "erreur",estime qu'il s'est trouvé des gens pour exploiter cette "erreur" et ce sont les révisionnistes!!!!.

Hitler pas bon(21septembre 2000)

Los angeles(zap 2lt.com) D'après le "jewllywood reporter", Kenneth Branagh et Stanley Tucci s'adressent à HBO pour "conspiration",qu'ils espèrent commencer à tourner en Europe cet automne. La dramatique téléviSIONnée raconte une histoire secrète du III reich, tenue par Adolf Hitler à Wannsee en ..."1943"....Pendant la réunion,Hitler et ses principaux conseillers dressèrent les plans de la solution finale pour l'extermination des juifs.C'est de plus en plus fort la télé va nous montrer Hitler en personne participant à la conférence de Wannsee,qui plus est en "1943"!!!.
Elle est déjà l'objet d'une mise en scène digne du plus grand guignol au "museum of tolerance" Le Barnum des rabbins qui achètent son nom à Wiesenthal,, à Los angeles. Encore un petit coup et on verra Hitler assassiner six millions de juifs lui-même.(alors ,angelot ondulé,tu saisis,maintenant l'ordre est pris en "1943",s'ils continuent encore ils se pourrait bien qu'il fusse pris après la guerre,on peut plus l'avancer ,on le recule, c'est un ordre à géométrie temporelle variable).
N'aie crainte ,concernant la pièce du consternant Attali, les gogos seront légions, c'est désespérant. [SIC, RESIC ET RERESIC][moi, je dirais plutôt: braves gosses à qui on n'a jamais enseigné ce qu'on nous serinait de la maternelle à la fin du primaire: la grammaire, le calcul et les grandes dates de l'histoire de France. Ils font ce qu'ils peuvent!]

 

http://borislelay.blogspot.com/2008/10/attali-pris-en-flagrant-dlit-dinvention.html

 

 

POLOPE EN POLOGNE

 

La pénalisation du mensonge d'Auschwitz viole-t-elle

 également la constitution?

 

Le défenseur des droits des citoyens Janusz Kochanowski portera plainte lundi auprès du Tribunal constitutionnel contre la loi punissant la contestation des crimes hitlériens (le prétendu mensonge d'Auschwitz).

Kochanowski a annoncé cela lors de l'audience de vendredi [19/09/2008], au cours de laquelle le Tribunal constitutionnel a déclaré inconstitutionnelle la réforme du Code pénal qui avait introduit une loi incriminant l'affirmation selon laquelle le peuple polonais aurait été complice des crimes communistes ou nazis. Le Tribunal a déclaré inconstitutionnelle la façon dont la nouvelle loi avait été promulguée, ce qui l'a incité à ne pas se prononcer sur son bien-fondé.

   Kochanowski a dit aux journalistes qu'il était déçu que le Tribunal constitutionnel ne se soit pas prononcé sur la question du bien-fondé de la loi. Il a ajouté qu'il s'opposait à ce que la vérité historique soit décrétée par le droit pénal, et que pour cette raison il porterait plainte contre la loi pénalisant le "mensonge d'Auschwitz".

 

Agence polonaise PAP (Polska Agencja Prasowa), parue sous le titre Karanie za k?amstwo os´wie˛cimskie tez˙ niekonstytucyjne?  (La pénalisation du mensonge d'Auschwitz viole-t-elle également la constitution?). On rappellera que la Pologne fait partie des onze pays européens possédant une législation antirévisionniste.

 

 

PAS FRANC DU COLLIER

 

 

Benoît XVI souhaite la béatification de Pie XII,

malgré son attitude face à la Shoah
  [accusation du Monde, pas du pape!]

 

Lors d'une messe au Vatican célébrant le cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, jeudi 9 octobre, Benoît XVI a souhaité la poursuite du procès en béatification de ce pape qui fait l'objet d'une controverse pour son attitude jugée trop passive et silencieuse face à la Shoah. Benoît XVI a estimé que Pie XII s'était dépensé sans compter "pour la défense des persécutés sans aucune distinction de religion, d'ethnie, de nationalité et d'appartenance politique", notamment pour les juifs menacés d'extermination, et déploré que le débat historique à son sujet n'ait "pas toujours été serein".

Dans son homélie, Benoît XVI a déclaré que Pie XII a agi "souvent de façon secrète et silencieuse parce que, à la lumière des situations concrètes de ce moment historique complexe, il a eu l'intuition que c'était le seul moyen de pouvoir éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs". Benoît XVI n'a pas précisé dans quel délai il signerait le décret ouvrant la voie à cette béatification. Par ailleurs, pour être bouclé, le dossier de Pie XII attend toujours un miracle qui puisse lui être attribué.

Lundi 6 octobre, le grand rabbin de Haïfa, Shear Yshuv Cohen, premier religieux juif invité à s'exprimer devant un synode d'évêques catholiques actuellement réuni au Vatican, s'était fait l'écho des réserves de nombreux juifs face à ce procès en béatification. Il avait estimé que Pie XII "ne doit pas être pris comme modèle et ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas élevé sa voix face à la Shoah".

 

Le Monde, 9 octobre 2008

 

 

PETITE CACHOTTERIE

 

Elle ne s’est jamais remise d’être née du mauvais côté du pont, comme disaient les filles de bourgeois à l’école, en faisant allusion au quartier ouvrier de Chateauneuf, celui de la manufacture, la “manu” de l’autre côté du pont Henri-IV. Le franchir, c’est vivre l’épreuve sociale et morale du passage de la ligne (titre et thème d’un roman dont je ne vous dirai pas l’auteur car il semble que je parle trop de lui !).

 

De qui ? De Pierre Assouline, 9 octobre 2008

http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/10/09/du-mauvais-cote-du-pont/

 

Mais qui donc reprocherait au doux Passou de citer trop souvent ... Rassinier, auteur d'un Passage de la ligne, paru en 1948 ?

 

 

LA BRAVOURE ITALIENNE

 

 

Pétition des historiens italiens

 

(Publiée au moment où l'infame Mastrella, ministre de la justice présentait au gouvernement italien un projet de loi prévoyant jusqu'à 12 ans de taule pour les révisionnistes..., projet finalement rejeté par le gouvernement, alerté par la pétition ci-dessous. Si les historiens français n'avaient pas été une bande de cafards visqueux, ils auraient pu arrêter, eux aussi, la loi Gayssot.)

 

«Contre le négationnisme, pour la liberté de recherche», janvier 2007

 

Le ministre de la Justice Clemente Mastella, selon ce qui est prévu par les médias, proposera un projet de loi qui devrait prévoir la condamnation, et même l’emprisonnement, pour ceux qui nient l’existence historique de la Shoah. Le gouvernement Prodi devrait présenter ce projet lors de la Journée de la mémoire.

En tant qu’historiens et en tant que citoyens nous sommes sincèrement préoccupés que l’on cherche à affronter et à résoudre un problème culturel et social certainement important (le négationnisme et sa possible diffusion surtout parmi les jeunes) au moyen d’une pratique judiciaire et au moyen de la menace d’emprisonnement et de condamnation.

Exactement au cours des derniers temps, le négationnisme a été trop souvent au centre de l’attention des médias, en en accroissant inévitablement et de manière contre-productive l’écho.

Substituer à une bataille nécessaire culturelle, à une pratique relevant de l’éducation, ainsi qu’à la tension morale nécessaire afin de bâtir une compréhension commune et une conscience éthique appropriée de la vérité historique de la Shoah, une solution fondée sur la menace de la loi, nous semble particulièrement dangereux pour différentes sortes de raisons :

— On offre aux négationnistes, comme cela s’est déjà passé, la possibilité de s’ériger en défenseurs de la liberté d’expression; on se refuserait de contester et démonter leurs positions en les sanctionnant au plan pénal.

— On établit une vérité d’Etat dans le domaine de l’histoire (du passé historique), ce qui risque de délégitimer cette même vérité historique et, au contraire, d’obtenir le résultat opposé à celui espéré. Chaque vérité imposée par l’autorité étatique («l’antifascisme » de la RDA - République démocratique allemande ; le socialisme dans les régimes communistes, le négationnisme du génocide arménien en Turquie, l’inexistence du massacre de la place Tienanmen en Chine) ne peut que miner la confiance dans le libre affrontement des positions et dans la libre recherche intellectuelle historiographique et intellectuelle.

— On accentue l’idée, assez débattue parmi les historiens, du «caractère unique de la Shoah », non pas en tant qu’événement particulier, mais comme incommensurable et non comparable avec tout autre événement historique, le mettant, de fait, en dehors de l’histoire ou au sommet d’une prétendue classification des maux absolus du monde contemporain.

L’Italie qui fait encore tant silence ou preuve d’omissions sur son propre passé colonial, devrait s’engager à favoriser avec tous les moyens que l’histoire récente et ses crimes deviennent partie de la conscience collective, et cela à travers les initiatives les plus diverses et des campagnes d’éducation.

La voie de la vérité historique d’Etat ne nous semble pas utile pour faire face à des phénomènes – souvent liés à des déclarations négationnistes (certainement graves et dangereuses) – d’incitation à la violence, à la haine raciale, à l’apologie des délits répugnants et des offenses à l’humanité. Pour ceux-ci existent déjà, dans notre ordre juridique, des articles de lois suffisants pour poursuivre des comportements criminels s’ils devaient se manifester sur ce terrain.

C’est à la société civile, au moyen d’une bataille culturelle continue, d’une bataille éthique et politique, que l’on peut créer les uniques anticorps capables d’extirper ou, au moins, de réduire et marginaliser les positions négationnistes. Que l’Etat aide la société civile, sans se substituer à elle avec une loi qui risque d’être inutile ou, pire, contre-productive.

 

Marcello Flores, Università di Siena; Simon Levis Sullam, Università di California, Berkeley; Enzo Traverso, Université de Picardie Jules Verne; David Bidussa, Fondazione Giangiacomo Feltrinelli; Bruno Bongiovanni, Università di Torino; Simona Colarizi, Università di Roma La Sapienza; Gustavo Corni, Università di Trento; Alberto De Bernardi, Università di Bologna; Tommaso Detti, Università di Siena; Anna Rossi Doria, Università di Roma Tor Vergata; Maria Ferretti, Università della Tuscia; Umberto Gentiloni, Università di Teramo; Paul Ginsborg, Università di Firenze; Carlo Ginzburg, Scuola Normale Superiore, Pisa; Giovanni Gozzini, Università di Siena; Andrea Graziosi, Università di Napoli Federico II; Mario Isnenghi, Università di Venezia; Fabio Levi, Università di Torino; Giovanni Levi, Università di Venezia; Sergio Luzzatto, Università di Torino; Paolo Macry, Università di Napoli Federico II; Giovanni Miccoli, Università di Trieste; Claudio Pavone, storico; Paolo Pezzino, Università di Pisa; Alessandro Portelli, Università di Roma La Sapienza; Gabriele Ranzato, Università di Pisa; Raffaele Romanelli, Università di Roma La Sapienza; Mariuccia Salvati, Università di Bologna; Stuart Woolf, Istituto Universitario Europeo, Firenze.

 

Traduction : Association "Liberté pour l'histoire"

http://www.lph-asso.fr/tribunes/22.html

 

 

SON COMPTE EST BON

 

 

Un ancien éditeur poursuivi pour avoir distribué
 des tracts révisionnistes

 

Un ancien éditeur et directeur de revue, arrêté mardi dans le Loiret puis relâché, sera poursuivi devant la justice pour avoir distribué des tracts à caractère révisionniste à Paris, a-t-on appris vendredi à Orléans, de source judiciaire. Pierre Guillaume, 67 ans, ancien responsable de la maison d'édition "La Vieille Taupe", est poursuivi pour "provocation à la discrimination, à la haine, à la violence à l'encontre d'une personne ou d'un groupe de personnes appartenant à une religion, en l'espèce le judaïsme". En février 2008, dans le 5e arrondissement de Paris, l'homme avait distribué des tracts à caractère révisionniste, qui plus est prétendument écrit[s] par Raymond Barre, ancien Premier ministre, décédé en août 2007. Dans ce dépliant sur deux pages, l'homme dénonçait notamment le "lobby juif de gauche". Une dame avait appelé la police qui avait pris l'identité de l'individu. L'affaire semblait classée quand début octobre le procès-verbal est arrivé au parquet de Paris, qui a décidé de poursuivre et de transférer le dossier. Le parquet d'Orléans a alors confié le dossier à la sûreté départementale. L'homme convoqué puis placé en garde à vue, avant d'être relâché, a expliqué qu'il "voulait appeler à une réflexion et non pas à la haine". L'ancien éditeur a avoué en avoir distribué dans plusieurs grandes villes de France. Chez lui, lors d'une perquisition, les policiers ont trouvé des centaines de tracts à caractère révisionniste.

 

France3.fr   10 octobre 2008

http://filinfo.france3.fr/popup_afp.php?nameRegion=idfcentre&id=081010182400.aopbe18g

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/081010182400.aopbe18g.htm

 

Le militant négationniste Pierre Guillaume poursuivi en justice

 

Nathalie Szuchendler

 

L’éditeur révisionniste Pierre Guillaume a été appréhendé ce mardi 07 octobre dans le Loiret, après une enquête débutée en février 2008. Il avait en effet distribué des tracts à caractère antisémite et révisionniste à Paris, [mensonge pur et simple] dans lesquels il dénonçait “le lobby juif de gauche”. Il a avoué mardi en avoir propagé dans plusieurs autres grandes villes, prétextant vouloir “appeler à la réflexion et non pas à la haine”. Poursuivi en effet pour “provocation à la discrimination, à la haine, à la violence à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes appartenant à une religion, en l’espèce le judaïsme”, P. Guillaume a déclaré avoir emprunté certains passages du tract, composé de deux pages, à Raymond Barre. Cet ancien directeur de la maison d’édition “la vieille taupe” semble, à 67 ans, très actif puisque la police a découvert des centaines de prospectus du même acabit à son domicile. P. Guillaume fut à l’origine de la première édition des travaux de R. Faurisson et de l’ouvrage Les mythes fondateurs de la politique israélienne de R. Garaudy. L’ancien producteur des huit numéros des Annales d’histoire révisionniste sera donc poursuivi en justice après plusieurs condamnations pour “publication négationniste” en vertu de la loi Gayssot. Fervent amateur de la fête du Front National, il est intervenu dans les périodiques Rivarol et National Hebdo et sur les ondes frontistes de Radio-Coutoisie. Il a aussi participé à la traduction du livre rédigé par l’ex-SS Thies Christophersen, “Le Mythe d'Auschwitz”, en compagnie du militant néo-nazi Michel Caignet. [C'est un bel exploit pour quelqu'un qui ne connaît pas un mot d'allemand. L'auteur du livre n'est pas Christophersen, mais Stäglich. Caignet n'a pas réellement participé à la traduction. Chez "prochoix", on n'est pas regardant. On calomnie en bloc.]

 

C'est la bande à Carole Fourest, diffamatrice de Dieudo, et de sa concubine Fiammetta Venner, moche-comme-un-pou, etc. 13 octobre 2008

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2008/10/13/2080-le-militant-negationniste-pierre-guillaume-poursuivi-en-justice

 

 

CHINOISERIES ET VIENNOISERIES

 

Voici une lettre de l'écrivain et poète révisionniste autrichien Gerd Honsik, arrêté en Espagne le 23 août 2007 et incarcéré à Vienne depuis le 6 octobre 2007 où il est menacé de 20 années de prison pour activités nationales-socialistes et surtout contestation de l'Holocauste:

 

26 juillet 2008

(...) Vous voudrez bien pardonner mon mauvais anglais: je n'ai pas de dictionnaire qui me permette de vérifier si ce que j'écris est correct.

   Pour répondre à vos questions: Je me porte très bien, physiquement et moralement. J'ai perdu 15 kilos à marcher chaque jour plus ou moins cinq heures (dont quatre dans ma cellule), je ne mange pas de choses grasses et je fais chaque jour de l'exercice. Je vais bien moralement parce que je vois régulièrement ma femme, mes enfants et mes 8 petits-enfants; trois d'entre eux sont assez âgés pour accompagner mes enfants lors de leurs visites.

   L'acte d'accusation a été déposé; il fait 90 pages et ce document peut être divisé en trois parties: la première traite d'articles que j'ai publiés à propos de l'Holocauste entre 1987 et 1992 — ces points auraient fort bien pu être soulevés lors de mon procès de 1992; la deuxième partie concerne des textes que j'ai publiés sur l'Holocauste en Espagne, entre 1992 et 2007; la troisième partie (qui constitue environ un tiers des 32 points de l'accusation) comprend:

1. Le fait que j'ai nié que l'Autriche avait été libérée en 1945 - j'ai dit qu'elle était occupée;

2. Le fait que j'ai affirmé que j'appartenais, en tant qu'Autrichien, à la nation allemande;

3. L'ouvrage que j'ai écrit contre Kalergi et Wiesenthal.

Bienvenue au pays!

 

  

La différence qui existe entre ma situation et celle des procès qui ont lieu en Allemagne est la suivante:

 

a.) Je n'ai pas nié l'Holocauste partout pour la bonne raison que je ne me suis pas rendu partout pour enquêter. J'ai nié seulement Dachau, Mauthausen et l'intérieur du camp d'Auschwitz. Pour ce qui concerne Dachau, j'ai gagné un procès en 1987 et en ce qui concerne Mauthausen et l'intérieur du camp d'Auschwitz, des personnalités célèbres appartenant à "l'histoire officielle" ont publié des doutes depuis 1992 sur l'existence même d'un Holocauste à Mauthausen et dans le camp d'Auschwitz.

 

b.) En 1992 le Parlement autrichien a changé la loi (3G Verbotsgesetz) à cause de moi et a voté une nouvelle loi (3HVG). Lors des débats au Parlement 7 parlementaires ont prononcé mon nom et 5 ont prononcé celui de mon ami Ochensberger: tous étaient d'accord pour dire que les sentences dans des cas comme les nôtres devaient se chiffrer en mois et non en années. Et, surtout, très important: la liberté de recherche ne devrait pas être touchée. Les membres de "l'histoire officielle" ont le droit de faire des recherches et aussi de nier, du moment qu'ils ne font pas ça de manière fondamentale mais seulement en détails. En allemand, les mots étaient les suivants: "Die unbestreitbaren Verbrechen des Nationalsozialismus dürfen nicht geleugnet werden" [On ne peut nier ceux des crimes du national-socialisme qui sont incontestables] et "Seriöze Wissenschaftler dürfen in Randbereichen forschen, solange sie die Verbrechen nicht 'im Kern' bestreiten" [Dans la mesure où les scientifiques sérieux ne contestent pas le "noyau" du crime, ils peuvent effectuer leurs recherches sur les points accessoires].

   Eh bien, le "Kern" (le noyau) de ce génocide peut justement être à l'endroit où il a vraiment eu lieu et tout crime est "unbestreitbar" [incontestable] tant qu'aucun membre de l'histoire officielle n'a pas publié de doute à son sujet.

   Cette loi ne pouvait pas être appliquée ni contre moi ni en ma faveur en 1992, bien qu'elle ait été faite spécialement pour Ochensberger et pour moi, parce qu'elle était arrivée trop tard.

   A présent, en raison de ces changements dans l'histoire officielle, je vois une chance de me défendre non pas en prouvant qu'il n'a pas existé de chambres à gaz, mais en prouvant que l'histoire officielle a changé d'opinion en rejoignant la mienne (sur trois camps). Quant aux recherches à faire sur les autres camps, comme Belzec, Sobibor, Vilna et Kaunas, vu mon âge cela ne m'intéresse plus.

   J'ai donc demandé à mon avocat espagnol Jose Maria Ruiz Puerta de m'envoyer ce que le professeur Faurisson, que j'admire beaucoup comme vous le savez, a publié il y a quelque temps.

J'espère avoir fait, pour vous et pour tous vos amis, le point de la situation telle que je la vois.

Très cordialement, à vous et tous les amis que j'ai en France, en toute solidarité

Gerd Honsik

 

P.S. Les gardiens sont absolument corrects avec moi, et me traitent mieux qu'en Espagne. Je suis (volontairement) seul dans ma cellule. Ce qui est un peu triste c'est que je suis actuellement pratiquement le seul Autrichien (le seul à parler allemand) dans la cour, là où j'ai le droit de marcher chaque jour une heure. Mais les autres prisonniers, qui sont tous étrangers (dont certains avec un passeport autrichien) sont très gentils avec moi et j'y ai quelques vrais camarades.

Je suis très accaparé en ce moment par la préparation de mon procès. Je ne sais pas quand il aura lieu car j'ai déposé un recours contre l'accusation!

 

Rappelons l'adresse du prisonnier:

- Monsieur Gerd Honsik

Justizanstalt Wien-Josefstadt, Wickenburggasse 18-22, A-1082 VIENNE

(Autriche)

 

 

WAYANG KULIT

 

Dans le cadre de la "Mission d’information sur les questions mémorielles", dirigée, à l'Assemblée nationale, par M. Bernard Accoyer, président-rapporteur, plusieurs tables rondes ont été organisées depuis le 8 juillet 2008. Le 14 octobre, lors de la Table ronde n° 6 qui avait pour titre Le rôle du Parlement dans les questions mémorielles, a été entendue Mme Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l’Université de RennesI, vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel et de la Société des professeurs de facultés de droit. Son intervention, de 9 minutes, avait pour titre De la lumière dans un théâtre d'ombres et constitue une véritable dénonciation de la société française contemporaine. On la trouvera à l'adresse suivante:

 

http://unionroyalistebvm.over-blog.com/article-23951424.html

 

Voici quelques-unes des expressions que nous avons relevées:

 

— "novlangue", "totalitarisme orwellien", "lavage de cerveau", "obsession purgative et répressive", "système totalitaire", "les cerveaux des écoliers deviennent ainsi aussi le lieu privilégié d'intervention des lobbies de toute sorte";

— "Je dis toujours que le culturalisme est à l'esprit ce que le culturisme est au corps, une gonflette narcissique fortement antipathique."

— "J'ai été choquée par une expression qui s'y trouve à plusieurs reprises, l'expression: 'politique de la mémoire'. C'est fort, d'utiliser des expressions comme ça! Je trouve cette expression parfaitement orwellienne, justement; elle évoque le lavage de cerveau; on se demande à quand la création d'un ministère de la mémoire comme on a créé un ministère de l'identité nationale. Arrêtez-vous, mesdames et messieurs les députés, on va trop loin dans la manipulation de nos mémoires et de nos cerveaux, laissez-nous nous souvenir en paix, peut-être, c'est ce qu'on pourrait vous demander."

— "Le plus grave (...), c'est la question de la violation de la liberté par les lois à caractère pénal qui sont ainsi votées: c'est, bien sûr, l'atteinte à la liberté d'expression, à la liberté de la presse en général et, bien sûr aussi, l'atteinte aux libertés scientifiques et universitaires en particulier."

— "Les délits de négation ou de minimisation de ces actes [les génocides] sont des délits d'opinion inacceptables en démocratie libérale. De ce point de vue je reste comme beaucoup de juristes et d'historiens absolument hostile à ce type de délit."

 

Voici l'adresse où l'on peut joindre A.-M. Le Pourhiet:

Université de Rennes I, Faculté de droit et de science politique, 9, rue Jean Macé, CS 54203, 35042 Rennes cedex. Tél. 02 23 23 76 76.

 

 

IL SEMBLE QUE NOUS AYONS LAISSÉ PASSER CETTE PETITE CHOSE GROTESQUE

 

 

Négationnisme et libertés

 

par Jérôme Jamin

 

Le négationnisme est un concept plus percutant que le révisionnisme lorsqu’il s’agit d’indiquer sans ambiguïté les véritables projets de ceux qui prétendent que les chambres à gaz n’ont pas existé et que celles-ci étaient au mieux de banals centres de rassemblement et d’enferment, au pire des camps de concentration aux conditions de vie parfois extrêmes. D’après l’historien Vidal-Naquet, les négationnistes partagent depuis plus de vingt ans les mêmes principes|1|: la chambre à gaz et le génocide n’ont jamais existé; la «solution finale» n’est rien d’autre qu’une expulsion massive et violente des Juifs à l’Est de l’Europe; et le chiffre des victimes juives doit être revu fortement «à la baisse», on passe de 4, 5 ou 6 millions de morts à 200.000 tout au plus. Ces trois «vérités» que tentent de faire passer les négationnistes s’accompagnent de trois inférences qui en sont en quelque sorte les déductions naturelles: l’Allemagne nazie n’a pas, loin s’en faut, les responsabilités qu’on lui attribue dans le déclenchement et le déroulement de la Deuxième Guerre mondiale; les véritables ennemis étaient le communisme et Staline; et enfin, très important: le génocide des Juifs est une invention de «la propagande alliée», c’est-à-dire «juive et sioniste...»

 

Négationnisme et libertés d’expression

Lorsqu’en 1979, l’universitaire et enseignant français Robert Faurisson commence à diffuser ses théories négationnistes en affirmant, entre autres, que «Hitler n’a [jamais] ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion»|2|, ce n’est pas l’interdiction de son discours ni l’éventualité d’une répression pénale qui animent les débats de l’époque mais la contestation, la critique, la réprobation et même d’une certaine manière la persécution (Faurisson a fait l’objet d’agressions physiques et de menaces). Si d’aucuns évoquent la possibilité voire la nécessité de légiférer dans ce domaine, d’autres mobilisent le cadre des libertés pour dénoncer l’imposture et afficher au grand jour les vraies motivations de Faurisson: la manipulation du vocabulaire scientifique pour réhabiliter l’idéologie nazie. Si certains veulent arrêter la liberté d’expression là où commence... la perfidie, la mauvaise foie [=foi], l’injure ou même la folie, d’autres utilisent la force de l’argumentation et la critique radicale pour dénoncer l’imposture.

Le résultat ne s’est pas fait attendre, Faurisson est rapidement discrédité et quitte le poste qu’il occupe à l’Université de Lyon. [Non, pépère, il ne le quitte pas, on le chasse!] Il aurait pu disparaître dans le néant à jamais si un journaliste ambitieux n’avait senti le potentiel médiatique que de telles théories pouvaient fournir à son émission. Le 13 septembre 1987, Olivier Mazerolle invite Jean-Marie Le Pen au «Grand Jury» RTL/Le Monde et lui demande ce qu’il pense des thèses de Monsieur Faurisson. La question n’est pas du tout anodine et c’est presque sans surprise que ceux qui connaissent le pedigree du déjà vieux leader d’extrême droite l’entendent dire qu’il «ne connaît pas ces thèses» mais «quelles qu’elles soient, et quelles que soient celles développées intellectuellement», il est partisan de la liberté de l’esprit. «Je pense que la vérité a une force extraordinaire qui ne craint pas les mensonges ou les insinuations», ajoute-t-il, «et je suis hostile à toutes les formes d’interdiction et de réglementation de la pensée». La suite est plus connue, «je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale»|3|.

Avec un leader d’extrême droite qui monte et un journaliste qui veut monter|4|, Faurisson l’imposteur pénètre l’imaginaire médiatique et politique et rentre dans le monde très fermé des «négationnistes». [Ce terme est une invention polémiste. Il n'existe aucun "négationniste". Ce n'est pas "un monde très fermé. C'est une simple lubie de journaliste.] Avec Mazerolle qui parle d’historiens et de thèses et non de charlatans et d’absurdité, avec Le Pen qui affirme avoir entendu parler de ces dernières, Faurisson entre dans le débat et répand ses théories les plus farfelues sur Hitler et la non-existence des chambres à gaz. Avec ses homologues issus d’Europe et des États-Unis, il contribue aujourd’hui à une revue dont la consonance académique du nom rivalise avec la fascination pour Hitler, Himmler, Goebbels et leurs principaux lieutenants: The Journal of Historical Review publié par l’Institute for Historical Review, le «think tank» négationniste le plus connu sur Internet, basé au pays de la liberté d’expression à Newport Beach en Californie. [C'est du passé. N'en parlons plus.]

 

Liberté d’expression et législation

En 1990, le législateur français ouvre une porte qu’il ne parviendra pas à fermer, emportant au passage son homologue belge|5|. Présentée au Parlement par le député communiste Jean-Claude Gayssot, la loi du même nom est votée le 13 juillet, elle a pour but de réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. En substance, «toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite»|6|. Mais nombreux sont ceux en France qui ont en tête les élucubrations de Faurisson et surtout l’extraordinaire médiatisation dont ses théories ont fait l’objet grâce aux «alliés objectifs» Mazerolle et Le Pen. [Et beaucoup d'autres, reconnaissons-le. Rendons hommage à Ivan Levaï, Pierre Vidal-Miquet, Badinter et les autres...] Les parlementaires et les sénateurs français ne s’arrêtent pas là et proclament dans un article 9 la pénalisation de la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle soit par une personne reconnue coupable de tels crimes|7|.

La loi est appliquée scrupuleusement et très vite Faurisson est condamné à plusieurs reprises par la justice française pour contestation de crime contre l’humanité. Interrogé sur ce texte et ses implications, Faurisson ne cherche plus à dissimuler ses intentions: «nous l’appelons parfois ‘loi Gayssot’, ce qui est le nom d’un communiste, mais parfois nous l’appelons aussi ‘Loi Fabius-Gayssot’. Fabius est un Juif très riche, il est socialiste mais extrêmement riche. Donc, la loi antirévisionniste de 1990 est une loi judéo-sociolo-communiste»|8|.

Faurisson aurait pu retourner très vite dans l’ombre s’il n’avait également reçu le soutien de l’universitaire et enseignant Noam Chomsky, linguiste mondialement reconnu qu’il n’est pas utile de présenter ici. Signataire avec d’autres intellectuels d’une pétition en faveur de la liberté d’expression lancée en 1979 aux États-Unis et qui rassembla plus de 500 signatures, un document qui demandait simplement que la sécurité et le libre exercice des droits fondamentaux soient respectés dans le chef de Robert Faurisson, Chomsky devint l’emblème de cette exigence fondamentale en termes de liberté d’expression. Confronté à de multiples protestations soutenues par un cortège d’accusations graves, le célèbre linguiste rédige alors Quelques commentaires élémentaires sur le droit à la liberté d’expression. Un document qui a le grand mérite de rappeler les règles du jeu lorsque l’on veut jouer aux «chevaliers de la liberté d’expression», un texte que Faurisson a publié en préface de son ouvrage Mémoire en défense à l’insu visiblement du célèbre linguiste américain|9|.

Que l’on soit d’accord ou non avec Faurisson, qu’il soit un monstre ou un universitaire brillant, Chomsky affirme d’abord «qu’il va de soi, sans même qu’on songe à le discuter, que la défense du droit à la libre expression ne se limite pas aux idées que l’on approuve, et que c’est précisément dans le cas des idées que l’on trouve les plus choquantes que ce droit doit être le plus vigoureusement défendu. Soutenir le droit d’exprimer des idées qui sont généralement acceptées est évidemment à peu près dépourvu de signification. Tout cela est parfaitement compris aux États-Unis et c’est pourquoi il n’y a rien ici qui ressemble à l’affaire Faurisson (...). Quand les historiens révisionnistes (...) ont tenu une large réunion internationale, ajoute Chomsky, il y a quelques mois, aux États-Unis, il ne s’est rien passé qui aurait ressemblé à l’hystérie qui a entouré en France l’affaire Faurisson. Lorsque le Parti nazi américain appelle à un défilé dans la ville largement juive de Skokie (Illinois), ce qui est manifestement une pure provocation, l’American Civil Liberties Union (...) défend le droit de défiler (ce qui rend évidemment furieux le Parti communiste américain). Pour autant que je le sache, il en va de même en Angleterre ou en Australie, pays qui comme les États-Unis ont une tradition vivante de défense des libertés». Enfin conclut Chomsky: «même si Faurisson se trouvait être un antisémite acharné ou un pronazi fanatique — et ce sont des accusations que contenait une correspondance privée qu’il ne serait pas convenable de citer en détail ici — cela n’aurait rigoureusement aucune conséquence sur la légitimité de la défense de ses droits civils. Au contraire, cela rendrait leur défense d’autant plus impérative puisque, encore une fois, et c’est l’évidence depuis des années, depuis des siècles même, c’est précisément le droit d’exprimer librement les idées les plus effroyables qui doit être le plus vigoureusement défendu; il est trop facile de défendre la liberté d’expression de ceux qui n’ont pas besoin d’être défendus»|10|.

 

Faurisson, Irving et les autres

Le 20 février 2006, l’historien britannique David Irving a été condamné par un tribunal de Vienne à trois ans de prison pour avoir nié la réalité des chambres à gaz et de l’Holocauste. Trois ans de prison pour des propos et des écrits! Avec l’affaire Faurisson, cette condamnation nous rappelle à quel point en Europe nous jugeons nécessaire et légitime de limiter la liberté d’expression lorsqu’elle renvoie aux vieux démons, qu’elle incite à la haine raciale ou qu’elle cherche à réhabiliter le nazisme. Indépendamment de l’opportunité de ce choix, et de ses implications, il serait totalement hypocrite de ne pas assumer ces restrictions effectives et incontestables à la liberté d’expression. Il faut les nommer comme telles sans jouer à Voltaire!

 

 

|1| P.Vidal-Naquet, Les assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987, pp. 33-34.

|2| Ibidem, p. 33.

|3| Cité par O. Guland, Le Pen, Mégret et les Juifs. L’obsession du ‘complot mondialiste’, Paris, La Découverte, 2000, p. 80.

|4| Sur l’affaire «du point de détail» et le négationnisme, voir H. Deleersnijder, Les prédateurs de la mémoire. La Shoah au péril des négationnistes, Bruxelles, Labor/Espace de libertés, 2001 et H. Deleersnijder, L’Affaire du "Point de détail": effet médiatique et enjeux de mémoire, Liège, Université de Liège, 2001.

|5| Le législateur belge vote le 23 mars 1995 la loi «tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la Seconde Guerre mondiale».

|6| Texte disponible sur Légifrance, le service public français de la diffusion du droit à l’adresse suivante: http://www.legifrance.gouv.fr/texte....

|7| Ces crimes sont établis sur base du statut du Tribunal militaire international de Nuremberg et de ses principaux textes en la matière.

|8| Extrait d’un entretien avec Phil Sanchez cité dans l’entrée «Loi Gayssot» de l’Encyclopédie libre Wikipedia disponible à l’adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Gayssot .

|9| Jean Bricmont explique à ce sujet que Chomsky aurait donné «son texte à un ami d’alors, Serge Thion, en lui permettant de l’utiliser à sa guise. Or Thion le fit paraître, comme ‘avis’, au début du mémoire publié pour défendre Faurisson. Chomsky n’a cessé de rappeler qu’il n’avait jamais eu l’intention de voir publier son texte à cet endroit et qu’il chercha, mais trop tard, à l’empêcher». Lire J. Bricmont, «La mauvaise réputation de Noam Chomsky» in Le Monde diplomatique, avril 2001.

|10| Extraits du texte de Noam Chomsky rédigé à Cambridge (USA) le 11 octobre 1980 en réponse aux accusations dont il fait l’objet et publié comme préface, répétons-le, à l’insu de Chomsky (le titre annonce cette manipulation), dans une des premières éditions de l’ouvrage de Robert Faurisson Mémoire en défense. Contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire. La question des chambres à gaz. Précédé d’un avis de Noam Chomsky (Paris, La Vieille Taupe, 1980, pp. XII, XIII et XIV).

 

Jérôme Jamin (Ben-jamin) est chercheur à l'Université de Liège.

 

http://politique.eu.org/archives/2006/04/293.html

 

 

LA BIBLE : LE RETOUR

 

Possible découverte des mines mythiques

du roi Salomon en Jordanie

 

 

Merci bien lire au 3e para trois cents ans et non trois mille ans comme indiqué par erreur. Revoici dépêche corrigée: /// WASHINGTON, 27 oct 2008 (AFP) - Les mythiques mines du roi Salomon qui, selon la légende, étaient remplies d'or et de diamants, pourraient en fait avoir contenu du cuivre, selon les résultats d'une campagne de fouilles en Jordanie publiés dans la dernière édition des Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS). [On sent qu'on va plonger dans un océan de connerie: la légende des mines d'or qui se transforme en baratin des mines de cuivre... Les archéologues sont par ailleurs formels: le roi Salomon est une création de l'imaginaire des légendes...Comme le Chat Botté...] Ces mines de cuivre, situées à Khirbet en-Nahas dans une région aride et inhabitée au sud de la mer Morte, en Jordanie, remontent au 10e siècle avant l'ère chrétienne ce qui correspond au règne légendaire de David auquel a succédé son fils, le roi Salomon, et dont font état les récits bibliques. Cette nouvelle datation au carbone 14 repousse de trois cents ans les estimations précédentes de l'âge de fer dans cette région. Les métaux extraits de ces mines auraient peut-être permis au souverain de réaliser ses ambitieux projets de construction, dont le premier temple de Jérusalem, explique l'archéologue Thomas Levy, du Levantine Archaeology Laboratory de l'Université de Californie (ouest), un des principaux auteurs de l'étude avec le Jordanien Mohammad Najjar. Ces fouilles ont aussi mis au jour des indices d'activités métallurgiques sur le site au 9e siècle avant notre ère, ce qui pourrait corroborer l'histoire des Edomites racontée dans la Bible. Les Edomites étaient un peuple de la vallée biblique d'Edom —où sont situées ces mines— ennemis de l'ancien Israël. Les fouilles menées depuis 2002 ont permis d'extraire des échantillons de charbon de bois sous six mètres de déchets provenant de l'exploitation du site, jusqu'à la limite du sol vierge d'activité. Ces chercheurs affirment désormais que les activités minières avaient commencé plus tôt qu'on ne le pensait, dès le 10e siècle avant notre ère. La datation des mines de Khirbet en-Nahas sont l'objet de controverses depuis plusieurs décennies. Dans les années 30, les artisans de l'archéologie biblique s'efforçaient surtout de faire correspondre leurs découvertes au récit de la Bible. C'est ainsi que l'archéologue américain Nelson Glueck a popularisé l'idée des mines de Salomon qu'il pensait déjà avoir trouvées à Khirbet en-Nahas. Toutefois, cette assertion a été remise en question dans les années 80 avec des recherches archéologiques britanniques concluant que le travail du métal n'avait pas commencé avant le 7e siècle avant notre ère sur ce site. Les archéologues ont aussi découvert dans ces mines de cuivre des artefacts égyptiens --un scarabée et une amulette--, datant du 10e siècle avant notre ère et correspondant à une forte perturbation de la production de cuivre. Cette découverte pourrait correspondre à l'incursion militaire du pharaon Sheshonq I à la fin du 10e siècle mentionnée dans les textes bibliques. "Ces nouvelles données et indices de la première couche stratifiée, obtenus avec des fouilles systématiques (...) se concentrant spécifiquement sur le rôle de la métallurgie à Edon, sont des preuves que des sociétés complexes existaient bel et bien au 10e et 9e siècle avant le Christ", souligne Thomas Levy. "Ces découvertes relancent le débat sur l'historicité des textes bibliques de cette période", estime-t-il. "Désormais, nous allons concentrer nos recherches pour tenter de trouver des indices révélant qui contrôlait l'industrie du cuivre à Edon, le roi David et son fils le roi Salomon, ou peut-être les dirigeants édomites", ajoute l'archéologue américain. "On ne peut pas croire tout ce que disent les anciennes écritures mais cette recherche représente une confluence des résultats scientifiques et archéologiques avec les textes de la Bible", conclut-il.

 

Toujours la même propagande inepte. Ces travaux archéologiques portent sur l'histoire de la métallurgie dans le Proche-Orient. On y voit une présence égyptienne, ce qui semble normal, mais aucune présence "juive", pas plus de Salomon que de beurre en broche, rien de biblique puisque la Bible ignore ce gisement cuprifère. Donc Thomas "lévy" (on met des guillemets parce qu'il est "lévy" comme le roi des Patagons) peut aller se rhabiller. L'époque judéocentriste se termine.

 

 

Le Monde 29 octobre 2008

 

 

 

 

 

 

ROMA SANS NICHEL

 

Committe for the Redress of the Roma Holocaust

 

A Challenge to the Government of the Czech Republic

 

During 1942-1943 there were more than 1300 Roma imprisoned at the concentration camp in Lety u Písku. As a result of the genocidal behavior of the camp management, 326 prisoners died at the camp, of which 241 victims were children. This has been historically documented on the basis of materials in the state archives of the Czech Republic.

During the 1970s, the government of the Czechoslovak Socialist Republic allowed an industrial-capacity pig farm to be built on the site of the Lety camp. This farm is still in operation today.

A similar camp was located at Hodonín u Kunštátu. Roma men, women and children were also murdered there. Today, on that very spot, a recreation facility is in operation.

We, the undersigned, therefore call on the Government of the Czech Republic to immediately

— relocate the Lety pig farm to an appropriate place;

— relocate the Hodonín recreational facility to an appropriate place; and

— erect dignified monuments at both sites in consultation with former prisoners and the relatives of the victims.

 

http://cestiromove.ecn.cz/id49.htm

 

 

 

RACKETT:  TOUJOURS PLUS

 

La Coordination Off Shore nous communique

 

Le Président de la COORDINATION OFF SHORE a engagé en 2004 une procédure en France contre la C.I.V.S. devant le Tribunal Administratif de Paris afin de faire condamner et sanctionner cette Commission d’Indemnisation pour ses procédures, ses comportements et ses décisions arbitraires à l’encontre des requérants Juifs Survivants de la Shoah.

La Tribunal Administratif de Paris en 2007 a jugé que "… la Commission d’Indemnisation, en la personne du premier ministre, avait commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant d’indemniser la perte de clientèle d’un chirurgien dentiste victimes des lois anti-Juives françaises."

Cette décision du T.A. de Paris ouvre la possibilié à toutes les familles Juives spoliées en France qui avaient une activité commerciale de demander réparation et indemnisation à la Commission d’Indemnisation pour la perte incorporelle que représentent la clientèle que ce soit pour un fabricant de casquettes, un tailleur à domicile, une profession libérale, un commerçant, un industriel, etc...

Pour plus d’information, nous vous engageons à contacter par téléphone JJES.FRAENKEL au 01 42 27 29 93 (aux heures de bureaux)
ou par e-mail à : coordinationcad@aol.com

 

 

VENDETTA POLITIQUE

 

 

Oud-Vlaams Blok-senator Raes riskeert één jaar cel voor negationisme

 

 

Het Brusselse parket heeft een jaar cel met uitstel geëist tegen oud-Vlaams Blok-senator Roeland Raes. In een interview met de Nederlandse televisiezender NCRV, in 2001, had die twijfels geuit over de authenticiteit van het dagboek van Anne Frank en de omvang en systematiek van de Holocaust. Volgens het parket, het Forum der Joodse organisaties en het Centrum voor Gelijkheid van Kansen en Racismebestrijding (CGKR) is dat negationisme.

In de NCRV-uitzending 'Netwerk' van 26 februari 2001 werd Roeland Raes, toenmalig senator en ondervoorzitter van het Vlaams Blok, geïnterviewd naar aanleiding van zijn banden met een Nederlandse extreemrechtse partij. Tijdens dat interview uitte Raes eerst zijn twijfels over de echtheid van het dagboek van Anne Frank en, kort, over de omvang en systematiek van de Holocaust tijdens de Tweede Wereldoorlog.

 

Cijfers overdreven

In een langer onderdeel van het vraaggesprek ging Raes daar dieper op in en zei hij dat er wel een systematiek zat achter de Jodenvervolging maar niet achter de uitroeiing. Daarom zouden de officiële cijfers over het aantal slachtoffers sterk overdreven zijn. Nog volgens Raes waren de uitroeiingskampen eerder werkkampen, waar de levensomstandigheden weliswaar erbarmelijk waren.

 

Negationisme

Zowel het Brusselse parket als het Forum der Joodse Organisaties en het CGKR zagen daarin een duidelijke ontkenning en minimalisering van de Holocaust. Het parket eiste een celstraf van één jaar met uitstel en de twee burgerlijke partijen elk een schadevergoeding van 5.000 euro.

 

Nooit uitgezonden

Raes' advocaat, meester Piet Noë, verdedigde de oud-senator door aan te voeren dat het tweede interviewgedeelte, waarin Raes gedetailleerd ingaat op de Holocaust, nooit was uitgezonden en Raes dus zijn mening nooit publiek te kennen had gegeven. Het Forum en het CGKR brachten daartegen in dat vrijwel alle kranten de dag na de uitzending het interview in extenso hadden geciteerd, wat erop wees dat de bewuste beelden wel degelijk uitgezonden waren. Bovendien had Raes zijn mening verkondigd aan een journalist, voor een interview waarvan hij wist dat het uitgezonden zou worden. "Dat is voldoende om aan de publiciteitsvereiste van de negationismewet te voldoen", aldus de burgerlijke partijen. De rechtbank doet uitspraak op 14 november. (belga/tdb)

 

 

17/10/08 15u08

http://www.hln.be/hln/nl/957/Belgie/article/detail/455467/2008/10/17/Oud-Vlaams-Blok-senator-Raes-riskeert-een-jaar-cel-voor-negationisme.dhtml

 

 

 

EX ORIENTE LUX

 

Téhéran parle

 

Holocaust-Studies 
Persecution, conviction and imprisonment of scientists and independent intellectuals are prevalent in the West, Secretary of World Foundation on Reviewing Holocaust Mohammad Ali Ramin said on Wednesday.


Ramin said arrest of Fredrick Gerald Toeben in early October 2008 in London airport for criticizing the nature and effects of Holocaust, has worried the world independent scholars and intellectuals.

Dr. Toeben is an independent researcher and thinker in the field of 'Contemporary History of Europe' and also is the member of 'International Fact-Finding Committee of Holocaust' and is the founder of 'World Foundation for Reviewing Holocaust' who believes just like others that Holocaust dossier should be re-examined and re-surveyed.

Who should be condemned? Don't you think that those who claim there has been mass killing and slaughter of six million Jews by Germans during the Second World War in Europe, should have at least appropriate documents to prove it? Or perhaps the researchers and those who make interrogation and inquiries should be condemned or punished? Indeed what was the crime of the scholars and scientists such as:" Ernst Zuendel", " David Irving", prof. Rober Fourisson", " prof. Roger Garaudy", " George Theil", " Wolfgang Froehlish", " Gerald Hornish", " Siegfried Verbeke", Horst Mahler", " Vincent Reymouard", " Juergen Graf", " Fredrick Toeben", " Sylvia Stolz", " Pedro Varela", " Germar Rudolf", and ... or other scholars, scientists, lawyers, people's representatives and western citizens? What the European politicians are doing exactly by expanding unfounded allegations and falsified and unsubstantiated ideas or preventing the expansion of any liberal ideas of researchers for finding the truths? Except that they are trying to encourage people to accept what they have quoted in the press and mass media regarding Holocaust.

Is it possible that by suppression of independent researchers and intellectuals, they try to pursue western societies to accept the arbitrary and despotic claims concerning Holocaust? 
Does this mean that by the dismissal of critic scientists and scholars from scientific centers or by discharge of liberal intellectuals from European judicial, executive and legislative powers who protest against Holocaust, all the claims concerning Holocaust could be true? Or will create further stability for these countries? 
Don't you think that psychological war against those who seek he truths regarding Holocaust, or persecution, torture and trial of intellectuals, or arrest and imprisonment of political activists, and negation of those who protest against foreign domination over Europeans' destiny will lead to further problems for Zionism? What is going on today in Germany, Austria, France, Belgium and Switzerland against truth-seeking individuals and people who fight "Zionist Domination."? Nothing rather than creating fear. But this trend would further divert the "detest against Israel Zionism dominating over Europe and America " towards" detest against Jewish and Judaism".

to be continued ..

 

http://www1.irna.ir/en/news/view/line-22/0810308700020444.htm

 

West-Holocaust 
According to the experiences of the last three thousand years, these kinds of unpleasant acts will lead to further reactions of people against arrogant domineers and tyrannizes.


Today " Fredrick Toeben" who is Australian, would be arrested in London Airport and imprisoned for expressing his views about Holocaust. So what would be the next reaction of liberal Europeans who are against domination of America( U.S) and Israel? 
Is it possible to construct prisons worse than Guantanamo in all over Europe for capturing those who are against domination of Israel and US? 
Is it possible to continue the political serial-killings and massacre against opponents of American, Israeli and British domination? Particularly after brutal assassination of " Uwe Barschel" (prime minister of the province of Schleswig Holestain), Petra Kely and General Gerd Bastain( founder of Green Party of Germany), Edwardo Aniely ( Muslim martyr intellectual and son of Italian capitalist), David Kely (senior expert in the Ministry of War in UK) and recently Juerg Heider( the national politician elected by the people of Austria).

The silence of press vis-a-vis the imprisonment of significant European scholars and intellectuals who are indeed trying to find the facts such as; Toeben, Stols, Hornsik, Rudolf, Forehlich, Zuendel and conviction of Garaudy, Faurisson, Verbeke and Reynouard and others, have made all the knowledgeable people worried regarding the continuation of these cruel acts.

The question is, if the European intellectuals are arrested and condemned only for expressing their ideas and thoughts, then what would be the conduct of European citizens in the future? 
Don't you think that as a result of these suppression, severe punishment, despotism, oppression and assassination, there will be uprising and broad-based violations? 
"The World Foundation on Reviewing Holocaust" while expressing its concern vis-a-vis all these events, recommends all the states, parliaments and judicial powers of European countries to make their best efforts in order to preserve" the main European values after medieval ages" which are; " freedom of expression" and " freedom of thoughts" and "respect for human rights" and " democracy." They should not sacrifice their valuable ideas only for ill-intended and unreasonable demands of the Zionists.

The World Foundation requests all the politicians, judges, writers, intellectuals and European press to support the independent researchers and critics who follow the dossier of Holocaust, vis-a-vis the accusations of the Zionists and their followers and to help the "International Fact Finding Committee" to find the truth.

 

IRNA, 29 octobre

http://www1.irna.ir/en/news/view/line-22/0810302200020529.htm

 

Les noms propres passent par le filtre de la langue farsie et de leur retranscription par les traducteurs de Téhéran. Voici donc les noms usuels:

Toeben = Töben

Rober Fourisson = Robert Faurisson

Wolfgang Froehlish = Wolfgang Fröhlich

Gerald Hornish = Gerd Honsik

Reymouard = Reynouard

Edwardo Aniely = Edoardo Agnelli (décédé)

David Kely = David Kelly (décédé)

Juerg Heider : Jörg Haider (décédé). Ces trois décès ont tous quelque chose de suspect.

 

 

 

 

 

PROMO

 

Cacamus promu cacaprof !

 

On apprend que le spécialiste judéosioniste de la traque des révisionnistes, l'humble flic Jean-Yves Camus, qui essaie déjà de se faire passer pour un chercheur (il se dit "chercheur asocié à l'IRIS") a connu une flatteuse promotion, s'il faut en croire Chevènement, qui se mêle de colloquer sur la société israélienne. Il présente Cacamus comme "professeur à l'institut universitaire d'études juives Elie Wiesel". Pas moinsss. Plus bidon, il n'y a pas.

Ce pauvre mec a les plus grandes difficultés à s'exprimer dans la langue française. Voci un exemple de son baragouin:

La difficulté du monde sioniste religieux est celle à penser le politique en tant que compromis permanent.

Rien que ça, il mérite le peloton.

http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a316.html

 

 

BIDON and Co

 

Le mensonge d'Auschwitz:
sous la coupe du lobby, tous les grands media français se sont faits complaisamment les vecteurs de la désinformation holocaustique.

 

Après un ramdam médiatique d'une semaine, suite à la publication par le journal Bild de "nouveaux" plans d'Auschwitz comportant une "chambre à gaz", un "leading expert" (entendez : le juif Robert Jan Van Pelt, sorte d'antiréviso pathologique et professionnel) vient maintenant dénigrer publiquement ces documents.

Où se trouve la "vraie" chambre à gaz, alors? Aïe, elle n'apparaît pas sur le plan.

Léger problème.

Vous comprenez maintenant pourquoi Van Pelt se dépêche de disqualifier ces plans, qu'ils qualifie de faux. Avant qu'un lecteur du Bild, plus malin que la moyenne, ait compris que ces documents prouvent qu'il n'y a pas eu de chambre à gaz homicide à Auschwitz, Van Pelt a préféré prendre les devants. Sa sortie lui a permis de surcroît de salir les Allemands, en prétendant qu'ils avaient trafiqué les plans.

Notez bien l'évolution du statut de ces plans, qui sont passés en quelques jours de "PREUVE INCONTESTABLE" du génocide par le procédé de la chambre à gaz à "FAUX DOCUMENT" puisque ne comportant AUCUNE trace de chambres à gaz homicides.

Amusant, non ?

Et pendant ce temps-là, la propagande continue de tourner.

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Auschwitz expert: Blueprints found in Berlin not of death camp

By Assaf Uni

 

A leading expert on Auschwitz on Sunday denigrated the importance of the finding of plans for the construction of the extermination camp, which was reported this weekend in the German tabloid Bild. He said the documents have been known to scholars for many years and that they were not plans to build the extermination camp of Auschwitz-Birkenau, but rather earlier plans for the building of a forced labor camp.

Prof. Robert Jan van Pelt, a internationally acknowledged expert on the planning and construction of Auschwitz, said that based on what he had seen on the Internet, there seemed to be nothing new about the documents. He was one of several scholars who expressed doubts about the significance of the Bild story.

Van Pelt, an architectural historian, said that copies of the plans of the stages of the camp's construction were also in the archive of the Polish National Museum at Auschwitz and in an archive in Moscow. He said that the source of the new copies was unclear since, according to Bild, the plans were found in an apartment in Berlin, whereas copies that were in the SS offices in Berlin were destroyed by Allied bombing in 1944. Van Pelt said he also doubted the authenticity of the signature of the SS chief, Heinrich Himmler, since such a high-ranking officer would not have signed such plans, and none of the copies he had ever seen bore such a signature.

Van Pelt also said the words "gas chamber" on one of the drawings meant a room in which disinfection of clothing was done by means of gas, and that the sketch is not of an extermination camp established in 1942, but rather of earlier plans for a huge concentration camp in which a force of 130,000 slave laborers was intended to work.

Van Pelt suggested the plans might be fakes, motivated by the lucrative market in Nazi memorabilia and documents.

 

Ralf Georg Reuth, the historian who wrote the piece in Bild, told Haaretz yesterday that the existence of such plans in Russian archives was known, "but German institutions have no originals, and therefore the importance of the finding of such original material is very great." Reuth would not elaborate on where and when the plans were discovered, or whether they had been submitted to experts for study.

 

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1035958.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkkyFAZAkpIhOtiMWS.shtml

 

 

LES ASSASSINS RADJAVISTES VONT AU CINÉMA

 

 

IRAN: 1 DOLLAR POUR VENDRE DU NÉGATIONNISME

14.11.2008

 

Alors que le magazine allemand Bild vient de publier 28 plans très explicites du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz, le régime des mollahs a annoncé la mise en vente de la vidéo de sa super-production cinématographique: «La légende de l’Holocaust», un film bien évidemment négationniste.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le film n’a pas été une initiative d’Ahmadinejad, puisqu’il a été terminé en 2003, sous la présidence de son prédécesseur, le très souriant Khatami, que certains intellectuels iraniens continuent à nous vendre comme une chance pour l’Iran et le monde. Il ne faut pas s’attendre à une réaction de leur part pour condamner cette production et en cas d’une éventuelle réaction, ils chercheront sans doute à disculper Khatami.

Selon le communiqué de presse, «la Légende de l’Holocaust relate la vie d’un groupe de chercheurs cosmopolites qui cherchent à montrer le vrai visage inhumain des sionistes et au cours de leurs recherches ils découvrent des documents qui permettent de nier l’holocauste».

Il a été réalisé en arabe avec des capitaux fournis par la chaîne islamiste Sahar, chaîne dirigée à l’époque par un autre soi-disant modéré, Ali Larijani. Les acteurs (Pierre Dagher, Mida Mastrakh, Rineh Ghoush ou Afif Shia) sont des libano-palestiniens, mais la réalisation a été confiée aux Iraniens: le directeur de photographie Nasser Mahmoud-Kalayeh, le compositeur de musique Ali-Reza Kohandeyri, l’éditeur Iraj Gol-afshan, le preneur de son Sammak-pashi, le producteur exécutif Saïd Saïdi et le réalisateur vedette de la télé iranienne, Abdol-Hassan Barzideh.

©Le régime des mollahs qui est très impliqué dans la propagande virtuelle, télévisuelle ou vidéo contre ses ennemis a sorti cette œuvre de 92 minutes au moment où les Israéliens sont sur le point de trouver un compromis de paix. La K7 destinée à la rue arabe sera vendue au prix inconcurrenciable de 1 dollar afin que tout le monde puisse la voir.

 

Nouvelle (?) propagée par "Iran-Resist, officine de la famille Radjavi, anciennement marxiste, actuellement à la solde de la CIA. Employée par ses patrons américains à différentes besognes de sabotage et d'espionnage en Iran.

http://www.iran-resist.org/article4934

 

 

 

BELGIQUE JOYEUSE

 

 

Plainte pour négationnisme contre un député FN

 

Patrick Cocriamont, député fédéral du Front National, a tenu des propos négationnistes l'an dernier. Ces propos ont été enregistrés par un étudiant de l'ULB. C’est une nouvelle prise de position scandaleuse de la part d’un membre du parti d’extrême-droite, après la récente sortie du sénateur Michel Delacroix.

Patrick Cocriamont a fait part de ses pensées profondes dans une interview réalisée par un étudiant de l'ULB. Ce sont des propos extrêmement graves et qui doivent être sanctionnés selon le MRAX, le Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie. Son Président Radouane Bouhlal explique: «il dit clairement que les chambres à gaz et les camps de concentrations n'ont pas existé. Il dit que ce sont des fantasmes, il dit que les Juifs n'ont pas connu de génocide et que tout ça est une invention. Et donc, effectivement, on est là face à des propos bruts de négationnisme pur et simple, c'est inacceptable.»

Ces propos révèlent une fois de plus le vrai visage du Front National, et visiblement ce visage est unique. Les propos racistes et négationnistes se retrouvent tant dans le clan Féret, fondateur du FN et inculpé dans de nombreuses affaires, que dans le clan Delacroix, président faisant fonction.

Radouane Bouhlal précise: «On se rend compte en fait que c'est vert chou et chou vert, ils pensent exactement tous la même chose. Ce sont des gens qui ne sont pas des démocrates, ce sont des gens qui sont en fait des fascistes et qui n'aiment personne d'autre qu'eux-mêmes. Je crois que ce que l'on a connu avec Delacroix et la vidéo que tout le monde a pu voir, ce n'est pas un acte isolé. Ici, on a une preuve sur Cocriamont et je pense qu'on peut le montrer pour n'importe quel député ou élu Front National.»

Comme l’écrit Le Soir, le MRAX a décidé de porter plainte.(Le Mrax est probablement un sous-produit de la série "Signé Furax" de Pierre Dac et Francis Blanche...)

(avec N. Servais) 14 novembre 2008

http://www.rtbf.be/info/info/sport/belgique/politique/plainte-pour-negationnisme-contre-un-depute-fn-56388

 

 

INCONNU EN FRANCE

 

Le site italien Il Velino a mis en ligne, le 14 novembre, sous la signature de Enzo Piergianni, un article dont il ne semble pas que la presse française se soit fait l'écho. (Seul, semble-t-il, en aurait parlé le quotidien israélien Haaretz le 12 novembre:

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1036799.html

 

Sous le titre "Une vague de Berlinois ravage la mémoire de l'Holocauste", l'article raconte comment s'est déroulée, à l'Université de Humbolt, en plein centre de Berlin, une grande manifestation de jeunes qui ont dévasté l'exposition sur l'Holocauste installée dans cette université à l'occasion du 70e anniversaire de la Nuit de Cristal:

   Le mardi 11 novembre, un millier de jeunes déchaînés appartenant à l'ultra-gauche anarchiste et communiste ont brandi des panneaux à la gloire de Karl Marx et célébrant la lutte des classes, ils ont déchiré les affiches sur les murs de l'exposition, endommagé les documents, brûlé des photographies et des affiches. La veille, la chancelière Angela Merkel avait souligné solennellement dans un discours que l'évocation de la Nuit de Cristal rappelait "les jours les plus atroces de l'histoire allemande".

Le social-démocrate Ehrhart Körting, responsable local de l'aile gauche du SPD, a tenté de minimiser l'événement en déclarant: "Je ne peux pas encore déterminer si les personnes impliquées se rendaient compte de ce qu'elles détruisaient." A quoi Peter-Michael Haeberer, chef du servicede police criminelle de Berlin chargé de l'enquête, a répondu: "Vu les images de l'exposition, même un retardé mental aurait dû comprendre de quoi il s'agissait."

 

L’Onda berlinese devasta la memoria dell’Olocausto

 

Enzo Piergianni

 

Berlino, 14 nov (Velino) - La protesta giovanile contro la politica scolastica e universitaria del governo centrale e delle regioni (Länder) ha preso di mira l’Università Humboldt e devastato la mostra sull’Olocausto allestita nel centralissimo ateneo della capitale in occasione del settantesimo anniversario della Notte dei cristalli che tra il 9 e il 10 novembre 1938 scatenò la furia antisemita nella Germania nazista. Le sale della mostra, che voleva documentare la persecuzione degli imprenditori ebrei, sono state invase martedì da un migliaio di scalmanati dell’ultrasinistra anarchica e comunista che brandivano cartelli inneggianti a Carlo Marx e alla lotta di classe. Il materiale espositivo è stato strappato dalle pareti, danneggiati i pannelli e i tavoli di documentazione, bruciati fotografie e manifesti. Il giorno prima, la cancelliera Angela Merkel aveva sottolineato solennemente in un discorso che la ricorrenza della Notte dei cristalli riporta alla memoria “i giorni più spaventosi della storia tedesca”.

L’Onda berlinese è entrata rumorosamente dal piazzale e ha invaso due piani dell’ateneo senza incontrare resistenza. I pochi poliziotti in servizio all’esterno non sono stati in grado di impedire i vandalismi. I muri sono stati imbrattati con scritte oscene e con la schiuma degli estintori di emergenza. Qualche docente ha tentato invano di dialogare, ma non ha trovato ascolto dai contestatori che facevano irruzione nelle aule urlando e lanciando rotoli di carta igienica. Si è poi appreso che il rettorato aveva chiesto alla polizia di non intervenire all’interno dell’ateneo evidentemente per il timore che l’invasione dell’Onda potesse avere conseguenze ancora più gravi. “Non può esservi alcuna giustificazione per la violenza, neanche per la violenza contro le cose“, è stata l’autocritica del rettore Christoph Markschies. Dal canto suo, il responsabile dell’Interno della giunta rossa (Spd-Linke) che governa la città-stato di Berlino, il socialdemocratico Ehrhart Körting, ha cercato di minimizzare: “Ancora non posso valutare se le persone coinvolte sapevano che cosa distruggevano“.

I responsabili accademici hanno assicurato che la mostra sull’Olocausto sarà interamente ripristinata al più presto e aggiornata con una documentazione dei vandalismi compiuti dai violenti nostalgici di Marx. L’indignazione della Comunità ebraica berlinese è stata espressa dalla sua presidente Lala Süsskind :“Se i giovani si sono scagliati intenzionalmente contro i contenuti della mostra, allora si tratta di un di un disgustoso caso di antisemitismo“. Peter-Michael Haeberer, capo della direzione anticrimine di Berlino incaricata delle indagini, non ha dubbi :“Dalle immagini della mostra, persino un ritardato mentale avrebbe dovuto comprendere di cosa si trattava“.

 

14 nov 2008

http://www.ilvelino.it/articolo.php?Id=695234   avec une vidéo

 

 

Berlin students damage Holocaust exhibit during rally against school system

 

By DPA

 

German students demonstrating in Berlin Wednesday damaged a Holocaust-related exhibition, officials at Humboldt University in the capital said.

About 1,000 young people - school pupils in Germany are sometimes 20 or even older - swarmed inside the main building of the university to "occupy" it, climbing onto ledges above its grand portico. The university said, "parts of the main building were damaged in the rioting." It said the parts included panels of a display about Jewish businesses and how they struggled on under the Nazis.

Police said they had been expecting a peaceful protest and were surprised at the violence and destruction, but they were still compiling details. Pupils draped trees and bushed with masses of toilet paper. The incident followed a rally by 5,000 pupils in Berlin, part of a national day of protest at poor performance and under-funding of Germany's school systems.

The German school system has been criticized by the Organization for Economic Cooperation and Development for failing to educate less-able pupils and children from ethnic minorities.

 

Ha'aretz 13 nov. 2008

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1036799.html

 

Alors résumons-nous. Une foule déchaînée d'un millier de lycéens gauchistes saccage une exposition judéocentrée à Berlin. Les autorités cherchent à tout prix à minimiser l'événement. La presse en parle très peu, ou pas du tout, comme en France. Pour ne pas donner des idées à ces salauds de jeunes. Mais l'inquiétude gagne les milieux dirigeants. Imaginez que ça se propage...

 

 

LE RACKETT CONTINUE

 

Enfants de survivants de la Shoah : un nouveau scandale

 

par Shraga Blum

 

 

Aucune personne sensée n'aurait un jour imaginé que c'est en Israël que  les droits légitimes des survivants de la Shoah ou de leurs enfants,  seraient les plus difficiles à défendre. C'est pourtant le cas. Après  les différents scandales et crises qui ont jalonné ces dernières années,  et après les efforts déployés par l'Etat pour tenter d'améliorer le sort  de ces quelques milliers de personnes âgées, une nouvelle affaire vient  toucher cette fois-ci les enfants de survivants, et montrer à quel point  le devoir que notre société a envers cette population éprouvée, est  difficile à être accompli comme il se doit.

 Dans un récent rapport réalisé à la demande de la Bank Leumi [= Banque nationale en Israël], l'ancien  juge à la Cour Suprême, Théodore Or, utilise une véritable et subtile casuistique pour établir "que les conclusions des différentes études  réalisées sur les comptes bancaires ayant appartenu à des survivants de  la Shoah, ne doivent pas obligatoirement être intégralement remis à  leurs descendants ou tout autre représentant légal".

 En d'autres termes, la Bank Leumi, en l'occurrence, ne serait pas  juridiquement tenue de rembourser aux enfants des survivants les sommes  actualisées qui se trouvent dans les comptes ayant appartenu à leurs  parents! Il s'agit là d'un montant global de 250 millions de shekels  répartis sur plus de 2300 comptes. Dans les années 1960, la Bank Leumi  avait décidé de tramsmettre une partie de ces comptes sous la  responsabilité d'un Curateur Général, en attendant que soit connue  l'identité des descendants des détenteurs d'origine de ces comptes.

 Le juge précise dans son argumentaire "que les sommes qui se sont  rajoutées avec les années aux avoirs des survivants, dues à l'indexation et aux intérêts, n'appartiennent pas aux détenteurs des comptes! Une  victime de la Shoah n'est pas propriétaire des sommes qui se sont  rajoutées avec les années" !!!

 Dans son Rapport, le Juge Or égratigne également la Commission  Parlementaire pour la Restitution des Biens aux Survivants de la Shoah,  présidée par la députée Colette Avital (Avoda). C'est cette Commission  qui avait proposé et promu le sytème de l'indexation et des intérêts. Là  aussi, le Juge déclare "que les travaux et les conclusions de cette  Commission ne sont pas contraignants pour la Banque".

 Colette Avital s'est dit "révoltée par un tel Rapport". Pour la  vice-Présidente de la Knesset, "durant des années, les Banques ont  travaillé avec l'argent qui appartenait à ces pauvres malheureux. Ils  leur ont restitué des sommes ridicules, et lorsqu'enfin l'Etat et les  Commissions d'enquête arrivent à rétablir la Justice, arrive un juge qui  va permettre aux banques de continuer à traîner les pieds". Concernant  le Rapport lui-même, Colette Avital s'indigne "qu'un juge juif et  israélien prenne le contrepied total des normes de calculs qui ont été  mises en œuvre dans les pays étrangers sur le même sujet, et que le  gouvernement israélien a entérinées.

 Le Directorium de la Banque n'a pas encore officiellement réagi à ce  Rapport, ni indiqué comment l'établissement va s'y référer. Mais dans un  communiqué, Bank Leumi "rappelle qu'elle a déjà versé plus de 20 millions de shekels à la société en faveur des survivants, et qu'elle  est prête à négocier et appliquer les directives du gouvernement sur ce  dossier"

 Et le juge Or lui-même, refuse d'être interviewé sur ce dossier: "J'ai  parlé dans mon Rapport. C'est suffisant!"

 

Aroutz 7, proche des colons

mardi 18 novembre 2008

http://www.a7fr.com/article/59592.htm

 

 

LES MATRAQUEURS

 

mardi 18 novembre 2008

Palais de Justice de Paris

Tribunal pour enfants

 

Un premier événement

 

Le BETAR a cessé de jouer de son impunité et ne pourra plus nous menacer dans nos activitéspro-palestiniennes.

Le premier de mes agresseurs, lors de l'intrusion à mon domicile et mon tabasage avec des casque le 25 octobre 2006, a été condamné pour violence commise en groupe, avec arme, et envers une personne vulnérable. Il s'est excusé et a demandé pardon tout en dénonçant la violence de ce groupe d'attaque qui l'avait manipulé.

 Le premier de mes quatre agresseurs à être jugé a été condamné mardi 18 novembre 2008 à un an de prison avec sursis avec mise à l'épreuve de 5 ans, 3000 € de dommages et intérêts et 800 € de frais de justice.

 La procureure, après avoir expliqué que, pour un tel délit, la peine requise pouvait être de 10 ans de prison (violence en groupe et avec armes, avec préméditation contre personne vulnérable), n'avait requis que 18 mois, vu que les torts étaient partagés entre les 4 agresseurs (à ce compte, il vaut mieux commettre des agressions à 50...).

 Le jeune prévenu, mineur au moment des faits, avait déjà été condamné en mai 2006 à deux mesures éducatives pour violences commises en groupe lors de manifestations. Il a regretté l'acte commis en disant avoir été embrigadé par le groupe et avoir subi l'équivalent d'un lavage de cerveau.

 Son père a condamné l'acte de son fils, expliquant qu'il était introverti et facilement manipulable, et qu'il s'était laissé entraîner dans le groupe, mais que maintenant, il avait retrouvé une stabilité et un bon traval (bijoutier avec un salaire de 2300 € par mois).

 On attend maintenant le prochain procès, celui de Mike Sfez, le seul autre inculpé se trouvant sur le territoire français, puisque les complices, Ruben Colleu et Elie Steven, sont à l'abri de la justice française, en Israël, terre promise de délinquants et de criminels.

 

Ginette Hess Skandrani

 

 

KAPITAL

 

Un essai capital sur la Shoah

 

Ils avaient planifié l'enfer

 

André Burguière

 

 


Economistes ou démographes, ils ont fini leur vie en notables allemands alors qu'ils avaient organisé l'extermination des juifs d'Europe. Plongée au cœur de la banalité du mal

 

Ils ont tous fait de belles carrières dans l'Allemagne d'Adenauer, mais ils ont un autre trait commun: ils ont été avant, sous les ordres de Himmler, les cerveaux du Commissariat du Reich pour le Renforcement de la Nation allemande (RKF), qui a organisé les transferts de populations dans les territoires de l'Est. Ils ont été «les architectes de l'extermination ». Dès 1939, Werner Conze préconisait l'expulsion des juifs des villes des territoires polonais, dont Hitler projetait l'annexion pour procurer des emplois à la paysannerie en surnombre. Professeur à l'université de Heidelberg dans les années 1960, il fut l'un des historiens allemands les plus en vue de l'Allemagne fédérale. L'économiste Konrad Meyer, nommé en 1942 à la tête de la planification régionale, organisa le déplacement des populations juives et polonaises. Professeur à l'université de Hanovre après la guerre, il a planifié, avec le même soin, le dispatching des réfugiés dans l'Allemagne de l'Ouest. Le démographe Fritz Arlt et le planificateur Gerhard Ziegler étaient chargés d'aménager l'industrialisation de la région d'Auschwitz. Ils ont réclamé à ce titre l'agrandissement du camp de concentration et la sélection des déportés à leur arrivée en fonction des besoins des combinats industriels. [Merde alors, on croyait que c'était pour alimenter les chambres à gaz...] Le premier, devenu après la guerre expert du patronat à Cologne, fut un interlocuteur apprécié des syndicats ouvriers. Le second a reçu la grand croix du mérite en 1966 au terme d'une carrière à l'université de Stuttgart.

 

Götz Aly et Suzanne Heim, qui viennent d'écrire l'histoire de ces planificateurs de l'enfer, appartiennent à la nouvelle génération de chercheurs allemands désormais à la pointe des travaux sur le nazisme et la Shoah. Leurs parents avaient préféré laisser à des historiens étrangers le soin de fouiller à leur place dans leur passé, qui avait du mal à passer. Les enfants ont déchiré le voile de l'oubli. Les auteurs de ce livre remarquable n'ont pas voulu traquer jusque dans la tombe ces nazis oubliés. Ils ont cherché à comprendre par quel enchaînement de la raison et de la déraison ces spécialistes de haut niveau rompus à l'analyse statistique et prospective ont bâti tous les scénarios dont les autorités nazies leur passaient commande jusqu'à programmer l'innommable. On leur demande de chiffrer ce que coûterait la charge de la population juive que l'on a enfermée dans les ghettos de Pologne après l'avoir dépouillée de tous ses moyens de vie: ils prévoient une ration qui assure à peine la survie. C'est encore trop cher pour Himmler, qui les fait plancher sur une déportation dans un pays lointain. Ils travaillent sur un projet de transfert à Madagascar, mais qui se révèle impraticable. Pour les chefs nazis, il faut se rabattre sur la dernière hypothèse: l'élimination. Qu'à cela ne tienne. Nos programmeurs élaborent un plan d'élimination.

Ces crânes d'œuf de la barbarie hitlérienne sont passés aisément à travers les filets de la dénazification parce qu'ils n'étaient pas des donneurs d'ordre. Moins voyants que les vociférateurs de premier plan comme Himmler ou Goebbels, ils parlent le langage de la science non celui de l'idéologie. Dans leurs rapports, la catégorie raciale est omniprésente, l'antisémitisme est sous-jacent. Mais leur raisonnement ne prend en compte que les aspects techniques. Ils ne s'interrogent jamais sur la portée politique et encore moins morale des scénarios qu'ils construisent, mais uniquement sur les procédures d'organisation qui les rendent réalisables. Leur posture intellectuelle illustre parfaitement la banalisation du mal stigmatisée par Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem.

 

Mais ils ont été en même temps les théoriciens de cette banalisation. Car leur manière de ramener la politique à une logique d'organisation et d'assainissement a recouvert de son discours aseptisé tous les documents officiels sur lesquels pourrait s'appuyer la qualification des crimes nazis. Il n'y est jamais question de massacre ou d'extermination mais de nettoyage, de mise en ordre, de règlement définitif. L'extermination du peuple juif ordonnée par le régime hitlérien a quelque chose d'unique en raison de son étendue, de son caractère parfaitement programmé et de l'efficacité industrielle avec laquelle elle a été accomplie. [C'est le fantasme climatisé de notre époque...] Ce caractère unique doit être reconnu si l'on veut conserver à la plus grande tragédie du XXe siècle sa signification historique. Mais le pragmatisme technocratique dans lequel étaient enrobés les plans et les ordres d'extermination n'a pas disparu avec le nazisme. Il a servi depuis à justifier plus d'un massacre et à faire passer la barbarie pour une solution utile et rationnelle.

 

Les Architectes de l'extermination. Auschwitz et la logique de l'anéantissement, par Götz Aly et Suzanne Heim, Calmann-Lévy, 430 p.

 

Le Nouvel Observateur
2153 9 février 2006

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2153/articles/a294390-.html?xtmc=plansauschwitz&xtcr=10

 

 

ENCORE À BERLIN

 

 

Compte rendu d'audience

 

Voici, le compte rendu de l'audience du 28 octobre de Kevin Käther qui comparaissait devant le tribunal cantonal de Tiergarten à Berlin; le jeune révisionniste allemand s'était auto-accusé d'avoir distribué des CDs révisionnistes:

 

Le premier jour du procès s'est déroulé dans un calme étonnant. J'ai expliqué au tribunal ce qui m'a poussé à m'accuser moi-même. Je ne peux en effet être tenu pour quelqu'un qui nie sciemment et mensongèrement l'Holocauste, alors qu'il s'agit d'une conviction personnelle qui me dit que l'Holocauste est un mensonge et que pas un seul juif n'a été gazé. J'ai appelé l'attention du tribunal sur ce qu'a été le cheminement de Germar Rudolf et les conclusions auxquelles il aboutit sur la question des chambres à gaz. Rudolf a en effet prouvé qu'il n'y avait pas de traces d'acide cyanhydrique dans les murs des prétendues chambres à gaz et qu'en conséquence aucun gazage de juifs ou d'autres communautés ne pouvait avoir eu lieu.

Sur la base des sensationnelles conclusions établies par Rudolf et compte tenu de la chape de plomb que le mensonge de l'Holocauste fait peser sur le peuple allemand j'ai considéré que pour ma patrie il était de mon devoir de procéder à une telle autoaccusation. J'ai rappelé les poursuites exercées contre des innocents comme Sylvia Stolz, Germar Rudolf, Ernst Zündel, etc. et n'ai pas caché que comme Allemand je ne pouvais accepter pareille chose. Je n'ai pas caché non plus que je ne pouvais tolérer qu'on empoisonne avec un pareil mensonge l'âme de ma fille.

Le juge m'a laissé parler, tandis que l'avocat général n'a cessé de prendre des notes. Il envisage probablement de dresser contre moi une nouvelle accusation puisque pour prouver la véracité d'affirmations comme les miennes il est interdit en République fédérale, comme chacun sait, d'invoquer la vérité des faits. J'ai eu le sentiment que le juge a trouvé mes explications plausibles car il m'a écouté avec attention. J'ai préparé pour ce procès environ 3000 pages d'offres de preuves et en ai remis à ce jour quelque 2500 au tribunal. J'énumère ci-dessous les principales demandes que j'ai présentées. Elles sont pour moi autant de preuves de la justesse de ma position.

 

1. Prise de connaissance par le tribunal du livre de Germar Rudolf Vorlesungen über den Holocaust (Leçons sur l'Holocauste) et convocation d'un expert pour l'étude et les recherches en matière d'histoire contemporaine. Après que le tribunal aura pris connaissance du livre de Rudolf l'expert devrait pouvoir montrer aux juges que ce livre est conforme à ce qu'on attend d'une étude qui se veut scientifique, qu'il éveille des doutes sur ce qu'on appelle la "notoriété publique" de l'Holocauste et enfin qu'il contredit en grande partie ce qui est dit et enseigné sur l'Holocauste (environ 600 pages pour ce premier point).

2. Présentation de l'offre de preuve concernant le judaïsme que Mahler a déposée dans le cadre du procès qui lui est intenté devant le tribunal de grande instance de Berlin. Dans cette étude il est répondu à la question de savoir pourquoi les juifs ont toujours été poursuivis et continuent néanmoins à se maintenir. Leur rôle dans la vie de notre monde y est explicité. Sont cités à l'appui des spécialistes de l'étude du judaïsme, de l'histoire juive et de l'histoire contemporaine, ainsi que des experts en sociologie et en psychologie des foules (environ 500 pages).

3. Lecture par le tribunal du livre de Michael Birthelm Komm Heim – Komm Heim ins Reich – Handbuch zur Befreiung (Reviens chez toi – Reviens dans le Reich – Manuel de libération). J'ai déjà fait état de ce livre dans ma déclaration préalable (environ 1000 pages).

4. J'ai remis au tribunal la brochure Die verbotene Wahrheit (la vérité interdite) et lui ai indiqué que ce livre pouvait être considéré comme une initiation au révisionnisme et qu'il montrait que l'Holocauste n'est nullement à considérer comme étant de notoriété publique. On peut parler de ce livre comme d'une sorte de mise en condition ou d'échauffement avant d'entamer la lecture du livre de Germar Rudolf.

5. J'ai ensuite prié le tribunal de bien vouloir débattre des fondements qui le poussent à estimer que l'Holocauste est de notoriété publique; après quoi je pourrai de mon côté présenter ce qui me permet de prouver le contraire (3 pages).

6. J'ai aussi demandé que les juges nous disent si dans leur lecture de l'article 130 du Code pénal ils tiennent "l'Holocauste comme un fait préétabli" et si pour eux il existe une directive qui en substance peut s'énoncer comme suit: "L'Holocauste est un fait établi. Quiconque reconnaît publiquement qu'il ne croît pas à cette vérité doit être puni". Pareille dogmatique a en effet été mise en œuvre pour la première fois dans le procès Zündel.

7. Mon offre de preuve relative à l'élément constitutif subjectif d'une négation de l'Holocauste: Il faut entendre par là que, contrairement à ce qu'affirment certains juges, celui qui, comme moi-même, nie l'Holocauste n'est pas automatiquement un menteur qui dirait sciemment le contraire de ce qu'il sait être vrai, alors que je suis intimement persuadé de la vérité de ce que je dis. J'ai donc présenté une liste de 169 livres et écrits qui m'ont amené à la conviction que pour moi l'Holocauste est un mensonge. J'ai requis la venue d'un expert pouvant attester qu'après avoir pris connaissance de toute cette littérature je ne pouvais aboutir à un autre résultat et qu'il ne pouvait donc être parlé dans mon cas d'une négation mensongère. J'ai ensuite appelé l'attention du tribunal sur les conséquences qui résulteraient d'une nouvelle donne politique éventuelle où le Reich allemand retrouverait ses capacités d'action et son pouvoir législatif. Si le tribunal refusait de m'entendre à ce sujet, il commettrait alors le délit d'actes visant à œuvrer en faveur des ennemis de la nation, délit puni par l'article 91b du Code pénal du Reich (14 pages).

8. Une autre de mes offres de preuve s'appuie sur le discours du 8 septembre 1948 de Carlo Schmid devant le Conseil parlementaire. Dans ce discours Carlo Schmid, qui est un des pères de la Loi fondamentale, a parfaitement mis en lumière combien la République fédérale (la BRD) n'était pas un véritable Etat mais bien "eine Organisationsform einer Modalität der Fremdherrschaft" (une forme d'organisation adoptée pour la mise en place d'une domination étrangère). Carlo Schmid a également démontré que la République fédérale n'a pas et ne peut avoir de constitution. [De fait en Allemagne il n'y a pas à proprement parler comme en France ou en d'autres pays de constitution. Ce qui en fait office est appelé "Loi fondamentale" (Grundgesetz) - NDT] Pour Carlo Schmid la République fédérale constitue une infraction permanente au droit des peuples. Là aussi un expert sera invité pour attester que ce discours a réellement été tenu (20 pages).

9. Autre offre de preuve: celle relative à la situation du Reich allemand au regard du droit international. Là aussi j'ai requis l'assistance d'un spécialiste sur la recherche en histoire. Cet expert pourra montrer au tribunal que dans leurs mémoires de guerre publiés après la guerre ni Winston Churchill, ni Dwight D. Eisenhower, ni Charles de Gaulle ne mentionnent une seule fois que dans l'espace géographique régi par le gouvernement national-socialiste du Reich allemand il y ait eu un massacre massif des juifs perpétré par racisme et pratiqué dans des chambres à gaz avec l'insecticide "Zyklon B". Pareille affirmation se réfère à une communication du 12 mai 2005 d'un grand scientifique anglais, Richard Lynn, professeur émérite à l'université d'Ulster ( http://www.rlynn.co.uk ) Cette communication est formulée comme suit:

"J'ai consulté le livre de Churchill sur la deuxième guerre mondiale et tiens pour parfaitement exacte l'affirmation selon laquelle on n'y trouve pas une seule mention des 'chambres à gaz' nazies, d'un 'génocide' des juifs ou de 'six millions' de victimes de guerre juives. Ceci est surprenant. Comment l'expliquer? Le livre d'Eisenhower Crusade in Europe est un livre de 559 pages, les six volumes du livre de Churchill intitulé Second World War représentent un total de 4.448 pages et les Mémoires de guerre en trois volumes de de Gaulle 2.054 pages. Sur un total de ces écrits de 7.061 pages (sans compter les pages d'introduction) publiées entre 1948 et 1959 on ne trouvera mention ni des 'chambres à gaz' nazies, ni d'un 'génocide' des juifs, ni de 'six millions' de victimes de guerre juives." Richard Lynn.

 

En liaison avec les autres preuves qui ont été présentées cette déclaration débouche donc sur la conclusion irréfutable que les services secrets et autres sources d'information des puissances occidentales impliquées dans la guerre contre le Reich allemand n'ont pas eu connaissance d'actions de l'ennemi (le Reich allemand) visant à exterminer les juifs. L'explication la plus vraisemblable pour un fait aussi surprenant est que les crimes ainsi allégués par la partie intéressée mais seulement officialisés après la capitulation de la Wehrmacht allemande n'ont pas été commis. Ainsi disparaîtrait le fondement sur lequel repose l'affirmation selon laquelle le génocide prétendument perpétré par le Reich allemand contre les juifs (ce qu'on appelle "l'Holocauste") est de notoriété publique (2 pages).

Ceci est une brève relation de ce qui s'est dit le premier jour du procès. J'espère avoir ainsi donné une simple vue d'ensemble. Il n'y a pas encore de décision sur mes différentes offres de preuve. La prochaine audience doit avoir lieu le 18 novembre 2008 à 13,00 heures.

 

Kevin Käther, 11 novembre 2008

 

 

 

DECES

 

 

Ahmed Huber (†)

 

Albert Ahmed (son prénom de converti) Huber est décédé, à 81 ans, le 15 mai près de Berne (Suisse). Ancien militant socialiste dans les années 1950, ce journaliste avait organisé les réseaux de soutien au FLN. Converti à l’islam en 1962, cet admirateur de Nasser, marié à une Égyptienne, s’était lié à d’anciens dirigeants nationaux-socialistes en exil (ainsi qu’avec le banquier François Genoud) puis avait soutenu divers mouvements nationalistes européens, les mouvements de libération de la Palestine et divers historiens révisionnistes.

 

Faits et Documents 257

 

 

POT AUX ROSES ???

 

 

La longue odyssée d'un Matisse disparu

 

Philippe Dagen

 

 

Appelée tantôt Mur rose (de l'hôpital d'Ajaccio), tantôt Paysage, le mur rose, la toile est un Matisse de 1898, œuvre de jeunesse post-impressionniste. Le 27 novembre, Christine Albanel, ministre de la culture, devait la restituer aux héritiers d'Harry Fuld Junior, c'est-à-dire à la branche londonienne de la Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge. La toile figurait cet été dans l'exposition "A qui appartenaient ces tableaux ?" organisée au Musée d'Israël à Jérusalem puis au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris. Cette petite peinture par la taille (38 × 46 cm) n'a rien de majeur. Mais les conditions dans lesquelles elle a traversé le siècle sont remarquables.

Elle apparaît pour la première fois en public dans une exposition à la Galerie Druet en 1906 ; puis le 2 mars 1914 à l'hôtel Drouot, à Paris, lors de la vente de La Peau de l'ours. Ce drôle de nom est celui d'une association, fondée dix ans plus tôt par un groupe de jeunes gens décidés à unir leurs moyens pour acquérir des tableaux modernes. André Level, futur grand collectionneur, se charge du choix et de l'achat des toiles : Picasso, Derain, Matisse, Van Dongen, ou Dufy.

Les statuts de l'association prévoient une vente au bout de dix ans, en 1914 donc. Celle-ci fait scandale, parce que Matisse et Picasso y obtiennent les prix les plus élevés et parce que la presse française nationaliste s'indigne, cinq mois avant la déclaration de guerre, de la présence et de l'ardeur de marchands allemands.

L'un des plus célèbres est Justin Thannhauser. Il acquiert le petit Matisse et le rapporte à Munich. Au passage de la frontière, les douaniers français apposent leur tampon au revers de la toile - détail plus tard décisif. Il le cède ensuite à un collectionneur de Francfort, Harry Fuld Senior, dont la fortune provient de sa compagnie de téléphones, la plus ancienne d'Allemagne, fondée par lui à 20 ans, en 1899. Le Matisse est cité comme lui appartenant dans le magazine artistique Kunstblatt en 1918, puis à nouveau en 1931.

Le larcin de l'honnête Gerstein

 

L'année suivante, Harry Fuld Senior meurt accidentellement en Suisse et son fils Harry Fuld Junior hérite de sa collection. En 1937, les persécutions antisémites le forcent à s'exiler à Londres. Il laisse ses tableaux en Allemagne. Saisie en 1941 comme bien juif, sa collection fait l'objet d'une vente publique en janvier 1942, organisée par Hans Lange. Celui-ci, marchand de tableaux à Berlin, est le repreneur "aryen" de la maison de ventes de Paul Graupe, et le principal liquidateur des collections juives spoliées en Allemagne. Les œuvres modernes sont exclues de la vente. Le Matisse disparaît.

Il réapparaît en 1948 près de Tübingen, découvert par la gendarmerie nationale en zone d'occupation française, dans une cache constituée par l'officier SS Kurt Gerstein. En raison du tampon de la douane appliqué en 1914, on croit alors que l'œuvre est de provenance française. Elle devient un MNR (Musées nationaux récupération), nom que l'administration donne aux œuvres retrouvées en Allemagne et qui proviennent pour la plupart du pillage des collections juives françaises par différents services nazis. Elle est déposée au Musée national d'art moderne.

Comment le SS Kurt Gerstein est-il entré en possession du Matisse ? D'après sa veuve, il tenait cette peinture d'un camarade d'enfance, le dénommé Hans Lange justement...

 

Complice de la shoah

Or Gerstein est loin d'être un inconnu des historiens de la Shoah tant son attitude prête à controverses. En 2002, le cinéaste Constantin Costa-Gavras, adaptant au cinéma la pièce Le Vicaire, de Rolf Hochhuth, l'évoque dans son film Amen, consacré aux rapports du Vatican et du IIIe Reich. Né en 1905 à Münster dans une famille luthérienne et ultrapatriote, Kurt Gerstein fait des études d'ingénieur à l'université de Magdebourg, dont il est diplômé en 1931. A cette date, il est déjà membre de l'Eglise confessante, dont l'opposition au nazisme à partir de 1933 est avérée. Gerstein partage alors, semble-t-il, ce refus. En 1935, puis en 1938, il est brièvement emprisonné et exclu du parti nazi — auquel il a donc adhéré. Par patriotisme, affirmera-t-il plus tard. Première contradiction.

L'équivoque s'aggrave quand il est réintégré dans le parti en 1939 et obtient un poste dans l'industrie minière. Elle devient tragique quand il rejoint les SS en mars 1941. Le 1er juin, il est affecté à l'Institut d'hygiène de la Waffen SS à Berlin. Sous-lieutenant dès novembre 1941, il est promu lieutenant en avril 1943 pour ses compétences techniques. Il contribue à la "solution finale", inspecte le camp d'extermination de Belzec, où il assiste à des tueries au gaz carbonique en août 1942 et participe à l'approvisionnement des chambres à gaz d'Auschwitz et d'autres camps en Zyklon B. Gerstein est donc un complice de la Shoah. [Tout cela relève de la supposition et est explicitement démenti par le texte des "confessions" rédigées par lui au lendemain de la chute du Reich.]

Mais un complice qui semble avoir cherché à la dénoncer. Entré en contact avec un diplomate suédois, le baron Göran von Otter, avec le nonce apostolique à Berlin, avec des membres de l'Eglise confessante et de l'Eglise luthérienne, il les informe de ce qu'il sait, espérant que les Alliés en seront avertis. Au printemps 1945, il se constitue prisonnier auprès des troupes françaises à Reutlingen. Enfermé d'abord à Constance, il est transféré à la prison du Cherche-Midi, où il rédige le "rapport Gerstein" afin qu'il serve au procès de Nuremberg, alors à venir. Il y fait état de ce qu'il a vu à Belzec et de tentatives pour s'opposer au processus d'extermination.

Certains faits ont été plus tard corroborés par des témoignages, dont celui de Von Otter. En juillet 1945, la police française n'y a vu que des mensonges et Gerstein, se voyant perdu, s'est pendu dans sa cellule. Jugé à titre posthume en 1950 comme criminel de guerre par le tribunal de Tübingen, il a été réhabilité en 1965 au nom des témoignages ultérieurs sur ses essais de dénonciation de la Shoah. Mais on ignorait alors ses rapports avec Hans Lange et l'affaire de sa "collection".

Après 1945, Harry Fuld Junior est parti à la recherche de son Matisse. Il n'a jamais su qu'il était accroché aux murs du Palais de Tokyo. Il a fallu soixante ans et la conjonction des recherches en Allemagne et en France pour reconstituer l'histoire de Paysage, le mur rose.

 

Le Monde, 27 novembre 2008

Dagen patauge, Le Monde bégaie. En attendant, le faux-témoin Gerstein, évidemment mythomane, complétement dézingué, se retrouve recéleur de tableau volé. On aimerait bien un procès-verbal de découverte de la cache, par la gendarmerie française. Qu'y avait-il d'autre dedans? Comment et quand ce grand honnête et vertueux protestant s'est-il mis à la fauche ? Que les enquêteurs enquêtent, n. de D. !!!

 

 

 

LES VOYAGES FORMENT LA JEUNESSE

 

De Rome nous vient la nouvelle suivante:

 

Deux cent cinquante élèves de 17-18 ans de l'Ecole des Beaux-Arts de la rue Ripetta à Rome avaient participé à un voyage à Auschwitz organisé par la mairie de Rome. Ils avaient été accompagnés du maire en personne, Gianni Alemanno, 50 ans (qui avait milité dans sa jeunesse dans un mouvement néo-fasciste mais est aujourd'hui antifasciste...), et du responsable de la communauté juive de Rome, M. Pacifici.

   A leur retour, élèves et professeurs étaient réunis, le samedi 15 novembre,  pour faire le point sur cette visite quand un professeur, Roberto Valvo, qui n'avait pas digéré l'initiative depuis le début, a littéralement "explosé" en disant que l'Holocauste était "un mensonge inventé par les Anglais", que les Italiens feraient mieux de penser à leurs morts au lieu de penser aux juifs morts qui, d'ailleurs, "ne sont pas des Italiens"; que son pays ferait mieux de s'occuper des "Foibe" [gouffres dans lesquels des milliers de personnes, civils et militaires, ont été assassinées sous l'occupation titiste]. Déjà, le mercredi précédent, en comité restreint de professeurs, M. Valvo avait déclaré: "Il n'existe pas de preuves de la Shoah, parlons plutôt des victimes italiennes et non des juifs."

   A un élève qui lui demandait: "Mais alors, professeur, vous êtes fasciste?" il avait répondu "Plus que fasciste, plus que nazi, je suis italien." Et à un groupe d'élèves il avait déclaré: "Pour filmer les camps d'extermination après la libération ils ont fait appel à Alfred Hitchcock; ils auraient pu prendre quelqu'un d'un peu plus impartial."

   Dans le passé, ce professeur n'avait jamais manifesté ses opinions révisionnistes. La commission disciplinaire étudie évidemment les sanctions à prendre...

 

http://www.repubblica.it/mobile/roma/lolocausto-uninvenzione-non-ci-sono-prove/1547083

 

 

LES TARTUFFE

 

Cette lettre du Professeur Faurisson est en rapport avec l’opération bidon menée par Pierre Nora et consorts au sein de l’association “Liberté pour l’histoire”. Lancé par cette association, l'“Appel de Blois” a été rédigé pour nous faire croire que ces bons apôtres dénoncent toutes les lois mémorielles, y compris la première d’entre elles, la loi Fabius-Gayssot prise dès 1990 contre les révisionnistes. En réalité, Pierre Nora et ses amis sont pour la loi Fabius-Gayssot et ne lui veulent ni concurrentes, ni rivales.

 

 

Pour Patrick Jarreau, chroniqueur au Monde

 

par Robert Faurisson

 

Monsieur,

 

L’article que vous intitulez «Coups de canif dans le ‘politically correct’» (Le Monde, 22 novembre 2008, p. 2) m’a intéressé.

 

Depuis quelques années, je suis les activités de «Liberté pour l’histoire» et je recueille les déclarations sur le sujet de feu René Rémond, de Pierre Nora, de Françoise Chandernagor et de Grégoire Kauffmann. Ces personnes se donnent des airs d’aller parfois contre le vent dominant des idées ou des tendances, c’est-à-dire contre ce que vous appelez le «politically correct». Mais, en fin de compte, y compris par le récent «Appel de Blois», où l’on donne à croire qu’on est contre toutes les lois mémorielles, on cherche, en fait, à préserver le caractère unique de la loi Gayssot. Cette loi que William Bourdon, avocat du Monde, a justement qualifiée d’ «atroce» est chère aux juifs. Dès le mois de mai 1986, elle a été réclamée par le grand rabbin Sirat et ses amis. C’est Laurent Fabius et non Jean-Claude Gayssot qui, non sans mal, en a obtenu l’institution le 13 juillet 1990. Comme vous le montrez fort bien, la voici devenue aujourd’hui la seule loi mémorielle assortie de sanctions. Extraordinaire privilège ! Bien loin derrière elle, en position de rattrapage, apparaissent deux autres lois mémorielles (l’arménienne et la noire) qui – attention ! – ne sont pas assorties de sanctions. En troisième position, enfin, figurent toutes les autres lois mémorielles possibles : elles passeront à la trappe ou laisseront place, tout au plus, à des «résolutions».

Les organisations juives devraient pousser un soupir de soulagement : la religion de «l’Holocauste» ainsi que l’industrie ou le business de la Shoah vont conserver leur privilège, leur exclusivité ; les autres «mémoires» ne peuvent plus espérer de véritable estampille gouvernementale. Soupir de soulagement au CRIF : «A nous, et à nous seuls, le recours aux lois, aux juges et aux gendarmes !» On ne mélangera plus les serviettes et les torchons.

Votre titre m’étonne. Pour ma part, je ne vois pas ici de «coups de canif dans le ‘politically correct’». Nous sommes, au contraire, en plein dans le respect du politiquement correct. Ce sont les propositions de lois vendéennes, colonialistes ou autres qui auraient pu donner des coups de canifs, mais on n’en parlera plus. Ce sont les lois arméniennes ou noires qui auraient pu remettre en cause le très politiquement correct privilège des juifs, mais elles ne sont pas et ne seront pas assorties de sanctions, elles.

Vous stigmatisez «les nazis», «les troupes allemandes», «l’antisémitisme» et le «négationnisme», lequel, pour vous, ne serait qu’«une nouvelle stratégie de l’antisémitisme». Vous insistez sur la «tragédie» des juifs «qui pèse sur la conscience occidentale» ; vous prenez soin de le faire sans évoquer, à la même époque, les trop REELLES tragédies des enfants allemands phosphorisés, des enfants japonais atomisés, des femmes violées ou tondues, des plus formidables déportations qu’ait jamais connues l’histoire des hommes, des abominables épurations qui se poursuivent encore aujourd’hui plus de soixante ans après la fin du conflit, de la guerre délibérément faite aux civils par Churchill et Roosevelt, du terrorisme et du communisme moscoutaire d’Uncle Joe, notre cher et fidèle allié. En somme, je vous vois donner là dans tous les godants de l’époque. Votre article lui-même me semble donc d’une irréprochable correction politique. Qu’en pensez-vous?

Recevez, je vous prie, mes salutations.

 

22 novembre 2008

 

 

LES PAUVRES GOSSES

 

 

Un livret et un portail internet pour enseigner la Shoah aux enfants

 

 

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a présenté vendredi lors d'une visite au Mémorial de la Shoah, à Paris, de nouveaux outils pour l'enseignement de la Shoah en CM2: portail, livret pédagogique et base documentaire des 11.400 enfants juifs déportés de France.

Le ministère a conçu pour les enseignants un portail internet (www.shoah.education.fr) et un livret pédagogique, "Mémoire et histoire de la Shoah à l'école", désormais disponible et qui va être diffusé dans les écoles.

En outre, la base des 11.400 enfants juifs déportés de France, développée par le Mémorial à partir des archives de Serge Klarsfeld, va être accessible aux enseignants, "sur identification" [= flicage] et "à des fins exclusivement pédagogiques", selon le ministère.

Le portail www.shoah.education.fr comprend un lien vers la base documentaire qui, elle, est implantée sur le site pédagogique du Grenier de Sarah (www.grenierdesarah.org). Elle comprend informations, documents d'archives et photographies sur l'histoire des 11.400 enfants.

Le ministre a rappelé "la dimension universelle" de cet enseignement et "son importance dans la formation d'esprits libres et tolérants".

Il a visité le Mémorial et présenté les nouveaux outils pédagogiques avec Simone Veil, ancienne ministre, déportée à Auschwitz, et Serge Klarsfeld, président de l'association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France (FFDJF).

Ces choix ont été faits à partir des recommandations du rapport d'Hélène Waysbord-Loing, présidente de l'association de la Maison d'Izieu.

Ce rapport proposait de définir la thématique des enfants comme l'approche privilégiée pour enseigner en CM2 l'histoire de l'extermination des Juifs durant la Seconde guerre mondiale. Et d'aborder le sujet par l'étude en classe d'un nom, d'un visage, d'un parcours, pour évoquer principalement la vie des enfants jusqu'à leur déportation et en rappelant aussi l'histoire des enfants sauvés et des "Justes", ceux qui les ont aidés.

Cette réflexion, voulue par M. Darcos, faisait suite à une demande du président Nicolas Sarkozy formulée en février lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Le rapport Waysbord-Loing n'avait cependant pas retenu l'idée de M. Sarkozy de "confier la mémoire" de l'un des 11.400 enfants juifs de France déportés à "tous les enfants de CM2", idée qui avait rencontré de nombreuses critiques.

Des psychologues, enseignants, parents d'élèves et Mme Veil elle-même avaient mis en garde contre les "risques psychologiques" qui pourraient résulter d'une telle démarche pour un enfant de 10 ans.

En juillet dernier, dans une instruction ministérielle, M. Darcos avait déjà repris les principales orientations du rapport Waysbord. Il soulignait que "inscrit dans sa dimension historique, l'enseignement de la Shoah a une finalité civique et répond à une obligation morale".

Les écoliers, ajoutait-il, "seront ainsi amenés à une première compréhension de la notion de crime contre l'humanité ainsi qu'à celle de droits humains universels".

 

A ce compte-là, il suffirait de leur raconter l'histoire de l'Algérie française...

 

AFP 5 déc. 2008

 

 

GLISSEMENT PROGRESSIF DU PLAISIR (DE LA CULPABILISATION)

 

 

Yad Vashem inaugure un nouveau centre de recherche

 

Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste de Jérusalem, inaugure cette semaine un nouveau centre de recherche sur les conséquences de l’Holocauste en se basant sur les expériences post-guerre des survivants. L’objectif est de préserver au mieux la mémoire de la Shoah à une époque où se répandent des idées révisionnistes et où le nombre de survivants diminue.

   "Jusqu’à présent, la priorité de Yad Vashem était de se concentrer sur l’Holocauste en lui-même, mais aujourd’hui préserver la mémoire de l’holocauste est d’une importance cruciale", explique le Dr. Ze’ev Mankowitz, directeur du centre.

   Promouvoir la recherche et les activités éducatives relatives aux expériences post guerre des survivants, se concentrer sur des sujets tels que le choc de la libération pour les survivants, la Shoah vue par les jeunes d’aujourd’hui, ou encore la Shoah dépeinte dans la littérature moderne et les films, feront notamment partie des priorités de ce nouveau département de Yad Vashem.

   Des questions essentielles concernant la vie des rescapés de la Shoah seront traitées. Comment s’est passé leur retour à la vie? Comment ont-ils été reçus par leurs concitoyens? Comment est-ce que les nouveaux pays d’accueil les ont traités et considérés?

   Des questions essentielles pour une compréhension plus profonde des effets à long terme de l’Holocauste, explique le survivant Eli Zborowski, directeur de la société américaine pour Yad Vashem et donateur du nouveau centre.

   Dans un premier temps, le centre - qui fonctionnera avec un personnel de 6 personnes, mais qui travaillera avec des chercheurs du monde entier - se concentrera principalement sur les conséquences de la Shoah pour les juifs du monde entier dans le premier quart de siècle après l’Holocauste principalement entre les années 1944 et 1961.

   Le travail du centre inclura des débats et réflexions notamment autour des thèmes: "fallait-il accepter ou non l’argent de l’Allemagne les premiers jours de la création de l’Etat d’Israël", "les procès des criminels de guerre nazis comme le procès Eichmann en 1961", "la lutte pour la réappropriation des biens spoliés", et "l’entretien de la mémoire des victimes de l’holocauste".

   "Notre priorité est de donner aux survivants un microphone, et l’occasion de faire ainsi entendre leurs voix", explique le Dr Mankowitz.

 

On remarquera, à l'avant-dernier alinéa, la phrase "Fallait-il accepter ou non l'argent de l'Allemagne les premiers jours de la création de l'Etat d'Israël": comme si cet argent avait cessé de pleuvoir après "les premiers jours de la création de l'Etat d'Israël"!!! Sur chaque feuille de salaire de chaque salarié allemand est prélevée, encore aujourd'hui et pour longtemps, une part de "réparations" en direction de l'Israël! Faut bien subventionner les tanks, les usines électriques, les sous-marins, et autres quincailleries.

 

Site israélien de Guysen International News, "agence de presse francophone et du Moyen-Orient", le lundi 8 décembre:

http://www.guysen.com/articles.php?sid=8632

 

 

EXTORSION POUR SION

 

On apprend que, le 3 décembre 2008, un Allemand de 72 ans, Arnold Höfs, était condamné par le tribunal cantonal de Springe (Basse-Saxe) à quatre mois de prison pour incitation à la haine raciale: il avait envoyé, en février et mars de cette année, une centaine de lettres au ministère de la justice, à des services publics et à des médias, accompagnées d'écrits qu'il avait rédigés sous le pseudonyme de "Herbert Hoff" et dans lesquels était nié le meurtre des juifs européens. Il devra en outre payer 1.500 euros au Mémorial de Basse-Saxe et à celui de Bergen-Belsen.

   A. Höfs avait été le trésorier de l'association créée par Horst Mahler, "Association pour la réhabilitation des personnes opprimées pour leur remise en question de l'Holocauste" (VRBHV), qui fut interdite par le ministre de l'intérieur, en même temps que l'organisation "Collegium Humanum" (CH), le 7 mai 2008.

   Le procureur, Katharina Ihnen, a reproché à A. Höfs d'avoir minimisé le génocide dans ses écrits en faisant preuve d'une énergie criminelle considérable et de cynisme pour avoir qualifié l'Holocauste de propagande. La juge, Franziska Jäger, a suivi les réquisitions du procureur, estimant que ce à quoi s'était livré A. Höfs n'avait "rien d'une bagatelle".

 

Sur divers sites, dont:

http://www.hiergeblieben.de/pages/textanzeige.php?limit=10&order=datum&richtung=DESC&z=1&id=21884

 

 

Y'A QY'À LE DIRE

 

Pour Me Vergès, "il n'y a pas eu de génocide au Cambodge"

 

Par Sylvaine Pasquier

(ancienne pétasse de luxe au service de presse des Editions du Seuil)

 

 

Dans une interview accordée au magazine allemand Der Spiegel, l'avocat Jacques Vergès émet des doutes sur la tenue effective du procès des Khmers rouges... et proclame qu'"il n'y a pas eu de génocide au Cambodge".

Que tout accusé ait droit à un procès équitable, personne ne le conteste. L'avocat Jacques Vergès s'est fait une spécialité de défendre des tortionnaires, tel Klaus Barbie, jugé coupable de crime contre l'humanité, des terroristes (Carlos) et des dictateurs commeSlobodan Milosevic... Tactique pour entretenir sa propre notoriété ou signe d'une fascination pour le crime absolu? Peu importe, c'est son affaire.

Ce qui est inacceptable, en revanche, c'est qu'il se fasse le complice de "ses clients" - en l'occurrence Khieu Samphan, ex-président du régime totalitaire(1975-1979) instauré par Pol Pot au Cambodge - jusqu'à reprendre à son compte leurs contre-vérités ou leurnégationnisme. Ainsi, dans une interview publiée le 21 novembre par l'hebdo allemand Der Spiegel, Vergès proclame-t-ilqu'"il n'y a pas eu de génocide au Cambodge".

Cette affirmation mensongère - qui insulte la mémoire des victimes (entre 1,7 et 2 millions)du régime Khmer Rouge - s'apparente à celles du révisionniste Robert Faurisson, condamné à maintes reprises en France pour avoir nié l'existence des chambres à gaz durant la Seconde guerre mondiale. On regrettera que la loi Gayssot ne s'applique pas dans le cas cambodgien. Reste que le génocide perpétré au Cambodge par Pol Pot et ses comparses est un fait avéré, attesté par des milliers de témoignages, analysé par nombre de chercheurs.

 

Verbatim

Sur les victimes du régime khmer rouge, dont le nombre est estimé à 1,7 million de personnes :

«Il n'y a pas eu de génocide au Cambodge. Ces chiffres sont exagérés. Il y a eu beaucoup de meurtres, et certains sont impardonnables. Cependant, il est faux de définir cela comme un génocide délibéré. La majorité des gens sont morts des suites de la famine et de maladies.»

«Ce fut la conséquence de la politique d'embargo des Etats-Unis. Il y eut un prologue sanglant au processus : les Américains ont soumis la population civile cambodgienne à un bombardement brutal au début des années 70.»

 

Sur le dirigeant khmer rouge Khieu Samphan :

«Mon client n'a jamais occupé de position d'autorité au sein de la police ou des forces de sécurité du pays.»

«Son rôle était purement technique. En tant que chef d'Etat, il représentait le pays, mais il n'était pas responsable de la répression. C'est une personne affable. Il est innocent. C'était un idéaliste à la poursuite d'idées révolutionnaires.»

Fondateur et directeur du programme international d'études sur le génocide à l'université de Yale (Etats-Unis) où il est titulaire d'une chaire d'Histoire, Ben Kiernan souligne "l'unicité" du génocide cambodgien: à ses yeux, elle ne tient pas seulement au bilan "sans égal dans ce siècle [20ème] de la liquidation de presqu'un quart de la population mais également à la mobilisation totale des formes raciales et sociales du crime: purges, assassinats individuels ou de masse, déportations, marches exténuantes, travail forcé harassant, sous-nutrition intentionnelle".

Les Cambodgiens n'ont pas été au hasard victimes d'une utopie meurtrière d'inspiration marxiste léniniste appliquée de façon radicale.Ils ont été ciblés. Ben Kiernan a démontré comment la direction Khmer Rouge a systématiquement "enserré la population dans des divisions et des classements à la fois raciaux et idéologiques". Ceux-ci se sont greffés sur la distinction entre deux groupes majeurs - le "peuple de base" (les Khmers des zones rurales, jugés ethniquement purs) et le "peuple nouveau" (les citadins, en contact avec des idées étrangères).C'est son appartenance à l'une des catégories proscrites qui aura voué tel ou tel Cambodgien à l'extermination, directe ou indirecte. Une même logique prééxistait aux lois raciales nazies qui ont abouti à la mise en œuvre de la "solution finale" contre les juifs.

Maître Vergès aurait aimé défendre Hitler. Pour lui, titre de l'un de ses livres,"la Justice est un jeu" (Albin Michel). Jadis étudiant communiste, il prétend avoir autrefois rencontré Saloth Sar, le futur Pol Pot: "Un jeune homme qui aimait Rimbaud (...) et qui n'était pas dénué d'un certain sens de l'humour". Les Cambodgiens apprécieront.

 

L'Express 27 11 8

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/pour-me-verges-il-n-y-a-pas-eu-de-genocide-au-cambodge_713347.html

 

 

GRANDE PALABRE À NORMALE SUP

 

Causeries américaines

 

http://remarque.as.nyu.edu/object/holocaust.denial

Holocaust Denial Conference

Paris, November 14-15, 2008

PROGRAMME

Friday, November 14th:     

09:30   Welcoming remarks : Monique Canto-Sperber, Director, École normale supérieure, Paris

09:45  Opening remarks :  Tony Judt, Director, Remarque Institute, New York University

Katherine Fleming, Director, Remarque Institute, Europe

Zvi Ben-Dor, History Department, New York University

Session I

10:00- 12:00 : denial: history and historiography

Participants:  Robert Jan Van Pelt, School of Architecture, University of Waterloo,

Ontario

Nicholas Berg, Simon Dubnow Institute for Jewish History &  Culture, Leipzig University

Jean-Marc Dreyfus, Department of Religions and Theology, University of Manchester

Session II

14:00 - 16:00   Criminalizing Denial: Legal and  Ethical Perspectives

William Schabas, Irish Centre for Human Rights, National University of Ireland

Robert Kahn, School of Law, University of St. Thomas, Minnesota

Patrick Finney, Department of International Politics, Aberstwyth University

Session III        

17:00 - 19:00   Denial: The private and the public

Deborah Dwork, Strassler Center for Holocaust and Genocide Studies, Clark University

Alexandra Garbarini, , Department of History, Williams College

Jan Gross, Department of History, Princeton University

Saturday, November 15th:

Session IV

10:00 - 12:00    The Roots of Denial

 Ruth Bettina Birn, The Hague, Netherlands

Valérie Igounet, French scholar and historian

Samuel Moyn, Department of History, Columbia University

Session V

14:00 - 16:00  Denial in International Perspectives

Rotem Kowner, Department of East Asian Studies, University of Haifa

Ramin Jahanbegloo, Political Science Department, University of Toronto

Avner Ben-Amos, School of Education, Tel-Aviv University

16:45 Closing comments

Berel Lang, College of Letters, Wesleyan University

 

On ne sait pas si l'administration de l'ENS a pu fournir un peigne à l'Igounette pas nette. Le seul commentaire est paru dans la Suddeutsche Zeitung, article reproduit dans Das kausale Nexusblatt.

Finalement, on a le cirque en vidéo:

http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=2122#

 

On peut entendre la dictatrice de l'ENS, Monique Canto-Sperber parler dans son anglais de classe de 6e, une certaine Fleming reconnaître que beaucoup de gens ne veulent pas se mêler de ces histoires de "denial". Ensuite, un membre du peuple élu jargonne comme un malade. La première session nous permet d'admirer van Pelt, l'expert grassement soudoyé par le lobby. Il y a un mot pour qualifier ce genre de personnage : c'est un gros con. Basta. Mais le chef d'œuvre, c'est la demoiselle Igounet: on dirait qu'elle est passé directement de l'école primaire à Sciences Po. Elle ignore les liaisons, s'emberlificote dans ses phrases, estropie la moitié des mots. Elle parle, à propso des révisionnistes, de "plusieur omme". On croirait entendre la femme de ménage. En plus, elle mélange les noms, les documents, elle fait l'Olivier Mathieu un Belge, qui dirigerait la revue Révision.... C'est une vraie salade russe. Comme elle était évidemment incapable de causer en anglais, on l'a fait parler dans son jargon qui est du plus haut comique. On dirait du Fernand Reynaud... Formée en primaire, comme Daeninckxxx.

Plus intéressante est la contribution d'un ceratin Samuel Moyn, de Columbia University. Il s'attache à l'affaire Treblinka, la sortie du livre de Jean-François Steiner et la réaction de Paul Rassinier. Il accuse Rassinier de ne pas avoir vu dans ce livre le siurgissement d'une "mémoire de l'holocauste" qui allait dominer la scène jusqu'aà aujourd'hui. Il néglige totalement le fait que le livre a été controversé, en particluer par des anciens déportés, et que l'auteur a été obligé de concéder qu'il avait écrit, en grande part, un roman. Peu importe. Ce qui est le plus intéressant, et que Moyn ne peut pas articuler, c'est que Rassinier se trouvait engagé, depuis les années 30, dans une lutte avec les communistes, que toute cette histoire d'exterùminantion des juifs lui paraissait une sorte d'invention des propagandistes soviétiques et qu'il ne s'est pas rendu compte tout de suite qu'à ses adversaires communistes se substituaient  les sionistes subventionnés par Ben Gourion, ce qui rend particulièrement absurde la thèse de la Fresco et de tous ceux qui veulent dépeindre rassinier en antisémite. Le simple fait, indiqué par Moyn, que Rassinier auraient en somme "recruté" Steiner à l'appui de ses vues et de son combat contre le stalino-trotzkysre David Rousset, montre que Rassinier se foutait pas mal des juifs qu'il tenait — il y a des passages de sa correspondane qui le prouvent — pour des naïfs et des idiots qui croyaient ce que les communistes leur racontaient.

Le reste est moins amusant. Tout un tas d'ostrogoths qui parlent des anglais variés mais qui sont tous impeccablement kasher. Ils sombrent les uns après les autres dans un vaste pilpoul qu'ils remuent avec la dernière énergie, en sorte que le résultat global est une soupe sans saveur et sans couleur. On se demande bien pourquoi l'Etat donne des sous, de notre poche, pour ce genre d'âââneries.

 

 

 

 

LANGUE DE BLOIS

 

 

Un message du célèbre comique, le Pr Faurisson

 

Le Choc du mois reprend des couleurs. Sa livraison No 27 (novembre 2008) contient une étude de Patrick Cousteau, intitulée “Halte aux ‘compétitions mémorielles’!”

Pierre Nora et Françoise Chandernagor s’y voient remis à leur place et leur hypocrisie y est dénoncée. Ces bons apôtres ont, dans leur “Appel de Blois”, affecté de se présenter en défenseurs de la “liberté pour l’histoire”. En réalité, ils sont en faveur de la loi Gayssot et veulent préserver celle-ci de "lois concurrentes". La Shoah bénéficierait ainsi d’un privilège qu’ils jugent mérité. Quant aux révisionnistes, ils seraient, à en croire la romancière Françoise Chandernagor, "des imbéciles". P. Cousteau nous confirme que Jean-Gabriel Cohn-Bendit, lui, est resté "fidèle à ses convictions". Il écrit:

«Aux journées historiques de Blois, [...] seul Gabriel Cohn-Bendit, qui n’avait pas été invité à participer au débat, est bruyamment intervenu depuis le public, pour remettre les choses à l’endroit: "Si on en est arrivé là, c’est parce que, dans les années 1980, nous avons introduit le droit pénal dans le débat historique! Au lieu de punir les révisionnistes, il fallait s’opposer à eux sur leur terrain intellectuel! Au lieu de lois, il fallait assener des arguments." Le vieux schnoque, devenu "conseiller" de son frère "Dany-le-rose pâle", continue de prôner une liberté d’expression totale, même pour les révisionnistes. "On ne comprend bien que ce qui s’exprime librement!" Et de conclure que, pour sortir de la spirale infernale des compétitions mémorielles, il est désormais indispensable "d’abolir la loi Gayssot".»

 

 

IL FAUT PUNIR LA NÉGATION DE TOUS LES GÉNOCIDES

 

'Ontkennen van genocide strafbaar stellen'

 

Geplaatst: 13 december 2008 05:00, laatste wijziging: 12 december 2008 21:08

van onze redactie politiek

DEN HAAG - Het ontkennen van volkerenmoord met als doel daarmee mensen te beledigen of te discrimineren, moet strafbaar worden. ChristenUnie-Kamerlid Joël Voordewind dient volgende week een wetsvoorstel in met deze strekking.

 

Het wetsvoorstel is een variatie op een eerder initiatief van ChristenUnie-politica Tineke Huizinga, de huidige staatssecretaris van Verkeer. Voordewind wil via een wijziging van artikel 137 van het Wetboek van Strafrecht vastleggen dat het ontkennen van bijvoorbeeld de holocaust, gestraft moet worden met een gevangenisstraf van ten hoogste een jaar of een geldboete. Het moet dan gaan om ontkenning van volkerenmoord ,,met het oogmerk aan te zetten tot haat, discriminatie of geweld wegens ras, godsdienst of levensovertuiging of geslacht of hetero- en homoseksuele gerichtheid'', of het via de ontkenning beledigen van deze groepen.

,,Volkerenmoord is een van de ernstigste misdrijven die mensen elkaar aan kunnen doen. Ontkenning, bagatellisering, goedkeuring of rechtvaardiging daarvan is beledigend en discriminerend voor slachtoffers en nabestaanden'', schrijft Voordewind in de toelichting op zijn voorstel. Volgens hem komt de strafwaardigheid van 'negationisme' (de officiële term voor het op laakbare wijze ontkennen van genocide, red.) op dit moment niet eenduidig uit de wet naar voren. ,,Een weerbare democratie behoort zich krachtig te kunnen opstellen tegen negationistische uitingen die als doel hebben opvattingen van extremistische politieke stromingen een podium te verschaffen'', vindt het ChristenUnie-Kamerlid, die stelt dat een expliciete strafbaarstelling van negationisme een krachtig signaal zowel naar mogelijke slachtoffers als naar potentiële daders is. Hij wijst er verder op dat meerdere Europese landen al expliciete en afzonderlijke strafbaarstelling van negationisme kennen.

Voordewind heeft geen wetenschappelijke discussies op het oog, waarin bijvoorbeeld over de omvang van genocide kan worden getwist. ,,Er moet gelegenheid blijven bestaan om het te hebben over bijvoorbeeld aanleiding, omvang en toedracht'', schijft het Kamerlid verder. ,,Cruciaal daarin is echter de vraag vanuit welke motieven bij bepaalde gebeurtenissen vraagtekens worden gezet. De context waarin een bepaalde uitlating wordt gedaan, is dan van belang om te bepalen wanneer sprake is van het vrije wetenschappelijke debat en wanneer een uitlating enkel of overwegend is ingegeven door racistische en discriminerende motieven. Een publicatie, hoe wetenschappelijk ogend ook, op een site van neonazi's zal bijvoorbeeld niet snel onder de wetenschappelijke uitzondering kunnen vallen.''

 

Nederland Dagblad  13. Dec. 2008

http://www.nd.nl/artikelen/2008/december/12/-ontkennen-van-genocide-strafbaar-stellen-

 

 

 

ENCORE UNE QUI SE MET LE DOIGT DANS L'ŒIL

 

MRAP demande à wikimedia de cesser la diffusion d'un texte interdit

Un sous-produit de wikipedia, wikisource, publie les Protocoles des sages de Sion, interdit de publication en France et dans la plupart des pays d'Europe, comme je l'ai déjà signalé, le 6/9/08 . propagande antisémite & et négationnisme à wikipedia : neutralité ?

 

Le Mrap se saisit de l'affaire et demande officiellement à wikipedia 15/9/08, de cesser cette publication indigne et illégale et qui n'appartient pas vraiment au rôle d'une encyclopédie supposée , de reproduire malgré les lois s'y opposant.

 

Wikimedia : les protocoles des sages de Sion diffusés impunément

 

Le MRAP consterné tient à dénoncer la diffusion intégrale du protocole des sages de Sion sur Wikisource . Il rappelle que "Les protocoles des sages de Sion" est un faux antisémite et un plagiat notoire, fabriqué pour justifier les pogroms dans la Russie tsariste et régulièrement cité comme authentique par les antisémites d'aujourd'hui.

 


Le MRAP est d'autant plus consterné que ce texte est interdit en France selon la loi Arrêté du 25 mai 1990 interdisant la circulation, la distribution et la mise en vente d'un ouvrage NOR: INTD9000211A


Par arrêté du ministre de l'intérieur en date du 25 mai 1990:

Considérant que l'ouvrage intitulé Protocoles des Sages de Sion est d'origine étrangère dès lors qu'il est traduit d'une langue étrangère.

Considérant que la mise en circulation en France de cet ouvrage est de nature à causer des dangers pour l'ordre public en raison de son caractère antisémite.

Considérant l'impossibilité d'appliquer les dispositions de l'article 8 du décret no 83-1025 du 28 novembre 1983,

La circulation, la distribution et la mise en vente de l'ouvrage intitulé Protocoles des Sages de Sion sont interdites sur l'ensemble du territoire. source legifrance

[Rappelons que ces interdictions sont désormais illégales.]

 

Le MRAP vient de saisir Wikimedia afin de retirer immédiatement ce texte, qui participe à encourager l'antisémitisme. Il reste que cette diffusion pose la question d'une mobilisation effective contre la propagation du racisme sur la toile. source

Qu'a fait wikimedia? Rien du tout. Mieux encore, l'ineffable David Monniaux explique sans sourciller sur son blog que wikimedia ne retirera pas ce texte, car dans ce cas autant céder à toutes les pressions politiques et religieuses qui peuvent s'exercer sur wikipedia.

Le respect de la loi, est assimilé à l'opportunisme qui céderait à des pressions de groupes divers.

Voilà comment on conçoit le droit et les libertés à wikipedia. D. Monniaux fait partie de ses têtes pensantes. Il déteste, en vrac, les journalistes, les intellectuels, les libertés, et moi. Cohérent.

 

Alithia

http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-25598769.html

 

 

Cette malheureuse est, dit-elle quinqua et prof de philo. Elle nage dans un état de confusion mentale ahurissant, écrivant à la va-comme-je-te-pousse des propos contradictoires d'un paragraphe à l'autre. Plus saladique tu meurs. Elle s'en prend à Wikipédia (un tas de merde à ne toucher qu'avec un grand bâton) qu'elle accuse d'être... révisionniste, alors que nous, de notre côté, nous le voyons comme une officine sioniste. Mais elle doit être encore plus sioniste qu'eux... Voir (nous ne reproduisons pas...)

 

http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-10990423.html

 

 

ENFIN LE ZÉNITH, À 80 BALAIS!

 

 

L'humoriste Dieudonné dérape une nouvelle fois

 

L'humoriste Dieudonné a remis, vendredi 26 décembre, sur la scène du Zénith de Paris un prix de "l'infréquentabilité et de l'insolence" au négationniste Robert Faurisson, plusieurs fois condamné pour contestation de crime contre l'humanité. Dieudonné a fait monter M. Faurisson sur scène, où un technicien habillé en déporté juif, avec une étoile jaune sur la poitrine, est venu lui apporter son trophée devant près de 5 000 spectateurs, dont Jean-Marie Le Pen.

A 80 ans, M. Faurisson, ancien maître de conférences en littérature contemporaine à l'université Lyon a déclaré : " ne pas avoir l'habitude de ce genre d'accueil"."Je suis supposé être un gangster de l'histoire!". En 2007, il avait attaqué en justice Robert Badinter qui l'avait traité de "faussaire de l'histoire". Durant l'audience M. Faurisson avait réaffirmé que " les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique". Il avait été débouté et condamné à verser 5 000 euros à M. Badinter, au titre des frais de justice.

"Je ne suis pas d'accord avec toutes ses thèses, déclare Dieudonné dans le Journal du Dimanche, Il nie par exemple la traite des esclaves organisées depuis l'île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c'est la liberté d'expression qui compte." Et l'humoriste, qui avait récemment demandé à Jean-Marie Le Pen d'être le parrain de sa fille, de se défendre d'avoir à nouveau dérapé en définissant cette remise de prix comme "une performance humoristique, de l'art contemporain".

 

Le Monde, 28 déembre 2006

 

Un commentaire en ligne :

Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf !!! [Je m'esclaffe et je pouffe].

La bonne grosse vanne ! Le super humour ! Le Comique avec un C en Capitale !!!

L'énaaaaaurme, la bonne grosse rigolade que voilà !

C'est vraiment dommage que Maurice Papon soit mort, sinon on aurait vraiment pu se marrer !!!

Sacré Dieudo  !

http://www.lepost.fr/article/2008/12/28/1368301_dieudonne-introducing-faurisson.html#mareaction

 

 

 

Deux erreurs appelant rectification de l'impétrant :

 

1. Les journalistes écrivent : “Depuis plus de trente ans, Robert Faurisson alimente la chronique judiciaire en niant l’existence de l’Holocauste. L’an dernier la justice l’a débouté : il avait attaqué pour diffamation Robert Badinter qui l’avait qualifié de ‘faussaire de l’histoire’ “.

 

En réalité, R. Badinter, allant encore plus loin, avait eu l’aplomb d’affirmer qu’en 1981, alors qu’il était avocat et qu’il allait être nommé ministre de la Justice, il m’avait “fait condamner pour être un faussaire de l’histoire”. Lors du procès que je lui ai intenté, il a essayé de prouver la vérité du fait allégué. Mais, selon les juges, il “a échoué en son offre de preuve” (p. 13 du jugement en date du 21 mai 2007). Selon eux, R. Badinter m’a bel et bien diffamé, mais... de bonne foi. Ils m’ont donc débouté et condamné à lui verser 5 000 €. Je n’ai pas interjeté appel et il m’a fallu débourser cette somme. Si je n’ai pas voulu d’un appel, c’est principalement parce que j’avais obtenu satisfaction sur le fond, mais c’est aussi pour d’autres raisons: je n’avais plus d’argent et mon fidèle avocat, Eric Delcroix, devant prendre sa retraite le 31 décembre 2007, je savais qu’il me serait difficile, sinon impossible, de lui trouver un successeur ; de fait, un an plus tard, toutes nos tentatives communes pour lui trouver un successeur ont, jusqu’ici, abouti à des échecs ;

 

2. Les journalistes affirment que Dieudonné aurait tenu à mon sujet le propos suivant: “Je ne suis pas d’accord avec toutes ses thèses. Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l’île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c’est la liberté d’expression qui compte.”

 

Cette formulation, dont j’ignore si elle a été fidèlement rapportée, prête à confusion. Dieudonné est un esprit subtil et libre. Lors d’une conversation, je lui avais cité, parmi bien d’autres mythes, celui de la “Maison des esclaves de l’île de Gorée”. Par la suite, je lui avais envoyé copie d’un article du Monde, intitulé “Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité” (27 décembre 1996, “Gorée, de notre envoyé spécial, Emmanuel de Roux”). Dans cet article on lisait par exemple : “La Maison des esclaves de l’île de Gorée figure dans tous les guides. Pas un touriste ne manquera la visite de ce monument au sinistre passé. Il sera accueilli dans la cour de ce bâtiment ocre rouge par un cicerone inspiré, Joseph N’Diaye, un ancien sous-officier. Ce dernier raconte avec émotion l’histoire de cette “esclaverie” construite par les Hollandais [sic] au XVIIe siècle [sic], pivot de la traite à Gorée qui vit défiler des centaines de milliers [sic] d’Africains, enchaînés vers le Nouveau Monde. – Les différentes cellules sont détaillées [par le guide] : celles des hommes, celles des femmes et celles des enfants et la porte pour le “voyage sans retour” qui s’ouvre sur l’océan. Un escalier à double révolution conduit aux appartements des négriers. La Fondation France-Liberté, de Danièle Mitterrand, comme en atteste une plaque, a financé une partie de la rénovation de l’édifice. La Maison des esclaves est devenue un élément du patrimoine de l’humanité, surtout depuis que l’Unesco a classé l’ensemble de l’île dans cette rubrique. Le problème, c’est que tout est faux, ou presque, comme l’expliquent Abdoulaye Camara et le Père de Benoist, un jésuite, historien, chercheur à l’IFAN. La maison [...] a été construite par les Français, en 1783, pour Anna Colas, une signare – riche dame métisse – quand la traite tirait à sa fin. Les pièces du bas ont peut-être servi de logements à des esclaves domestiques mais sûrement pas à la traite. C’étaient essentiellement des entrepôts à marchandises. – L’esclaverie, car elle a existé, se situait non loin du port qui abrite aujourd’hui le Musée historique. Elle a disparu. Gorée n’a jamais été un centre très actif pour la traite (deux cents à cinq cents esclaves par an, si l’on en croit les chiffres du savant jésuite), par rapport aux comptoirs de la Côte des esclaves (l’actuel Bénin), du golfe de Guinée ou de l’Angola. La légende de la Maison aux esclaves doit tout à l’indéniable talent de Joseph N’Diaye qui a mis une douzaine d’années à forger un mythe qui, aujourd’hui, a force de loi.

 

“Tout y est faux”, c’est ce que l’historien antirévisionniste Eric Conan avait été contraint de reconnaître, enfin, en 1995, à propos de la prétendue chambre à gaz homicide d’Auschwitz (L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68). Ce camp et sa chambre à gaz emblématique sont également classés par l’Unesco au patrimoine de l’humanité. Ils reçoivent à peu près 500 000 pèlerins ou visiteurs par an. Jusqu’à une date récente, l’un des plus importants pourvoyeurs financiers de ces visites organisées n’était autre que l’escroc Madoff.

 

NB : Les “[sic]” sont de moi. [R.F.]

 

Additif : Le dimanche 18 avril 1998, entre 9h et 10h, dans une émission de “France-Inter”, on a évoqué le caractère fallacieux de cette “Maison des esclaves” mais pour conclure que la charge symbolique en est telle qu’il serait indécent d’aller se soucier de la vérité historique.

Dernière minute : mon ami Pierre Panet me fait savoir qu’un article a également été publié sur le spectacle de Dieudonné dans Le Parisien (en province : Aujourd’hui en France). D’autres journaux ou hebdomadaires traitent aussi du sujet. J’y suis généralement décrit comme un ancien “maître de conférences” ; le ragot, dont je me moque, provient principalement de Wikipedia.

 

 

 

Dieudonné s'attire les foudres des associations pour avoir invité Faurisson

 

La présence de l'universitaire Robert Faurisson, condamné à plusieurs reprises pour négationnisme, dans un spectacle de l'humoriste Dieudonné, et un sketch douteux à la fin de celui-ci, ont provoqué de vives réactions, autant chez les politiques que dans les associations juives et antiracistes. Sur la scène du Zénith, Dieudonné avait remis, vendredi 26 décembre, un prix "de l'infréquentabilité et de l'insolence" à Robert Faurisson. Le trophée lui avait été apporté par un technicien habillé en déporté juif, avec une étoile jaune sur la poitrine.

"Mascarade odieuse", s'insurge le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), exigeant que les pouvoirs publics "cessent de subventionner les salles où se produit le multirécidiviste Dieudonné". SOS-Racisme, de son côté, juge que "ce qui s'est déroulé au Zénith de Paris (...) ne peut être considéré comme une simple 'provocation'". "Chacun des spectacles – et notamment au Zénith de Paris – est une possible occasion d'un dérapage. La question se pose alors : les spectateurs de Dieudonné vont le voir pour rire ou pour huer les Juifs ?", s'interroge l'association, qui souhaite également "attirer l'attention sur les personnes assistant aux spectacles de Dieudonné". Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a laissé entrendre qu'il pourrait porter plainte contre Dieudonné. Le comédien a été condamné en 2007 pour diffamation publique à caractère racial, après avoir été relaxé à plusieurs reprises.

 

"Ce soir, tu es vraiment en train de faire le con !"



Selon Le Journal du dimanche, parmi les 5 000 personnes présentes dans la salle parisienne on retrouvait Jean-Marie Le Pen, accompagné de son épouse Jany et sa fille Marie-Caroline, la militante pro-palestinienne Ginette Skandrani, Kémi Seba, ancien leader du groupuscule Tribu Ka, mais également l'écrivain Alain de Benoist, plusieurs personnalités de la galaxie d'extrême droite comme Dominique Joly, un conseiller régional FN, Patrick Bourson, un proche de M. Le Pen, ou encore l'ancien leader du GUD (Groupe union défense), Frédéric Chatillon.

Une liste d'invités qui fait dire à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) que l'humoriste est un "nouveau leader de l'extrême droite", un constat partagé par SOS-Racisme qui voit dans cet incident "l'affirmation d'une ligne politique – fût-elle brouillonne – d'extrême droite". "Il y avait aussi des gens d'extrême gauche", répondait le comédien dans les colonnes du JDD. Dans la sphère politique, l'UMP s'est élevée contre un comportement jugé "scandaleux". Alors que la ministre de la culture, Christine Albanel, s'était dite "consternée", le porte-parole du parti, Dominique Paillé, a dénoncé un humoriste qui "adopte le pire des comportements d'extrême droite (...), cela mérite d'être très largement dénoncé".

Le président de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld, estiume qu'i s'agit là d'un "dérapage contrôlé". "Je vis douloureusement" cette "provocation", a déclaré M. Klarsfeld sur RTL, estimant qu'il s'agissait avant tout d'une "mise en scène" destinée à "renforcer le public de Dieudonné" et qu'il n'y a pas "eu de propos négationnistes" sur scène. De ce point de vue-là, il doute que des poursuites soient possibles.

Toujours dans le JDD, Dieudonné expliquait qu'il avait invité Robert Faurisson dans un souci de "liberté d'expression", soulignant qu'il n'était pas d'accord avec toutes ses thèses. "Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l'île de Gorée, au large de Dakar", note-t-il. Sur scène, vendredi, le comédien donnait pourtant la réplique au sulfureux universitaire. "Tu nous dis 'J'ai fait le con'. C'est sûr, mais ce soir tu es vraiment en train de faire le con!", lui a par exemple lancé Faurisson. "C'est même la plus grosse connerie que j'ai faite mais la vie est trop courte, lui répond alors Dieudonné. Déconnons et désobéissons le plus vite possible!"

 

Le Monde 29 12 2008

 

 

Antisémitisme de scène en Belgique

 

Shraga Blum

 

Il n’y a pas qu’en France que se produisent des artistes ouvertement antisémites et tournant la Shoah en dérision. Après l’ignoble Dieudonné, qui dans son dernier spectacle, a fait apparaître un personnage en pyjama rayé pour rire de lui, c’est en Belgique que le scandale arrive. La communauté juive de Belgique porte plainte contre la chaîne de télévision VRT pour avoir diffusé des sketches d’un «humoriste» racontant des blagues sur la Shoah. C’est la troisième fois ces deux derniers mois que de tels faits se reproduisent en Belgique impliquant la même chaîne de télévision. Rappelons qu’au mois d’octobre dernier, c’était une émission sur les «plats préférés d’Adolf Hitler» qui y était diffusée.

Le «comique» en question, au nom bien choisi de Philippe… Geubels, s’est gaussé de manière abjecte de la réaction des Juifs et de la décision de la chaîne d’annuler la diffusion de l’émission culinaire d’octobre: «Et s’il y avait une fuite de gaz à Anvers, faudrait-il accuser toute la ville de provocation??!!». Puis de surenchérir: «La Shoah ne serait plus possible aujourd’hui car les Juifs sont trop malins. Ils dominent le monde et se sont répandus partout et surtout aux Etats-Unis. Comme cela, impossible de les emmener dans des wagons en Allemagne».

Pour Michaël Freilich, responsable de l’une des grandes organisations juives belges, «les paroles de ce personnage relèvent sont de sa propre responsabilité, mais que la chaîne de télévision diffusent ses insanités est inadmissible»  26 décembre 2008

 

http://www.actu.co.il/2008/12/antisemitisme-de-scene-en-belgique/

 

 

LES INÉVITABLES PAQUETS D'ÂNERIES

 

 

Zoom arrière sur le négationnisme

 

Une apparition de Robert Faurisson au Zénith et les thèses négationnistes sortent de l’ombre. Pourtant réprimé par la loi et malgré la triple condamnation de son chef de file, le négationnisme continue à faire des émules. Zoom arrière sur ce courant dangereux pour l’Histoire et insultant pour la Mémoire.

 

Le négationnisme sur le devant de la scène et en pleine forme. C’est ce qu’on a pu voir avec effroi le 26 décembre dernier lors de la représentation du spectacle de Dieudonné. L’affaire, montée dans ce but, a bien sûr fait du bruit. Dieudonné accueillant chaleureusement Robert Faurisson, chef de file du courant négationniste français, recevant un prix remis des mains d'un technicien vêtu d’un pyjama rayé avec une étoile jaune cousue. [Aucun des subtils commentateurs ne s'est avisé du fait, visible sur les photos, que ce pyjama n'est pas rayé, mais à carreaux. Comme quoi, on voit ce qu'on veut bien voir...]

Néologisme créé en 1987, le négationnisme consiste dans son sens premier à nier l’organisation d’un génocide par les nazis et à refuser l’existence des chambres à gaz dans les camps de concentration lors de la seconde guerre mondiale. «L’Histoire n’est pas une science exacte. Et les historiens de la période savent que [des] zones d’ombres ou de pénombres existent encore quand au fonctionnement des camps de la mort, explique Franck Ferrand. Dès lors il est inévitable que certains extrémistes en profitent pour nier l’évidence et réécrire l’Histoire ».

Mais le négationnisme ne se contente pas seulement de revenir sur des faits avérés et de les contester. Il tourne en dérision et ridiculise les arguments qui pourraient attester la véracité des faits jusqu'à l'avanie. C’est en quoi la mise en scène de Dieudonné est des plus odieuses. Robert Faurisson, figure emblématique du courant négationniste, a largement participé à introduire le courant en France au début des années 80. Issu de la littérature, considéré comme un «faussaire de l’Histoire », il est d’ailleurs plus aisé de tracer son parcours judiciaire que professionnel.

Car depuis 1990, la loi Gayssot sur la négation des crimes contre l’Humanité sanctionne ce type de propos. Malgré le danger de ce genre de loi qui tend à confondre négationnisme et révisionnisme, les Nations-Unies ont également adopté en 2007 un consensus qui condamne la négation du génocide des juifs par l’Allemagne Nazie.

"La vie est courte. Déconnons et désobéissons le plus vite possible." se justifiait finalement Dieudonné en tenant R.Faurisson par l’épaule. On imagine bien volontiers Jean-Marie Le Pen applaudir au premier rang celui qui s’était justement engagé en politique en 1997 contre le Front National et qui est devenu aujourd’hui un des ses meilleurs porte parole.

 

http://www.europe1.fr/Decouverte/Connaissance/Histoire/Zoom-arriere-sur-le-negationnisme/(gid)/190907  (et 400 autres commentaires, dit Google... On vous les épargnera.) 29.12.08

 

 

 

Dieudonné : le négationnisme, le FN et ses "penseurs" en déclin

 

Par Michel Wieviorka

 

 

Sociologue, j'enseigne à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

 

En invitant Robert Faurisson lors de son spectacle au Zénith, le 26 décembre, en le faisant acclamer par quelque 5000 spectateurs, en présence, à en croire le JDD, notamment de Jean-Marie Le Pen, de l'essayiste Alain de Benoist et de Kemi Seba (le leader de la Tribu Ka), en lui faisant remettre le Prix de l'infréquentabilité et de l'insolence par un technicien déguisé pour l'occasion en déporté de camp de concentration, Dieudonné s'est évidemment assuré un succès.

 La provocation ne pouvait que susciter de nombreuses réactions, et celles-ci n'ont pas manqué — communiqués de l'UMP, de la ministre de la Culture, du Crif, de l'UEJF, etc. Mais s'agit-il d'un succès pour ceux qui partagent les idées et les projets de Faurisson ou de Le Pen?

Le "révisionnisme" connaît peu de succès jusqu'aux années 70 Pour y voir clair, un rapide rappel est certainement utile. Au départ, dans les années 60, le "révisionnisme" de Maurice Bardèche et Paul Rassinier avait surtout pour objectif de banaliser les crimes nazis pour mieux souligner la barbarie du bolchévisme ou du communisme.  Il inclut vite, également, l'idée que le "mensonge" des six millions de Juifs exterminés par les nazis était destiné à assurer la réussite de l'Etat d'Israël. La thématique a alors connu peu de succès dans l'opinion, jusqu'à ce qu'elle soit relancée par Robert Faurisson, dans les années 70. Celui-ci nie purement et simplement l'existence des chambres à gaz, et a trouvé ses premiers appuis dans l'ultra-gauche, avec Pierre Guillaume et quelques militants libertaires, dont un temps Gaby Cohn-Bendit.  C'est au nom de la liberté d'expression que le linguiste Noam Chomsky a rédigé la préface d'un ouvrage de Faurisson. Le succès à scandale du "négationnisme", à la fin des années 70, doit beaucoup aux carences de l'historiographie — il faudra attendre 1982 et le grand colloque organisé par Raymond Aron et François Furet sur "L'Allemagne nazie et le génocide juif" (publié sous ce titre par Gallimard/Le Seuil) pour que des réponses solides soient apportées à Faurisson. [On voit qu'il ne l'a pas lu...]

Par la suite, le "négationnisme" a connu des hauts et des bas, [il oublie évidemment de dire qu'il a été interdit par un loi en 1990...] et le plus important est la façon dont le Front national en a repris sinon la thèse, du moins l'inspiration, Jean-Marie Le Pen parlant des chambres à gaz comme d'un "détail de la Seconde Guerre mondiale" (1987) ou faisant un jeu de mot à propos d'un ministre, Durafour, qu'il nomme "Durafour crématoire" (1988). Il n'est donc pas étonnant que, sous l'égide de Dieudonné, Jean-Marie Le Pen et Robert Faurisson viennent à nouveau faire scandale, avec en prime le compagnonnage d'Alain de Benoist.

Mais cet épisode indique-t-il, comme le disent la grande majorité des commentateurs, la vitalité de la haine antisémite? C'est plutôt le contraire qu'il faut envisager.

 

Ne pas s'inquiéter de cette ultime provocation

Pour Faurisson, d'abord, qui aurait voulu exister au titre de la raison, du sérieux de ses travaux soi-disant historiques, qui a toujours donné l'impression de vouloir démontrer, s'acharnant à prouver le bien-fondé de ses thèses, et qui se retrouve, finalement au plus loin de toute reconnaissance scientifique, pantin d'un spectacle vulgaire et médiocre dont il devient le "clou" pour une soirée.

Pour Jean-Marie Le Pen, ensuite, dont le parti est en grand déclin, sans perspectives politiques, et qui se marginalise encore davantage en cautionnant par sa présence un humoriste qui ne lui apportera guère de voix, et qui contribue, par ses propos, à l'entraîner sur les chemins de la radicalisation, de l'outrance et à terme de la groupuscularisation. Pour celui qui a sorti l'extrême-droite française de ses ornières en tentant de lui faire acquérir une certaine respectabilité, ne serait-ce qu'électorale, il y a là un échec, et assurément [= non] pas une réussite.

Pour Alain de Benoist, enfin, qui se veut un intellectuel sérieux, érudit, qui s'efforce depuis de nombreuses années de trouver sa place dans des débats là aussi respectables, et qui vient se faire voir dans la salle d'un spectacle bouffon, et qui est la négation de toute vie intellectuelle [aller au théâtre comique, négation de toute vie intellectuelle? Allons bon!]. Il faut donc ne pas céder à l'air du temps, et ne pas s'inquiéter outre mesure de la dernière provocation de Dieudonné. Elle est répugnante, certes, et il est fâcheux que 5000 spectateurs aient pris plaisir à l'applaudir.  Mais aussi, et surtout, elle installe à leur place actuelle, celle de la marginalité et du déclin, la principale incarnation du "négationnisme" (Robert Faurisson), le leader du Front National (Jean-Marie Le Pen) et le seul "intellectuel" dont pouvaient jusqu'ici se prévaloir les droites radicales, Alain de Benoist.

 

De Michel Wieviorka (auteur)  C'est le frère de la luguwre hululeuse.

 

 

 

DIEUDONNÉ-FAURISSON : LA PANIQUE DU SYSTÈME

 

 

Haro sur le trio Dieudonné, Faurisson, Le Pen

 

Jérôme Bourbon

 

Au moment même où Israël s’apprêtait à lancer une sanglante opération militaire contre le Hamas à Gaza, Dieudonné, en clôture de son spectacle «J’ai fait l’con », le 26 décembre au Zénith, faisait remettre par son régisseur vêtu d’un pyjama à carreaux orné d’une étoile jaune «le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence » à Robert Faurisson.

Faire ovationner par plus de 5000 personnes en plein Paris le chef de file de l’école révisionniste, qui eût pu imaginer pareil coup de théâtre? Dans une démarche d’affranchissement toujours plus radical à l’égard du Système, Dieudonné a choisi de frapper très fort. Encore plus qu’il ne l’avait fait en juillet 2008 lorsqu’il avait choisi Jean-Marie Le Pen comme parrain de baptême de sa fille Plume.

 

Ovation pour le chef de l’école révisionniste

Voici comment l’ex-partenaire d’Elie Semoun a présenté son invité à ses spectateurs: «Bernard-Henri Lévy, le philosophe milliardaire, avait décrit mon dernier spectacle au Zénith comme “le plus grand meeting antisémite depuis la dernière guerre mondiale”. J’ai accroché une personne qui va le faire grimper au rideau. La personne qui va monter sur scène est un scandale à elle toute seule. C’est la personne la plus infréquentable de France. (...) Je vous demande d’accueillir sous un tonnerre d’applaudissements M. Robert Faurisson. »

Quel spectacle hallucinant que de voir l’auteur des Ecrits révisionnistes saluer la foule tandis que dans les premiers rangs des jeunes gens s’écriaient : «Faurisson, t’as raison!» L’ancien professeur de l’Université Lyon II s’adresse à l’humoriste : «Tu nous dis : j’ai fait le con. C’est sûr. Mais ce soir tu es vraiment en train de faire le con». Puis Faurisson harangue pendant plusieurs minutes un public survolté : «Je vous remercie car je n’ai pas du tout l’habitude de ce genre d’accueil. Je suis supposé être un “gangster de l’histoire”. C’est Le Monde qui l’a dit et Le Monde a toujours raison. Tu as eu raison de dire que j’ai été l’objet de traitements spéciaux, dix fois, dont une fois où je suis passé à deux doigts de la mort et la personne qui m’a sauvé la vie et qui ne connaissait pas mon nom a dit le lendemain à la police qu’elle regrettait de m’avoir sauvé la vie. Je peux te compromettre! Vous ne savez pas ce que je dis, ce que je maintiens. La plupart d’entre vous ne savent que les sottises que les media rapportent à mon propos. Savez-vous qu’il existe dans ce pays une loi spéciale qui va permettre à Dieudonné de se retrouver devant la 17e chambre correctionnelle où j’ai été un nombre incalculable de fois que je ne peux pas vous dire? Je n’ai pas le droit de dire ce qu’est le révisionnisme et que ces gens-là appellent le “négationnisme”. Moi, je les appelle “affirmationistes” et vous écrirez le mot comme vous voulez. Voilà trente-quatre ans (1974-2008) que je suis traité dans mon pays en Palestinien et je ne peux m’empêcher de faire cause commune avec eux.» Et Dieudonné, après lui avoir donné l’accolade, de serrer la main au sulfureux professeur en lui disant : «Notre poignée de main est déjà un scandale en soi.»

 

Prison pour l’humoriste ?

De fait, après un silence de 24 heures qui témoigne sans doute de la perplexité du Système se demandant comment réagir devant une telle atteinte à la bien-pensance idéologique, ce fut le hourvari. Le très conformiste Journal du dimanche s’employa à donner le la. Dans toute la classe politique la réprobation est évidemment générale, de l’UMP au PCF en passant par le PS et le Nouveau Centre. Le CRIF dénonce une «mascarade odieuse » qui «fait honte à notre pays » et «demande que l’argent public cesse de subventionner les salles où se produit le multirécidiviste Dieudonné ». L’UEJF mais aussi SOS-Racisme et le CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) de Patrick Lozès clament leur indignation, ce dernier considérant que Dieudonné est devenu «l’un des représentants de l’extrême droite » tandis que la LICRA, comme à son habitude, se surpasse en demandant, d’une part, l’interdiction du spectacle qui doit se poursuivre pendant tout le mois de janvier à la Main d’Or et, d’autre part, une peine de prison ferme contre Dieudonné car, selon elle, «le délit d’apologie du négationnisme est constitué ». A ceci près qu’il n’existe pas dans le code pénal d’apologie du négationnisme. Les censeurs du Sanhédrin devraient revoir leur leçon ! Seul Serge Klarsfeld se montre apparemment plus modéré : s’il condamne «une douloureuse provocation », il ne portera pas plainte car «aucun propos négationniste n’a été tenu au Zénith » dans ce qui était, selon le président de l’Association des fils et filles de déportés juifs, «un dérapage contrôlé ».

Le gouvernement lui-même se met ensuite de la partie. Le ministre de la Culture, Christine Albanel, exprime sa “consternation”. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, déplore «que Dieudonné s’enfonce toujours plus loin dans la haine et la provocation antisémite », tandis que le porte-parole du PS, Benoît Hamon, appelle à une «réaction ferme » des pouvoirs publics, considérant que si «Faurisson est un faussaire de l’histoire, Dieudonné est un faussaire de l’humour ». Le 29 décembre, le Parquet ouvre une enquête préliminaire pour «déterminer si les délits de contestation de crime contre l’humanité (…) ou d’injures antisémites ont été perpétrés ».

 

La présence de Jean-Marie

Ce qui a encore accru l’émoi dans la classe politico-médiatique, c’est la présence dans un même lieu du trio infernal constitué par Faurisson, Le Pen et Dieudonné. Comme s’en étranglait sur son blog Pierre Assouline, critique littéraire au Monde, «leurs détracteurs n’auraient pas même osé en rêver : ils l’ont fait. Les trois réunis le même soir dans la même salle de spectacle sur une même ligne plébiscitée par les applaudissements et la franche rigolade d’un même public. » Plusieurs personnalités dites d’extrême droite avaient également fait le déplacement, dont l’essayiste Alain de Benoist, des élus du Front national tels Dominique Joly et Alexandre Simonnot, Frédéric Chatillon, un ancien dirigeant du GUD, et Marc Georges, alias Marc Robert, coordinateur de la campagne de Dieudonné pour l’élection présidentielle de 2007. On notait également la présence de la militante propalestinienne Ginette Skandrani et celle du jeune leader radical noir Kémi Seba, dont le mouvement Tribu Ka a été dissous en 2006 par Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur de Villepin, et qui dirige aujourd’hui le Mouvement des damnés de l’impérialisme. A la fin du spectacle, une trentaine de proches de Dieudonné se sont retrouvés à l’étage, dans la zone VIP, pour partager un «verre de l’amitié ». Robert Faurisson et Jean-Marie Le Pen, qui curieusement ne s’étaient jamais rencontrés jusque-là, ont ainsi pu se saluer et échanger quelques propos aimables.

Interrogé le 30 décembre dans Les Quatre Vérités sur France 2, Jean-Marie Le Pen n’a nullement condamné l’initiative du saltimbanque : «J’ai été spectateur d’un spectacle en effet très intéressant et que j’ai voulu connaître (…) J’ai appris à connaître Dieudonné; ce n’est pas seulement un chansonnier de talent, c’est quelqu’un qui a du cœur. » S’agissant de la remise du prix à Faurisson, le chef du FN déclare : «C’était assez différent du spectacle de chansonnier, il y avait une ingérence de la politique qui était étonnante mais c’est l’affaire de M. Dieudonné. Je regarde, je juge, j’ai trouvé que c’était étonnant, peut-être un petit peu choquant par la comparaison des sujets » mais le fait que l’humoriste ait été condamné pour incitation à la haine raciale ne l’indispose pas : «Ce n’est pas la persécution dont sont victimes les gens qui conditionne ma sympathie ou mon antipathie, au contraire dirais-je », a-t-il dit. Interrogé sur ce qu’il pensait de Robert Faurisson et de ses thèses, le président du Front national s’est bien gardé de les désavouer : «Sur le fond, je m’interdis de penser sur ces sujets parce qu’on n’a pas le droit en France de penser sur ces sujets ».

De fait, à plusieurs reprises, en 2008, le fondateur du FN a tenu des propos dignes de ce que les politologues appellent l’extrême droite radicale. En réaction à la volonté de Sarkozy de faire parrainer chaque enfant juif déporté par un écolier de CM2, Le Pen avait dénoncé «la religion de la Shoah ». Puis, le 18 mars, sur la tombe de François Duprat, à l’occasion du trentième anniversaire de son assassinat, Le Pen qualifiait son ancien camarade de «martyr de la liberté de l’esprit », de «héros de nos combats » et affirmait que «Duprat pensait avoir le droit comme citoyen et le devoir comme historien de rechercher la vérité historique et de la publier, ce qui a sans doute été la cause de sa mort », allusion transparente à ses travaux et convictions révisionnistes. Un mois plus tard, dans le mensuel Bretons, le président du FN allait encore plus loin. En réponse au journaliste qui lui faisait observer que «le problème, ce n’est pas de savoir le nombre de morts mais la manière dont ils ont été tués, dans le cadre d’un programme de destruction humaine », le président du FN rétorquait : «Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés. »

 

Le courroux de Marine

A en croire Libération du 2 janvier qui consacre deux pleines pages aux «mauvaises fréquentations » de Dieudonné, Marine Le Pen est beaucoup moins favorable aux initiatives de l’humoriste que son père. Alors qu’elle était en vacances aux Antilles, [encore ?] le lendemain du spectacle, elle aurait envoyé un SMS cinglant à ses collaborateurs parisiens : «Cette mise en scène est affligeante. Ces types sont dingues ». Ce n’est pas la première fois que sur tous ces sujets la benjamine du chef a des pudeurs de jeune fille. En juillet 2004, lors de la fausse agression antisémite du RER D où une mythomane, Marie Leblanc, avait fait croire qu’on lui avait dessiné sur le corps une croix gammée, Marine Le Pen s’était précipitée à la manifestation de protestation organisée par le socialiste Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile-de-France. Quelques heures seulement avant que la supercherie, pourtant évidente dès le départ, ne soit révélée! Au Parlement européen, elle a également tenu à faire partie du groupe Europe-Israël auquel appartient le président de la LICRA, Patrick Gaubert. Elle a voulu se rendre dans l’Etat hébreu où, à l’instar de Gianfranco Fini, elle aurait sans doute rallumé la flamme du mémorial de l’Holocauste à Yad Vashem, mais au dernier moment les autorités israéliennes se sont opposées à la venue de la fille Le Pen. Elle n’avait guère goûté la visite de Dieudonné au BBR en novembre 2006 parce qu’elle suspectait le personnage d’antisémitisme. Elle avait également été se recueillir, à New York, sur les ruines du World Trade Center à l’invitation de néo-conservateurs sionistes et elle s’est désolidarisée des déclarations —non avérées — de Gollnisch sur les chambres à gaz en octobre 2004 puis des propos iconoclastes de son père en janvier 2005 dans Rivarol et en avril 2008 dans le mensuel Bretons.

Pour l’heure, Dieudonné, lui, ne plie pas le genou devant le Lobby et ne se laisse pas impressionner par la déprogrammation d’une  dizaine de ses spectacles, dont deux à Montpellier. Le 31 décembre, dans son théâtre de la Main d’Or, il n’adoptait pas du tout un profil bas : «En matériel il fallait que je trouve plus infréquentable que Le Pen. J’ai mis deux mois à le trouver, Robert ! Un diamant, l’élu ! Quand il envoie, c’est un poids lourd. On m’a dit : si tu fricotes avec lui, t’es fini. A côté, Le Pen, c’est Casimir dans l’Ile aux enfants. Je suis allé le voir. Il m’a dit : “S’il faut taquiner, j’ai de quoi envoyer”. Sa spécialité, c’est la contestation. Il a réussi à me choquer. Il conteste le lieu de pèlerinage de l’esclavage à Gorée. C’est là que tous les Noirs on chiale, on se recueille. Il m’a dit : non, c’est un décor de cinéma. Je me suis dit : avec un mec comme ça, on va faire péter le compteur ! » [On dirait du Michel Audiard!]

 

La créature s’est échappée

Le système ne sait comment réagir car le coup vient de là où il ne l’attendait pas. Dieudonné avait été programmé, formaté, druckérisé pour jouer le rôle du Noir de service à la dévotion de l’idéologie antiraciste de culpabilisation du Français de souche, du Blanc, du chrétien. Pendant plusieurs années il a endossé le costume qu’on lui avait confectionné, se présentant en 1997 à Dreux contre Marie-France Stirbois, dénonçant alors «le cancer FN » et le «grand manitou borgne ». Las, la créature a échappé à ses créateurs. En voulant plaisanter sur les juifs et Israël, il s’est rendu compte qu’il touchait à un tabou. Au lieu de s’incliner, il est allé toujours plus loin dans l’impertinence, l’insolence, l’insoumission. Et comme l’homme est un métis franco-camerounais qui draine depuis ses débuts un public jeune black-blanc-beur attaché à la cause palestinienne, il est plus difficile à diaboliser. L’humoriste exploitant les contradictions de l’idéologie antiraciste en démontre la tartuferie.

On comprend le désarroi des chiens de garde du Système devant cet électron libre. Pour Dieudonné l’“Holocauste” est en effet l’arme numéro un de l’entité sioniste et cette arme lui garantit son insolente impunité. D’où les appels à la violence contre l’humoriste et contre Faurisson. Implicitement, dans Actualité juive du 31 décembre qui cite complaisamment les propos d’un responsable d’association communautaire : «si les autorités veulent éviter des bagarres aux abords du théâtre (de la Main d’Or), il faut qu’elles prennent leurs responsabilités » (c’est-à-dire qu’elles interdisent immédiatement le spectacle). De manière plus explicite, le 3 janvier sur les ondes d’Europe 1, le journaliste Pierre Louis Basse a déclaré qu’avec ces gens-là «on ne discute pas, on casse la gueule ». D’après lui, ce qui anime Faurisson, c’est «la soif d’être haï ». Son invité, le philosophe Vincent Cespedes, a affirmé qu’au Zénith, Dieudonné s’est fait «montreur de monstre » en présentant le professeur. L’insulte et l’appel au lynchage en guise d’arguments ! C’est dire la panique du Système !

En effet, pour peu que Tsahal s’enlise à Gaza, à un moment où crépitent déjà sur Internet les accusations contre l’escroc juif Madoff, qui sait si un rapprochement des antisionistes de tous poils ne constituerait pas un vrai danger pour les gardiens de cette Mémoire grâce à laquelle on tue et on opprime tous les jours hommes, femmes, enfants et vieillards en Palestine occupée ?

 

jeromebourbon@yahoo.fr Rivarol, 9 janvier 2009, dessins de Chard.

 

 

SECTE-MAFIA

 

Un petit site qui réfléchit, sans beaucoup de moyens, pour comprendre le phénomène de "secte-mafia" installé au Moyen Orient depuis plus de 2000 ans... Il y a de bonnes idées, et aussi quelques naïvetés, mais ça vaut la visite

 

http://www.liberty.1accesshost.com/index.html

 

 

 

TULIPE NOIRE

 

 

Pénalisation du négationnisme en Hollande:

Joël Voordewind dépose une proposition de loi

 

 

Le parlementaire du parti néerlandais chrétien aux valeurs sociales ChristenUnie (CU), Joël Voordewind a déposé une proposition de loi devant l’Assemblée Nationale de son pays visant à pénaliser toute initiative visant à nier ou approuver un génocide.

«Le meurtre d’une nation est le délit le plus grave que peuvent se faire les gens» écrit Joël Voordewind dans le mémoire en commentaire de sa proposition de loi. «Nier consciemment, offenser ou discriminer autrui doit être prévenu» poursuit-il.

Pour les personnes directement concernées, comme les victimes ou leurs survivants, la négation d’un génocide est «très douloureuse» et «profondément blessante» comme par exemple dans le cas de «l’holocauste ou du génocide arménien».

Joël Voordewind veut «délivrer» avec sa proposition «un signal clair à la société» que nier un génocide est passible de poursuites pénales. Dans un temps ou tout doit être discuté, il est certainement utile de dire clairement que nier un génocide est «inadmissible». Sa proposition de loi n’est pas destinée à imposer le silence sur la liberté d’expression affirme-t-il. [Il est con, ou quoi?]Le parlementaire veut ajouter le crime du négationnisme à l’article 137 du code pénal, en ajoutant un article 137 bis. La peine que pourra imposer le juge sera au maximum d’un an d’emprisonnement ou une forte amende.

Le Conseil d’État qui a conseillé Joël Voordewind, ne comprend pas l’utilité de sa proposition de loi. La négation d’un génocide trouve déjà sa solution avec la législation actuelle, croit le conseil.

Joël Voordewind trouve toutefois que la pénalisation du négationisme ne ressort pas clairement des lois existantes. En outre il trouve qu’un génocide est tellement grave qu’il est indispensable d’affirme que nier ou approuver expressément un génocide est passible de poursuites pénales.

 

mardi13 janvier 2009,

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=48182

 

 

FONDS DE TIROIR

 

"La Mort des juifs", de Nadine Fresco:

démontage de la méthode négationniste

 

Thomas Wieder

 

En rassemblant dans un volume six textes écrits au cours des trente dernières années, l'historienne [historienne de quoi? Envoyez la biblio !] Nadine Fresco ne pouvait imaginer qu'un événement, postérieur de quelques semaines à la parution du livre, donnerait à son initiative toute sa raison d'être. A savoir la remise par l'humoriste Dieudonné, sur la scène du Zénith de Paris, le 26 décembre 2008, d'un "prix de l'insolence et de l'infréquentabilité" à Robert Faurisson, un ancien universitaire condamné à plusieurs reprises pour "contestation de crime contre l'humanité".

Il faut absolument lire cet ouvrage pour comprendre qui est M. Faurisson. [Le mieux serait peut-être de LIRE les écrits de Faurisson lui-même...] Et en particulier l'un des articles, initialement publié en 1980 dans la revue Les Temps modernes sous le titre "Les redresseurs de morts". Car cette longue analyse, qui se lit à la fois comme le portrait d'un homme et la radiographie d'un courant de pensée, n'a rien perdu de sa justesse. [Parce que nous aimons rire, elle est en ligne sur le site de l'aaargh depuis belle lurette :

 http://www.aaargh.com.mx/fran/arvs/mieuxfaire/NFredresseurs1.html ]

 C'est le 28 décembre 1978 — trente ans, presque jour pour jour, avant sa "consécration" au Zénith — que M. Faurisson s'est fait connaître du grand public. Le Monde, qui a refusé de lui ouvrir ses colonnes à vingt-deux reprises au cours des quatre années précédentes, publie ce jour-là une tribune intitulée: «Le "problème des chambres à gaz" ou "la rumeur d'Auschwitz"». En cette année 1978, celui qui est alors maître de conférences en littérature à l'université Lyon-II n'en est pas à son premier exercice de "révisionnisme". Depuis les années 1960, en effet, M. Faurisson est connu dans le milieu des spécialistes pour ses jugements iconoclastes sur Rimbaud, Lautréamont ou Nerval. En cela, ses prises de position sur la Shoah ne sont que le prolongement d'une "obsession démystificatrice" qui s'est d'abord exercée dans la sphère littéraire.

Démontrant avec rigueur la perversité de la "méthode révisionniste", en particulier dans son usage biaisé [P???? En tout cas, lui, il est agrégé des lettres et parle français!] des sources, l'historienne se livre également à un exercice de généalogie intellectuelle. Elle s'attarde notamment sur la figure de Paul Rassinier (1906-1967), que M. Faurisson saluait comme son mentor. Elle explique en particulier comment cet ancien instituteur socialiste tenta d'exciper de son passé d'ancien déporté-résistant pour donner à ses thèses un vernis de respectabilité [Cf. La page de l’AA Haïr Paul Rassinier qui règle son compte à ces explications: http://www.aaargh.com.mx/fran/archRassi/archRassic.html]. Nadine Fresco met aussi l'accent sur la diversité de la nébuleuse révisionniste, où les représentants de l'extrême droite, majoritaires, n'ont pas manqué de recevoir le soutien de quelques militants d'extrême gauche [Bizarre, non?]. Dressant la liste des participants à la première "Convention révisionniste", réunie à Los Angeles en septembre 1979, elle insiste sur les ramifications internationales d'un réseau où les Allemands et les Américains sont surreprésentés.

L'historienne, citée comme témoin par Robert Badinter, poursuivi pour diffamation par M. Faurisson, raconte enfin la façon dont ce dernier l'aborda à la sortie du prétoire, le 12 avril 2007. "Il vient se camper devant moi et me frappe très violemment sur l'épaule gauche, avec le plat de sa main droite (...). Son regard est à la fois haineux et illuminé. Pour convenue qu'elle soit, sa qualification en "petits yeux d'acier" dans un des articles de presse qui rendent compte de cette deuxième audience correspond tout à fait à la réalité au coin de ce couloir du palais de justice." Un mois plus tard, le tribunal accordait le bénéfice de la bonne foi à M. Badinter, condamnant M. Faurisson à verser 5.000 euros à l'ancien président du Conseil constitutionnel.

 

Le Monde, 15 janvier 2009

 

 

DES HOMMES ET DES BÊTES

 

 

Un éternel Treblinka, des abattoirs aux camps de la mort

 

Charles Patterson

 

Dans ce livre provocateur – que certains considéreront même comme scandaleux – mais courageux et novateur, l’historien américain Charles Patterson s’intéresse au douloureux rapport entre l’homme et l’animal depuis la création du monde. Il soutient la thèse selon laquelle l’oppression des animaux sert de modèle à toute forme d’oppression, et va jusqu’à établir un parallèle entre la façon dont l’homme traite les animaux d’élevage et la façon dont il a traité ses congénères pendant la Shoah. Un tel rapprochement est lui-même tabou, étant entendu une fois pour toutes que la Shoah est unique et ne saurait être comparée à aucun autre malheur collectif – à plus forte raison animal. Pourtant, l’auteur yiddish et prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer (qui a écrit, dans une nouvelle dont le titre de ce livre est tiré: «Pour ces créatures tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, la vie est un éternel Treblinka.») fut le premier à oser la comparaison. S’inspirant de son combat, Patterson décrit la façon dont l’homme s’est imposé comme «l’espèce des seigneurs» en réduisant à l’esclavage les autres espèces animales. Puis il analyse l’industrialisation du processus d’abattage dans les années 20 à Chicago, capitale mondiale de la viande. Très impressionné par la division du travail propre aux chaînes d’abattage, un certain Henry Ford s’en inspira pour optimiser ses usines d’automobiles. Or, Henry Ford était un fervent admirateur du jeune parti national-socialiste et ses thèses antisémites avaient rencontré un large écho dans l’Allemagne des années 30: Hitler lui-même n’avait-il pas un portrait de l’homme d’affaires dans son bureau? Troublante, la question de savoir si l’organisation des camps de la mort copiait les processus industriels inventés dans les abattoirs de Chicago nous amène au constat qu’en tout état de cause, la division du travail, cette douteuse avancée de l’homme moderne, a introduit quelque chose de nouveau dans notre civilisation: la banalisation du geste qui tue à un niveau jamais atteint d’insensibilité. Charles Patterson termine son essai par un hommage à Isaac Bashevis Singer et par des témoignages de défenseurs des droits des animaux, Juifs – au premier rang desquels le philosophe Peter Singer – comme non Juifs.

Calmann-Lévy, 2008

 

 

VIEILLE HISTOIRE

 

Pierre Birnbaum Un récit de «meurtre rituel» au Grand Siècle. L'affaire Raphaël Lévy, Metz, 1669, Fayard, 242 p., 2008

 

Présentation de l'éditeur

En septembre 1669, Raphaël Lévy se rend à Metz pour y acheter un shofar et du vin pour célébrer, le lendemain soir, le nouvel an juif. Ce même jour, à Glatigny, petit village situé sur la route qui mène de Boulay à Metz, Mangeotte Villemin s'aperçoit de la disparition de son fils, le petit Didier Le Moyne, âgé de trois ans. Un cavalier affirme avoir vu Raphaël Lévy portant un enfant sous son manteau. Tout s'éclaire : les Juifs ont enlevé un enfant chrétien pour célébrer leurs fêtes. L'accusation de meurtre rituel surgit ainsi en France, au moment même où s'achève la chasse aux sorcières. Dans une Lorraine des frontières, au statut politique incertain, traversée sans cesse par des guerres et des famines, le mythe réapparaît intact, alimenté par une Contre-Réforme militante. Au terme d'un long procès, dont les pièces sont pour la première fois ici présentées de manière exhaustive, durant lequel défile une pléiade d'habitants, on s'immerge dans une culture locale faite, en dépit de liens étroits de sociabilité, de préjugés et de fantasmes suscités par une population juive fidèle à ses rituels et à ses valeurs. Non seulement les Juifs sont supposés tuer de jeunes enfants pour s'emparer de leur sang, mais ils s'en prendraient également, le vendredi saint, au cours de cérémonies sataniques, à la sainte hostie. Raphaël est soumis aux tortures les plus effroyables avant d'être conduit au bûcher. L'Etat, qui protège fréquemment ses Juifs, intervient trop tardivement, Louis XIV parvenant seulement à faire libérer les autres Juifs emprisonnés. En ce Grand Siècle où s'affirment la raison et la science, un vent de folie s'est brutalement abattu sur Metz. Puis c'est un long silence : il faudra attendre l'affaire Dreyfus pour que l'affaire Raphaël Lévy resurgisse, avant de s'effacer à nouveau de la mémoire collective.

 

Nous n'avons pas encore lu ce livre, cependant la présentation indique qu'il ne s'agit pas d'une recherche objective, mais de la défense du point de vue juif officiel selon lequel il n'est pas possible que des Juifs aient tué des enfants pour prélever leur sang, en dépit du nombre de cas parfaitement avérés. Bienvenue au pays du négationnisme juif.

 

 

UNE INCROYABLE HISTOIRE

 

 

Sylvia Stolz, une avocate en prison pour négationnisme

 

Claudio Moffa

 

 

Voilà bientôt un an que Sylvia Stolz est incarcérée dans la prison de Heidelberg, en Allemagne, sous l'accusation de "négationnisme" des crimes nazis. Mais, contrairement à David Irving - célèbre historien anglais qui, en 2005, alors qu'il était de passage en Autriche, fut condamné pour le même délit à trois ans mais fut libéré "seulement" un an plus tard après avoir abjuré ses thèses - et à d'autres personnes qui se sont risquées à aborder la question de "l'Holocauste", Mme Stolz ne revendique aucun titre de spécialiste et elle n'est pas non plus un amateur plus ou moins empreint d'idéologie de l'histoire de la deuxième guerre mondiale.

En fait, Sylvia Stolz est avocate, et en cette qualité elle avait rencontré deux autres condamnés pour délits d'opinion en Allemagne, l'Allemand Germar Rudolf et le Flamand Siegfried Verbeke, avant de décider de prendre la défense devant un tribunal allemand d'un troisième "négationniste", Ernst Zündel.

Cette histoire de Zündel est incroyable: elle a commencé au Canada où vivait alors l'écrivain, âgé aujourd'hui de 69 ans; dans ce pays il avait gagné un procès où il était accusé de falsification de l'histoire; peu après cet acquittement, sa propre maison fut l'objet d'un mystérieux incendie, à la suite de quoi il s'enfuit aux Etats-Unis et finalement - et c'est là le dernier épisode - il fut extradé en Allemagne, où on le condamna à cinq ans de prison pour ces mêmes thèses qui avaient été "absoutes" par la Cour de Toronto.

Mme Stolz a défendu Zündel et a pensé ce que pense tout avocat courageux: qu'il fallait en quelque sorte entrer dans le sujet du crime contesté en démontrant non pas la "vérité" historique (cette tâche ne relève pas d'un tribunal, quel qu'il soit) mais la pleine et entière légitimité d'un débat sur une question historiographique, quelle qu'elle soit. C'est ce que dit aussi la Constitution allemande. Mais c'est sur ce point qu'elle a été, elle aussi, victime de l'article 130 du Code pénal allemand qui, joint à l'article 226, punit de 1 à 5 années de prison quiconque "nie" les crimes tels que définis par ce Tribunal de Nuremberg dont on abuse tant aujourd'hui: elle a été condamnée à trois ans et demi de prison et à la suspension pour cinq ans de l'exercice de sa profession d'avocate, c'est-à-dire à une mort civile, motivée avec des expressions au parfum inquisitorial: la condamnée, a déclaré le juge Rolf Glenz, aurait utilisé le procès Zündel pour soutenir elle-même les thèses négationnistes; la preuve étant, toujours selon le juge, qu'elle "a une tendance instinctive à se livrer à des déclarations d'extrême droite".

En tout état de cause, le cas Stolz est d'une gravité inouïe vis-à-vis des principes d'une Europe qui rabâche tous les jours des discours sur la liberté et la démocratie à introduire dans le monde entier. (...)    [Qu'est-ce que "nier"? Qu'est-ce qu'un "génocide"?] Tout se passe donc sur le plan médiatique: c'est la grande presse et ceux qui la contrôlent, avant même les tribunaux, qui décident au coup par coup de ce qui est "génocide" et ce qui ne l'est pas. Il y a génocide au Darfour du Soudan islamique; il n'y pas génocide au Congo oriental occupé par le Ruwanda pro-américain. Il y a eu génocide dans la Yougoslavie de Milosevic; pas dans l'Irak occupé et bombardé par les Américains et les Anglais. Il y a eu génocide, évidemment, avec Hitler; il n'y a pas eu génocide quand Hiroshima et Nagasaki ont été atomisés en une seconde. (...)    [Comme aux temps de l'Inquisition, on a tendance aujourd'hui à attribuer aux avocats les délits pour lesquels ils défendent leurs clients.]

   Il conviendrait d'examiner avec attention la gravité de la situation: à savoir l'éventualité - la chose est apparemment impossible mais elle est néanmoins confirmée par un grand nombre de faits répressifs de ces dernières années -  que la démocratie européenne soit en quelque sorte "à géométrie variable", parce que ne s'appliquant pas à tous les domaines mais étant segmentarisée et réservée seulement à certains secteurs thématiques. C'est-à-dire une démocratie qui s'apparente à une sorte de "totalitarisme sectoriel", alimenté par des formes de mysticisme très dangereuses qui concernent l'histoire récente et moins récente du continent: ce qui n'est pas bien perçu par la masse simplement parce que peu en parlent mais qui n'en existe pas moins, puisque - comme dans le cas Stolz - cela finit par déboucher sur la violation grossière des principes les plus banals et fondamentaux de l'Etat de Droit.

 

18 décembre 2008 (traduit de l'italien)

http://www.giustiziagiusta.info/index.php?option=com_content&task=view&id=2731&Itemid=72

 

 

LES IRANIENS PERSISTENT ET SIGNENT

 

Eklat bei Sicherheitskonferenz:
Iran-Vertreter leugnet Holocaust

 

Es gäbe unterschiedliche Sichtweisen, ob es die Vernichtung von sechs Millionen Juden durch die Nazis tatsächlich gegeben habe, sagte der iranische Parlamentspräsident Dr. Ali A. Larijani (Foto) am Freitag auf der Sicherheitskonferenz im Bayerischen Hof in München. Damit verteidigte er die Ansicht des iranischen Präsidenten Mahmud Ahmadinedschad, der den Mord des Hitler-Regimes an den Juden ebenfalls in Frage stellt.

Mit Empörung reagierte französische Parlamentsabgeordnete Pierre Lellouche, der darauf hinwies, dass die Leugnung des Holocausts in Frankreich unter Strafe stehe. Larijani erwiderte kalt, dass es im Iran kein solches Gesetz gebe. Er gab sich überrascht, wie sensibel mit dem Thema umgegangen werde, wo es doch im Westen erlaubt sei, den Propheten Mohammed straflos zu verunglimpfen.

Der republikanische Kongressabgeordnete Lindsey Graham aus New Carolina, USA, empfahl dem iranischen Kongressteilnehmer, den Aufenthalt in München zu nutzen, um das nahegelegene ehemalige Konzentrationslager in Dachau zu besuchen: "Sollten Sie Zweifel am Holocaust haben, gehen Sie dort hin." 

Larijani nutzte seinen Auftritt in München auch, um Israel für die Angriffe im Gazastreifen zu verurteilen. Später sagte er noch dass der Iran stolz darauf sei, die Hamas im Kampf für die Schwachen und Entrechteten zu unterstützen. 

An der 45. Münchner Sicherheitskonferenz von Freitag bis Sonntag nehmen 300 hochrangige Politiker teil. Sie wurde am Freitag abend von Bundes-Außenminister Frank-Walter Steinmeier eröffnet. Das Fenster der Geschichte sei für eine Weile geöffnet, beschwor Steinmeier die neue Lage, in der der neue US-Präsident Obama ein neues Denken im gesamten Spektrum der Abrüstungs- und Sicherheitspolitik anbiete. Steinmeier sprach sich für weitreichende Abrüstungsschritte aus.

Quelle Stadtmagazin München 24, Text Robert Allmeier.

 

http://www.region-muenchen.de/index.php?site=news&news_ID=11930&metanewstitel=Eklat-bei-Sicherheitskonferenz:-Iran-Vertreter-leugnet-Holocaust

 

L'ancien négociateur en chef iranien, Ali Larijani, et actuel président du Sénat, donné par la presse occidentale comme le rival électoral du président sortant, Mahmoud Ahmedinejad, se pointe à la "conférence de sécurité" de Munich, où on attend surtout les envoyés du jeune Obama, et reprend intégralement les propos révisionnistes du président iranien ! Pierre Lellouche, juif algérien employé de mairie à Paris, lui rappelle que ces propos sont interdits en France ! Larijani lui répond du tac au tac, qu'ils sont libres en Iran.

 

 

 

 


 

BRICOLES

 

 

§§§§++++ Jusqu'où ne descendront-ils pas  ?

 

La première page du site amnistia (coalition d'assassins italiens et de l'Ahuri des poubelles)

http://www.amnistia.net/default.htm

Il font de la pub pour un ..."voyant".. même pas sénégalais...

Ces minables nous étonneront toujours

 

 

§§§§++++  Un Belge qui a le tournis à Tournai

La SHOAH. Faux et usage de faux !

 

http://www.lademocratie.be/index.php?option=com_content&task=view&id=71&Itemid=46

 

 

§§§§++++  'FREEDOM OF SPEECH' DOWN UNDER

 

Australian Holo-skeptic facing new charges

 

Holocaust denier called to account

By JEREMY ROBERTS

The Australian Thursday, 28 February 2008

http://www.theaustralian.news.com.au/story/0,25197,23290926-2702,00.html

 

 

§§§§++++ Revisionist gag-writers

 

This was really an inevitable development in the "Shoah business".

Revisionist gag-writers should get to  work!

 

The Holocaust Survivor Cookbook

by Joanne Caras

Recipes your family will enjoy, stories they will never forget

 

http://www.aish.com/family/cooking/The_Holocaust_Survivor_Cookbook.asp

 

 

§§§§+++ L'homme le plus populaire

 

Retour sur l'affaire Garaudy, la lettre de l'abbé Pierre et la mise au point du philosophe:

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/garaudy/index.html

 

 

§§§§++++  IL FUT UN DES BÂTISSEURS DE CHAMBRE À GAZ (APRÈS LA GUERRE)

 

Voici un nouveau scan pour le site Aaargh. Cliquez ici

http://rapidshare.com/files/180524058/Schirmer_Sachsenhausen_-_Workuta.pdf.html

L'auteur:

http://www.ritterkreuztraeger-1939-45.de/Luftwaffe/S/Schirmer-Gerhart.htm

 

Cette brochure a été confisquée en Allemagne parce que Schirmer décrit la construction d'un chambre à gaz en octobre 1945.

Voir aussi:

http://rodohforum.yuku.com/topic/916/t/Sachsenhausen-quot-Gaskammern-quot.html

 

G. L.

 

 

§§§§++++  MAHGREB

 

"Al massa < http://www.almassae.press.ma,> le plus grand quotidien marocain en langue arabe a publié le 6 janvier 2009 - en première page un long article sur les persécutions dont a été et est encore victime le professeur Robert Faurisson, organisées et imposées par le pouvoir juif et par Israël, en France. Dans sa conclusion, Abdallah Damoun - l'auteur de l'article écrit :

 "Aujourd'hui Faurisson, Garaudy, Dieudonné et d'autres penseurs et artistes français sont sur une liste israélienne en France des personnes haïes et accusées de mettre en doute la croyance des gens en une nouvelle religion qui s' appelle "l'holocauste”.

Depuis l'agression sanguinaire contre lui - qui a fait couler son sang et brisé ses dents, à cause de ses opinions - et jusqu’aujourd'hui, le professeur Faurisson reste l'une des têtes qui dérangent le plus Israël qui est actuellement en train de perpétrer un grand holocauste contre les palestiniens à Gaza qui est transmis en direct par les chaînes de télévisions internationales. Israël nous interdit de croire à cet holocauste et, en même temps, exige de tout le monde de croire - sans discussion - à l'holocauste de la seconde guerre mondiale. Le sort de celui qui refuserait serait de se retrouver en prison ou de se voir briser les dents."

http://74.53.192.83/?artid=17761

 

 

§§§§+++ Echec et mat

 

Attached is a 2-minute excerpt from an interview given by Bobby Fischer (former WorldChess Champion) explaining the JEWS. He cuts right to the quick!

 

(Original source: http://bobbyfischerpage.tripod.com/interview 31, part 2, minutes 15:42-17:41 --Feb. 19, 2005)

 

 

 

§§§§++++  Très chouans, très intégristes,

voilà des jeunes gens qui ne se laissent pas enfermer dans des barrières modernes.

On peut entendre ce qu'ils disent :

Les intransigeants

http://intransigeants.wordpress.com/accueil/

 

 

§§§§++++  Pour les germanophones, rappelons l'adresse du site de Dirk Zimmermann (l'un de ceux qui s'auto-accusent devant les tribunaux allemands:

www.nationalvernunft.de

 

 

§§§§++++ Patagons

En Argentine, les deuxièmes Journées de révisionnisme historique (du 8 au 10 janvier 2009) ont été déclarées d'intérêt général par le sous-secrétariat à la Culture de la province d'Entre Rios

Voir http://centrojauretche.blogspot.com/

 

 

§§§§++++  Walendy

 

Les Editions Akribeia (45/3 route de Vourles, 69230 St Genis-Laval) signalent que le prix de l'ouvrage d'Udo Walendy (Vérité pour l'Allemagne) est de 26 euros.

On peut également commander le livre sur le site en ligne d'Akribeia:

 

http://www.akribeia.fr/product_info.php/products_id/1034?osCsid=1d0bbc8c491e9153a2e1b227827c390e

 

 

 

§§§§++++  Luther censuré

 

Notes de Ni patrie ni frontières

Dans la mesure où le livre de Luther Les juifs et leurs mensonges ne se trouve qu’en anglais sur Internet (tout comme cet autre pamplet antisémite qu’est la Charte du Hamas personne ne l’a mis en français sur la Toile) et qu’il n’existe pas de traduction française disponible dans le commerce, les citations ont été traduites de l’anglais et non de l’original allemand comme il aurait fallu normalement le faire.

 

http://endehors.org/news/comment-luther-inspira-hitler

 

 

§§§§++++ Mersey Sound

 

Les Beatles modernisés chantés enfin en yiddish !

http://www.humourjuif.com/videos/videos.php?num=154

 

Les siphonnés des dansess hassidiques

http://www.humourjuif.com/videos/videos.php?num=146

 

 

§§§§++++ La Bête...

«666 personnes portent le nom Zarka aujourd'hui en France selon les estimations de L'Internaute. »

 

http://www.linternaute.com/femmes/nom-de-famille/nom/226852/zarka.shtml

 

 

§§§§++++  Friedrich Paul Berg

Learn everything at www.nazigassings.com

 

 

 

§§§§++++  Cette Nicole nous plaît bien

http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/categorie-10684154.html

 

http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-25813231.html

 

 




[1] « Quand le relativisme sert à masquer le négationnisme » in La Revue Aide-mémoire n°34 d’octobre-novembre-décembre 2005.


[2] Bénédicte Vergez-Chaignon, Vichy en prison. Les épurés à Fresnes après la Libération, Paris, Gallimard, 2006


[3] Sur ces aspects, comme plus largement sur ceux liés à la répression de la collaboration, voir José Gotovitch et Chantal Kesteloot, Collaboration, répression. Un passé qui résiste. Coll. La Noria, Bruxelles, Labor, 2002 et Luc Huyse et Steven Dhondt, La répression des collaborations. 1942-1952. Un passé toujours présent. Bruxelles, CRISP, 1993


[4] Abel, Jean-Pierre, L’âge de Caïn. Premier témoignage sur les dessous de la libération de Paris, Paris, Les éditions nouvelles, 1947, 239 p. 
http://www.aaargh.com.mx/fran/livres/cain.pdf

[5] Rappelons que cette maison d’édition est celle de Philippe Randa, le propriétaire de la librairie d’extrême droite qui s’était ouverte à Liège. Voir le communiqué p.3 de ce même numéro.


[6] Abbé Jean Desgrange, Les crimes masqués du résistantialisme, Coll. « Vérités pour l’histoire », Coulommiers, Liberté pour l'Histoire, 2003, p.9 .


[7] Né en 1906, il serait mort en 1947 l’avant-propos du livre précisant que le manuscrit daté de 1945 n’a été publié qu’après le décès de l’auteur, le maintient du pseudonyme étant destiné à protéger sa famille. Cependant la seule note biographique que nous avons trouvée (sur le site wikipédia toujours sujet à caution) indique un décès en 1970.


[8] Abel, Jean-Pierre, L’âge de Caïn, op.cit. p.10


[9] Voir sur ce dernier notre article Du socialisme au fascisme in La Revue Aide-mémoire n°41 de juillet-août-septembre 2007. Sur Déat et Bergery, voir Philippe Burin, La dérive fasciste. Doriot, Déat, Bergery. 1933-1945, Paris, Seuil, 2003.


[10] p.20


[11]  p.49


[12]  p.66


[13]  p.80

[14] p.45


[15] p.27


[16] Sur cette notion résistance - terroriste, voir mon article avec Michel Hannotte, « Le résistant, un terroriste victorieux ? » dans Politique n°32 de décembre 2003, pp.58-59 et ses développements sur mon blog http://juliendohet.blogspot.com/2007/07/terrorisme-ou-terrorismes-2.html

[17] p.98


[18]  p.46


[19] p.86


[20] p.194


[21]  p.203


[22]  p.32


[23]  Pp.81-82

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Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.

Artigo 19· <Todo o indivíduo tem direito à liberdade de opinião e de expressão, o que implica o direito de não ser inquietado pelas suas opiniões e o de procurar, receber e difundir, sem consideração de fronteiras, informações e idéias por qualquer meio de expressão.> Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, 1948.

Le Onze tiret un

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Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, Nice, 7 décembre 2000.

"Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the government for a redress of grievances." -- The first article of the Bill of Rights (Consisting of the First Ten Amendments to the Constitution of the United States of America), connu sous le nom de "premier amendement".


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