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Méfiez-vous des baratineurs

 
Le cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme


Le Monde publie un supplément le samedi 5 décembre 1998. A chaque article de la Déclaration est appendu un petit texte d'un iédologue de service. Nous avons retenu celui de Maître Henri Leclerc et le faisons suivre d'un bref commentaire.

Liberté d'expression

ARTICLE 19; Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression ; ce qui
implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières,
les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce
soit.

par Henri Leclerc


Le préambule de la Déclaration universelle donne une ambition à l'humanité
en présentant comme la plus haute aspiration de l'homme "l'avènement d'un
monde où les hommes seraient libres de parler et de croire, libérés de la
terreur et de la misère". En quelque mots, l'essentiel est dit : la liberté
de conscience et la liberté d'expression sont à la base même du régime de
droit que les nations veulent mettre en place. Un régime de droit laïque et
civique. Laïque, puisque la diversité des croyances, des idéologies qui
opposent les peuples et les individus ne font pas obstacle à l'universalisme
des droits. Civique, puisque la libre expression des opinions et des idées
constitue la condition indispensable à l'exercice des droits du citoyen.

Si la Déclaration universelle n'énonce pas les limites de la liberté qu'elle
proclame, c'est que l'article 19 exige qu'elles soient fixées par une loi
nécessaire dans une société démocratique pour protéger certaines valeurs
limitativement énumérées. Ce sont ces principes qu'énonceront avec plus de
précision les articles 19 du pacte international relatif aux droits civils
et politiques et 10 de la Convention européenne des droits de l'homme. La
cour de Strasbourg, dans une construction jurisprudentielle remarquable,
précisera que cette liberté, " chien de garde de la démocratie ", vaut non
seulement pour les idées et les informations accueillies avec faveur ou
considérées comme inoffensives mais aussi pour celles qui heurtent, choquent
l'Etat ou une fraction quelconque de la population.

L'article 19, qui lie la liberté d'opinion et la liberté d'expression,
ajoute un élément primordial : celui de pouvoir chercher, recevoir et
répandre, sans considérations de frontière, les informations et les idées.
Les rédacteurs avaient alors sans cesse présents à l'esprit ces " actes de
barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité " qui venaient de se
dérouler et l'ignorance dans laquelle le monde avait été tenu. Ce droit
concerne tout autant celui qui recherche et transmet l'information que celui
qui la reçoit... C'est bien la démocratie qui est là en jeu puisque pour
agir il faut d'abord savoir. Et les journalistes, à travers le monde, paient
un lourd tribut à la défense de cette liberté.

Là encore, ce n'est pas seulement à la raison d'Etat que se heurte
l'exercice de la liberté, mais à une sorte de raison économique. Le droit de
donner et de recevoir les informations est accordé par l'article 19 à "tout
individu". Pourtant, ces informations qui circulent aujourd'hui au-dessus
des frontières et en "temps réel" sont devenues des produits marchands.
Elles ont un coût et peuvent être sources de profit. Les chercher et les
donner est réservé à ceux qui en ont les moyens financiers. Et, les
recevoir, aux privilégiés de la division du monde.

Les techniques les plus modernes ouvrent de nouveaux espaces. Chacun, muni
de son clavier et de son écran, peut communiquer avec le monde. Mais ne
s'agit-il pas d'une illusion ? Combien d'hommes disposent-ils des
instruments matériels et intellectuels permettant d'accéder à ces nouvelles
formes de communication ? L'égalité apparemment conquise ne renforce-t-elle
pas l'inégalité ? L'isolement des individus ne fait-il pas obstacle à
l'exercice de la citoyenneté ? Décidément, le champ ouvert par l'article 19
est toujours à conquérir. - H. L.

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Cet avocat, toujours plein de paroles mielleuses, est le Secrétaire général de la Ligue des Droits de l'Homme. Cette Ligue a participé à de nombreux procès contre les révisionnistes. Ces procès visaient à supprimer entièrement leur liberté d'expression. Avant lui, le secrétariat se trouvait dans les mains d'une historienne, dotée d'un confortable passé stalinien, Madeleine Rebérioux. Elle a participé elle aussi à toutes sortes d'actions et de procès visant à dénier aux révisionnistes l'usage de l'article 19.

Nous dénonçons les hypocrites, les gens qui vous baratinent sur les Droits de l'homme et qui cherchent par tous les moyens à supprimer ceux des gens avec qui ils se trouvent en désaccord. Nous demandons l'auto-dissolution de la Ligue des Droits de l'homme, et des autres ligues, pour hyprocrisie et atteinte aux droits de l'homme, tels qu'ils sont exprimés dans l'article 19, cité ci-dessus.


Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational@hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

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Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.


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