Françoise a sept ans et demi. Vive, fine, hardie et pleine d'attention pour les autres, elle est dotée d'une forte personnalité. Son frère aîné a dix ans et son plus jeune frère, six ans. Avec leurs parents, ils habitent Nantes.
Un soir de cette année, elle est revenue de l'école, " les yeux pleins d'angoisse ", me dit sa mère.
" Maman, en Allemagne, pendant la guerre, il y avait quelqu'un de très méchant, un horrible " dacteur " [pour : dictateur]. Il voulait tuer tout le monde, même les enfants, même les bébés. Il voulait venir en France. ".
A quelques jours de là, Françoise demande : " Maman, qu'est-ce qu'on est, nous ? ". Sa mère, comprenant qu'il s'agit d'appartenance à une religion, répond : " Nous sommes catholiques ". La fillette lui dit : " Moi, je voudrais être juive ". Devant la surprise de sa mère, Françoise s'explique : " La maîtresse a consacré une leçon au courage. Pendant la guerre, des Français très courageux avaient caché des familles en fuite parce qu'on voulait arrêter tout le monde, même les bébés ". La maîtresse avait ajouté : " Il y a peut-être parmi vous des enfants qui sont juifs, comme moi ". Et Françoise, à son grand dépit, n'avait pas pu lever le doigt pour dire qu'elle était comme cette maîtresse, qu'elle admire.
Le dimanche suivant, à la messe, Françoise glisse à l'oreille de sa mère : " Je suis là, mais je n'écoute pas. Parce que je suis juive. "
Plus tard, elle demandera à propos de son " amoureux " : " Quentin est-il juif ? ". Sa mère lui répond que non. Françoise en est désolée. La consternation succédera à la désolation quand elle s'entendra dire : " Mais, ton ancien " amoureux ", que tu as abandonné, l'était ".
Un soir, c'est au jeune frère de la fillette d'arriver à table, la mine décomposée. Il s'enquiert : " Est-ce vrai que Nicolas est mort ? " Nicolas est un ancien camarade qui a dû quitter Nantes pour Hambourg, où ses parents ont été mutés. Et d'ajouter : " Françoise m'a dit qu'en Allemagne il y avait un monsieur très méchant qui tue les enfants ".
Je rapporte ces anecdotes parce qu'elles sont caractéristiques de l'endoctrinement général de la jeunesse française. Le phénomène a commencé à la fin des années soixante-dix dans les médias, en particulier à la télévision. Il a suivi dans l'enseignement supérieur, puis dans l'enseignement secondaire et il apparaît maintenant dans l'enseignement primaire.
Récemment, lors de l'impressionnante campagne déclenchée contre Jean-Marie Le Pen, les chaînes de télévision, se disputant la palme de la meilleure propagande " antifasciste ", " antinazie " et " antirévisionniste ", ont montré avec la plus vive satisfaction que les instituteurs et les institutrices avaient su mobiliser jusqu'aux tout-petits. C'est ainsi qu'on a pu voir de jeunes enfants préparer, sous l'il attendri de leurs maîtres et maîtresses, des banderoles portant, par exemple : " Maman, j'ai peur ! ".
A partir de la rentrée de l'année scolaire 2002-2003, une mobilisation est prévue en France, du haut au bas de l'Education nationale, pour l'enseignement de la Shoah, c'est-à-dire pour l'enseignement de la version cachère et mensongère de l'histoire de la seconde guerre mondiale. Des millions de livres, brochures, films, documentaires, vidéos vont être distribués gratuitement. Les visites de " lieux de mémoire " en France ou à l'étranger vont se multiplier aux frais du contribuable. On ne comptera plus les travaux, mémoires, spectacles destinés à faire comprendre aux enfants de France que, comme vient de le déclarer M. Raffarin, Premier ministre, la Shoah a commencé chez nous, en France, à Drancy, et que, comme l'avait auparavant affirmé M. Chirac, Président de la République, " la France a commis l'irréparable ".
L'uvre littéraire la plus lue de la jeunesse française n'est pas de Balzac ou de Victor Hugo ; elle est le prétendu Journal d'Anne Frank. Cet ouvrage, qui est un faux patent, truffé de récits matériellement impossibles ou absurdes, est, nous dit-on fièrement, l'oeuvre la plus lue en France après la Bible.
PS : Signe des temps : la première version de ce texte comportait le vrai nom de la ville et les vrais prénoms des enfants. A la demande de la mère de " Françoise ", il m'a fallu changer ce nom et ces prénoms. Je ne comprends que trop la prudence de cette mère.
Pour mémoire, rappelons qu'en Suisse, l'Etat fédéral a financé et distribue gratuitement aux enfants des écoles, en versions française, allemande, italienne et romanche, la bande dessinée intitulée Les Héritiers du serpent (Suzanne Herter éd., Genève 1998). La première image montre, à la table familiale, le père, la mère et trois enfants. La fille aînée, journaliste, dit : " en fait, il n'y a pas de vérité absolue ". Le père réplique : " Attention, Nicky, on commence comme ça et on finit par dire que les chambres à gaz n'ont pas existé ".
26 juillet 2002
Ce
texte a été affiché sur Internet à
des fins purement éducatives, pour encourager la recherche,
sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée
par le Secrétariat international de l'Association des Anciens
Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste (AAARGH).
L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational
- at - hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago,
IL 60681-0475, USA.
Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un
document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique.
Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons
que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons
capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher
un document sur le Web le fait toujours à ses risques et
périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer
qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables
sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique
dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada,
et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs
qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.
Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de
la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>