Philippe-Jean Catinchi écrit avec ses pieds (ou peut-être avec les pieds de Josyane Savigneau ?).
Relisez son article du 3 novembre (Le Monde des livres, p. VIII). Vous y noterez comment on lit un échec dans une affaire, puis comment dans une victoire on peut voir des lettres de noblesse et, enfin, comment une recrudescence repose une question. Vous y rencontrerez un homme dont le compas s'ouvre avec aisance et des chapitres qui lient des zooms. Vous y verrez un enjeu où se teste l'application de principes ou encore une donne qui semble éteindre un débat. Et que dire des effets qui redésignent une communauté comme le plus commode bouc émissaire des malheurs nés de la société nouvelle aux yeux des privilégiés lésés ? Vous y tomberez sur une sélection victimaire qui fait de certains, si attachés à la tradition, l'image noire d'une antitradition dont l'individualisme et le capitalisme offrent le double visage. Vous apercevrez aussi des rebondissements qui remettent en question une légitimité, sans compter une dénonciation qui épingle. En conclusion, vous aurez droit non seulement à un tour d'horizon qui permet de remettre en perspective mais aussi à des vagues qui se fondent tacitement dans des codes.
J'entends dire que Le Monde "est dans le rouge" et que Jean-Marie Colombani, lequel, pour sa part, écrit courbe et moite, va devoir se séparer d'une centaine de ses collaborateurs. Faisons le voeu qu'il nous conserve la Savigneau et le Catinchi !
13 septembre 2004.
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