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Riposte à l'attaque de la bourgeoisie

HENRI JACOB et PAUL RASSINIER CHASSÉS DU PARTI

 

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L'Humanité, le 9 avril 1932, p. 2

Dans la période actuelle de guerre et d'attaques forcenées contre les conditions de vie de la classe ouvrière, la bourgeoisie multiplie ses efforts pour tenter d'affaiblir l'action de notre Parti, seul, dressé dans une lutte à mort contre le régime capitaliste.

Suivant sa vieille méthode elle combine ses violences les plus brutales (attaques de la police et des gardes mobiles contre les ouvriers) avec les méthodes de corruption les plus viles qui sont un des moyens capitaux de gouvernement de l'équipe Tardieu-Laval.

L'un des points où ses attaques sont les plus violentes est la région de Belfort parce que cette région est un des points vitaux de l'impérialisme français avec les grosses usines de l'Alsthom à Belfort, de Peugeot dans le Doubs, du textile, etc. : parce qu'aussi le camp retranché de Belfort est un des bastions militaires de l'impérialisme français dans la menace contre le prolétariat allemand.

L'un des membres du bureau régional de notre Parti, Henri Jacob, faisant passer ses appétits personnels insatiables avant les intérêts de la classe ouvrière, vient de passer dans le camp de l'ennemi de classe. Certes, cet individu avait depuis quelques années donné au Parti des exemples d'hésitations graves dans l'application de la ligne du Comité central et de l'Internationnale. C'est ainsi qu'après avoir combattu violemment, en 1928, notre tactique classe contre classe, alors qu'il était membre du Comité central et secrétaire de la région Nord, Jacob, en 1929, se rendit lui-même à Saint-Amand (Nord), entre les deux tours de scrutin, pour y faire désister nos candidats en faveur des candidats socialistes. Il frisait déjà la trahison. A la suite de cette attitude, il fut relevé par les ouvriers communistes du Nord de son poste de secrétaire régional et fut écarté au congrès de Saint-Denis du Comité central du Parti.

Militant ensuite dans la région de Belfort, non seulement il ne corrigea pas ses erreurs extrêmement graves, mais encore il donna récemment une nouvelle preuve de ses velléités de trahison. Sous prétexte de mener campagne pour arracher notre camarade Lucien Carré, secrétaire des Jeunesses communistes de Belfort, du bagne de Méchéria, il n'hésita pas à s'acoquiner non seulement avec les chefs locaux du parti socialiste et des syndicats confédérés, mais encore avec les tortionnaires de la Ligue des Droits de l'Homme et du parti radical, c'est-à-dire les gens qui organisèrent sous l'égide de Painlevé et de Sarraut la chasse aux courageux jeunes prolétaires restés communistes à l'armée.

Henri Jacob, en fraternisant avec les bourreaux de notre camarade, ne visait qu'à diminuer l'ampleur de la protestation ouvrière et à satisfaire ses vils instincts de jouisseur. Et c'est Lucien Carré lui-même qui, du bagne de Méchéria, dans une lettre cinglante, souffleta durement l'immonde individu.

Sur la base de cette attitude, le Comité central, conformément aux statuts mêmes de notre Internationale, décida comme première mesure que Jacob ne pourrait pas être candidat. Présent au récent congrès du Parti, malgré que son attitude y ait été durement critiquée et unanimement condamnée, il n'osa pas prendre la parole. Présent ensuite au C.C.N. de la C.G.T.U., il déclara que, de retour à Belfort, il allait se consacrer à "assurer l'existence de sa famille". Enfin, au cours d'une réunion du rayon de Belfort, Jacob prétendit maintenir sa candidature contre la décision du bureau politique et contre la décision du bureau régional unanime à deux voix près, la sienne et celle de Rassinier. Il osa affirmer qu'il mènerait campagne avec ses "économies". La mort de notre camarade Doron, membre du Comité central, secrétaire de la région Lyonnaise, indique nettement que la situation d'un membre responsable appointé du Parti, non seulement ne lui permet pas de faire des économies, mais encore l'oblige à une vie d'un niveau inférieur à celui d'un ouvrier qualifié.

A la suite de cette attitude, le bureau de la région Centre-Est décida de le relever de sa qualité de membre du bureau régional et de secrétaire du collège de rédaction du journal Semeur Ouvrier.

Passant outre à ces décisions, Jacob a réussi à faire paraître dans le n· 80, en date du 9 avril 1932, du Semeur Ouvrier, une déclaration entièrement dirigée contre le Parti, et que Paul Rassinier, secrétaire du Rayon de Belfort, a signée également avec lui.

Après avoir examiné l'attitude d'Henri Jacob et de Paul Rassinier, le Bureau Politique :

1·) Estime que la ligne politique de Jacob de soutien du parti socialiste, de fraternisation avec les bourreaux des jeunes ouvriers, a eu comme conclusion logique de l'amener à passer ouvertement dans le camp de l'ennemi de classe, dans le camp de Tardieu, député de Belfort et chef du gouvernement de la guerre et de la misère. Les "économies" de Jacob ne peuvent provenir que de la bourgeoisie, qui a intérêt à tenter d'affaiblir notre Parti et de laquelle Jacob est désormais l'agent d'exécution;

2·) En conséquence, Henri Jacob est exclu du Parti Communiste pour trahison des intérêts de la classe ouvrière ;

3·) Paul Rassinier, secrétaire du Rayon de Belfort, est également exclu du Parti Communiste, pour s'être associé aux actes de trahison d'Henri Jacob;

4·) Le Bureau Politique entend par cet exemple montrer à tout le Parti que, conformément aux résolutions du 7e Congrès, il défendra sans aucune faiblesse la ligne du Parti et de l'Internationale Communiste.

Le Bureau Politique appelle tous les ouvriers et les ouvrières de la région Centre-Est et, en particulier, de Belfort et du Doubs, à mener la lutte la plus impitoyable contre les deux infâmes traîtres qu'il chasse des rangs du Parti Communiste et qu'il cloue au pilori de tout le prolétariat.

5·) Le Bureau Politique invite tous les communistes de la région Centre-Est et, en particulier, ceux de Belfort à redoubler d'énergie pour briser les manoeuvres de l'ennemi de classe, dont Jacob et Rassinier sont les agents. Il mandate le Bureau régional pour organiser une conférence régionale extraordinaire

Le Bureau Politique du Comité Central du P.C.F.

( Paris, 8 avril 1932 )


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