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Le Drame des juifs européens

Paul Rassinier

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Appendice au chapitre II

 

LES DEUX VERSIONS FRANÇAISES

DU DOCUMENT GERSTEIN

 

On trouvera ci-après la version française du document Gerstein telle qu'elle a été donnée par L. Poliakov en 1951 (Bréviaire de la Haine, pp. 220-24) avec cette précision: «Ce récit a été rédigé directement, en un français hésitant: nous en avons, dans l'essentiel, respecté le style» et, à onze années de distance, en 1962, par le même Poliakov dans son livre Le Procès de Jérusalem d'après l'attendu 124 du jugement, avec cette précision: «Ce document a été rédigé par Gerstein en français directement. Nous le restituons ici tel quel». Ces deux versions sont mises en parallèle, la première, page de gauche, la seconde, page de droite, pour permettre au lecteur de se rendre compte à quel point ce Poliakov n'a rien fait d'autre qu'en «respecter dans l'essentiel le style». je serais étonné qu'il n'y trouve pas aussi quelques énormes différences quant au fond. Mais que penser d'un document qui, à onze années d'intervalle, peut être présenté dans deux versions aussi contradictoires? On remarquera que le tribunal de Jérusalem n'a retenu, ni les possibilités quotidiennes d'extermination des camps cités, ni la visite de Hitler à Belzec. Et que penser d'un homme comme Poliakov qui, à onze années d'intervalle, peut, sans sourciller, présenter ces deux versions d'un même texte?

J'ajoute que du même Poliakov, une troisième version du document Gerstein se trouve dans Le III' Reich et les juifs (1955 - pp. 107 à 119). Cette troisième version comprend du paragraphes entiers qui ne figurent ni dans l'une, ni dans l'autre de ces deux-ci. Elle en comprend aussi d'autres qui sont en contradiction sur de nombreux points, avec l'une et avec l'autre. Et, comme ces deux-ci, elle porte la mention «reproduit tel quel» - avec un additif pourtant:

Nul doute qu'à ce rythme M. Poliakov ne soit bientôt l'impresario d'une multitude de «documents Gerstein» tous différents et tous contradictoires, mais tous authentiques!

Dernière remarque: aucune des trois ne fait mention d'une évaluation qui figure à l'original et selon laquelle le nombre des victimes juives européennes «s'élève à 25 millions».

[94]


LE DOCUMENT GERSTEIN

Première version française attribuée à Gerstein par Poliakov en 1951, dans le Bréviaire de la Haine

A. INTRODUCTION DE POLIAKOV

Les victimes ne sont plus là pour témoigner devant le monde; les bourreaux, eux aussi ont disparu, ou se sont terrés. Parmi les rares témoignages qui nous sont parvenus sur le fonctionnement des camps, en voici un qui émane d'un tragique héros de la résistance allemande, l'incyénieur chimiste Kurt Gerstein Son récit a été rédigé directement en Français hésitant; nous en avons dans l'essentiel respecté le style.

 

B. TEXTE DU DOCUMENT de POLIAKOV, ignoré par le tribunal de Jérusalem

 

Toute la partie qui suit, en rouge et entre les doubles crochets, a été omise par le tribunal de Jérusalem

[[... En janvier 1942, je fus nommé chef des services techniques de désinfection de la Waffen-SS, comprenant aussi une section de gaz sévèrement toxiques.

En cette qualité, je reçus le 8 juin 1942, la visite du SS Sturmführer Günther du R.S.H.A. habillé en civil. Il m'était inconnu. Il ne donna l'ordre de lui procurer immédiatement, pour une mission ultra-secrète, 100 kg d'acide prussique et de les amener en un lieu qui n'était connu que du chauffeur du camion.

Quelques semaines plus tard, nous partîmes pour Prague. Je pouvais m'imaginer à peu près à quoi l'acide prussique devait servir, et de quel genre était cet ordre, mais j'acceptai, car le hasard me donnait l'occasîon, attendue depuis longtemps, de [96]pénétrer au fond de toutes ces choses. je possédais d'ailleurs en tant qu'expert pour l'acide prussique, une telle autorité et compétence qu'il m'était facile de déclarer, sous un prétexte quelconque que l'acide prussique était inutilisable ; décomposé ou quelque chose de ce genre, et d'empêcher son utilisation pour l'extermination. Nous prîmes avec nous, plutôt par hasard, le professeur dr. méd. Pfannenstiel, SS-Obersturmbannführer, titulaire de la chaire d'hygiène de l'Université de Marburg-sur-la-Lahn.

Nous partîmes ensuite avec le camion à Lublin (Pologne). Le SS-Gruppenführer Globocnik nous y attendait. A l'usine de Collin j'ai laissé entendre exprès que l'acide était destiné à tuer des êtres humains. L'après-midi un homme montra beaucoup d'intérêt pour notre camion. Il se sauva à toute vitesse lorsqu'il se sentir observé. Globocnik nous dit: «C'est une des affaires les plus secrètes qui soient et c'est même la plus secrète. Celui qui en parlera sera fusillé aussitôt. Hier encore, deux bavards furent fusillés.» Il nous expliqua alors:

Globocnik dit: «Il vous faudra faire la désinfection de très grandes quantités de vêtements provenant de juifs, Polonais, Tchèques, etc. Votre autre devoir sera d'améliorer le service de nos chambres à gaz, fonctionnant par échappement dun moteur Diesel. Il faut un gaz plus toxique et fonctionnant plus vite, tel que l'acide prussique. Le Führer et Himmler - ils étaient ici avant-hier le 15 août - m'ont prescrit d'accompagner moi-même tous ceux qui doivent voir l'installation.»

Le professeur Pfannenstiel lui demanda: «Mais que dit le Führer?». Globocnick répondit: «Le Führer ordonne d'accélérer toute l'action». Le docteur Herhert Linden, qui était avec nous hier m'a demandé: «Mais ne serait-il pas plus prudent de brûler les corps au lieu de les enterrer? Une autre généra. tion jugerait plutôt ces choses d'une autre manière. mje répliquai: «Messieurs, si jamais, après nous, il y avait une génération si lâche, si molle qu'elle ne comprendrait pas notre oeuvre si bonne et si nécessaire, alors messieurs, tout le national-socialisme aura été pour rien. Au contraire, il faudrait enterrer des tables de bronze mentionnant que ce fut nous, nous qui eûmes le courage de réaliser cette oeuvre gigantesque!» Le Führer dit alors: «Oui, mon brave Globocnick, vous avez raison.»]] [Fin de la partie du texte qui précède a été omise par le tribunal de Jérusalem]

«Le lendemain, nous partions pour Belzec. Globocnick me présenta à SS... 1 qui me fit voir les installations. Ce jour on ne vit pas de morts, mais une odeur pestilentielle recouvrait toute la région. A côté de la gare, il y avait une grande baraque «vestiaire» avec un guichet «valeurs». Plus loin, une salle avec une centaine de chaises, «coiffeur». Ensuite un couloir de 150 mètres en plein vent, barbelés de deux côtés et affiches: «Aux bains et aux inhalations». Devant nous, une maison genre établissement de bains; à droite et à gauche, grands pots de béton avec des géraniums ou d'autres fleurs. Au toit, l'étoile de David. Sur le bâtiment, l'inscription: «Fondation Heckenholt».

«Le lendemain, peu avant 7 heures, on m'annonce:

«Dans dix minutes, le premier train arrivera!» En effet. quelques minutes plus tard, un train arrivait de Lemberg: 45 wagons contenant plus de 6.000 personnes.

[100]

Deux cents Ukrainiens affectés à ce service, arrachèrent les portières et, avec des cravaches de cuir, ils chassèrent les juifs de l'intérieur des voitures. Un haut-parleur donna les instructions: enlever tous les vêtements, même les prothèses et les lunettes. Remettre toutes valeurs et tout argent au guichet «valeurs». Les femmes et les jeunes filles se faire couper les cheveux dans la baraque du «coiffeur». (Un Unterführer SS de service me dit: «C'est pour faire quelque chose de spécial pour les équipages de sous-marins»).

«Ensuite, la marche commença. A droite et à gauche les baraques, derrière deux douzaines d'Ukrainiens, le fusil à la main. Ils s'approchent. Moi-même et Wirth, nous nous trouvons devant les chambres de la mort. Totalement nus, les hommes et les femmes, les bébés, les mutilés, ils passent. Au coin, un grand SS, à haute voix pastorale dit aux malheureux: «Il ne vous arrivera rien de pénible! Il faut seulement respirer très fort, cela fortifie les poumons, c'est un moyen de prévenir les maladies contagieuses, c'est une bonne désinfection 1» Ils lui demandaient quel allait être leur sort. Il leur dit: «Les hommes devront travailler, construire des maisons et des rues. Les femmes n'y seront pas contraintes ; elles s'occuperont du ménage et de la cuisine.»

«C'était, pour certains de ces pauvres gens, un dernier petit espoir, assez pour les faire marcher sans résistance vers les chambres de la mort. La majorité sait tout, l'odeur l'indique! Ils montent un petit escalier de bois et entrent dans les chambres de la mort, la plupart sans rien dire, poussés par les autres qui sont derrière eux. Une juive de quarante ans envirogh les yeux comme des flambeaux, maudit les meurtriers, recevant quelques coups de cravache de la part du capitaine Wirth luimême, elle disparaît dans la chambre à gaz. Beaucoup font leur prière, d'autres demandent: «Qui est-ce qui nous donnera de l'eau pour la mort?» (rite israélite). Dans les chambres, des SS pressent les homines: «Bien remplir m a ordonné Wirth-, 700 - 800 sur 93 m2! Les portes se ferment. A ce moment, je, [102]comprends la raison de l'inscription «Heckenholt». Heckenholt, c'est le chauffeur de la Diesel, dont les gaz d'échappement sont destinés à tuer les malheureux. SS-Unterscharführer Heckenholt s'efforce de mettre en marche le moteur. Mais il ne marche pas! Le capitaine Wirth arrive. On le voit, il a peur, car j'assiste au désastre. Oui je vois tout et j'attends. Mon chronomètre «stop» a fixé le tout, 50 minutes, 70 minutes, le Diesel ne marche pas! Les hommes attendent dans les chambres à gaz. En vain. On les entend pleurer «comme à la synagogue» dit le professeur Pfannenstiel, l'oeil fixé à une fenêtre agencée dans la porte de bois. Le capitaine Wirth, furieux, envoie quelques coups de cravache à l'Ukrainien qui est l'aide de Heckenholt. Après 2 heures 49 minutes - la montre a tout enregistré - le Diesel se met en marche. 25 minutes passent. Beaucoup sont déjà morts, c'est ce qu'on voit par la petite fenêtre, car une lampe électrique éclaire par moment l'intérieur de la chambre.

Après 32 minutes, enfin, tous sont morts! De l'autre côté, des travailleurs juifs ouvrent les portes en bois. On leur a promis - pour leur service terrible - la vie sauve, ainsi qu'un petit pourcentage des valeurs et de l'argent trouvés. Comme des colonnes de basalte, les hommes sont encore debout, n'ayant pas la moindre place pour tomber ou pour s'incliner. Même dans la mort, on reconnaît encore les familles se serrant les mains. On a peine à les séparer, en vidant les chambres pour le prochain chargement. On jette les corps bleus, humides de sueur et d'urine, les jambes pleines de crotte et de sang périoè*~que. Deux douzaines de travailleurs s'occupent de contrôler les bouches qu'ils ouvrent au moyen de crochets de fer. «Or à gauche, pas d'or à droite!» D'autres contrôlent anus et organes génitaux en cherchant monnaie, diamants, or, etc... Des dentistes arrachent au moyen de martels les dents d'or, ponts, couronnes. Au milieu d'eux, le capitaine Wirth. Il est dans son élément et, me montrant une grande boîte de conserves, remplie de dents, il me dit: «Voyez vous-même le poids de l'or! C'est seulement d'hier et d'avant-hier! Vous ne vous imaginez pas ce que nous trouvons chaque jour, des dollars, des diamants, de l'or! Vous verrez vous-même! - Il me guida chez un bijoutier qui avait la responsabilité de toutes ces valeurs. On me fit voir encore un des chefs du grand magasin berlinois «Kaufhaus des Westens» - et un petit homme auquel on faisait jouer du violon, les chefs des commandos de travailleurs juifs. «C'est un capitaine de l'armée impériale autrichienne, chevalier de la croix de fer allemande!» me dit Wirth.
[104]

«Ensuite les corps furent jetés dans de grands fossés de 100 x 20 x 12 mètres environ, situés auprès des chambres à gaz. Après quelques jours, les corps se gonflaient et le tout s'élevait de 2 à 3 mètres à cause des gaz qui se formaient dans les cadavres. Après quelques jours, le gonflement fini, les corps se tassaient. Par la suite, m'a-t-on dit, sur des rails de chemin de fer, on a brûlé les cadavres à l'aide d'huile Diesel, afin de les faire disparaître...»

C. CONCLUSION DE POLIAKOV


Il ne nous reste pas grand'chose à ajouter à cette description, valable pour Treblinka ou Sobibor aussi bien que pour le camp de Belzec. Les installations y étaient conçues sensiblement de la même manière, et l'oxyde de carbone, produit par un moteur Diesel, était la méthode adoptée pour administrer la mort. A Maïdanek, qui fut créé plus tard et qui subsista jusqu'aux derniers jours de l'occupation allemande, le procédé d'asphyxie au moyen de l'acide prussique (Cyclon B) fut introduit à Pinstar d'Auschwitz; nous avons signalé, d'autre part, que Maïdanek n'était pas un camp d'extermination immédiate.


Les travaux de la Commission des crimes de guerre polonaise ont établi que le nombre total des victimes fut de près de 600.000 à Belzec, de 250.000 à Sobidor, de plus de 700.000 à Treblinka et de 300.000 à Chelmo (300). Ce furent des juifs polonais pour plus de 90 % ; il n'y eut pas de nationalité européenne, cependant, qui ne fût pas représentée dans les 8 à 10% restants. En particulier, sur les 110.000 juifs déportés des PaysBas, au moins 34.000 furent exterminés à Sobidor (301).


Après neuf mois d'activité intense, le camp de Beizec cessa de fonctionner en décembre 1942. En automne 1943, une fois la a solution finale» pratiquement parachevée en Pologne, Sobidor et Treblinka furent également supprimés, et leurs traces effacées dans la mesure du possible, les bâtiments démontés ou détruits, et le terrain soigneusement reboisé. Seul, le camp de Chelmno, le premier en place, fonctionna sans interruption jusqu'au mois doctobre 1944, et ne fut définitivement liquidé qu'en janvier 1945.


LE DOCUMENT GERSTEIN

Seconde version française attribuée à Gerstein par le Tribunal de Jérusalem en 1961,
présentée au public
par le même Poliakov dans
Le Procès de Jérusalem

A. INTRODUCTION DU TRIBUNAL

Attendu 124. Voici maintenant une description due à la plume d'un Allemand du processus d'extermination au camp de Belzec qui ressemblait beaucoup à celui de Treblinka. L'auteur est un officier de SS du nom de Gerstein dont la conscience ne le laissait pas en repos et qui, dès 1942, essaya de dévoiler au monde la vérité sur ce qui se passait dans les camps d'extermination.

Immédiatement après la guerre, il rédigea le document que nous allons citer et le remit à des officiers alliés. Nous reviendrons ultérieurement sur les communications de Gerstein à ce sujet. Pour le moment, nous dirons seulement que les déclarations de Gerstein sont recoupées en tous points par les dépositions que nous avons entendues, de sorte que ces preuves s'épaulent mutuellement. Nous considérons la description faite par Gerstein comme étant la description de ce qu'il a réellement vu. Voici ce qu'il écrit (T/1309 (1):

(N.B. - Ce document a été rédigé par Gerstein en français directement. Nous le restituons ici tel quel):


B. TEXTE DU DOCUMENT



L'autre jour, nous partions à Belzec. Une petite gare spéciale de deux quais s'incline à la colline de sable jaune immédiatement au nord de la route et du chemin de fer. Au sud, près de la chaussée, quelques maisons de service avec l'affiche «Lieu de service Belzec de la SSarmée.» Globocnick me présente à SSHauptsturmführer Obermeyer de Pirmasens, qui me fit voir avec grande retenance les installations. Ce jour, on ne vit pas les morts, mais l'odeur de toute la région, aussi de la grande chaussée était pestilente. A côté de la petite gare, il y avait une grande baraque «garde-robe» avec un guichet «valeurs». Alors, une chambre à 100 chaises, «coiffeur». Alors un corridor de 150 mètres en plein vent, fils barbelés de deux côtés et affiches «Aux bains et inhalations!»

Avant nous, une maison comme institut de bain; à droite et à gauche, grand pot de béton avec géranium ou autres fleurs. Après avoir monté un petit escalier, à droite et à gauche, trois et trois chambres comme de garages, 4 x 5 mètres, 1m90 d'altitude. Au retour, pas visibles, sorties de bois. Au toit, l'étoile David en cuivre. Avant le bâtiment, inscription: «Fondation Heckenholt».

De plus ­ cet après-midi ­ je n'ai aperçu.

Autre matin, quelques minutes avant 7 heures, on m'annonça: «Après dix minutes, le train arrivera!»

­ Vraiment après quelques minutes, le premier train arriva de Lemberg. 45 wagons contenant 6.700 personnes, 1.450 déjà mortes à leur arrivée.

[101]

Derrière les petites lucarnes aux fils barbelés, des enfants, jaunes, pleins de peur, femmes, hommes.

Le train arrive: 200 Ukrainiens, contraints à ce service, arrachent les portes et avec cravaches de cuir ils chassent les personnes en dehors des voitures. Alors un grand haut-parleur donne les instructions: «Au plein vent, quelques dans la baraque, se déshabiller de tout vêtement, aussi prothèses et lunettes. Avec petit morceau de ficelle, offert par un petit garçon - juif de 4 ans, joindre, ensemble les chaussures. Rendre tout «valeur, tout argent au guichet.» Valeurs sans bon, sans reçu. Alors, les femmes, les jeunes filles au coiffeur - faire couper un ou deux coups les cheveux qui disparaissent dans des grands sacs de pommes de terre «pour en faire quelques choses» spé. ciales pour les sous-marins, épaisseurs, etc.», me dit le SSUnterscharführer du service.

Alors la marche commence: à droite, à gauche le fil barbelé, en derrière deux douzaines Ukrains avec fil. Guidé d'une jeune fille extraordinairement belle, il s'approchent. Moi-même avec le Hauptmann Wirth, police, nous nous trouvons avant les chambres de la mort. Totalement nus, les hommes, les femmes, les jeunes filles, les enfants, les bébés, les à une seule jambe, tous nus passent. Au coin, un SS fort qui, à haute voix pastorale, dit aux pauvres: «Il vous arrivera rien que vivement «respirer, cela fait forts les poumons, cette inhalation, c'est «nécessaire contre maladies contagieuses, c'est une belle désinfection! - Demandé quel serait leur sort, il leur dit: - Vraiment les hommes doivent travailler, bâtir des rues et des maisons. Mais les femmes ne sont pas obligées. Seulement, si elles veulent, elles peuvent aider au ménage ou dans la cuisine.»

- Pour quelques de ces pauvres gens, petit espoir encore une fois, assez pour les faire marcher sans résistance aux chambres de la mort, la majorité sait tout, l'odeur leur indique le sort ! - Alors ils montent le petit escalier et - voyant la vérité! Mères, nourrices, les bébés à la poitrine, nues, beaucoup d'enfants de tout âge - nus - ils hésitent, mais ils entrent dans les chambres de la mort, la plupart sans mot dire, pressés des autres derrière eux, agités par les cravaches des SS.

- Une juive, 40 ans environ, les yeux comme des flambeaux cite le sang de leurs enfants sur leurs meurtriers. Recevant 5 coups de cravache au visage de la part de Hauptmann de police Wirth lui-même, elle disparaît dans la chambre à gaz. Beaucoup font leurs prières, d'autres disent: «Qui est-ce qui nous donne de l'eau pour la mort?» (Rite israélitique). Dans les chambres, les SS presse les hommes. «Bien remplir», le [103] Hauptmann Wirth a ordonné. Les hommes nus sont debout aux pieds des autres. 700-800 à 25 mètres carrés à 45 mètres cubes! - Les portes se ferment. Cependant, le reste du train, nus, attendent. On me dit . «Aussi en hiver nus.» - «mais ils ne peuvent emporter la mort! - C'est pour cela donc qu'ils sont ici», était la réponse! A ce moment~ je comprends pourquoi «Fondation Heckenholt» - Heckenholt c'est le chauffeur du Diesel «dont les échappements sont destinés à tuer les pauvres!» SS-Unterscharführer Heckenholt se donne quelque peine pour faire en marche le moteur Diesel. Mais il ne marche pas! - le Hauptmann Wirth arrive. On voit, il a peur, parce que, moi je vois le désastre. Oui je vois tout, et j'attends. Mou chronomètre «stop» a fixé tout. 50 minutes, 70 minutes, le Diesel ne marche pas! - les hommes attendent dans leurs chambres à gaz. En vain. On les écoute pleurer «comme à la synagogue» dit le ES-Sturmbannführet Professort Dr Pfannenstiel, ordinarius de l'hygiène de l'université de Marbourg-Lahn, l'oreille à la porte de bois. Le Hauptmann Wirth, furieux, fait 11, 12 coups de cravache au visage de l'Ukrain, qui est en aide de 1-feckenholt. - Après deux heures 49 minutes - la montre «stop» a tout enregistré - le Diesel commence. jusqu'à ce moment, les hommes dans les 4 chambres déjà remplies vivent, vivent 4 fois 750 personnes à 4 fois 45 mètres cubes! - De nouveau 25 minutes passent. Beaucoup c'est vrai, sont morts. C'est ce qu'on voit par la petite fenêtre, par laquelle la lampe électrique fait voir pour un friom-mt l'intérieur de la cham4e. Après 28 minutes, encore peu qui survivent. Après 32 minutes, enfin, tout est mort! - De l'autre côté, des travailleurs juifs ouvrent les portes de bois. On leur a promis - pour leur service terrible - la liberté et quelques procents du résultat des valeurs et de l'argent trouvés. Conune des colonnes de basalte, les morts sont encore debout, étant pas la moindre place de tomber ou de s'incliner.

Même morts, on connaît encore les familles qui se serrent encore les mains. On a peine de les séparer, pour faire vides les chambres pour prochaine charge.»

[105]

C. CONCLUSION

DU TRIBUNAL DE JÉRUSALEM

 

Il ressort du rapport de la commission polonaise qui a enquêté sur le camp de Belzec (T. 1316) que ce camp servit surtout à l'extermination de juifs du sud-est de la Pologne ; mais des juifs de Tchécoslovaquie, d'Autriche, de Roumanie, de Hongrie et d'Allemagne y furent également tués. La commission estime à 600.000 au moins le nombre des personnes qui trouvèrent la mort à Belzec.

125. - Les témoignages sur le camp de Sobibor nous ont donné une image semblable à celle des camps de Treblinka et de Belzec. Les juifs qui y furent exterminés venaient de la Pologne et des Territoires que les Allemands occupaient en Russie soviétique ainsi que de Tchécoslovaquie, de Slovaquie, d'Autriche et d'Allemagne. Ce camp fut liquidé à la suite d'une révolte des prisonniers juifs qui y éclata en octobre 1943. Suivant les estimations de la Commission polonaise, 250.000 personnes au moins y périrent.

126. - Le camp de Maïdanek, un grand camp de concentration près de Lublin, servait également de lieu d'extermination de juifs. Ils y étaient tués par fusillades et par les gaz. Le témoin joseph Rernik nous a relaté (audience 64) un massacre de juifs par fusillade qui eut lieu en novembre dans le «5' champ de Maïdanek». On trouve dans le rapport de la commission polonaise le nombre de victimes qui furent tuées en l'espace d'un seul jour, le 3 novembre 1943: 18.000 juifs. Des chambres à gaz furent également installées à Maïdanek. Les juifs étaient déportés dans ce camp de Pologne, de Slovaquie, de Tchécoslovaquie et d'Europe occidentale et méridionale. La commission estime à 200.000 le nombre de juifs qui y périrent. Le camp de Maïdanek avait des succursales dont le camp de Travniki, qui a déjà été mentionné comme lieu de destination de convois de juifs d'Allemagne.


N. B. - Le manuscrit de cette étude était à l'impression. lorsque le scandale du Vicaire éclata à Paris. Au journal Le Monde qui soutenait la pièce, j'écrivis que le Document Gerstein était un faux historique si faux que le Tribunal de Nuremberg lui-mème l'avait écarté comme non-probant, le 30 [106] janvier 1946. Le Monde (26-12-1963) publia l'information que je lui donnais en la faisant suivre de la note de la rédaction suivante:

J'écrivis à nouveau au Monde pour lui signaler qu' «authentifié par des officiers américains et «pris en considération par la Cour» ne signifiait pas «retenu à charge». En précisant:

1. Qu'à la séance de l'après-midi en question il avait surtout été décidé (C.R. des débats p. 377) d'un commun accord par le Président du Tribunal et M. Dubost, que le Document P. S. 1553 se composait uniquement de 12 factures de Cyclon B et que la déclaration de Gerstein n'en faisait pas partie, - qu'elle n'y avait été introduite que par la phrase suivante de M. Dubost: «Au document P.S. 1553 est (sic) JOINTE la déposition de Gerstein et les explications du chef de service américain qui a recueilli ce document»...

2. Que tous les documents P.S. «authentifiés par des officiers américains» ne l'avaient pas été forcément - loin de là! - par le Tribunal, que tous ceux qui l'avaient été pour ce dernier figuraient, soit dans l'un des livres rendant compte des débats, soit dans la liste (volume 24) des documents retenus et dans l'un ou l'autre des 18 volumes de documents, ce qui n'était pas le cas de la déclaration de Gerstein. En effet, ce qui, du document P.S. 1553 a été retenu à charge par le Tribunal, figure au volume 27 pp. 340-42: on n'y trouve que deux factures de Cyclon B (sur 12) mais, de la déclaration de Gerstein, pas un mot.

En date du 30-12-1963, M. Jacques Fauvet me répondit qu'en effet la déclaration de Gerstein n'avait pas été prise en considération mais qu'il... «hésitait à prolonger la controverse».

En somme, j'avais raison mais les lecteurs du Monde ne devaient pas le savoir. La controverse resta ouverte dans ses colonnes, mais seulement à ceux qui soutenaient le bien-fondé de l'argument de la pièce.

 

Tel est le mécanisme de la mise en condition de l'opinion.

 

Sans autre commentaire.

 


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