AAARGH

Notes du chapitre VI de
P. Rassinier, Les responsables de la seconde guerre mondiale, 1967

 

 


1. Le 21 mai 1918, des incidents graves s'étant produits entre Tchèques et Allemands de Bohème, il avait déjà pris une ordonnance séparant les districts allemands et tchèques et leur avait accordé une certaine autonomie interne.


* Note de l'AAARGH: nous frémissons, évidemment, à la lecture de cette phrase abominable, aussi bien pour les « nègres » de Rhodésie que pour les descendants de la Grande Moravie. Quelle que soit notre estime pour Rassinier et pour ses travaux, nous nous refusons absolument à les expurger de ce qui nous y révolte et les livrons tels quels aux lecteurs...

2. Au congrès international de la franc-maçonnerie qui eut lieu à Zurich du 19 au 22 juin 1917, le problème de la paix était le morceau de résistance de l'ordre du jour. Le point de vue de Masaryk et de Bénès y avait été adopté. D'autre part, M. Philippe Berthelot, secrétaire général du Quai-d'Orsay et grand maître de la politique étrangère de la France, était lui-même franc-maçon. C'était lui qui avait présenté Masaryk et Bénès à M. Pichon, ministre des Affaires étrangères, et obtenu de lui la fameuse lettre du 29 juin 1918 à Bénès. C'est ainsi que la France s'était trouvée, lors du traité de Saint-Germain, le leader d'une des plus grandes injustices de l'histoire.


3. Dans un discours prononcé au Guild Hall le 7 octobre 1928, M. Lloyd George explique comment il a été amené à céder: «Toute la documentation qui nous a été fournie par certains de nos alliés, pendant les négociations de Versailles, était mensongère et truquée. Nous avons décidé sur des faux. » (Cité par G. Champeaux, La croisade des démocraties, t. II, P. 9. )


4. Au Parlement la situation avait évolué depuis 1936: sur 71 sièges occupés à la Chambre par des élus allemands, le Parti des Sudètes qui en avait 44 est monté à 55 en mars 1938 et il en détient 26 sur 37 au Sénat; le plus grand parti après lui, celui de M. Hodza, en a 43 et 33 au Sénat; les sociaux-démocrates Il et 6 au Sénat; les communistes 5 et 6 au Sénat.


5. Paul Stehlin, Témoignages pour l'histoire, p. 79.


6. C.R. des débats du Procès de Nuremberg, Doc. P.S. 386, t. XXV, P. 402-413.


7. Id., Doc. P.S. 1780, t. XXVIII, p. 346 à 390.


8. Déclaration de l'historien belge J. de Launay, in Les Grandes Controverses de l'histoire contemporaine, Ed. Rencontre, Lausanne, 1964, p. 269-275.


9. Id., p. 274.


10. Dont le témoignage, Jusqu'à la lie (Calmann-Levy, 1949), a été pris en flagrant délit d'imposture devant les tribunaux allemands.


11. Le Chef du contre-espionnage nazi parle..., Julliard, 1967.


12. Témoin sur la scène internationale, Plon, 1950.


13. Seul contre Hitler, par le Dr. Schacht, Gallimard, 1950.


14. Général Halder, Hitler Seigneur de la Guerre, Payot, 1960.

* Note de l'AAARGH: une fois de plus, Rassinier se laisse emporter par ses haines partisanes : s'il est exact que les Américains ont apporté une certaine aide à l'Armée rouge, il n'en demeure pas moins que la victoire sur l'Allemagne appartient aux Soviétiques et à eux seuls, armée et civils confondus. N'oublions pas que lÕUnion soviétique attendait désespérément, en 1942, l'ouverture d'un second front qui l'aurait soulagée en détournant une partie de l'armée allemande et que les Anglo-Américains étaient bien incapables de lui fournir cette aide. Il faudrait aussi réviser l'histoire de la « puissance » anglo-américaine pendant la seconde guerre mondiale. L'AAARGH se prépare à fournir de premiers éléments à ce débat à venir.


15. On ne possède sur cette réunion que le témoignage du général Adam, rédigé sept ans plus tard pour le Procès de Nüremberg. (C.R. (les débats, t. XXI, p. 407.) Il note que tous les généraux étaient « accablés» mais aussi qu'il fut le seul aux côtés du général Beck. [* Note de l'AAARGH : testis unus, testis nullus. et l'on ne peut donc affirmer, comme le fait Rassinier, que « on le sait aujourd'hui, etc »]


16. Dans sa lettre, le président avait parlé du Japon, du Pacifique de la Chine, du fascisme et du nazisme.


17. Lettre du premier ministre Chamberlain an Président Roosevelt, 14 janvier 1938. Dossier confidentiel M.S. Département d'Etat 740 00/264 A.


18. Id., 17 janvier 1938, 740 00/264 B.

*Note de l'AAARGH: Rassinier se trompe sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, peut-être parce qu'il y voit un bienfait qui aurait été imaginé par le saint président Wilson, homme de toutes les vertus, alors que ce droit a été pensé et appliqué par le gouvernement français, depuis la Révolution française, comme un instrument de propagande et de destruction de l'ennemi à partir de l'intérieur. Formulé pour la première fois lors de la demande de rattachement volontaire à la France du Comtat Venaissin, de la Savoie, de Nice et de la Rhénanie, ce droit a ensuite été systématisé par la France, anéantie militairement et diplomatiquement par le Congrès de Versailles, sous la forme du principe des nationalités; elle a encouragé, chez ses ennemis impériaux (Russie, Autriche essentiellement, ce principe en accueillant chez elle les chefs des mouvements indépendantistes d'Europe centrale, en les finançant, en fondant des chaires universitaires destinées à faire croire que ces minorités nationales étaient de véritables peuples dotés d'une culture autonome (par exemple, après la révolte polonaise avortée de 1832, fondation de la chaire d'études slaves du Collège de France au bénéfice du poète polonais Mickiewicz). Grâce à cette guerre idéologique, elle a considérablement affaibli l'Europe centrale et discrètement préparé son effondrement dans la guerre de 1914-1918, dont elle fut, rappelons-le, l'insigatrice et le protagoniste ­ bien que les bénéfices en aient presque tous été tirés par l'Angleterre et les États-Unis. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes a été, avant et pendant la première guerre mondiale, ardemment défendu par Lénine qui y voyait un droit absolu. La récupération du principe par Wilson en 1918 est molle et son usage très mauvais, parce qu'il s'agit d'une arme idéologique et non géopolitique. En appliquant le principe dans les cas où cela l'arrangeait, il n'a fait que continuer, sans grande intelligence, la politique de la France au XIXe siècle, mais en lui azssignant des buts économiques ­ la destruction de la puissance économlique énorme des empires centraux ­ là où la France n'avait que des buts politiques, poursuivis depuis le moyen âge ­ le maintien en état politiquement végétatif de ses principaux concurrents politiques.


19. Wiedmann, Der Nann der Feldherr werden wollte. Wiedmann avait été, pendant la première guerre mondiale, le capitaine du caporal Hitler et était devenu un de ses hommes de confiance.


20. Un rapport adressé à Hitler par Konrad Henlein le 19 novembre 1937 explique que, jusqu'en été 1938, le parti des Sudètes ait revendiqué seulement l'autonomie interne et non le rattachement au Reich qui fut, dès lors, sa position. On y peut lire: « Le Parti des Sudètes est obligé de camoufler sa foi dans le National-socialisme comme conception de la vie et principe politique. En tant que parti inclus dans le système démocratico-pirlementaire (le la Tchécoslovaquie, il a dû se servir de la terminologie et des méthodes démocratico-parlementaires dans ses manifestations extérieures, dans ses déclarations orales et écrites, dans ses démonstrations et dans la presse, au Parlement, dans sa propre structure et dans l'organisation du Germanisme sudète. C'est pourquoi il peut paraître ambigu et pas digne de confiance à certains milieux non avertis du Reich. Mais cette ambiguité est inévitable aussi longtemps que subsiste pour lui, la nécessité d'être un parti légal, car l'existence d'un tel parti cit Tchécoslovaquie présuppose l'adhésion aux principes démocratiques... (Mais) le Parti n'aspire à rien moins qu'à l'incorporation au Reich du territoire des Allemands des Sudètes, voir même de l'ensemble des territoires comprenant la Bohème, la Moravie et la Silésie.» (Akten zur Deutschen Auswärtigen Politik et Archives secrètes de la Wilhelmstrasse, Plon, Paris, 1960, t. 11, p. 32-46. )


21. Au Congrès de Royan du Parti socialiste qui avait eu lieu à la Pentecôte de 1938, Léon Blum avait obtenu, à une faible majorité il est vrai, que fut inscrite, contre l'avis (lu secrétaire général Paul Faure - (L'auteur de cet ouvrage appartenait alors au parti socialiste: secrétaire de la Fédération socialiste du Territoire de Belfort, il y faisait partie de la tendance de Paul Faure) -, la phrase suivante. dans la motion de politique extérieure: « Le Socialisme français veut la paix, même avec les impérialismes totalitaires, mais il n'est pas disposé à s'incliner devant toutes leurs entreprises. S'il était réduit à cette extrémité qu'il essaierait de prévenir par tous les moyens, il saurait défendre l'indépendance nationale et l'indépendance de toutes les nations couvertes par la signature de la France. » (Souligné par nous.) La signature de la France, c'était le Traité de Versailles auquel il s'était si violemment opposé en son temps pour les raisons invoquées par le Chancelier socialiste autrichien Karl Renner (cf. supra, p. 154 et 160 et discours du socialiste français Jean Longuet le 18 septembre 1919, à la Chambre des députés, J.O. Débats parlementaires du 19 septembre 1919). Et parmi les pays couverts par la signature de la France figurait la Tchécoslovaquie. En fait, cette politique belliciste inspirée du Front populaire dominé par les Communistes, Léon Blum la pratiqua au Gouvernement longtemps avant que cette motion fût votée par le Congrès socialiste (Guerre d'Espagne) qui ne fit que l'officialiser.


22. Comme si c'était parce qu'ils étaient habités par des juifs et seulement par des juifs que Hitler les revendiquait.


23. Les lois raciales allemandes n'ont été introduites en Sarre et en Autriche que par une ordonnance de Himmler du 3 décembre 1938.


24. New Chronicle, 16 janvier 1952,


25. Georges Bonnet, Le Quai d'Orsay sous trois républiques, Fayard.


26. Conversation rapportée par M. Robert Bollack, ami et collaborateur de Mandel, qui y assistait, dit-il, dans L'Intransigeant du 10 mai 1948. Sans date précise pourtant. Mais, prenant texte de cette immixion de Mandel dans les affaires étrangères qui n'étaient pas de son ressort, M. Bonnet protesta auprès de Daladier le 22 septembre, ce qui fait dire à M. Henri Noguères, dans Munich ou la drôle de paix (Laffont, p. 154) qu'elle eut lieu avant, donc le 21; Benoist-Mechin, d'autre part, assure qu'à Munich, Hitler a dit à Daladier qu'il en avait le disque à lui remis par ses services d'écoute sur le câble Paris-Prague qui traversait l'Allemagne de part en part. (Histoire de l'Armée allemande, op. cit., t. V, p. 404. )


27. Henri Noguères, op. cit., p. 153.


28. Le seul récit de l'entrevue par un témoin que nous possédions est Statist auf diplomatischer Bühne (Témoin sur la scène diplomatique) du Dr. Paul Schmidt, et le Dr. Paul Schmidt pour mettre en évidence l'intransigeance de Hitler et son désir de guerre, passe et se tait sur cet aspect des choses.


29. Dr. Paul Schmidt, op. cit., et Benoist-Mechin, op. cit., t. V, p. 346.


30. Id


31. Documents on British Foreign Policy. t. 111, p. 1092.


32. A. de Monzie, Ci-devant, p. 37, et Jean Zay, Carnets, p. Il sq.


33. Cf. supra, p. 176.

*Note de l'AAARGH : nous ne pouvons résister au plaisir de souligner la contradiction entre le statut de démocratie revendiqué par la Grande-Bretagne et la présence de tous ces « seigneurs » et « grands seigneurs » dans son gouvernement [en France, où tous les hommes naissent et vivent libres et égaux, nous n'avons pas d'équivalents pour traduire ces titres d'inégalité constitutionnelle]. On peut supposer que c'est cette structure sociale hiérachique dominée par une race de seigneurs qui explique la sympathie constante et prononcée de Hitler pour ce pays.


34. Réponse de Lord Halifax, le 12 septembre, à la question que lui a posé M. Georges Bonnet sur ce point. Georges Bonnet, La Défense de la paix, t. 1, p. 374.


35. Georges Bonnet, La Défense de la paix, t. 1, p. 264 sq.


36. Général Gamelin, Servir, t. Il. p. 351-352.


37. Georges Bonnet, La Défense de la paix, t. 1. p. 271.


38. Paris-Soir, 26 septembre 1938.


39. Fritz Berber, Europäische Politik 1933-1938, lm Spiegal der Prager Akten, p. 172.


40. Colonel Beck, Dernier Rapport, p. 342 sq.


41. Rapporté d'après Paul Schmidt, op. cit., p. 408 sq.


42. Jean Montigny, Complot contre la Paix, Table Ronde.


43. Foreign Relations of the United States, 1938, t. 1, p. 675.


44. Id.


45. La Défense de la paix, t. I, p. 218.


46. Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation? Calmann-Lévy, 1867. J.O. Débats parlementaires, 19-7-1919.


47. Le Ve Congrès de l'Internationale Communiste, Ed. Sociales, Paris, 1924. Cité par G. Champeaux, La Croisade des démocraties, t 11, p. 25-26.


48. J.O. Débats parlementaires, 16 novembre 1933.


49. Documents on British Foreign Policy, t. 1, p. 90. Le même jour, Léon Blum, Président du Conseil, déclare à la Chambre: « En cas de conflit européen, l'U.R.S.S. se trouvera certainement aux côtés de la France. » (J.O. Débats parlementaires, 18 mars 1938), ce qui prouve qu'il était aussi fin politique que socialiste sincère.


50. Churchill, Mémoires, t. 1. p. 7.


51. Id., p. 8 et 9.


52. Id., p. 6.