1. Le Pacte de non-agression franco-allemand sera signé à Paris le 6 novembre 1938. En vain, le Parti communiste et la C.G.T. décident-ils une grève générale pour le 30 novembre, date primitivement prévue pour la signature; cette signature est simplement repoussée au 6 novembre et le 6 novembre, il tente vainement d'alerter les foules contre la venue de Ribbentrop à Paris. Il n'y a aucun incident: l'opinion est pour le Pacte. La grève du 30 novembre fut d'ailleurs un échec.
2. De fait, le 15
mars 1939, quand les troupes allemandes entreront en Tchécoslovaquie,
elles y trouveront des documents qui établiront que les
effectifs de l'armée se situaient encore à 150.000
hommes et que cette armée disposait de 1.582 avions, 501
canons antiaériens, 2.176 pièces d'artillerie, 785
lance-mines, 468 chars de combat, 43.876 mitrailleuses, 114.000
pistolets, 1.090 000 fusils, 1 milliard de cartouches et 3 millions
d'obus, sans compter un énorme matériel. (Hitler,
Discours du Reichstag, 28 avril 1939.)
3. Texte de l'accord
de Munich, annexe Il.
4. Cf. supra, p. 123 sq.
5. Livre blanc
allemand, n· 3, publié par le ministère
des Affaires étrangères du Reich, après la
campagne de Pologne.
6. Id., supra, p. 128, la lettre écrite à
Weizsücker par Dieckhoff, ambassadeur allemand à Washington,
le 13 novenibre 1938.
7. Erreur de François-Poncet,
le 10 mars.
8. André
François-Poncet, De Versailles à Potsdam,
Flammarion, p. 247. André François-Poncet néglige
le cas des Ruthènes et ne situe le différend -qu'entre
Tchèques et Slovaques.
9. Extrait, comme
la déclaration précédente de M. Chamberlain,
du Livre Bleu britannique. Les deux déclarations
sont plus complètement citées par Benoist-Méchin,
Histoire de l'Armée allemande, op. cit., t. VI,
p. 77 sq.
10. Livre Jaune
français, 17 mars 1938, n· 76, p. 99.
11. Georges Bonnet,
La Défense de la Paix, t. II, p. 154.
12. United States
Foreign Policy (Peace and War), 1943, n· 126.
14. Cf. supra, p. 121 sq.
15. Livre Blanc
allemand publié après l'invasion de la Pologne
en 1940 et qui reproduit les documents trouvés au Ministère
de l'Intérieur à Bruxelles, Ill, n· 20.
16. André
François-Poncet, De Versailles à Postdam,
op. cit., p. 249.
17. Ma Mission
à Dantzig par Karl Burckhardt.
18. Documents
on British Foreign Policy, vol. IV, n, 399.
20. Foreign
Relations of the United States, 1939, vol. 1, p. 7409.
21. Georges Bonnet, La Défense de la Paix,
vol. II, p. 154.
23. Cf. ce télégramme,
supra, p. 258.
24. Georges Bonnet,
La Défense de la Paix, vol. II, p. 165.
25. W.L. Shirer,
Le IIIe Reich, Des Origines à la Chute, vol. 1,
p. 497.
26. Documents
on British Foreign Policy, vol. 14.
28. Grégoire
Gafenco, Derniers jour de l'Europe, p. 58.
29. Documents
on British Foreign Policy, vol. IV, n· 417.
30. Acta Apostolicae
Sedis, XXXI, p. 145.
31. Mgr Giovanetti,
Le Vatican et la Paix, Ed. Fleurus, p. 51.
32. Foreign
Relations of the United States, 1932, vol. 1, p. 129.
33. Robert E. Sherwood,
Mémorial de Roosevelt d'après les papiers de
Henry Hopkins, Plon, 1, p. 32.
35. Journal
du comte Ciano, Cheval Ailé à la date du 16-4-1939.
36. Adolf Hitler,
Discours du 28 avril 1939 au 4 mai 1941, Denoël, Paris,
p. 37.
37. Max Gallo,
L'Italie de Mussolini, Librairie Académique Perrin,
Paris, 1964, p. 375.
38. Archives diplomatiques
italiennes.
40. Signé
par Pierre Laval. La rupture est intervenue à la suite
d'un incident qui avait eu lieu à la Chambre des députés
italienne, en présence de M. François-Poncet, nouvel
ambassadeur de France en Italie, le 30 novembre 1938 les députés
s'étaient levés pendant un discours de Ciano, en
criant « A nous Tunis, Djibouti, la Corse, Nice ! »
A la suite des remontrances de la France. ses relations avec l'Italie
s'étaient envenimées et, finalement, le Duce, non
la France, avait dénoncé ce traité qui prévoyait
un statut spécial des Italiens de Tunis, de Djibouti et
de l'Afrique du Nord; il enregistrait en outre la renonciation
définitive de l'Italie à ses prétentions
sur la Corse et Nice. En dénonçant ce traité,
c'était sur ces dispositions concernant Tunis, Djibouti,
la Corse et Nice que le Duce revenait et c'étaient les
revendications de l'Italie sur ces régions qu'il reprenait.
41. Cf. supra, p. 219.
42. Saül Friedländer,
Pie XII et le Reich, op. cit., p. 34.
43. Mgr Giovanetti,
op. cit., p. 66. La chronologie de l'échec du projet de
Pie XII est rapportée ici d'après Mgr Giovanetti
qui y fut intimement mêlé.
44. Documents
on German Foreign Policy, vol. 1, p. 435, 1939.
45. M. Alexis Léger,
sans doute pas très fler du rôle qu'il a joué
dans cette affaire - c'est lui qui a déconseillé
à MM. Daladier et Bonnet d'accepter l'offre du Pape et,
dans la suite, a toujours durci leur position dans les discussions
internationales - publie, aujourd'hui, sous le nom de Saint John
Perse, des poèmes que, par reconnaissance, tous les bellicistes
du monde encensent. Et il a le Prix Nobel de littérature
!
46. Cf. supra, p. 219.
47. Tél.
de Halifax à Osborne, Ambassadeur d'Angleterre au Vatican,
6-5-1939. Documents on British Foreign Policy, 3e série,
vol. V, p. 435.
48. Mgr Giovanetti,
Le Vatican et la Paix, op. cit., p. 61, et Akten zur
Deutschen Auswärtigen Politik, tél. du 9-5-1939
de Weizsäcker à Bergen (vol. VII).
49. Actes de
Pie XII, Bonne Presse, t. 1, p. 178, et Documents du Saint-Siège
relatifs à la seconde guerre mondiale, Librairia Vaticana,
vol. 1, p. 270 sq.
50. Documentation
catholique, 1945, col. 263 et Documents du Saint-Siège.
51. C'était
bien la preuve que contrairement à ce qu'a écrit
M. Saül Friedländer (cf. supra, p. 223 sq.), Pie XII n'excluait
pas la Russie par hostilité au Bolchevisme.
52. Mussolini qui
a lancé, le même jour, un projet de conférence
à quatre (Angleterre, Italie, France et Allemagne) pour
le 5 septembre, approuvé chaleureusement l'initiative du
Pape.
53. Éditions
de La Table Ronde. Le
texte intégral se trouve sur le site de l'AAARGH.
54. Boris Souvarine,
Staline, Plon, 1935.
* Note de l'AAARGH : après avoir attribué au président américain Wilson la paternité du concept de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, Rassinier se souvient par hasard - mais sans corriger ses affirmations antérieures au sujet de Wilson qu'il est bien antérieur à l'avènement de cet homme politique. Pour un exposé succinct de la question, cf le chapitre VI en deux endroits (1 | 2) et notre note.
55. Lettre à
Kugelmann, 13 mai 1883.
56. Cf. supra.
p. 91 sq.
* Note de l'AAARGH : on retrouve, dans tout cet exposé, l'antirussisme forcené de Rassinier, que nous avons déjà commenté à plusieurs reprises. Pour résumer, ici, quel pays accepte de bon gré la sécession d'une partie de son territoire ? (inutile de rappeler ici la sanglante guerre de sécession qui a détruit le sud des États-Unis au profit exclusif du Nord). Quel pays n'est pas légitimement fondé à protéger ses frontières contre les agresssions extérieures, à plus forte raison lorsque, comme le pacifiste Rassinier le dit lui-même, il cherche à le faire en évitant toute implication dans une guerre ? Rassinier est à ce point entraîné par sa haine de lÕUnion soviétique qu'il en vient à lui reprocher sa politique pacifiste ou pacifique ! Quant aux richesses naturelles que lÕUnion soviétique cherche à se réserver, est-ce un phénomène unique dans le monde ? Rassinier n'évoquait-il pas lui-même plus haut les «intérêts de la City » dans le pétrole roumain ?
57. Voici quelles
étaient ses propositions:
Le colonel Beck ayant refusé, ces propositions n'avaient subi qu'une modification le 30 août: le Corridor serait soumis à plébiscite et, s'il se prononçait pour l'Allemagne, une route et une vole de chemin de fer jouissant de l'exterritorialité allant de Bromberg à Gdynia seraient accordées à la Pologne; s'il se prononçait pour la Pologne, c'était à l'Allemagne qu'une route et une voie de chemin de fer jouissant du même privilège, et allant de Bütov à Dirschaü, c'est-à-dire reliant la Prusse orientale à la Prusse occidentale, seraient accordées.
Le colonel Beck ayant encore refusé, voilà pourquoi on se battit. En admettant que la seconde proposition de Hitler fut discutable (en raison du plébiscite qui pouvait inciter les autres minorités polonaises à revendiquer le même privilège et aboutir à la dislocation de l'état polonais * Note de l'AAARGH : ce qui prouve bien qu'il n'a pas la moindre légitimité...), la première était très raisonnable. Encore faut-il préciser que la seconde, qui relevait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, si elle pouvait être dommageable à cette fiction qu'était la nation polonaise faite d'Allemands, de Slaves, d'Ukrainiens, de Cachoubes, etc., n'avait rien d'antidémocratique ni d'immoral.
* Note de l'AAARGH : si l'on était méchant, on dirait que la tenue d'un tel raisonnement par le chef du gouvernement polonais est bien la preuve qu'il ne doit pas y avoir de Pologne indépendante... Quelle est la dernière fois où la Pologne a gnagé une guerre ? 1431 ?
58. Déclaration
à Dalhérus, Déposition de celui-ci à
Nuremberg. C.R. des débats, t. IX, p. 500.
59. Robert Coulondre,
De Staline à Hitler, p. 299.
60. L'Oeuvre,
27 aoùt 1939, titre sur cinq colonnes.
61. Benoist-Méchin,
Histoire de l'Armée allemande, t. VI, p. 332.
62. Documents
on German Foreign Policy, t. IV, p. 602 sq.
64. Le XVIIIe
Congrès du Parti communiste soviétique, Ed.
Sociales, Paris.
*Note
de l'AAARGH : les négociations que le gouvernement
allemand nazi n'a cessé de mener avec les organisations
juives mondiales, notamment via Eichmann, rendent discutable
cette interprétation ; celle de Coulondre, que Rassinier
évoque ensuite, nous paraît beaucoup plus vraisemblable
même si ce « fin diplomate »
se trompe sur les effets de la nomination de Molotov. Cf, sur
le site de l'AAAARGH, l'exposé complet de ces relations
évidemment passées sous silence, par L.
Brenner, Zionism in the Age of the Dictators, texte intégral.
65. George Bonnet, La Défense de la Paix, t. II, p. 192 sq.
66. Par «agression
indirecte», les Russes entendaient, dans un pays, un coup
d'état perpétré par une fraction hostile
au Communisme et, ils étendaient la définition à
une crise ministérielle qui aurait provoqué un changement
de gouvernement dans le même sens. Une simple crise ministérielle
dans les États baltes leur donnait donc le droit de prétendre
qu'il s'agissait «d'une agression indirecte» et d'intervenir
avec l'approbation de l'Angleterre et de la France. Autrement
dit, à l'Est de l'Europe, on n'avait pas le droit de ne
pas être communiste.
67. Confidence de M. Joseph Kennedy à M. James
Forrestal, ancien secrétaire d'État à la
Défense des E.U. (The Forrestal Diaries, New York,
1951, p. 121). [Note
de l'AAARGH: Nous publions les extraits du Journal
de Forrestal cités
par Rassinier et d'autres auteurs et nous vous encourageons vivement
à en prendre connaissance: c'est édifiant. Nous avons notamment le passage cité
ici.]
68. Akten zur Deutsclien
Auswärtigen Politik, vol. VII, et Documents relatifs
aux relations germano-soviétiques publiés chez Plon
à Paris par le Département d'État.
69. Colonel Beck,
Dernier Rapport, p. 322
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