AAARGH

| Accueil général | Accueil Vieille Taupe | Table des matières AHR |

***************

ANNALES

D'HISTOIRE REVISIONNISTE

Historiographie et Société

Les Annales paraissent en quatre livraisons trimestrielles chaque année

Directeur de publication : Pierre GUILLAUME
ISSN : 0980 1391
*************

B.P. 98, 75224 PARIS cedex 05

*************

LE MYTHE de l'extermination des juifs

par Carlo Mattogno

****

DEUXIEME PARTIE

| 1 | 2 |

Dans le rapport du Gouvernement polonais en exil à Londres, daté du 10 décembre 1942, on lit entre autres choses :

« Au début, on fusillait ; toutefois, il a été rapporté que, par la suite, les Allemands appliquèrent de nouvelles méthodes, telles que le gaz toxique, à l'aide duquel la population juive fut exterminée à Chelm, ou l'électrocution, pour laquelle fut organisé un camp à Belzec où, au cours des mois de mars et avril 1942, les juifs des provinces de Lublin, Lwow et Kielce furent exterminés par dizaines de milliers 1. »

Cette histoire fut répétée le 19 décembre 1942 dans une déclaration de l'Inter-Allied Information Committee :

L'on ne dispose pas de données réelles sur le sort des déportés, mais des nouvelles sont disponibles - des nouvelles irréfutables - selon lesquelles des lieux d'exécution à Chelm et à Belzec ont été organisés, où ceux qui ne sont pas fusillés sont tués en masse par électrocution et par usage de gaz mortels 2.

[84]

Un rapport du 1er novembre 1943 décrit ainsi l' « enfer de Belzec » (Die Hölle von Belzec) :

« Aux juifs qui étaient envoyés à Belzec, on ordonnait de se déshabiller comme pour prendre un bain. Ils étaient effectivement conduits dans une installation de bains qui pouvait contenir plusieurs centaines de personnes. Mais là ils étaient tués en foule par le courant électrique 3. »

En 1944, le mythe s'enrichit : une nouvelle version est élaborée qui associe les thèmes de l'eau et de la plaque métallique.

Le 12 février 1944, le New York Times publia le récit suivant d'un « jeune juif polonais » relatif à l'« usine des exécutions » de « Beljec » (orthographe du journal) :

« Les juifs étaient poussés nus sur une plateforme métallique fonctionnant comme un élévateur hydraulique qui les descendait dans une énorme cuve pleine d'eau jusqu'au cou des victimes, a-t-il déclaré. Ils étaient électrocutés par le courant conduit par l'eau. L'élévateur soulève ensuite les corps jusqu'à un crématoire qui se trouve en haut, a dit le jeune homme. »

La source de ce récit provient d'« individus qui se sont enfuis après avoir été réellement à l'intérieur de l'usine » ; elle provient donc de « témoins oculaires »4.

Cette nouvelle forme du mythe fut reprise en 1945 par Stefan Szende. Les convois de juifs « entraient par un tunnel dans les locaux souterrains du lieu d'exécution ». La technique d'« extermination » décrite par Szende relève pour le moins de la science-fiction :

« Les juifs nus étaient conduits dans des salles gigantesques. Ces salles pouvaient contenir plusieurs milliers d'hommes à la fois. Elles n'avaient pas de fenêtres, étaient en métal et leur sol était escamotable.
Le sol de ces salles avec des milliers de juifs descendait dans une citerne pleine d'eau qui se trouvait dessous, d'une façon telle cependant que les hommes sur la plaque métallique n'étaient pas complètement immergés. Lorsque tous les juifs sur la plaque métallique avaient déjà de l'eau jusqu'aux hanches, on faisait passer dans cette eau du courant à haute tension. Après quelques instants, tous les juifs, des milliers à la fois, étaient morts.
[85]
Le sol de métal de soulevait ensuite hors de l'eau. Les cadavres des suppliciés le jonchaient. On branchait une autre ligne électrique et la plaque métallique se transformait en un cercueil crématoire (Krematoriumssarg) incandescent, jusqu'à ce que tous les cadavres fussent incinérés.
De puissantes grues soulevaient alors le gigantesque cercueil crématoire et évacuaient les cendres. De grosses cheminées d'usine évacuaient la fumée. La procédure était accomplie 5. »

Une autre variante du mythe mentionne un « four électrique » (!) comme instrument d'« extermination » :

« Puis, ils pénètrent dans une troisième baraque qui contient un four électrique (einen elektrischen Ofen). C'est dans cette baraque qu'ont lieu les exécutions 6. »

En 1945, la première version du mythe s'éleva au rang de vérité officielle en ce qui concerne le « camp d'extermination » de Belzec. Elle fut acceptée dans le rapport du gouvernement polonais et lue par le représentant soviétique de l'accusation, L.N. Smirnov, à l'audience du 19 février 1946 du procès de Nuremberg :

« Dans le même rapport, au dernier chapitre, à la page 136 du livre des documents, nous trouvons une déclaration sur le fait que le camp de Beldjitze 7 fut construit en 1940 ; toutefois, les équipements électriques spéciaux pour l'extermination massive d'hommes furent installés en 1942. Sous prétexte de leur faire prendre un bain, les gens étaient contraints de se dévêtir complètement et poussés dans un édifice dont le sol était électrifié (mit elektrischem Strom geladen) ; là, ils étaient tués 8. »

Le mythe de l'« extermination » des juifs à Belzec par le courant électrique n'a pas été le seul à circuler au cours de la seconde guerre mondiale.

[86]

Le « témoin oculaire » Jan Karski, qui prétend avoir visité ce camp en uniforme de garde estonien, décrit un procédé d'« extermination » quelque peu singulier : les juifs étaient chargés sur des wagons recouverts de chaux vive.

« Lorsque le chargement était complet, le train partait et atteignait une zone déserte à 80 milles de Belzec, où il restait fermé jusqu'à ce que tous les juifs fussent morts par l'action corrosive de la chaux et par étouffement 9. »

En dépit des « témoignages oculaires » détaillés auxquels nous nous sommes référés, le mythe des « chambres à gaz » à monoxyde de carbone s'est également imposé définitivement comme vérité officielle pour Belzec. Ce mythe, qui a reçu la sanction officielle de la Commission d'enquête sur les crimes allemands en Pologne 10, apparaît brusquement en 1946 dans le recueil Dokumenty i materialy 11.

La nouvelle version s'appuie sur le « témoignage oculaire » de Rudolf Reder 12, témoignage qui est en grande partie un plagiat du fameux rapport Gerstein 13.

Le « témoignage oculaire » de Kurt Gerstein, SS [87] Obersturmführer, sur le « camp d'extermination » de Belzec, est un cas typique de l'absence d'esprit critique et de la mauvaise foi des historiens officiels lorsqu'ils choisissent leurs « preuves ».

Dans notre étude Il rapporto Gerstein. Anatomia di un falso, nous avons signalé 103 absurdités, contradictions internes et externes, falsifications historiques, contradictions par rapport à l'historiographie officielle, exagérations hyperboliques et invraisemblances qui font qu'on ne peut accorder le moindre crédit à ce « témoignage oculaire ».

Mais cela ne trouble nullement les historiens officiels qui déclarent presque unanimement :

« La véracité du rapport Gerstein ne fait aujourd'hui aucun doute 14. »

La vraisemblance objective de tous les détails essentiels du rapport est hors de question 15.

Les historiens officiels justifient les faux témoignages - qu'ils reconnaissent eux-mêmes comme tels - sur Treblinka, Sobibor et Belzec, en soutenant que, pendant la guerre, on avait une connaissance précise uniquement de l'existence de l'« extermination », mais non de ses modalités concrètes et techniques. Pierre Vidal-Naquet écrit à ce sujet :

« Dans le flot d'informations qui provenait des territoires occupés, il y avait du vrai, du moins vrai et du faux. Sur le sens général de ce qui était en train de se passer, il n'existait aucun doute ; quant aux modalités, il y avait souvent matière à hésiter entre l'une et l'autre version. »

Il admet qu'il y eut aussi « les fantaisies et les mythes », mais déclare que ceux-ci n'ont pas existé par [88] eux-mêmes, mais plutôt « comme une ombre portée de la réalité, comme un prolongement de la réalité »16.

Cette argumentation est une excellente application du principe méthodologique : « la conclusion précède les preuves », que Pierre Vidal-Naquet attribue à l'historiographie révisionniste 17.

En effet, pour reprendre mutatis mutandis la question de Robert Faurisson, pourquoi les « témoignages oculaires » relatifs aux « chambres à vapeur » de Treblinka, au « chlore » et aux « caves » de Sobibor et à l' « extermination » des juifs à Belzec par le courant électrique ou par les trains de la mort sont-ils subitement tenus pour faux, tandis que les « témoignages oculaires » relatifs aux « chambres à gaz » sont considérés comme vrais *?

Il est important de souligner que l'on a affaire ici à des « témoignages oculaires » rigoureusement équivalents quant à leur crédibilité (ou, plus exactement, à leur incrédibilité) et complètement contradictoires quant à leur contenu, de sorte que c'est seulement lorsqu'on admet a priori l'existence des « chambres à gaz » - la conclusion précède les preuves ! - que l'on peut parler de « fantaisies » et de « mythes » qui sont « comme une ombre portée de la réalité ».

Du reste, pour reprendre la mesure de cette « réalité », il suffit d'étudier la genèse du mythe des « chambres à gaz » d'Auschwitz.

Ce mythe s'est imposé très tard car, et c'est surprenant, « le plus grand de tous les lieux de supplice, l'usine de la mort d'Auschwitz-Birkenau, réussit à garder son secret jusqu'à l'été 1944 »18.

En juillet 1944, en effet, circulèrent les rapports de deux juifs slovaques évadés d'Auschwitz le 7 avril 19 (Alfred Wetzler et Rudolf Vrba), rapports qui furent publiés aux Etats-Unis par le War Refugee Board en novembre de la [89] même année avec deux autres rapports 20, l'un des deux juifs qui s'échappèrent d'Auschwitz le 27 mai (Czeslaw Mordowicz et Arnost Rosin), l'autre d'un « commandant polonais » qui n'est pas autrement identifié.

Le plus important de ces prétendus « procès-verbaux d'Auschwitz », celui d'Alfred Wetzler, est visiblement faux : celui-ci présente, en effet, un plan et une description des crématoires I et Il (Il et III selon la numérotation officielle) de Birkenau complètement inventés, comme on s'en aperçoit par la simple comparaison avec le plan original. Il déclare en effet que, dans la « chambre des fours » (furnace room), il y avait « neuf fours ayant chacun quatre ouvertures » (nine furnaces, each having four openings) rassemblés « autour » (around) d'une haute cheminée, ce qui est faux aussi bien en ce qui concerne le nombre que la disposition des fours, puisque, dans les crématoires Il et III, il y avait en fait cinq fours à trois ouvertures disposés longitudinalement l'un à côté de l'autre 21.

La « chambre à gaz » (gas chamber) se trouvait, selon lui, en surface car, raconte Wetzler, les SS chargés d'y introduire le gaz « grimpent sur le toit » (climb on the roof), ce qui est tout aussi faux, puisque le « Leichenkeller 1 » (chambre mortuaire 1), la prétendue « chambre à gaz », était en fait souterraine 22.

En outre, toujours selon lui, « un chemin » (a track) conduisait « de la chambre à gaz vers la chambre des fours » (from the gas chamber towards the furnace room23, ce qui est encore faux vu que la salle des fours se trouvait en surface 24.

Mais cela n'empêche pas les historiens officiels de proposer ce rapport comme s'il était vrai.

[90]

Le cas de Georges Wellers est typique car celui-ci utilise maladroitement la fausse description d'Alfred Wetzler dans deux ouvrages où est reproduit le vrai plan original du crématoire Il de Birkenau 25. Mais ce n'est pas tout. Il tente péniblement de minimiser les très graves contradictions existant dans le rapport du « témoin oculaire » Alfred Wetzler en écrivant :

« Que quelques témoins aient commis des erreurs de détail dans leurs diverses descriptions est compréhensible. C'est ainsi que Wetzler parle de trois ouvertures dans le plafond de la chambre à gaz : en fait, il y en avait quatre 26. »

Et c'est tout. On peut déduire de là que certains historiens exterminationnistes ne pèchent pas par un excès de scrupule dans leur lecture des textes.

Avant de recevoir sa codification officielle dans les « confessions » de Rudolf Höss, le mythe des « chambres à gaz » d'Auschwitz a cependant connu d'autres vicissitudes en ce qui concerne le lieu, la technique et la période de l'« extermination ».

Au procès de Nuremberg, au cours de l'audience du 8 août 1946, le Sturmbannführer de la SS Georg Konrad Morgen décrivit, avec abondance de détails, les installations du « camp d'extermination de Monowitz » (Vernichtungslager Monowitz) :

« Puis les camions partaient. Ils n'allaient pas au camp de concentration d'Auschwitz, mais dans une autre direction, au camp d'extermination de Monowitz, qui était à une distance de quelques kilomètres. Ce camp d'extermination était composé d'une série de crématoires. Ces crématoires n'étaient pas reconnaissables comme tels de l'extérieur. On pouvait les confondre avec de grandes installations de bains. Même les détenus le savaient. Ces crématoires étaient entourés par une clôture de fil de fer barbelé et étaient surveillés à l'intérieur par les groupes de travail juifs évoqués plus haut. »

[91]

Et encore :

« Le camp d'extermination de Monowitz était éloigné du camp de concentration. Il se trouvait dans une vaste zone industrielle et n'était pas reconnaissable comme tel. Partout à l'horizon des cheminées fumaient. Le camp lui-même était surveillé à l'extérieur par un détachement spécial d'hommes de la Baltique, estoniens, lituaniens et d'Ukrainiens. Tout le déroulement technique était presque exclusivement entre les mains des détenus eux-mêmes qui en étaient chargés et qui n'étaient que de temps à autre surveillés par un Unterführer. L'exécution proprement dite était accomplie par un autre Unterführer qui libérait des gaz dans ce local 27. »

En réalité, le camp de Monowitz, de même que les trente-neuf camps extérieurs d'Auschwitz, n'a jamais possédé de « chambre à gaz »28.

En ce qui concerne la technique d'« extermination », un rapport du 18 avril 1943 mentionnait les méthodes suivantes d'assassinat, en plus des « chambres à gaz » et des exécutions par les armes :

[...]
« b) Chambres électriques : ces chambres possédaient des parois métalliques ; les victimes étaient amenées à l'intérieur, puis on branchait la haute tension ;
c) Le système du prétendu marteau pneumatique (Hammerluft system) ; il s'agissait de chambres spéciales dans lesquelles le "marteau" descendait du plafond et où les victimes étaient tuées au moyen d'une installation spéciale sous une haute pression d'air 29. »

Ainsi que le commente Martin Gilbert, ces deux méthodes étaient de la « pure fantaisie »30.

En 1945, la version des « gazages » au moyen de douches factices s'affirma auprès des faux témoins les plus naïfs, qui répercutèrent cette version.

Au procès de Belsen, la doctoresse Ada Bimko décrivit les vaporisateurs (sprays), les deux « tuyaux » (pipes) et les deux « énormes récipients métalliques contenant le gaz » (huge metal containers containing gas) de la « cham[92]bre à gaz » de Birkenau que ce « témoin oculaire » prétendait avoir personnellement visitée 31.

De quelle manière ces faux témoins imaginaient que des « gazages » avaient lieu, on le voit clairement d'après le récit suivant de Sofia Schafranov à qui un détenu du Sonderkommando aurait raconté ce qui suit :

« On simulait une douche et aux victimes, alors pourtant qu'elles savaient désormais de quel genre de douche il s'agissait, on donnait même des serviettes et un morceau de savon ; après quoi, on les faisait se dévêtir et on les poussait dans des chambres basses en ciment, hermétiquement closes. Au plafond étaient fixés des robinets d'où sortait un gaz toxique à la place de l'eau 32. »

Cette histoire fut répétée au procès Degesch de 1949 un témoin avait entendu dire qu' « à Birkenau, le gaz était introduit dans des locaux par des douches factices ». Mais aussi bien le docteur Heli, inventeur du Zyklon B, que le docteur Ra 33, physicien, déclarèrent que la technique de « gazage » décrite était impossible, si bien que le tribunal rejeta comme fausse l'histoire en question :

Le Tribunal ne doute pas de l'inexactitude de l'hypothèse selon laquelle le gaz était tiré de la boîte de Zyklon à l'aide d'une canule et introduit dans les chambres à gaz, de sorte qu'il n'est plus nécessaire de faire l'expérience demandée par l'un des accusés 34.

Mais cela n'empêcha pas Vincenzo et Luigi Pappalettera de donner le commentaire suivant - évidemment inspiré par ce qui avait été soutenu à Nuremberg 35 - à la photographie de la « chambre à gaz » de Mauthausen :

[93]

« Aux douches, les prisonniers étaient inondés, non par de l'eau, mais par du gaz meurtrier qui jaillissait des petits trous 36. »

Mélangeant ce mythe avec ceux relatifs à Sobibor et à Belzec, Leo Laptos, qui avait travaillé comme pharmacien à Birkenau, a raconté que les chambres à gaz étaient équipées comme des salles de bains où les gens allaient sous prétexte de prendre une douche, mais qu'au lieu de l'eau c'était du gaz qui sortait des conduites et que le sol basculait, si bien que les cadavres tombaient sur un tapis roulant qui les transportait dans le crématoire 37.

Non moins fantaisiste fut, au procès Degesch, le récit d'un ancien détenu d'Auschwitz d'après lequel un gaz, appelé par les détenus Faulgas (gaz de putréfaction) était recueilli (gesammelt) par un Faulkommando dans les zones marécageuses et était utilisé à Birkenau pour les « exterminations »38.

Enfin, au sujet de la période de l'« extermination », le docteur Reszö Kastner rapporta un message de Bratislava d'après lequel « les SS étaient sur le point de réparer et de remettre à neuf les chambres à gaz et les crématoires d'Auschwitz qui étaient hors d'usage depuis l'automne 1943 » (die seit dem Herbst 1943 ausser Gebrauch waren39. Dans une déclaration faite sous serment en 1945, il précisa :

« Un communiqué disait qu'à Oswiecim on travaillait fébrilement au réaménagement des chambres à gaz et des crématoires qui n'étaient plus en fonction depuis plusieurs mois (die monatelang nicht in Betrieb waren40, tandis que l'historiographie officielle ne signale, pendant la période en question, aucun arrêt de l'activité des [94] "chambres à gaz" et des fours crématoires 41 et c'est pourquoi, dans l'édition du rapport Kastner de 1961, le passage susmentionné a été supprimé 42 ! »

Encore plus instructive est l'étude du développement du mythe des « chambres à gaz » d'Auschwitz, dont la forme actuelle dérive de l' « expertise technique » sur le « camp d'extermination » effectuée par les Soviétiques en février-mars 1945.

La Commission extraordinaire d'enquête sur les crimes allemands à Auschwitz a « établi » que plus de quatre millions de personnes ont été assassinées dans ce camp 43, chiffre qui « fait rire », selon Reitlinger 44. La façon dont la Commission soviétique est parvenue à cette conclusion fait rire plus encore. Elle déclare :

« Dans le crématoire n· 1, qui exista pendant 24 mois, on pouvait brûler 9.000 cadavres par mois, ce qui donne un total de 216.000 pour toute la durée de son existence. Les chiffres correspondants (des autres crématoires) sont :
- crématoire n· 2, 19 mois, 90.000 cadavres par mois, total 1.710.000 ;
crématoire n· 3, 18 mois, 90.000 cadavres par mois, total : 1.620.000 ;
[95]
- crématoire n· 4, 17 mois, 45.000 cadavres par mois, total : 765.000 ;
- crématoire n· 5, 18 mois, 45.000 cadavres par mois (total : 810.000).
La capacité totale des cinq crématoires était de 279.000 cadavres par mois, pour un total de 5.121.000 cadavres pour toute la durée de leur existence. »

Etant donné, d'une part, que les Allemands brûlèrent un grand nombre de cadavres sur des bûchers, de l'autre, que les crématoires ne fonctionnaient pas toujours à plein régime, la « Commission technique » soviétique a « établi » à quatre millions justement le chiffre des « assassinés »45 !

Ce calcul est faux ne serait-ce que pour la raison que la capacité maximale de crémation de 270.000 cadavres par mois pour les quatre crématoires de Birkenau, soit 9.000 par jour, est neuf fois supérieure à la capacité réelle 46.

La « Commission technique » soviétique a de plus « établi » que, dans les « chambres à gaz » d'Auschwitz, le gaz « Zyklon A » avait été employé, alors que celui-ci n'était plus en usage depuis les années 20 47.

On voit clairement avec le cas de Katyn quelle valeur on peut accorder aux conclusions des différentes « commissions d'enquête » soviétiques : la Commission spéciale qui a enquêté sur le massacre de Katyn - commis par les Russes comme chacun sait - a « établi », sur la base de « plus de cent témoins », d'« expertises médico-légales » [96] et de « documents et éléments de preuve », que les responsables de la tuerie avaient été les Allemands 48.

La Commission d'enquête sur les crimes allemands en Pologne a, dans un premier temps, comme nous l'avons montré, « établi » que les juifs étaient tués à Treblinka dans des « chambres à vapeur » et à Belzec à l'aide du courant électrique, puis a « établi » qu'ils étaient empoisonnés dans des « chambres à gaz » à oxyde de carbone, ce qui est déjà amplement suffisant pour apprécier le sérieux de ladite Commission.

Au sujet du camp d'Auschwitz, elle a « établi » que la capacité d'incinération des quatre crématoires de Birkenau était de 12.000 cadavres en 24 heures 49, ce qui est matériellement impossible.

Jan Sehn, juge d'instruction et membre de la « Commission générale d'enquête sur les crimes hitlériens en Pologne », la réduit à 8.000 50. Ce chiffre a été repris dans une publication de 1979 du musée d'Auschwitz 51, bien qu'une autre publication de 1961 du même musée mentionne un document allemand qui ferait apparaître une capacité maximale de 4.416 cadavres 52.

Au comble de la spéculation sur les chiffres, Jan Sehn ne craint pas de déclarer :

« Les documents très détaillés recueillis par la Commission extraordinaire nationale soviétique ainsi que par la Commission générale d'enquête sur les crimes hitlériens en Pologne prouvent que le « rendement » des chambres à gaz de Brzezinka (Birkenau) était à près de 60.000 Personnes par 24 heures 53. »

[97]

Eugen Kogon se contente plus modestement d'un rendement maximum de 34.000 personnes 54.

A partir de 1945, on assiste à une prolifération de « témoignages oculaires » sur les « chambres à gaz » d'Auschwitz ; c'est ce que G. Wellers appelle une « abondance de preuves »55.

Examinons brièvement quelle est la valeur de ces « preuves ».

A propos de l'activité des crématoires de Birkenau - cinq selon Ada Bimko 56, six selon Robert Lévy 57, huit selon Marie-Claude Vaillant-Couturier 58 - voici ce qu'on lit dans les Aufzeichnungen (Notes) que Rudolf Höss aurait rédigées à Cracovie :

Au bout d'un temps très court, le crématoire III (IV) fut hors d'usage et on ne l'utilisa plus jamais depuis 59.

Pery Broad dit exactement le contraire

Les quatre crématoires marchaient à toute vapeur. Mais bientôt, à la suite d'un surchargement continu, les fours restèrent en panne, et seul le crématoire III (IV) fumait encore 60.

Dov Paisikovic, qui affirme avoir fait partie du « Sonderkommando » « de mai 1944 jusqu'à l'évacuation, en janvier 1945 », les contredit tous les deux :

Les crématoires étaient si solidement construits que pendant tout ce temps je n'eus connaissance d'aucune défaillance de fours ni de crématoires tout entiers 61.

Ces « témoins oculaires » sont à leur tour contredits [98] par la Commission polonaise d'enquête sur les crimes allemands en Pologne, qui déclare qu'en août 1944

les crématoires furent fermés (were closed) et à partir de ce moment les cadavres furent brûlés seulement (only) dans des fosses 62.

En contradiction avec tous ces « témoignages », le Kalendarium der Ereignisse im Konzentrationslager Auschwitz-Birkenau ne signale pas la moindre panne dans le fonctionnement des quatre crématoires de Birkenau jusqu'au 7 octobre 1944 lorsque, à cause de la révolte du « Sonderkommando », le crématoire IV fut incendié 63

.

Au sujet des crématoires II et III de Birkenau, Alfred Wetzler déclare qu'ils avaient 36 fours, dont chacun pouvait « recevoir trois cadavres normaux à la fois » lesquels mettaient « une heure et demie » pour être « complètement consumés ». Cela représentait « une capacité quotidienne d'environ 2.000 corps » pour chaque crématoire 64.

Pour Dov Paisikovic, les fours étaient au nombre de 15 et « les cadavres mettaient environ quatre minutes (sic !) à se consumer », de sorte qu'ils avaient une capacité de crémation de 6.000 cadavres en 24 heures 65.

Miklos Nyiszli affirme que les cadavres étaient mis « par trois » dans chacun des 15 fours et « incinérés en vingt minutes », ce qui signifiait « l'incinération quotidienne de cinq mille personnes »66.

Le docteur Bendel soutient qu'il y avait 16 fours, mais avec une capacité de crémation « d'environ deux mille cadavres par 24 heures »67.

A Rudolf Höss, on a fait « confesser » tout d'abord que les crématoires en question avaient 10 fours qui pouvaient incinérer 4.000 cadavres en 24 heures, puis, qu'ils [99] avaient 15 fours lesquels « pouvaient incinérer en vingtquatre heures environ deux mille cadavres »68.

Les « chambres à gaz » des crématoires II et III - qu'Alfred Wetzler situe en surface, les autres sous terre - avaient une longueur de 10 mètres pour le docteur Bendel 69 et de 200 mètres pour Nyiszli 70.

En ce qui concerne les chiffres des victimes d'Auschwitz proposés par les divers « témoins », G. Wellers écrit qu'ils « varient entre 8 millions et 1 million et demi, c'està-dire dans la proportion de 5,3 à 1 »71.

Comme on le voit déjà par cet examen nécessairement sommaire, il y a bel et bien « abondance de preuves », mais il se trouve que ces preuves-là sont fausses et contradictoires.

Il existe aussi des preuves objectives non moins embarrassantes pour l'historiographie exterminationniste.

Les « procès-verbaux d'Auschwitz » (voy. ci-dessus) étaient parvenus au War Refugee Board en juin 1944 72.

Dès le 4 avril, des avions américains avaient survolé et photographié le camp d'Auschwitz. Au cours de la mission du 26 juin, le complexe industriel IG-Farben, Auschwitz et Birkenau furent photographiés. Durant la mission du 25 août 1944, des photographies furent prises qui montrent clairement le camp d'Auschwitz et les crématoires II et III de Birkenau.

Lorsque, le 13 septembre 1944, les Américains effectuèrent un raid aérien contre le complexe IG-Farben, ils connaissaient donc bien le camp d'Auschwitz-Birkenau.

A cette occasion deux bombes tombèrent accidentellement sur Birkenau, l'une d'entre elles touchant les voies de raccordement qui conduisaient aux crématoires 73.

[100]

Quelle meilleure occasion pour détruire la tristement célèbre « usine de la mort » de Birkenau ?

Et pourtant rien de tel ne se produisit. Pourquoi Auschwitz ne fut-il donc pas bombardé ? La seule réponse à cette « inquiétante question »74 peut être la suivante : l'analyse des photographies aériennes d'Auschwitz-Birkenau avait démontré que ce camp ne dissimulait aucun terrible « secret » et que, par conséquent, les crématoires n'avaient pas été jugés. dignes ne fût-ce que d'une bombe.

Ce n'est pas par hasard si les photographies susdites 75 n'ont été publiées qu'en 1979 ( !) et avec des légendes de la CIA ad usum Delphini.

En effet, non seulement elles ne démontrent pas l'existence effective des procédés d'« extermination » à Auschwitz, mais elles en démentent catégoriquement un aspect essentiel, celui des fosses de crémation.

L'origine de ce mythe, repris ultérieurement par divers « témoins oculaires » avec des contradictions qui ne sont pas sans importance, peut en effet être attribuée précisément aux « procès-verbaux d'Auschwitz ».

On lit en particulier, dans le rapport rédigé par Mordowicz et Rosin, qu'en mai 1944, durant l'afflux des juifs hongrois, et comme les crématoires ne parvenaient pas à incinérer tous les cadavres des « gazés », de grandes fosses de 30 mètres de long et de 15 mètres de large, où les cadavres étaient brûlés jour et nuit, furent creusées dans le « Birkenwald », c'est-à-dire dans le bois de bouleaux, voisin de Birkenau 76.

Selon le « témoin oculaire » Miklos Nyiszli, des deux fosses de crémation longues de 50 mètres et larges de 6 qui se trouvaient dans un bois de bouleaux à 500 - 600 mètres du crématoire V, s'élevait une « épaisse colonne de fumée tourbillonnante » qui était visible « de chaque point du KZ » et « à chaque heure du jour et de la nuit ».

[101]

Nyiszli déclare que « durant la journée cette fumée couvrait en épais nuages le ciel de Birkenau »77

.

Plus fort encore, Pery Broad soutient que

aux alentours de Birkenau il y avait à peu près 10 grands centres d'incinération où l'on brûlait sur des bûchers de 200 à 1.000 hommes à la fois. La lueur de ces centres de feu était encore visible dans un rayon d'au moins 30 kilomètres 78.

Les fosses de crémation, situées exclusivement au début dans le « Birkenwald » par les « témoins oculaires », se déplacèrent ensuite mystérieusement dans la cour du crématoire V.

La Commission d'enquête sur les crimes allemands en Pologne « établit » en effet qu'entre mai et août 1944 :

six énormes fosses furent creusées derrière le crématoire V ; les anciens fours furent rouverts près de l'installation de gazage dans le bois et les cadavres y furent incinérés sans interruption. Lorsque les opérations marchaient à plein rendement, en août 1944, le nombre des cadavres brûlés atteignit les 24.000 par jour 79.

Pery Broad, selon qui, pendant cette période, « seul le crématoire III (IV) fumait encore », situe justement les fours de crémation « dans l'arrière-cour du crématoire » IV 80.

En conclusion, entre mai et août 1944, Birkenau était prétendument un enfer de feu dont les flammes dévoraient jusqu'à 25.000 cadavres par jour et dont la fumée couvrait d'épais nuages le ciel du camp.

Or, les photographies aériennes du 26 juin et du 25 août 1944 ne révèlent absolument pas la présence de ces énormes fosses de crémation ; de plus, elles ne présentent pas la moindre trace de fumée, non seulement des fanto[102]matiques bûchers mais également des cheminées des crématoires.

La source la plus importante de la « vérité » officielle sur Auschwitz est notoirement constituée par les « confessions » de Rudolf Höss, dont la véracité est acceptée sans esprit critique et de manière dogmatique par tous les historiens officiels.

Dans son « autobiographie », il écrit au sujet de son premier interrogatoire par les Anglais :

Mon premier interrogatoire se déroula sous arguments frappants. Je ne sais pas ce que contenait la déposition, bien que je l'aie signée. Mais l'alcool et le fouet furent trop, même pour moi 81.

Martin Broszat prévient en note :

«Il s'agit d'un procès-verbal de 8 pages dactylographiées que Höss signa le 14.3.1946 à 2 h 30 (document de Nuremberg NO-1210). En ce qui concerne le contenu, il ne diffère sensiblement en aucun point de ce que Höss déclara ou écrivit à Nuremberg ou à Cracovie 82

La première « confession » de Rudolf Höss, celle qui a servi de modèle à toutes les autres, a donc été inventée par les enquêteurs anglais.

Pour s'en convaincre sans l'ombre d'un doute il suffit de jeter un rapide coup d'oeil sur le document en question.

Höss « confesse » avoir été convoqué à Berlin en juin 1941 par Himmler, lequel lui fit savoir que le Führer avait ordonné « la solution finale de la question juive en Europe », c'est-à-dire « l'extermination totale de tous les juifs d'Europe », comme on lui a fait « avouer » dans la [103] déclaration faite sous serment du 5 avril 1946 83 - ce qui non seulement est faux, puisque la « solution finale », comme nous l'avons vu, désignait à cette époque l'émigration des juifs européens à Madagascar, mais contredit également chronologiquement l'élément charnière de l'historiographie officielle, comme le relève avec un grand embarras Gerald Reitlinger, lequel élimine la contradiction en différant d'autorité d'un an la date de la prétendue convocation de Höss et du prétendu ordre du Führer 84.

En juin 1941, continue la « confession » de Höss, il existait trois camps d'extermination dans le gouvernement général : Wolzek, Belzec et Tublinka (sic). Mais le premier n'a jamais existé, tandis que le second et le troisième (Treblinka) entrèrent respectivement en service - selon l'historiographie officielle - en mars et en juillet 1942 85. Höss confesse aussi avoir visité le camp de Treblinka au printemps 1942 et y avoir assisté à un processus de gazage, ce qui est de toute façon impossible car la construction du camp débuta le 1er juin, tandis que le premier gazage y aurait été effectué le 23 juillet 1942 86.

Dans la déclaration sous serment du 5 avril 1946 cette prétendue visite a lieu en 1941, lorsque le camp de Treblinka n'existait pas encore.

Mais ce n'est pas tout. Le commandant du camp rapporta à Höss qu'au cours du semestre précédent il avait « gazé » 80 000 personnes, ce qui signifie que les « gazages » avaient commencé pendant l'automne 1941, c'est-à-dire plusieurs mois avant que le camp n'ait été construit !

Selon PS-3868, le commandant de Treblinka « devait s'occuper principalement de la liquidation de tous les juifs du ghetto de Varsovie », or la déportation à Treblinka de ces juifs ne commença que le 22 juillet 1942.

Les enquêteurs anglais, qui avaient une connaissance [104] très approximative même en ce qui concerne Auschwitz, ont fait « avouer » à Höss que les deux premiers crématoires de Birkenau furent achevés en 1942, ce qui est faux 87, avaient chacun cinq fours doubles, ce qui est pareillement faux 88 et pouvaient incinérer 2.000 cadavres en 12 heures, ce qui est également faux 89 ; que les deux autres crématoires furent achevés six mois après, ce qui est faux 90 et possédaient chacun quatre fours, ce qui est encore faux 91.

A Auschwitz, trois millions de personnes, lui fait-on dire, furent assassinées, dont deux millions et demi dans les « chambres à gaz »92. Mais dans son « autobiographie » de Cracovie, Rudolf Höss « confesse » :

«Je considère de toute façon que le chiffre de deux millions et demi est excessif. Même à Auschwitz les possibilités d'extermination étaient limitées 93

Par la suite, devant le Tribunal suprême polonais, il réduisit le chiffre à 1.135.000 94.

Dans les déclarations sous la foi du serment du 5 avril et du 20 mai 1946 95, Höss répète la « confession » du document NO-1210, en précisant qu'un demi-million de personnes moururent de faim et de maladie, chiffre qui [105] dépasse largement le total des détenus immatriculés 96. Les enquêteurs anglais ont finalement déplacé jusqu'en mars 1945 l'ordre fantomatique de Himmler qui aurait décrété la fin des « gazages »97, ce qui est en contradiction avec les données pareillement contradictoires de l'historiographie officielle.

Extradé en Pologne, Rudolf Höss a continué à faire le même genre de « confessions ».

Les Polonais ont revu et corrigé (sur la base des documents saisis au camp d'Auschwitz) la « confession » du 14 mars 1946 rédigée par les enquêteurs anglais, en la développant dans l'« autobiographie » proprement dite et dans l'annexe intitulée « Solution finale  », qui constituent la source essentielle de la « vérité » officielle sur Auschwitz.

Il n'est que trop facile d'imaginer de quelle manière ces « confessions » ont été extorquées à Rudolf Höss : il suffit de penser aux méthodes des grands procès de Moscou pour contraindre les accusés à faire la « confession » désirée.

Le climat de la guerre froide s'installant, les Polonais ont permis à Höss de décrire le traitement que la justice « bourgeoise » lui avait fait subir :

«Au bout de quelques jours, je fus conduit à Minden-sur-la-Weser, centre des interrogatoires de la zone anglaise. Là, j'ai subi un traitement encore plus brutal de la part du procureur militaire, un commandant anglais. Le régime de la prison où je me vis enfermé correspondait à son attitude. Au bout de trois semaines, je fus brusquement conduit chez le coiffeur qui me rasa et me coupa les cheveux ; on m'autorisa aussi à me laver. Depuis mon arrestation, c'était la première fois qu'on m'enlevait mes menottes.»

De Minden, Höss fut conduit à Nuremberg :

«Les conditions de mon séjour étaient excellentes sous tous les rapports ; Nous disposions d'une grande bibliothèque et je pouvais employer tout mon temps à lire. Mais les interrogatoires étaient vraiment très pénibles : on ne m'infligeait pas de sévices, mais la pression morale était très dure à supporter. Je ne puis en vouloir à mes juges : [106] ils étaient tous juifs. Ce sont ces juifs désireux de tout savoir qui m'ont psychologiquement disséqué. Ils ne laissaient subsister aucun doute sur le sort qui nous attendait 98

Il est facile d'imaginer en quoi consistèrent les pressions psychologiques exercées sur Rudolf Höss. Voici un exemple tiré du vaste répertoire des grands procès de Moscou :

«Les otages servent à alimenter l'essentiel des tortures morales. En voici une, par exemple, très simple, et qui restera invisible pour les journalistes étrangers admis dans la salle du procès : on projette devant le prévenu un film montrant des tortures raffinées, et on lui susurre que tel sera le sort de sa femme ou de sa petite fille si 99...»

.

Ne croyons pas que l'Occident « civilisé » ait reculé devant de pareilles méthodes. La commission d'enquête américaine composée des juges van Roden et Simpson, qui fut envoyée en Allemagne en 1948 pour enquêter sur les irrégularités commises par le Tribunal militaire américain de Dachau - qui avait jugé 1.500 Allemands en en condamnant 420 à mort 100 - établit que les accusés avaient été soumis à des tortures physiques et psychiques de toute sorte afin de les forcer à faire les « confessions » désirées.

Ainsi, dans 137 cas sur les 139 examinés, les accusés allemands avaient reçu, au cours des interrogatoires, des coups de pied dans les testicules qui leur avaient laissé des blessures inguérissables 101.

Mais il n'y a pas lieu d'en être surpris, car cela rentre dans la logique des procès contre ceux qu'on appelle les « criminels de guerre » nazis ; le principe inspirateur de ces procès fut candidement exposé par le procureur général des Etats-Unis Robert H. Jackson au cours de l'audience du 26 juillet 1946 du procès de Nuremberg :

[107]

Les Alliés se trouvent encore techniquement en état de guerre avec l'Allemagne, bien que les institutions politiques et militaires de l'ennemi se soient effondrées. En tant que tribunal militaire, ce tribunal représente une continuation des efforts de guerre des nations alliées 102.

En conclusion, douter de la réalité historique de l' « extermination » des juifs n'est pas seulement légitime, mais c'est un devoir, car c'est un devoir de rechercher la vérité historique en soumettant systématiquement témoignages, documents et données à l'examen des méthodes critiques dont personne ne songerait à contester l'utilisation lorsqu'il s'agit de les appliquer à n'importe quel autre problème historique, car c'est sur ces méthodes, et sur rien d'autre, que la recherche historique fonde son caractère scientifique 103, et non pas en acceptant de manière préconçue et acritique n'importe quel document et « témoignage oculaire », comme le font régulièrement les historiens officiels.


| 1 | 2 |

aaarghinternational@hotmail.com

| Accueil général | Accueil Vieille Taupe | Table des matières AHR |

l'adresse électronique de ce document est :

http://aaargh-international.org/fran/archVT/AHR/AHR1/Mattogno/CMexterm1.html