| Accueil général | Accueil Vieille Taupe |

LA VIEILLE TAUPE

Organe de critique et d'orientation postmessianique

Bulletin confidentiel réservé aux abonnés de la revue constituant l'association des Amis de la Vieille Taupe.

Directeur de publication: Pierre Guillaume.
Reproduction interdite.

******************

Bulletin des Amis de La Vieille Taupe

 

 

Chers Amis de la Vieille Taupe

 

Les événements les plus notables depuis notre dernière lettre sont l'autocensure d'un groupe de Presse japonais, qui a sabordé la revue "Marco Polo" parce que ce magazine avait publié un article hétérodoxe concernant un détail de la deuxième Guerre mondiale, et le vote en Belgique d'une loi liberticide et dogmatique comparable à la loi Rocard-Fabius-Gayssot.

 

L'autocensure de la revue Marco Polo, annoncé de manière grossièrement falsificatrice en première page par Le Monde n'est pas une nouveauté. C'est Libération qui a inauguré le procédé en retirant de la vente son numéro du jeudi 28 mai 1987, à cause de la page courrier (page 34) et en licenciant le responsable, parce que des révisionnistes s'y étaient exprimés. En agissant ainsi, Libération indiquait aux pouvoirs la voie à suivre et consentait d'avance à toutes les capitulations. Il n'est pas sans intérêt de constater que c'est un organe de presse qui a ouvert la voie royale aux censeurs

 

C'est le mensuel Zéro qui a pris la relève en juin 1987. Ce magazine avait publié dans son numéro 7 (avril 1987) une enquête de sept pages, intitulée: "La révision de l'extermination et vice versa" par Folco, qui consistait essentiellement en l'interview de Pierre Guillaume, de Robert Faurisson et de Pierre Vidal-Naquet Il avait poursuivi, dans son numéro 8 (mai 1987) par une enquête de six pages constituée par les interviews de Georges Wellers et Henri Roques. Il se terminait par la mention: "A suivre..." Le compte rendu des interviews était honnête, ce qui avait suffi à déclencher la colère de Vidal-Naquet et du lobby qui n'existe pas. Le numéro 9 devait comporter une autre série d'interviews. L'enquête portait cette fois sur "le savon juif". Devant la rigoureuse et incontestable objectivité du travail du journaliste, la rédaction avait fini par donner son accord. Mais cette même rédaction, devant les pressions de toutes sortes, a interrompu la publication et mis fin à l'existence du magazine sans donner la moindre explication. Ces lâches capitulards passent évidement pour des héros de la lutte contre la censure. Leur tête de turc était à l'époque Charles Pasqua, et la censure que ce dernier faisait semblant de vouloir instituer contre la pornographie. Le directeur de la publication était Henri-Claude Prigent. Le directeur de la rédaction: Gébé. La rédaction était composée de Berroyer, Cavana, Folco, Hénin Liètard, Hugot, Lefred-Thouron, Lehaineux, Nicoulaud, Teulé, A. Vergne, Vuillemin, Willem et Wolinski. La secrétaire générale de la rédaction: Michelle Collibert. L'important est que la Vieille Taupe dispose de la maquette de cet article, arrêté au marbre, alors que les rotatives s'apprêtaient à tourner!

 

Enfin, le 10 janvier 1990 était distribué un numéro spécial de la revue Economies et Sociétés, Cahiers de l'I.S.M.E.A., revue mensuelle publiée avec le concours du C.N.R.S., intitulé "La France vassale". Ce numéro "Hors série" comportait un article de Bernard Notin intitulé "Le rôle des médiats dans la vassalisation nationale: omnipotence ou impuissance?". Le 24 janvier 1990, Gérard Destanne de Bernis directeur de publication, envoyait un rapport au Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République, à la demande de ce dernier. Le 28 janvier 1990, un communiqué de l'I.S.M.E.A. qualifiait le texte de Notin de "raciste, révisionniste, ascientifique" et le 28 janvier un article d'Edwy Plénel, dans Le Monde lançait l'affaire dans les médiats. La direction de la revue, apeurée, faisait rappeler les numéros déjà distribués chez les détaillants, envoyait une circulaire aux bibliothèques pour faire arracher les pages correspondant à l'article de Bernard Notin et procédait à une édition expurgée!

 

La Vieille Taupe possède une photocopie (en japonais) de l'article de Marco Polo, à la disposition de toute personne susceptible d'en assurer la diffusion auprès de Japonais, ou d'en distribuer à la porte de restaurants japonais. Par ailleurs nous envisageons la rédaction d'une brochure sur la censure avec une reproduction de la page censurée de Libération, de l'article de Notin, et de la série d'articles de Zéro. Il ne manque que les finances.

 

La loi liberticide belge complique quelques peu certains projets de la Vieille Taupe et a constitué l'une des raisons qui nous a fait différer le lancement du n°1. Le vote de la loi a donné lieu aux habituelles manifestations d'hystérie sur lesquelles nous reviendrons, et dans lesquelles certains "libéraux" se sont distingués, comme la fille du professeur Stengers. Le texte de la loi garantit un beau galimatias judiciaire.

 

Le n°1 de La Vieille Taupe existe. C'est son principal mérite. La Vieille Taupe n'est pas une revue révisionniste. Il n'est absolument pas nécessaire que la revue aborde cette question pour constituer une épine dans le pied de l'ennemi. Toute l'argumentation des censeurs repose sur le mensonge: Révisionniste égale extrême-droite. Le mythe sera cassé dès lors que cette équation sera cassée et que le révisionnisme mordra sur la "gauche". La Vieille Taupe va casser cette équation mensongère. C'est l'intérêt de tous. C'est l'intérêt de la vérité. Mais la Vieille Taupe fait du rétablissement de la liberté d'expression des idées pour tous son premier objectif et se donne comme tâche immédiate de regrouper concrètement pour une activité pratique conséquente tous ceux qui sont réellement et totalement attachés à ce principe, et uniquement ceux-là. Ce principe soulève beaucoup plus de problèmes qu'il ne semble, et c'est de cela que nous aurons d'abord à discuter. Il nous faudra ensuite organiser une lutte concrète contre les cloportes, c'est-à-dire ceux qui affectent de défendre la liberté d'expression en parole mais organisent la censure en pratique. Les croyants de l'holocauste sont nos adversaires. Les cloportes sont nos ennemis, qu'il faudra traiter comme tel, en commençant par dresser contre eux des dossiers ad hominem, et en s'organisant pour leur faire sentir le poids de notre existence. Nous sollicitons tous nos amis pour qu'ils nous envoient toutes informations sur Salman Rushdie, Taslima Nasrin, Pierre Chaunu, Madeleine Rebérioux...

 

Nous allons nous employer à faire diffuser la revue dans les kiosques par les NMPP. Par conséquent, nous respecterons strictement la loi démocratique. La doctrine de la revue sera celle du professeur Wilhelm Stein, telle qu'il l'a développée dans sa préface au rapport Leuchter, dont la réédition n'a pas fait l'objet d'inculpation, grâce à cette préface, précisément. La publication de ce premier numéro a été différée parce que, en plus des péripéties belges, nous voulions le coordonner avec l'intervention de forces nouvelles qui devaient se manifester en mars, mais qui ont pris du retard. Nous y reviendrons dans une prochaine lettre. A cet égard, il est clair que la revue est pour la Vieille Taupe un moyen, soumis aux aléas de la situation et de la stratégie. Ce n'est pas parce que vous n'entendez plus parler de nous que nous ne faisons rien.

 

Le texte "A-t-on lu Pressac? Ou Pressac, mode d'emploi." commence à faire les ravages qu'il était destiné à faire... Il est traduit en arabe. Il est en cours de traduction en allemand et en italien. Nous attendons la réponse de l'Institute for historical review pour une traduction américaine. Il s'agira de le lancer en France au bon moment, quand il aura acquis une certaine notoriété internationale. Nous avons, en attendant adressé un exemplaire du texte à cent avocats parisiens, avec une lettre d'envoi (dont photocopie à la fin de ce bulletin). Nous avons obtenu 28 réponses. Quatorze avocats ont renvoyé le dossier avec des réponses très diverses. Quatorze avocats ont répondu de façon très diverse, mais ont gardé le texte, qui circule et alimente bien des conciliabules confraternels, avons-nous appris. Nous voudrions continuer, jusqu'à créer un événement dans la profession, ce qui implique que notre "consultation" devienne massive et s'étende aux barreaux de province. Pour cela il nous faut d'abord des sous et ensuite des sous, même si 87 des 100 premiers exemplaires ont été distribués bénévolement par les Sonderkommando de la Vieille Taupe, composés de chômeurs et de RMIstes. Deux cent nouveaux exemplaires sont en cours de diffusion.

Donc, la revue existe. Les projets et la matière abondent, et nous sommes maintenant convaincus que La Vieille Taupe est l'instrument le plus efficace et le plus pointu pour assurer le retour de la liberté d'expression en France (et le triomphe de ceux qui en sont le plus privés, car en face, plus personne n'a plus rien à opposer en dehors de la censure. Si c'était nécessaire, le dernier numéro spécial Historia-Historama (n° 34 - mars-avril 1995) en administrerait la preuve. On y atteint les sommets du galimatias, de la mauvaise foi, de la connerie et de l'abjection.)

La Vieille Taupe est la plus apte à faire sortir l'affaire hors du ghetto reviso, et au coeur même du dispositif ennemi. Il s'agit maintenant de gagner, de gagner totalement, en évitant les erreurs et la dispersion. C'est pourquoi nous réclamons maintenant l'aide et la solidarité de tous. Mais la Vieille Taupe agira maintenant selon ses principes et en toute autonomie, y compris à l'égard du professeur Faurisson, avec lequel j'ai cessé toute relation, parce que ces relations étaient devenues pesantes, improductives et paralysantes. (Je n'ai aucun conflit ni désaccord avec le professeur et chacun est libre d'entretenir avec lui les relations qu'il veut, et je demande qu'on ne m'interroge pas sur cette rupture définitive, et nécessaire, en ce que la Vieille Taupe est plus efficace toute seule)

 

Lundi 3 avril, 12 heures, rue des Fossés St Jacques. Je croise par hasard un professeur à l'Ecole Normale Supérieure, dont je sais qu'il a eu communication de mon texte A-t-on lu Pressac? sous sa nouvelle couverture: "De la misère intellectuelle en milieu universitaire et notamment dans la corporation des historiens. Véridique rapport sur un exemple consternant d'aveuglement collectif et de cuistrerie prétentieuse, impliquant en leur fonction d'Etat des personnalités représentatives susceptibles en l'absence de réaction d'attirer le discrédit et la déconsidération sur l'ensemble de la classe intellectuelle." Je n'ai pas résisté à la tentation de me présenter et de demander à ce professeur sa réaction à la lecture du texte. Bien m'en a pris. Ce professeur, littéraire, (la Vieille Taupe disposait déjà d'un sous-marin scientifique à Normale Sup.) m'a dit: "Ah!...mais il est excellent votre texte... Excellent. J'en ai d'ailleurs fait une photocopie, et X le fait circuler." Ce professeur m'indiqua qu'il venait juste d'assister à l'arrivée de Lionel Jospin à l'Ecole, dans le cadre de sa campagne électorale, et qu'il se trouvait salle des Actes. Je m'y rendis donc immédiatement (ce qui est bon signe, car j'avais perdu les nerfs pour ce genre d'exercice, et il en faut!) La salle était bondée et je parvins à m'y faufiler sans être identifié. Lorsqu'au bout d'une demi-heure je tentai de prendre la parole: "-- S'il vous plaît...", on me faisait remarquer qu'il y avait un tour de parole, des inscrits, et que mon tour viendrait. J'acquiesçai immédiatement en levant brièvement le doigt pour indiquer que je souhaitais m'inscrire. Quelqu'un cria "Pierre Guillaume!" mais la réunion continua à se dérouler de façon exemplaire et un micro baladeur me fut donné à mon tour. Je posai donc à Lionel Jospin la question suivante:

-- "Vous m'aviez autrefois promis personnellement qu'il ne serait jamais question en France d'interdire des livres. Puis-je vous demander ce que vous pensez de la censure et quelle sera votre attitude à l'égard de l'interdiction de certains livres?"

Ma question déclenchait un hourvari dans la salle, mais Lionel Jospin répondait, en substance:

-- "Je suis personnellement hostile à la censure. Je suis bien évidemment pour lutter fermement, de toutes mes forces, contre des thèses historiques absurdes, et qui sont rejetées par les plus grands historiens et démenties par tous les témoignages...! mais je suis contre la censure."

-- "Fort bien mais..." La salle se mettait à hurler, et l'un de mes voisins m'arrachait le micro, cependant qu'on me faisait signe, du côté des organisateurs, mais sans agressivité, que mon tour était passé, bien que ma question et la réponse aient été de très loin les plus courtes de toutes celles auxquelles j'ai assisté. Le candidat semblait d'ailleurs disposé à me laisser la faculté d'une réplique, puisque mon ton était très courtois et contrôlé, et son attitude n'encourageait aucunement le lynchage qui se dessinait. En dépit du brouhaha, je reposais, sans micro, mais j'ai la voix claire et forte, la question qui fut entendue:

-- "Fort bien, mais sera-t-il possible de publier des thèses hétérodoxes?

Bien qu'à voix forte, je posais cette question d'une manière qui impliquait que c'était La Question qui se posait, mais que je n'attendais pas de réponse ni de polémique immédiate, si bien que la réunion s'est poursuivie avec d'autres questions d'autres interlocuteurs. J'ai attendu quelques instants puis, pressé par le temps, je suis sorti sans le moindre incident et sans percevoir d'hostilité particulière. Après réflexion il semble que les hurlements vindicatifs n'aient pas mobilisé plus d'une trentaine d'excités, sur plus de trois cents présents.

 

Maintenant la revue existe. C'est un miracle. La réponse à ma précédente circulaire a été décevante. Le 22 décembre 1994, le nombre minimal qui me permettrait de faire quelque chose était loin d'être atteint et je suis allé à la poste avec l'intention de renvoyer tous les chèques, mais ce jour-là le nombre des souscriptions connut un pic, et j'ai pris la décision inverse. Mais ce pic, dû à une perturbation postale, ne s'est pas maintenu les jours suivants et le chiffre minimal d'abonnés que je m'étais fixé a été péniblement atteint. Surtout, ce chiffre permettait tout juste de bricoler une revue pour les abonnés, mais ne permettait pas le minimum d'investissement pour nous faciliter la tâche (un fax, une imprimante) ou pour intégrer à l'entreprise celles des personnes de notre entourage qui sont dans des situations très difficiles. J'ai cependant décidé de sauter le pas et de me jeter à l'eau. Mais il faudra, pour pouvoir continuer, que le nombre d'abonnés double rapidement.

La faiblesse des réactions positives et le petit nombre des abonnés me semble dû à trois causes. Premièrement les révisionnistes sont déboussolés et démoralisés par l'inutilité apparente des efforts passés. Ils sont sollicités de différents côtéss, par différentes entreprises plus ou moins fumeuses et ils ont été parfois déçus, et même escroqués, sans qu'une perspective claire parvienne à se dessiner. Deuxièmement, une génération disparaît et beaucoup sont dans des conditions matérielles difficiles. Plusieurs personnes m'ont écrit de les compter sans faute dans les abonnés en me promettant de payer leur abonnement un ou deux mois plus tard, ce qu'elles ont fait. Ce qui indique la réalité de la faiblesse de leur revenu et la nécessité dans laquelle se trouvent ces personnes d'économiser sur le nécessaire. Enfin la répression et l'ambiance deviennent hystériques. Nombreux sont nos amis qui, en l'absence de perspectives, préfèrent ne pas prendre de risques. Plusieurs personnes ont tenu à payer en argent liquide. Huit personnes ont renvoyé ma circulaire en cochant la première case (Je désire que mon nom soit définitivement rayé de vos fichiers), et trois parmi ces huit personnes, avaient plié dans leur renvoi un billet de banque de 100 et 200 francs! Enfin, l'annonce des perquisitions épisodiques auxquelles j'ai été soumis a légitimement inquiété. Je précise qu'aucun des fichiers de la Vieille Taupe n'a été saisi, ni consulté, et que nos précautions sont prises.

 

Bien qu'à ce jour je n'ai reçu que deux lettres d'impatience devant le retard de la revue, beaucoup d'entre vous doivent se demander ce qui se passe. Pourtant, en dix-sept ans, je pense que la Vieille Taupe a tenu toutes ses promesses, au milieu des pires difficultés. En la circonstance, il m'a paru préférable de subordonner la périodicité annoncée aux impératifs de la lutte, d'économiser les frais d'une circulaire pour tenter de mettre la revue dans les kiosques, et réaliser quelques opérations plus utiles, dont la participation à des projets de publication qui verront le jour bientôt, et à des publications étrangères, dont nous reparlerons, même si les abonnés s'impatientent....Entre temps, certains d'entre vous ont reçu le numéro 9 de "La Gazette du Golfu et des banlieues" de Serge Thion, et le dernier numéro de "Nouvelle vision" qui cesse de paraître. La Vieille Taupe s'emploiera à regrouper les forces et à collaborer avec les uns et les autres.

Les objectifs sont maintenant d'organiser quelques réunions pour tisser des liens efficaces pour l'action et envisager des réunions publiques de La Vieille Taupe, sur d'autres sujets que ceux circonscrits par la loi Rocard-Fabius-Gayssot. L'étape suivante devra organiser des actions publiques qui placeront les cloportes au pied du mur.

Dans l'immédiat, la tactique dépendra largement de la possibilité ou non de diffuser ce numéro par les NMPP et je ne me sens pas en mesure de parler de perspectives tant que cette question primordiale n'est pas réglée. Je garde donc les bonnes nouvelles pour un prochain bulletin.

 

Et maintenant, un peu d'intendance.

 

Certains d'entre vous se sont abonnés au Bulletin des Amis de la Vieille Taupe, que je concevais comme un bulletin intérieur destiné à faire circuler l'information et à organiser la lutte. Certains se sont abonnés à la revue La Vieille Taupe. La plupart se sont abonnés aux deux. L'incertitude de la situation m'a conduit à différer le bulletin.qui se réduit pour le moment au texte "A-t-on lu Pressac". Tous les abonnés au bulletin recevront le numéro 1 de la revue et le présent texte qui clôt leur abonnement (de 100 francs). Je les invite donc à s'abonner à la revue pour recevoir les numéros 2,3,4, et 5 de la revue et le futur bulletin qui fera dorénavant partie de l'abonnement (250,00 francs à l'ordre de La Vieille Taupe)

Tous les abonnés à la revue recevront la revue et le bulletin jusqu'au numéro 4 inclus.

Enfin, ceux qui étaient abonnés au bulletin et à la revue les recevront jusqu'au numéro 5 inclus.

Tous seront avisés de la fin de leur abonnement.

 

Ceci dit, pour permettre à la Vieille Taupe de continuer ses bonnes oeuvres, sur lesquelles je reviendrai dans le prochain bulletin, toutes les aides sont bienvenues. Dans ce cas, tous les chèques autres que les abonnement doivent être libellés à l'ordre de Pierre Guillaume.

 

La Vieille Taupe entretient des relations et des espoirs avec deux maisons d'édition en cours de constitution dont plusieurs ouvrages sont prêts et devraient sortir en mai. Vous pouvez commander ces livres à la Vieille Taupe immédiatement, ce qui est de nature à aider la Vieille Taupe et ces maisons d'édition qui aident la Vieille Taupe. Les chèques, libellés à l'ordre de Pierre Guillaume, seront conservés par moi jusqu'au jour où j'expédierai les livres. Je garantis donc la bonne fin ou le remboursement.

 

Pierre Chassard. Du marxisme théorique et pratique. Domino, Paris 1995 128 pages. 85,00 F

Sur la base d'une documentation irréfutable l'auteur soutient une thèse sur les rapports entre le judaisme et le marxisme diamétralement opposée aux thèses de la Vieille Taupe. Raison de plus pour faire connaître un livre que nous serons conduit à discuter pied à pied.

 

Pierre Salvini. Le Mythe de l'aviation italienne en France en Mai - Juin 1940, Domino, Paris 1995, 144 pages, nombreuses illustrations. 95,00 F

Etude passionnante que La Vieille Taupe avait voulu publier avant d'être réduite provisoirement au silence, et qui aboutit à des conclusions stupéfiantes. Un excellent exemple de révisionnisme historique et d'enquête, dont le dévoilement contribuera à ouvrir les esprits et évoquera des analogies.

 

Dr Jawad Bashara et David Warlet, Critique de la raison juive occidentale, suivi de La Question juive de Karl Marx. Babylonia, Paris 1995. 176 pages, 95,00 F

Le Dr Jawad Bashara est membre de l'extrême gauche irakienne et réfugié politique, persécuté par Saddam Hussein. Son analyse dénote une évolution considérable et révélatrice de la pensée arabe à l'égard de la question juive et une volonté d'affronter la réalité et de se débarrasser des mythes. C'est aussi une tentative, tout à fait nouvelle chez un "marxiste", de prendre les textes et les thèses de Marx au sérieux.

 

Et maintenant, branle-bas de combat, tout le monde sur le pont.

 

Le mardi 9 mai 1995 à 13 heures 30 le Professeur Faurisson comparaîtra en personne devant la XVIIeme chambre du tribunal de Paris pour y répondre de l'inculpation de "négation de crime contre l'humanité" pour sa Réponse à Jean-Claude Pressac. Ce procès est d'une importance considérable et ce qui s'y passera déterminera la tactique ultérieure de la Vieille Taupe. Nous invitons tous nos amis à venir manifester leur solidarité avec le professeur Faurisson et leur attachement à la liberté de penser.

Ce sera aussi l'occasion de nous rencontrer après un long silence et de communiquer à nos amis la tactique que nous envisageons pour mon propre procès devant la XXXIe chambre (pour les affichettes "anti-sida" détournées) qui vient le 16 mai, et dont je n'ai pas encore eu le temps de beaucoup m'occuper.

 

Texte de la lettre adressée aux avocats

 

Maitre,

Vous voudrez bien trouver ci-joint un texte dont je suis l'auteur.

Il s'agit, comme vous pouvez le constater, d'une analyse critique d'un livre de Jean-Claude Pressac, consacré lui-même à l'étude des crématoires d'Auschwitz. Les choses étant ce qu'elles sont dans la France des Droits de l'Homme, j'ai communiqué ce texte à quelques amis dans des conditions qui sont explicitées dans la lettre d'envoi, agrafée au texte proprement dit.

Je désirerais savoir dans quelle mesure la publication de ce texte, soit sous forme de livre, soit dans une revue, serait susceptible de tomber sous le coup de la loi dite Fabius-Gayssot (art. 24bis, du 13 juillet 1990, rajouté à la loi sur la presse...).

Je vous prie de bien vouloir m'indiquer si vous estimez être en mesure de répondre valablement à cette question, et si vous accepteriez éventuellement d'être mon conseil au cas où je ferais l'objet d'une inculpation.

Une prompte réponse m'obligerait.

Vous voudrez bien, Maître, m'indiquer dans votre réponse le montant des honoraires que vous jugeriez convenables pour cette consultation.

Au cas où vous estimeriez ne pas être en mesure de répondre valablement et rapidement à ma première question, je vous serais reconnaissant de m'indiquer celui de vos confrères qui serait susceptible de le faire, et auquel je puisse m'adresser.

 

En vous priant d'agréer, Maître, l'assurance de ma considération.

Pierre Guillaume

 

P.S : Je vous autorise, au cas où vous souhaiteriez consulter l'un ou l'autre de vos confrères sur ces questions, à établir autant de photocopies du texte que vous le jugerez utile. P.G.

 

J'interromps ici ce bulletin afin de ne pas retarder l'expédition du numéro 1 de La Vieille Taupe.

Je salue et je remercie tous nos amis et je les invite à suivre les aventures du Nain du Lac, de la Vieille Taupe, du Mancourte et de leurs prochaines agapes.

Pierre Guillaume


L'adresse électronique de ce document est

http://aaargh-international.org/fran/archVT/bullVT/bullVTtxt0.html

| Accueil général | Accueil Vieille Taupe |

aaarghinternational@hotmail.com