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LA VIEILLE TAUPE

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Dessous : Descartes 

 

On reproche à Monseigneur Williamson de ne pas croire aux chambres à gaz homicide dans les camps de concentration allemands durant la seconde guerre mondiale.

Mais il y a des témoignages !

Le problème c'est justement qu'il y en a beaucoup trop. Y compris des témoignages circonstanciés concernant des camps où tout le monde (même les historiens salariés) admet maintenant qu'il n'y avait pas de chambres homicides dans ces camps-là.

Dans les années 80, bien forcé de prendre en considération l’évidence rappelée ci-dessus, un puissant esprit historien s'est avisé que ces nombreux témoignages (faux) étaient faux en ce qui concernait  les déportés goyim, mais demeuraient vrais en ce qui concerne les camps consacrés à la solution finale de la question qui ne se pose pas.

De puissants esprits, et en particulier Thomas Legrand, éditorialiste sur France-Inter se sont alors avisés que, consacré Évêque dans une obédience traditionaliste catholique, Monseigneur Wiliamson devait bien croire en un certain nombre de Vérités révélées dont il ne détenait pourtant pas de preuves opposables aux tiers, à commencer par l'existence de Dieu lui-même, l'Immaculée conception et l'Assomption de la Vierge Marie, entre autres Vérités auxquelles il croît sans preuve.

D'ailleurs, si un effort de connaissance (co-naître : naître avec, naître ensemble) parvenait à lui faire trouver des preuves de ces Vérités-là, il connaîtrait,  il saurait. Il ne croirait plus.

Et du fait même il n'y aurait plus aucun mérite à croire en ces Vérités-là. Leur fonction religieuse s'évanouirait du même coup puisque ces Vérités perdraient immédiatement, par le fait même qu'elles viendraient à être démontrables en totalité, leur capacité de relier (religare) entre eux les croyants, en même temps que leur capacité de relier la matière matérielle à l'esprit spirituel…, et elles perdraient leur capacité de fonder la communauté des croyants.

Le propre de ces Vérités religieuses, c'est d’être crues bien qu'elles soient… incroyables !

Ou, à tout le moins, difficilement croyables. Elles signalent un mystère. Elles sont précisément destinées à signaler un mystère qui mérite d’être scruté (religere) . Et donc l’intervention de … ?… !

La religion repose toujours nécessairement sur l'hypothèse d'une surnature inaccessible aux sens et partiellement inaccessible à la raison humaine, et donc sur l’hypothèse de l’existence d'un niveau où l'homme doit s'avouer incompétent et dépassé, et où il doit plier le genoux. Mais en dehors de cette surnature, de ce domaine où intervient la divinité, il y a le monde profane qui est livré à la connaissance et à l'empirisme des hommes.

Et par conséquent au doute méthodique, le seul moyen de distinguer le vrai du faux, comme l’a découvert  et démontré René Descartes, sans doute inspiré par l’architectures classique des locaux du Collège Royal de La Flèche (Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?) où il fut enseigné. 

Legrand Saint Thomas a eu besoin de toucher du doigt les plaies du Christ pour vérifier que c'était bien Lui qui se tenait devant lui, et pour ensuite en témoigner. Tout le monde n'a pas eu ce scrupule qui l'honore, et pour lequel l'Église l'a honoré.

Mais la résurrection du Christ n'a jamais été présentée par l'Église comme un phénomène normal, résultant du jeu normal des lois empiriques de la nature.

Ce serait même, d'après l'Église, tout le contraire.

Ceux donc, qui reprochent à Monseigneur Williamson de réclamer des preuves de l'existence de chambres à gaz homicides dans les camps socialistes nationaux et dénoncent une contradiction dans son comportement, veulent-ils dire que l'extermination des Juifs aurait résulté d'un processus miraculeux nécessitant l'intervention divine ?

La shoah fut une réalité indiscutable. « Shoah » signifie catastrophe en hébreu, et nul ne peut nier que les Juifs aient subi là une catastrophe.

Mais le fait que les chambres à gaz aient été l’instrument de cette catastrophe est-il une vérité légale ( ?) une vérité de foi ( ?) ou une vérité scientifique, c’est-à-dire un savoir découlant d’un effort de connaissance (co-naître : naître avec) empirique, qui peut donc être mise en question. Et qui peut confiner à la certitude si, et uniquement si, il résiste à la libre critique, la critique parfaitement libre ?


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Une vérité profane protégée par l’autorité de la loi ou du dogme est une absurdité !