AAARGH
Lucien Bxxxxxx
à
Monsieur Pierre Guillaume
Le 22 mai 2006
Cher Monsieur,
Cela fait trois ans que je suis plongé dans la littérature révisionniste. Depuis octobre dernier, je corresponds et j’ai des entretiens téléphoniques avec Robert Faurisson lui-même. L’étude des travaux de Jean-Claude Pressac m’a fait avoir des doutes sur le bien fondé de la bonne nouvelle Faurissonienne. Mes échanges avec Faurisson m’ont convaincu qu’il était un négateur des chambres à gaz puisqu’il a à chaque fois esquivé les questions que je lui posais. La première fois que je l’ai appelé, c’était pour lui parler du livre de Léon Goldensohn, Les entretiens de Nuremberg (2005). Je commençai par lui dire : « dans son entretien avec Rudolf Höss, ce dernier commence par lui dire qu’il n’y avait jamais eu à Auschwitz de fabrication de savon avec de la graisse juive : cela prouve qu’il était alors capable de démentir une rumeur ou un « mythe » selon le propre terme de Raul Hilberg ». Réponse de Faurisson : « Mais non ! ». Je poursuivais : « quand Rudolf Höss se met à parler des chambres à gaz, il est beaucoup plus clair que d’habitude : il dit que les SS se dotaient de masques à gaz et qu’ils n’ouvraient les portes qu’après qu’un long moment se soit écoulé ». Faurisson se mit alors à me faire un exposé que je connaissais par cœur sur les hautes précautions que nécessite l’exécution d’un homme dans une chambre à gaz américaine. Deux révisionnistes, et pas des moindres, sont sceptiques quant à l’impossibilité d’un gazage homicide au niveau technique. Le premier c’est Arthur Robert Butz, qui dans Contexte historique et perspective d’ensemble dans la controverse sur l’Holocauste (1982) écrit :
« Je suis certain que, pendant la seconde guerre mondiale, les Alliés n’ont pas exterminé une part tant soit peu importante de la population esquimaude, et je suis convaincu qu’ils n’ont gazé aucune des communautés esquimaudes ; mais vous remarquez que, dans le premier cas, je suis « certain » tandis que dans le second, je ne suis que « convaincu ». La différence vient du fait que, si l’on peut prouver qu’il n’a pas existé de programme d’extermination des Esquimaux (par exemple on n’a pas noté après la guerre qu’ils aient disparu en quantité significatives) on ne peut pas montrer qu’aucun Esquimau n’a été gazé. […] On peut démontrer que les Esquimaux n’ont pas été exterminés mais il n’est pas possible de démontrer qu’aucune communauté esquimaude n’a été gazée. De la même façon, et au risque de fournir à mes adversaires l’occasion de citer mes paroles hors contexte, et de les utiliser de mauvaise foi, je peux démontrer qu’il n’a pas existé chez les Allemands de programme d’extermination physique des Juifs, mais je ne peux pas démontrer qu’aucun Juif n’a été gazé, bien que ma longue expérience du sujet est telle que je suis convaincu qu’aucun Juif n’a été gazé. »
Convaincu mais pas certain : Ce passage est donc une critique de l’argumentation Faurissonienne. Le deuxième révisionniste à être sceptique quant à l’impossibilité technique d’un gazage homicide, c’est, si j’en crois Jean-Claude Pressac dans son interview à Valérie Igounet (Histoire du négationnisme en France, Paris 2000), Carlo Mattogno.
Par la suite j’écrivais une lettre à Faurisson dans laquelle je lui demandais : « que pensez vous du document cité par Pressac parlant de “sol à bétonner dans la chambre à gaz” ? ». Faurisson m’appela : « Eh bien, il s’agit d’une chambre à gaz de désinfection ! Des documents comme ça il en existe des milliers ! « Gaskammer », « Vergasungskeller », il s’agit de chambres à gaz de désinfection ! Je n’ai pas de temps à perdre avec quelqu’un qui ne connaît pas le sujet. Au revoir. » Faurisson essaya de m’abuser en toute connaissance de cause, croyant que je ne maîtrisais pas le sujet : dans ses écrits, il n’avait jamais affirmé que le terme de Vergasungskeller signifiait chambre à gaz de désinfection, mais au début, suivant l’interprétation de Butz, il avait dit qu’il s’agissait de la pièce en sous-sol où s’effectuait le mélange « gazeux » alimentant le four (alors qu’on ne voyait nulle part cette pièce dans les plans des crématoires publiés par Faurisson lui-même) puis Pressac ayant démontré l’inanité de cette interprétation dans Auschwitz, Technique and Operation of the gas chambers(1989), il affirma que d’après le témoignage du cordonnier Henryk Tauber, il pouvait s’agir d’une pièce d’entrepôt du Zyklon B. J’écrivais de nouveau une lettre à Faurisson dans laquelle je lui disais ce que je viens de vous dire en précisant que Pressac, dans Les crématoires d’Auschwitz, écrivait pour le 2 mars 1943 : « Bétonnage du sol dans “chambre à gaz” du crématoire 4 par les ouvriers de la Reidel und Sohn ». Je poursuivais : « Butz affirme dans sa critique de l’ouvrage de Pressac que si le terme de Vergasungskeller employé le 29 janvier 1943 par Karl Bischoff signifiait une chambre à gaz homicide, cela voudrait dire que les victimes allaient se faire gazer en marchant sur les cadavres, le document disant que la Vergasungskeller serait utilisée comme morgue. Sauf que d’après Pressac, le premier gazage homicide dans le Krema 2 eut lieu dans la nuit du 13 au 14 mars 1943 ! D’autre part, le 27 novembre 1942, le sous-lieutenant SS Wolter de la Zentralbauleitung rédige une note dans laquelle il désigne la cave à cadavre 1 du Krema 2 par « cave spéciale ». Au sujet du document trouvé par Pressac parlant de chauffer la cave à cadavres 1 du Krema 2, il écrit : « Pressac exulte : comment irait-on chauffer une morgue qui devait par définition rester fraîche ? Mais quelques temps plus tard, la Bauleitung d’Auschwitz apprend que ce chauffage ne sera pas possible » (cité de mémoire). Or la question qu’il fallait se poser est la suivante : Pourquoi a-t-on eu l’idée de chauffer cette morgue ? ».
Un mois après mon envoi, Faurisson ne m’ayant pas répondu, je l’appelais et il me dit : « écoutez, je suis actuellement en mauvaise santé et je n’ai de toute façon pas envie de poursuivre mes échanges avec vous. »
Ce mois-ci, j’ai appelé Faurisson en lui disant que j’avais fait une lecture qui m’avait fait basculer décisivement du côté révisionniste. Je lui mentais ; je voulais en fait le démasquer. La lecture, c’était l’entretien entre Heinrich Himmler et Norbert Mazur, qui prouve selon moi que le Reichsführer n’était pas responsable des gazages mais pas que ces derniers n’ont pas eu lieu. En effet, je demandai à Faurisson des explications sur deux documents découverts par Pressac. Le premier, c’est une lettre de l’employé civil Jährling qui dans une lettre à la Testa parla de « Normalgaskammer » « mot souligné et mis entre guillemets, note Pressac, comme si existaient des “chambres à gaz normales” et d’autres “anormales” » ; le deuxième c’est une lettre du serrurier-ajusteur Heinrich Messing qui, le 14 mars 1943, note que pendant la semaine, il a travaillé dans la « cave à déshabillage 2 » du crématoire 2, au lieu d’indiquer qu’il s’agit de la « cave à cadavre 2 ». Et Faurisson me dit : « Nous autres révisionnistes sommes une maigre troupe ; si parmi nous il y en a qui vont chercher la petite merde [sic] on n’en sortira jamais ». Il me dit ensuite que Jean-Claude Pressac avait « capitulé » le 9 mai 1995 à la 17° chambre du tribunal correctionnel de Paris, présidée par Madame Martine Ract-Madoux, en levant les bras au ciel, déclarant qu’on lui en demandait trop, qu’il n’avait qu’une vie et qu’il était seul dans son combat, le tout accompagné de larmes aux yeux. C’est un fait que Pressac était maladroit : s’il eût parlé des documents que j’ai cités, il eût pu démasquer Faurisson. J’ai démasqué Faurisson définitivement en l’appelant aujourd’hui et en lui demandant : « j’ai lu l’interprétation que vous avez donné des « portes étanches au gaz » citées par Pressac. Mais je voudrais savoir : y avait-il des portes étanches au gaz dans les crématoires dont personne ne prétend qu’ils étaient dotés de chambres à gaz, comme à Buchenwald ? ». Réponse : « Je ne répondrai pas à votre question. Les chambres à gaz, c’est fini » À chaque fois que j’ai posé des questions gênante à Faurisson, il a soit tergiversé, soit refusé de répondre. C’est un négationniste.
Pierre Vidal-Naquet fait la distinction entre deux types de négationnistes : ceux qui croient à la non-historicité des chambres à gaz et ceux qui n’y croient pas. Selon moi, ceux qui y croient son Serge Thion, vous-même, et Jean Plantin notamment. Jean Plantin avec qui j’ai eu plusieurs entretiens téléphoniques, dont un aujourd’hui, à la fin duquel il m’a dit être déboussolé et incapable de me répondre. Au début, il me conseilla la lecture d’une somme de Germar Rudolf. Je lui dis que j’avais lu la critique qu’avait faite celui-ci de l’article de Pressac, Les carences et incohérences du rapport Leuchter (1988). Jean-Claude Pressac affirmait que les traces infinitésimales de Zyklon B trouvées dans les parois des morgues des crématoires s’expliquaient par le fait que les hommes étaient moins difficiles à gazer que les poux, que le gaz allait directement dans la bouche des victimes et que la fonte des neiges avait effacé les traces d’acide cyanhydrique. À propos de ce dernier point Germar Rudolf tenta de démontrer scientifiquement que l’acide cyanhydrique résistait à la neige. Or le 26 février 1943, la Zentralbauleitung demande à la Topf l’envoi immédiat de « 10 détecteurs de gaz, comme convenu » pour le Krema 2. Et pourtant, on n’a retrouvé aucune trace d’acide cyanhydrique dans les parois de la morgue du Krema 2 ! Preuve que Pressac avait raison d’affirmer que la fonte des neiges avait effacé les traces de Zyklon B !
Et parmi les négationnistes qui ne croient pas à ce qu’ils racontent, il y a selon moi Arthur Robert Butz, Robert Faurisson, Mark Weber, Carlo Mattogno notamment. Quand Butz affirme que le génocide des Juifs est une « sinistre plaisanterie », une « mauvaise blague », qu’il n’y a « que les imbéciles qui y croient », on pense à sa Mystification du XX° siècle ! « Il y a certains documents, écrit-il, dont une bonne mystification doit faire l’économie » : on pense alors au Journal de Johann Paul Kremer « dont il ne souffle mot », écrit Pierre Vidal-Naquet, qui fait remarquer que si Kremer se trouvait face aux horreurs du typhus à Auschwitz, comme le prétend Faurisson, on ne voit pas pourquoi il mentionne des scènes d’atrocités à l’arrivée d’un convoi de Juifs hollandais !
Faurisson dit souvent que Pressac a capitulé. On pourrait dire la même chose de Butz qui déclare à la fin de Quelques réflexions sur l’ouvrage de Pressac (1992) que l’ouvrage de Pressac est « le seul type possible d’essai anti-révisionniste ».
Je tiens à vous préciser quelque chose : ce n’est pas une leçon de morale que je vous fais. J’essaye juste de vous ouvrir les yeux : les thèses dites « révisionnistes » sont, comme dit Pressac, impuissantes face à la réalité historique. Cela dit je reconnais que les négationnistes ont posé de bonnes questions. S’apercevant qu’il n’y avait pas eu de programme d’extermination et que les Juifs avaient une fâcheuse tendance à exagérer, à mentir même, ils ont eux-mêmes menti en déclarant que l’extermination des Juifs était un bobard de guerre. « Un beau mensonge contient beaucoup de vrai » écrit Butz qui est un grand intellectuel autant qu’un grand clown. Il manipule son lecteur en reprenant à son compte les critiques à l’encontre des négationnistes : « il ne faut pas que l’arbre nous cache la forêt » ; « les tenants de la légende renversent l’analyse historique », etc.
Dans l’attente impatiente d’une réponse téléphonez-moi ! Veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments de sympathie.
Signé : Lucien B.
P.S. : Faurisson m’a dit que vous étiez en mauvaise santé. Si vous ne pouvez pas me répondre, ce serait gentil de m’envoyer l’adresse de Thion ou, si cela n’est pas possible, de lui envoyer cette lettre. Merci d’avance.
P.S. : Dans le cas ou Serge Thion lirait ma lettre. À la fin d’Une Allumette sur la banquise, vous citez un document fourni par Pressac d’après lequel on aurait utilisé une quantité dérisoire et selon vous invraisemblable de charbon pour procéder aux crémations. Mais vous semblez oublier que les SS ne s’embarrassaient pas de cercueils pour brûler les corps !
Dans Vérité historique ou vérité politique, vous affirmiez que sur les photos d’Auschwitz-Birkenau prises par l’US Air Force, le fait qu’il n’y ait pas de fumées crachées par les crématoires semblait vouloir dire que ceux-ci ne fonctionnaient pas. Or Pressac cite un document de la Topf und Söhne d’Erfurt d’après lequel les crémations sont « complètes et sans fumée ». Vous portiez un doute sur l’extermination des Juifs en vous fiant au mensonge juif ! Au fait, j’ai oublié de me présenter ; j’ai 21 ans, et suis étudiant en Histoire à la fac de Toulouse le Mirail (je prends des cours par correspondance). J’intitulerai mon mémoire La Seconde guerre mondiale et ses falsificateurs dans lequel je critiquerai à la fois les négationnistes et les historiens juifs calomniateurs de l’Allemagne. Si les Juifs ont vécu la tragédie concentrationnaire durant la Seconde guerre mondiale, il ne faut pas oublier qu’en 1917, ils furent parmi les premiers au XX° siècle à avoir mis en place la systématisation du camp de concentration. Non ! Hitler n’était pas le Diable et les Juifs n’étaient pas des brebis innocentes ! Dans mon mémoire, je m’attarderai aussi sur la prétendue responsabilité d’Hitler dans le déclenchement de la guerre.
Bien à vous.
Note : Cette lettre a été publiée dans le Bulletin confidentiel n° 19 p. 12, 13, 14. La réponse détaillée de Pierre Guillaume figure aux pages 15 à 44, où sont développés une synthèse des arguments techniques révisionnistes et quelques arguments nouveaux.
Lucien B. Toulouse, le 3 décembre 2008
À Monsieur Pierre Guillaume
Monsieur,
Suite à ma lettre du 22 mai 2006 et à votre réponse publiée dans le bulletin confidentiel numéro 19 de la Vieille Taupe, j’aimerais vous faire part de l’état de mes réflexions à l’heure actuelle.
Eh bien, voici : je ne crois plus du tout aux usines à gaz. Y ai-je jamais cru, d’ailleurs ? Vous aviez raison de me dire que mon « zèle éradicateur » à l’encontre des révisionnistes et de ce que je considérais être leur malhonnêteté révélait un doute que je me cachais à moi-même. De même étais-je le suis-je encore ? le mieux à même pour m’immiscer dans un débat historique et trancher, sans qualification aucune ? C’est, certes, la loi Fabius-Gayssot de juillet 1990 qui a tranché le débat ! Je pense cependant (je peux me tromper) que le problème auquel le révisionnisme doit faire face résulte avant tout du fait que la majorité des historiens conçoivent ou plutôt ne conçoivent pas les quelques 500 000 gazés d’un Jean-Claude Pressac, pour prendre les chiffres les plus bas de l’historiographie officielle.
Il n’y a pas d’équivalent états-unien de la loi Fabius-Gayssot loi que j’ai toujours réprouvée et, pourtant, un Arthur Robert Butz reste minoritaire en son pays, tout comme un Robert Faurisson dans le nôtre.
Or, on ne peux que constater que les révisionnistes n’ont cessé de marquer des points face à une production « exterminationniste » (intentionnaliste ou fonctionnaliste) qui, elle, sans la contrainte d’aucune loi, s’en est retrouvée confrontée à l’immobilisme théorique le plus stérile. Tout au plus substitue-t-on la « Shoah par balles » à la « Shoah par gaz », en concédant à Le Pen, mais sans l’avouer, que les « chambres à gaz » ne seraient finalement qu’un « détail » de l’histoire. Il faut pourtant le dire : des millions de gazés qui ne le sont plus, cela n’est pas un détail, mais plutôt l’argument par lequel les Juifs ont tenté de nous faire croire qu’ils étaient le « peuple élu » grâce au caractère inédit des moyens de mise à mort attribués aux nationaux-socialistes, justifiant par-là leur exceptionnalité, et la création d’un État juif.
À quoi les théologiens de l’« Holocauste » (qui parlent plus de mémoire que d’histoire, mémoire dont ils analysent par ailleurs mal les mécanismes) répondront qu’en fait, la dimension juive d’Auschwitz a, paradoxalement, été estompée après la guerre par l’historiographie résistancialiste ou stalinienne, cette dernière ayant été teintée d’antisémitisme. Et de rappeler le peu de succès que connut la première édition du livre de Primo Lévi, Si c’est un homme, ou encore de noter que le mot « juif » n’apparaissait pas une seule fois dans le film d’Alain Resnais, Nuit et Brouillard.
Or, si l’on évitait après la guerre de s’attarder sur la question juive quand il était question des camps, ce n’était pas en raison d’une méconnaissance contre laquelle nos théologiens ont prétendument lutté, ou d’un quelconque antisémitisme, mais au contraire parce que, d’une part les gens préféraient oublier la « tragédie »juive du « génocide » et des « chambres à gaz » car cela représentait pour eux l’horreur absolue et qu’ils avaient, déjà, une terrible mauvaise conscience ; d’autre part, c’était-là l’orientation, la ligne, de la majorité des idéologues juifs eux-mêmes, à l’époque. Pour preuve, dans une émission sur France Culture consacrée au « négationnisme », Valérie Igounet, pour une fois bien avisée, a dit que « dans les années 1950, on ne pouvait évidemment pas se déclarer antisémite » : les gens étaient donc prêts à défendre les Juifs si on les attaquait. C’était d’ailleurs l’époque où Sartre publiait ses Réflexions sur la question juive dans lesquelles il disait (entre autres perles, et après avoir dit que le Juif était une invention des antisémites) que la souffrance juive était « la plus bouleversante des souffrances » et que nous étions « tous coupables du sang (juif) que les nazis (avaient) fait couler ». Ce fut dans ce contexte de culpabilisation de l’Occident tout entier tandis que le capitalisme, vrai responsable de la guerre, était blanchi que Paul Rassinier, ancien déporté à Dora et Buchenwald (ce que semble lui reprocher Valérie Igounet, en précisant qu’il ne s’agissait pas là de « camps d’extermination » expression anachronique car forgée après la guerre par les alliés Valérie Igounet qui, elle, n’a été déportée dans aucun camp), rédigea son Mensonge d’Ulysse, acte de naissance du révisionnisme historique.
Parmi les divers problèmes que me posaient la thèse révisionniste, deux m’empêchaient de basculer du côté faurissonien ces deux-là dont je vous faisais principalement part dans ma lettre : l’histoire de Johann Paul Kremer, médecin SS à Auschwitz du 29 août au 18 novembre 1942 ainsi que l’emploi du terme de « Vergasungskeller » par Karl Bischoff, chef du service de construction d’Auschwitz, dans un document en date du 29 janvier 1943 portant sur l’état de fonctionnement du crématoire 2. Il est vrai que je n’avais pas lu tout ce qui avait été écrit sur la question. J’aurais donc dû méditer plus amplement le mot de Bossuet : « la sagesse humaine apprend beaucoup, si elle apprend à se taire ». Dans mon effort de synthèse vulgarisatrice car je m’exerce au métier d’historien et que peut-être publierez-vous ma lettre je vous ferais part de quelques commentaires personnels.
Johann Paul Kremer : les extraits de son journal semblent en effet constituer une preuve poignante des prétendus gazages massifs d’Auschwitz, pour quiconque méconnaît le sujet : « enfer de Dante », « anus mundi », « der Lager des Vernichtung »… et Faurisson de préciser que la traduction de cette dernière expression par « camp d’extermination » est erronée car le typhus, qui régnait à Auschwitz et dont Kremer parle dans son journal « anéantit » celui qu’il frappe, au sens étymologique du terme : Kremer parlait donc plutôt d’Auschwitz comme du « camp de l’anéantissement ». D’autre part, il y a aussi un « de » qui rendrait impropre l’expression de « camp de l’extermination ». Quant à l’expression d’anus mundi (« le cul du monde »), elle désigne de toute évidence le typhus dont un des principaux symptômes est la diarrhée : les gens atteints par le typhus chient à en mourir, on est dans la merde ; on se trouve donc bel et bien à Auschwitz devant l’« anus mundi ». Enfin, Faurisson a trouvé un document dans lequel Kremer nous décrit de façon plus explicite ce qu’il voit. Il s’agit d’une lettre qu’il envoya à sa gouvernante le 21 octobre 1942 :
« […] je m’attends à pouvoir être de retour à Münster avant le 1er décembre et ainsi tourner définitivement le dos à cet enfer d’Auschwitz où, en plus du typhus, etc., règne aussi maintenant la fièvre typhoïde ».
La décision prise à l’été 1942 de construire des crématoires à Birkenau est évidemment due à la terrible épidémie de typhus auxquels les SS durent faire face pour protéger leur main d’œuvre. On peut raisonnablement affirmer cela car c’est précisément ce que dit Himmler au représentant suédois du Congrès juif mondial, Norbert Mazur, en avril 1945 :
« Afin de mettre un terme aux épidémies, nous avons été forcés de brûler les corps d’un nombre incalculable de gens qui étaient morts de maladie. Nous avons donc été forcés de construire des crématoires, et l’on nous menace aujourd’hui de nous pendre parce que nous avons pris des mesures d’hygiène radicales ! »
Outre les progrès hygiéniques que constituaient en effet les crématoires face aux épidémies, on sait encore que le Zyklon B était un insecticide destiné à éviter que ne se propagent les épidémies de typhus (dont l’agent porteur est le pou du corps), et donc à éviter que les Juifs ne meurent, comme le prouve cet autre document découvert, tout comme le premier que j’ai cité, par le professeur Faurisson : il s’agit du texte d’un message radio de Richard Glücks, du W.V.H.A., en date du 22 juillet 1942 :
« Par le présent, j’accorde l’autorisation d’effectuer le trajet aller/retour d’Auschwitz à Dessau pour un camion de cinq tonnes afin d’aller y chercher du gaz destiné au gazage du camp pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclenchée ».
Que voulez-vous que répondent les théologiens de l’« Holocauste » face à de tels documents ? A vrai dire, ils ne s’en embarrassent même pas, ils ne les citent pour ainsi dire jamais dans leurs discours car c’est d’un discours qu’il s’agit, un discours sur l’histoire (qu’ils écrivent : Histoire) et non pas d’histoire. Sans parler du fait qu’il s’agit-là d’un discours aussi moral que ne l’était celui d’un Tartuffe, quand on sait le prix que payent à l’heure actuelle tant de Palestiniens et même de prolétaires pour cette imposture de l’« Holocauste ». Parmi ces individus, seul Jean-Claude Pressac a évoqué ce dernier document (sans mentionner qu’il provenait de Faurisson) en l’insérant sous forme de note dans ses Crématoires d’Auschwitz dont la thèse pourrait se résumer ainsi : les SS n’arrivant pas à endiguer les épidémies de typhus, se seraient servi du Zyklon B pour se débarrasser des Juifs. Voilà une thèse qui ne repose strictement sur rien. Certes, Pressac avait encore l’excuse de n’être pas historien, mais pharmacien. Son ouvrage a néanmoins été publié aux éditions du C.N.R.S. dans la collection « Histoire 20ème siècle », sous la direction de Denis Peschanski, et dont le comité scientifique comportait François Bédarida, Serge Berstein et autres palotins (comme aurait dit Alfred Jarry…). Ayons l’honnêteté de préciser qu’aucun des grands auteurs « exterminationnistes » (Reitlinger, Hilberg, Dawydowicz) ne fut historien de métier.
J’en viens maintenant à Himmler et à son fameux discours de Posen d’octobre 1943. Il est hautement improbable qu’il fut secret. Car, outre le fait qu’il fut enregistré, Goebbels en parlait dans son journal, lequel devait d’après Pierre Ayçoberry être publié après la guerre. D’autre part, Himmler mobilisa le souvenir de la « nuit des longs couteaux » de 1934 pour décrire le sort des Juifs à l’Est ce qui n’a quand même rien à voir avec le gigantesque assassinat par gaz dont nous parle la littérature holocaustienne ! D’ailleurs, à aucun moment, Himmler ne parle dans son discours d’un emploi de gaz asphyxiants. Il se trouve dans le Warthegau, soit à environ 350 kilomètres d’Auschwitz, en Haute-Silésie. L’essentiel du massacre par gaz étant censé avoir été perpétré à Treblinka (700 000 morts soit la population d’une ville comme Toulouse engloutie dans un camp de mètres carrés !), Belzec (500 000 ) et Sobibor (300 000 ) selon les statistiques mirobolantes des théologiens de l’« Holocauste » (« la statistique est la forme moderne du mensonge », disait Disraeli) qui oublient que les nazis parlaient de ces camps comme de camps de concentration et de transit, dans le cadre de la « solution finale territoriale », la logique eût voulu que si Himmler avait évoqué un massacre par gaz, il eût prononcé son discours dans le Gouvernement général et non pas dans le Warthegau. Himmler à Posen ne dit rien de moins ( quoiqu’en des termes peut-être plus brutaux : Himmler doit en effet séduire ses auditeurs les plus fanatisés par la guerre) que ce qu’il écrivait dans un rapport d’octobre 1942, qui n’avait rien de secret, suite à une rencontre avec Mussolini :
« Les juifs seront retirés de toute l’Allemagne, du Gouvernement général, de tous les territoires que nous occupons, car ils sont partout les porteurs de sabotages, d’espionnage et de résistance, de même qu’ils sont responsables de la formation des bandes. En Russie, nous avons dû fusiller un nombre non insignifiant de juifs, et à la vérité hommes et femmes, car, là-bas, même les femmes et les adolescents servaient de messagers pour les partisans […]. Je dis au Duce que nous mettrions dans les camps de concentration les juifs qui nous accableraient d’un point de vue politique et que nous emploierions les autres juifs à la construction de routes à l’Est, ce qui entraînerait, bien entendu, une très forte mortalité, puisque les juifs n’ont encore jamais travaillé de leur vie ».
Pour ce qui est de la construction de routes à l’Est, on peut noter que c’est mot pour mot ce qui est dit dans le protocole de la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942. A-t-on seulement construit des routes ? Peu évoqué dans les livres d’histoire, le « programme Otto » était un projet de construction de routes d’importance stratégique et d’amélioration de tout le système de transport du Gouvernement général. Il datait de juin 1940. Carlo Mattogno, dans sa monographie sur Belzec, nous apporte un document saisissant sur les conditions de mise au travail des juifs. C’est un rapport d’un médecin juif sur l’occupation allemande en Pologne : « À la même époque (août 1940), on arrêta les juifs dans la ville et la voïvodie de Lublin et on les envoya à Belzec où […] on leur « apprit » à travailler. Presque personne ne revint vivant de cet enseignement. Beaucoup succombèrent à leurs blessures après les coups qu’ils avaient reçus pendant le travail, d’autres à des maladies infectieuses comme le typhus, d’autres encore furent fusillés sans autre forme de procès. À Belzec, le principal travail des juifs consistait à creuser des fossés antichars le long de la frontière sur une distance de plusieurs dizaines de kilomètres. »
Un des intérêts de ce document est de nous montrer qu’il y eut nombre de fusillades « sans autres formes de procès » ce qui me fait penser que l’échange suivant entre Hitler et Horthy au château de Klessheim en août 1943 est authentique, contrairement à ce qu’avait suggéré Arthur Robert Butz :
« Si les juifs (en Pologne) ne voulaient pas travailler, ils étaient fusillés. S’ils ne pouvaient pas travailler, ils n’avaient qu’à dépérir »
Je ne suis pas un spécialiste du Goulag, mais je crois que si l’on ne voulait pas y travailler, cela était passible de mort, de même que le typhus régnait au Goulag (voir les travaux de Nicolas Werth). Toujours est-il que, outre le fait que cette citation décrive ce que l’on peut apprendre du document fourni par Mattogno, il serait tout à fait risible de dire que cela corroborerait la thèse des usines à gaz. Si jamais les nationaux socialistes ne parlaient pas de gaz, même quand ils évoquaient sans retenue des brutalités commises sur les Juifs, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’y eut pas de « chambres à gaz » pour tuer les Juifs : c’eût été d’ailleurs un secret impossible à maintenir.
Venons-en à présent au chef de la Bauleitung d’Auschwitz, Karl Bischoff, et au terme de « Vergasungskeller » (cave à gazage) qu’il utilisa dans un document datant du 29 janvier 1943 et portant sur les travaux du Krema 2 de Birkenau. Ce document dit qu’en raison du gel, les planches de coffrage du plafond de la cave utilisée comme morgue n’avaient pas pu être enlevées ; « ce n’est, de toute façon, pas grave car la cave à gazage (Vergasungskeller) peut être utilisée dans ce but ». Il y avait deux morgues dans le Krema 2, comme nous l’indiquent les plans découverts par Faurisson à la fin des années 1970. Sur les plans, aucun « Vergasungskeller » mais simplement deux morgues (Leichenkeller). Donc, il s’agirait-là d’une incroyable bavure dans le cadre du projet prétendument « criminel » de la « Solution finale ». Or, cela ne tient pas debout. D’abord parce que s’il s’était agi d’une chambre à gaz homicide, il aurait été « de toute façon pas grave » de s’en servir comme morgue ! Il est vrai que, candide, je fus impressionné par les découvertes par Pressac d’un projet de chauffer la pièce en question (le « Leichenkeller 2 ») et d’y installer une soufflerie en bois pour la ventilation, car celle-ci aurait été résistante aux acides. Mais, à bien y réfléchir, Faurisson avait raison de dire que les « preuves » techniques des « chambres à gaz » selon Pressac étaient absurdes, puisqu’il s’agissait à chaque fois de projets ayant été abandonnés ! Enfin, Carlo Mattogno semblerait bien avoir trouvé des documents prouvant qu’il s’agissait d’un projet abandonné d’installation d’une chambre à gaz de désinfection. Peut-être fût-il abandonné en raison des impossibilités (dues à la dimension de la pièce) évoquées naguère par Georges Wellers ?
Mais surtout, comment peut-on affirmer sérieusement que des foules humaines furent gazées dans cet endroit quand les expertises de Fred Leuchter et de Cracovie n’y ont révélé aucune trace d’acide prussique, contrairement aux prélèvements effectués sur les chambres à gaz de désinfection ? Quand on n’a retrouvé aucun trou pour l’introduction du Zyklon B dans les ruines du crématoire, et que l’on sait par ailleurs, depuis l’enquête de Robert Faurisson dans certains pénitenciers états-uniens, que le gazage d’une seule personne est dangereux pour le bourreau (et que l’emploi d’un gaz inflammable et explosible dans la morgue d’un crématoire aurait été tout aussi risqué) ? Quand les photographies de l’US air Force prises au printemps 1944, au point le plus fort de l’« extermination » des Juifs, ne montrent aucune file d’attente devant le crématoire contrairement aux dires des témoins, qui, en plus d’être peu nombreux, se contredisent entre eux et butent sur les questions techniques ? Quand on sait que les fours furent construits suite à une épidémie de typhus et que leurs capacités incinératrices étaient forcément limitées ? Sans parler du fait qu’environ 50 000 décès furent recensés dans les registres mortuaires d’Auschwitz, ce qui correspond étrangement au nombre de paires de chaussures qui furent retrouvées à la libération du camp et exposées complaisamment par le Musée d’Auschwitz, comme preuve aussi émouvante que fallacieuse de l’« Holocauste ». Mais il y aurait tant à dire sur la question !...
Tout cela donc, pour vous dire que j’ai changé d’avis sur la question (qui n’en est plus une) des « chambres à gaz » et du « génocide », « Shoah », etc. J’ai aussi changé de bord politique en me rapprochant de certains courants que vous qualifieriez peut-être d’« ultra-gauche ».Pour moi, le mythe des chambres à gaz est un mythe antirévolutionnaire : il vise à la collaboration de classe entre le prolétariat et la bourgeoisie en nous faisant croire qu’il y a un capitalisme « humain » et un capitalisme « inhumain ». Quand on ne nous dit pas tout simplement que le nazisme était, en fait, le socialisme (confère l’ultra-libéral Hayek et ses épigones, de gauche ou de droite, philosophant sur la « démocratie » et le « totalitarisme »). D’aucuns diront que le communisme, lui, est toujours inhumain. Or, le communisme n’a jamais existé : on sait que le stalinisme était en fait un capitalisme d’Etat. C’est donc un sophisme que de mettre en exergue les points communs entre national-socialisme et socialisme-national (avec comme déduction que les extrêmes se rejoignent) car Staline était en fait de droite. C’est d’ailleurs au nom de l’antifascisme qu’il réprima ses opposants de gauche. C’est aussi au nom de l’antifascisme que l’extrême gauche appela à voter Chirac contre Le Pen en 2002.
Ce n’est qu’en extirpant l’« Holocauste » que nous retrouverons notre vieil amie, notre vieille taupe qui sait si bien creuser sous terre pour apparaître brusquement : la Révolution.
Cordialement.
Lucien B.
P.S. : Je tiens à préciser que j’ai obtenu l’autorisation de Robert Faurisson pour les citations de documents figurant dans ses écrits.
17, rue de la bretonnière
45340 BEAUNE-LA-ROLANDE Le 20 décembre 2008pguillaume1@tele2.fr
À Lucien B.
Cher Monsieur Bxxxxxx,
Deux ans et demi, trente mois, que vous m’avez envoyé votre première lettre !
Que d’eau ont passé sous les ponts.
Inutile de souligner à quel point je suis heureux de l’évolution qui se manifeste dans cette seconde missive, par rapport à la précédente, que je viens de relire soigneusement.
D’abord une première réflexion : si les thèses révisionnistes venaient à l’emporter, c’est-à-dire à être considérées comme « discutables », comme susceptibles d’être discutées, par des gens raisonnables, il se trouvera certainement, parmi ceux qui s’y rallieront, des imbéciles pour vous reprocher votre lettre initiale. Eh bien, je tiens à vous dire ceci : Votre lettre est la seule que j’ai jamais reçu en trente ans, de la part d’un adversaire, qui fasse preuve d’une réelle connaissance approfondie du dossier, d’une réelle sincérité, et sur certains points, d’une réelle perspicacité.
Et vous n’avez pas craint de vous adresser à moi pour aborder, sans faux-fuyant, les questions qui vous préoccupaient. Vous avez donc agi correctement. Je suis en mesure de vous dire que c’est rare à notre époque.
Je l’ai reçue au milieu d’une crise personnelle sévère, due au fait que je prenais conscience que le « révisionnisme » était dans l’impasse mais que je me sentais incapable de l’en sortir.
J’ai reçu cette lettre comme un coup de massue. (Je vous l’ai bien caché, n’est-ce pas ?). Vous étiez, à ma connaissance, le premier qui, après avoir bien étudié le dossier, avoir compris et assimilé les thèses révisionnistes, repassait à l’ennemi avec armes et bagages ! (Ce qui n’était pas du tout le cas de Gaby Cohn-Bendit, qui est un marrane révisionniste. Un exterminationniste qui révise en secret. Il croit au « génocide », mais pas du tout aux chambres à coucher dehors. Ce n’était pas non plus le cas de Pressac, qui, contrairement à la légende médiatique, n’avait jamais franchi le pas révisionniste, et ne pouvait donc pas franchir la ligne dans l’autre sens. Son cas, très révélateur, est trop complexe pour que je développe ici).
Il n’était pas difficile, avec un peu d’imagination, et j’en ai, d’imaginer donc, l’offensive « éradicatrice » qui pouvait s’organiser dans la foulée et autour de votre lettre. Et comment vous répondre ? Sans tomber automatiquement sous le coup de la loi, avec la prison à la clef, et les sursis pendants qui risquent de tomber. Et bien d’autres choses encore. C’était pour moi la quadrature du cercle.
Une lecture attentive de votre lettre montrait que le comportement impérieux de Faurisson et la merveilleuse méthode Ajax, n’étaient pas pour rien dans votre involution à l’encontre des thèses révisionnistes. Et même… ils en étaient, me semblait-il, la cause !
C’est donc, en définitive, votre lettre qui a provoqué la nécessité du n°18, et la renaissance de la Vieille Taupe, en totale autonomie par rapport au Professeur. La rédaction, et la publication du n° 19 a été, pour moi, un calvaire. À ceci près qu’un Calvaire, avec une happy end, ce n’est plus un Calvaire. Mais, objectivement, c’est votre lettre qui m’a contraint de m’arracher à la situation désespérante et à définir la nouvelle ligne de la Vieille Taupe, sous la direction de notre Conseil des Sages.
C’est donc votre « attaque », que j’avais perçue comme potentiellement mortelle (1), qui a provoqué la réaction adaptée à l’attaque (2). 12 ! (qui montre en le dissimulant un 3 subliminal. 1,2,3. Le 123 de chaque branche du Patibulum de la Croix de Dozulé). Le 3, c’est le résultat des opérations.
Et le résultat sera, à très bref délai, le rétablissement pour tous de la liberté de recherche et d’expression en ce qui concerne le grand tabou que vous savez. La loi liberticide sera abrogée, mais elle cessera d’être appliquée dès 2009 avant même que d’être abrogée.
Les bonnes nouvelles dans ce sens vont maintenant se succéder à un rythme endiablé. J’en ai la certitude, car je dispose de l’assurance qui me permet d’en avoir la certitude, et cela même si je devais être assassiné, ce qu’à Dieu ne plaise (et les ennemis n’y ont plus intérêt).
Le P. S. de votre lettre m’informe que vous avez repris langue avec Faurisson. J’en suis ravi.
Je constate d’ailleurs que la totalité des arguments que vous soulevez dans votre lettre, en dehors d’un ou deux qui sont inédits (à ma connaissance) sont repris de Faurisson. Aucun de mes propres arguments développés dans le Bulletin n°19 ne semble donc avoir retenu votre attention. Cela montre à quel point tous les cerveaux ne sont pas sensibles aux mêmes arguments et aux mêmes raisonnements. Cela montre aussi que l’argumentation de Faurisson était suffisante… ou… aurait dû être suffisante, si les choses n’étaient pas ce qu’elles sont, et le monde ce que nous savons…
J’ai cependant l’impression que nos conversations téléphoniques à la suite de votre lettre initiale, mes comportements, ma patience aussi à votre égard, et des confidences personnelles réciproques, ont joué un rôle pour créer l’état d’esprit qui vous a permis de considérer sereinement l’argumentation faurissonnienne. Est-ce que je me trompe ?
Enfin, cerise sur le gâteau, vos deux derniers paragraphes, dont le dernier, de deux lignes.
La Révolution ! Certes ! Mais complète.
Que le versement du sang ne se substitue pas aux vraies réformes radicales.
Et par dessus tout, UBER ALLES, la liberté de recherche et d’expression pour toutes et tous, sans la moindre exception, car c’est la seule garantie du respect de l’autre dans sa radicale altérité, et de tous par l’État, tant qu’il est nécessaire (l’État).
Bien à vous, cordialement.
Pierre Guillaume