AAARGH
Dans les vignes du Seigneur
Lundi 27 avril 2009.
(Écrit lé 29 avril 2009)
Comme il avait été annoncé deux jours plus tôt, par Courriel, La Vieille Taupe avait donné rendez-vous à ses amis, de 14 heures à 18 heures, Au doux raisin, 29,rue Descartes, 75005 Paris, dans l’intention de présenter le dernier livre édité dans la célèbre collection noire et rouge, dont le nom : Le Puits et le Pendule, en reprise d’une nouvelle éponyme d’Edgar Allan Poe, avait été suggéré, en son temps, par Joaquim Vital, le directeur des Éditions de la Différence, l’une des maisons d’édition qui avait accepté, avant d’en mesurer tous les risques, d’héberger cette collection sulfureuse dirigée par Pierre Guillaume. Cette collection a dissimulé, en le publiant, le plan secret de la Vieille Taupe dans l’Affaire Faurisson.
C’est dans cette collection, qu’à notamment été publié le livre stratégique de Noam Chomsky : Réponse inédite à mes détracteurs parisiens, avec une préface de P.G., aux Cahiers Spartacus, qui dément, par son existence même, la thèse médiatiquement obligée, lancée par Jean Pierre Faye et Anne Sinclair, selon laquelle j’aurai abusé de la confiance de Noam Chomsky, et qu’il aurait rompu avec moi.
Au doux raisin, ce n’était pas une « réunion », mais une succession de discussions entre amis. Le bar était normalement ouvert au public et aux passants. Ce fut l’occasion d’échanges fructueux, plus ou moins intéressants, Voire extrêmement intéressants, mais les plus intéressants pouvant, comme d’habitude, être quasi silencieux ! Un simple passage pouvant signifier : « Je vous ai compris ! ».
Depuis Pie XII, on devrait le savoir : « La parole est d’argent, mais le silence est d’or ! »
Une vingtaine de personnes sont finalement passées, dont quelques-unes sont probablement porteuses de développements futurs. Quelques informations importantes ont été échangées, parfois très utiles, et des liens rompus ont été rétablis. Nous avons eu la joie d’accueillir Chard, et un rescapé des geôles de la République à qui Léon Arnoux a dédicacé le livre que je lui ai offert, car il avait bien mérité de la Vieille Taupe.
Mais dans l’ensemble les conversations sont plutôt parties dans tous les sens, si bien que je n’ai pas eu l’occasion d’exposer ce que j’avais prévu d’exposer, ni de faire les révélations que j’avais prévues, y compris sur des aspects ésotériques de l’édition du livre Une Échappatoire(à quelques rêves périlleux) qui révèle, grâce à la pratique du Ketman, que le révisionnisme historique, a d’ors et déjà gagné la partie, et que cela serait manifeste dès lors que les « révisionnistes » se soumettraient à l’injonction du Pape Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! ». Et j’avais pensé, en plus de la révélation de la manière dont cette annonce avait été placée en filigrane dans ce livre, avoir l’occasion d’en faire un début de démonstration pratique. J’avais, dans la voiture de fonction de la VT, un break 206 Peugeot, toutes sortes de matériels, livres, tracts, brochures et cartes, tous plus légaux, et néanmoins sulfureux, les uns que les autres. J’avais aussi mon sac à malice contenant divers T-shirts, blousons, Kata et Keffieh. J’avais donc pensé qu’il serait aisé de faire une démonstration pratique, éventuellement immortalisée par quelques photographies, d’une distribution par quelques « Sonderkommando », revêtus de leurs tenues de combat camouflées, sur la place de la Contrescarpe et tous les cafés adjacents, et sur les lieux de mes rencontres historiques avec Guy Debord, Alice-Becker-Ho, Kotànyi, Vaneigem, et bien d’autres… car dans les années soixante, j’habitais avec mon épouse Marie-Christine Rabedon, rue Rollin[1], à 2 pas de la Contrescarpe et de la Mouffetard, qui étaient encore à l’époque des quartiers ouvriers et populaires, et je rencontrait fréquemment Debord, ce grand buveur de vin, aux Cinq Billards, à 50 métres. Quoi de plus simple en effet, puisque je l’ai fait moi-même des dizaines de fois, très souvent seul, et dans des contextes beaucoup plus périlleux…(jamais je n’ai rien demandé à personne sans avoir fait dix fois plus risqué auparavant). Mais à aucun moment il ne fut même envisageable de proposer une telle « sortie ». L’ambiance n’y était pas du tout. Crainte de déclencher…le pire ! On se demande pourtant ce qu’il peut y avoir de pire que la situation actuelle, sinon la situation qui va suivre, et la guerre, si on ne fait rien pour l’empêcher d’advenir ! Il y avait là des braves gens, plutôt d’extrême droite, et de splendides jeunes femmes, tous convaincus que les idées défendues par la Vieille Taupe, et notamment la liberté d’expression pour tous, constitueraient déjà un formidable progrès, des gens qui « vibrent » à la lecture de certains documents « ultra-gauche » de la Vieille Taupe, mais se révèlent en pratique infoutus de participer pendant un quart d’heure à une distribution publique place de la Contrescarpe ! Alors qu’il suffirait qu’ils n’aient pas peur pour qu’il ne se passe RIEN. Le comble, c’est que ce ne sont pas des peureux ! Certains peuvent avoir fait preuve d’un grand courage en diverses circonstances ! Mais, indiscutablement, ils craignent quelque chose ! Le patron du bar n’a pas accueilli favorablement l’idée d’accrocher (discrètement) dans son bar un petit cadre que je lui avais offert comportant simplement un 18 stylisé entouré d’une guirlande des dessins de Chard ! Comme si l’Oeil était dans son bar, et le regarderait… lui ! Et il a très mal accueilli la simple éventualité que je puisse laisser dans le bar une trace de mon passage sous la forme d’un autocollant : LEWKOWICZ A RAISON. Enfin, passons ! Les temps changent. Ils changent de plus en plus vite. Le sens des mots y participe. En ce qui concerne les « révélations psychogéographiques » dont j’avais annoncé l’éventualité, cela n’a guère intéressé nos visiteurs, en dehors de ceux qui connaissaient déjà bien ce concept situationniste. Si bien que j’ai très peu eu l’occasion d’aborder la très riche psychogéographie du quartier. Mais j’ai cependant abordé la psychogéographie du lieu sympathique où nous étions réunis. « Objets inanimés avez-vous donc une âme » Le 29, rue Descartes, où se trouve aujourd’hui la bar à vin Au doux raisin, était au siècle dernier, le local d’un éditeur gauchiste : E.D.I., (pour Édition Diffusion Internationale). Une rapide recherche dans les archives de la Vieille Taupe fait apparaître plusieurs occurrences, dont celle-ci. Dans le texte Vous avez dit extermination ?, figure le passage suivant : Dans cette guerre, des dizaines de millions d’hommes ont été tués. Seuls les Juifs ont été exterminés ! Essayons donc de pénétrer la logique interne de cette revendication dont les conséquences sont considérables. L’idée d'avoir échappé à une extermination d’une nature radicalement différente des “exterminations” subies par d’autres peuples dans l’histoire et l'idée que cela constituerait un élément particulièrement signifiant autour duquel devait se reconsidérer la perception de l’histoire et de son sens…, cette idée qui à tout prendre, est une constante du judaïsme, a commencé à recoloniser les esprits et à se discuter dans les milieux juifs laïcs, apparemment déjudaïsés, au début des années 70. Cette idée n'était certes pas nouvelle. Mais elle ne fonctionnait en France qu'à l'intérieur d'une communauté très rétrécie. En général, dans les milieux trotskistes, le livre de référence sur la question juive était le livre d’Abraham Léon[2]. Lui-même avait été arrêté et déporté de Belgique fin 1944. Il est mort à Auschwitz. Dans son livre, il tentait d’expliquer les causes et les raisons historiques et sociologiques du rôle des Juifs dans l’histoire sur une base matérialiste et dans une perspective qui rompait avec le judéocentrisme. Il faisait la critique du sionisme dont il prévoyait qu’il serait conduit à faire le jeu de l’impérialisme américain. Dans son texte, terminé en décembre 1942, donc au coeur de la guerre, il ne distinguait pas qualitativement les divers impérialismes en guerre, et il ne “diabolisait” pas plus (ni moins) le régime socialiste national, qu’il ne diabolisait les autres belligérants. À l’intérieur de ce passage, figurait la note 2, reproduite ci-dessus. La Vieille Taupe, à l’époque avait fait une enquête, et avait acquis l’intime conviction (pas la preuve) que Jean-Gilles Malliarakis avait identifié les auteurs du forfait et compris la manipulation. Le directeur d’E.D.I. aussi. Mais tremblant de peur devant le lobby qui n’existe pas, il avait préféré faire semblant de n’avoir pas compris, et se satisfaire de la chaude solidarité « antifasciste » dont il bénéficiait. E.D.I. ne s’en est pas remis et a fini par disparaître. Une recherche plus systématique permettrait probablement à la VT de retrouver les articles de divers « directeurs de consciences » publiés à l’époque, et leurs dénonciations vertueuses du fascisme « qui ne passerait pas ». Bientôt il n’y aura plus d’Échappatoire. (20,00 Euros à la VT ou chez l’auteur). En attendant ce jour, la Vieille Taupe (qui a une mémoire d’éléphant) rencontrait ses amis, librement, dans les anciens locaux des anciennes éditions E.D.I. et Léon Arnoux y dédicaçait son livre. Cependant que la Vieille Taupe adaptait à la situation son plan et son programme pour le 1er Mai 2009, fête des travailleurs, et jour chômé depuis une décision du Maréchal Pétain du 24 avril 1941, qui instaura « La fête du Travail et de la Concorde sociale ». Le 1er mai, est aussi l’anniversaire de la naissance du Maréchal Pétain, né le 1er mai 1856 à Cauchy à la Tour, Pas de Calais. La concorde sociale vaut mieux que la guerre civile, parce que l’on connaît le Pouvoir contre lequel on se révolte, mais on ne connaît pas encore le Pouvoir qui lui succédera, et l’expérience des révolutions bourgeoises et bolcheviques ne permet plus guère d’avoir des illusions, en particulier sur les marchands d’Orviétan qui se proposent de prendre le Pouvoir, par un moyen ou par un autre, pour assurer des lendemains qui chantent. La concorde sociale est très simple à réaliser. Elle suppose que soit mis fin à la lutte des classes. Ce qui à son tour suppose que la production et la distribution des richesses nécessaires à la survie de l’humanité ne se fassent plus dans le cadre d’un système qui oppose irréductiblement les intérêts de ceux qui survivent grâce à la vente de leur force de travail, à ceux qui détiennent le Capital. Plus de classes antagoniques, plus de lutte de classes ! Mais ce que tout le monde pressent confusément c’est que la liberté de penser, la liberté d’expression, la liberté d’organisation, constituent des valeurs, UBER ALLES, tant pour résister aux empiétements du Pouvoir actuel, que pour résister aux empiétements d’éventuels Pouvoirs à venir. Quels que soient les désaccords et les oppositions légitimes qu’on puisse avoir avec la personne ou l’œuvre du Maréchal Pétain, sa mémoire fait l’objet d’une falsification, historique et hystérique, permanente, qui devient le ciment d’une idéologie répressive et mensongère. Je me rendrai donc à Paris vendredi 1er mai au matin, avec quelques amis, à la Messe dite en mémoire du Maréchal Pétain dans une chapelle privée. Quelques amis iront ensuite écouter le discours de Jean-Marie Le Pen, place des Pyramides. Quant à moi, accompagné de quelques Sonderkommando, nous rejoindrons dans l’après midi les travailleurs et les Prolétaires dans la rue, pour discuter entre nous des meilleurs moyens de préserver l’outil de travail, quand il peut être utile, et d’abolir le salariat, en garantissant la liberté, et les libertés. Dernière minute : Quatre généraux libanais incarcérés à la suite de l’assassinat de Rafik Hariri, viennent d’être libérés. La vérité est en marche… La pandémie révisionniste est inévitable ! [1] Où fut assassiné l’étrange Curiel. [2] La Conception matérialiste de la question juive. Le texte a d’abord circulé sous différentes formes polycopiées. Il a fait l’objet d’une première édition en 1946. Réédité en 1968 par les éditions E.D.I. (Éditions et Documentation Internationales) et longtemps épuisé, il faisait l’objet d’une réédition confidentielle en 1980, puis en 1992. Le local d’E.D.I., 29, rue Descartes, Paris 5°, était alors victime d’un attentat par bombes incendiaires, et une partie importante des stocks fut détruites. Un tract, style “extrême droite raciste et xénophobe” revendiquait l’action en dénonçant les activités gauchistes en général. Ce qui donna lieu à une campagne de dénonciation de ”l’extrême droite raciste et xénophobe qui brûle les livres à Paris”. Toute la presse de gauche emboucha les trompettes de l’antifascisme. En fait l’attentat avait été commandité par une milice sioniste dans l’unique but d’interrompre la diffusion de ce livre-là. Mais le directeur des E.D.I. s’est bien gardé de faire part de ses soupçons, et des autres pressions qu’il avait subies, provenant de ce côté-là. Les éditions, et le petit réseau qui fonctionnaient autour, ne se sont jamais vraiment remis de l’aventure. Le livre est introuvable. [Note de 2009: la note est un copiè/collé de la brochure "Vous avez dit Extermination", le livre est de nouveau disponible en ligne, notamment à l’adresse http://aaargh.codoh.com/fran/livres3/aleon.pdf]
Les préservatifs ne sont pas étanches au virus révisionniste!