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Outing

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LA VIEILLE TAUPE

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VOTRE ATTENTION S'IL VOUS PLAÎT.

Le texte suivant se compose de 2 parties distinctes.

1°/ Un excellent message émanant de Bocage du 16 février 1010.

Il comporte le "outing" explicite d'un éditeur : J.-F. Platet, directeur fondateur des éditions La Baleine.

(probablement parce qu'elle est capable de longues immersions avant de faire surface).

Cela vérifie l'affirmation de la VT selon laquelle les "outings" vont se multiplier spontanément.

2°/ Un extrait d'un blog sur Livres hebdo.

Pourquoi ce blog est-il décisif et significatif. Parce que Livre hebdo est l'organe professionnel des libraires, généralement très politiquement correct, et que l'auteur n'est pas n'importe qui.

Il se fait l'écho d'une information qui ne circulait donc que dans le ghetto réviso moins de 10 jours après que l'information soit sortie à l'usage de ce tout petit milieu ostracisé et terrorisé.

Et il envoie paître le commissaire politique Didier Dénonce.

C'est cela le fait nouveau !

L'information diabolisée, commence à circuler en temps réel.

Alors que naguère encore il fallait au minimum des années.

Lisez donc attentivement, et vous vérifierez que les temps ont changé.

Ce n'est plus seulement cette Vieille folle de Taupe qui le dit, c'est Livre hebdo et Maître Emmanuel Pierrat (voir ci-dessous).

 

Que faire maintenant ?

Pour commencer, qu'est qui peut mieux encourager un éditeur à persévérer dans cette bonne voie et à éditer d'autres livres diabolisés, sinon le succès de sa première initiative.

Donc tous ceux qui n'auront pas acheté ce livre au plus vite sont exclus de la Vieille Taupe.

Et n'oubliez pas :

http://aaargh.codoh.com

 

http://aaargh.codoh.info

 

Nihil obstat. Wilhelm Stein

 

De:   bocage@club-internet.fr

Objet: Un homme debout

Date: 16 février 2010 15:13:05 GMT+01:00

À:   bocage@club-internet.fr

L'homme debout, c'est l'éditeur J.F. Platet. Explications plus loin.

Un jour, le tant regretté Serge de Beketch, directeur du « Libre Journal » (après l'avoir été de « National Hebdo » puis de « Minute »), téléphone à François Brigneau, polémiste magistral mais maudit, auteur d'une quarantaine d'ouvrages (voy. Wikipédia) et en particulier de Mais qui est donc le profeseur Faurisson?":

– « Dites donc, François, je viens de lire le Mémoire en défense de ce Faurisson. Mais, ce type-là, il a raison !

Réponse de F. Brigneau:

– « Bienvenue en enfer ! »

L'enfer, Brigneau connaît: il a fait un séjour dans les geôles de la République au moment de la Libération...

Revenons à notre éditeur J.F. Platet.

Ce dernier, qui occupe une place importante dans une grande maison d'édition réputée à gauche, découvre un jour sur les quais de la Seine un roman qui l'enthousiasme: « Paul Monopol » signé François Brigneau. Il parvient à retrouver l'auteur (Brigneau aura 91 ans le 30 avril prochain) et lui demande l'autorisation de republier ce livre. Brigneau accepte volontiers mais non sans le prévenir de l'opprobre qui est attaché à son nom et ses raisons – ce qui laisse pantois l'éditeur qui ignorait tout de cette chasse à l'homme; il le prévient donc aussi, charitablement, qu'il doute fort que sa maison d'édition accepte jamais de publier ce livre sous son nom.

F. Brigneau avait raison: la maison d'édition refuse. L'éditeur n'accepte pas une telle censure et décide de quitter cette maison d'édition et de fonder la sienne. Elle s'appellera « La Baleine noire » et vient de publier le livre de François Brigneau avec le premier titre que l'auteur avait donné à son roman: Faut toutes les buter! 

Et c'est ainsi que ce roman, explique F. Brigneau dans une dédicace, « sorti des oubliettes, écrit en cabanne [FB était alors emprisonné à Fresnes], terminé en cavale, publié à la sauvette (1947), republié sous le manteau (1952), puis à compte d'auteur (1992) et enfin découvert sur les quais par un éditeur qui doit fonder une nouvelle maison pour le diffuser (2009), comme dirait Sanders, Faut'l'fer! »

Si vous souhaitez donner un coup de chapeau à cet éditeur et si vous n'avez pas encore lu ce roman (assez osé), commandez-le à:

Éditions Baleine, 11 rue Muller, 75018 Paris. Prix: 12 euros franco de port.

 

2° (Reproduction ci-dessous) Chronique Juridique

http://www.livreshebdo.fr/weblog/chronique-juridique-30/511.aspx

Didier multirécidive

Pas d’erreur de casier, aucune homonymie : le « multirécidiviste » est bien Didier Daeninckx, spécialiste de la dénonciation ciblée et de l’outrance sélective. Didier dénonce avait déjà titré Patrick Besson dans l’un de ses livres. Cette fois, le pétitionnaire à répétition s’en prend à Baleine, éditeur de la série Le poulpe mais surtout rééditeur d’un roman, en lui-même inoffensif, du très nauséabond François Brigneau.

Autant le dire d ’emblée, l’auteur de ces lignes est partie prenante, même indirectement, à l’affaire, puisque c’est sa cousine, Stéfanie Delestré, spécialiste ès-polars, qui dirige aujourd’hui Le Poulpe (Didier, inscris ça sur ma fiche, mais ajoute à ton sinistre recensement que Stéphanie a prénommé son fils Isaac, qu’elle est mariée à un Malgache d’origine, et que je suis l’auteur d’un Paris des Francs-maçons. C’est donc une sorte de tribune judéo-maçonique post-moderne que tu lis. Sans compter que j’ai publié mes trois premiers romans au Dilettante, éditeur que tu exècres pour avoir commercialisé du Nabe, du Rebatet et du Limonov, et où j’ai été jusqu’à préfacer ADG !).

Mais foin des basses querelles et examinons, juridiquement, ta pétition  :  tu demandes, suivi par tes derniers fidèles de l’ordre du temple de la pensée politico-solaire, à ce que les contrats conclus avec Baleine soient résiliés/rompus. Bref à faire jouer l’équivalent d’une clause de conscience.

Si tant est qu’elle existât dans l’édition — à l’image de ce qui se passe dans le journalisme, en cas de changement d‘actionnaire ou de ligne éditoriale —, il faudrait d’abord être cohérent et opérer de même avec tes autres éditeurs : Denoël (attention tu es cerné par un complot familial : mon frère y a publié plusieurs livres), éditeur historique de Céline, filiale de Gallimard (dont le catalogue affiche toujours du Rebatet). Et que dire de l’un de tes derniers opus sorti chez Perrin (dont chacun sait dans le milieu du livre que, au-delà de la qualité des ouvrages qu’elle publie, cette maison n’est pas, au sein du groupe Editis, si à gauche que ça de La Découverte).

Il n’existe que deux issues pour que l’auteur prompt à s’indigner puisse quitter son éditeur soudainement, au point de faire disparaître son livre du catalogue.

En premier lieu, il y a le cas de la cession du fonds de commerce de l’éditeur. Selon le Code de la propriété intellectuelle, l'autorisation de l’auteur n’est pas nécessaire pour que son contrat soit transféré lors de ce type d’opération. Sauf si « celle-ci est de nature à compromettre les intérêts matériels ou moraux de l’auteur ». Celui-ci est alors « fondé à obtenir réparation même par voie de résiliation de contrat ». Les juges examinent cependant très sévèrement les contestations soulevées par les auteurs et leur demandent une véritable démonstration du grave préjudice qu’ils subiraient en cas de « transfert ». Telle n’est pas ici la situation.

Enfin, le même Code accorde à l'auteur une prérogative morale véritablement extraordinaire du droit commun. Il s'agit du « droit de retrait ou de repentir ». Grâce à ce droit, l'auteur peut revenir sur la publication de son œuvre. En dépit de tout engagement contractuel, il peut choisir de reprendre son manuscrit et, si l’œuvre est déjà publiée, d’en arrêter la commercialisation. Ce droit exorbitant est bien entendu fortement encadré : d'une part, l'auteur est tenu d'indemniser l'éditeur du préjudice subi ; d'autre part, l'auteur ne peut exercer cette prérogative exceptionnelle que pour des raisons purement morales.

Hélas, Didier, pour le cas où l’écrivain reviendrait sur sa décision, il est tenu de proposer à nouveau son œuvre au même éditeur avant tout autre, et aux mêmes conditions que précédemment conclues. Pétitionne, camarade, même de façon incohérente : en droit, il n’en restera rien.

 

L’AUTEUR DE CET ARTICLE DANS LIVRE HEBDO :

Emmanuel Pierrat, Emmanuel Pierrat est avocat au barreau de Paris. Il a fondé le cabinet portant son nom et le codirige avec Sophie Viaris de Lesegno. Il a été chroniqueur juridique dans Livres Hebdo durant neuf ans et l'est toujours pour Caractère. Il enseigne notamment à l'INFL (Institut National de Formation de la Librairie) et à l'École Nationale des Gobelins. Il est Consultant juridique pour le continent africain auprès de la Chambre de Commerce Internationale (Genève) dépendant de l'ONU. Emmanuel Pierrat a publié de nombreux ouvrages juridiques sur le droit de l'édition, ainsi que plusieurs essais sur la culture, la justice, la censure et la sexualité. Il est l'auteur de romans et récits, parus au Dilettante et chez Fayard. Il a traduit, de l'anglais, Jerome K. Jerome et John Cleland, ainsi que, du bengali, Rabindranath Tagore. Emmanuel Pierrat collectionne les livres censurés et notamment les curiosa. Il en a réédité et préfacé chez divers éditeurs, souvent tirés de ses propres collections. Il est directeur éditorial des éditions Cartouche, qu'il a cofondées en octobre 2004. Il est conseiller municipal du 6ème arrondissement de Paris


aaarghinternational@hotmail.com

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