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Hic Rhodus, hic salta !
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LA VIEILLE TAUPE
Hic Rhodus, hic salta !
Locution latine qu'aimait à employer Rosa Luxembourg. Elle signifie: « C'est ici Rhodes, c'est ici qu'il faut sauter ». Elle serait la réponse à quelqu'un qui se vantait d’avoir accompli un saut extraordinaire lorsqu’il était dans l'île de Rhodes.
J'écrivais de mémoire. Puis j'ai eu l'idée de consulter Wikipédia, souvent utile, bien que cette encyclopédie en ligne, généralement politiquement correcte, accumule les erreurs de faits et d’interprétation sur la Vieille Taupe et sur Pierre Guillaume. Mais il faudra bien qu'ils les corrigent un jour ou l’autre …
Voilà ce que j'ai trouvé.
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Hic Rhodus, hic salta « Voici Rhodes : saute ! » (la phrase se trouve dans une des fables d'Ésope, où un athlète vaniteux assure qu'il a fait un saut extraordinaire alors qu'il était à Rhodes, et ajoute qu'il peut produire des témoins ; à quoi l'un de ses auditeurs réplique qu'il n'est pas nécessaire d'interroger des témoins : il suffit qu'il refasse le saut là où il est)
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Ésope était un ancêtre du révisionnisme. Il ne faisait pas grande confiance en la mémoire des témoins, « généralement trompeuse ».
Ci-dessous une compilation de diverses informations vérifiables et vérifiées qui prouvent que les temps ont changé…
Mais les médiats, eux, n'ont pas encore changé !
Aucun écho de la position si importante de la commission Balladur, ni de la position de Robert Badinter (ci-dessous) n'a été répercuté par les médiats !
Cette réflexion de Robert Badinter transparaissait déjà dans quelques mots dits par Maître Jouanneau et Maître Badinter au cours du procès Robert/Robert, dont personne à l'époque n'avait voulu voir l'importance (voir bulletin confidentiel VT n° 21 p.15).
La pensée humaine redémarre…
De même les médiats respectueuses gardent-elles le silence sur le soutien de principe apporté par Noam Chomsky à la pétition lancée par Paul-Éric Blanrue en faveur de Vincent Reynouard : http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com/
Ces petits « détails » vous permettent de juger comment vous êtes informés par vos médiats habituels !
Commencer donc par faire suivre ces informations, en commençant par votre famille, vos amis, et vos voisins. Ainsi vous contribuerez à faire la preuve que la Vieille Taupe est plus puissante que tous les médiats, (quand elle-même est totalement soumise à la vérité).
Abrogeons, abrogeons !
Le 17 mai dernier, le Comité de réflexion et de proposition, sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République présidé par Édouard Balladur, a achevé un rapport intitulé « La réforme institutionnelle deux ans après ». Il a été remis (sans être rendu public) il y a quelques jours au président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer qui l’avait sollicité le 12 mars dernier.
Ce rapport permet de dresser un premier bilan deux ans après la révision constitutionnelle. Son appréciation est dans l’ensemble, « largement positive ». Deux tiers des 77 propositions contenues dans le rapport du Comité remis le 29 octobre 2007 au chef de l’État ont été suivies d’effet.
Si le rapport relève avec satisfaction que le renforcement des pouvoirs du Parlement est une réalité, il précise « qu’il est crucial de parachever l’édifice en réformant non plus les textes et les procédures mais en y adaptant les mœurs politiques parlementaires trop marquées, aujourd’hui encore, par le conflit, plutôt que par le débat ».
Parmi les législations entrées en vigueur, le rapport revient sur la QPC et ne manque pas de donner un carton rouge à la Cour de cassation tout en relevant la bonne conduite du Conseil d’État : « les deux cours suprêmes se voient confier une mission de filtre dont le Conseil d’État joue pleinement le jeu, tandis qu’il est trop tôt pour dire de même de la Cour de cassation. Celle-ci a saisi la CJUE d’une question préjudicielle portant sur la validité de la loi organique du 10 décembre 2009, ce qui a quelque peu surpris. Elle a en outre décidé de ne pas transmettre au Conseil constitutionnel une question relative à la loi Gayssot réprimant le négationnisme, alors que cette question présentait sans doute un caractère sérieux, au sens de la loi organique, au regard du principe constitutionnel de liberté d’expression. Le Comité s’estime en devoir de rappeler que le pouvoir constituant et le législateur organique, suivant en cela ses propres propositions, ont confié au seul Conseil constitutionnel, et non pas aux cours suprêmes des ordres administratifs et judiciaire, le contrôle de constitutionnalité au fond ».
Pierre Cassen, animateur de Riposte laïque, se déclare à son tour opposé à la loi Gayssot.
http://blanrue.blogspot.com/2010/10/pierre-cassen-animateur-de-riposte.html
http://www.enquete-debat.fr/archives/rap-liberte-dexpression
"« J’ai beaucoup évolué sur la question de la liberté d’expression. Il y a encore trois ans, je défendais le fait de poursuivre devant les tribunaux les négationnistes, et les propos jugeant, par exemple, que les Noirs seraient moins intelligents que les Blancs. Aujourd’hui, je me sens de plus en plus un adepte inconditionnel de Voltaire, qui disait : “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire”.
Pourquoi cette évolution ? Parce que j’ai constaté la dictature qu’exerce la question du racisme, quand des lois permettent à des associations d’en détourner le sens, et de museler toute liberté d’expression en France, souvent de manière grotesque, faut-il rappeler comment Eric Zemmour se retrouve poursuivi devant les tribunaux ? J’ai changé en discutant de longues heures avec un jeune Anglais, qui m’a convaincu que la meilleure façon de combattre les thèses négationnistes était de les laisser s’exprimer."
Pierre Cassen
Jean-claude Gayssot
Phare de la pensée historique française

Pour Robert Badinter la loi Gayssot est inconstitutionnelle
Robert Badinter était l’invité de Nicolas Poincaré sur France Info le jeudi 14 octobre 2010, à l’occasion des 13e Rendez-vous de l’histoire à Blois ce dimanche, manifestation présidée par l’ancien ministre de la Justice.
Interrogé par Nicolas Poincaré qui s’affirme « s’intéresser beaucoup » à la question de la loi Gayssot, Robert Badinter se prononce contre les « lois compassionnelles » et affirme que ces lois sont anticonstitutionnelles.
N. Poincaré :
Juste un mot sur une question qui m’intéresse moi, et dont vous ne parlerez peut-être pas dimanche à Blois mais qui m’intéresse beaucoup, c’est lorsque la loi essaye de faire l’histoire je pense aux lois mémorielles ou à la loi Gayssot qui punit le révisionnisme ?
R. Badinter :
C’est un aspect très intéressant de l’époque récente. Ma position est très claire, très claire : le Parlement n’a pas à dire l’histoire. Le parlement fait l’histoire, il n’a pas à la dire, ni à la fixer. Les lois mémorielles, que j’appelle des lois compassionnelles, qui sont faites pour panser des blessures, apaiser des douleurs - et je comprends ça parfaitement - mais elles n’ont pas leur place dans l’arsenal législatif. La loi est une norme. La loi a pour fonction de règlementer une société de prévoir son avenir. Elle n’a pas à prendre parti dans une querelle historique ou tout simplement à affirmer un fait historique même indiscutable. J’ajoute, il faut bien le prendre en compte : la Constitution ne le permet pas. Je le dis clairement, elle ne le permet pas.
La loi en France n'est pas comme en Angleterre, le Parlement ne peut pas tout dire. Le Parlement a une compétence d’attribution, et rien ne permet au regard de la constitution au législateur de s’ériger en tribunal de l’histoire. Rien.
Par conséquent je comprends très bien les passions et le désir des élus de panser les blessures et de faire des lois compassionnelles : ça n’est pas la finalité du Parlement et constitutionnellement c’est hors de la compétence du Parlement.
Redémarrage de la pensée !
Lu le 15 octobre sur le blog de Piergiorgio Odifreddi, professeur de logique mathématique à l'Université de Turin (traduction rapide):
http://odifreddi.blogautore.repubblica.it/
La loi de la vérité. Par Piergiorgio Odifreddi.
Le cours négationniste du professeur Claudio Moffa à l'Université de Teramo a soulevé de féroces polémiques. Le commentaire le plus adéquat me semble être une réflexion de Borges dans son essai sur Nathaniel Hawthorne: "Le projet d'abolir le passé a déjà été formulé dans le passé et, paradoxalement, il est une des preuves que le passé ne peut être aboli. Le passé est indestructible: un jour ou l'autre toutes les choses reviennent, et l'une des choses qui reviennent est le projet d'abolir le passé."
En revanche, le commentaire le plus inadéquat me paraît être la lettre envoyée aujourd'hui par le président de la communauté juive de Rome, dans laquelle ce dernier propose un remède pire que le mal: élaborer de manière bipartisane un texte de loi, à faire approuver par le Parlement, qui "fasse du négationnisme et de la réduction des chiffres de la Shoah un délit". La prétention de pouvoir établir par des lois la vérité des faits oscille en effet dangereusement entre le velléitaire et le ridicule. (...) La raison évidente est que, comme l'a dit Antonio Labriola, "La vérité ne se vote pas". D'autant plus que, quand les votes sont ceux des parlements, on finit non pas par établir la vérité des faits mais bien plutôt par imposer une vérité d'Etat. Laquelle, comme on le sait, est une tout autre chose et souvent elle s'appelle simplement "mensonge".
En faisant du négationnisme un délit, on finirait donc par instiller le doute légitime que celui-ci ne soit véritablement une vérité que l'on redouterait d'entendre et que l'on voudrait empêcher de divulguer. Et puis, parlons franc: sur combien d'autres mensonges ne devrions-nous pas légiférer? L'astrologie, par exemple? Ou les théories du complot sur le 11-Septembre? Ou l'antiévolutionnisme? Ou, pourquoi pas, le christianisme lui-même? (...)
Le public, quand il se libère, a une mémoire d’éléphant !
Un correspondant nous écrivait le 16 octobre:
"Lors d'un reportage sur la carrière de Bernard Pivot, hier vendredi [15 octobre], sur France V, celui-ci a tiré fierté de n'avoir jamais invité un révisionniste. Pourquoi? Parce que, même devant plusieurs contradicteurs, ils arrivaient toujours à avoir raison!!! L'explication de Pivot: Parce que plus c'est gros, plus c'est difficile à réfuter; comprenne qui pourra."
Nous ne perdrons pas notre temps à faire des recherches mais pouvons dire ceci :
Bernard Pivot a bel et bien invité un révisionniste à son émission, et un révisionniste de taille: Maurice Bardèche.
Mais la vraie raison pour laquelle M. Pivot ne veut pas inviter de révisionniste tout comme, d'ailleurs, Michel Polac, qui a dit un jour que la seule personne qu'il n'inviterait jamais c'est le Pr Faurisson... c'est parce qu'il a peur de la réaction de la communauté juive.
En effet, au début des années 1980, il avait invité à son émission "Apostrophes" un ancien déporté de Buchenwald dont le nom nous échappe et, à un moment donné, le déporté en question a parlé de chambres à gaz dans ce camp.
C'est alors que Bernard Pivot, qui devait quand même connaître un peu le dossier, s'est écrié: "Mais il n'y a jamais eu de chambres à gaz à Buchenwald!"
C'était vrai, bien sûr, et c'était vrai officiellement depuis le 19 août 1960 à la suite de la parution dans "Die Zeit" d'une lettre de Martin Broszat, directeur de l'Institut d'histoire contemporaine de Munich, affirmant qu'il n'y avait pas eu de chambres à gaz d'exécution dans les camps allemands situés sur le territoire de l'Ancien Reich.
Mais Pivot aurait dû respecter la douleur de son invité... et laisser le public continuer de croire à ces chambres.
Bref, la LICRA n'a pas apprécié, s'est insurgée dans son organe de presse "Le Droit de vivre" contre un tel manque de goût, et Bernard Pivot a fini par rédiger piteusement une lettre d'excuses publiée dans ce mensuel.
Cette fois, il y a le feu au lac, comme disent les Chuisses glacieux.
D’un coté, la digue de terreur, de mauvaise conscience et de culpabilité manipulée se rompt de tout coté. Comme si l’injonction lancée par Jean-Paul II portait enfin ses fruits : « N’ayez pas peur ! », après avoir été confirmée par l’homélie révisionniste du Pape, à la Pentecôte 2009, intitulée : « Vaincre la peur » le 31 mai, en la basilique Saint-Pierre de Rome.
D’un autre coté et du fait même, les censeurs ont engagé une course contre la montre. Ils tentent de reconstituer la crainte révérencielle qu’ils inspiraient. Et pour cela ils tentent d’accélérer la répression, par la menace de l’utilisation du mandat d’arrêt européen contre les dissidents, au bénéfice de l’arbitraire des États les plus répressifs, c’est-à-dire les mieux contrôlés par le lobby (qui n’existe pas )! D’autre part les censeurs tentent d’imposer aux divers Parlements l’application d’une « directive européenne » liberticide destinée à restaurer la PEUR, et qu’ils ont fait passer subrepticement, comme ils savent le faire, sous prétexte de lutter contre l’antisémitisme et la xénophobie.
Pour déjouer cette ultime manœuvre des censeurs, une seule solution : Développer les protestations énergiques et manifester sa solidarité, non pas avec les idées de telle ou telle victime de la répression, mais contre le principe-même de la répression des idées.
Contre la répression des idées !
Ajouter votre signature à une déclaration ci-dessous, courte et simple, en faveur du Professeur Claudio Moffa.. Il y a urgence. Bientôt des informations complémentaires. Il faut donner l’exemple en allant vite ! 9696 transmettra.
FIRMA ANCHE TU
« Le università devono essere libere e all’interno ci deve essere una piena libertà di pensiero. La libertà di pensiero non deve tradursi in un delitto di opinione. Le opinioni non possono essere considerate dei reati. Nessuna legge deve limitare la libertà di insegnamento.»
Le Professeur Claudio Moffa souhaite, pour commencer et dans l’urgence des signatures d’universitaires, et d’universitaires français et étrangers pour montrer que cela circule.
Ce pourrait être la meilleure manière de calmer les ardeurs des censeurs en leur faisant comprendre qu’ils auraient au contraire intérêt à faire profil bas et à calmer le jeu.
Complément d’informations :
1°/ Traduction de la phrase ci-dessus : APPEL A SIGNATURE
« Les universités doivent être libres et en leur sein il doit exister une totale liberté de pensée. La liberté de pensée ne doit pas se transformer en délit d'opinion. Les opinions ne peuvent être considérées comme des délits. Aucune loi ne doit limiter la liberté d'enseignement. »
Cette phrase est de Sergio Romano, chroniqueur au Corriere della Sera.
2°/ Le Professeur Claudio Moffa dispose d’un site Internet :http://www.claudiomoffa.it/
Cette affaire, qui touche au principe même de la liberté de penser et des libertés universitaires, est largement évoquée sur le site http://www.21e33.it/ . Les articles 21 et 33 sont précisément les articles de la constitution italienne consacrés à ces « libertés ».
3°/ Une déclaration importante d’un député PDL (Berlusconien), Giancarlo Lehner, qui remet les pendules à l’heure et prouve qu’il n’y a pas qu’en France que l’on recommence à penser, et que l’on songe à la nécessité de s’adapter à la situation changeante :
« Je peux comprendre Fini, naturellement intolérant, héritier moral des auteurs des déclarations raciales [mussoliniennes] mais je ne comprends pas Schifani qui approuve ceux qui considèrent que le négationnisme doit être sanctionné pénalement. En tant qu'Italien d'origine juive, j'affirme que la véritable, l'authentique et l'incontournable caractéristique du peuple israélite, tolérance et liberté de pensée absolue, ne doit pas être obscurcie par une loi policière et facho-communiste, par conséquent antisémite, contre ceux qui nient l’évidence tragique de la Shoah. Si on croit à la liberté, on doit autoriser même les opinions démentielles. De mon côté, je me battrai et je voterai contre tout blasphème facho-communiste de cet ordre »
4°/ Là ça devient sérieux, le Vatican entre dans la danse aux côtés de la Vieille Taupe :
Negazionismo, no del Vaticano
a una legge che lo punisca
L'Osservatore romano si dice contrario a punire chi nega l'Olocausto. "In democrazia la censura non è un mezzo corretto"
http://www.repubblica.it/cronaca/2010/10/18/news/vaticano_negazionismo-8194117/