AAARGH
Braves soldats de la 17e
Compte rendu d'audience
***************
LA VIEILLE TAUPE
Mardi 16 novembre 2010, à l’audience de 13 heures 30, était convoqué devant la 17ième chambre du tribunal correctionnel de Paris, Cédric Tournay, directeur de S. A. Dailymotion, assigné par la LIC(R)A, UEJF, auxquelles s’était jointes une meute d’associations mémorielles .
Motif : avoir diffusé sur Internet la cassette du professeur Faurisson intitulée « Le problème des Chambres à gaz ». Manifestement ces organisations cherchaient, à travers ce procès, à réaffirmer leur privilège de censeur. Elles cherchaient à restaurer la PEUR qu’elles inspirent à travers la véritable « police de la pensée » qu’elles prétendent exercer… et exercent effectivement sur les peureux, mais n’exercent plus sur ceux qui ont vaincu la peur, ceux qui en ont tant vu qu’ils n’ont plus peur de RIEN…
Ce procès est à l’évidence d’une extrême importance pour les révisionnistes, et pour tous ceux qui contestent le privilège exorbitant que ces associations se sont attribué. Elles prétendent dire l’histoire et dire le droit sans contredit ! Quiconque s’oppose à leurs prétentions devant être par le fait même considéré comme « antisémite », c’est-à-dire monstrueux !
C’est tout à fait par hasard que nous fûmes informés de l’existence même de ce procès.
Joël Bouard s’était trouvé présent à l’audience où l’affaire avait été appelée pour fixation, et il s’était immédiatement porté partie civile au nom de l’association HCCDA, qui avait non moins immédiatement été jugée irrecevable. L’affaire semblait donc réglée et pliée…
Mais… quand c’est fini ça recommence et « c’est lorsque qu’on est surpris qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même ».
Car l’enjeu était grave au niveau des principes. Cédric Tournay et Dailymotion avaient capitulé sans combat et immédiatement interrompu la diffusion de la cassette, sans attendre la moindre décision de justice. C’était donc admettre que la cassette serait délictueuse en elle-même, avant tout débat au fond, et admettre que la LIC(R)A et l’UEJF avaient qualité et légitimité pour décider par elles-mêmes de ce qui devait être censuré sur Internet. Cela n’a évidemment rien à voir avec ce que peut penser Monsieur Éric Tournay des thèses historiques défendues pas le Professeur Faurisson, puisqu’il est bien certain que Dailymotion met tous les jours en ligne des milliers de vidéos sur toutes sortes de sujets, sans exercer le moindre contrôle idéologique et sans pouvoir être accusé d’approuver le moins du monde des contenus, éventuellement contradictoires entre eux.
Par contre ce retrait sur simple injonction licrasseuse, suivi d’une condamnation d’autant plus prévisible que le prévenu ne se défendrait pas, ne pourrait que contribuer à restaurer la PEUR qu’inspire encore ce « lobby qui n’existe pas » aux éditeurs, aux journalistes, aux médiats dans leur ensemble, qu’ils soient audiovisuels, électroniques ou autres. Les censeurs ne manqueraient pas de brandir cette jurisprudence obtenue sans difficulté pour restaurer leur autorité vacillante auprès de ceux qui ne demandent qu’à avoir peur, et qui sont de loin les plus nombreux.
La ficelle était si grosse que nous nous sommes même demandé si Cédric Tournay et Dailymotion n’étaient pas en fait complices dans une sorte de mise en scène destinée à faire reconnaître comme un fait établi et indiscutable, à la fois la « monstruosité morale » et « l’illégalité » du révisionnisme historique, c’est-à-dire du travail de l’histoire scientifique. La « Mémoire », cette suprême injonction judaïque, n’étant pas l’histoire, comme le savent parfaitement tous les historiens dignes de ce nom.
L’éventuelle complicité de Dailymotion était en tout cas la conviction de Joël Bouard et il était parvenu à me la faire partager à titre d’hypothèse vraisemblable.
Or cette affaire survenait dans un contexte général bien particulier.
Une course contre la montre est engagée entre les adeptes de la recherche historique et de la liberté d’expression et les nouveaux inquisiteurs, protecteurs de la « Mémoire ». La question des chambres à gaz se trouve être au centre des préoccupations des censeurs. Et conjointement la question des six millions [de Juifs exterminés].
La principale arme des censeurs est la répression judiciaire. Toute interrogation impie à l’égard de l’histoire que l’on nous raconte sur ces sujets terribles est légalement interdite en Allemagne, où il en coûte de très lourdes peines de prison et des amendes qui suffisent à détruire durablement l’équilibre d’une vie. De même en France depuis le 13 juillet 1990, date à laquelle fut promulguée et publiée au Journal Officiel la fameuse loi Gayssot. On comprend ceux qui hésitent à dire ce qu’ils pensent, et ceux qui préfèrent ne pas penser.
Mais pour être efficace la censure doit être sans faille et la peur universelle. D’où l’importance aux yeux des censeurs de la directive européenne qui faisait injonction à tous les pays de l’Europe d’adopter une législation similaire avant la fin novembre 2010.
Les censeurs sont parvenus à faire plier quelques pays particulièrement sensibles aux manœuvres du lobby, mais ils ne sont parvenus complètement à leurs fins, ni en Grande-Bretagne, ni en Espagne. Et ils ont subi un cuisant échec en Italie, avec la récente prise de position extrêmement ferme du Vatican contre l’éventualité d’une telle loi. Cette opposition a été confortée par plusieurs universitaires italiens laïques, dont Angelo d’Orsi qui bénéficie de l’appui d’un grand nombre de ses collègues. Ces oppositions successives semblent bien devoir mettre un terme aux tentatives de briser la carrière de l’historien Claudio Moffa, spécialiste du Moyen Orient, à qui les sionistes reprochaient, en plus de tout, d’avoir osé faire un cours d’information sur le révisionnisme historique, et qu’ils poursuivaient de leur vindicte.( http://www.claudiomoffa.it/ )
Un nombre toujours croissant d’universitaires de par le monde, et plus généralement les personnes qui réfléchissent, se rallient à la nécessité de défendre le droit à la recherche et le principe de la liberté d’expression, comme l’avait fait au siècle dernier avec un éclat tout particulier Noam Chomsky dans ses « Quelques commentaires élémentaires sur le droit à la liberté d’expression » placés en préface au Mémoire en défense… du Professeur Faurisson.
Mais revenons au procès en cours.
À première vue, il ne fait aucun doute que la cassette du Professeur Faurisson diffusée par Dailymotion tombe sous le coup de la loi Gayssot, puisque cette loi, très tarabiscotée dans sa rédaction, interdit de « contester l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale ».
Mais, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, tout justiciable peut soulever une QPC (Question Préalable de Constitutionnalité) à l’encontre d’une loi au titre de laquelle il est prévenu. Or la loi Gayssot, du fait même de sa rédaction, est anticonstitutionnelle pour plusieurs motifs que nous développerons ailleurs. Mais surtout, en cette affaire où la sidération provoque souvent un arrêt de la pensée qui empêche de voir même les évidences les plus évidentes, son anticonstitutionnalité est notoire. Elle est admise même par des adversaires acharnés du révisionnisme historique (Voir Bilan, note 66, et le texte « Hic Rhodus ! hic salta !) par Robert Badinter notamment, et par plusieurs membres actuels du Conseil constitutionnel. Ce qui indique suffisamment pourquoi les censeurs n’avaient pas fait la moindre publicité à leur initiative judiciaire contre Dailymotion et attendaient un jugement obtenu à la sauvette, pour s’en prévaloir ensuite à travers toutes les grosses-caisses des médiats cette fois !
Seule la présence intempestive de Joël Bouard a permis de déjouer la manœuvre.
Puisque la constitution de partie civile de HCCDA avait déjà été jugée irrecevable par le tribunal, plusieurs parades avaient été échafaudées. Mais notre objectif primordial était d’obtenir que l’affaire soit renvoyée à une date ultérieure afin de permettre la constitution d’un dossier solide et la comparution d’un certain nombre de témoins et d’experts compétents. En particulier souhaitions-nous la comparution, donc l’extraction de sa prison de Valenciennes, de Vincent Reynouard. Cela aurait au moins contraint les médiats à faire connaître tant son incarcération que l’existence de la « pétition Blanrue » qui la dénonce et qui a obtenu l’appui de personnalités aussi diverses que Noam Chomsky et Steve Wozniak, le cofondateur d’Apple.
Cet objectif n’a pas été atteint et le tribunal nous a roulés dans la farine en dépit de toutes les précautions imparables que nous croyions avoir prises.
Parmi ces précautions, la constitution de partie civile de Vincent Reynouard lui-même, la constitution de partie civile de Pierre Guillaume, en tant que producteur de la cassette originale qui avait fait l’objet, en 1983, d’un dépôt à la Bibliothèque nationale, département de l’audiovisuel, et qui avait été diffusée par la Vieille Taupe sans faire l’objet à l’époque de la moindre plainte de la part des censeurs. Et enfin un « Mémoire à l’appui de la question prioritaire de constitutionnalité des parties civiles intervenantes ». Et ce n’est pas tout comme nous l’allons voir. Mais dans notre projet initial ces initiatives devaient nécessairement entraîner, pour des raisons de fonds et pour des raisons de technique judiciaire, le renvoi de l’audience à une date ultérieure, et nous donner les moyens de préparer notre intervention. Mais le tribunal s’est contenté de prendre acte des différentes constitutions et des dépôts de pièces. Mais il n’a pas renvoyé ! Le tribunal s’est contenté de donner la parole quelques minutes aux nouveaux intervenants, après avoir écouté pendant plus d’une heure les intervenants licrasseux.
Il est impossible de continuer ce compte-rendu sans évoquer un élément contextuel qui seul peut permettre de comprendre certaines péripéties.
Joël Bouard était indiscutablement le maître d’œuvre de notre intervention pour laquelle il s’était dépensé sans compter, en cherchant à y associer le plus de révisionnistes possible, y compris Faurisson à titre de témoin et d’expert, en dépit de l’hostilité du Professeur à sa personne. Je m’étais complètement rallié à son projet à la condition qu’il discipline son expression, renonce à l’utilisation de termes injurieux, renonce aussi à soulever des questions qui passeraient au dessus, au dessous ou à coté, de la plupart des têtes mais aideraient nos adversaires à nous déconsidérer. Il était convenu qu’il me soumettrait les différents textes avant de les déposer, pour que nous en discutions. Bien sûr chacun resterait libre, et responsable des textes qu’il signerait. D’autre part, vu la date tardive à laquelle nous avions été informés de l’audience, vu la nécessité d’entrer en communication avec plusieurs révisionnistes et en particulier avec Vincent Reynouard, tout cela devenait une prouesse qui ne pouvait réussir que si… chacun y mettait du sien, et Dieu aussi ! Or…
La loi des emmerdements maximum…Le 12 novembre au soir, en rentrant dans un local qu’il occupe et dans lequel se trouvaient ses dossiers, son ordinateur, donc les divers projets et documents que nous devions discuter, Joël Bouard a trouvé la serrure changée ! Nous laisserons de côté les péripéties de cette autre affaire qui ne semble pas directement liée à la nôtre, bien qu’elle puisse être aussi la matérialisation de la volonté de certains de paralyser notre intervention. Passons.
Toujours est-il qu’il a dû trouver un autre endroit pour dormir, un autre ordinateur pour taper les textes, sans disposer des projets, brouillons, et documents nécessaires, et dans un état de tension nerveuse extrême. L’intervention semblait définitivement compromise. Mais… le 16 novembre à 4 heures du matin 5 documents, soit 23 pages, parvenaient au PC opérationnel de la Vieille Taupe où votre serviteur était de permanence, et où il recevait l’instruction de tirer le tout à 5 exemplaires et de les apporter à 10 heures au Palais de Justice de Paris. Ce qui fut fait, bien que, sans avoir eu le temps de lire tout, dès la première page j’avais vu des déclarations qu’il me serait impossible de signer. Peu importe. Vers 11 heures 30 je déposais pour ma part au greffe de la 17ième chambre, qui m’en donnait aimablement copie visée, la constitution de partie civile de Vincent Reynouard et la mienne. Pendant ce temps Joël Bouard et Gérard Prélorenzo déposaient divers documents, et quelques plaintes pour faire bonne mesures en divers endroit du Palais de Justice, qu’ils connaissent comme leur poche. Nous avons eu ainsi l’occasion de confronter nos souvenirs, puisque j’ai moi-même connu divers cabinets d’instruction, les souterrains et la souricière, comme « client », et aussi lors d’une exfiltration mouvementée sous la protection des gendarmes… Et j’ai travaillé en divers greffes, dans le cadre de l’exécution d’une peine de « travaux d’intérêt général ». Nostalgie, nostalgie…
Revenons à la 17ième. L’audience prévue à 13 heures 30 commence avec un certain retard. Bon signe. Nos initiatives dérangent. Mais plusieurs affaires sont appelées, dont plusieurs pour plaidoiries ! Mauvais signe. Car si l’affaire avait dû être renvoyée comme nous l’espérions et comme nous avions tout fait pour le rendre inévitable, notre affaire aurait été appelée en début d’audience, ou en tout cas avant les affaires plaidées. Cela indiquait donc que le tribunal avait déjà décidé de ne pas tenir compte, ni de nos constitutions, ni du dépôt d’une QPC, ni même de la procédure de récusation dont certains de ses membres étaient l’objet, et de s’asseoir sur quelques règles et principes de procédure pénale.
Notre affaire fut appelée en dernier, vers 16 heures 30. La salle d’audience était donc vide et ne comportait plus que huit révisionnistes[1] et deux supposés adversaires. Je dis « supposés » car les regards, quand nous les croisions, ne dénotaient pas de haine ni de tension particulière. J’ai plutôt pensé à des membres d’un service ou d’une institution quelconque, chargés de faire rapport. Ils étaient attentifs. Ils pouvaient être ethniquement juifs. L’un des deux plus probablement que l’autre, mais sans aucune certitude.
Dès le début la présidente rappela que la constitution des HCCDA avait été jugée irrecevable. Bouard le savait parfaitement1 puisque c’est ce jugement d’irrecevabilité qui avait motivé l’abondance des diverses initiatives procédurales destinées à obliger le tribunal à renvoyer. Incité par Bouard, Guionnet annonça son intention de se porter également partie civile. Sa suffisance ne pouvait rater cette occasion de se mettre en valeur. Il se dit « victime de la chambre à gaz d’Auschwitz, comme les boches ». Il évoqua sa relaxe pour l’autocollant « Auschwitz 125000 morts » par le juge Montfort « qui lui avait du talent ». Il dit qu’il avait suivi les procès Faurisson. Autre formule notable : « La justice appartient à l’histoire, l’histoire n’appartient pas à la justice ».
La suite n’a pas manqué d’intérêt. Profondément ulcérés de voir tous les efforts que nous avions faits déjoués par le tribunal, Joël Bouard et Gérard Prélorenzo ont utilisé tous les moyens possibles de faire savoir au tribunal leur manière de penser, en usant [très largement] de l’immunité garantie aux plaideurs (art.41 alinéa 3). Il y eut tant d’incidents qu’on ne peut les rapporter tous, ni même s’en souvenir. Le tribunal et chacun de ses membres furent traités de divers nom d’oiseaux. Un grand moment quand Gérard Prélorenzo, interrompu, intima à la substitute( ?) l’ordre de se taire puisque la présidente ne lui avait pas donné la parole ! Ce qui provoqua un sourire (discret) de ladite présidente. Joël Bouard fut expulsé manu militari. Puis quand ce fut le tour de Gérard Prélorenzo il se laissa glisser inerte par terre en disant : « je ne collabore pas à mon expulsion ». Cela m’a rappelé le comportement qui m’était venu spontanément lors de mon arrestation illégale sur les marches du Palais de justice de Caen bien des années plus tôt… Et cela a obligé le gendarme à le traîner par les épaules à travers toute la salle d’audience… À noter que le gendarme était seul, que les expulsions se sont faites sans tension ni agressivité de sa part et qu’il sentait manifestement que tous nos comportements étaient parfaitement contrôlés. La présidente aussi… si non elle aurait demandé du renfort. Manifestement elle ne voulait pas non plus « pousser au crime ».
Dans le cours de l’audience Bouard et Prélorenzo avaient annoncé successivement leur constitution de partie civile à titre personnel puis au titre de président d’association, dont HCCDA et CAMJ, dont le nom développé est Citoyen Anti Maffia Judiciaire ! Mais aussi une inscription de faux à l’encontre du jugement précédemment rendu par le juge Bonnal et Boyer ! Et pour faire bonne mesure à l’encontre de l’assignation de la LIC(R)A et de l’UEJF ainsi qu’à l’encontre de « tous les jugements mentionnant un prétendu accord de Londres ou un prétendu Tribunal Militaire de Nuremberg » !!!
Bouard a annoncé aussi aux avocats adverses son intention de demander la dissolution de l’UEJF, comme étant une organisation raciste réservée aux juifs !
Mais ce n’est pas tout puisque fut également déposée devant la Cour de cassation une récusation pénale d’un [assez grand] nombre de magistrats !!! sans compter une « Plainte avec constitution de partie civile auprès des juges d’instruction de Paris, « pour corruption, falsification d’actes publics en bandes organisées, et association de malfaiteurs en coalition de fonctionnaires » !!!
Au surplus, pendant le temps où il était expulsé de la 17ième, Bouard a trouvé le moyen de se rendre au greffe de la cour de cassation pour dénoncer précisément ce qui était en train de se passer à ladite 17ième chambre !
En dépit du calme requis par sa fonction, le brave greffier, à la suite de cette accumulation d’incidents ne parvenait pas à cacher complètement son désarroi. Persuadé jusqu’ici d’être un rouage indispensable d’une institution respectable, il se retrouvait soudain dans une pétaudière… et les avocats des ligues de vertu ne savaient quelle attitude adopter.
Mais les juges, eux, m’ont paru conscients qu’il y avait un véritable problème procédural qu’on ne pouvait pas évacuer, ni d’un coup de baguette magique, ni par un coup de force, comme l’ont réclamé à plusieurs reprises les avocats des organisations juives. Bien sûr mon impression est subjective. Mais les juges, en particulier la présidente, m’ont paru soucieux de respecter, dans la mesure du possible, notre [relative] liberté d’expression, et de nous faire admettre sa relative bienveillance ! Alors même que le tout petit degré de liberté qui nous avait été effectivement accordé déchaînait la colère impuissante des avocats adverses.
Bien qu’ils parlèrent longtemps pour ne pas dire grand chose et qu’ils ressassassent des poncifs de base, les plaidoiries des avocats des parties civiles « sérieuses » n’ont pas manqué d’intérêt non plus. Leur impitoyable « réquisitoire » contre le pauvre Cédric Tournay révélait bien leurs prétentions et leur univers mental… parfaitement totalitaire ! Ils sont dépositaires de la Vérité, toute critique relève de « l’antisémitisme » et « l’antisémitisme » relève de la pathologie. Il n’y a pas à sortir de là !
Plus précisément la « shoah » (qui est un fait historique parfaitement objectivable que la Vieille Taupe n’a jamais nié) est un événement absolument unique dans l’histoire. L’entretien de sa mémoire est un dépôt sacré qui permet d’éviter que « cela ne se reproduise », et qui permet « d’humaniser l’humanité » et la protège des projets génocidaires toujours renaissants (ce qui constitue l’alpha et l’oméga des cucuteries judaïques). En conclusion « Quel avenir voulons nous ? Un avenir où chacun sous couvert de la liberté d’expression, pourrait raconter n’importe quoi ? » (Et détruire ainsi le dépôt sacré de l’humanité… et l’humanité elle-même ! D’où découle la nécessité impérieuse de réprimer ceux qui racontent n’importe quoi : les négationnistes ! (Et Madame la Présidente du tribunal a tort de prendre soin de respecter [dans une certaine mesure] la liberté d’expression de ces monstres dans son audience.
Ainsi ce cornichon confond, ou feint de confondre, la liberté de dire ce que l’on pense avec l’irresponsabilité et le droit de dire n’importe quoi !
Qu’il en soit remercié. Il a révélé ainsi le secret de l’entourloupe licrasseuse. Mais avant d’étudier soigneusement la structure intime et le fonctionnement de cette entourloupe, terminons-en avec l’audience.
Au-delà d’une discussion confuse où il était reproché à Dalymotion, outre la diffusion de la cassette, les bandeaux publicitaires qui y étaient associés (une publicité pour Peugeot et un bandeau : « la légende des chambres à gaz ») il semblerait que la cassette ait été vue plus de onze milles fois. Ce pourquoi la LIC(R)A réclamait 1,00 Euro de dommage par visionnage !!! soit 11.000,00 Euros !!! sans compter quelques amendes et frais divers. Car Dailymotion vend des espaces publicitaires et cette cassette aurait donc été considérée comme un support « porteur ». Le licrasseux se morfondait à l’idée que le bandeau « la légende des chambres à gaz » avait pu circuler sur Internet pour annoncer la cassette. « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ». On parla technique d’Internet et de marketing…Dès lors que Cédric Tournay et sa défense acceptaient comme un postulat que Faurisson racontait n’importe quoi et que ce n’importe quoi pouvait bien être monstrueux et contribuer à la déshumanisation de l’humanité, tout le reste n’avait plus guère d’importance, et la condamnation devenait inévitable, réglée comme du papier à musique.
Le point de vue de la substitute( ?) ne manquerait pas d’intérêt. Son hostilité à l’égard des révisionnistes avait été palpable aux cours de divers incidents d’audience, mais Bouard et Prélorenzo avaient tout fait pour la provoquer, et cette jeune femme blonde semblait un peu dépassée par la situation. Ses positions et son argumentation juridique n’en seraient que plus intéressantes. Hélas, on avait déjà remarqué lors des affaires précédentes que sa voix n’était pas forte, mais là, probablement par rétorsion contre la salle, elle parlait si bas qu’il était impossible d’entendre quoi que ce soit de la salle ! Même les membres du tribunal peinaient à l’entendre. Quelques protestations successives venues de la salle : « Plus fort ! », « micro ! », « les audiences sont publiques ! » n’aboutirent à rien, sinon à confirmer que la tonalité inaudible adoptée par Madame le substitut du Procureur était intentionnelle. Si bien qu’au bout d’une dizaine de minutes, l’ensemble des révisos, bien qu’ils n’étaient pas tous ensemble, leva le siège de la 17ième chambre.
À ce jour je ne sais donc toujours pas à quelle date le tribunal a prévu de rendre son jugement. Mais on peut prévoir que le délibéré prendra un certain temps et que le rédacteur devra soigneusement tremper sa plume dans son encrier s’il veut éviter un certain nombre d’écueils juridiques. Il est déjà prévisible qu’il ne les évitera pas tous. La QPC est enregistrée ; de même que les constitutions de partie civile de Vincent Reynouard et du producteur de la cassette, et enfin celles de Joël Bouard et de Gérard Prélorenzo, à titre personnel et au titre de président de l’association HCCDA (Halte à la Censure, à la Corruption, au Despotisme et à l’Arbitraire) et de l’association CAMJ (Citoyen anti Maffia Judiciaire).
Une manœuvre licrasseuse a capoté. Bien que la condamnation d’Éric Tournay et de Dailymotion ne fasse pas l’ombre d’un doute, l’affaire ne se termine pas là. Et nous sommes partie au procès.
À suivre donc.
Reste maintenant à analyser, comme nous l’avons annoncé plus haut, le secret de l’entourloupe licrasseuse et la façon dont ces bons apôtres mènent la justice par le bout du nez grâce à la loi Gayssot.
Tous les avocats licrasseux ont donc plaidé la nécessité de limiter la liberté d’expression en confondant le droit de dire ce que l’on pense avec l’irresponsabilité et le droit de dire des mensonges. Ainsi reconnaître le principe de la liberté d’expression reviendrait à désarmer la vérité face au mensonge !!!
Et voilà l’entourloupe : En quelque domaine que ce soit, un énoncé révisionniste, c’est-à-dire un énoncé qui corrige une idée préalablement reçue, s’expose à être lui-même corrigé. Il ne s’impose pas. Si l’énoncé révisionniste est faux, il suffit de le montrer. Si au surplus cet énoncé blesse des intérêts acquis, toutes les victimes et ayants droits peuvent aisément, et c’est justice, obtenir réparation, dès lors que les victimes de cet énoncé sur un sujet quelconque apportent la preuve de l’intention malveillante, ou simplement de l’erreur.
L’entourloupe commence quand les prétendues victimes d’un énoncé révisionniste, grâce à leur puissance politique et sociale, et à leurs braillements victimaires, se dispensent grâce à une loi ad hoc d’avoir à apporter la démonstration que l’énoncé discutable est faux.
C’est très précisément la fonction assignée à la loi Gayssot par ses concepteurs.
C’est pourquoi cette loi est en elle-même une aberration intellectuelle.
Elle oblige les juges à condamner sans avoir à juger !
La loi Gayssot condamne les juges à protéger de toute critique les idées reçues.
La loi Gayssot condamne les juges à protéger le mensonge[2] !
(À suivre)
Pierre Guillaume
Le 26 novembre 2010
Ce texte est destiné à préparer une suite dans deux directions:
1°/ Le procès de 1979/83 a apporté la preuve, non pas que les chambres étaient « impossibles » comme le soutient Faurisson, non pas que les chambres à coucher dehors n’ont pas existé, ou n’ont eu d’existence qu’imaginaire comme je le crois, et comme Faurisson à tort de dire qu’il l’a prouvé, MAIS IL A BEL ET BIEN APPORTÉ LA PREUVE JUDICIAIRE QUE LA LICRA ET CONSORTS ÉTAIENT INCAPABLES D'APPORTER LA PREUVE DE LA MATÉRIALITÉ D'UNE SEULE CHAMBRE À GAZ HOMICIDE. Donc elles relèvent de la croyance et non du savoir et de la connaissance. Et c'est cela qui a rendu indispensable la loi Gayssot.
La loi Gayssot n'est pas choquante en ce qu’elle punirait les menteurs; elle est choquante intellectuellement en ce qu’elle dispense d’apporter la preuve du mensonge avant de punir !!!
2°/BEAUCOUP PENSENT QUE LES COMPORTEMENTS DE BOUARD ET PRÉLORENZO SONT « DÉLIRANTS »
Je voudrais montrer que le « délire » est devenu une ruse de la raison dans une situation où les règles élémentaires de la pensée sont bafouées en permanence. Ce qui contribue à rendre tout le monde "fou". Dans un monde devenu complètement fou, les fous sont finalement les moins déraisonnables…
3°/ Conclure en invitant les juges à nous aider à rendre tout le monde raisonnable, et en leur assurant une amnistie ! Eux aussi ont été victimes de l'époque!
Ensuite, je pense que les palinodies successives de Gaillot et Moix, le soutien de Chomsky, la signature de Stéve Wozniak, la fermeté nouvelle affichée par Robert Ménard et toutes sortes de détails (dont en particulier le silence obstiné des médiats, du Monde diplomatique, etc.) montrent que la pétition Blanrue est l’occasion de crever l’abcès et qu’il faut absolument la saisir, cette occasion, quoi que les uns ou les autres nous pensions de Blanrue (qui est un incorrigible « winner ») et du boycottage auquel il soumet la Vieille Taupe (qui elle-même ne s'en plaint pas).
Quand il faut y aller, il faut y aller ! Ensuite la marée submergera tout. Et Dieu reconnaîtra les siens.
Pour le moment on trouve beaucoup d'informations qui méritent de circuler sur http://blanrue.blogspot.com/
Maintenant il faut tout saisir. TOUT. On est sur le tranchant du couteau. Le succès ou l'échec vont se jouer au millimètre.
Et l'appel de l'affaire Cédric Tournay pourrait devenir un grand moment de rigolade.
Mais si ce n'est pas là ce sera ailleurs. EN AVANT !
Avanti popolo.
[2] S’il venait à être prouvé que moins de 6 millions de Juifs ont finalement été victimes du socialisme national pendant la seconde guerre mondiale. Ou si 6.000.000 de Juifs avaient été victimes de la shoah par balles, du typhus, du Choléra, de la malnutrition, des coups, et de beaucoup d’autres choses encore, dont la guerre, mais que les chambres à gaz n’aient eu d’existence qu’imaginaire.