On nous signale que l'ont peut toujours se connecter à un site sans laisser de trace et en contournant les filtrages grâce aux anonymiseurs d'accès, tel que :
http://anon.free.anonymizer.com
Le 18 avril 2005, au Palais de Justice de Paris, nous avons fait les observations suivantes:
D'après l'avocat de l'Union
des Etudiants Juifs de France Stéphane Lilti, qui nous
a envoyé un courrier que l'on lira plus bas, deux des trois
hébergeurs du site AAARGH se sont montrés coopératifs
après avoir reçu leur assignation accompagnée
d'une lettre en anglais, même s'ils ne jugent pas légale
la décision d'une cour française. Les hébergeurs
OLM et Globat (courrier reçu par Mr. Nelson) n'avaient
pas compris les assignations rédigées en français.
Toutefois, Warren Troop, l'avocat de Globat (hébergeur
de <http://aaargh.com.mx>)
a répondu le 14 avril que même si le site avait été
créé en Californie (état très libéral),
la société qu'il représente était
prête à retirer les pages en français. On
ne sait pas si les pages en d'autres langues seraient maintenues.
Seule la société The Planet (courrier réceptionné
par Mr. Hayes) refuse d'obéir comme de reconnaître
la compétence d'une cour française. M. Lilti rappelle
que la convention de La Haye signée par les Etats-Unis
n'oblige pas à traduire une assignation en anglais pour
que celle-ci soit recevable. Il existe aux USA une autorité
centrale qui admet le français comme langue juridique.
On ne sait pas bien à quoi l'éminent avocat fait
allusion. Peut-être à la Louisiane qui a conservé
le Code Napoléon ? On aimerait penser que ce refus de faire
traduire les documents ne provient pas d'une avarice excessive.
Or, justement, deux des avocats ont tenté de faire la quête
auprès des commerçants fournisseurs d'accès
présents dans la salle afin de payer éventuellement
la traduction, pour une question d'efficacité.
Le représentant de la LICRA a effectué une intervention
volontaire où l'on a pu entendre des précisions
sur l'actualisation continue du site objet de toutes les excitations
: textes comparant le judaïsme à du satanisme, réponse
à Vidal-Naquet réduisant la chambre à gaz
de Majdanek à une salle de douche, texte de Serge Thion
en arabe sous une "illustration infamante": Une couverture
de livre, choisie par l'éditeur, avec une photo de Hitler,
comme il y en a dans tous les journaux. Il a également
révélé avoir obtenu de MSN qu'elle expurge
l'AAARGH de son moteur de recherche. Toutes nos félicitations
à MSN, qui va sûrement y gagner des clients, mais
il faut bien dire que nous y sommes habitués, <Google.fr>
nous censurant sévèrement depuis des années.
L'avocat d'un fournisseur d'accès à internet (FAI)
a réclamé que l'éditeur supposé soit
identifié ou interrogé, chose souvent possible en
France selon un représentant de France Telecom. Mais, à
la suite d'une question du juge sur la façon dont fonctionne
le registre du commerce aux Etats-Unis, et ce qu'il en est des
lois protégeant la vie privée ou l'identité
d'un directeur de publication dans ce pays, l'un d'entre eux a
expliqué qu'il serait long d'obtenir l'identité
et les coordonnées de l'éditeur, et qu'il ne connaît
qu'un cas de dévoilement d'identité, dans le cadre
de l'affaire Verizon (ou les obstacles juridiques ne sont d'ailleurs
pas tous levés).
L'avocat d'une association a estimé que l'identification
était à la charge de la défense, c'est-à-dire
des fournisseurs d'accès français. Ceci provoqua
une remarque du juge : ne laissons pas la passion l'emporter,
l'identification étant uniquement à la charge de
l'hébergeur.
Un peu plus tard, un avocat (anti-FAI farouche) a toutefois cru
légitime d'ergoter sur le manque d'empressement des FAI.
Du côté des fournisseurs d'accès, on souligne
que l'affaire progresse plus vite que dans le cas Yahoo puisque
les réactions ont lieu avant même toute fixation
d'ordonnance par un juge. Toutefois, le délai de quinze
jours demandé avant blocage du site par les associationq,
et notamment par Me Lilti, serait bien trop court. Les FAI aimeraient,
si possible, être informées des résultats
dans trente jours, de manière à ce que le contradictoire
puisse être possible dans deux mois si le "défaut"
d'obtempérer est toujours constaté. En effet, le
code pénal prévoit un délai raisonnable de
deux mois pour informer et obtenir une information d'une société
sise à l'étranger. Le réseau RENATER a tâché
de se sortir du guépier en rappelant qu'il ne fournissait
pas internet pour un large public, mais seulement pour des activités
de recherche.
Madame le procureur estime qu'en l'état l'affaire peut
être jugée. Les hébergeurs ont en effet été
touchés en droit et en fait. Elle n'estime pas utile de
faire traduire l'assignation destinée au dernier gérant
de site (ce serait « ultra legem » et ferait
injure à cette société). Elle se prononce
pour que l'on attende une réponse du dernier hébergeur
avant un mois, juste milieu entre quinze jours et deux mois. Pour
le moment, il ne serait pas encore opportun d'évoquer l'idée
d'un filtrage.
Le juge Emmanuel Binoche devra rendre son avis sur les points
suivants, le 20 avril à 16h30, à la chambre des
Conseils :
- La demande d'identification des éditeurs pour les trois
sites (souhait de M. Lilti, qui cherche sans doute à lever
l'incertitude sur l'identité de l'auteur du site, incertitude
qui empêche selon lui d'en assigner jusqu'à présent
les auteurs.
- La demande de retrait sous astreinte formulée à
l'encontre de ThePlanet.com qui héberge <http://vho.org/aaargh>.
- La demande de traduction de la lettre d'assignation à
thePlanet (souhait des avocats des FAI).
- La question du délai d'attente d'une réponse de
l'hébergeur avant de se prononcer sur le filtrage.
- La légitimité d'une assignation des FAI (ou de
certaines d'entre elles seulement) pour procéder à
un filtrage.
L'affaire pourrait alors se terminer vers juin.
Cette audience n'a donné lieu à aucun compte rendu de presse. Mais le surlendemain, les plumitifs étaient là:
Le tribunal de grande instance (TGI)
de Paris a ordonné mercredi aux hébergeurs américains
du site révisionniste "Aaargh" d'empêcher
son accès aux internautes français et de fournir
tous les éléments permettant d'identifier ses auteurs.
Cette décision fait suite à une procédure
engagée le 8 mars par huit associations antiracistes qui
souhaitaient voir les fournisseurs d'accès mettre en place
des mesures de filtrage pour interdire l'accès à
ce site depuis la France. "Aaargh" ("Association
des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste")
propose sur sa page d'accueil "230 brochures" antisémites
ou révisionnistes en libre accès, comme par exemple
les travaux de Robert Faurisson et Jean Plantin, ou encore l'ouvrage
"Bagatelle pour un massacre" de Louis-Ferdinand Céline.
Lors d'une précédente étape de la procédure,
le TGI de Paris avait invité les associations à
se retourner vers les hébergeurs du site, avant de mettre
en cause les fournisseurs d'accès. Trois sociétés
ont été identifiées comme les hébergeurs
du site. Deux de ces sociétés, OLM et Globat, ont
d'ores et déjà annoncé qu'elles retiraient
le site mais une troisième, ThePlanet.com, de droit américain,
s'y est refusée. La décision rendue mercredi ordonne
à cette dernière société "d'empêcher
toute mise à disposition à partir de leur(s) serveur(s)
et sur le territoire français du site internet. Elle exige
également des trois sociétés qu'elles fournissent
"tout élément d'identification de l'éditeur"
ainsi que du responsable du contenu du site. Les associations
et les fournisseurs d'accès sont appelés à
se revoir pour faire le point de l'exécution de ces décisions,
lors d'une audience prévue le lundi 30 mai à 14H00.
France3.fr
http://filinfo.france3.fr/popup_afp.php?nameRegion=idfcentre&id=%20050420180139.zpnc1gxc
Même dépêche
AFP
Dmaine.info
http://www.domaines.info/article.php?art_id=640&z=100
Selon une dépêche AFP, dans le cadre de l'affaire du site révisionniste "AAARGH" (voir édition du 14 mars 2005), le tribunal de grande instance de Paris a ordonné aux hébergeurs américains d'empêcher son accès aux internautes français et de contribuer à l'identification des auteurs du site. Deux des trois hébergeurs ayant accueilli ce site (OLM et Globat) acceptent de retirer le site mais le troisième, ThePlanet.com, auraît refusé cette injonction en l'état actuel. La prochaine audience est prévue fin mai.
vnunet.fr
http://www.vnunet.fr/actualite/tpepme_-_business/strategies_et_marches/20050421003
Saisi en référé,
le tribunal de grande instance de Paris a ordonné aux hébergeurs
américains du site de l'AAARGH "d'empêcher toute
mise à disposition à partir de leurs serveurs, du
site sur le territoire français".
Mercredi 20 avril 2005, le tribunal a également demandé
aux sociétés incriminées qu'elles fournissent
"tout élément d'identification" de l'éditeur
du site de l'AAARGH (Association des anciens amateurs de récits
de guerre et d'Holocauste).
Initiée en mars dernier par huit associations dont la Ligue
française pour la défense des droits de l'Homme,
le MRAP, SOS Racisme et l'UEJF, cette action s'appuie sur la "loi
pour la confiance dans l'économie numérique",
loi adoptée en juin 2004.
Fondatrice d'un droit français de l'Internet, la LEN renforce
notamment la responsabilité des hébergeurs et des
fournisseurs d'accès Internet "sans les obliger à
la surveillance permanente des contenus".
Afin de faire le point et de préciser le champ d'application
de cette loi, les associations et les prestataires techniques
sont appelés à participer à une nouvelle
audience lundi 30 mai 2005 au tribunal de grande instance de Paris.
Les hébergeurs OLM et Globat ont d'ores et déjà
signalé qu'ils allaient retirer le site de l'AAARGH de
leurs références. En revanche, ThePlanet.com s'y
refuse.
L'affaire n'est pas sans rappeler celle des ventes d'objets nazis
sur les pages "enchères en ligne" de Yahoo! Accusés
"d'apologie de crimes contre l'humanité", le
portail américain et son ex-président ont été
relaxés en appel début avril.
Leurs avocats ont toujours argué que Yahoo!, société
américaine, ne pouvait et ne souhaitait pas procéder
à un filtrage des enchères en direction des seuls
internautes français
NetEconomie
http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl/neteconomie/infos/article/20050421161400
21 avril 2005
Nouveau rebondissement dans l'affaire "Aaargh' (Association
des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste),
ce site américain aux relents révisionnistes nauséabons.
La justice française vient d'ordonner à son hébergeur
d'interdire son accès en France. Une victoire pour les
associations anti-racistes et une première aussi en France.
Cette décision fait suite à une procédure
engagée le 8 mars par huit associations antiracistes qui
souhaitaient voir les fournisseurs d'accès mettre en place
des mesures de filtrage pour interdire l'accès à
ce site depuis la France.
Lors d'une précédente étape de la procédure,
le TGI de Paris avait invité les associations à
se retourner vers les hébergeurs du site, avant de mettre
en cause les fournisseurs d'accès. Trois sociétés
ont été identifiées comme les hébergeurs
du site. Deux de ces sociétés, OLM et Globat, ont
d'ores et déjà annoncé qu'elles retiraient
le site mais une troisième, ThePlanet.com, de droit américain,
s'y est refusée.
Le Tribunal exige également des trois sociétés
qu'elles fournissent "tout élément d'identification
de l'éditeur" ainsi que du responsable du contenu
du site.
C'est la première fois qu'une telle décision se
réfère à la nouvelle loi dans l'Economie
numérique qui précise que la justice peut prescrire
"toutes mesures propres à prévenir un dommage
ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu
d'un service de communication au public en ligne".
silicon.fr
http://www.silicon.fr/getarticle.asp?ID=9465
Vaut peut-être mieux être nauséabon que nauséamauvais...
Accueil > Actualité > La justice exige des hébergeurs le blocage du site Aaargh
La saga de l'affaire Aaargh
en France poursuit son chemin,
mais d'abord un petit rappel: plusieurs associations antiracistes
veulent bloquer l'accès à un site révisionniste.
Le site « litigieux », le mot est faible, est donc
AAARGH, acronyme de "Association des anciens amateurs de
récits de guerre et d'holocauste". Dans ses pages,
des informations données sous un prétexte éducatif
afin « d'encourager la recherche, sur une base non commerciale
et pour une utilisation mesurée ». Au total : plus
de 240 brochures antisémites ou révisionnistes en
libre accès...
Plusieurs fournisseurs français (Wanadoo, Free, AOL France,
Tiscali, Neuf telecom, Tele 2, Noos, etc.) avaient été
assignés par ces associations. "Il est ridicule d'assigner
une dizaine de prestataires de service sur les quelque cent cinquante
qui existent en France" exposait l'Association des Fournisseurs
d'Accès. La justice française n'avait pas souhaité
trancher la question immédiatement. Avant de s'intéresser
au cas de ces intermédiaires français, un juge des
référés (une procédure d'urgence)
avait en effet invité ces associations à d'abord
identifier et attaquer les hébergeurs américains.
Chose faite : suite à une demande des associations, Le tribunal de grande instance de Paris vient d'ordonner à plusieurs hébergeurs américains du site d'empêcher son accès aux internautes français. La justice française exige en outre des responsables respectifs de fournir tous les éléments permettant d'en identifier les auteurs. Les hébergeurs OLM et Globat ont déjà fait savoir qu'ils allaient retirer le site de leurs serveurs (OLM l'avait déjà fait d'ailleurs depuis quelques jours, lors de l'assignation). Le troisième hébergeur identifié (ThePlanet.com) à lui fait connaître son refus d'obéir à la décision française. Prochaine étape de ce dossier épineux ? Les associations et FAI français doivent se rencontrer afin de faire le point sur ce dossier lors d'une audience en justice le Lundi 30 mai.
PC inpact.com
http://www.pcinpact.com/actu/newsg/20826.htm
On remarquera la haute densité de fausse information. Cela est dû principalement au fait que les "journalistes" ne veulent pas passer dix secondes devant leur écran pour vérifier ce qu'ils écrivent. Il se content toujours, c'est une règle d'airain, de recopier les dépêches ou les articles des concurrents. C'est pourquoi les mêmes conneries, les mêmes énormes fautes de français, les mêmes quiproquos se propagent à grande vitesse. Nous ne sommes pas là pour les corriger. Nos pensons même que la bêtise et la confusion mentale de la presse servent indirectement à nous protéger.
Juridique - Le TGI de Paris ordonne aux hébergeurs du site révisionniste de couper son accès et de fournir les éléments d'identification de ses auteurs. S'ils refusent de collaborer, le juge examinera la possibilité de recourir au filtrage par les FAI français.
Dans une seconde ordonnance
de référé, rendue le 20 avril, le tribunal
de grande instance de Paris demande aux hébergeurs américains
du site révisionniste AAARGH, d'en empêcher l'accès
depuis le territoire français.
Deux d'entre eux, les sociétés OLM et Globat, s'étaient
déjà exécutés sur requête directe
des huit oragnisations antiracistes plaignantes, à la tête
desquelles se trouve Marc Knobel, président de l'association
J'accuse. Cette injonction s'adresse donc surtout au troisième
hébergeur, ThePlanet.com, qui est soumis à une astreinte
de 5.000 euros par jour de retard.
Le TGI ordonne également aux trois sociétés
américaines de fournir tous les éléments
nécessaires à l'identification des éditeurs
du site: nom, prénom, adresse numéro de téléphone,
raison sociale s'il sagit d'une personne morale... Là également,
il fixe une astreinte de 2.000 euros par jour de retard.
Reste à savoir si les hébergeurs, dont les sièges
sociaux se situent aux États-Unis, accepteront de se plier
à une ordonnance émanant d'un juge français.
Vieux débat que l'on a vu naître en 2000 dans l'affaire
des enchères nazies sur Yahoo, opposant pratiquement les
mêmes associations au portail américain.
Le juge a donné rendez-vous le 30 mai à toutes les
parties pour vérifier si les hébergeurs se sont
conformés à son ordonnance. Et «examiner les
demandes qui seront le cas échéant présentées
par les associations demanderesses [pour] mettre fin à
l'accès en France au contenu du site litigieux à
l'encontre des fournisseurs d'accès».
Un mois pour fournir les
noms des auteurs du site
Les organisations avaient également assigné les
FAI pour exiger une mesure de filtrage du site AAARGH. Mais dans
sa première ordonnance, rendue fin mars, le TGI leur avait
demandé, en vertu de la loi pour la confiance dans l'économie
numérique, d'épuiser d'abord tous les recours contre
les auteurs et les hébergeurs.
«Si dans un mois, le site n'a pas disparu ou si nous n'avons
pas reçu les coordonnées des clients des hébergeurs,
parce que ces sociétés estiment qu'elles doivent
appliquer la loi américaine, alors il sera possible de
demander aux FAI français de filtrer l'accès de
ce site pour le territoire français», explique à
ZDNet Marc Knobel.
Il estime que «la LCEN est extrêmement claire à
ce sujet»: si les auteurs sont anonymes, si les hébergeurs
ne répondent pas, alors des mesures de filtrage peuvent
être envisagées. «Je sais que ma logique n'est
pas partagée par un certain nombre», concède-t-il
en rappelant qu'il a été à l'origine de toutes
les autres affaires de ce type en France, que ce soit les enchères
nazies de Yahoo ou l'affaire Front14 . «Mais selon moi,
on ne peut venir à bout de ces sites qu'en les filtrant.»
ZDnet.fr
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39219410,00.htm
Dopo l'assoluzione dell'ex presidente
di Yahoo, Timothy Koogle, dalle accuse di "apologia del crimine
per esibizione di uniforme, insegna o emblema di una persona colpevole
di crimini contro l'umanità" ottenuta dalla Corte
d'Appello di Parigi, riguardo al caso che lo vedeva opposto al
Movimento per la lotta contro il razzismo e per l'amicizia tra
i popoli, e a un'associazione di ex deportati di Auschwitz, la
lotta alle discriminazioni raziali continua.
Continua infatti il blocco ai siti nazisti da parte dei provider
di Colonia, e associazioni antirazziste francesi continuano la
loro lotta nella stessa direzione.
Anche in germania quindi gli ISP del Land della Renania del Nord
e Westfalia hanno l'obbligo di filtrare i contenuti a carattere
nazista che verranno loro segnalati.
Idem in francia dove contina la lotta ai siti di incitamento all'odio
razziale.
Hanno avviato una procedura contro alcuni dei principali provider
francesi, le maggiori associazioni quali SOS Racisme, l'UEJF e
la Mrap, per proibire l'accesso al sito revisionista AAARGH.
Il tribunale di Parigi ha detto però che tali asociazioni
dovrebbero prima rivolgersi ai provider che offrono lo spazio
Hosting, anche se questi sono al di fuori del territorio francese.
La lotta alla discriminazione razziale dunque continua.
Alground research center
http://www.alground.com/news/news.php?page=147
UN DÉRAPER-GLISSER
15/04/05
Mardi 12 avril, vers midi, le site internet wardance.net, d'orientation
culturelle et musicale "alternative" (Horror Punk, Gothique,
Dark Metal, Industriel, Dark Folk etc) a brutalement été
mis hors ligne sans aucun préavis, et le webmaster a aussitôt
reçu une notification de l'hébergeur OVH lui indiquant
que le site était "temporairement fermé"
(conformément aux dispositions liberticides de la loi scélérate
LCEN) parce qu'il présentait des "propos antisémites"...
Sur ce, pendant 48 heures, ledit webmaster a tenté en vain
de contacter la hotline d'OVH pour obtenir au moins quelques explications,
mais sans jamais obtenir la moindre réponse à ses
requêtes maintes fois répétées (par
mail, par fax, etc)...
En allant relever le courrier de la boîte postale de WARDANCE
le jeudi 14 avril , quelle n'a pas été sa surprise
de recevoir une lettre recommandée avec accusé de
réception émanant du... Grand Manitou de la LICRA,
l'ineffable Patrick Gaubert (ancien collaborateur de Pasqua lorsque
celui-ci était ministre de l'Intérieur, entre autres
choses) !...
Celui-ci le mettait en demeure de supprimer sous un délai
d'une semaine un topic intitulé "Traquons le juif
pour purifier la Dark Folk", posté par un intervenant
sur le forum de discussiob du site...
Précisons que dans son courrier, la LICRA a indiqué
qu'elle avait reçu "plusieurs signalements" concernant
l'existence de ce post... C'est donc la preuve qu'il y a bel et
bien eu délation de la part d'individus mal intentionnés.
Jeudi 14 avril, vers midi, le webmaster a enfin réussi
à contacter un technicien d'OVH (mais par téléphone
!) , lequel s'est employé à rouvrir le site, à
la suite de quoi il a aussitôt procédé à
la suppression du post "incriminé".
Ce qu'il convient de noter, c'est que le post en question émanait
en réalité d'un autre site... tout à fait
"légal" !
Il ne s'agissait en effet que du copier / coller d'un texte de
Pierre Arditi (le comédien), qui reprenait de la mauvaise
propagande antisémite pour mieux la décrédibiliser...
Vous pourrez le vérifier par vous-mêmes en retrouvant
l'original de ce texte en ligne à cette adresse : grumberg
http://www.alliancefr.com/culture/grumberg/grumberg.html
En bref, des cafards malveillants ont joué les délateurs
auprès de la LICRA qui, en bonne officine lobbyiesque de
flics de la pensée qu'elle est, sans vérifier un
seul instant la validité de ses "sources", s'est
aussitôt mise à faire pression sur l'hébergeur
OVH pour obtenir la fermeture du site et menacer son administrateur
de poursuites judiciaires...
Alors qu'en fait, le texte "incriminé", taxé
par Monsieur Gaubert de "gravement antisémite",
a été rédigé pour un sketch de Pierre
Arditi par...un JUIF (Jean Claude Grumberg ) !!!
On savourera donc à sa juste mesure le caractère
tout aussi burlesque que grotesque de la situation...
Faut-il donc que la LICRA porte plainte contre Pierre Arditi,
contre l'auteur de son sketch, ainsi que contre l'administreur
et l'hébergeur du site qui en reproduisent le texte et
le proposent en libre accès ??...
Cet "incident", tout aussi révélateur
qu'il soit, n'est hélas pas exceptionnel. Il l'apparaitra
de moins en moins en ces temps troublés, et est malheureusement
très édifiant quant à la menace que font
peser un peu plus chaque jour certains lobbies soutenus par les
autorités du "Pays-des-Droits-de-l'Homme" sur
la liberté d'opinion et d'expression la plus élémentaire...
Sous couvert des dispositions liberticides de la loi scélérate
"LCEN", les flics de la pensée de tous poils
peuvent s'en donner à coeur joie.
Demain, à qui le tour ? A méditer...
http://www.voxnr.com/cogit_content/tribune_libre/UnenouvellecibledelaLicra.shtml
Le texte de Jean-Claude Grumberg, auteur qui, certaines fois, n'est pas dépourvu de talent, est étrangement lourd et ressemble fort à une provocation. Le lecteur de ce pensum est Arditi, lui aussi, évidemment, d'origine juive. Quel comédien dépourvu de ces sacrosaintes origines, accepterait de dire publiquement ce texte ? Il se ferait faire aux pattes par la LICRA en deux temps trois mouvements.
BONNE COMPILE
8 associations religieuses juives
et de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, le Consistoire
central, l'Union des étudiants juifs de France, UEJF, l'Union
des déportés d'Auschwitz, SOS Racisme, le Mouvement
contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, MRAP,
qui ont assigné en référé, devant
le Tribunal de Grande Instance TGI de Paris, l'hébergeur
américain du site internet de l'AAARGH, OLM-LLC, domiciliée
dans le Connecticut, Etats-Unis, ainsi que 10 fournisseurs d'accès
(Wanadoo, Free, AOL France, Tiscali access, Neuf telecom, Tele
2 France, Noos, T-Online France, Numéricable et Gip Renater
) pour en interdire l'accès aux citoyens français,
s'est vu demander par le juge, qui a ordonné la "réouverture
des débats", de veiller d'abord à ce que soit
bien assigné l'ensemble des hébergeurs, les sociétés
ThePlanet.com, Globat et OLM-LLC, la seule pour l'instant à
avoir confirmé l'assignation et à avoir mis fin
à l'hébergement du site.
Le TGI a indiqué qu'il déciderait ultérieurement
d'autoriser les assignations visant les principaux fournisseurs
d'accès français.
Une nouvelle audience est prévue le 18 avril 2005. L' AAARGH
(association des anciens amateurs de récits de guerre et
d'holocauste) propose en libre accès sur sa page d'accueil
plus de 200 brochures gratuites d'information et très documentées
sur Israël, le sionisme et l'exploitation de la Shoah, et
des livres jugés "antisémites ou révisionnistes"
par les organisations juives.
L'AAARGH justifie que cette diffusion n'est effectuée qu'à
" des fins purement éducatives, pour encourager la
recherche, sur une base non commerciale et pour une utilisation
mesurée". Les 8 associations ont basé leur
action sur la loi française n° 2004-575 du 21 juin
2004 pour la confiance dans l'économie numérique,
dite LEN, selon laquelle la justice peut prescrire "toutes
mesures propres à prévenir un dommage ou à
faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un
service de communication au public en ligne".
L'affaire avait été examinée en audience
publique le 14 mars 2005 par le juge des référés,
premier vice-président du Tribunal de grande instance de
Paris, Emmanuel Binoche. Cette action judiciaire est une initiative
de l'Union des étudiants juifs de France, UEJF qui a réuni
sa Convention Nationale le 28 février 2005 à New
York, Etats-Unis. L'UEJF a toujours été un acteur
déterminant de "l'Internet citoyen". Elle s'est
ainsi illustrée dans les affaires Altern, Costes, Multimania,
Yahoo, Front14 ou Unité Radicale.
Le programme "Surveille ton Net !" encadre une dizaine
d'étudiants bénévoles, membres de la
cellule de veille de l'UEJF. Cette structure a pour objectif de
déceler les sites Internet dont le contenu est illicite,
mais également d'en identifier les auteurs lorsque cela
est possible. Ces équipes s'attachent en priorité
à surveiller le web français ou francophone, davantage
susceptible d'être visité par des internautes français.
Les cas de négationnisme ou de révisionnisme
flagrants sont ensuite signalés à la commission
juridique de l'UEJF qui avise de l'opportunité ou non de
poursuivre une action en justice. L'action du programme "Surveille
ton Net !" ne se limite évidemment pas à la
veille sur Internet ou à l'action judiciaire puisque ce
programme s'attache également à sensibiliser l'ensemble
des citoyens, et notamment la communuaté étudiante,
aux enjeux du négationnisme et du révisionnisme
sur Internet.
Dans cette optique, l'UEJF organise régulièrement
des conférences sur ce thème en milieu universitaire.
Une autre association juive "Connec'sion" qui sert de
"moyen de liaison pour rassembler les informaticiens juifs
autour de leur métier, du Judaïsme, d'Israël
et du sionisme", lutte contre "la désinformation
sur Israël" à travers l'Internet.
Selon la nouvelle organisation française de défense
de la Liberté d'expression et d'opinion "Sos-reporters",
le site internet de "l'AAARGH" bénéficie
des garanties constitutionnelles américaines prévues
par le 1er amendement à la Constitution américaine
du 15 septembre 1791, qui limite les pouvoirs du Congrès
en ces termes : "Le Congrès ne fera aucune loi relativement
à l'établissement d'une religion ou en interdisant
le libre exercice; ou restreignant la liberté de parole
ou de la presse; ou le droit du peuple de s'assembler paisiblement,
et d'adresser des pétitions au gouvernement pour une réparation
de ses torts." Un texte conforme à l'article 19 de
la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée
par l'Assemblée générale de l'ONU à
Paris, le 10 décembre 1948, qui précise que "Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considération de frontière, les informations
et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit".
Ce texte est applicable aux Etats-Unis comme en France, Etat de
droit, par ailleurs, lié à l'article 11-1 de la
"Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne",
2000/C 364/01, proclamée à Nice, le 7 décembre
2000, et qui précise que "toute personne a droit à
la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté
d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des
informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence
d'autorités publiques et sans considération de frontières."
NDLR. Les habitants de ces pays,
Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres, ne
peuvent cliquer sur le lien de l'AAARGH, et toute incitation,
ou stockage de documents négationnistes est interdit, l'affichage
est impossible, "Erreur HTTP 403 - Refusé : http://www.aaargh-international.org/
Plus de détails :
Le journaliste n'est pas à jour: <aaargh-international.org>
fonctionne.
(RAPPEL : La loi française vous interdit de cliquer sur
ce lien ou de stocker des images ou fichiers sur votre ordinateur
! [Non, ce n'est pas vrai, à notre connaissance.
]
Des auteurs publiés ont été condamnés
en France pour "négationnisme" tel que Robert
Faurisson ou censurés comme Louis-Ferdinand Céline
et plus récemment, Israël Adam Shamir, pour son livre
interdit et brûlé en France en octobre 2004, L'autre
visage d'Israël)
LA BATAILLE POUR LE CONTROLE D'INTERNET ou http://www.aaargh.com.mx/
; Communiqué de l'AAARGH, du 9 mars 2005 (Après
déménagement) POURQUOI CENSURER ? ; Site anti-négationniste
: Pratique de l'histoire et dévoiements négationnistes
La citation du jour : "La libre pensée ne constitue
souvent qu'une croyance, qui dispense de la fatigue de penser".
Gustave Le Bon Extrait des "Aphorismes du temps présent"
source fil info
31/03/2005
http://alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=136121
C'est le titre du journal Libération
du 31 mars 2005.
S'agit-il
de défendre les droits du site AAARGH ?
Que nenni !
Ces trois cents parlementaires se foutent pas mal de la liberté
d'expression de l'AAARGH
Pis, ils sont contre. Ils n'auraient aucune objection à
nous voir mis en cabane. Faire les zouaves au Trocadéro
devant les caméras, ça ne coûte rien et ça
peut rapporter gros. Mouiller la chemise pour révoquer
les lois scélérates qui mutilent la liberté
d'expression, il n'y a plus personne !!!
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a déploré hier la décision de la cour d'appel de Paris, mercredi, de relaxer l'Américain Timothy Koogle, ancien président de Yahoo, pour la mise en ligne d'objets à caractère nazi. La cour a estimé qu'en tant que créateur du site, Timothy Koogle ne pouvait être tenu pour responsable de ce délit. Le Mrap juge au contraire que Yahoo, ayant créé une arborescence sur ses serveurs intitulée «White Pride», a une responsabilité particulière dans cette affaire.
Libération, 8 avril 2005
UN AUTRE EXPLOIT OUBLIÉ DU CHER MAITRE LILTI
18/10/2000 · 18h11
Réfugié en Suède,
l'auteur du site antisémite et négationniste Radio
Islam a été condamné par un tribunal français
à 300 000 francs d'amende
La XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné
mercredi 18 octobre Ahmed Rami, auteur du site Radio Islam, à
300 000 francs d'amende pour "provocation à la haine
religieuse" et "atteinte à l'honneur et à
la considération de la communauté juive". Il
devra verser également 1 franc de dommage aux parties civiles
(la Licra, le Mrap et l'UEJF). Cependant, l'auteur du site demeurant
en Suède, le jugement a été rendu par défaut.
Ahmed Rami était poursuivi pour un texte publié
sur son site Radio Islam, véritable précis d'antisémitisme.
Lors de l'audience du 20 septembre, l'avocat de la Licra, Marc
Lévy, avait eu recours à une démonstration
en ligne pour prouver la nocivité du site. Le juge n'a
pas été indifférent aux arguments des parties
civiles puisqu'il a estimé que "vu le nombre élevé
d'internautes ayant eu accès au site, l'infraction justifiait
une peine exemplaire". Pour l'avocat de l'UEJF Stéphane
Lilti, même s'il s'agit d'une condamnation de principe,
cette décision est un succès : ""
Edgar Pansu
http://www.transfert.net/a2184
Pourtant,
on ne trouve nulle part sur le net l'information qui annonce que
cette condamanation (par contumace) a été purement
et simplement annnulée en appel. Notre excellent ami Ahmed
Rami est parfaitement libre d'aller et venir en France. Maître
Liliti est un grand spécialiste de l'échec judiciaire.
C'est pourquoi il est connu.
LA VRAIE SOLUTION
TOUJOURS PLUS DE FLICS !!!
DDOUBBLER LEUR NNOMBBRE TOUS LES ANS ?
Bientôt un flic derrière chaque ordinateur ?
13/04/2005
Le ministre de l'intérieur a présenté des nouvelles mesures contre la cybercriminalité. Le nombre de policiers spécialisés sera doublé, leur capacité juridique d'enquêter sera renforcée, un centre national de signalement mis en place ainsi qu'un « certificat citoyen » pour les FAI.
Alors que le cyberespace est aujourd'hui fréquenté par près de 25 millions de Français, le gouvernement met en place les structures pour faire face à la montée parallèle de la cybercriminalité. Pour ne prendre que deux exemples, en 2004, la diffusion d'images pédopornographiques sur le web a continué d'augmenter de 24% et les infractions à la loi sur la presse (incitation à la haine raciale, diffamation, négationnisme) ont plus que doublé (+116%). Reste que cette nouvelle délinquance est encore très mal connue et que le « chiffre noir » des infractions non déclarées est « particulièrement important ». C'est pourquoi le premier axe du plan anticybercriminalité présenté mercredi par Dominique de Villepin, et fortement inspiré d'un rapport confié à Thierry Breton quand il était encore PDG de France Télécom, vise à mettre en place un outil de collecte statistique. Ce qui a commencé d'être fait au début de cette année. De même, à l'autre bout de la chaîne d'information, le ministre de l'intérieur préconise la création d'un centre national de signalement. Afin que particuliers et entreprises disposent d'un point de contact unique pour déclarer les infractions liées aux TIC qu'ils pourraient constater ou dont ils pourraient être victimes. Ce pôle national sera placé auprès de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), créé en 2000.
L'OCLCTIC se trouve ainsi plus que jamais au coeur du dispositif de "la traque active des criminels" sur Internet, puisqu'il est déjà le point de contact des polices étrangères et d'Interpol. Dominique de Villepin a confirmé le doublement de ses effectifs de 35 à 70 personnes d'ici 2008 et, de façon générale, le doublement du nombre d'enquêteurs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité en France. Rebaptisés "cyberpatrouilleurs" par le ministre de l'intérieurs, leur nombre passera de 300 aujourd'hui à plus de 600 fin 2007. Cet effort quantitatif, qui doit toucher plusieurs services spécialisés (douanes, etc.) mais aussi les services départementaux, s'accompagnera d'une répartition des tâches entre policiers et gendarmes en ce qui concerne la surveillance des contenus illicites. La gendarmerie se consacrera aux contenus pédopornographiques alors que la police aura en charge tout le reste : contenus racistes, antisémites, xénophobes, mais aussi liés au terrorisme et au piratage informatique. Enfin, le code pénal sera modifié via le futur projet de loi "anti-violence" afin de donner aux policiers des moyens particuliers d'investigation, dans des cas "d'infraction particulièrement grave". En clair, il s'agira de leur permettre d'infiltrer légalement des forums ou des tchat rooms en se faisant passer pour des mineurs ou des pédophiles pour entrer en contact avec ces derniers. De même, ils pourront stocker des contenus illicites sur leurs disques durs. L'arsenal répressif sera enfin enrichi par la création d'une infraction spécifique relative aux propositions sexuelles adressées à des mineurs par Internet ou par SMS. Dernier point mis en avant par le ministre, plus préventif, un "certificat citoyen" sera décerné aux fournisseurs d'accès qui marqueront leur engagement contre la cybercriminalité.
LExpansion.com
http://www.lexpansion.com/art/32.0.130325.0.html
NB Le ministre avait déjà annoncé excatement les mêmes mesures en septembre dernier... Avec un peu de chances, il les annoncera en septembre prochain... On les retrouve aussi dans le rapport présenté en janvier par Breton, depuis promu aux Phynances. Ils font tourner les effets d'annonce pour ahurir le quidam. A l'heure actuelle l'Ocloctique comporte 32 fonctionnaires. C'est bien suffisant pour menacer la liberté d'expression.
Boom des diffamations, incitation à la haine raciale et négationnisme
La seconde proposition du rapport
retenue s'inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre
la cybercriminalité et les contenus illégaux. Elle
vise à créer «un centre national de signalement,
afin d'éviter qu'une même information consultée
par une multitude d'internautes génère une démultiplication
de plaintes ou de signalements.»
Actuellement, les fournisseurs d'accès internet et autres
prestataires techniques se sont engagés, dans une charte
signée en juin 2004, à fournir à leurs utilisateurs
un formulaire de signalement d'abus sur leurs pages d'accueil
et de recherche. Ce formulaire peut être envoyé directement
au prestataire concerné ou à la cellule "Point
de contact", en charge de ces questions à l'AFA (Association
des fournisseurs d'accès et de services internet), ou encore
«aux autorités publiques dûment habilitées».
Pour éviter cet éparpillement, le rapport Breton
préconise donc la mise en place «d'un point d'entrée
unique clairement identifié», sous la forme d'un
centre national de signalement. Il «sera composé
à parité de policiers et de gendarmes spécialistes,
et sera placé auprès de l'OCLCTIC (Office central
de lutte contre la criminalité liée aux technologies
de l'information et de la communication)», a précisé
le ministre de l'Intérieur, sans toutefois donner de date
de création.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39217612,00.htm
La délation est une tradition ancienne dans nos démocraties. la Sérénissime République de Venise avait déjà, fixée dans un mur du Palais des Doges, une boîte à lettres en forme de bouche, la "bouche de lion" (1) qui invitait aux dénonciations anonymes. On sait aussi le sort des services chargés de trier les délations, dans le régime de Vichy. Ils étaient littéralement submergés de courrier. Plusieurs livres ont publié des extraits de ces délations. On espère que le nouveau Centre fera de même. C'est toujours une lecture édifiante. Il paraît que de nombreux intellectuels en demi-solde ont fait acte de candidature. On parle beaucoup de Didier Daeninckxxx comme conseiller à la direction.
(1) Sulla parete sono incastonate diverse "bocche di leone ", in cui, a partire dalla fine del XVI secolo, potevano essere introdotte denunce di crimini o malversazioni.

Pour un mode d'emploi voyez
SOS-délation
http://www.sosdelation.fr.fm/
DONNONS LA PAROLE À LA SÉMILLANTE MAISON POULAGA

· Adjoint
Daniel BERTINET
Commissaire Principal
La criminalité des hautes technologies
Les hautes technologies désignent
essentiellement les technologies numériques c'est à
dire le procédé technique permettant de transcrire
l'information sous forme binaire.
Cette transcription est à la base de l'informatique. Les
ordinateurs sont ensuite devenus "communicants" par
les réseaux. Aujourd'hui le numérique concerne non
plus seulement l'ordinateur mais aussi les supports (Cd-Rom, DVD...),
la téléphonie cellulaire, et demain la télévision.
De nos jours, l'informatique fait partie intégrante de
la vie quotidienne. Les ordinateurs sont devenus des outils indispensables
qui concernent toutes les activités des pays industrialisés,
depuis la gestion et la production des entreprises jusqu'à
l'administration de l'Etat. Mais cette nouvelle technologie a
également engendré des formes d'abus et de délinquance
spécifiques, comme cela avait été le cas
en son temps avec l'automobile, si bien qu'il a été
nécessaire d'instaurer une législation appropriée
à cette nouvelle criminalité.
Le terme de « cybercriminalité » est un mot
générique définissant l'ensemble des infractions
pénales susceptibles de se commettre sur les réseaux
de télécommunications en général et
plus particulièrement sur les réseaux partageant
le protocole TCP-IP, appelés communément l'Internet.
La cybercriminalité recouvre deux types d'infractions pénales
:
· les infractions directement liées aux technologies
de l'information et de la communication (TIC) dans lesquelles
l'informatique est l'objet même du délit,
· et les infractions dont la commission est liée
ou facilitée par les TIC et pour lesquelles l'informatique
n'est qu'un moyen.
La Direction Centrale de la Police Judiciaire
· La Sous-Direction des Affaires Economiques et Financières (S.D.A.E.F.)
La Sous-Direction des Affaires
Economiques et Financières regroupe :
- La Division Nationale d'Investigations Financières,
- L'Office Central pour la Répression de la Grande Délinquance
Financière (O.C.R.G.D.F.),
- L'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée
aux Technologies de l'Information et de la Communication (O.C.L.C.T.I.C.),
- L'Office Central pour la Répression du Faux Monnayage
(O.C.R.F.M.), et trois brigades centrales :
- La Brigade Centrale pour la Répression des Fraudes Communautaires
et des Escroqueries (B.C.R.F.C.E.),
- La Brigade Centrale pour la Répression des Contrefaçons
Industrielles et Artistiques (B.C.R.C.I.A.),
- La Brigade Centrale pour la Répression des Contrefaçons
des Cartes de Paiement (B.C.R.C.C.P.).
· L'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'information et de la Communication
- Historique
Dès le début des années 1980, les enquêteurs
chargés des enquêtes économiques et financières
ont été confrontés aux comptabilités
informatisées lors de leurs investigations dans les entreprises.
C'est pourquoi, à partir de 1983, ces fonctionnaires spécialisés
ont ajouté à leur formation juridique et comptable
traditionnelle, une initiation à l'informatique, maintenant
intégrée à la formation initiale. Plus récemment,
une formation sur les réseaux informatiques a été
mise en place pour faire face au développement du piratage
informatique.
En Juin 1994, au sein de la 9° Division de la Direction Centrale
de la Police Judiciaire et de la Sous-Direction des Affaires Economiques
et Financières, était créée la Brigade
Centrale de Répression de la Criminalité Informatique
(B.C.R.C.I.). Cette création reflétait déjà
les préoccupations des autorités françaises
face à l'existence d'une nouvelle forme de criminalité
liée au développement rapide de la technologie.
Cette volonté correspondait au souhait de l'Organisation
Internationale de Police Criminelle connue sous le nom d'Interpol,
de suivre l'évolution de cette nouvelle délinquance.
Durant ces cinq dernières années, dans la mouvance
de l'internet, la criminalité informatique a connu une
forte croissance. Toutes les technologies sont devenues accessibles
à moindre coût. La sécurité des systèmes
informatiques s'est fragilisée.
Lors d'un discours prononcé le 26 Août 1999 pendant
l'université d'été de la Communication à
Hourtin (33), Monsieur Lionel Jospin, Premier Ministre, évoquait
la nécessité de disposer d'une structure centrale
nationale spécialisée dans "la lutte contre
la délinquance liée aux nouvelles technologies de
l'information et de la communication". Par Décret
du 15 Mai 2000, l'Office Central de Lutte contre la Criminalité
liée aux Technologies de l'Information et de la Communication
(O.C.L.C.T.I.C.) était né.
Comme les autres Offices centraux spécialisés (Répression
du Banditisme, Lutte contre le Trafic des Stupéfiants,
Lutte contre la Grande Délinquance Financière, le
Faux Monnayage...), l'O.C.L.C.T.I.C. a été créé
à la Direction Générale de la Police Nationale,
au sein de la Direction Centrale de la Police Judiciaire, sur
le socle de la Brigade Centrale de Répression de la Criminalité
Informatique.
Les Offices centraux sont des structures policières centrales,
opérationnelles à vocation interministérielle
et à compétence nationale.
- Les Missions
L'O.C.L.C.T.I.C., à l'image des autres Offices centraux,
est investi d'une double mission :
- La première est liée
à l'activité opérationnelle proprement dite
et répond à deux objectifs essentiels :
- la réalisation d'enquêtes judiciaires de haut niveau
technique menées d'initiative ou à la demande des
Magistrats ;
- l'assistance technique à l'occasion d'enquêtes
judiciaires menées par d'autres Services (pédophilie,
prostitution, trafic de stupéfiants, ...)
- La seconde mission est en
relation avec l'activité stratégique :
- la formation, l'animation et la coordination de l'action des
autres ervices répressifs, compétents en matière
d'infractions liées aux technologies de l'information et
de la communication.
- la coopération internationale : l'O.C.L.C.T.I.C. est
Point de Contact National pour la France pour les échanges
et la coopération policière internationale (Europol,Interpol,G8).
· Les Services Régionaux de Police Judiciaire (S.R.P.J.)
Les dix-neuf Services Régionaux
de Police Judiciaire répartis en France Métropolitaine
et Outre-Mer, comprennent chacun une Section Criminelle et une
Section Economique et Financière. C'est dans cette dernière
que se situent les Enquêteurs Spécialisés
en Criminalité Informatique (E.S.C.I.).
Ces fonctionnaires sont chargés en priorité des
enquêtes informatiques de leur secteur géographique,
qu'ils effectuent d'initiative ou sur demande des autorités
judiciaires.
Pour mener à bien leur tâche, les E.S.C.I. suivent
une formation spécifique prodiguée par les Enquêteurs
de l'O.C.L.C.T.I.C. et par des intervenants extérieurs,
ingénieurs et conseils en sécurité informatique,
avocats spécialisés et experts judiciaires.
Interlocuteurs privilégiés
de l'O.C.L.C.T.I.C.
· La Brigade d'Enquêtes sur les Fraudes aux Technologies
de l'Information, (B.E.F.T.I.), de la Direction Régionale
de la Police Judiciaire dépendant de la Préfecture
de Police de Paris,
· La Direction de la
Surveillance du Territoire, (D.S.T.),
· La Gendarmerie Nationale,
· Les Douanes.
http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c3_police_nationale/c3312_oclctic/presentation
Cybercriminalité -
missions
Le domaine de compétence et les missions de l'Office Central
de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies
de l'Information et de la Communication, sont fixés par
le Décret n°2000-405 du 15 Mai 2000.
Domaine de Compétence
(Article 2)
· Infractions spécifiques à la criminalité
liée aux technologies de l'information et de la communication,
· Infractions dont la commission est facilitée ou liée à l'utilisation de ces technologies.
Missions (Article 3)
· Animer et coordonner, au niveau national, la mise en
oeuvre opérationnelle de la lutte contre les auteurs d'infractions
spécifiques à la criminalité liée
aux techonologies de l'information et de la communication ;
· Procéder, à la demande de l'autorité
judiciaire, à tous actes d'enquêtes et de travaux
techniques d'investigations en assistance aux services chargés
d'enquêtes de police judiciaire sur ces infractions ;
· Apporter, à leur demande, une assistance aux services
de police, de gendarmerie, de la Douane, de la D.G.C.C.R.F. en
cas d'infractions liées aux technologies de l'information
et de la communication (T.I.C.) ;
· Intervenir d'initiative, avec l'accord de l'autorité
judiciaire saisie, pour s'informer sur place des faits relatifs
aux investigations conduites.
Activité opérationnelle
· Enquêtes Judiciaires concernant les infractions
liées aux TIC.
- Intrusion sur les systèmes
de traitement automatisé de données sous toutes
ses formes ;
- Fraudes aux télécommunications, téléphonie
portable et cartes téléphoniques ;
- Contrefaçons de logiciels ;
- Contrefaçons par remarquage de microprocesseurs, barettes
mémoires et autres composants ou ensemble de composants
électroniques ;
- Escroqueries liées au commerce électronique, par
utilisation frauduleuse de numéro de carte bancaire ;
- Infractions à la Loi "Informatique et Libertés"
;
- Infractions à la Loi sur la cryptologie ;
- Coordination des enquêtes judiciaires des services de
police dans le domaine de la haute technologie.
· Les travaux d'investigations techniques à l'occasion
d'enquêtes judiciaires.
- Perquisitions en milieu informatique avec suivi des témoins
- Interface entre les enquêteurs et les techniciens judiciairement
requis dans le cadre d'interventions sur les gros systèmes
;
- Surveillance électronique de réseaux et / ou interceptions
internet, dans le cadre d'affaires judiciaires.
Activité Stratégique
· La documentation opérationnelle
- Banque de données opérationnelles
permettant les synthèses et les rapprochements d'affaires
;
- Statistiques annuelles sur les infractions liées aux
TIC;
- Gestion de la base de données des signalements en ligne
de contenus pédophiles (effectués à partir
du site https://www.internet-mineurs.gouv.fr)
· La coopération internationale.
- Gestion des échanges internationaux relatifs à
la criminalité de haute technologie au sein du Bureau Central
National (BCN) - Interpol France.
- Point de contact national d'Interpol en matière de haute
technologie.
- Point de contact national et suivi des travaux dans le cadre
du G8.
- Formation au profit des Policiers étrangers.
· La Formation et la
sensibilisation
Actions de Formation
- Formation initiale des enquêteurs affectés dans
les Sections Economiques et Financières ;
- Formation initiale et continue des Enquêteurs Spécialisés
en Criminalité Informatique (E.S.C.I.) ;
- Formation destinée à d'autres Administrations
(Magistrature, Services Fiscaux, etc...).
Actions de sensibilisation
Présentation de l'activité de la Police Nationale
dans le domaine de la lutte contre la criminalité informatique
lors de conférences (Entreprises privées, Universités,
Banques, Organismes de représentation du monde informatique,
Centres de Formation, etc...).
La veille technologique
Les liaisons interprofessionnelles spécialisées
:
- Liaison avec les entreprises du milieu informatique et les opérateurs
de télécommunications ;
- Suivi des produits informatiques et de télécommunications
;
- Relations avec les éditeurs de logiciels, les fournisseurs
d'accès et de services sur Internet ;
- Relations avec les entreprises spécialisées en
sécurité informatique ;
- Relations avec les différents syndicats représentant
les constructeurs de matériel informatique et les éditeurs
de logiciels bureautique ou de loisir.
http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c3_police_nationale/c3312_oclctic/missions#1
AVIS AUX CANDIDATS DÉLATEURS
O.C.L.C.T.I.C
MINISTERE DE L'INTERIEUR
Direction Centrale de la Police Judiciaire
Sous-Direction des Affaires Economiques et Financières
11, Rue des Saussaies
75800 Paris Cedex 08
Téléphone : 01.40.07.69.49
Télécopie : 01.40.07.29.76
E-mail : oclctic@interieur.gouv.fr
N'oubliez pas non plus de donner
aux nécessiteux de La B.E.F.T.I., La Brigade d'Enquêtes
sur les Fraudes aux Technologies de l'Information,
BEFTI
163, Avenue d'Italie
75013 Paris
Cette brigade, montée en 1994, fédère une
vingtaine d'intervenants de police. Son territoire est Paris et
la petite couronne. Dans la majorité des cas, ces enquêteurs
interviennent sur des cas de contrefaçon, (MP3, logiciels
craqués etc...)
Téléphone : 01.40.79.67.50.
Tout le monde gardera à l'esprit l'existence d'un système mondial d'esponnage des communications électroniques, qui s'appelle ECHELON:
Voir le rapport au Parlement européen du 11 juillet 2001 dont on n'a pas de raison de penser qu'ils serait obsolète...
RAPPORT sur l'existence
d'un système d'interception mondial des communications
privées et économiques (système d'interception ECHELON)
http://www2.europarl.eu.int/omk/sipade2?SAME_LEVEL=1&LEVEL=1&NAV=X&DETAIL=&PUBREF=-//EP//TEXT+REPORT+A5-2001-0264+0+DOC+XML+V0//FR
Le premier à étudier
et dénoncer ce système infame est Nicky Hager:
http://www.ncoic.com/echelon1.htm
Secret Power. New Zealands´s
Role in the international Spy Network, Craig Potton Publishing (1996)
Nicolas Arpagian, 01 Informatique,
le 02/02/2005 à 07h00
Autrefois réservée aux seules bandes organisées,
l'informatique est aujourd'hui tellement banalisée que
les forces de l'ordre ont dû s'adapter. Avec notamment l'ouverture
en 2001 d'un Office central de lutte contre la criminalité
liées aux technologies de l'information et de la communication
(OCLCTIC).
Ce dernier est principalement compétent en matière
de fraudes aux télécoms, contrefaçons de
logiciels, escroqueries liées au commerce électronique
et d'infractions à la cryptologie. « Nous intervenons
aussi bien pour la police, la gendarmerie et les douanes, résume
la commissaire divisionnaire, Catherine Chambon, responsable de
l'OCLCTIC. Qu'il s'agisse d'une enquête préliminaire
ou de la demande d'un magistrat. »
Faire parler les disques durs et explorer les bases de données
Outre l'activité de l'Office
qui relève de la Direction des affaires économiques
et financières, la police technique et scientifique a,
de son côté, développé un Service de
l'informatique et des traces technologiques (SITT). Avec une double
mission : d'une part, assurer la gestion du réseau et la
maintenance informatique de la police judiciaire, et, d'autre
part, développer les fonctions d'analyse et d'expertise
afin d'élaborer des logiciels spécifiques au monde
policier. « Nous avons ainsi ouvert cinq laboratoires avec
chacun leur spécialité : audio, vidéo, informatique,
GSM et électronique » , explique le commissaire principal
Jean-François Fauroux, qui dirige le SITT.
C'est aux équipes de SITT qu'il revient de faire parler
les disques durs des ordinateurs impliqués dans des affaires
judiciaires. « Nous travaillons sur l'intégralité
du disque : ce qui est visible et ce qui a été effacé,
prévient le commissaire Fauroux. Et cela même si
la montée en puissance des mémoires disponibles
accroît considérablement le travail. » Idem
pour les bases de données, dont son service s'est fait
une spécialité d'extraire les images illicites.
Etant donné que le SITT, basé à Ecully dans
le Rhône, est unique en son genre dans l'Hexagone, il est
amené à gérer les demandes émanant
des policiers de toute la France.
La mission, plus terrain et moins laboratoire, de l'OCLCTIC se
ressent dans le profil de l'équipe. « Nos agents
sont avant tout des experts de la procédure pénale,
prévient Catherine Chambon. Et il s'avère qu'ils
ont tous également une passion ou un diplôme dans
le domaine informatique. »
Avec environ 150 dossiers traités par an, les 35 collaborateurs
de l'Office ont atteint leur vitesse de croisière. En attendant
un doublement des effectifs d'ici 2007, selon la promesse faite
par Dominique de Villepin au mois de septembre dernier.
L'OCLCTIC est habilité à intervenir, dès
lors que l'infraction en question n'aurait pu exister ou se développer
sans internet ou un support informatique. Une définition
qui inclut donc le piratage de comptes bancaires en ligne, les
escroqueries sur les sites de ventes aux enchères ou les
trafics de puces de téléphones portables.
Preuve supplémentaire de la hausse de cette criminalité
des temps modernes : la désignation, dans chacun des tribunaux
de grande instance des cours d'appels de Paris et de Versailles,
de magistrats référants spécialisés
dans le domaine des technologies de l'information. Ces derniers
sont à même de prendre en charge des dossiers à
forte teinte high-tech. « Il est difficile d'établir
une cartographie de la cybercriminalité, constate Catherine
Chambon. Car les entreprises sont encore réticentes à
dénoncer les abus dont elles ont fait l'objet. De peur,
sans doute, d'altérer leur image. »
Pour tenter de pallier cette situation, l'Office joue également
le rôle de centre de formation. En trois ans, ce sont une
cinquantaine d'enquêteurs qui ont ainsi suivi son cursus,
et la montée en charge se confirme, puisqu'en 2005 ce sont
presque autant de policiers qui se verront enseigner le maniement
des outils informatiques. « Il y a un certain nombre de
tâches qui peuvent désormais être effectuées
sur place, complète Jean-François Fauroux. Comme
les travaux d'amélioration sur ordinateurs des clichés,
pris par des caméras de surveillance, qui sont désormais
confiés aux différentes directions interrégionales
de la police judiciaire. »
De la même manière, l'emploi de solutions informatiques
pour extraire des numéros de téléphone suspects
dans une base de données n'exige plus l'intervention d'un
spécialiste du SITT. « Ce qui encourage la quarantaine
de personnes de notre service à consacrer davantage de
temps aux travaux de recherche et développement qui sont
à plus forte valeur ajoutée » , se félicite
le commissaire Fauroux.
Rendre lisibles les images floues et analyser les voix
Ne trouvant pas toujours sur
le marché les logiciels ad hoc, et ne disposant de toute
façon pas forcément des budgets pour les acquérir,
les policiers de l'informatique se font volontiers développeurs.
Des solutions pour traiter, dans des conditions satisfaisantes,
les données fournies par les opérateurs télécoms,
pour rendre lisibles des images floues sur un film d'une vidéo
de contrôle, en passant par les analyses techniques des
fréquences du spectre vocal sur une bandeson afin de s'assurer
de l'identité de la personne qui parle sur un enregistrement...
les sujets d'investigation ne manquent pas.
Car ce n'est pas tout de placer des caméras numériques
à chaque coin de rue ou de bâtiment. Si la qualité
des images, une fois compressées pour être stockées
puis décompressées pour être lues, ne permet
pas de déchiffrer l'inscription de la plaque minéralogique
de la voiture qui se situe au second plan.
Du côté de l'OCLCTIC, on s'enorgueillit d'avoir élaboré
à ce jour une demi-douzaine de logiciels. Parmi lesquels
des patchs pour contrer certains chevaux de troie particulièrement
virulents. « Nous effectuons une veille continue sur les
outils de piratage et, même si le phishing [abus de confiance
via l'e-mail notamment NDLR] reste marginal en France, nous sommes
attentifs aux nouvelles formes de délinquance en ligne
» , indique Catherine Chambon. Quitte à se répartir
les secteurs entre les différents services de police.
La lutte contre la musique et les films téléchargés
illégalement sur la Toile relève ainsi de la brigade
centrale en charge de la fausse monnaie. Car il s'agit de contrefaçon
industrielle ou artistique. Tandis que l'offre faite aux internautes,
par exemple, par un mystérieux haut fonctionnaire exilé
du Zaïre proposant de rapatrier via votre compte bancaire
de très importantes sommes d'argent en échange d'une
généreuse commission, est pourchassée par
l'Office central de répression de la grande délinquance
financière. A chacun son gibier !
Quatre services branchés sur les TIC
BEFTI (Brigade d'enquête
sur les fraudes aux technologies de l'information).
En charge des dossiers technologiques au sein de la préfecture
de police de Paris. Une trentaine d'enquêteurs.
IRCGN (Institut de recherche
criminelle de la gendarmerie nationale).
Procède aux examens scientifiques et techniques pour le
compte de la gendarmerie. 193 personnes Installée à
Rosny-sous-bois (93).
OCLCTIC (Office central de lutte
contre la criminalité liée aux technologies de l'information
et de la communication.
Compétence nationale pour les services de police, de gendarmerie
et des douanes. 35 agents.
SITT (Service de l'informatique
et des traces technologiques).
Centre d'expertise et d'analyse de la police technique et scientifique.
Une quarantaine d'experts. Intervient dans le cadre d'une enquête
judiciaire.
http://www.01net.com/article/265889.html
Une seule question : était-il raisonnable d'installer un service chargé de traquer les images pédophiles dans un endroit appelé "Ecully" ?
Un commentaire: Les travaux
d'amélioration sur ordinateurs des clichés, pris
par des caméras de surveillance.
On savait depuis poingtemps que la maison bourremane avait
les moyens de vous améliorer le portrait.
AU COURRIER 1
Je viens de constater que le
site de l'AAARGH que je visite régulièrement (http://www.aaargh.com.mx)
ne m'est plus accessible. Je m'interroge donc sur l'origine du
blocage. Est-ce votre hébergeur ou mon fournisseur d'accès?
Je croyais que les autorités judiciaires ont rebouté
les associations des flics de la pensée pour les renvoyer
à vos hébergeurs que je suppose américains.
Bref, bien que je redoutais un peu ce dénouement, je n'en
suis pas moins surpris et je ne sais comment exprimer ma colère
et mon dégoût. J'espère seulement alors que
tout ceci n'est qu'une simple péripéties de votre
combat (dont je suis entièrement solidaire!) et que vous
sauriez trouver une fois encore la parade pour leur rabattre le
caquet.
Heureusement encore qu'il reste votre site miroir du vho.org.
Je crains cependant que si le filtrage se fait au niveau du fournisseur
d'accès, ils puissent aussi finir par bloquer celui-ci.
J'ai vu aussi que votre page chez radioislam (abbc.net) n'est
pas encore active et la nouvelle adresse indiquée (http://aaargh.vho.org)
ne marche pas.
Je vous souhaite de tout coeur de conserver le moral et de tenir
bon. Dans le monde francophone votre site représente un
véritable phare au milieu de cette tempête permanente
de matraquage et d'abrutissement généralisé.
C'est en fréquentant votre vite que l'on peut le mieux
se rendre compte combien la France est tombée très
bas en matière d'indépendance intellectuelle et
de liberté d'expression.
Donc, merci encore et bon courage!
Andrixxxxx.
16 avril
AU COURRIER 2
Maître Lilti a l'obligeance de nous écrire :
From : Stephane LILTI <liltilaw@noos.fr>
Sent : Wednesday, March 23, 2005 7:55 AM
To : aaarghinternational@hotmail.com
Subject : référé aaargh
medames et ou messieurs les
éditeurs de l'aaargh,
si vous souhaitez une franche explication sur ce qu'est ou non
la liberté d'expression, abandonnez l'anonymat, intervenez
volontairement devant le juge des référés.
si vous l'osez.
-- Stéphane LILTI
Ce courrier électronique
est destiné à l'usage exclusif du (des) destinataire(s).
Si vous n'êtes ni destinataire, ni chargé(e) de remettre
ce message à son (ses) destinataire(s), veuillez nous prévenir
immédiatement par e mail ou par téléphone.
Ce courrier électronique pouvant comporter des informations
confidentielles ou couvertes par le secret professionnel, il est
interdit d'en divulguer ou d'en reproduire le contenu.
This e-mail is intended only for the individual or entity named
above. If you are not the intended recipient or the person responsible
to deliver the message to the intended recipient, please immediately
notify us by e mail or by telephone. As this e-mail may contain
confidential or privileged information, its contents should not
be disclosed nor copies taken.
Stéphane LILTI Avocat
au barreau de Paris
12 AVENUE PIERRE 1ER DE SERBIE - 75116 PARIS - <liltilaw@noos.fr>
TEL + 33 (0) 1 53 57 45 20 - FAX + 33 (0) 1 53 57 45 21
Nous avons donc répondu :
Cher Maître, nous sommes
ravis d'avoir de vos nouvelles directement. Mais avant d'aller
plus loin, et de répondre à votre question, nous
voudrions avoir copie des demandes que vous faites aux fournisseurs
d'accès et au tribunal à notre sujet. N'étant
pas partie aux débats, nous n'avons pas accès au
dossier, ce qui nuit à notre cause, vous en conviendrez
facilement.
Nous espérons que vous pourrez faire droit à une
aussi simple demande, qui ne comporte rien de confidentiel, la
justice étant par nature publique.
Croyez, cher Maître, à nos sentiments les meilleurs
L'AAARGH
Le 4 avril 2005
L'excellent Maître LILTI, très occupé, sans doute, n'a pas eu le temps de nous répondre.
LA CENSURE, UNE TRADITION DE L'UNION DES ÉTUDIANTS JUIFS
Le titre de cet article est
volontairement un peu provocateur. L'UEJF ne censure pas, elle
modère son forum. Exagérement comme on va le voir,
et avec l'aide d'incidents techniques. Certaines mises au point
s'imposent auparavant : qu'est-ce qu'un forum ? Qu'est-ce que
la modération ?
Un forum est un espace public de discussion. Il s'agit donc d'une
page (http://www.uejf.org/site/forum_index.tpl) qui permet aux
gens de publier des messages, et de répondre aux messages
déjà publiés. La plupart des forums sont
modérés. C'est à dire que certains messages
peuvent être effacés par les propriétaires
du forums. Généralement sont effacés les
messages injurieux ou illégaux. Le principe de modération
semble être justifié : toute personne mettant à
disposition un moyen d'expression peut, légitimement, vouloir
contrôler ce qui y est diffusé. Cela suppose néanmoins
de prévenir auparavant les utilisateurs de ce service de
l'existence de ces limites.
Il est alors intéressant d'analyser quels sont les messages
que l'UEJF ne souhaite pas voir apparaître dans son forum.
Laissons de côté les messages antisémites
ou injurieux, et regardons les autres types de messages qui ont
disparu. Curieusement, on peut retrouver des traces de ces messages
indésirables :
-- Un premier message du 24 avril, (« Où Sont passés TOUS nos messages ? ! ! ») se plaint de la disparition de certains messages. La réponse de l'UEJF : Les messages ont disparu suite à une manipulation sans doute fâcheuse de notre hébergeur. Il n'y aurait donc ni censure, ni modération, mais seulement des erreurs de manipulation techniques. À ce moment-là, il est possible d'accorder à l'UEJF le bénéfice du doute. Le premier message et la réponse de l'UEJF sont accessibles à la page suivante.
-- Un message « CENSURE sur l'affaire Yahoo ! » du 24/05/2000 crie à la censure, mais le message suivant, écrit par la même personne, indique que les messages qui avaient disparu sont revenus. La liste des réponses.
Un message du 26/05/2000 (« UEJF les derniers censeurs ») comporte une nouvelle accusation de censure, qui ne sera pas démentie cette fois-ci. Mais ni l'UEJF, ni le webmaster, ne répondront.
-- Un message (« Information à tous ! » 29/05/2000) du webmaster du forum rappelle que « sont interdits tous les messages dont le contenu serait illégal ». Son message fait référence à une « récente dérive du forum ». Il explique donc que l'UEJF se réserve « le droit d'effacer tout message qui contreviendrait » au droit. Ce message rappelle donc que le forum est modéré à posteriori (après que les messages soient publiés, ils peuvent être effacés). Une réponse à ce message rappelle ironiquement que des messages non injurieux et tout à fait légaux ont été effacés. Mais le webmaster n'y répondra pas.
-- Un autre message du 29 mai se plaindra de censure (« Arretez de censurer mes messages sur la spoliation ! »). Le webmaster daignera répondre cette fois-ci. D'après ce qu'il l'écrit il serait impossible de supprimer un message, sans effacer toute la file des messages à laquelle il appartient. Ceci pourrait expliquer la disparition de nombreux messages du forum de l'UEJF. En voulant modérer un seul message, toute la file des messages disparaitrait. Cette explication paraît extravagante, et sera contredite par la suite. La file du message est visible ici.
« l'UEJF censure la lutte contre le racisme sur Internet ! » (30/05/2000). Ce message se plaint de la disparition des messages de Gilles Karmasyn. Ce dernier est l'auteur d'un site antirévisionniste, et participe à un autre site sur le même sujet. Dans ses interventions sur le forum de l'UEJF il critiquait la façon de procéder de cette association contre le racisme et l'anti-sémitisme sur Internet. Il lui reprochait notamment son absence de participation dans la lutte contre le négationnisme et le révisionnisme, en dehors des procès. Le message apparaît ici. Le même jour où est posté ce message, un autre message anonyme accuse l'UEJF de censurer ses forums.
Deux messages du 30 mai (« EX-CENSURE : l'UEJF ou la MRAP ? » et « EX-CENSURE : Benjamin donne la position de l'UEJF ! ») sont la reprise de deux messages ayant préalablement disparu. Ce qui est curieux, c'est que les deuxièmes publications sont encore visibles aujourd'hui. Mais ceci est une caractéristique du forum : la deuxième publication d'un message déjà censuré n'est pas toujours censurée la deuxième fois. Sans doute que le webmaster comprends assez vite qu'il n'a pas intérêt à persévérer dans sa « modération » abusive. Les message sont visibles ici.
Au mois de Juillet à nouveau on voit réapparaître des messages (« Quelques verites », par Laurent du 26/07/2000, « Mathieu, je t'avais prévenu de TA censure ! ((c : » par Laurent Martinez du 31/07/2000, « Appel à l'aide ! » par bridelice du 28/07/2000) de personnes qui disent avoir été censurées. Le bureau de l'UEJF s'est officiellement expliqué à ce sujet dans un message du 28 juillet. Selon ce message, ont été et seront censurés les messages qui « porte[nt] atteinte à la Mémoire collective ». A ce message ont répondu plusieurs messages, déjà postés mais censurés une première fois, que leur auteur, Laurent Martinez, avait gardés par précaution. Aucun de ces messages effacés ne contient de propos qui rentrent dans le cadre des messages « censurables » selon la définition du bureau de l'UEJF (qui emploie le terme de modération) : « atteinte à la Mémoire collective ». La page pour accéder à cette file de messages. Parmis les messages censurés on note qu'il y a des messages qui répondent à un premier message intitulé « Apres Yahoo, la SNCF, Air France... ». Or ce message est encore présent sur le site. Dès lors on conclut que contrairement à ce qu'a affirmé le webmaster du site de l'UEJF en mai, il est possible d'effacer un message, sans effacer toute la file qui le contient (à moins que le fonctionnement du forum ait été amélioré, ou que le webmaster ait appris à s'en servir correctement depuis.)
Au mois d'août, la censure
a pris une autre dimension : TOUS LES MESSAGES du 30 juillet au
12 août inclus ont disparu. La plupart ont été
repostés par Laurent Martinez. Depuis, suite aussi à
un article dans lequel il accusait l'UEJF de censurer des articles
du Monde et de Libération, et qui a été publié
en dehors du forum de l'UEJF, les cas de disparition de messages
semblent s'être faits plus rares sur le forum de l'UEJF.
Evidemment, officiellement la disparition des messages du mois
d'août est totalement involontaire. Mais la crédibilité
de l'UEJF est tellement entamée, qu'aucun des messages
postés après le 12 août n'évoque un
incident technique pour parler de la disparition des messages,
mais tous les utilisateurs du forum emploient le terme de censure.
Depuis le début des disparitions, Laurent Martinez reposte
régulièrement des messages censurés (modérés
?) par le webmaster de l'UEJF. Initialement, il ne repostait que
ses propres messages censurés. Mais depuis la généralisation
de cette modération excessive, il a reposté des
messages d'autres personnes qu'il avait pris la précaution
de sauvegarder. La plupart des messages disparus du début
du mois d'août sont à nouveau visibles. Faciles à
repérer, ils contiennent tous le mot « censure »
dans le titre. Il suffit de les lire pour constater qu'aucun de
ces messages ne sont de nature à être modéré,
selon la définition que nous avons donnée de la
modération au début de ce texte.
D'après le contenu des messages censurés et repostés,
il semble que tout questionnement sur « la ligne du parti
» (au sujet du procès contre Multimania, et du procès
contre Yahoo !) est évacué hors du champs de la
discussion. C'est fort dommage, car pour reprendre l'auteur qu'un
intervenant de l'UEJF déjà a cité, l'espace
public est par définition ouvert et hostile à la
dissimulation (Habermas, dans L'espace public).
DarkShun 5 septembre 2000
Ça
ne date pas d'aujourd'hui !!
http://www.uzine.net/article52.html
COMMENT ILS ORGANISENT LE FLICAGE
L'UEJF a toujours été
un acteur déterminant de l'Internet citoyen. Elle s'est
ainsi illustrée, dès les premières années
de l'Internet, en luttant, notamment sur le plan judiciaire, contre
la cyber-criminalité raciste et négationniste sur
Internet. Citons ainsi simplement les affaires Altern, Costes,
Multimania, Yahoo, Front14 ou Unité Radicale.
Aujourd'hui, le programme "Surveille ton Net !" encadre
une dizaine d'étudiants bénévoles, membres
de la cellule de veille de l'UEJF. Cette structure a pour objectif
de déceler les sites Internet dont le contenu est illicite,
mais également d'en identifier les auteurs lorsque cela
est possible. Ces équipes s'attachent en priorité
à surveiller le web français ou francophone, davantage
susceptible d'être visité par des internautes français.
Les cas de négationnisme ou de révisionnisme flagrants
sont ensuite signalés à la commission juridique
de l'UEJF qui avise de l'opportunité ou non de poursuivre
une action en justice.
L'action du programme "Surveille ton Net !" ne se limite
évidemment pas à la veille sur Internet ou à
l'action judiciaire puisque ce programme s'attache également
à sensibiliser l'ensemble des citoyens, et notamment la
communuaté étudiante, aux enjeux du négationnisme
et du révisionnisme sur Internet. Dans cette optique, l'UEJF
organise régulièrement des conférences sur
ce thème en milieu universitaire.
Si toi aussi tu veux rejoindre l'équipe de Surveille ton
Net !, prends contact avec les responsables du programme en envoyant
simplement un email à l'adresse surveilletonnnet@uejf.org.
http://www.uejf.org/uejf_detail.php?sid=&id_type=1&id_art=93
PRESSIONS & RÉPRESSIONS
L'attaque est terriblement directe
et manichéenne. Le « rebond » prend dès
le second paragraphe une tournure délirante : « Depuis
que le juge français a ordonné à la toute
puissante société Yahoo ! de suspendre cette connexion
en France, une petite clique d'internautes tonne, éructe
et parle de censure. Assez curieusement, les mêmes ne s'étendent
guère sur ce qu'ils lisent, vendent ou transportent. Comme
si peu leur importait que le nazisme soit une barbarie ! Peu leur
importe que des dizaines de millions d'hommes, de femmes et d'enfants
aient été tués au nom d'idéologies
monstrueuses, dans des brasiers immenses ou dans les dédales
des usines de la mort ! Peu leur importe que le racisme ait été
la cause d'innombrables malheurs et souffrances ! Les «
libertaires » reviennent à la charge, tant ils veulent
créer un net illusoire, un tout à l'égout
multiforme et glauque. Dans l'Internet qu'ils veulent créer,
l'on pourra tout dire, tout faire, tout vendre, sans limite aucune,
sans contrainte aucune. Sur les étals de la World Company,
seront vendues des voitures et les machettes qui ont tué
des Rwandais ; des fleurs et des crânes des victimes du
régime de Pol Pot ; des tableaux et des boîtes de
Zyklon B, le gaz qui a tué des enfants dans les chambres
à gaz. »
Et se termine d'une manière tout aussi grandiloquente :
« Est-ce nous qui sommes dangereux ou les autres ? Ceux
qui banalisent le nazisme sur le Net ? Ceux qui vendent les armes
de la barbarie comme on vendrait des chaussettes ? Ceux qui tolèrent
les sites, pages et écrits klanistes, néonazis et
fascistes ? Ceux qui se taisent lorsque ces pages attisent la
haine, discriminent, poussent au meurtre ? Ceux qui, in fine,
foulent au pied les plus élémentaires des droits
: les droits de l'homme ? »
Qu'est-ce qui, dans ce texte, provoque un tel malaise ? Pourquoi,
plutôt que de seulement voir là un autre de ces textes
totalement à côté de la plaque, on est confronté
à un profond dégoût ?
Transformer tout contradicteur en nazi
De par sa formulation extrêmement
manichéenne, cet article transforme explicitement tout
contradicteur en nazi.
Il ne s'agit pas de ma part d'une impression exagérée,
mais de ce qui est écrit : « les mêmes ne s'étendent
guère sur ce qu'ils lisent, vendent ou transportent »
(« les mêmes », ici, ne sont pas les nazis,
mais simplement la « clique » d'internautes libertaires)
; alors quoi, les « libertaires » passent leur temps
à lire, vendre et transporter de la propagande nazie et
révisionniste ? La série suivante, les « peu
leur importe » relève de la même attaque insultante
: elle explique clairement que les « libertaires »
se contrefoutent (« peu leur importe ») des abominations
évoquées : les camps d'extermination, Pol Pot et
le Rwanda, les libertaires s'en tamponneraient gaiement ?
Le dernier paragraphe procède de l'amalgame dégueulasse
d'une manière tout aussi spectaculaire. M. Knobel divise
le monde en deux camps : « nous ou les autres ». Par
« nous », il faut comprendre M. Knobel, la suite montrant
que « les autres » regroupe indifféremment
les nazis et les libertaires dans une envolée lyrique aussi
exemplaire que navrante.
M. Knobel ignore-t-il que l'on peut être antiraciste, engagé
dans le combat antifasciste et révulsé par l'antisémitisme,
sans pour autant partager toutes ses idées et approuver
toutes ses actions ? Non, bien sûr, et c'est ce qui rend
son procédé manichéen si inquiétant.
Et puis, lorsqu'on l'on utilise ce genre de procédé,
on le fait plus subtilement, implicitement ; alors qu'ici l'amalgame
est, presque grammaticalement, explicite.
Mais de quel internet rêvent les « libertaires » ?
Les « libertaires »
sont, certes, des fascistes, mais quoi encore ?
L'abus du terme « libertaire », dans tous les écrits
répressifs concernant internet, joue sur le double sens
de ce mot : libertaire signifie à la fois « partisan
de la liberté d'expression » (les idées libertaires)
et « anarchiste » (le mouvement libertaire). Partant
de ce flou soigneusement entretenu, l'utilisation de certains
mots (généralement : « mouvance », ici
« clique ») provoque le glissement sémantique
suivant : liberté d'expression, puis anarchistes qui, associé
à « mouvance », doit évoquer Action
directe et le terrorisme d'extrême gauche. Le terme «
libertaire » doit toujours jouer ce rôle : faire passer
de la liberté d'expression à la subversion d'extrême-gauche.
Sinon, M. Knobel se contenterait de l'expression « défenseurs
de la liberté d'expression », plus explicite et moins
connotée.
Nous savons donc que les « libertaires » sont des
fascistes d'extrême-gauche. Évocation d'une réalité
du mouvement révisionniste (mais encore une fois, ce serait
amalgamer libertaires et révisionnistes...), ou récupération
du thème de « rouges-bruns » mis à la
mode par le conflit Yougoslave ?
« Ils veulent créer un tout à l'égout
multiforme et glauque. ». Donc les « libertaires »
sont des égoutiers fascistes d'extrême-gauche, on
progresse (mais « multiforme », je ne vois pas trop
à quoi ça ressemble). Ca nous fait une opinion politique,
mais aussi un métier.
Cerise sur le gâteau : « on pourra [...] tout vendre,
sans limite aucune », « Sur les étals de la
World Company... ». À rapprocher d'autres déclarations
de l'UEJF et du MRAP expliquant que Yahoo utilise le premier Amendement
uniquement dans le but de faire du commerce. Les libertaires sont
donc des égoutiers fascistes et néolibéraux
d'extrême-gauche.
Ca fait beaucoup pour un seul homme. On comprend qu'avec des critères
aussi sélectifs, il ne s'agisse que d'une « petite
clique »...
Le procédé pourrait être efficace si, à
force de manipuler autant de menaces contradictoires, il n'apparaissait
pas pour ce qu'il est : un fourre-tout démagogique.
Notons une dernière subtilité : en évoquant
« une petite clique », M. Knobel évite soigneusement
toute attaque ad hominem. Personne n'est visé en particulier
et, malgré ses procédés mensongers, il ne
risque aucune diffamation. Pourtant, la question est évidente
: qui donc s'est permis de critiquer l'action contre Yahoo ? Pourquoi,
alors que ce mouvement ne dépasse pas la « petite
clique », ne dit-il pas de qui il s'agit ? Des noms, on
veut des noms ! À l'inverse, ceux qui voudraient lui répondre
sont obligé de lui répondre personnellement : avec
la menace d'un procès en diffamation que cela implique.
Grandiloquence et instrumentalisation
On remarquera par ailleurs la prolifération des effets
de style autour des génocides, comme tirés d'un
exemplaire de La Rhétorique à l'usage des masses
: les répétitions (« Comme si peu leur importait
... peu leur importe... peu leur importe... », « ceux
qui... ceux qui... »), les innombrables énumérations
(« d'hommes, de femmes et d'enfants... », «
des voitures et les machettes..., des fleurs et des crânes...,
des tableaux et des boîtes... », « tout dire,
tout faire, tout vendre »), les évocations grandiloquentes
de l'abomination (« des brasiers immenses », «
les dédales des usines de la mort », « des
enfants dans les chambres à gaz »...), les tournures
précieuses (« Comme si peut leur importait »,
« l'on pourra », « sans contrainte aucune »)...
J'ai beau faire partie de la « clique libertaire »
(admettons...), il est tout de même des effets que je m'interdis.
Et en particulier les effets de style larmoyants (de plus, ici,
sans élégance et avec un côté scolaire
évident) autour de l'innommable, pour soutenir un propos
personnel et politique très éloigné de la
mémoire de la Shoah.
Même pour combattre, à l'époque, le Front
national, beaucoup d'associations se sont opposées à
l'utilisation de cette mémoire dans le cadre du débat
politique, aussi grave que fut le danger. Même pour évoquer
directement la Shoah, on sait que Lanzmann s'est interdit tout
effet de style pour son film témoignage et qu'il dénonce
toute entreprise qui transformerait l'Holocauste en spectacle,
même pour la « bonne » cause.
C'est pourtant ce que Marc Knobel fait ici : pour s'attaquer à
d'hypothétiques « libertaires » et interdire
toute discussion sur l'action de l'UEJF et de la LICRA contre
Yahoo, propos totalement accessoires, il invoque l'insupportable.
Ce procédé se nomme l'« instrumentalisation
» ; les « libertaires » ne s'amusent pas à
jouer ainsi avec la mémoire d'Auschwitz, on aurait pu croire
que l'UEJF et la LICRA seraient les premières à
se l'interdire.
Car le danger est alors connu : à force d'invoquer l'Holocauste
à tout bout de champ, on risque de le banaliser. Ce que
M. Knobel se permet ici est répugnant : faire des effets
de style grandiloquents (on dirait des gesticulations de prétoire
au milieu d'une mauvaise plaidoirie) autour de la mémoire
du Génocide, pour servir un propos personnel et anecdotique
(répondre aux critiques sur le procès contre Yahoo).
Interdire la discussion
Qui peut donc alors répondre
? Et surtout, dans le cadre limité d'une tribune publiée
dans un quotidien ?
Personne, car c'est impossible.
Le contradicteur se trouverait devant un choix insurmontable :
- soit on accepte le jeu de M. Knobel, et on évoque à
son tour la Shoah pour répondre à un « Rebond
» navrant ; alors non seulement on se retrouve à
ne plus avoir la place matérielle de développer
les arguments qui répondent directement aux questions «
pratiques » (faut-il opposer le devoir de mémoire
et la liberté d'expression ? la méthode préconisée
par l'UEJF et la LICRA est-elle la bonne ? cette méthode
n'est-elle pas au contraire dangereuse ?...), surtout on accepte
à son tour d'instrumentaliser l'Holocauste pour servir
son propre propos ; alors non seulement on serait un salaud, ensuite
on ne voit pas où serait la contradiction avec M. Knobel
(puisqu'on est bien d'accord sur la réalité de la
destruction des juifs par le régime nazi) ;
- soit on refuse d'évoquer la Shoah de cette façon,
et on passe directement aux différences d'appréciation
sur le problème présent (UEJF et LICRA contre Yahoo)
; au risque de sembler éluder la question en parlant d'«
autre chose ».
En déplaçant la discussion vers un sujet indiscutable,
M. Knobel interdit de fait la contradiction dans le cadre d'un
« Rebond » court dans Libération.
D'ailleurs le présent article ne prétend pas répondre
à M. Knobel sur l'action de l'UEJF et de la LICRA (d'autres
articles y seront consacrés), ni à évoquer
l'Holocauste (ce qui n'est pas l'objet du site). Il se contente
de démonter la rhétorique utilisée dans Libération.
Conclusion
La démarche de M. Knobel
est dangereuse à plusieurs titres.
Elle rejette avec violence toute collaboration entre les partisans
de la liberté d'expression (dont le premier objectif est
le progrès de la démocratie) et les associations
de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Cette collaboration
est pourtant indispensable, car ces deux mouvements d'opinion
sont bien plus proches que ne le croit M. Knobel. Sur le réseau,
elle a aboutit à de belles réussites, comme le montre
par exemple la présence sur le site Anti-Rev de quelques
personnes impliquées depuis longtemps dans la promotion
d'un internet citoyen. Signalons de plus que les associations
de liberté d'expression sur le Net ne sont jamais passives
face aux menaces anti-démocratiques et qu'elles ont déjà
montré qu'elles pouvaient constituer d'excellents relais
d'opinion.
Cette prise de position menace d'éclatement ces associations
traditionnelles de lutte antiraciste. On voit déjà
les débats houleux du forum de l'UEJF, où beaucoup
refusent l'action politique de ce qui était, à l'origine,
une association à caractère religieux. À
la Licra, les propos de M. Knobel sonnent comme une reprise en
main de la mouvance la plus dure. Risques ainsi de désaffection
entre les associations de lutte contre l'antisémitisme,
perçues comme de plus en plus extrêmistes, et une
communauté traditionnellement très intégrée
et rejetant toute action politique au nom de la religion.
ARNO
http://www.uzine.net/article46.html
Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational - at - hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.
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Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté
d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas
être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considération
de frontière, les informations et les idées par
quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.