1. Boas Evron, "Holocaust: The Uses of Disaster," Radical America, juillet-août 1983, p. 15 .
2.Pour
la distinction entre la littérature de l'Holocauste et
les travaux d'érudition sur l'holocauste nazi, cf Finkelstein
et Birn, L'Allemagne en procès, 1re partie, 3e section.
3. Jacob
Neusner, éd., Judaism in Cold War America, 1945-1990,
vol. II: In the Aftermath of the Holocaust, New York, 1993,
VIII.
4. David
Stannard, "Uniqueness as Denial," Alan Rosenbaum, éd.,
Is the Holocaust Unique?, Boulder, 1996, p. 193 .
5. Jean-Michel
Chaumont, La concurrence des victimes, Paris, 1997, pp.
148-149. La dissection par Chaumont de la "singularité
de l'Holocauste" est un tour de force. Cependant, sa thèse
centrale n'est pas convaincante, du moins pour le milieu américain.
D'après Chaumont, le phénomène de l'holocauste
tire son origine de la quête tardive de la reconnaissance
publique des souffrances passées des survivants juifs.
Cependant, les survivants figurent à peine dans l'élan
initial qui a projeté l'holocauste au centre de la scène.
6. Steven T. Katz, The Holocaust in Historical Context, Oxford, 1994, pp. 28, 58, 60.
7. Chaumont, La concurrence, p. 137 .
8. Novick, The Holocaust, pp. 200-201 et 211-212. Wiesel, Against Silence, tome I, pp. 158, 211, 239, 272, tome II, pp. 62, 81, 111, 278, 293, 347 et 371, tome III, pp. 153 et 243. Elie Wiesel, All Rivers Run to the Sea, New York, 1995, p. 89. Le renseignement sur les honoraires réclamés par Wiesel pour une conférence provient de Ruth Wheat du Bureau des conférences du Bnai Brith. "Les mots, d'après Wiesel, sont une approche horizontale, tandis que le silence vous offre une approche verticale. Vous y plongez." Wiesel va-t-il faire ses conférences en parachute ?
9. Wiesel,
Against Silence, tome III, p. 146.
10. Wiesel,
And the Sea, p. 95. Il faut comparer ces deux points: Ken
Livingstone, ex-membre du parti travailliste et candidat indépendant
à la mairie de Londres, a encouru la colère des
juifs de Grande-Bretagne parce qu'il a dit que le système
capitaliste dans son ensemble avait fait autant de victimes que
la seconde guerre mondiale. "Tous les ans, le système
financier international tue plus de monde que la seconde guerre
mondiale, mais Hitler, au moins, était fou, lui."
"C'est une insulte à tous ceux qui ont été
assassinés et torturés par Adolf Hitler", dit
John Butterfill, un député conservateur; M. Butterfill
a dit aussi que les accusations portées par M. Livingstone
contre le système financier avaient des relents d'antisémitisme
affirmé. ("Livingstone's Words Anger Jews,"
International Herald Tribune, 13 avril 2000).
Fidel Castro... a accusé le système capitaliste de provoquer régulièrement autant de morts que la seconde guerre mondiale en ignorant les besoins des pauvres. "Les images que nous voyons de mères et d'enfants dans des régions entières d'Afrique ravagées par la sécheresse et d'autres catastrophes encore nous rappellent les camps de concentration de l'Allemagne nazie." Le dirigeant cubain a dit, en faisant référence aux procès des criminels de guerre après la seconde guerre mondiale: "Il nous faudrait un Nuremberg pour juger l'ordre économique qu'on nous impose, où tous les trois ans plus d'hommes, de femmes et d'enfants meurent de faim et de maladies évitables que pendant la seconde guerre mondiale." A New York, Abraham Foxman, directeur national de la Ligue contre la diffamation, a dit: "La pauvreté est grave, c'est douloureux et parfois mortel mais ce n'est pas l'Holocauste et ce ne sont pas les camps de concentration." ( (John Rice, "Castro Viciously Attacks Capitalism," Associated Press, 13 avril 2000 )
11. Wiesel,
Against Silence, tome III, pp. 156, 160, 163, 177.
12. Chaumont,
La concurrence, p. 156. Chaumont montre aussi, avec beaucoup
d'à-propos, qu'on ne peut pas affirmer à la fois,
comme on le fait souvent, que L'Holocauste est un mal incompréhensible
et que ses auteurs étaient parfaitement normaux (p. 310)
.
13. Katz,
The Holocaust, p. 19, 22. "Affirmer que la revendication
de la singularité de L'Holocauste n'est pas une comparaison
injustifiée produit un double langage systématique,
observe Novick. Croit-on vraiment [...] que la prétention
à la singularité n'est pas une affirmation de prééminence?"
Malheureusement, Novick lui-même se livre à ce genre
de comparaison malhonnête. Ainsi, il maintient que bien
qu'elle soit un échappatoire moral dans le contexte des
Etats-Unis, l'affirmation que quoi que les Etats-Unis aient fait
aux Noirs, aux Amérindiens, aux Vietnamiens ou à
d'autres encore, ce n'est rien à côté de l'holocauste,
est exacte." (The Holocaust, pp. 197 et 15 )
14. Jacob
Neusner, "A 'Holocaust' Primer," p. 178. Edward Alexander,
"Stealing the Holocaust," pp. 15-16, Neusner, Aftermath.
15. Peter
Baldwin, éd. , Reworking the Past, Boston, 1990,
p. 21 .
16. Nathan
Glazer, American Judaism, deuxième édition
Chicago, 1972, p. 171 .
17. Seymour
M. Hersh, The Samson Option, New York, 1991, p. 22. Avner
Cohen, Israel and the Bomb, New York, 1998, pp. 10, 122,
342 .
18. Ismar
Schorsch, "The Holocaust and Jewish Survival," Midstream,
janvier 1981, p. 39, Chaumont prouve que la revendication de la
singularité de L'Holocauste provient directement du dogme
religieux de l'élection juive et n'a de sens que dans ce
cadre. La concurrence, pp. 102-107 et 121.
19. Wiesel,
Against Silence, v. I, p. 153. Wiesel, And the Sea,
p. 133.
20. Novick,
The Holocaust, p. 59, pp.158-159.
21. Wiesel,
And the Sea, p. 68.
22. Daniel
Jonah Goldhagen, Hitler's Willing Executioners, New York,
1996. Pour une critique, cf Finkelstein et Birn, Nation.
23. Hannah
Arendt, The Origins of Totalitarianism, New York, 1951,
p. 7.
24. Cynthia
Ozick, "All the World Wants the Jews Dead," Esquire,
novembre 1974 .
25. Boas
Evron, Jewish State or Israeli Nation, Bloomington, 1995,
pp. 226-227 .
26. Goldhagen,
Hitler's Willing Executioners, pp. 34-35, 39 et 42. Wiesel,
And the Sea, p. 48 .
27. John
Murray Cuddihy, "The Elephant and the Angels: The Incivil
Irritatingness of Jewish Theodicy," Robert N. Bellah et Frederick
E. Greenspahn, éd., Uncivil Religion, New York,
1987, 24. Outre cet article, cf. son "The Holocaust: The
Latent Issue in the Uniqueness Debate," P. F. Gallagher éd.,
Christians, Jews, and Other Worlds, Highland Lakes, New Jersey,
1987 .
28. Schorsch,
The Holocaust, p. 39. Incidemment, l'affirmation que les juifs
sont une minoritée "douée" est aussi,
à mes yeux, une "détestable version séculière
de l'élection" .
29. Bien
qu'un exposé complet de cette question dépasse les
limites de cet essai, on peut en considérer simplement
la première proposition. La guerre de Hitler contre juifs,
même si elle est irrationnelle (et cela, en soi, est une
question complexe) ne serait en aucune façon un hapax dans
l'histoire. Qu'on se rappelle, par exemple, la thèse centrale
du traité de Schumpeter sur l'impérialisme, pour
laquelle "les penchants non-rationnels et irrationnels, purement
instinctifs, pour la guerre et la conquête jouent un rôle
immense dans l'histoire de l'humanité... D'innombrables
guerres, peut-être la majorité des guerres, ont été
menées sans le moindre intérêt raisonné
et raisonnable." (Joseph Schumpeter, "The Sociology
of Imperialism", Paul Sweezy, éd., Imperialism
and Social Classes, New York, 1951, p. 83. )
30. Tout
en évitant de nommer explicitement le scénario de
L'Holocauste, la récente étude d'Albert S. Lindemann
sur l'antisémitisme commence par le postulat que "quelle
que soit le puissance du mythe, l'hostilité envers les
juifs, individuelle ou collective, n'est pas entièrement
fondée sur des visions fantastiques ou chimériques
de ce qu'ils sont ou sur des projections sans rapport avec une
quelconque réalité tangible. Comme êtres humains,
les juifs ont pu,, autant que n'importe quel autre groupe, provoquer
l'hostilité dans le monde séculier quotidien. (Esau's
Tears, Cambridge, Massachussets,1997, XVII )
31. Wiesel,
Against Silence, v. I, pp. 255 et 384.
32. Chaumont
montre que le dogme de L'Holocauste rend effectivement tous les
crimes plus acceptables. L'insistance sur l'innocence absolue
des juifs, c'est-à-dire sur l'absence complète d'un
motif rationnel expliquant les persécutions et les meurtres
dans d'autres circonstances, créant une division de fait
entre des crimes inconditionnellement intolérables et des
crimes avec lesquels on peut, et par conséquent on doit,
s'arranger." (La concurrence, p. 176 )
33. N.
et R. Perlmutter, Anti-Semitism, pp. 36, 40.
34. Novick,
The Holocaust, p. 35, note19.
35. New
York, 1965. J'emprunte la description du contexte au livre de
James Park Sloan, Jerzy Kosinski, New York, 1996 .
36. Elie
Wiesel, "Everybody's Victim," New York Times Book
Review, 31 octobre 1965. Wiesel, All Rivers, 335. La
citation d'Ozick est tirée de Sloan, pp. 304-305. L'admiration
de Wiesel pour Kosinski n'est pas étonnante. Kosinski voulait
analyser "le nouveau langage", Wiesel "forger un
nouveau langage" de l'Holocauste. Pour Kosinski, "ce
qui se trouve entre les épisodes est à la fois un
commentaire et quelque chose que l'épisode commente".
Pour Wiesel, "l'espace entre deux mots est plus vaste que
la distance entre le Ciel et la Terre". Il y a un proverbe
polonais qui exprime cette profondeur: "Du vide à
la vacuité." Tous les deux aspergent littéralement
leurs ruminations de citations d'Albert Camus, signe infaillible
de charlatanisme. Se souvenant qu'un jour Camus lui a dit: "Je
vous envie Auschwitz", Wiesel continue: Camus ne pouvait
se pardonner de ne pas connaître cet événement
majestueux, ce mystère des mystères (Wiesel,
All Rivers,E.P.. 321; Wiesel, Against Silence, v. II,
p. 133 )
37. Geoffrey
Stokes et Eliot Fremont-Smith, "Jerzy Kosinski's Tainted
Words," Village Voice, 22 juin 1982. John Corry, "A
Case History: 17 Years of Ideological Attack on a Cultural Target,"
New York Times, 7 novembre 1982. A sa décharge, Kosinski
s'est livré à une sorte de repentir tardif. Pendant
les quelques années qui séparent sa démystification
de son suicide, Kosinski a déploré que l'industrie
de l'Holocauste exclue les victimes non-juives. "Beaucoup
de juifs américains ont tendance à le percevoir
comme une shoah, une catastrophe exclusivement juive... Mais au
moins la moitié des Tsiganes (improprement appelés
Gypsies), environ deux millions et demi de Polonais catholiques,
des millions de citoyens soviétiques de nationalités
diverses furent aussi victimes de ce génocide..."
Il a également rendu hommage "à la bravoure
des Polonais" qui l'ont "protégé"
"durant l'Holocauste" malgré son aspect dit "sémite".
(Jerzy Kosinski, Passing By, New York, 1992, pp. 165-166
et 178-179) Alors qu'on lui demandait, avec colère, ce
que les Polonais avaient fait pour sauver les juifs, au cours
d'une conférence sur l'holocauste, Kosinski a répliqué
vertement: "Qu'ont fait les juifs pour sauver les Polonais?
"
38. New
York, 1996. Pour le contexte de la mystification de Wilkomirski,
cf. surtout Elena Lappin, "The Man With Two Heads,"
Granta, n· 66, et Philip Gourevitch, "Stealing
the Holocaust," New Yorker, 14 juin 1999.
39. Wiesel
a exercé aussi une grande influence "littéraire"
sur Wilkomirski . Que l'on compare ces passages:
Wiesel chante encore pendant
une page et demie "les yeux". Sa prouesse littéraire
n'a d'égale que sa maîtrise dialectique. Quelque
part, il avoue: "Je crois à la culpabilité
collective, contrairement à beaucoup de libéraux."
Ailleurs, il avoue: "Je souligne que je ne crois pas à
la culpabilité collective." (Wiesel, Against Silence,
tome II, p. 134; Wiesel, And the Sea, pp. 152 et 235) .
40. Bernd
Naumann, Auschwitz, New York, 1966, p. 91. Cf. Finkelstein
and Birn, Nation, p. 67-68, pour une documentation complète.
41. Lappin,
p. 49. Hilberg a toujours posé les questions qu'il fallait.
D'où son statut de paria dans la communauté de l'Holocauste.
Cf. Hilberg, The Politics of Memory, passim.
42. "Publisher
Drops Holocaust Book," New York Times, 3 novembre
1999. Allan Hall et Laura Williams, "Holocaust Hoaxer?"
New York Post, 4 novembre 1999.
43. Novick,
The Holocaust, p. 158. Segev, Seventh Million, p. 425.
Wiesel, And the Sea, p. 198.
44. Bernard
Lewis, Semites and Anti-Semites, New York, 1986, chap.
6; Bernard Lewis, The Middle East, New York, 1995, pp.
348-350. Berenbaum, After Tragedy, p. 84 .
45. New
York Times, 27 mars, 2 avril, 3 avril 1996. Time, 23
décembre 1996.
46. Yehuda
Bauer, "Reflections Concerning Holocaust History," Louis
Greenspan et Graeme Nicholson, éd., Fackenheim,
Toronto, 1993, pp. 164 et 169. Yehuda Bauer, "On Perpetrators
of the Holocaust and the Public Discourse," Jewish Quarterly
Review, n· 87, 1997, pp. 348-350. Norman G. Finkelstein
et Yehuda Bauer, "Goldhagen's Hitler's Willing Executioners:
An Exchange of Views," Jewish Quarterly Review, n·
1-2, 1998, p. 126.
47. Pour
une vue générale de cette affaire et des paragraphes
qui suivent, cf. Charles Glass, "Hitler's Unwilling executioners,"
New Statesman, 23 janvier 1998, Laura Shapiro, "A Battle
Over the Holocaust," Newsweek, 23 mars et Tibor Krausz,
"The Goldhagen Wars," Jerusalem Report, 3 août
1998. Pour tout ce thème, cf. www. NormanFinkelstein. com
(qui comporte un lien avec le site de Goldhagen).
48. Daniel
Jonah Goldhagen, "Daniel Jonah Goldhagen Comments on Birn,"
German Politics and Society, été 1998, pp. 88,
91 note 2. Daniel Jonah Goldhagen, "The New Discourse of
Avoidance," note 25 (www. Goldhagen. comlnda2html )
49. Hoffmann
était le conseiller de Goldhagen pour la thèse qui
est devenue Hitler's Willing Executioners. Cependant, contrairement
à tous les usages universitaires, non seulement il a été
écrit un compte rendu très élogieux du livre
de Goldhagen dans Foreign Affairs mais encore il a dénoncé
A Nation on trial comme "choquant" dans un autre
compte rendu pour la même revue (Foreign Affairs,
mai-juin 1996 et juillet-août 1998). Maier a envoyé
une longue contribution au site internet H-German (www2. h-net.
msu. edu). En fin de compte, les seuls "aspects de cette
situation" que Maier trouve "vraiment dégoûtants
et répréhensibles" sont les critiques contre
Goldhagen. Ainsi, il a soutenu Goldhagen dans son procès
pour "malice" contre Birn et condamné mon argumentation
en la qualifiant de "spéculation fantaisiste et furieuse"
(23 novembre 1997) .
50. New
York, 1994. Lipstadt est titulaire de la chaire d'Holocauste à
l'université Emory [Note des traducteurs: à Atlanta;
c'est l'université Coca Cola] en Géorgie et a été
nommée récemment au Conseil des Etats-Unis pour
le mémorial de l'holocauste.
51. Le
sondage du Comité juif américain, en construisant
sa phrase autour d'une double négation, a rendu la confusion
presque inévitable: "Vous semble-t-il possible ou
vous semble-t-il impossible que l'extermination des juifs par
les nazis n'a jamais eu lieu?" Vingt-deux pour cent des personnes
interrogées ont répondu "cela semble possible".
Dans les sondages ultérieurs, où la phrase était
énoncée à la forme affirmative, la négation
de l'Holocauste était proche de zéro. Une étude
récente du Comité juif américain dans onze
pays a montré que, malgré les affirmations en sens
contraire des groupes d'extrême droite, "peu de gens
nient l'Holocauste", (Jennifer Golub et Renae Cohen, What
Do Americans Know About the Holocaust?, The American Jewish
Committee, 1993; "Holocaust Deniers Unconvincing -- Surveys,"
Jerusalem Post, 4 février 2000). Cependant, dans un
témoignage devant le Congrès à propos de
"l'antisémitisme en Europe", David Harris du
Comité juif américain a mis en évidence la
vigueur de la négation de l'holocauste au sein de la droite
européenne sans mentionner une seule fois les conclusions
mêmes du Comité juif américain, d'après
lesquelles la négation ne trouve aucun écho dans
le public. (Séance de la Commission des affaires étrangères,
Sénat des Etats-Unis, 5 avril 2000) .
52. Cf.
"France Fines Historian Over Armenian Denial," Boston
Globe, 22 juin 1995, et "Bernard Lewis and the Armenians,"
Counterpunch, 16-31 décembre 1997 .
53. Israel
Charny, "The Conference Crisis. The Turks, Armenians and
the Jews," The Book of the International Conference on
the Holocaust and Genocide. Livre premier: The Conference
Program and Crisis, Tel Aviv, 1982. Israel Amrani, "A Little
Help for Friends," Haaretz, 20 avril 1990 (Bauer).
D'après son étrange récit, Wiesel a renoncé
à siéger à la conférence "pour
ne pas offenser nos invités arméniens". C'est
sans doute par courtoisie envers les Arméniens qu'il a
essayé de saboter la conférence et de convaincre
les autres de ne pas y participer... (Wiesel, And the Sea,
p. 92 )
54. Edward
T. Linenthal, Preserving Memory, New York, 1995, pp. 228ss,
263 et 312-313 .
55. Lipstadt,
Denying, pp. 6, 12, 22, 89-90.
56. Wiesel,
All Rivers, pp. 333, 336.
57. Lipstadt,
Denying, chapitre 11.
58. "A
New Serbia," New Republic, 17 mai 1999.
59. Cf.,
par exemple, Meron Benvenisti, "Seeking Tragedy,"
Haaretz, 16 avril 1999, Zeev Chafets, "What Undergraduate
Clinton Has Forgotten," Jerusalem Report, 10 mai 1999,
et Gideon Levi, "Kosovo: It is Here," Haaretz,
4 avril 1999. (Benvenisti limite la comparaison avec les Serbes
au comportement d'Israël après mai 1948. )
60. Arno
Mayer, Why Did the Heavens Not Darken?, New York, 1988.
Christopher Hitchens, "Hitler's Ghost," Vanity Fair,
June 1996 (Hilberg). Pour une appréciation nuancée
d'Irving, cf. Gordon A. Craig, "The Devil in the Details,"
New York Review of Books, 19 septembre 1996. Tout en écartant
à bon droit les affirmations d'Irving sur l'holocauste
nazi comme "obtuses et vite discréditées",
Craig continue néanmoins: "Il en sait davantage sur
le national-socialisme que la plupart des spécialistes
de son domaine et les personnes qui étudient la période
1933-1945 doivent plus qu'elles ne sont généralement
prêtes à l'admettre à son énergie de
chercheur et à l'envergure et à la vigueur de son
oeuvre... Son livre, Hitler's War... demeure la meilleure
étude dont nous disposions du côté allemand
dans la seconde guerre mondiale et, à ce titre, il est
indispensable à tous ceux qui étudient ce conflit...
Des gens comme Irving ont donc un rôle indispensable dans
l'entreprise historienne et nous ne pouvons nous permettre d'ignorer
leurs point de vue. "
61. Pour
les tentatives avortées entre 1984 et 1994 de construction
d'un musée national noir américain sur la principale
avenue de Washington, cf. Fath Davis Ruffins, "Culture Wars
Won and Lost, Part II: The National African-American Museum Project,"
Radical History Review, hiver 1998. L'initiative du Congrès
a été définitivement repoussée par
le sénateur Jesse Helms de la Caroline du Nord. Le budget
annuel du musée de l'holocauste de Washington est de cinquante
millions de dollars, dont trente financés par le budget
fédéral américain .
62. Pour
une vue d'ensemble, cf. Linenthal, Preserving Memory, Saidel,
Never Too Late, surtout. chapitres 7 et 15, et Tim Cole,
Selling the Holocaust, New York, 1999, chap. 6 .
63. Michael
Berenbaum, The World Must Know, New York, 1993, pp. 2 et
214. Omer Bartov, Murder In Our Midst, Oxford, 1996, p.
180 .
64. Pour
un exposé détaillé, cf. Kati Marton, A
Death in Jerusalem, New York, 1994, chap. 9. Dans ses mémoires,
Wiesel rappelle "le passé 'terroriste' légendaire"
de l'assassin de Bernadotte, Yehoshua Cohen. On notera les guillemets
qui encadrent le mot terroriste. (Wiesel, And the Sea,
p. 58) Le musée de l'Holocauste de New York, bien qu'il
baigne tout autant dans la politique (le maire Ed Koch et le gouverneur
Mario Cuomo étaient tous deux en quête des voix et
de l'argent juif) est aussi, depuis le début, le jouet
des promoteurs et des financiers juifs locaux. A un certain moment,
les promoteurs ont voulu supprimer le mot "Holocauste"
du nom du musée parce qu'ils craignaient une baisse de
valeur immobilière du lotissement luxueux du quartier.
Des esprits fins ont suggéré de baptiser le lotissement
"Les tours de Treblinka" et les rues adjacentes "avenue
d'Auschwitz" et "boulevard de Birkenau". Le musée
a demandé un don à J. Peter Grace , malgré
ses relations avec un criminel de guerre nazi condamné,
et il a organisé un gala au Hot Rod -- "La commission
du musée de l'Holocauste de New York vous invite à
danser le rock toute la nuit" (Saidel, Never Too Late,
pp. 8, 121, 132, 145, 158, 161, 191, 240 )
65. Novick
appelle cela la controverse entre les "six millions"
et les "onze millions". Le nombre de cinq millions de
morts civils non juifs a été mentionné pour
la première fois par le "chasseur de nazis" Simon
Wiesenthal. Arguant que "cela n'a aucun sens sur le plan
historique", Novick écrit: "Cinq millions, c'est
soit trop peu (pour les morts civils non juifs faits par le II
I e Reich), soit trop (pour tous les groupes destinés à
l'assassinat, comme les juifs)". il se hâte d'ajouter,
cependant, que "ce qui est en cause, ce ne sont pas, évidemment,
les chiffres en tant que tels, mais ce que nous voulons dire,
ce à quoi nous faisons référence lorsque
nous parlons de "l'Holocauste'". Bizarrement, après
cette mise en garde, Novick affirme qu'il faut commémorer
seulement les juifs parce que le nombre de six millions "correspond
à quelque chose de déterminé et de spécifique",
alors que le nombre de onze millions "est une bouillie inacceptable."
(Novick, The Holocaust, pp. 214-226 )
66. Wiesel,
Against Silence, v. III. pp. 162 et 166.
67. Pour
les infirmes, premières victimes du génocide nazi,
cf surtout Henry Friedlander, The Origins of Nazi Genocide,
Chapel Hill, 1995. D'après Léon Wieseltier, les
non-juifs qui sont morts à Auschwitz "sont morts d'une
façon inventée pour les juifs... victimes d'une
solution mise au point pour d'autres" (Leon Wieseltier, "At
Auschwitz Decency Dies Again," New York Times, 3 septembre
1989). Et pourtant, de nombreuses études érudites
le montrent, c'est la mort inventée pour les Allemands
infirmes qui a été ensuite infligée aux juifs;
outre l'étude de Friedlander, cf., par exemple, Michael
Burieigh, Death and Deliverance, Cambridge, Massachussets,
1994) .
68. Cf.
Guenter Lewy, The Nazi Persecution of the Gypsies, Oxford,
2000, pp. 221-222, qui donne plusieurs évaluations du nombre
de Tsiganes tués.
69. Friedlander,
Origins: "En même temps que les juifs, les nazis
ont assassiné les Tsiganes d'Europe. Défini comme
un groupe racial "à peau noire", les hommes,
femmes et enfants tsiganes n'ont pu échapper à leur
destin de victimes du génocide nazi... [Le régime
nazi n'a assassiné systématiquement que trois groupes
d'êtres humaines: les infirmes, les juifs et les Tsiganes"
(XII-XIII). Friedlander est non seulement un historien de valeur
mais aussi un ancien d'Auschwitz]. Raul Hilberg,The Destruction
of the European Jews, New York, 1985, 3 vol. vol. III, pp.
999-1000. Avec son souci habituel de la vérité,
Wiesel se dit déçu, dans ses mémoires, que
le Conseil du mémorial de l'holocauste, dont il était
le président, ne comprenne pas de représentant tsigane,
comme s'il n'avait pas eu le pouvoir d'en nommer un. (Wiesel,
And the Sea, p. 211 )
70. Linenthal,
Preserving Memory, pp. 241-246 et 315 .
71. En
dépit de son "préjugé particulariste
juif" (Saidel) encore plus accentué -- les victimes
non-juives du nazisme ont été informées dès
le début que le musée était "seulement
pour les juifs" du musée de l'holocauste de New York,
Yehuda Bauer entra en rage lorsque la commission suggéra
que l'Holocauste englobait d'autres victimes que les juifs. "Si
vous ne changer pas cela immédiatement et complètement,
je saisirai toutes les occasions d'attaquer ce projet honteux
de toutes les plateformes publiques à ma disposition",
menaça-t-il dans une lettre aux membres de la commission.
(Saidel, Never Too Late, pp. 125-126, 129, 212, 221, 224-225)
.
72. Pour
le contexte, cf. Finkelstein, Image and Reality, chap.
2 .
73. "ZOA
Criticizes Holocaust Museum's Hiring of Professor Who Compared
Israel to Nazis," Israel Wire, 5 juin 1998. Neal M.
Sher, "Sweep the Holocaust Museum Clean," Jewish
World Review, 22 juin 1998. 'Scoundrel Time," PS --
The Intelligent Guide to Jewish Affairs, 21 août
1998. Daniel Kurtzman, "Holocaust Museum Taps One of Its
Own for Top Spot," Jewish Telegraphic Agency, 5 mars
1999). Ira Stoll, 'Holocaust Museum Acknowledges a Mistake,"
Forward, 13 août 1999.
74. Noam
Chomsky, World Orders Old and New, New York, 1996, pp.
293-294 (Shavit).