aaargh

Notes du texte Jacques Ellul,

Note sur le Procès de Nuremberg, Verbum Caro, août 1947

1. A l'exception d'un article de M. de la Pradelle, Vers la Paix, Cahiers du Monde Nouueau, février 1947.

* Note de l'AAARGH : pour une description minutieuse des crimes contre la paix de tous les belligérants, et pas seulement de l'Allemagne, ce qui aurait justifié la traduction devant le tribunal de Nuremberg de tous les dirigeants politiques des années 1930, cf Rassinier, Les responsables de la seconde guerre mondiale, 1967, dont le texte intégral se trouve sur le site.

**Note de l'AAARGH : nous renvoyons une fois de plus, pour cette affaire du principe nullum crimen, nulla poena..., aux lignes de Broszat dans L'Etat hitlérien (trad. franç., Paris, Fayard, 1984, p. 473) par lesquelles il expose comment, après l'incendie du Reichstag, et afin de permettre la condamnation légale de l'incendiaire, Hitler a dû imposer une loi d'exception rétroactive qui lui valut une violente opposition de la présidence du Reich et du ministère de la Justice. « Le principe juridique nullum crimen, nulla poenasine lege », dit Broszat, est « accepté par tous les pays civilisés [...]. Un fondement du droit avait été abandonné [...]. »

*** Le récent emprisonnement de Papon (octobre 1999) pour des «crimes contre l'humanité» qu'il aurait commis il y a cinquante-six ou cinquante-sept ans, et dont la preuve n'a pu être rapportée, illustre à quel point les craintes d'Ellul étaient fondées et même en retrait par rapport à ce dont cette violation était porteuse : il ne s'agit même plus de la condamnation d'un homme politique par un gouvernement étranger, mais de l'intervention directe dans les affaires intérieures de la France d'une organisation sioniste aux mains d'une famille, les Klarsfeld, qui, n'ayant pas la conscience des juges professionnels de Nuremberg, utilise des méthodes terroristes pour parvenir à sa vengeance privée. Avec l'approbation d'une classe politique totalement dénuée de quelque principe que ce soit.

Note de l'AAARGH : rappelons qu'en 1960, à la veille du procès Eichmann, Kubovy, historien de Tel-Aviv, déclare que « les massacres de juifs n'ont pas été ordonnés à Eichmann par ses supérieurs, mais seulement suggérés ».

Note de l'AAARGH : ce qui est tenu pour criminel depuis Caïn, c'est le meurtre du frère. Cette interdiction partielle légitime tous les racismes puisqu'elle autorise implicitement le meurtre de tous les non-frères. Cf le sort des Palestiniens depuis 1948...

Note de l'AAARGH: du point de vue des Noirs américains, comment faut-il l'entendre ? Comme leur exclusion de facto de l'humanité, puisqu'ils ne sont pas conviés au respect, même platonique, de sa tradition ? Rappelons que la ségrégation légale, aux États-Unis, est restée le fondement de la société jusqu'à la fin des années 1960; que les Noirs n'ont obtenu la suppression des taxes de scrutin qui leur barraient le chemin des urnes, qu'en 1964 et qu'il fallut des années pour qu'ils soient acceptés dans les bus, les écoles, les universités... sans parler du reste, d'où ils sont encore aujourd'hui exclus. Il semble incompréhensible que même des auteurs critiques, comme l'est Ellul, puisse attribuer une quelconque tradition humanitaire, même platonique, aux pays anglo-saxons au regard de ce scandale humanitaire. Pour ce qui est de l'Angleterre, soulignons que jusqu'en 1954, les riches y ont eu officiellement le pouvoir : on avait autant de voix aux élections qu'on avait de propriétés et il a existé, jusqu'en 1999, une chambre des seigneurs, dite chambre des Lords, héréditaire ou à la nomination du souverain, qu'il serait difficile de justifier au regard des lois de la démocratie.

Note de l'AAARGH : l'auteur écrit dans une revue de théologie protestante. C'est pourquoi son dieu est absent des affaires humaines, contrairement au dieu des catholiques ou des orthodoxes, qui se mêle de tout.