Monsieur ADAM Michel
44260- Savenay
Professeur Certifié d'Histoire Géographie
Objet : Annulation de Révocation.
"Révisionniste"
Monsieur le Président,
Le neuf mai 1998, j'ai déposé auprès de vos
services un mémoire en recours demandant l'annulation de
la "révocation" prononcée à mon
encontre par le Ministère de l'Education Nationale pour
griefs liés au Révisionnisme et à une "atteinte
à la crédibilité des Déportés".
Je demandais alors l'étude en "urgence" de mon
recours, étant donné que je ne percevais plus, dès
lors, ni salaire ni indemnité.
Depuis le Ministère et Rectorat de Nantes n'ont pas répondu
à mon mémoire introductif de recours demandant cette
annulation de "révocation", malgré la
mise en demeure sous quinze jours adressée par vos services
au Ministère et alors que le mémoire introductif
avait été déposé il y a huit mois
maintenant.
N'attendant plus de devoir répondre au MEN-Rectorat, j'ai
l'honneur de présenter à l'instruction de ma requête
un second mémoire complétant
L'ACCUSATION. "Perturbation d'une rencontre organisée
à l'Office culturel municipal de Montoir de Bretagne le
12 juin 1995 de 11 heures à 12 heures par une enseignante
d'Histoire Géographie du Collège René Guy
Cadou de Montoir de Bretagne, entre des élèves de
3e et de 4e de l'établissement et une ancienne déportée
à RAVENSBRÜCK..."
En novembre-décembre1991,
je m'inscrivais au concours des professeurs Certifiés en
Histoire Géographie. J'enseignais les Sciences Physiques
et la Biologie en collège tout en étant titulaire
depuis deux ans d'une licence de Géographie, d'une licence
d'Histoire et avais suivi une année de maîtrise d'Histoire,
alors que j'enseignais à plein temps. Cette année
scolaire 1991-1992, j'étais allé à quelques
reprises à des journées de stage organisées
à Angers pour les candidats à ce concours. La quasi
totalité des candidats à ce concours étant
enseignants en Histoire Géographie soit en Collège,
soit en Lycée, je pensais n'avoir que très peu de
chances de réussite à ce concours étant donné
l'expérience des concurrents, entre cinq et vingt ans,
et que de fait, je n'y consacrais guère de temps. Au cours
de conversations avec un collègue présent à
ce stage, je manifestais quelque peu des intérêts
révisionnistes. Par la suite, ce collègue, Monsieur
J.-Claude Bon..., et moi-même étions admis au même
rang à ce concours. Je sentais alors une coupure manifeste,
voire une hostilité à mon égard et je sus
qu'il colporta "mes intérêts révisionnistes",
spécialement auprès de ses relations au SGEN-CFDT
auquel il appartenait.
En 1992-1993, je fis une année difficile de stage. J'étais
nommé en effet sur deux établissements à
Saint Herblain, l'autre à Cordemais, avec classes difficiles
et heures supplémentaires. Heures supplémentaires
alors que stagiaire pour une discipline d'enseignement nouvelle,
j'aurais dû avoir trois heures de décharge. Je réussis
l'E.Q.P. (Examen de Qualification Professionnelle en fin d'année),
alors que ce collègue, Monsieur J.-C. Bon..., était
recalé lors de l'Inspection par M. Nebout et dut le repasser
en septembre ou octobre 1993.
En 1993-1994, j'étais nommé au Collège de
Montoir de Bretagne. Je me trouvais en compagnie de M. Bernard
Soub..., ami de J.-C. Bon... et un des responsables local et national
du Syndicat SGEN-CFDT sur la région de ST Nazaire. Largement
déchargé de cours pour ses activités syndicales,
il n'a que cinq ou six heures de cours à assurer, soit
une seule classe en français,en 6e. Assez vite M. Soub...
me demanda de travailler l'Histoire en 6e en chronologie historique
avec son programme de Français dans sa classe de 6e. Je
refusai pour diverses raisons et même après les relances
de M. Soub..., d'autant plus qu'il aurait voulu que je m'adapte
à la chronologie du livre qu'il suivait attentivement et
même que je fasse l'impasse sur certaines séquences,
telles celles sur les Egyptiens qui, à l'époque
ne l'intéressaient pas. En particulier par mes remarques,
sous mon instigation, il sera gagné à l'intérêt
de la connaissance de l'Égypte ancienne et à la
reconnaissance d'une certaine antériorité dans l'évolution
des civilisations méditerranéennes de l'Egypte ancienne.
Sans bien reconnaître ce changement.
Au cours de cette année, je n'avais pas de classes de 3e.
Ma collègue Anne-Marie Gau... voulant passer à son
tour son EQP dans ces classes après sa réussite
pour la deuxième ou troisième fois à ce concours
interne des professeurs certifiés d'Histoire Géographie.
Elle partageait ces classes avec Mme Nathalie Land....
On me confiait ces classes en 1994-1995 alors que Mme A.-M.
Gaut... n'en voulait plus et je les partageais alors avec Mme Anne-Sophie
Per...-Dau..., titulaire académique. Cette collègue,
au cours d'une conversation me dit avoir été en
année de stage au collège de Donges et me parla
de son conseiller pédagogique, M. Marie (?), qu'elle estimait
beaucoup. Elle me parla de son autre collègue M. J.-C.
Bon..., pour lequel elle fut cruelle: "Rien de bien",
me dit-elle! Et alors je me souvins de propos que m'avait tenus
deux ans auparavant M. Bon..., par lesquels il disait s'être
moqué, avec d'autres semble-t-il, d'une jeune stagiaire
d'Histoire Géographie à Donges pour ses appartenances
catholiques et port de médaille et de croix... Et je voyais
la correspondance avec Mme A.-Sophie Per... qui portait souvent au cou une
"médaille de la "Vierge" ou la "Croix"
de Jésus-Christ ou les deux, dans le Collège même.
M. J.-C. Bon... est issu d'une famille catholique, d'établissements
scolaires catholiques et a, semble-t-il, bien changé. Il
est vrai qu'il y a le problème de la laïcité.
J'ai confié alors à Mme Per... que M. Bon... ne me "parlait plus"
depuis qu'il savait mes intérêts révisionnistes.
Toujours est-il que j'ai su par la suite (pièce du dossier
de procédure disciplinaire) que Mme Per...avait rapporté
ces propos à sa collègue et amie Melle Blan..., puis
ailleurs, et qu'ainsi M elle Le Fr... avait cru nécessaire
d'étudier le Journal d'Anne Frank avec ses classes.
Et en mai 1995, Mme Per... et Olivier Guiva..., documentaliste, me
proposaient une réunion pour les classes de 3e avec la
FNDIRP de Mme Cabalé. Je leur répondais que je
ne trouvais pas cela nécessaire, ne voulant pas perturber
mes horaires pour cette réunion de deux ou trois heures,
étant soucieux de pouvoir "boucler" sans forcer
un programme d'Histoire Géographie très long en
classe de 3e et pour lequel il y a une épreuve au Brevet
des Collèges, d'autant plus que des quatre classes de 3e
de l'établissement j'avais les classes les plus difficiles
et faibles, dans l'ensemble. D'autre part je connaissais déjà
la FNDIRP ou du moins ce qui est apparent dans leurs organes de
presse par exemple, tel Le Patriote Résistant.
Mais alors il y eut une relance insistante par Mme Per..., mais aussi
par M. Guiva..., documentaliste, par Mme Mus..., PEGC (Professeur d'Enseignement Général
de Collège) Lettres Histoire Géographie, mais essentiellement
enseignante en 6e-5e et classes d'adaptation. Étant coresponsable
avec Mme
Per... (et partage des indemnités) mais en fait seul responsable
du labo d'Histoire Géographie (puisque responsable
en fait toute l'année; ma collègue ne m'aida en
aucune façon, alors même qu'elle percevait la rémunération
afférente à cette co-responsabilité), et
ayant deux classes de 3e, j'acceptais cependant le principe de
cette réunion. Mme Per..., apparemment à l'initiative de
cette réunion avec la FNDIRP, n'organisa en rien cette
réunion et me confia les cassettes prêtées
quelques jours auparavant par la FNDIRP. Elle ne les visionna
jamais, ni avant, ni après. Je le fis, je les visionnais
avant la séance et découvrais avec consternation
erreurs et insuffisances importantes. Je m'en étonnais
et sachant le sujet sensible avec cette FNDIRP, j'angoissais.
Parler, faire des remarques? Se taire?
Peut-être ai-je alors trop fumé. Je faisais une très
forte angine sans pour autant manquer la classe, et me soignais.
Je faisais alors une très forte fièvre le samedi
suivant (40·). Je ne manquais pas davantage la classe,
lundi j'étais au travail au Collège et il me semble
que c'est dans cette semaine que se situe la première réunion
de juin 1995 avec la FNDIRP.
Cette réunion se tînt dans une salle municipale de
Montoir de Bretagne de 10 h30 à 12h30 environ. Le temps
était juste pour passer les deux cassettes "vidéo"
que j'avais visionnées et pour une discussion avec les
déportés. Avec M. Guiva..., j'installais les appareils
de projection et lui indiquais quelles séquences à
projeter ou à exclure, puisque sans intérêt,
pour gagner du temps. C'était dans mon travail. Je n'ai
fait là que mon travail et mes collègues pouvaient
y participer, M. Guiva... en organisant les appareils avant la
séance, Mme Per... en visionnant les cassettes dont le temps
total des projections était largement supérieur
au temps dont nous disposions.
Les vidéos étaient composées de plans-fixes,
genre "diapos", commentés, se succédant
ainsi sans motiver les élèves. Ces vidéos
étaient un peu vieillottes. J'apportais, me semble-t-il,
quelques commentaires complémentaires sans aucunement,
monopoliser la parole, comme le dit malhonnêtement Mme Cabalé.
C'est un mensonge inadmissible de la part de Mme Cabalé-Hingouet
de dire, d'écrire dans Le Patriote résistant
que j'ai interrompu la vidéo et perturbé la séance
(déclarations de 1997). C'était dans mon travail
d'organisateur, soucieux du temps, de l'intérêt des
élèves, que j'ai participé avec M. Guiva...
au passage des vidéos.
Dans un témoignage écrit de Mme Per..., en janvier
1998, celle-ci va aussi dans ce sens. Malhonnêteté
intellectuelle, légèreté?
Voir son texte à Mme Cabalé en juin 1995, quelques jours après
la séance.
A la fin de cette séance, j'ai posé deux questions
dans cette réunion, par nécessité de la connaissance
historique et pour susciter l'intérêt des élèves.
1. Il était présenté sur une des deux vidéo
intitulée:La déportation,de la FNDIRP, une
salle de douches assez vaste 40 m 2 environ, avec une fenêtre
vitrée basse au fond, et le commentaire associé
était le suivant:
"Salle de douches, Non, chambre
à gaz déguisée en salles de douches au camp
de Mauthausen". Je précise que cette cassette vidéo
comportant (cette salle de "douches-chambre à gaz")
au camp de Mauthausen n'a jamais été intégrée
au dossier, alors même que dans mes courriers à
la FNDIRP, il est fait état des questions que je posais
alors relativement à cette cassette et à l'autre.
Je posais la question suivante:
"Cette chambre à gaz au camp de Mauthausen fait-elle
l'unanimité?"
Et cela voulait demander si les mémoires des déportés
de Mauthausen et les études historiques au sujet de ce
camp et de cette chambre à gaz étaient en totale
concordance.
Mme
Cabalé me répondait alors avec un net agacement
dans le ton, par l'affirmative, que cela ne faisait de doute pour
personne ou quelque chose de ce genre. Le ton de sa réponse,
la brièveté de celle-ci me choquèrent.
2. Par la suite, je considérais fondamental de poser une
deuxième question sur le sujet de la déportation
et de la vie concentrationnaire:
"Quels étaient l'origine, le rôle et le comportement
des kapos dans les camps de concentration?"
Mme
Cabalé répondit, mais brièvement et trop
brièvement pour certains élèves. Elle dit
seulement que les kapos étaient souvent des "droit
commun" et avaient souvent un comportement détestable
à l'égard des autres déportés mais
cela fut très court. Et des élèves d'une
classe de Mme Per... écrivirent quelques jours après
à Mme Cabalé pour demander davantage d'informations
à ce sujet. Ma question n'avait pas perturbé la
séance mais intéressé les élèves
présents. Voilà une des énormes erreurs manifestes
dans les faits dans ce dossier.
Que l'on examine le document en annexe dans ce mémoire
et que l'on remarque que l'information de Mme Per... à
ses élèves est insuffisante et erronée. Les
kapos n'étaient pas nécessairement d'origine allemande,
absolument pas (voir Marcel Paul).
Lors de cette réunion il n'y eut nulle perturbation de
ma part, et à la sortie, nous nous sommes entretenus quelque
temps avec ces anciens déportés. Je parlais avec
Mme
Cabalé et lui disais qu'"actuellement", il ne
semblait pas que la chambre à gaz de Mauthausen faisait
l'unanimité parmi déportés et historiens
et lui parlais du témoignage du déporté-ex-doyen
de Faculté de Lettres Michel de Boüard, qu'elle refusait
avec agacement. Je n'insistais pas.
Je parlais avec M. Guiyomarc'h (collègue déporté
de Mme
Cabalé). Celui-ci avait confié aux élèves
et aux professeurs son parcours de déporté, ainsi
que celui de son frère, me semble-t-il. Tous les deux étudiants
en allemand, M. Guiyomarc'h nous dit avoir été déporté
au camp de Sachsenhausen-Oranienburg au nord de Berlin,
tandis que Mme Cabalé était à Ravensbrück.
M. Guiyomarc'h me parlant des kommandos sortant du camp pour le
travail trouvait étrange que ce soit parfois pour des usines
Schneider proches, qui étaient françaises selon
lui.
Lors de cette réunion Mme Per... et Mme Mus... n'intervinrent jamais.
Lors de cette réunion, je ne monopolisais nullement la
parole, comme le dit Mme Cabalé dans son article mensonger de l'été
1997.
Par la suite cette réunion me laissait totalement insatisfait
et j'étais choqué du contenu archaïque et manipulé
des deux cassettes et j'écrivis une lettre à la
FNDIRP où j'exposais mes critiques à l'égard
des deux vidéos cassettes, courtoisement me semble-t-il.
Je parlais nettement dans ce courrier de deux cassettes (deux).
Lettre que je montrais à ma collègue Mme Perr...
qui me confiait alors "de toute façon je n'y connais
quasiment rien de tout cela". Et voilà le travail!....
Je montrais également cette lettre à M. Gilles Lemasle,
principal du Collège de Montoir, qui après l'avoir
lue me dit textuellement: "Cela ne me dérange pas
du tout".
Par la suite je sentais que le peu que j'avais dit posait
problème à quelques collègues et se surajoutait
probablement à l'étiquette de révisionnisme
répandue par Bon..., Soub..., Gaut... et Per....
Je terminais cette année 1995 très fatigué,
traînant une petite fièvre depuis le 10 juin environ,
mais voulant continuer d'assurer la fin des programmes en classe
de 3e.
J'attendais quelque peu une réponse à ma lettre
à Mme Cabalé et lui envoyais une seconde lettre
après avoir travaillé avec des documents complémentaires
dont la thèse d'Olga Wormser-Migot que je connaissais insuffisamment
auparavant. Je m'avançais un peu plus cette fois et sans
attendre de réponse, après trois semaines de silence
que je trouvais déjà "évocateur",
surtout après les réponses cassantes et brèves
que Mme
Cabalé me fit lors de cette séance de juin. Cependant
en septembre 1995, une réponse brève de Mme Cabalé
se trouvait dans mon casier de Montoir dans une enveloppe déjà
ouverte.
Quelques jours après, j'étais convoqué par
M. Christian Bouvet, IPR, à un entretien auquel devaient
prendre part son collègue Yves Poncelet et le principal
du Collège, Gilles Lemasle, au Rectorat de l'Académie
de Nantes, au sujet de mes déclarations sur la solution
finale.
Presque pour les mêmes dates, m'arrivait une invitation
à participer à un stage pour lequel je m'étais
inscrit lors de mon année de certifié-stagiaire
1992-93 (Défense et Education Civique) et qui n'avait
jamais été organisé. Je n'allais pas à
ce stage, pour diverses raisons, dont l'éloignement...
L'entretien dura une heure environ. M. Bouvet avait les deux lettres
reçues et transmises par Mme Cabalé. Il m'indiqua, en souriant, que
j'avais droit à mes opinions révisionnistes et que
d'ailleurs en ce qui concerne l'URSS l'histoire en venait progressivement
à une révision, mais qu'en aucun cas je ne devais
évoquer le révisionnisme à l'égard
de l'Allemagne et de la vie concentrationnaire et de la solution
finale dans mes cours et dans le collège au risque de subir
des procédures disciplinaires ou pénales.
Cela me choqua. Ce qui me choqua davantage c'est le ton que prit
M. Poncelet pour me parler et renforcer ces interdictions. Je
demandais à M. Poncelet si au moins le texte de Kurt Gerstein,
SS-anti-SS et servant de base aux déclarations des trente-quatre
historiens en 1979 pouvait être étudié en
classe de 3e comme il l'était dix ans auparavant, et ce
au moins pendant dix minutes ou un quart d'heure. Il me fut répondu
très durement, méchamment, qu'il n'y avait pas de
temps à perdre là-dessus et qu'il fallait faire
nos programmes.
Comme ce témoignage qui était il y a peu, un support
de la "solution finale", en supposant donc qu'il était
crédible, peut-il être aujourd'hui insupportable
dans les manuels scolaires et dans l'enseignement? Des manuels
le proposaient à l'étude entre 1984 et 1986 pour
le moins, par exemple ceux des éditions Nathan et Magnard.
Mais qu'on le dise que l'on n'y croit plus, si on y a jamais
cru.
Cet entretien me laissa un profond malaise et je confiai une relation
à la revue Revision à laquelle j'étais
abonné. Il fut convenu de passer un article à ce
sujet dans un numéro. Il y eut quelques précipitations
dans les arrangements et l'article parut dans le numéro
69 avec la photo de Rabin portant brassard avec croix gammées
et extraite, m'a t'on -dit, du Spiegel.
"Perturbation d'une autre
rencontre organisée le 16 mai 1997 dans l'établissement
à laquelle participait cette même personne (Mme Cabalé),
l'intéressé ayant en effet dans le cadre de ces
réunions, jeté le doute sur la crédibilité
des témoignages des déportés, alors que ces
séances avaient pour but de sensibiliser les élèves
au problème de la Déportation pendant la seconde
Guerre Mondiale".
Dans le droit administratif, de
même qu'en toute justice, il est partout spécifié
que les circonstances de faits doivent être présentées,
recherchées et cela est normal et justifié. Je vais
essayer encore de rappeler les circonstances de cette rencontre
et de faits qui me sont reprochés, certaines circonstances
prenant leur origine plus avant que d'autres.
1. M. Lemasle, principal, inscrivait sur ma feuille de notation-appréciation
administrative de 1995-1996: "M. Adam s'intéresse
particulièrement à sa discipline et tout ce qui
l'entoure." J'étais étonné d'une telle
appréciation mais je signais tout de même la prise
de connaissance de proposition de note et appréciation,
sans trop penser à mal de celle-ci.
2. Peu de temps après, en avril 1996, M. Lemasle, sous
les influences de Philippe Guéz..., organisait à
la va-vite, à la fin d'une récréation d'après-midi,
une réunion de professeurs pour mettre au point le principe
d'une organisation de devoirs communs en classe de 4e. Cela se
fait très peu ou pas du tout dans les collèges.
Quelques professeurs, dont moi-même, exprimions notre opposition
pour différents motifs dont celui du "temps nécessaire".
Il répondit que de toutes les façons les professeurs
perdent du temps et par exemple ne prennent pas leurs élèves
à l'heure. Je lui demandais courtoisement de faire attention
à ce qu'il disait ainsi. Et alors, soudain il me répliquait
très vivement: "Et vous aussi, faites attention à
ce que vous dites. Vous ne voulez pas que je vous fasse un dessin
?" Je comprenais immédiatement à quoi il faisait
allusion: "la croix gammée", ce qui n'avait rien
à voir avec la réunion, et je quittais la salle,
scandalisé des propos du principal. D'autres collègues
furent scandalisés.
Peu de temps après je me présentais à son
bureau pour émettre une protestation à ce sujet
et demander une explication sur cette appréciation administrative
particulière. Il est vrai qu'en ce qui concerne la signature
de note et appréciation administratives, cela se fait la
plupart du temps sans explication, ni communication d'aucune sorte,
en défaut avec les règles administratives. C'est
à peu près: "Signez là vite fait, si
vous n'êtes pas satisfait, voilà le formulaire de
réclamation."
3. A mes interrogations, le principal M. Lemasle, me répondait
qu'il avait de toutes façons "ordre de ne plus me
donner des classes de 3e à la rentrée 1996-97",
depuis la réunion avec les IPR, depuis la réception
par le Collège de la revue Revision et du livre
de Graf, L'Holocauste au scanner. Je ne suis pour rien
dans ces envois. Je lui demandais communication écrite
de cet ordre et il me promit de la demander .
En mai-juin 96, n'ayant rien reçu, je redemandais à
nouveau la communication écrite de cet ordre: "Elle
n'est pas arrivée", me disait-il.
Et en juin 1996, après une autre demande sans succès,
j'écrivais une protestation rapide que je communiquais
au principal, déposais et affichais en salle des professeurs,
en parallèle avec la photocopie de deux versions du témoignage
"Gerstein" extraites des manuels de 4e, Nathan et Magnard.
4. En août 1996, j'écrivais au Rectorat IPR pour
recevoir communication écrite de cette interdiction d'enseigner
en classe de 3e. Je n'eus aucune réponse.
En octobre 1996 et en février 1997, j'écrivis à
nouveau pour cette demande. Je n'eus pas plus de réponse.
Alors; ma protestation devant cette interdiction officieuse était
affichée et maintenue en salle des professeurs, et cette
année 96-97, je n'eus effectivement ni classes de 3e, ni
charge de professeur principal d'une classe. Cette non-réponse
correspond à un excès de pouvoir. Je me trouvais
en exclusion, "mis au placard", sans vraiment de possibilité
de me défendre.
5. En début d'année scolaire 96-97, une nouvelle
collègue, Brigitte Gr..., Histoire Géographie, me
demanda de m'expliquer sur mon exclusion d'enseignement en 3e
Histoire Géographie et de lui présenter ce qu'était
mon "révisionnisme", en ajoutant que "j'ai
eu des parents qui ont disparu (ou souffert, je ne me souviens
plus), et de toutes façons, je ne changerai pas d'avis".
Avec un discours aussi définitif, je ne voulais pas discuter,
cela me semblait inutile. Je suis né en octobre 1941, j'ai
aussi une famille qui a été victime de la deuxième
guerre mondiale (ou de la première), morts, prisonniers
de guerre, des mois entiers et jusqu'à cinq ans en Allemagne
et jusque dans les camps soviétiques, privations, années
de jeunesse perdues, retour avec santé perturbée,
paralysie ou tuberculose à vie ou autre chose encore...
Et le rationnement jusqu'aux années 1950 etc. Je lui indiquais
que je ne voulais pas discuter ainsi.
Il n'y eut plus d'échanges véritables entre nous
par la suite et l'entretien conflictuel que rapporte le principal
dans une dénonciation au Rectorat en janvier 1997 est totalement
faux. Je ne me souviens de rien de tel. Et même en ce début
d'année j'aidais Mme Gr... relativement à sa salle de classes,
à son horaire, alors que je n'avais plus, non plus, la
charge du laboratoire d'Histoire Géographie, celle-ci étant
attribuée à Mme Gaut...-Fau.... Mme Gr... avait un faible horaire à assurer
soit 6 ou 8 heures. Après quelques remarques et difficultés,
il y eut quelques modifications obtenues ou arrachées de
M. Lemasle.
Ces discriminations à mon égard m'étaient
évidemment désagréables
- plus d'enseignement en 3e,
- pas de poste de professeur principal,
- plus d'heure de labo Histoire Géographie,
- heures supplémentaires (diminuées fort heureusement,
malgré l'argument de "service" qu'on m'avança).
Et je pressentais, que de toutes manières "quelque
chose" se préparait à mon encontre, avec le
Rectorat, Bouvet, Dominique Borne, Lemasle etc. Les pièces
du dossier, dont celles de la communication rapport-délation
de Gr..., Marciniak et Lemasle au Rectorat sont éloquentes,
sans parler de la diffamation ou du mensonge.
6. En avril 1997, le quotidien Libération fait paraître
un article concernant la thèse ou le débat sur la
fabrication possible par la France de Zyclon B. L'illustration
était une "chambre à gaz" au camp de "Dachau",
et ressemblait à une salle de douches. La légende
était: "Chambre à gaz à Dachau. Le Zyclon
B a été utilisé dans tous les camps de concentration
nazis".
Ce journal arriva ainsi dans tous les collèges et Lycées
de France en pleine semaine de la "Presse à l'école".
Cette photographie et sa légende sont manifestement et
officiellement fausses. Pourquoi cela?? J'ai adressé un
courrier de protestation à Libération que
j'ai également communiqué au Rectorat. Je n'eus
aucune réponse à ces courriers.
7. Lors de cette semaine de la Presse à l'Ecole, Ouest
France fit une dotation de plusieurs centaines d'exemplaires
du quotidien du 10 mars 1997. Je fus le seul professeur à
utiliser ce quotidien en classe pour une étude de la presse
en éducation civique en classe de 4e.
Qui a pris la responsabilité d'envoyer ce numéro
dans les Collèges?!
Où est le partenariat Presse et Inspection Académique
ou Rectorat ou IPR d'Histoire Géographie ou Inspection
Régionale vie scolaire ?
Il en est de même quant au numéro de Libération
cité précédemment. Que fit l'Inspection Générale
d'Histoire Géographie ?
Pourquoi cette question relativement à ce quotidien Ouest
France ? Cette question correspond à un article court
en page intérieure présentant le passage en fin
d'année 1997 aux assises de l'ex-principal de Giberville,
près de Caen (Calvados), pour viol d'élèves.
Déplacé, il était encore en fonctions, alors
que la Chambre d'Accusation avait maintenu le principe du jugement
en assises. Depuis nous n'en avons pas entendu parler, à
moins que ce soit lui qui était encore dans la banlieue
lyonnaise jusqu'en avril 1998...
Comment les élèves voyant cet article n'auraient-ils
pas été choqués? N'y aurait-il pas eu perte
de "confiance dans le monde des adultes" pour reprendre
l'expression utilisée par la FCPE à mon encontre.
Et à quelques centimètres, suicide de deux lycéennes.
8. En décembre 1996, Vincent Reynouard, ingénieur
chimiste, professeur de mathématique et de sciences en
lycée professionnel à Honfleur était suspendu
par le Rectorat de Caen, pour utilisation de l'ordinateur à
des fins personnelles et griefs de révisionnisme. Il était
révoqué en mars-avril 1997.
En mars-avril 1997, le professeur de philosophie Bernard Defrance
était suspendu d'enseignement après des semaines
ou des mois de cours avec ses élèves où il
pratiquait avec eux et elles le "strip-poker philosophique"
et où lui et eux se sont retrouvés entièrement
nus. Le Conseil de Discipline et le Ministère le laissèrent
en fonctions, qu'il continue sans doute encore aujourd'hui.
9. Après dissolution de la Chambre des députés,
des élections législatives anticipées étaient
organisées en mai 1997, en deux tours.
Premier tour prévu le dimanche 18 mai 1997. Dès
le samedi 10 mai 1997, mon collègue M. Soub... apposait
un affichage "syndical" de grandes dimensions, en noir
et rouge fortement étalés, affichage en fait totalement
politique anti-FN-anti Le Pen. Cet affichage était totalement
illégal en salle(s) de professeurs et a fortiori
en période électorale. Un autre affichage pour ou
contre un autre parti ou personnage politique aurait été
tout aussi illégal.
Je protestais auprès du principal, ce samedi 10 mai 97.
Il me répondit que c'était sans importance, que
cela ne se voyait pas.
10. Le mardi 13 mai 1997, vers 10h30, en salle des professeurs,
j'interpellais M. Soub... quant à son affichage et lui
disais qu'il y avait illégalité totale. Il me répondait
par des propos où il mêlait Vichy, Pétain
et la suite... Des collègues, nombreux, me soutenaient
dans cette protestation. Le principal, toujours aussi peu courageux,
répondait dans son coin, que "cela ne se voyait même
pas", faisait preuve d'une mauvaise foi, pour ne pas dire
autre chose, évidente.
La principale-adjointe me soutenait dans ma protestation et me
suggérait d'enlever l'affichage. Ce que je ne faisais point.
Quelques minutes après la reprise des classes le principal
venait me trouver pour me dire qu'il venait de téléphoner
à l'inspecteur d'Académie Gérard Blier quant
à cet affichage. G. Blier lui assura qu'on pouvait le laisser
s'il n'y avait pas de troubles ou de perturbations dans la salle
des professeurs et qu'ainsi il envisageait de le maintenir. Je
protestais contre une telle façon de voir les choses et
de procéder en maintenant un affichage syndicalo-politique
provocateur, fauteur de troubles, totalement illégal.
11. Ce même mardi 13 mai 1997, quittant le collège
vers 13h, Mme Gr... me hélait vulgairement aux abords
du collège. Je la rejoignais cependant. Elle me disait
alors: "Tu sais, on organise vendredi 16 mai 1997, une autre
réunion avec Mme Cabalé de la FNDIRP, elle aura lieu au
collège et Mme Cabalé ne veut pas t'y voir". Etonné,
choqué de cette annonce et surtout de l'allure des propos,
je lui rétorquais sur le ton de la plaisanterie: "Alors
j'y viendrai", mais sans vraiment y penser sérieusement.
Nous avons conversé une ou deux minutes puis nous nous
sommes opposés et séparés.
Qu'attendait-elle de cette annonce ?
Pourquoi faire cette réunion dans le collège ?
Par la suite je m'interrogeais quelque peu sur cette réunion,
sur cette annonce. Toujours est-il qu'une pièce du dossier,
écrite par Mme Gr... porte en relation avec cette réunion
et cette annonce: "Il fallait crever l'abcès",
avec sa signature et celle de C. Larchev....
12. Le jeudi 15 mai, je voyais sur la presse l'annonce de la réunion
pour l'intronisation des candidats RPR et UDF avec la participation
du ministre de l'Education Nationale F. Bayrou, de tendance CDS-UDF.
Étant disponible à ces horaires je me rendais à
la Tour de Bretagne, lieu de la réunion à Nantes.
Il y avait manifestation des maîtres auxiliaires encore
au chômage. Je m'avançais dans le hall et j'y voyais
avec surprise mon principal parmi une vingtaine de personnes.
M. Bayrou n'étant pas arrivé je redescendais pour
remonter au bout d'une heure. A son arrivée il donnait
une interview à la presse à propos du problème
des maîtres auxiliaires et à propos des pédophiles
dont il était question dans la Presse relativement à
l'enseignement.
Puis M. Bayrou gagna la salle de réunion. Je m'y installai
aussi parmi une trentaine de personnes dont mon principal de l'autre
côté de l'allée à gauche. Un homme
d'une quarantaine d'années vint au bout de dix minutes
trouver mon principal. Probablement était-ce M. Thévenet,
le conseiller du ministre, avec qui il sera au téléphone
le lendemain vendredi 16 mai dès 9h alors que Mme Cabalé
de la FNDIRP était au collège. Peut-être et
sans doute s'étaient-ils déjà vus. L'entretien
dura peu. Et peu après, je quittais la salle, cette réunion.
13. Le lendemain 16 mai 1997, vendredi, avait lieu cette deuxième
réunion avec Mme Cabalé de la FNDIRP et cela dans le Collège,
et avec "convention" d'exclusion à mon égard
pour cette réunion. J'étais toujours très
perplexe sur ce que je devais faire quant à cette réunion.
Cependant je trouvais ma situation morale d'exclusion d'enseignement
en 3e, avec les discriminations annexes, difficilement supportable
et acceptable. Je ne voulais pas rester comme cela "au placard".
Le matin du 16 mai, sans vraiment savoir si j'allais faire bien
ou mal, contraint et forcé, je suis allé au collège
où je n'avais pourtant pas cours dans la matinée.
A 9h, je passais dans le couloir devant la permanence où
étaient réunies les classes de 3e. Je revenais deux
minutes après; porte entrouverte, je pénétrai
dans la salle de permanence où se trouvait déjà
Mme
Cabalé et les professeurs de Français, d'Histoire
Géographie ainsi que la documentaliste. Uniquement des
femmes d'ailleurs. J'étais assez mollement repoussé
et allais vers le fond de la salle où je pouvais m'asseoir
parmi les élèves. Certains d'entre eux me connaissaient
pour m'avoir eu comme professeur dans des classes antérieures.
Je ne disais rien alors que très rapidement Mme Gr...,
très à son affaire, me demandait de sortir. Je lui
dis alors que j'étais là en protestation de la situation
qui m'était faite, situation d'exclusion d'enseignement
en 3e, situation de discrimination, et que cela était en
partie la faute de M me Cabalé et de la FNDIRP. Mme Cabalé
était déjà sortie, dès mon arrivée
semble-t-il. Au bout d'un moment Mme Gr...me proposait encore de sortir, puis de m'expliquer
sur mon révisionnisme. Je ne répondais rien et c'est
alors qu'elle me traita "d'assassin de la mémoire"
reprenant une expression de Pierre Vidal-Naquet à l'égard
de Paul Rassinier, professeur d'Histoire Géographie ex-déporté
à Buchenwald pour faits de Résistance et auteur
du Mensonge d'Ulysse et Ulysse trahi par les siens,
ou à l'égard de Robert Faurisson, ou des deux. Expression
provocatrice de sa part et manquant vraiment de mesure. Il me
semble que c'est alors que je lui disais qu'elle était
"ignorante" et que je m'étais introduit dans
la réunion en "protestation de la situation qui m'était
faite pour avoir exprimé des doutes sur l'unanimité
de la Chambre à gaz de Mauthausen, selon les études
d'Olga Wormer-Migot, historienne, posé des questions relatives
aux kapos, et par l'intervention de Mme Cabalé". C'est bien tout ce que j'ai
pu dire dans cette réunion. Et je puis assurer que je n'ai
jamais dans cette réunion exprimé quoi que ce soit
relativement aux autres camps de concentration sous le contrôle
du 3e Reich entre 1940 et 1945. Le témoignage de mes ex-collègues
Mmes
Larchev..., B. Gr..., A-S Gau...-Fau...r, Monique Le... et Sylvie
Dan... inclus dans le dossier de procédure disciplinaire
le confirme d'ailleurs. Par contre le texte qu'elles produisent
et signent est gravement erroné concernant ce qu'elles
rapportent de la réunion de 1995 à laquelle aucune
d'elles ne participait. La prudence, l'esprit scientifique auraient
dû leur imposer la réserve indispensable, à
fortiori dans de telles circonstances et quand il est question
d'Histoire. D'autant plus qu'elles manquent manifestement de maîtrise
dans le choix des termes, de l'expression et cela en contradiction
avec l'atmosphère politique du temps que nous vivons. N'écrivent-elles
pas, ne signent-elles pas: "Deux ans plutôt, il avait
perturbé l'intervention des déportés invités;
au nom d'erreurs portant sur des points de détail, il réfutait
l'existence des chambres à gaz, niant ainsi tout le vécu
douloureux et la véracité des dires de Mme Cabalé".
Comment ces collègues ont-elles pu écrire cela,
c'est faux et incohérent, et cela voudrait dire que le
où il n'y avait pas de chambres à gaz il n'y avait
pas de "passé douloureux", selon ce qu'elles
écrivent.
Par la suite, Mme Josette Tache, faisant fonction de principale
adjointe, M. Gilles Lemasle, Principal, appelés par Mme Larchevê...,
grande organisatrice de la réunion, me demandèrent
de sortir de la salle, ce que je ne fis point.
M. Lemasle invita alors les élèves à aller
à la cantine pour que la réunion s'y tienne.
Je dois préciser que dans cette salle, pendant les faits
ainsi relatés, les élèves sont restés
calmes, certains m'étant hostiles, dont la bande Moureaux-Crusson
liée à la FNDIRP par certains relais, d'autres m'étaient
favorables, beaucoup étaient très perplexes. Les
années précédentes certains, certaines de
ces élèves avaient été les miens dans
d'autres classes de la 6e à la 3e même.
Les élèves allèrent vers la salle de cantine
et j'allais de mon côté. En quittant le collège
dans le couloir, je croisais le principal qui brutalement m'enjoignait
de venir à son bureau. Je n'en voyais pas du tout l'intérêt,
les communications avec lui depuis deux ans étaient quasiment
nulles (et probablement depuis son problème avec Mme Nadine
Madel... qu'il pensait que je soutenais délibérément
contre lui: Ce qui est faux, mais dans sa mise en quarantaine,
j'étais un des seuls à lui parler). Je refusai.
Il me dit alors m'avoir vu à cette réunion UDF-RPR
avec M. Bayrou: "Oui je vous ai vu hier, vous vouliez parler
au ministre"... En fait, je m'étais alors trouvé
à cinquante centimètres de M. Bayrou et c'est vrai,
j'aurais pu l'interpeller, mais j'en connaissais l'inutilité,
je supposais les réponses qu'aurait faites M. Bayrou. Je
connaissais les positions du CDS, héritées du MRP,
sur la deuxième guerre mondiale.
Puis il me menaçait, "attention, vous allez voir",
et me disait que "le conseiller du ministre lui avait
dit qu'"il y avait un révisionniste dans l'établissement".
Ce qui est faux ou en partie faux, dans la mesure où probablement
il y avait rendez-vous pris à l'occasion de cette réunion
électorale RPR-UDF de la droite parlementaire, pour "résoudre"
le problème. Réunion aussi bien utilisée
pour mettre au point cette journée du lendemain le vendredi
16 mai 1997 au collège et en prévoir les conséquences.
Puis il me lançait tout d'un coup des propos qui signifiaient
à mots couverts "nazi" ou "fasciste",
de la même façon qu'un an auparavant il m'avait parlé
de "dessin", sous entendu "la croix gammée".
J'étais choqué par l'amalgame facile qu'il faisait
et me lançait avec une volonté injurieuse. Je ne
sais quelles sont ses relations ou convictions politiques réelles.
Mais il n'avait absolument pas à dire cela, quoi qu'il
en soit, quoiqu'il en fût. Je lui répliquais en lui
disant qu'il était un "dégonflé"
en pensant à l'affiche anti-FN du SGEN-CFDT de M. Soub...,
affichage politique pendant les élections législatives
de mai 1997, qu'il n'avait pas enlevée alors que c'était
son devoir. Affiche qui était encore en place jusqu'au
20 mai 1997 en totale illégalité. Il y a peut-être
des élections cassées pour moins que cela.
M. Soub... faisait une faute grave par cet affichage politique
pendant la campagne des Législatives.
Le principal G. Lemasle, l'inspecteur d'Académie G. Blier,
mis d'ailleurs en retraite depuis par le Recteur Daniel Bloch,
qui ont opté pour son maintien étaient également
en faute très grave et réfléchie.
Sans cet affichage, tout à fait illégal, serais-je
intervenu dans cette réunion du vendredi 16 mai 1997 avec
la FNDIRP de Mme Cabalé ? Ce n'est pas sûr. Tout
aurait été différent. Quelle enquête
a été faite auprès de la direction nationale
du SGEN-CFDT qui a donné les ordres de cet affichage politique
en pleines législatives ?
De toutes manières le climat dans l'établissement
aurait été apaisé. Je n'étais pas
le seul, loin de là, à trouver insupportable le
comportement de M. Soub... qui cherche toujours à donner
des leçons. Mais qu'il laisse donc ses responsabilités
syndicales et ses 12 à 14 heures de décharges horaires
et qu'il retrouve un temps complet d'enseignement. Il ne serait
peut-être pas si frais et dispos. Qu'il aille donc enseigner
un peu partout. Ses discours ne seraient pas si simplistes et
irresponsables et contradictoires d'ailleurs.
Après que le principal m'eût à nouveau menacé
de "ce qui allait m'arriver", je quittais le collège
, allais rendre un livre à la bibliothèque de Saint
Nazaire et en profitais pour donner un coup d'oeil à la
presse. Étonnement! Ouest France du jour même, du
vendredi 16 mai 1997, passait un grand article présentant
Mme
Cabalé de la FNDIRP comme disponible pour venir dans les
établissements scolaires pour la mémoire de la déportation,
pour lutter contre le révisionnisme et un "parti d'extrême
droite" .C'était donc un projet nettement politique
en opposition avec l'arrêt Rodot du Conseil d'État.
Je connaissais déjà, de la part même de la
FNDIRP et de son organe Le Patriote Résistant et
par d'autres articles de presse relatifs à la FNDIRP ses
divers objectifs, ce qui d'ailleurs avait motivé mes préventions
à l'égard de la FNDIRP d'autant qu'un de ses deux
fondateurs fut M. Paul, membre et ministre du PCF nettement stalinien,
et ancien déporté-kapo du camp de Buchenwald.
D'autre part, cette année je me suis aperçu que
cette même Mme Cabalé était très certainement
la personne qui insultait M. L. Wetzel, normalien, agrégé
d'Histoire aux abords d'un palais de justice en 1984 à
l'occasion d'un procès relatif à M. Paul. M. Wetzel
avait exprimé des doutes, son opposition même à
de qu'une rue de Sartrouville porte le nom de Marcel Paul, pour
son manque de représentativité morale en tant que
déporté, puisque selon certaines études officielles
il n'aurait pas été résistant et tint le
rôle de "super-kapo" dans le camp de Buchenwald.
Comment les enseignants, l'Inspection Régionale et l'Inspection
Générale, le ministère de l'Education peuvent-ils
laisser une Fédération de déportés
et une personne aussi engagée que M me Cabalé venir
et intervenir à l'intérieur des Établissements
Scolaires publics alors que cela ne serait pas possible dans de
nombreux établissements scolaires tant publics que privés
?
En résumé et conclusion:
1- Cette réunion de mai 1997 était organisée
au Collège et "on me faisait interdiction" d'y
assister.
C'est pour mon intérêt moral personnel, c'est pour
l'intérêt public que je m'y suis rendu.
2- Cette réunion était une provocation à
mon égard: aujourd'hui cela est évident selon les
éléments ci-dessus et par les écrits de M
me Gr...: "Il fallait crever l'abcès". Ainsi
il fallait m'avertir pour que je vienne, pour que je fasse une
faute et que je sois exclu d'une manière ou d'une autre
de l'Éducation Nationale. Ont participé à
cette provocation, plus ou moins directement, les professeurs
organisateurs de la réunion; la FNDIRP, la direction du
Collège surtout par M. Lemasle et Mme Tache Josette et
il y eut des relais jusqu'aux plus hauts niveaux de l'Inspection
Générale et du Ministère (MEN). La presse
également avec Ouest France y participa. Mais d'autres
groupes ou personnes, tel le journaliste Nicolas Chiron, de la
Casinière, et la FCPE très certainement aussi, par
exemple, mais je ne suis sans doute pas complet.
3- Il n'y eut pas de faute grave ce vendredi 16 mai 1997 puisque
j'intervenais également pour protester contre une précédente
sanction restée plus ou moins dissimulée par l'Administration,
contre un excès de pouvoir de cette même Administration
qui ne me répondait pas, malgré trois ou quatre
demandes, à ce qu'allait être ma situation.
4- Il n'y eut pas faute grave puisque l'Administration n'est intervenue
que quinze jours à trois semaines après, ayant attendu
que la situation se détériore pour moi et qu'on
m'ait fait faire d'autres fautes, elle-même y participant
directement ou indirectement, aussi bien avec la FCPE.
5- Il n'y eut pas faute grave puisque ce n'est que le 12 juin
1997, après que l'Administration ait participé à
la campagne de presse et de signatures de pétition contre
moi, campagne honteuse et scandaleuse, que j'étais entendu
par l'Inspecteur Pédagogique Régional d'Histoire
Géographie C. Bouvet, pendant trois quarts d'heure en présence
du principal G. Lemasle (de 17h à 17h45 environ) .
6- Il n'y eut pas faute grave puisque l'Inspectrice Vie Scolaire
Marie Annick Le Gouellec-Decrop, missionnée pour participer
à une inspection au collège ne l'effectua jamais,
préférant m'a-t-elle confié par la suite,
vice-présider un jury de concours.
Et là il y eut faute grave de l'Administration qui laisse
la seule responsabilité de l'Inspection à M. Ch.
Bouvet
Et là il y eut faute grave avec erreur manifeste d'appréciation
par cet inspecteur qui ne sut pas mener correctement l'entretien,
qui posa des questions étranges et qui le lendemain accepta
un rapport gravement erroné du principal, en contradiction
manifeste avec des écrits de ma part: je n'ai évidemment
jamais nié l'existence et la dureté des camps de
concentration.
7- Il n'y eut pas faute grave puisque l'Inspecteur Général
d'Histoire Géographie en charge de la région ouest
ne participa pas à ma connaissance à l'Inspection
de ces faits. Il s'agit de M. Alain Bergounioux, secrétaire
National du parti Socialiste, semble-t-il. Évidemment en
mai et juin 1997, avec les Législatives anticipées
et la gauche dite plurielle arrivant au gouvernement et à
Matignon, il ne pouvait plus remplir ses fonctions autres dans
l'Éducation Nationale. Espérons qu'il n'y eut tout
de même pas d'emploi fictif. Avec les trois ans de L. Jospin
aux Affaires Étrangères avec un fort salaire, mais
sans aucune affectation connue, cela serait choquant.
8- Il n'y eut pas faute grave puisque j'ai assuré mon enseignement
dans toutes mes classes sans guère de problèmes
en toute sérénité, à part les interventions
de quelques élèves provocateurs ou poussés
par la FCPE (tels A. B.d'une classe de 4e).
Il n'y eut pas faute grave puisque de 1993 à 1997, je ne
fis l'objet d'aucune inspection pédagogique, que ce soit
après la séance de juin 1995 ou que ce soit après
celle de mai 1997.
Alors que hypocritement les Inspecteurs allèguent qu'étant
donné ma suspension, il n'a pas été possible
de m'inspecter... Invraisemblable, comment osent-ils écrire
cela ? Évidemment après ils ne le pouvaient pas,
mais avant, les jours, les semaines, les mois, les années
avant, ils le pouvaient, l'Inspection le pouvait. Pourquoi cela
n'a-t-il pas été fait ?
"Expression au travers de
son enseignement au Collège René Guy Cadou à
Montoir de Bretagne, de ses convictions négationnistes
et révisionnistes quels que soient les niveaux des classes
qui lui ont été confiées et quels que soient
les programmes".
1 En niveau de 3e
Dans mon enseignement, en classes
de 3e, en fin d'année scolaire 1994-1995, correspondant
à mon début d'enseignement pour ce niveau, au sujet
de la Solution Finale, en même temps qu'était étudiée
la thèse du génocide présentée par
les manuels, j'ai présenté le fait qu'il y avait
des chercheurs qui faisaient une étude critique du génocide,
participaient à une révision du génocide,
tant pour les nombres des victimes que pour les circonstances
et les moyens utilisés, que ces chercheurs étaient
appelés "révisionnistes" ou "négationnistes".
Et j'ai été bref à ce sujet. Mais comme on
m'avait plus ou moins imposé la séance avec la FNDIRP
de Mme
Cabalé et ses vidéocassettes avec erreurs et insuffisances,
en particulier à propos de la chambre à gaz de Mauthausen,
j'ai étudié avec ces classes le témoignage
de l'ancien déporté à Mauthausen Michel de
Boüard, historien, ancien doyen de Faculté de Lettres
de Caen, croix de guerre, médaille de la Résistance.
Lecture, études de termes, réflexion, diversité
des témoignages et même pour une même personne.
Je n'ai fait là que ce qui était de mon devoir d'homme,
d'enseignant. Ce témoignage de de Boüard était
paru dans Ouest France à l'occasion de la présentation
de la thèse de Roques sur le témoignages du SS-anti
SS Kurt Gerstein en 1986. De Boüard avait soutenu cette thèse,
très controversée probablement parce que le témoignage
de Gerstein supportait en partie la thèse du génocide
par le gaz et la déclaration des 34 historiens avec Vidal-Naquet
et Poliakov en 1979. Peut-être ai-je aussi cette année-là
présenté et étudié le texte d'une
version du témoignage Gerstein, présenté
dans le manuel de 3e jusqu'en 1986 au moins. Témoignage
étrange par les invraisemblances matérielles qu'il
comporte, et par la personnalité du "témoin-acteur".
En ce qui concerne l'année scolaire 1995-1996 ma deuxième
année scolaire avec le niveau 3e, avec les deux classes
de ce niveau, je me suis trouvé collègue en 3e de
Mme
Igiga... venant d'arriver de l'Académie de Reims me semble-t-il.
Je n'ai pas eu à l'idée de faire venir la FNDIRP
et elle ne me l'a pas proposé.
Après la réunion de septembre 1995 avec les IPR
à la suite des démarches de Mme Cabalé relativement
à mes remarques, je savais que j'étais épié,
surveillé et que même les élèves avaient
pu être poussés par FCPE et FNDIRP.
Je modifiais quelque peu mes cours et comme la question juive
est importante dans la période relative à la seconde
Guerre Mondiale, j'avais préparé pour mes classes
une synthèse de l'Histoire du peuple hébreu ou juif
des origines connues jusqu'à 1945, jusqu'au tribunal de
Nuremberg, et citais la loi Fabius-Gayssot. Dans les derniers
paragraphes je décrivais déportation et vie concentrationnaire,
sélection pour le travail avec le rôle des kapos
et je présentais les deux thèses concernant la Solution
Finale.
Nous avons lu et étudié les documents du Manuel
et également des documents, en entier ou en partie que
j'ai fournis aux élèves, tels le texte -témoignage
de Kurt Gerstein, la déclaration des 34 historiens supportant
ce témoignage et peut-être aussi les déclarations
du témoin-déporté, le doyen Michel de Boüard.
Pour cette étude, je m'efforçais d'être assez
bref, il y eut je crois quelques échanges questions-réponses
avec la classe. Mais je laissais évidemment les élèves
libres de penser ce qu'ils voulaient de ces témoignages
et de cette question. Je n'ai fait que ce que ma conscience, que
ce que mon devoir d'enseignant d'Histoire m'imposaient
Enseignement dans les autres niveaux;
Il s'agit des classes de 6e, 5e et 4e, niveaux que j'avais seulement
en 1996-1997.
2-En classes de 4e et de 6e
Cette année de 1996-97, deux classes de 4e m'étaient
confiées. Les témoignages introduits au dossier
concernaient seulement une de ces classes, la 4eB. Dans cette
classe se trouvait l'élève A. B. dont j'avais eu
la soeur, les années précédentes, en classe
de 4e et de 3e. Tempéraments et physiques tout à
fait opposés. L'aînée très mince, polie,
discrète, mesurée et travailleuse alors que la cadette
est grande, très massive, brusque, sûre d'elle-même,
irrégulière dans le travail et le comportement et
parfois excessive. Déjà, auparavant j'avais entendu
parlé d'elle, alors qu'elle était en classe de 6e
relativement à un comportement excessif, disait-on, qu'elle
manifesta dans une soirée franco-sénégalaise
qui se passait dans le collège après la présence
dans ce collège de personnels et d'élèves
d'un collège catholique de garçons du Sénégal
(jumelage organisé par Mme Marie-Pierre Marcin..., professeur de Biologie
du collège. La mère de cette élève,
Mme
B.est délégué FCPE dans le collège
pour cette classe, tandis que l'oncle est instituteur, et devait
savoir qu'une provocation était organisée à
mon égard.
Au mois de mai 1997, avant la deuxième réunion avec
la FNDIRP du vendredi 16 mai 1997 me semble-t-il, alors qu'en
éducation civique nous faisions un travail sur la liberté
de la presse, A. B. est intervenue avec insistance en posant des
questions relativement à la loi Gayssot dont, disait-elle,
elle venait de prendre connaissance sur le cahier d'Histoire de
3e de sa soeur aînée E. B. Elle semblait partagée,
étant, si je me souviens bien, soucieuse de liberté
de la presse, et m'interrogeant, cherchant à savoir ce
qu'étaient les thèses révisionnistes. Ce
n'est pas du prosélytisme que j'ai fait, j'ai seulement
répondu à ses questions en essayant tant bien que
mal de présenter le contenu de ces thèses selon
leur niveau de classe et de connaissances, avec le plus d'objectivité
possible. Ce n'est pas moi du tout qui abordais délibérément
l'exposé de thèses révisionnistes et si après
tout on peut en parler relativement à la liberté
de la presse et à la censure qui dans ce domaine est imposée,
il fallait passer à autre chose. Mais cette élève
A. B. est revenue à plusieurs reprises à ce sujet,
d'autres jours, invitant d'ailleurs fortement ses camarades et
j'ai dû lui demander de ne plus intervenir, ce qui ne lui
a pas plu du tout.
Et d'ailleurs son comparse G. A. qui, me semble-t-il, témoigne
aussi dans le dossier relativement au livre d'Anne Frank, anonymement
bien sûr, intervint lui aussi à propos de ce livre.
Je lui répondais qu'il y avait des doutes reconnus et tout
à fait officiels au sujet de ce livre (sans citer cependant
les commentaires de Pierre Vidal-Naquet).
Et nous en sommes restés là.
Cependant, après la journée du Vendredi 16 mai,
je sentais bien les commérages début ou fin d'heure,
ou par proximité, entre G. A., A. B. et C. A. particulièrement,
émanant de la FCPE.
Mais c'est évidemment le jeudi 12 juin qu'il y eut "autre
chose", ce que l'on attendait très certainement.
En effet le journal Presse Océan du jour précédent,
le mercredi 11 juin, présentait un article me concernant
avec protestations de la FNDIRP et de la FCPE à mon égard,
avec des rappels des séances avec la FNDIRP en 1995 et
1997 mais en n'oubliant pas mensonges, diffamations et injures
à mon encontre. Ce journal, ce même article, donnait
la parole encore aux représentants de la FCPE qui ainsi
invitaient les parents à venir s'informer et signer une
pétition ce même jour le mercredi 11 juin à
20h à la salle polyvalente de Montoir.
Et très probablement le Rectorat était-t-il au courant
du projet de cet article puisque, dit l'article, il était
contacté le jour précédent, c'est à
dire le 10 juin par téléphone. Ce qui est une attitude
bien discutable de la part du Rectorat. Même la présidente
de cette association FCPE, je ne l'ai su que par la suite a su
montrer plus de retenue et n'a pas voulu participer à cette
meute (il s'agit de M me Vilain T.).
Je découvrais cet article le mercredi soir vers 18h à
Nantes. Rentrant à mon domicile je pensais quelque peu
me rendre à cette réunion, m'expliquer devant ces
personnes parents d'élèves,.mais les termes de l'article
étaient trop forts et je n'entrevoyais rien de positif
à y aller, au contraire. Et j'avais une longue journée
de cours le lendemain. J'ai lu depuis que la FCPE attendait que
je vienne devant elle, en réunion publique ! Après
ce qu'elle avait envoyé aux familles !
Le lendemain jeudi 12 juin 1997, j'étais au collège
et successivement devant mes classes de 8 ou 9 heures jusqu'à
16h30. Evidemment j'étais très marqué par
ce qui se passait, marqué moralement et physiquement et
n'ayant quasiment aucun appui. Devant le regard interrogateur
des élèves, les uns réjouis sans doute de
ce qui m'arrivait, les autres choqués, d'autres ne comprenant
pas du tout ce qui se passait, j'ai pris le parti de présenter
rapidement de quoi il était question. Et j'ai dit à
l'une des 4e ou aux deux classes, à l'une des 6e ou aux
deux, que j'avais ce jour, que l'on voulait m'écarter de
l'Education Nationale, de ma fonction de professeur certifié
d'Histoire Géographie parce que l'on savait que j'étais
révisionniste et que je ne croyais pas aux "Chambres
à gaz homicides" dont on parle pour la "Solution
Finale" que cette opinion là n'était pas acceptée
actuellement. Il y a eu quelques questions, des soutiens très
forts pour moi dans une ou deux classes, mais il est très
évident que les élèves subissaient la pression
de la FCPE et de leurs parents. De toutes les manières,
ces déclarations que je faisais alors furent très
brèves, je n'insistais pas et je reprenais mes cours. Cependant
dans l'une des classes une pétition circulait, dans une
classe de 6e. Je l'interceptais dans les mains d'E. T. "Voulez-vous
que M. Adam reste professeur dans ce collège?" Deux
colonnes pour ou contre. Toutes les croix étaient en ma
faveur. Je rendais la pétition. Elle n'est, bien sûr!
jamais arrivée dans mon dossier. Que l'on examine cet article
de presse du Mercredi 11 juin 1997. Il y est question des deux
séances avec la FNDIRP que l'on m'accuse d'avoir perturbées
mais il n'est pas question du tout de propos révisionnnistes
que j'aurais tenus auparavant à toutes les classes et pour
tous niveaux et programmes.
Et en ce qui concerne les classes de 6e antérieurement
à cette journée très particulière
du Jeudi 12 juin 1997, dans mon dossier de procédure disciplinaire
de pièces établies surtout par M. Lemasle, Mme Marcin...,
M. Bou..., présentent des rapports concernant des expressions
révisionnistes de ma part en niveau de 6e. De quoi s'agit-il
donc?
C'est en décembre 1996 et en janvier 1997 qu'avec les classes
de 6e nous avons étudié l'histoire, civilisation
et la religion du peuple "hébreu" ou "juif".
A la fin de cette étude, le manuel des classes de 6e du
collège, collection Hatier, que nous avons utilisé
en partie en classe ou à la maison proposait un "dossier"
constitué de deux pages (les p. 54 et 55 présentant
textes, cartes et photographies relatives à la Diaspora
et à la création de l'Etat d'Israël en Palestine.
Principalement, le texte page 54 indique: "Plus de 6 millions
d'entre eux (les juifs) sont alors exterminés. A la suite
de ce génocide les survivants fondent en Palestine, l'Etat
d'Israël." Je ne me souviens plus très bien de
ce cours et du temps passé. Evidemment je reconnais avoir
présenté à ces élèves qu'à
côté des tenants largement majoritaires du génocide
ou de l'extermination relativement à la solution finale,
il existait des personnes, chercheurs ou historiens, qui "révisaient"
ce nombre de 6 millions de juifs "exterminés"
ainsi que les moyens utilisés par le IIIe Reich. Et cette
présentation a été brève et nous sommes
passés à autre chose sans qu'il y ait eu de problème
dans ce cours. Là aussi je me sentais obligé par
conscience et devoir d'exprimer brièvement la situation
des recherches concernant cette Solution finale, puisque le livre
de chez Hatier de cette classe faisait état d'une thèse.
Il me semble que c'est en janvier et peut-être à
cette heure de cours, qu'il y eut un retard considérable
à commencer ce cours par le fait qu'au cours précédent,
avant la récréation de 10h et quart, un élève
se plaignait de la disparition d'un objet de valeur, stylo ou
montre, à son professeur d'Education Physique, Mme Catherine
Franchi... Elle gardait les élèves jusqu'à
ce que cet objet soit restitué et comme cela ne se faisait
pas, le principal appelé, M. Gilles Lemasle, faisait procéder
"à la fouille" des cartables ou des élèves
ou des deux. Toujours est-il que cet objet appartenant
à C. M;, était retrouvé dans le cartable
de C. A., fils de la déléguée des parents
d'élèves de cette classe (et dont j'avais eu le
frère en classe les années précédentes).
Mme
C. fut très active dans la campagne de la FCPE à
mon encontre. Toujours est-il que j'avais beaucoup de mal après
cette histoire de vol à recréer une atmosphère
propice au travail, pour laquelle d'ailleurs le principal m'enjoignait
brutalement à l'arrivée de cette classe, de leur
faire un travail de morale et d'éducation civique sur le
"vol". Toujours est-il que cette affaire a dû
leur rester en tête et qu'au cours suivant Mme Marcin...
se soit interrogée sur leur trouble. Les cahiers de textes
pourraient indiquer si cette expression du révisionnisme
s'est située le même jour que cette "affaire
de vol" pour laquelle C. A. fut concerné, et qui troubla
beaucoup les élèves de cette classe
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19 <Tout
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ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considération de frontière, les informations
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