AAARGH
Paris, le 20 décembre 2005.
La loi dite LCEN, qui régit la communication sur l'Internet,
institue les hébergeurs de sites internet comme auxiliaires
de police.
Ceci a parfaitement fonctionné dans mon cas, où
le site que je dirige: <http://www.codeig.net/> est
gelé (impossible à modifer, mais accessible au public), par
ordre du procureur de Paris, cela de plus sans jugement, par simple mesure administrative.
Ce gel est opéré par la société qui
héberge mon site, la société DRI, "
Digital Rural Informatique ", située dans la Sarthe
(<http://www.dri.fr/>),
à Rouez-en-Champagne, dans le parc naturel régional
de Normandie-Maine, non loin de Sillé-le-Guillaume, en
dessous de Mortain.
Il n'y eut aucune opposition ni contestation de la part de cette
société, à l'ordre arbitraire de ce procureur,
malgré les informations que j'ai données à
cette société, et alors qu'il existe sans aucun
doute des procédures légales à mettre en
oeuvre permettant à l'hénergeur de s'opposer
à une injonction d'un procureur.
Le procureur a ordonné de plus à DRI, de
faire disparaître trois fichiers de codeig, dont l'un qui
comportait les attendus d'un jugement, alors que les attendus
d'un jugement sont par nature publics, ainsi que les conclusions
déposées à l'occasion d'une audience de jugement,
alors que de même, toutes conclusions de ce genre sont par
nature publiques.
Le jugement portait sur la légalité de l'association
codeig, jugement rendu en faveur de codeig en septembre 2005,
au TGI de Paris.
L'association codeig est dédiée à la recherche
sur l'esprit de génocide, en particulier par l'étude
du génocide actuellement en cours, de la population indigène
de Palestine, par les Juifs sionistes.
Le but de l'action du procureur est d'évidence d'effacer
la péripétie codeig de la vue du public, péripétie
qui met au jour le génocide de Palestine, génocide
tabou, dont la réalité est officiellement déniée, génocide
qui est même officiellement implicitement légitimé.
Non seulement le gouvernement s'emploie à interdire la
parution de l'association codeig au Journal officiel, alors
que le juge a refusé d'emblée l'effet de suspensivité de
l'acte d'appel, et que cette association aurait dû paraître
au JO depuis octobre 2005, mais maintenant il s'emploie
même à interdire la lecture au public du jugement
relatif à codeig, et de toutes les pages du site relatant
l'affaire codeig.
Tout ceci est clairement parfaitement illégal.
Tout ceci expose de même clairement la réalité
du régime politique dans lequel nous vivons, et c'est extrêment
précieux de faire perdre les illusions à ceux qui
en ont encore.
Tout ceci démontre aussi que maintenant on peut transformer
n'importe quel citoyen, dont ceux qui travaillent et qui dirigent
les hébergements de sites Internet, en France, comme à
DRI, en flics de bas étages, capables d'obéir aux
ordres les plus contraires au droit.
Il n'y a dans ces conditions plus rien à attendre en France de
l'Internet, Internet français qui est maintenant devenu
un immense
commissariat de police.
Il est intéressant aussi de constater que n'importe qui
est susceptible de se transformer en sbire servile, sans conscience,
sans foi et sans loi, sbires qui ne se posent pas de
questions, et qui sont prêts à accomplir tout ce
que peut ordonner l'autorité. C'est très important de
le savoir, et de le faire savoir.
Cette histoire a ceci de positif, qu'elle doit faire prendre conscience
qu'il faut à tout prix réapprendre à vivre
en dehors de l'Internet, car comme la télévision
a brisé toute vie sociale dans la classe des travailleurs,
l'Internet est en train de briser toute activité politique
réelle, dans la partie de la population qui est encore
non atteinte par le poison télévisuel.
Il va falloir réapprendre à nous rencontrer, et
à partager, autrement que virtuellement, c'est à
dire dans le néant où veut nous confiner les dirigeants
de ce régime totalitaire.
Michel Dakar.
AUTRES FICHIERS DU SITE CODEIG, RELAYÉS PAR L'AAARGH :
Copie du fichier "sylvie-kachaner-genocide-palestine-bis.html"
Copie du fichier : "compte-rendu-audience-codeig.html"
Copie di fichier : Lettre du 5 juillet à Mme Kachaner, vice-procureur à Paris.
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