AAARGH
| Accueil
général | Accueil
français |
Analyse de
l'AAARGH
Sur le Jugement
de M. Gray
David Irving a demandé au tribunal de dire qu'il n'était
pas révisionniste (denier). Il ne s'est donc pas
défendu en tant que révisionniste. Il a refusé
la coopération des révisionnistes. Il a tenté
de marcher debout sur la ligne de crête qui sépare
les positions révisionnistes et les tranchées holocaustiques
en train d'échanger des tirs à longue portée.
Il est emporté par une salve tirée du camp des Zolos.
Il est condamné en tant que révisionniste et comme
un révisionniste. Il veut faire appel. En tant que quoi?
La position qu'il a occupée pendant le procès est
manifestement trop vulnérable. S'il veut survivre à
l'appel, il lui faut repenser sa position. Nous n'avons pas de
conseil à donner, mais quelques réflexions sont
à l'ordre du jour.
En préliminaire, il faut rappeler que les difficultés
intrinsèques de la position d'Irving ont des origines lointaines.
Elle ont commencé il y a plus de vingts ans lorsqu'il s'est
avisé que Hitler n'avait pas laissé de trace directe
dans le processus qui a tourné à la tragédie
pour les millions de juifs déportés. Ses tentatives
de comprendre Hitler dans sa réalité de chef militaire
et politique ne pouvaient que déclencher l'ire de démonisateurs.
Sa position médiane lui avait amené les critiques
de Robert Faurisson dès 1983, cinq ans avant le Rapport
Leuchter et la prétendue "conversion " d'Irving.
Les deux hommes avaient fait brièvement connaissance au
cinquième congrès révisionniste en Californie.
Le temps avait manqué et Faurisson avait rédigé
un texte pour pousser Irving, qui tenait, et tient encore, pour
le document du général Wolff, dans ses retranchements.
Ce texte était paru dans le Journal of Historical Review,
mais caviardé par Willis Carto, soucieux de ne pas
déplaire au Britannique. La version française complète
est paru en 1999 dans les Ecrits révisionnistes,
I, "Un défi à D. Irving", p. 455-472.
[Ce texte, daté du 31 décembre 1983, n'est pas encore
sur Internet].
Ceci ayant été dit, il faut rendre hommage au courage,
à l'énergie, à la détermination, à
l'incroyable quantité de travail mobilisée par David
Irving dans cette affaire qui dure, rappelons-le, depuis 1996.
Les concessions que certains lui reprocheront ont été
faites par souci tactique et non par lâcheté. Dans
ces affaires, la tactique, bonne ou mauvaise, est une nécessité.
C'est peut-être le cas de rappeler le mot, peut-être
apocryphe, de Guillaume d'Orange: "Il n'est pas besoin d'espérer
pour entreprendre ni..."
On pourrait dresser maintenant le catalogue des erreurs faites
par Irving au cours du procès en lisant simplement le jugement.
Il est battu sur plus de 90% des questions soulevées par
sa plainte en diffamation (libel). Il est probable que
l'absence d'un grand avocat s'est fait sentir. La liste des concessions
hâtives qu'il a dû faire, faute de maîtriser
certains dossiers très particuliers, est assez longue.
Ces concessions ont été employées par la
défense et le juge comme des béliers pour enfoncer
les positions où il croyait pouvoir résister. Il
est probable également qu'il a décidé de
porter plainte dans l'idée qu'il finirait par avoir Lipstadt
au bout de son fusil, qu'il pourrait la contre-interroger et lui
faire avouer toutes les turpitudes auxquelles elle a participé
pour ruiner sa carrière. Et très logiquement, la
défense a interdit strictement à l'intéressée
de prononcer ne fût-ce qu'un seul mot en public pendant
les deux mois qu'a duré cette affaire. Irving s'est trouvé
ainsi, très légalement il faut le dire, privé
de son principal outil d'exposition de la réalité
des pratiques subversives, antidémocratiques, stalinoïdes,
des lobbies qui sont attachés à sa perte. Et lorsqu'il
a voulu présenter au juge un mémoire où il
récapitulait toutes ces manoeuvres, toutes ces basses ignominies
de ceux qu'il appelle drôlement "les ennemis traditionnels
de la liberté", le juge l'a renvoyé dans ses
buts. Il lui a dit que tout cela ne l'intéressait pas,
que ce n'était pas compris dans l'accusation de diffamation
liée au livre de la Lipstadt. C'est lui qui débordait.
MR JUSTICE GRAY: "I
think I will give you a bit of guidance because, having read
yesterday's 56 pages, and I do not say this critically but it
did appear to me that there was a great deal on the topic about
which you obviously feel passionately, namely what you see as
being a conspiracy to bring your career as an author to a premature
end. Those are not your words, I appreciate.
IRVING: I astutely avoided
that word.
MR JUSTICE GRAY: No,
but there is an awful lot on that topic. Much of it did not appear
to me to have anything to do with the Defendants. You may take
a different view, but I am not sure that the evidence suggests
that the Defendants are as involved with all the things of which
you are complaining as you suggest. I, therefore, rather doubt
whether it would be appropriate for you to use this court as
a platform for what one might call a general attack on the conspirators,
as you regard."
Après cela (c'était le moment où Irving
se disposait à donner le résumé de ses imputations),
il ne pouvait plus se défendre sur le terrain qui était
essentiel pour lui: la machinerie de la destruction complotée
par un gang international de fabricants d'opinion dont il avait
réussi à coincer un élément mineur,
une plumitive sans envergure nommée Lipstadt. Le jugement
ne dira donc pas un mot de ce qui est, de façon parfaitement
démontrable, une conspiration internationale visant à
détruire un écrivain. Ce serait pourtant une affaire
de choix pour tous les petits moralistes qui hantent les rédactions
à la recherche d'une injustice à corriger ou d'un
scandale à dénoncer. C'est donc l'étouffement
général. Le propos que nous tenons ici est, bien
sûr, totalement indépendant des idées ou
des théories que professe David Irving en général
et dans ses livres. Mais sa liberté de parler est aussi
la nôtre, comme elle est celle du lecteur qui a la bonté
de nous lire, et aussi de ceux qui n'auront pas la chance de
nous lire.
Mais Irving n'est pas le seul responsable de cette débâcle.
Il aurait dû savoir, comme nous le savons tous, que la
justice se doit d'être l'expression du point de vue moyen
qui prévaut dans la société. On n'a jamais
vu un juge assez audacieux pour juger contre le sentiment général.
Il serait vite démis. Cf, pour ceux qui s'en souviennent,
l'affaire du juge Bidalou. On opposera à cette constatation
désabusée que, sur ces questions, il n'existe pas
vraiment d'opinion publique, que le public n'est pas en mesure
de se faire une opinion par lui-même, ce qui est non seulement
vrai en général mais a été reconnu
par Irving, par ses adversaires et par le juge lui-même
puisqu'il ont opté, tous d'accord, ce qui était
leur droit, pour ne pas utiliser le système du jury populaire,
qui est en général la règle dans ces affaires.
Puisqu'il n'y avait pas de jury, donc pas de vox populi,
il n'y avait plus que la vox dei, celle des "intéressés",
c'est-à-dire des lobbies, du conformisme, de la presse
en tant que pseudo puissance morale qui distribue libéralement
les bons et les mauvais points, en s'épargnant elle-même
avec le plus grand soin. Il est à noter qu'à part
un article du Los Angeles Times, paru avant l'ouverture
du procès et en grande partie rétracté ensuite,
tous les articles de tous les journaux ont été
uniformément hostiles à Irving, et sur tous
les plans. On ne devrait plus dire "journaliste" mais
"moutonniste". La presse mondiale est totalement soviétique.
Un Anglais non-conformiste a dû aller chercher un journal
de Corée pour publier son analyse!
Attaquant sur le terrain de la matérialité de la
diffamation, D. Irving s'est retrouvé obligé de
se défendre sur le terrain de l'histoire, et non pas tant
de l'histoire qu'il connaît le mieux, Hitler et la guerre,
mais sur celui d'une histoire dont il a dit qu'il n'était
pas du tout un expert, celui du prétendu Holocauste. Irving
avait dit qu'il ne voulait pas d'un procès sur l'Holocauste,
Zündel avait prédit que le procès porterait
sur l'Holocauste et c'est lui qui avait raison. D. Irving a eu
beau brûler quelques vaisseaux, il ne s'est pas sorti de
la nasse parce qu'il existe, autour des questions centrales de
ce domaine, toute une foule de questions périphériques,
assez obscures, sur lesquelles, les révisionnistes ont
peu travaillé, parce qu'elles ne sont pas historiquement
déterminantes, mais qui ont permis d'ouvrir des chausse-trapes
dans lesquelles Irving est assez facilement tombé, comme
ces rapports des Einsatzgruppen, ces histoires de camions
à gaz, qui apparurent subitement -- où? en Serbie!!!,
différents documents, Wolff, par exemple, dont le statut,
la signification et l'utilité même sont l'objet
de controverses, de discussions vagues, d'incertitudes réelles.
Tout le monde n'a pas l'estomac de fer de M. Browning qui reconnaît
qu'un document comme le rapport Gerstein contient certes beaucoup
d'invraisemblances criantes mais que pour le reste..., ma foi...,
et bien..., bof..., oui..., il est acceptable. Ces franges hyperboréennes
de la tragédie qui a frappé les populations juives
de l'Europe centrale et celles qui y ont été déportées,
méritent surtout encore beaucoup de recherches. Il est
bien possible que les révisionnistes aient eu tort de
ne pas s'y être intéressés, croyant que la
forteresse Auschwitz étant tombée, le reste s'abîmerait
dans l'oubli. Malgré lui, Irving, a dû emprunter
ce chemin tout tracé où l'attendaient quelques
embuscades. Le juge allait compter les coups et il n'est pas
étonnant qu'il ait arbitré contre Irving. Il eût
fallu qu'Irving soit totalement cuirassé de certitudes
même dans les régions hyperboréennes pour
obtenir une décision allant contre la vox dei.
Il ne s'en est pas donné les moyens. Et qui pourrait,
sans prétention excessive, dire qu'il pouvait forger à
lui seul cette cuirasse? Même Achille a un talon.
Le juge Gray a certes pris soin au début de dire, et il
insiste là-dessus ensuite, qu'il ne va pas se prononcer
sur la réalité de tel ou tel événement
historique, qu'il va seulement estimer la valeur des arguments
échangés entre les parties, mais il fait pourtant
exactement ce qu'il a dit qu'il ne ferait pas: il se comporte
en historien et évalue les propos échangés
en fonction de la probabilité qu'ils décrivent
adéquatement la réalité du passé.
C'est exactement le travail de l'historien quand il est confronté
à plusieurs points de vue concernant un événement
donné, points de vue exprimés par les contemporains
ou, plus tard, par les autres historiens. Il cherche le mérite
des uns et des autres et choisit en fonction de sa propre analyse
des événements. Master Gray fait cela, très
exactement, les exemples abondent. Et comme par hasard, c'est
toujours l'interprétation de M. Evans qu'il choisit au
détriment de celle d'Irving. Pourtant, M. Gray n'est pas
historien et nous, qui le sommes beaucoup plus que lui, nous
trouvons en général que l'argumentation de M. Evans
est particulièrement faible, qu'il démontre à
maintes reprises qu'il ne maîtrise pas la documentation
et la problématique, qu'il est tout à fait en dehors
de son champ de compétence et que, même si cela
ne prouve aucunement que David Irving a raison, il serait prudent
et sage de rejeter les interprétations réductionnistes,
simplistes et parfois même stupides d'Evans. (Voir 123.30)
La prétention du juge va même beaucoup plus loin
puisqu'il se permet de dire qu'Irving s'est rendu coupable de
mistranslations, d'erreurs de traduction, alors qu'au
cours du procès et au début même du jugement,
il a rendu hommage à la maîtrise d'Irving de la
langue allemande de cette époque, maîtrise que ne
partage nullement M. Evans, ni l'étudiant Longerich, et
que le juge a fait état à plusieurs reprises de
la mauvaise qualité de son allemand, à lui, Master
Gray. Soudainement, en 13.31, il donne des leçons d'allemand!
Et au paragraphe suivant, il confirme l'entreprise dans laquelle
il se trouve lancé: il va falloir juger de la qualité
de l'historiographie de David Irving (13.32). Il démontre
immédiatement que,pour lui, écrire l'histoire c'est
répéter ce que la grande presse raconte: "It
is noteworthy that the evidence suggests that at the Wannsee
conference in January 1942 [...] a programme for the extermination,
of the Jews had been discussed and in broad terms agreed upon."
(13.35) (Il est remarquable que la documentation suggère
l'idée qu'à la conférence de Wannsee en
janvier 1942 on a discuté d'un programme d'extermination
des juifs et qu'on est tombé d'accord en termes généraux.)
La documentation ne suggère rien de tel, il suffit de
la lire. Quand à l"idée que derrière
ce que l'on peut savoir de cette conférence, il y aurait
une décision d'exterminer les juifs, il faut dire que
les historiens sont divisés, et que même Y. Bauer,
le mentor de la Lipstadt n'y croit en aucune façon. Master
Gray s'avance imprudemment en terrain découvert: il fait
oeuvre d'historien de bazar, de revues de gare spécialisées
dans le battage historique. Il se disqualifie complètement
et ses affirmations sont scandaleuses.
Veut-on un autre exemple? Il critique l'interprétation
que fait Irving d'une note de Himmler du 22 septembre 1942. "In
my judgement, the claim ignores the circumstancial evidence as
to the state of Hitler's knowledge by September 1942 of the use
of gas chambers to kill Jews." (13.40) (A mon avis, cette
interprétation ignore les preuves circonstancielles qui
portent surce que Hitler savait en septembre 1942 de l'utilisation
des chambres à gaz pour tuer les juifs). Mais de quoi
parle-t-il ? Il sait pourtant, parce van Pelt en a parlé,
que les aménagements des crématoires de Birkenau,
qui seuls rendaient possible, au moins aux yeux de Pressac, l'utilisation
des lieux pour gazer des être humains, ont été
faits à l'automne 1942... What about that, master Gray?
Alors que savait Hitler à ce moment-là? Est-ce
qu'un juge anglais peut savoir ce que c' était, de manière
indirecte?
A propos du témoignage de Mme Marie-Claude Vaillant-Couturier
à Nuremberg et de la note du juge Biddle, qui, pour lui-même,
écrit dans ses papiers "This I doubt",
le juge Gray écrit (13.49): "There is no reason to
suppose that the Judge had any reservation about Vaillant-Couturier'
vivid, detailed and credible evidence about the womens's camp
at Auschwitz." (Il n'y a pas de raison...)
Pourtant chacun sait que Mme Vaillant-Couturier était
une militante communiste, stalinienne de la plus belle eau, et
que son témoignage est un tissu d'âneries et de
mensonges gros comme elle. Personne dans l'assistance n'a dû
s'y tromper mais on n'avait pas l'habitude, à Nuremberg,
de critiquer les "témoins" du côté
soviétique dont les contorsions devaient être religieusement
prises au sérieux, faute de quoi tout l'édifice
pseudo-judiciaire se serait effondré. Le juge Gray témoigne
ou de son inconscience, ou de sa profonde méconnaissance
des événements.
La faiblesse du jugement n'apparaît nulle part ailleurs
plus nette que sur Auschwitz. Voici ce qu'il dit dans ses conclusions:
13.71 I have to
confess that, in common I suspect with most other people, I had
supposed that the evidence of mass extermination of Jews in the
gas chambers at Auschwitz was compelling. I have, however, set
aside this preconception when assessing the evidence adduced
by the parties in these proceedings.
Il est d'abord tombé de son haut. Comme tous les idiots
cultivés, il croyait savoir ou avait, du moins, l'assurance
que ce savoir existait quelque part et qu'il était fortement
étayé. Confessons que tous les révsionnistes,
avant de le devenir, ont partagé, à différents
degrés, cette naïveté. Elle nous est en quelque
sorte imposée par l'air du temps, ce fameux Zeitgeist
qui marque les limites au-delà desquelles nous n'avons
pas le droit de penser.
Mais après être tombé de son haut, il a regrimpé
sur son estrade. Il parle alors de l'ersatz de preuve:
la "convergence", non pas des preuves, mais des non-preuves.
The "convergence" of evidence
13.72 The case for the Defendants, summarised above, is that
there exists what van Pelt described as a "convergence"
of evidence which is to the ordinary, dispassionate mind overwhelming
that hundreds of thousands of Jews were systematically gassed
to death at Auschwitz, mainly by the use of hydrogen cyanide
pellets called Zyklon-B. (Voir 7.15 à to 7.74) [...]
13.73 I recognise the force of many of Irving's comments upon
some of those categories. He is right to point out that the contemporaneous
documents, such as drawings, plans, correspondence with contractors
and the like, yield little clear evidence of the existence of
gas chambers designed to kill humans. Such isolated references
to the use of gas as are to be found amongst these documents
can be explained by the need to fumigate clothes so as to reduce
the incidence of diseases such as typhus. The quantities of Zyklon-B
delivered to the camp may arguably be explained by the need to
fumigate clothes and other objects. It is also correct that one
of the most compromising documents, namely Muller's letter of
28 June 1943 setting out the number of cadavers capable of being
burnt in the incinerators, has a number of curious features which
raise the possibility that it is not authentic. In addition,
the photographic evidence for the existence of chimneys protruding
through the roof of morgue 1 at crematorium 2 is, I accept, hard
to interpret.
13.74 Similarly Irving had some valid comments to make about
the various accounts given by survivors of the camp and by camp
officials. Some of those accounts were given in evidence at the
post-war trials. The possibility exists that some of these witnesses
invented some or even all of the experiences which they describe.
Irving suggested the possibility of cross-pollination, by which
he meant the possibility that witnesses may have repeated and
even embellished the (invented) accounts of other witnesses with
the consequence that a corpus of false testimony is built up.
Irving pointed out that parts of some of the accounts of some
of the witnesses are obviously wrong or (like some of Olere's
drawings) clearly exaggerated. He suggested various motives why
witnesses might have given false accounts, such as greed and
resentment (in the case of survivors) and fear and the wish to
ingratiate themselves with their captors (in the case of camp
officials). Van Pelt accepted that these possibilities exist.
I agree.
C'est le paragraphe où le juge Charles
Gray est bien forcé, malgré la puissance écrasante
des idées reçues et les forces telluriques qui s'exercent
sur lui, de donner raison aux arguments révisionnistes
qui ont été, sur ce point précis, défendus
avec constance par Irving, qui ne les a pas inventés. Van
Pelt, comme Alice au pays des merveilles, s'est vu soudainement
réduit à une taille microscopique.
Les conséquences de cette admission, si elles avaient été
tirées logiquement, auraient été incalculables.
Elle auraient fait exploser en vol les missiles de la défense
lispadtienne. Placé au bord de cette béance, le
juge Gray, a dû fournir tous ses efforts, qui lui vaudront
sûrement la Jarretière, pour la colmater.
Il fallait commencer par remonter la pente: "Few and far
between though they may be, documents do exist for which it is
difficult to find an innocent explanation.". Remarquons que
cette "difficulté à trouver une explication
innocente" est très exactement le fonds de commerce
de Pressac. Dans deux registres différents, qui ont en
commun une tentative de destruction du révisionnisme et
de sauvetage de la thèse zolo, le procès de Londres
et le livre de Valérie Igounet, c'est le même recours
à Pressac: il y a eu des travaux effectués dans
les crématoires de Birkenau et on ne peut, paraît-il,
les comprendre que dans la perspective du meurtre de masse. Il
est remarquable que Pressac et ses séides n'ont jamais
même tenté de trouver d'autres explications qui seraient
"innocentes". Ce n'est pas à nous de le faire
ici, mais il est bon de souligner qu'au fondement de la thérie
de l'holocauste et du meurtre supposé d'un million de personnes
se trouve l'argument suivant: On n'a pas cherché et
donc on n'a pas trouvé d'explication évidente et
convaincante à quelques menus travaux de maçonnerie,
exécutés en 1943 sur ordre des services de construction
d'Auschwitz -- dont nous avons, par ailleurs, toutes les archives.
Ce sont des "spécialistes" bidon de l'architecture,
Pressac, cyrard potard, et van Pelt, licencié d'une assez
vague culture générale, qui nous le disent. Ils
prétendent d'ailleurs tous les deux, curieusement, avoir
le "coup d'oeil" de l'architecte, affirmations dont
ils sont respectivement les seuls auteurs. Quelle théorie
scientifique survivrait une heure devant l'Académie des
sciences si elle était aussi bizarrement foutue? N'est-on
pas dans la fumisterie pure et simple?
Mais le Strand n'est pas le Quai Conti. Le juge Gray n'a de compte
à rendre qu'à lui-même. II est même
allé jusqu'à dénier à Irving le droit
de faire appel (droit qui existe en dehors de la décision
de Master Gray).
Il continue donc vaillamment de remonter la pente avant de boucher
le cratère béant. ("La raison tonne en son
cratère"dit justement l'Internationale).
Deuxième temps: les témoins. Le juge choisit d'en
sauver certains, comme Tauber. Il abandonne donc les autres, mais
on ne sait pas bien sur quels critères.
Troisième temps: il reste plusieurs questions à
résoudre:
- "My overall assessment
of the totality of the evidence that Jews were killed in large
numbers in the gas chambers at Auschwitz is that it would require
exceedingly powerful reasons to reject it. Irving has argued
that such reasons do exist."
Il examine donc successivement les raisons
d'Irving: le Rapport Leuchter, qu'il rejette selon la vulgate
néo-klarsfeldienne et qu'Irving ne défend guère.
Pour ne pas avoir l'air de s'engager du côté révisionniste,
Irving s'est privé de l'expertise de G. Rudolf, qui le
lui reproche maintenant un peu trop rudement. Etant donné
l'usage que le juge fait du reste, il est probable que le raopport
Rudolf n'aurait rien changé.
Puis il va aborder la fameuse question des trous dans le toit
plat des morgues de Birkenau, attestés par presque tous
les "témoins", par lesquels les SS étaient
supposés jeter le Zyklon B. Remarquez le lent mouvement
de reptation du juge pour se sortir de ces trous:
- "As I have explained
in paragraphs 7.91 to 7.93 above, Irving argues that there is
no evidence of the presence of the chimneys or ducts by means
of which, on the Defendants' case, Zyklon-B pellets were poured
down from the roof of morgue 1 into the gas chamber below (where
the Defendants claim most of the deaths occurred). In particular
Irving relied on a photograph of part of the collapsed roof which
displayed no evidence of the apertures through which the chimneys
would have protruded.
13.82 As the Defendants point out, this argument has some curious
features.
Firstly, Irving embraced it relatively recently in late 1998
(so that it cannot have been the basis for his denials before
that date of the existence of gas chambers at Auschwitz). Secondly,
Irving appeared at one stage to accept that there was a gas chamber
in morgue 1 at crematorium 2, albeit one that was used for fumigation
and not for killing. In that case it would seem that ducts or
some other form of aperture would have been required to introduce
the pellets into the chamber, since the morgue had no windows
and a single gas-tight door. Thirdly, the argument is confined
to morgue 1 at crematorium 2. Although Irving spent hardly any
time in his cross-examination of van Pelt on the evidence that
gassing took place elsewhere at Auschwitz, it is the Defendants'
case that gassing took place in other gas chambers, notably at
crematorium 3.
13.83 Despite those curious features, Irving's argument deserves
to be taken seriously. I have summarised the Defendants' response
to it at paragraphs 7.109 to 7.111 above. In the end, the task
for an historian is to weigh the evidence of the absence of signs
of holes in the roof of the morgue against the opposing evidence
that there were chimneys running through the roof. In my view
van Pelt is right in his opinion that it is after so many years
difficult to verify whether or not holes at one time existed
in a roof which collapsed as long ago as 1944. It is unclear
how much of the roof can be seen in the photograph on which Irving
relies. The roof is in a bad state, so that it is hard to tell
if there were holes in it. There is a possibility that the holes
were backfilled. There is the evidence of eye-witnesses who observed
or at least described pellets being poured down through the roof
of the morgue. Olere's drawing depicts clearly the chimneys running
up towards the roof the gas chamber. Their appearance in his
drawing corresponds with the description of them by Tauber and
others. Photographs taken in 1942 (or 1943) and 1944, whilst
difficult to interpret, are consistent with the presence of protruding
chimneys. In these circumstances, I consider that an objective
historian, taking account of all the evidence, would conclude
that the apparent absence of evidence of holes in the roof of
morgue at crematorium 2 falls far short of being a good reason
for rejecting the cumulative effect of the evidence on which
the Defendants rely."
Lui, juge emperruqué, prétend
savoir ce que ferait un historien objectif: il se ficherait éperdument
des preuves matérielles: l'historien objectif à
la Gray ne trouverait aucune bonne raison de rejeter des récits
qui s'appuient sur un élément physique dont l'absence,
mieux l'inexistence, est patente, visible, vérifiable aujourd'hui
même et qu'il ne va pas s'embarrasser à vérifier
par lui-même. C'est la pierre de touche. Le juge Gray donne
ici une preuve irréfutable et incontournable de sa partialité
et du caractère idéologique de son jugement. Cet
homme n'est pas honnête: l'historien "objectif"
dans la peau duquel il se met n'est qu'un pleutre qui a peur de
déplaire aux grands de ce monde. Il a le même courage
que celui que nous reconnaissons chez presque tous les juges sous
presque tous les climats, celui de s'incliner devant les pouvoirs
en place et de faire carrière dans la traduction judiciaire
des voeux des autorités politiques, culturelles et autres.
Nous en revenons à la Dialektik
der Aufklärung, à la façon dont les problèmes
ont été posés par l'époque des Lumières:
existe-t-il des limites au droit de penser rationnellement? Rabâcher
que toute mise en cause des vérités officielles
participe du nazisme relève de l'incantation. Si une partie
qui peut se payer des experts à 100.000 livres gagne contre
une partie qui ne le peut pas, cela signifie-t-il que nous sommes
dans un système pervers ou David Irving, s'il avait pu
se payer deux ou trois experts à 150.000 livres aurait
gagné?
Les procès sont des mises en scène
où la société réelle s'exprime de
manière symbolique, pour réaffirmer les règles
en tant que règles. Nous avons toujours pensé que
les révisionnistes n'avaient rien à y faire et que,
de toutes façons, ils étaient et seraient systématiquement
condamnés pour la seule, unique et très juste raison
qu'ils n'ont pas le pouvoir -- pour le moment. Mais la manière
atroce dont l'establishment britannique traite un des siens qui
a mis, depuis vingt-cinq ans quelques gouttes d'acide sur le nerf
idéologique en mettant en cause la justification des politiques
gouvernementales britanniques à l'égard de l'Allemagne,
montre que la dissidence politique n'est pas tolérée
en Europe. L'intolérance américaine existe aussi,
mais elle est différente. En Angleterre, il n'y a pas de
loi Gayssot et les organisations juives elles-mêmes ont
repoussé les propositions de Blair d'en fabriquer une.
Il n'est donc pas évident qu'Irving soit "condamné",
en tout cas vilipendé en réponse à ce qui
serait une demande des organisations juives, demande avérée
par les commentaires de la presse. Il est plus vraisemblable que
les pouvoirs en place instrumentalisent la "réclamation"
et la "colère" juives pour mettre au pas les
dissidents, ceux qui portent des coups au coeur même du
système politique, toujours en équilibre instable.
Gray et Irving sont des hommes du même milieu, qui sortent
du même moule. Celui qui éventre l'autre n'est pas
aux ordres des juifs. Il exécute mimétiquement une
sentence prononcée en des cénacles fermés,
totalement inaccessibles à l'inquisition des moutonnistes,
impavide et certainement antisémite, là ou se concocte
le consensus qui sert à gouverner, quels que soient les
gouvernants.
C'est exactement la cible que nous visons.
Il est donc naturel de toujours s'attendre au pire.
14 avril 2000
Ce document : <http://aaargh-international.org/fran/polpen/dirving/crjugement000412.html
Ce texte a été affiché
sur Internet à des fins purement éducatives, pour
encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour
une utilisation mesurée par le Secrétariat international
de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre
et d'Holocauste (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat
est <aaarghinternational@hotmail.com>.
L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.
Afficher un texte sur le Web équivaut
à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque
publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail.
Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et
nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur
qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à
ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y
a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité
des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois
qui instituent une censure spécifique dans certains pays
(Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres),
nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent
car ils ne sont pas libres de consentir.
Nous nous plaçons sous
la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits
de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.