Commentary, June
1998
by Gabriel Schoenfeld
Résumé en français suivi du texte intégral anglais
THIS ARTICLE HAS BEEN CENSORED ON MAY THE 9TH, 2001, ON THE REQUEST OF THE AUTHOR, GABRIEL SCHOENFELD, UNDER THREAT TO THE PROVIDER. WE KNOW THIS DEMAND IS NOT SPONTANEOUS. IT HAS BEEN EXTRACTED FROM THE AUTHOR BY A PARTY INTERESTED IN CENSORING THE WEB TO GET RID OF ARGUMENTS THEY FAIL TO DESTROY. THIS ACT OF INTELLECTUAL COWARDICE HAS BEEN REPEATED SEVERAL TIMES SINCE LATE LAST YEAR. WE KNOW THE PERPETRATOR.
La chaire dolocoste d'Harvard est vacante depuis plus de trois ans, financée par un financier juif niouiorquais et Berenbaum, ex-directeur du musée de Washington, le regrette profondément.
L'université annonce que faute d'avoir pu sélectionner un bon historien, elle ajourne la recherche sine die.
Schoenfeld doute que ce soit un malheur: un critique, Alter, avait écrit dans Commentary en 1981 ("Deformations of the Holocaust," February 1981) qu'il ne fallait pas faire de "lolocauste une discipline universitaire, un événement n'est pas une discipline universitaire" et "présenter le mal absolu de lolocoste avec le détachement et la neutralité propre à un cours magistral aurait l'effet de "naturaliser l'horreur".
Depuis, ce sujet est devenu une discipline banale dans le paysage universitaire, avec des chaires, des cours pour débutants et des cours de spécialisation, des projets interdisciplinaires, etc.; le nombre augmente vertiginieusement avec une grande diversité dans les offres, qui sont accompagnées de phénomènes inquiétants, au premier rang la "naturalisation" mais tout est bien pire que ce quAtler pouvait imaginer. D'abord, c'est devenu un produit d'appel dans les campagnes de pub des universités (cas de Dwork, spécialiste d'études féministes, qui est aussi professeur dolocoste et conseiller du gouvernement polonais pour le "tourisme" et l'écologie" à Auschwitz-birkenau). Certains enseignements sont multiculturels, d'autres comprennent des jeux de rôle, avec amusement garanti par l'université. Bauer, en 1977, disait :"Je vous mets en garde contre la création de lolocostologie et de carrières dolocostologues". Aujourd'hui, non seulement il y a des carrières construites sur lolocoste mais la recherche sur la question est devenue très largement universitaire. "La langue dans laquelle on discute le meurtre de six millions de juifs est devenue rigoureusement identique à celle de l'agronomie ou de la sociologie des chimpanzés, ce qui signifie que dans le meilleur des cas, elle constitue un véritable jargon."
Le cas le plus exemplaire est celui de Goldhagen, maître de conférences à Harvard, candidat malheureux à la chaire vacante, dont le livre (dont Schoenfeld ne met pas la valeur en cause ici) est entièrement construit sur les modèles et les catégories absconses des sciences sociales actuelles, et qui décrit des meurtres par la violence ou par la faim dans le cadre général de "variables explicatives" et "analyse des niveaux macro, micro et meso", accompagnés de tableaux incompréhensibles. Il donne à fond dans le carriérisme que redoutait Bauer en se moquant de ses prédécesseurs dont les travaux ont pourtant préparé sa voie: attitude habituelle de l'université américaine.
Ou bien encore, il y a le cas du livre de Katz, prof. d'histoire juive à l'université Cornell, The Holocaust in Historical Context. "L'admirable objet de son livre est de montrer que lolocoste est un événement unique dans l'histoire, une thèse que Katz met à l'épreuve en comparant un nombre considérable d'exemples de "morts par massacre", avec une grande érudition. Mais on ne risque pas de comprendre ce sujet difficile ou de porter une appréciation sur l'ébranlement d'âme que provoque sa gravité morale" à cause du langage mathématique et des équations qu'il utilise pour le décrire.
Mais, "la prétention et l'obscurité ne sont que des péchés véniels, Goldhagen. et Katz sont des érudits sérieux, qui cherchent à comprendre et à fixer pour l'éternité, dans toute sa singularité et sa spécificité, la tragédie des juifs européens." Tous leurs collègues ne sont pas dans ce cas et beaucoup cherchent purement et simplement à faire entrer lolocoste dans moule des modes universitaires, particulièrement celle des "études de victimes"; beaucoup de centre d'études holocostiques doivent faire entrer leur cursus dans cette rubrique "intrinsèquement dégradante". Rosenfeld a noté que "désormais, le meurtre des juifs européens était systématiquement associé, dans le discours de gauche américain, à n'importe quelle infraction, grave ou vénielle: atteinte aux droits de l'homme, inégalités entre groupes sociaux ou ethniques, désastres écologiques, SIDA, etc. Dwork, déjà citée, veut absolument que "l'holocauste soit enseigné dans le cadre plus large du génocide". Alors on se demande à quoi servent les "centres d'holocauste"; il est logique que Yale crée un laboratoires d'holocaustes avec sa chaire "d'études sur les génocides".
Entre l'abîme de l'holocostologie et celui de la victimologie universelle, il faut arrêter: le signe infaillible que le moment est venu est l'accusation de phallocratie portée contre les holocostologues par les genrologues (successeurs des féministes) qui vont jusqu'à dire que "les ouvriers, les femmes, certaines minorités, ont vécu, avant et après l"holocoste, dans des conditions semblables à celles de lolocoste". Et toutes ces féministes cherchent à prouver que les femmes ont souffert différemment alors que, comme le rappelle une rescapée, "le zyklon-B ne distinguait pas entre les hommes et les femmes". Certaines vont même jusqu'à comparer la phallocratie des hommes juifs à celle des nazis. Et malheureusement, il ne s'agit pas là d'extrémistes isolées: elles se définissent elles-mêmes comme les chercheurs les plus avancés dans un domaine en pleine expansion.
La question est donc de savoir s'il faut enseigner la chose à l'université; d'après Friedlander (professeur de la chose en Californie), c'est nécessaire sinon elle ne sera pas enseignée comme il faut. Rien n'est moins sûr: le résulat est en effet un enseignement déformant, monstrueux et vulgaire, imprégné de jargon et d'idéologie.
"Dans les collèges et lycées américains, lolocoste a pris place parmi "les causes du jour" (en français dans le texte), avec le cours de morale et la prévention du SIDA. Dans la culture américaine populaire, l'holocoste est en train de remplacer Noël comme point de départ de notre ère [...]. Des associations et des individus, dans la communauté juive, financent des sites internet qui propose "une visite virtuelle de Dachau". Un colloque universitaire doit se tenir à Washington sur le thème "Les sourds dans l'Europe de Hitler', au cours duquel les spécialistes vont se pencher sur trois domaines distincts de la victimologie: l'holocauste, les études sur les sourds et l'histoire de la surdité."
Il faut mettre un terme à cela et l'université d'Harvard vient peut-être de s'engager involontairement sur cette voie.
TEXTE ANGLAIS CENSURÉ PAR L'AUTEUR A LA DEMANDE D'UN GROUPE QUI NE TROUVE D'AUTRE RÉPONSE A NOS ARGUMENTS QUE LA CENSURE ET LA MENACE FAITE AUX FOURNISSEURS D'ACCÈS.
+++++++++++++++++++++++++++++ Gabriel Schoenfeld is senior editor of Commentary. +++++++++++++++++++++++++ How long will this carnivalesque new religion occupy the forefront ?
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