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des juifs par les Allemands, Tome 1 : Examen des preuves
Annexe 1 - Photos aériennes d'Auschwitz-Birkenau prises par l'US Air Force
Ci-dessous une photo aérienne des Kremas II et III de Birkenau prise le 25/8/1944 par l'aviation américaine et la schématisation de cette photo.


En 1 et 7, la cour des Kremas II et III. Pour le Krema II,
L'aviation américaine a effectué des reconnaissances sur Auschwitz du 27/12/1943 au 21/1/1945 : ceci s'explique par le fait qu'Auschwitz III était devenu un immense complexe industriel. A l'époque les analystes de la CIA (Central Intelligence Agency) n'ont rien signalé d'anormal en ce qui concerne Birkenau et ne se sont intéressés qu'aux installations industrielles d'Auschwitz III et on y verra l'indice que les Américains n'ajoutaient pas foi aux rumeurs répandus par les juifs. [1] Ce n'est qu'en 1979 que deux analystes de la centrale américaine, Dino A. Brugioni et Robert G. Poirier, ont examiné les photos de Birkenau et publié leurs conclusions. Leur rapport ne contient que quelques-unes des photos qu'ils ont pu examiner mais Ball en a publié d'autres. Examinons ces conclusions en ce qui concerne Birkenau.
1. Entrée des juifs dans les installations de gazage.
Rappelons d'abord que l'argument des historiens (notamment
Pressac), selon lequel, « par une malchance extraordinaire »,
les installations de mise à mort étaient à l'arrêt chaque fois que
l'aviation américaine prenait des photos d'Auschwitz, est insoutenable :
certaines de ces photos ont été prises à l'époque où l'horreur aurait
atteint son comble, notamment lors de la liquidation du Ghetto de Lodz : on
gazait jusqu'à 24.000 personnes par jour, etc.
Le 26/6/1944, Brugioni et Poirier constatent la présence d'un convoi
ferroviaire à Birkenau, mais ils n'en disent pas plus.
Le 25/8/1944, ils repèrent un très grand convoi de 33 wagons provenant,
pensent-ils, très probablement de Lodz : la sélection est en cours ou
terminée. Ils voient un groupe de détenus se dirigeant « de toute
évidence » vers la chambre à gaz du Krema II (mais c'est
aussi la route des bains et de l'épouillage et à cette époque, elle était
aussi empruntée par ceux qui étaient censés être épargnés). La porte de
la cour du Krema est ouverte, notent-ils : en fait elle n'est
qu'entrouverte, celle du Krema III en face étant bien fermée, elle [2], et cet indice ridiculement insignifiant ne compense évidemment pas
le fait (qu'ils ne relèvent pas) qu'il n'y ait pas la moindre trace
d'activité humaine dans cette cour ; on n'y voit personne : ni homme, ni
chien, ni chat ; on ne voit pas davantage ces fameux camions qui amenaient les
impotents aux crématoires et pas davantage cette voiture marquée de
l'emblème de la Croix-Rouge qui, nous dit-on, apportait le Zyklon-B. Il n'y a
rien, rien, absolument rien !
Le 13/9/1944, Brugioni et Poirier voient un convoi géant
de 85 wagons (peut-être de Lodz ou de Tchécoslovaquie, pensent-ils). Ils
relèvent au passage l'extension du camp de Birkenau (le « Mexico »)
pour accueillir les juifs hongrois à l'été 1944 (sans se rendre compte que
c'est là une des preuves que les juifs hongrois n'ont pas été exterminés
comme on nous le dit). Ils remarquent une colonne de 1.500 détenus dans la
principale rue du camp (qui conduisait, par définition, un peu partout et
notamment aux bains et à l'épouillage) : comme ils constatent qu'il y a de
l' « activité » (ils ne précisent pas laquelle) au Krema
IV (qui n'a pour ainsi dire jamais fonctionné : il est tombé en panne
aussitôt après sa mise en route en 1943 et converti en dortoirs ! ) et que
la porte de la cour de ce Krema est ouverte, Brugioni et Poirier
pensent que ce « pourrait » être la destination de ces 1.500
hommes (destinés à y être gazés). On avouera que cette conclusion est pour
le moins sollicitée.
Le 29/11/1944, Brugioni et Poirier relèvent que pour la
première fois, il n'y a aucun train dans la gare du camp (les déportations
étaient stoppées depuis belle lurette) : on retiendra donc que jusqu'à
cette date, ils avaient vu des convois (dont certains, il est vrai, peut-être
au départ) sans pouvoir en tirer des conclusions positives : on n'a pas
constaté une seule fois, au cours de cette période d'intense activité
d'extermination, la présence d'un homme, d'un seul homme dans la cour des
grands Kremas II et III, où furent gazés la très grande
majorité des juifs déportés à Auschwitz. Incroyable !
2. Réalité des fosses de crémation.
Comme nous l'avons vu, les crématoires ayant une capacité
manifestement insuffisante (même pour 1.000.000 de morts), les historiens
prétendent que les Allemands incinérèrent principalement leurs victimes
dans de « gigantesques fosses » (8 ou 9 fosses de 40 m de long
et 8 m de large, encore qu'en 1994, Pressac ne voyait plus que 3 fosses de 15
m de long et 3,50 m de large). Elles furent particulièrement utilisées,
précisent-ils, en 1944 (précisément à l'époque des reconnaissances
aériennes de l'US Air Force). On a vu plus haut que ces fosses sont
une vue de l'esprit, ne fût-ce que pour des raisons techniques, mais
examinons tout de même les photos.
Le 26/6/1944, Brugioni et Poirier, voyant de nombreuses traces de travaux de
terrassement près des Kremas IV et V (lesquels ont peu servi,
rappelons-le, le Krema IV ayant même été définitivement mis hors
service en 1943), font le rapprochement avec les fosses de crémation mais
refusent d'en tirer des conclusions positives (comme nous l'avons dit, ces
terrassements auraient peut-être pu servir à l'aménagement des « bassins
de réserve d'eau contre l'incendie » dont parle Müller).
Ils ne
retrouvent d'ailleurs plus ces vagues indices sur les photos des 26/7/1944 et
13/9/1944.
En ce qui concerne les grands Kremas II et III, ils
repèrent, sur toutes les photos si nous avons bien compris, une fosse « possible »
derrière les bâtiments (celle qu'on distingue en 6 à l'arrière du Krema
II fait environ 10 m sur 5 m ; selon Ball, elle a 2 m de profondeur et son
fond est recouvert d'eau) et ils pensent que ce sont celles qui ont servi à
incinérer les corps que les fours ne pouvaient brûler : ceux qui partagent
les conclusions que nous avons développées dans le chapitre que nous avons
consacré aux fosses, apprécieront.
Le 29/11/1944, ils constatent que la
fosse derrière le Krema III a été rebouchée.
Nous supposons que c'est à ces endroits que Pressac a fouillé, apparemment sans
résultat (en tout cas, il n'en parle pas dans son livre).
A aucun moment, Brugioni et Poirier ne disent avoir vu de stock de combustible
(bois ou coke).
3. Flammes et fumées.
Des torrents de flammes et de fumée noire sortaient des
crématoires et des fosses, disent les historiens ; ils étaient visibles à
30 km à la ronde ; cela aurait dû particulièrement se vérifier à
l'époque tragique des reconnaissances aériennes des Américains.
Sur les photos du 26/6/1944, Brugioni et Poirier voient effectivement de la
fumée, mais près de la station principale d'épuration ; ils n'en voient
nulle part ailleurs, ni sortant des crématoires ni sortant des gigantesques
fosses (et pour cause : elles n'existent pas) ou des petites fosses trouvées
près des Kremas II et III (si ce sont des fosses de crémation
; ne seraient-ce pas plutôt, par exemple, des fosses pour les cendres des
fours ?). Brugioni et Poirier concèdent que « c'est surprenant ».
Les autres jours et notamment le 25/8/1944, ils ne voient pas de fumée du
tout, même pas en des endroits non suspects ! Ils doivent bien admettre,
manifestement gênés, que « quoique les survivants rapportent que les
cheminées des crématoires crachaient continuellement de la fumée et des
flammes visibles à des miles de distance, les photographies n'en donnent
aucune preuve positive ». (Ces photos prises, précisent-ils, pendant
« la période d'extermination », sont datées des 4/4/1944,
26/6/1944, 26/7/1944, 25/8/1944 et 13/9/1944 ; en fait, en ce qui concerne
cette période, on en a aussi en date du 27/12/1943, mais le ciel était
bouché, et du 31/5/1944 ; on devrait aussi en avoir du 23/8/44 ; on a donc une photo par mois pendant 6 mois
consécutifs).
Les photos de l' « Album d'Auschwitz » ne montraient pas
davantage de fumée ou de flammes sortant des Kremas ; la photo
aérienne de la Luftwaffe du 8/7/1944 pas davantage. Ces fumées et
flammes (sans parler des odeurs) étaient sans doute celles qui étaient
émises par les cheminées et torchères du complexe carbochimique géant
d'Auschwitz III (peut-être aussi pour les odeurs, celles qu'émettaient les
stations d'épuration) : les témoins n'auraient pas menti mais auraient
confondu ou extrapolé. D'ailleurs, comme le relève Marais, des flammes ne
peuvent sortir d'une cheminée normale, sauf quand il y a le feu à cette
cheminée.
Comme nous l'avons déjà fait remarquer, si l'aviation américaine n'a pas vu
de fumées sortir des Kremas, ce n'est pas parce que, par une « malchance »
que les statisticiens n'admettront pas, il n'y avait pas d'extermination ces
jours-là mais tout simplement parce que, par un « hasard » que
les statisticiens peuvent admettre, il n'y avait pas d'incinérations ces
jours-là, les crématoires fonctionnant uniquement de façon intermittente
quand les morgues étaient remplies de cadavres. Autre explication donnée par
Marais, laquelle explication ne s'oppose pas nécessairement à la nôtre :
« Cette absence de fumée peut s'expliquer aussi par la nature du
combustible utilisé (le coke) et par une exploitation rationnelle,
sans surcharge, des fours crématoires. » (Revision,
mai-juin-juillet 1994). [3]
4. Orifices de déversement du Zyklon-B.
Brugioni et Poirier relèvent l'existence de ces 4 orifices
et sur le Krema II et sur le Krema III.
Relevons encore qu'ils ont constaté que le 14/1/1945, les chambres à gaz des
Kremas II et III n'avaient pas encore été dynamitées :
l'agrandissement des photos de ce jour-là serait bien intéressant (les
Allemands, dit le Kalendarium, avaient enlevé les 50 cm de terre et
donc d'herbes qui les recouvraient et les orifices doivent apparaître plus
clairement que sur les autres clichés, d'autant plus que ce jour-là, les Kremas
étaient recouverts par la neige).
Le géologue John C. Ball a analysé à son tour ces photos [4] et il a mis
en évidence un certain nombre de trucages de la part de la CIA,
trucages dont un profane peut se convaincre facilement. [5]
En conclusion, ces photographies, malgré leur manipulation grossière et le parti pris des analystes de la CIA, prouvent que l'histoire officielle est mensongère ou, pour le moins, entachée d'exagérations extravagantes. Qui oserait prétendre le contraire ?
NOTES
| [1] |
On peut trouver une copie et la traduction des rapports de reconnaissance de l’aviation américaine au-dessus d’Auschwitz le 26/6/44 (Rapport d’évaluation daté du 28/7/44 dans lequel il est aussi question de la reconnaissance faite le 4/4/44) et les 23 et 25/8/44 (Rapport daté du 30/8/44 et évaluant les dommages causés par l’attaque aérienne du 20/8/44) dans Vincent Reynouard, « Auschwitz. Ces documents occultés parce qu’ils contredisent l’histoire officielle », VH0, nov. 97, 38 p.) |
| [2] |
Dans l' « Album d'Auschwitz », ainsi que nous l'avons dit plus haut, la photo du Krema III indique également que cette porte est fermée au moment où des déportés manifestement inaptes (femmes âgées ou accompagnées d'enfants) passent à hauteur des deux grands Kremas. |
| [3] |
En 1998, Pressac dit avoir trouvé dans les archives de Topf des documents qui contredisent « les témoignages des survivants de Birkenau évoquant les colonnes de fumées et de flammes crachées par les cheminées des crématoires ». En effet, admet Pressac, les crématoires ne fument pas, ne fût-ce que parce que les constructeurs se sont imposé des normes strictes depuis longtemps. Topf pouvait se vanter avec raison dans sa publicité que ses foyers assuraient « une combustion complète et sans fumée ». C'est la raison, dit Pressac, pour laquelle les photos prises en 1944 par l'US Air Force ne montrent aucune fumée, fait dont on ne peut déduire, comme le font les révisionnistes, que ces fours étaient à l'arrêt alors que, selon l'histoire officielle, l'extermination avait atteint son paroxysme. (J-C. Pressac, « Enquête sur les chambres à gaz », Les Collections de l'Histoire, n° 3, octobre 98). Mattogno n'est pas du tout convaincu : pour lui, seul Pressac croit que les cheminées ne fument pas du tout parce que les fumées ont été proscrites lors du congrès de Dresde du 7/6/1876. |
| [4] |
Du moins les copies de négatifs déposées aux archives américaines, car les négatifs eux-mêmes sont apparemment inaccessibles ; s'il y a faux et usage de faux, on peut facilement comprendre pourquoi : ces négatifs portent la trace de grattages ou surcharges opérés par les faussaires. Selon Ball, les marques faites par la CIA ont été faites sur une photo papier ; le faussaire a pris une photo de cette photo et a réintroduit ce deuxième négatif dans le film original. Quand la CIA a ouvert ses archives au public en 1979, ce sont ces derniers négatifs qui ont été montrés. (The Journal of Historical Review, Volume 18, Number 4, July/August 1999, p. 47) En 1995 les juifs ont mis la main sur la CIA et cela n'est pas de nature à faire éclater toute la vérité. Lors du procès opposant Irving à Lipstadt, Van Pelt a dit que des négatifs des photos sont à Jérusalem et que son impression est que ces négatifs sont en réalité ... les originaux. (Peter Damian, VffG, Heft 3 und 4, Dezember 2001, p. 389) |
| [5] |
Anomalies à relever :
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