AAARGH

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N'oubliez pas de lire la gazette du golfe et des banlieues,

Liste des numeros de la nouvelle série,

numéro 43, 20 août 2004)...


Le Courrier des Incrédules

Conseils de révision


Actualités de septembre 2004


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Antoine de Galembert, ex-PDG de la compagnie fermière de Vichy, a dit le 12 avril 1996 devant le juge d'instruction que les enveloppes d'argent liquide données par lui ou sa secrétaire à François de Grossouvre, d'un montant total de plus de 1,5 million de Francs  «avaient été versées à la demande de François Mitterrand lui-même, afin de subvenir à certaines dépenses liées à l'entretien de sa fille Mazarine.» (Le Monde , 7 mai 1996). Où est passé le produit des rapines de Mitterrand, le président-voleur?

 

 

"Denial ain't just a river in Egypt" - Mark Twain.

 


SOMMAIRE

 


Nouvelles de l'AAARGH

Trouvaille (Briatte)

Imposed myths, by Torkhan Sharipov

Une loi tragiquement inappliquée, par Pierre Lellouche

Robert Faurisson on Arolsen

Al-Liwaa Al-Islami: The Holocaust is a Zionist Lie Aimed at Extorting the West

TOURNANT EN ALLEMAGNE

ÇA CHAUFFE PRÈS DU GAZ

Alima après Mouloud, par Denis Sieffert

LE CAMP DE STRUTHOF-NATZWEILER

Monsieur Volle, andouille

AU COURRIER: Pie XII

MAUVAIS COUP

CABINET FANTÔME

HELP

DISCUSSIONS POLONAISES

DEVENEZ COLLABOS

Les rouges, les bruns et les verts, ou la convergence des totalitarismes,  Alexandre del Valle

L’Internet raciste en langue française, par Gérard Kerforn

AVONS-NOUS BESOIN D'UNE GRANDE PURGE?

Condamné pour discrimination raciale, René-Louis Berclaz a trouvé refuge hors des frontières hélvètes. Il intéresse les autorités vaudoises, par Jean-Noël Cuénod

PARUTIONS

Eternal Treblinka, Anne Renon

 

 

 

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NOUVELLES DE L'AAARGH

 

Juin

Nous avons transformé tous les textes de Serge Thion, qui étaient "zippés" en livres au format pdf.

Nous ouvrons une page russe. C'est notre huitième langue de travail. Les ouvrages révisionnistes, en Russie, il y a quelques années du moins, se vendaient devant le Bolchoï, sur le trottoir. On nous promet, de là-bas, monts et merveilles. Pour l'instant, nous avons pu nous procurer une version russe des livres de S. Thion. Le reste arrive...

 

Juillet

Il paraît que le fascisme est né le dimanche 23 mars 1919 à Milan. Mais avez-vous jamais conversé avec un vrai fasciste? Avez-vous la moindre idée de ce qu'a été le fait d'être fasciste à la veille de la seconde guerre mondiale? C'est ce que raconte un extraordinaire écrivain dans un de ces livres maudits - paru en 1942 - qui raconte cette période avec une verve truculente. Même les fachos n'ont pas le courage de mettre Lucien Rebatet en ligne. Ils ont les foies. Nous avons une raison et une seule de le faire: Rebatet, qu'on l'aime ou non, est un très grand écrivain du XXe siècle. Pour vous en convaincre, et sans parler de politique, lisez Les deux étendards, republié par Gallimard. Mazette! C'est donc avec une immense curiosité que vous irez voir Les Décombres - dont le triste Pauvert a donné une réédition tronquée. Ils ont tous les foies... Cet ouvrage est en tout point conforme à l'exemplaire original volé par Nadine Fresco dans la bibliothèque familiale de Serge Thion.

Enfin, la traduction allemande complète du livre de Garaudy, Les mythes de la politique israélienne, paru d'abord à la Vieille Taupe en 1995. Seuls des passages avaient été traduits dans Sleipnir. Les Allemands attendent que nous ayons mis le livre en ligne pour enfin pouvoir le lire d'une traite.

 

Août

Des profondeurs du monde anglo-saxon, remontent deux textes qui tournent autour de la Seconde Guerre mondiale: les mémoires de Curtis Dall, le gendre du Président Roosevelt, où l'on voit les manipulateurs à l'œuvre, et l'extraordinaire pamphlet d'un Anglais, antisémite patenté s'il en fut, qui explique, dès mai 1945, que le conflit qui vient de s'achever est une guerre juive, impulsée par les juifs pour sauvegarder les juifs et leurs intérêts. C'est peut-être dans la prison où l'avait jeté le gouvernement de sa Gracieuse Majesté qu'il a trouvé cette effarante lucidité: Arnold Leese, The Jewish War of Survival. Voir, comme d'habitude, la page «Livres».

Quelques broutilles: un petit mémoire universitaire sur l'Affaire Faurisson, écrit par un petit bizuth né de la dernière pluie (François Briatte); les traductions anglaise et portugaise de la lettre écrite par Léon Degrelle au Pape, ainsi que son dernier livre, Hitler pour mille ans. Nul n'est prophète... Enfin, nous avons substitué des <pdf> à des <zip> pour des travaux de Saletta et Mattogno.

Nous ouvrons une section en langue roumaine: premier ouvrage traduit: Le Mensonge d'Ulysse, de Paul Rassinier. Merci à tous ceux qui rendent ces choses possibles.

 

 

TROUVAILLES

 

Un étudiant frais et rose, François Briatte, aussi prodigieusement inculte et naïf que ses congénères, se voit confier par un directeur de conférence, un certain M. Lewin, le soin de rédiger une fiche de lecture sur un ouvrage de Chomsky. La scène se passe à Sciences-Po Grenoble, autant dire nulle part. Le parcours de ce paysan des Alpes apporte néanmoins quelques trouvailles réjouissantes.

 

J’ai appris depuis ce qu’était un faussaire de la vérité historique. J’en ai eu un au téléphone, j’ai écrit à d’autres. J’ai aussi appris à quel sujet et à quelle ambiguïté l’éditeur faisait ici allusion. On est évidemment surpris d’apprendre qu’il puisse y avoir ambiguïté à propos de l’Holocauste! En me renseignant un peu plus, j’apprends auprès de M. Jacques Toledano que Noam Chomsky ne vient plus en France depuis une lointaine affaire qui l’a amené à se retrouver "cosignataire", dans les termes de mon interlocuteur, d’un ouvrage négationniste. L’ensemble me semble totalement absurde dès le début; j’en viens alors à me renseigner dans le cadre du travail dont vous nous avez chargé. Ma fiche de lecture porte sur l’affaire Faurisson (ou scandale Chomsky, au choix) et s’appuie sur un ensemble de lectures plus que sur un livre en particulier. S’il fallait tout de même choisir un ouvrage, ce serait celui qui figure en couverture de ce travail. Cette fiche de lecture part de cette affaire si simple et si compliquée en même temps pour s’étendre ensuite au thème du révisionnisme devant les tribunaux français, thème sur lequel j’ai pu développer mes recherches sans trop de problèmes, allant jusqu’à m’entretenir au téléphone avec un professeur charmant répondant au nom de Robert Faurisson, un faussaire de la vérité historique parmi de nombreux autres. Je n’aurais jamais imaginé une telle ampleur au mouvement révisionniste. Les individus qui le forment s’éloignent du simple cadre de l’extrême-droite et de ses ‘points de détail’ de par leurs formations d’historiens et leurs talent reconnu. Derrière les nombreux procès qui visent à les faire taire à jamais se cache un malaise important, chez les historiens d’une part qui se rendent compte à quel point les révisionnistes sont difficiles à contrer, chez les juges d’autre part qui réalisent à quel point il est difficile de les jeter en prison

 

Comme ce chef d'œuvre, écrit dans un français approximatif, de rigueur dans les Zuniversités, parsemé d'inexactitudes étonnantes, est en ligne sur le site de Sciences Po Grenoble, nous le reproduisons tel quel. On notera que ce chercheur en herbe, naïf et doux comme un ruminant, n'a pu mener son enquête que parce qu'il a trouvé les textes.. sur Internet. Devinez où!

http://aaargh-international.org/fran/livres4/briatte.pdf  (38 p.)

 

 

SUR LES MARGES DE L'EMPIRE

Notes caucasiennes 

Imposed myths

Torkhan Sharipov

 

However, not all historians and researchers agree with the Zionist interpretation of the tragic events that happened back in those days. Many scientists are claiming that the researches conducted on the subject of 'mass genocide' of Jews and the real number of victims are showing that the figures were unjustifiably exaggerated and overstated many times, and the real events were distorted. [...]

In the context of what was said above, the book by Swiss scientist Jurgen Graf titled 'The Holocaust Myth' opened up the eyes of many people.

 

Valery Lebedev, who read this book (Duel Magazine, issue No. 33) says, "It seemed to me to be enough when J. Graf stuck my nose into the fact that furnaces in crematories of German concentration camps were made of muffle, and notorious Zyklon B gas was an insecticide... It may say nothing to the readers who are not familiar with chemistry or heat engineering from their own experience; but to me, who knows what muffle is and who worked at a gas-dangerous enterprise, no other proofs are needed. For me it was even a kind of shame that I did not pay attention to the stupidity about that Zyklon B! No Jews were being put to death in gas chambers, since there were no gas chambers at all. Bombings of Germany by the allies and evacuation of the camps led to cutting off the supplies, starvation started in the camps, but the main thing was that epidemics of typhus broke out. This typhus is carried by lice, and in order to save the inmates Germans were disinfecting their clothes with Zyklon-B. Cans with Zyklon-B were found in Auschwitz, and it was presented as a weapon for killing the Jews".

 The researchers calculated that about 150,000 Jews died in Auschwitz (according to Faurisson), or about 160-170 thousand (according to Mattogno). Out of all who were gassed there were zero. And epidemics were the main reason for such a high death rate, typhus being the number one.

 Sure, it will be impossible to cover the entire Holocaust subject in just one small article, and to cross all T's.

 

"However, the fact that discussing different versions of the Holocaust is illegal in many European countries speaks to the relevance of this issue. First, the state of Israel appeared on the basis of the Holocaust myth. The world would never have allowed Israel to exist without this myth, since it appeared during the times of global decolonization. Britain made up with the independence of India, and dozens of territories were doing their best to cast off the yoke of the White man. The colonial intrigue of the Jews in the Middle East was carried out in a very brutal way: the massacres, the destruction of numerous Arab villages, and expelling a large part of the Palestinian population from the lands of their ancestors. The international community is coming to grips with all of this. At the end of the day, the Jewish nation that suffered so much from the Holocaust was in need of its own fatherland that could protect it from genocide. Can the struggle of the Palestinians be compared with what Jews had to go through under Hitler?" (Treblinka: A Critical Analysis of the Official Version).

 

The book titled The Holocaust Myth was published in Russian under the auspices of Gennady A. Kubryakov by Russian Herald (Russky Vestnik).

 The foreword to the Russian edition of this book says, "Of course, Hitlerites committed serious crimes against Jews. Their sufferings, as well as the sufferings of other nations, are immeasurable. This is why the tendencies of extremist forces, tied to Zionism first of all, to use these sufferings to achieve their dirty political goals, are causing decisive condemnation".

 The lives of those who tried to prove it are tragic. Their lives were series of continuous legal prosecutions and outright physical terror. In West Germany it was Thies Christophersen, author of 'The Auschwitz Lie' ('Die Auschwitz L¸ge'), who had to flee to Denmark. But even there they would not leave him alone: his house was burned down, and he is now hiding. Manfred Roeder was sentenced for writing a preface to Christophersen's book. Wilhelm Staeglich was prosecuted for his book 'The Auschwitz Myth' (Der Auschwitz Mythos). His doctoral degree was taken away from him, and that decision was motivated by the law passed during Hitler, however strange it may sound. In France historian Francois Dupras was killed in 1978; Zionist students poured sulphuric acid in the face of Michel Caignet; Professor Robert Faurisson lost his chair at the Lyons University for casting doubt on the existence of 'gas chambers'. In September 1989 he was brutally beaten in the park of the city of Vichy by militants from the Sons of Jewish Memory group. They broke his jaw and several ribs.

 In Canada artist Ernst Zundel was sentenced to 15 months in jail for promoting the brochure by Richard Harwood "Did Six Million Really Die?" Next trial of Ernst Zundel in 1988 was the turning point in this entire story. Engineer Fred Leuchter made a sensational speech, where he scientifically proved that the structures described as alleged 'gas chambers' could never be used for mass extermination of people.

 In France Roger Garaudy published a new book titled "The Founding Myths of Israeli Politics". This book also exposes the Holocaust myth, which caused wild animosity among the Zionist circles.

 The preface says that the Holocaust myth is insulting to the mankind, for it presents the Jewish people as the main victims of the past war, even though in reality the Jews suffered no more, but even less than many other nations involved in the war of extermination unleashed by Adolf Hitler, the most consistent reviver of the imperial ideas in the Western civilization, a maniac and a man-hater (not only towards the Jews). The mankind paid for this war with 55 million human lives, where the real and not mythical share of the Jewish people is not 6 million, but about 500 thousands, as the calculations of experts are showing.

 Blatant lies, falsifications of history and large-scale terror are favorite tools that the Zionists are using. And today during another commemoration of the 'Holocaust' the Zionists are committing demonstrative murders of Palestinians in spite of the condemnations by the so-called international community. And after the entire world, except for the US and Russia, has virtually condemned the Zionist leadership for lawless political murders, Sharon is still threatening with new murders and terrorist acts again.

 

for Kavkaz-Center

< http://kavkazcenter.com/eng/article.php?id=2814 >

 

 

LE JUIF AVEC LE COUTEAU ENTRE LES DENTS

 

Une loi tragiquement inappliquée

 

par Pierre Lellouche

 

Depuis près de cinq ans, en France, nous assistons non seulement à une banalisation des insultes antisémites, y compris à l'école, mais, plus grave encore, à une explosion des violences contre nos concitoyens de confession juive.

Le nombre des violences de ce type recensées par la Commission nationale consultative des droits de l'homme était de 743 en 2000, de 216 en 2001, de 932 en 2002 et de 588 en 2003. Il est de 180 depuis le début de cette année! Il ne se passe pas de jour, dans notre République, sans que l'un de nos concitoyens soit violemment agressé, parfois très gravement, pour le seul fait d'être juif.

Tous les observateurs s'accordent à penser que cette situation, née avec le début de la deuxième Intifada dans les territoires palestiniens, est directement liée à ce conflit, et à la faillite de l'intégration dans notre pays. Il n'en demeure pas moins que cet état de fait proprement insupportable est littéralement sans précédent dans notre pays.

Même dans les années 1930, où pourtant la presse antisémite était particulièrement féroce, les enfants juifs n'étaient pas attaqués et battus dans l'enceinte même des écoles de la République; les étudiants n'étaient pas poignardés, les bus scolaires n'étaient pas attaqués, les synagogues n'étaient pas incendiées. Bref, l'on n'assistait pas à cette sorte de pogrom larvé complaisamment «compris» sinon justifié par une certaine élite et une certaine presse, non plus au nom de l'antidreyfusisme ou du fascisme, mais cette fois au nom des droits du peuple palestinien ou de «l'humiliation» arabe.

En somme, on peut être tranquillement antisémite dans la France de 2004, avec en prime la bonne conscience de la lutte pour les droits de l'homme! Comment ne pas voir que, dans un tel climat, certains jeunes en quête d'identité se vengent alors directement contre «le feuj», a priori complice, donc coupable, des «massacres» attribués à l'armée israélienne dans les territoires palestiniens?

C'est parce qu'il me semblait indispensable de réagir à cette situation parfaitement insupportable et indigne de notre République que j'avais pris l'initiative, il y a plus de deux ans déjà, d'un texte d'origine parlementaire visant à aggraver les peines en cas de violence avec une intention antisémite ou raciste contre les biens ou les personnes. Cette proposition de loi, soutenue par le président de la République en personne et par le premier ministre, a été adoptée - c'est suffisamment rare pour que je le souligne - à l'unanimité par l'ensemble de mes collègues, députés et sénateurs de droite comme de gauche. Je tiens à les en remercier une nouvelle fois.

Confortant cet effort de la nation, les déclarations du chef de l'État comme du premier ministre et celles du ministre de l'intérieur, fortes et sans ambiguïté, n'ont jamais varié sur ce sujet.

Le seul problème - mais il est de taille - est que cette loi n'est tout simplement pas appliquée. Non seulement les violences de nature antisémite continuent à un rythme incroyablement élevé en France, mais, d'après les informations dont je dispose, la loi votée au début de 2003 n'a été utilisée pour l'ouverture de poursuites que 20 fois l'année dernière et a conduit à une incrimination dans seulement 6 cas sur 588. Pour 2004, les parquets n'ont retenu la circonstance aggravante que pour 7 dossiers...

Cette situation est pour le moins préoccupante et se traduit par un sentiment profond de malaise chez de nombreux Français. Malaise aggravé par d'autres décisions de justice récentes qui, tout au contraire de l'objectif affiché, ont semblé révéler, disons une certaine tolérance, voire une complaisance à peine déguisée pour certaines déclarations qui pourtant relevaient de l'incitation à la haine raciale ou certains actes de violence antisémite dans tel établissement scolaire à Paris. Comme le dit Alain Finkielkraut, il est «recommandé très fermement, et de moins en moins courtoisement, aux juifs de France, quand ils sont victimes d'attentats antisémites, d'adresser leurs réclamations à Sharon».

Comment ne pas comprendre que de nombreux Français menacés, insultés, attaqués chaque jour parce que juifs se sentent abandonnés par la République? Que certains envisagent de quitter leur pays ou, comme je l'ai vu dans ma propre circonscription à Paris, partent aux États-Unis, au Canada, ou en Israël.

Je reçois de nombreux Français de confession juive des courriers qui s'étonnent que «les cinq agresseurs du fils du rabbin de Boulogne-sur-Seine aient été relâchés (un de ces jeunes en est à sa deuxième agression contre un jeune juif). Cela voudrait-il dire que nos enfants et petits-enfants pourront être frappés pour le seul fait qu'ils sont juifs et que leurs agresseurs ne seront pas poursuivis par la justice? Je ne connais pas bien les termes de la loi que vous avez fait voter au Parlement, mais je pense qu'elle faisait référence à ces agressions.» En effet...

Soyons clair: je n'ai nullement l'intention de servir d'alibi ou de caution de bonne conscience ni par mon nom ni par l'action législative qui a été la mienne à une situation où, loin de reculer, l'antisémitisme s'enracine chaque jour davantage dans notre pays.

La première mesure urgente qui s'impose est de procéder à une évaluation précise des conditions d'application de la loi, tant dans la constatation des faits par les services de police que lors de leur qualification par les magistrats. Un tel dispositif existe pour d'autres lois (je pense à la loi sur l'endettement des ménages dont le suivi a été confié au premier président de la Cour de cassation). Il faut très vite faire de même pour la loi du 3 février 2003.

La seconde mesure urgente est de mobiliser l'ensemble de l'appareil administratif et éducatif de l'État mais aussi chaque commune de France pour que ne soient plus admises les dérives auxquelles nous assistons quotidiennement à l'école, à la télévision ou dans les médias, avec la complaisance de certains enseignants, de certaines élites et l'irresponsabilité la plus totale des parents.

Il n'est pas tolérable d'accepter l'antisémitisme à l'école au nom de la prétendue ignorance des enfants qui se livrent au racisme.

Il y eut jadis les étoiles jaunes. Il n'est pas tolérable de voir des croix gammées accrochées aux juifs de France ou à leurs cimetières.

 

Le Monde, 15 juin 2004.

 

Ce type, Lellouche, atteint de nouveaux records dans la férocité (juive, il faut bien le dire) et dans l'ignominie, qui consiste à détourner le droit français de ses traditions conceptuelles. Par des moyens que l'on ne cherchera pas à élucider, il fait passer une loi qui est un simple "multiplicateur de peine". N'importe quel acte déjà puni par le code pénal sera condamné du double si l'acte a été commis dans une "intention" antisémite (ou raciste, le deuxième terme n'étant là que pour la frime). On n'a jamais vu de chose pareille! Et il n'y a pas eu un seul parlementaire pour se lever et dire non? En tout cas, les juges ont bien compris qu'on ne pouvait pas appliquer une saloperie pareille. Alors le bourreau Lellouche revient sur scène pour réclamer ses quintaux de chair. S'il y a de l'antisémitisme, il est fait pour des types de ce genre-là.

 

 

CONSIDÉRANTS

 

François FAVRE à MB, le 19.4.00

Extrait:

La loi française interdit de nier la validité de l'information en histoire. Si le sujet est sensible, vous serez accusé de révisionnisme et passible de condamnation. Vous avez tous les droits pour dénoncer l'horreur du nazisme, et aucun pour faire condamner les gouvernements actuels ou les entreprises qui escroquent la population et promeuvent par leur économisme le chômage comme la pollution. L'historien Robert Faurisson fut condamné en 1981 à six mois de prison et amendes diverses pour provocation à la discrimination, à la haine et à la violence raciales. Or il ne s'agissait suivant Serge Thion, du Monde, que d'un délit d'opinion. En utilisant le levier de la culpabilité, on se servait – et on se sert encore – de l'holocauste à des fins purement partisanes (éluder entre autres les responsabilités présentes de monstruosités similaires).

< http://sciencesphilo.free.fr/RMB190400.htm >

 

 

GUICHETS FERMÉS

 

Dr. Robert Faurisson on Arolsen:

 

The International Tracing Service (ITS) (or Internationaler Suchdienst) is in Arolsen near Kassel. The address is: Gross Allee 5/9, D 3546 Arolsen.

 Although situated in Germany and paid by the German taxpayers, it depends on the International Committee of the Red Cross (ICRC) in Geneva. It is headed by the Swiss Charles Biedermann who was summoned by Ernst Zündel at his 1988 trial in Toronto. Biedermann had a hard time with us; see Robert Faurisson, "The Zündel Trials (1985 and 1988), The Journal of Historical Review (JHR), Winter 1988-1989, especially p. 425-426.

 The essential mission of the ITS is to help those needing proof of their "persecution" by the [National Socialist regime] to collect special benefits - but, as it happened, ITS collected millions of documents pertaining to the concentration camps, to the ghettos, to the [Third Reich's]  general policy towards non-German civilians in occupied countries, etc. For instance we know they have German original records of inmates who died in the camps and special lists of dead who were cremated.

 The ITS had a Historische Abteilung (HA) and used to publish every year Activity Reports which were rather interesting for the historians. Unfortunately, in 1979, they decided 1) to put an end to the HA, 2) to suppress in their Activity Reports the 2/3 which had some interest for the historians, 3) to create an International Committee in charge of controlling the access to ITS information, that committee having representatives of ten nations: USA, Israel and eight European nations.

They did so because of what they considered to be the damage caused by some who tried to exploit their data for bad purposes.

 I must say that some rather amateurish revisionists tended (and still tend nowadays) to use the data of those Activity Reports (or of some other accounts of the ITS) in an inappropriate way. For example they would claim that, according to the 1978 Activity Report, only 361.653 had died in the concentration camps from 1933 to 1945. In fact, this was the number of deaths registered by the Special Registry Office of Arolsen, and the ITS kept repeating that, since they had no death books for Treblinka and some other camps, such figures could not give you an idea of the total of deaths in all the camps, ghettos and so forth.

 The ITS archives and files (40 kilometers, I guess) are a fantastic treasure for the historians. I have been in touch, directly or indirectly, with the ITS from January 1975 to April 1988 and I can guarantee you that as a revisionist I would enjoy going freely through their files to discover the real fate of people who were supposedly gassed. Remember how I discovered that a certain Simone Jacob, born on July 13, 1927 in Nice (France) and supposed to have been gassed  in Auschwitz on April 16, 1944, had in fact survived, married a Mr Veil and became the famous Simone Veil who was at a time President of the European Parliament. I wrote somewhere that she could be named President of the falsely gassed.

 When the ITS will stop its activities in favour of the survivors or of their legal successors, we'll have to wait fifty years to get into their archives and files.

 "Fifty years after the Service is closed, the material that has been so industriously collected can be made available to research" (Carlheinz Tüllmann, Rheinische Post, Düsseldorf, 14. Dezember 1985; article reproduced in English in The German Tribune, Hamburg, January 12, 1986, p. 14).

So I am afraid we'll have to wait 2007 or 2008.

Ernst Zündel understood more than anyone how attached I was to the Arolsen matter. In a fax I sent him on May 1, 1990, I congratulated him for an initiative he had re the ICRC and the ITS and I added: "The only thing that everyone, and especially every German taxpayer, should simply ask is: REOPEN THE HISTORISCHE ABTEILUNG OF THE INTERNATIONAL TRACING SERVICE IN AROLSEN".  And I added: "Remember that in my life of searcher I had at least two 'idées fixes': 1) An expertise of the weapon of the crime in Auschwitz, 2) A free examination of the Arolsen files.

A triple "A": "Auschwitz And Arolsen". We got Auschwitz - we still need Arolsen.

Best wishes,

Robert Faurisson, July, 12, 2004.

 

 

COMIQUE TROUPIER

 

Un de ces malheureux "redresseurs de tort", qui foisonnent un peu partout, a "dénoncé" le professeur Butz aux autorités de son université, Northwestern, proche de Chicago. Ce comique, qui se nomme Michael S. Miller, dénonce Butz pour avoir publié un "article" (il ne l'a pas lu et ne sait même pas que c'est un livre) "outside of his field of expertise", en dehors du domaine de sa compétence. Et la compétence de ce délateur est, il le dit, la neurologie! En fait, il a piqué la traduction d'un article de la presse arabe, dont une agence des renseignements militaires israéliens a publié "des extraits". On ne sait pas pourquoi ils préfèrent publier des extraits. Cet imbécile dont l'ignorance ne dépasse que son arrogance, veut des sanctions contre Butz. Il ignore que d'autres s'y sont essayés, à maintes reprises, et s'y sont cassé les dents.

Cette historiette, qui illustre ce penchant incoercible de tant de juifs militants à accabler toutes les polices de lettres de délation, nous donne cependant l'occasion de donner de cet article arabe ce que les vaillants militaires de l'État juif ont bien voulu passer par leur moulinette. Cet article, inutile de le dire, comporte plusieurs erreurs grossières. Elle proviennent du fait que les principaux textes du révisionnisme ne sont pas encore traduits en arabe et ne sont pas pas directement accessibles à l'opinion arabe. Ce processus a commencé en russe et en japonais, mais en arabe, après une première bouffée de traductions dans le sillage du livre de Garaudy (par exemple la thèse de Roques), le mouvement s'est ralenti. Le flot des articles de presse, quant à lui, reste constant.

 

 

 

Al-Liwaa Al-Islami

 Egypt's Ruling Party Newspaper:

The Holocaust is a Zionist Lie Aimed at Extorting the West

 

Dr. Rif'at Sayyed Ahmad, director of the "Jaffa Research Center" in Cairo and columnist for Al-Liwaa Al-Islami, which is the Egypt's ruling National Democratic Party's paper, published a two-part article titled 'The Lie About The Burning of the Jews.' In his article, Ahmad stated, using the work of Western Holocaust deniers, that the burning of Jews in gas chambers during World War II was a tale made up by the Zionist movement in order to extort the West and make possible the establishment of the Zionist enterprise. The following are excerpts from the article[1]:

 

 'Did this Holocaust Indeed Take Place, and what is the Truth about the Numbers?'

 

"The Zionist enterprise on the land of Palestine succeeded by means of lies and myths, from the myth of the 'Chosen People' and the 'Promised Land' to the lie about the burning of the Jews in the Nazi gas chambers during World War II. When these means were scientifically examined, it was proven that they were untrue, that their reasoning was weak, and that they cannot withstand the test of solid fact.

 "What interests us here is that this lie [about] the burning of the Jews in the Nazi crematoria has been disseminated throughout the world until our time in order to extort the West and make it easier for the Jews of Europe to hunt [sic] Palestine and establish a state on it, in disregard of the most basic principles of international law and the right of peoples to independent life without occupation. [This lie] was raised [also] so that [the Jews] would receive financial, technological, and economic aid from the West.

 "During the past 50 years, Germany alone gave a total of some $100 billion. Many European countries began to amend their laws so that they would be compatible with the Holocaust myth ... and they toughened the regulations, resolutions, and laws convicting anyone who mocks this lie or tries to [state that] the number of victims was smaller - as happened to Muslim philosopher Roger Garaudy in France.

 "This entire situation has turned the Holocaust - that is, Hitler's operation of burning the Jews in gas chambers - into a drawn sword at the necks of historians and serious researchers in the West, and even in the East. At the same time, [the Holocaust] became profitable goods for the Zionist entity...

 "At a conference of 50 countries held in Germany in April 2004, the German foreign minister delivered a speech called 'Antisemitism.' He demanded that the conference participants demonstrate solidarity with Israel and fight those who deny or cast doubt on the matter of the burning of the Jews in the Nazi crematoria. Several months ago in the city of Stockholm, Sweden, some 26 European and non-European countries passed a resolution to teach 'the false Nazi holocaust' that Hitler had carried out against the Jews, at all stages of study in the schools of the participating countries. At the same time, there were words of appreciation for the Israeli prime minister, whose entity is today implementing the same purported Hitler Nazism.

 "None of the senior officials who participated in the conference bothered to answer a number of questions: Did this holocaust indeed take place, and what is the truth about the numbers that were disseminated regarding it? [They did not answer the question of] what their opinion was regarding the slaughter in cold blood of children, men, and defenseless elderly in Palestine today, since September 28, 2002 [sic]. Is this not 'the new Nazism?' And how does their false European integrity and their false defense of human rights accept this?

 "To this day, none of these countries has answered these questions, and never will answer them, because they are hypocrites with regard to [the difference between] perception and analysis, and there is no chance of getting an answer from them. We can only present clear-cut evidence, and try to reread the story of this 'holocaust' with complete objectivity."

 

 'Objective Essays by Zionist Authors Prove the Lie about the Burning of the Jews in Gas Chambers'

"First, the facts about this lie and what surrounds it, as follows:

 "[The number] of victims as a result of World War II, due both to the crimes of the Axis countries and the [crimes of] the Allies, are, according to a few versions, about 50 million, whether as a result of the war or of Hitler's crimes. Of these, 18 million were Germans. Among the victims of this war were Jews, like other members of the human race, as war and cannon shells and planes are incapable of distinguishing between Jew and non-Jew.

 "Similarly, Hitler was against all nationalities that were not pure German, whether Jewish or non-Jewish. He was a fanatical German nationalist whose nationalism, which was against everything except Germany, included, of course, both Jews and non-Jews.

 "Objective essays by Zionist authors prove the lie about the burning of the Jews in gas chambers. Of these it is possible to mention, for example, Josef Ginzburg, a German [Jew] who lived under Nazi rule and fled with his family to America and from there went to Israel - about whose establishment he was enthusiastic. But after experiencing what he called its racist Nazi essence, he quickly left Israel and returned to Germany in the 1950s. There [in Germany] he wrote a number of important books about the 'holocaust,' denying that there had been gas chambers designed for burning the Jews. He said: 'This is nothing but a great lie, by means of which the extremist Jews wanted to extort Europe - particularly Germany - and to plunder the homelands of others.' And that is exactly what happened in occupied Palestine.

 "Josef Ginzburg was murdered by the Jews when he went to visit his wife's grave in Munich's Jewish cemetery, in retaliation for his attempt to expose their falsification."

 

 The Hoax of the 20th Century

"The famous French historian and geographer Paul Rassinein [sic, reference to Paul Rassinier] tried to confront this falsification and lie from the outset. In 1948, he published an extremely important history book about this falsification, called 'Crossing the Line.'[2] In his book, he used exact numbers and statistics about the number of Jews in Europe - particularly in Germany - prior to and following World War II. He carefully compared these [with the number of victims], and concluded that the number of killed from among them as a result of the war or as a result of Hitler's persecution of them and others who were not German subjects did not exceed a few hundred thousand. [Rassinier wrote in his book], 'The number did not reach even one million killed, at most.'

 "Paul Rassinier was persecuted and stood trial. He, the publisher, and the author of the book's preface were all fined a large amount, just like what happened half a century later to the Muslim philosopher Roger Garaudy when he published his book 'The Founding Myths of Zionism,'[3] in which he refuted this same lie - the lie of the burning of the Jews in the gas chambers. And in a democratic country, France, he [Garaudy] was sentenced to nine months' imprisonment, fined, persecuted, and slandered. What kind of democracy is this, that does not tolerate the intellectual efforts of others on this world's historical issues?...

 "The American author and researcher Arthur Butz produced an important book titled 'The Hoax of the Twentieth Century'[4]… This book includes precise scientific data on the Auschwitz camp, where it was alleged that 1.2 million Jews were 'burnt.' Arthur Butz proved that at this camp dead bodies - of Jews and non-Jews - were burnt as a result of the war, and that their bodies were burnt so contagious diseases would not be spread by leaving them in the streets for a long time. [Similarly,] it is almost certain that it was not Hitler who built the crematoria, but the Poles, after the war, and that the odors emitted by the crematoria in which the bodies were burnt were also those of horses who died as a result of the war... He concluded from all this that the 'crematoria'… were a lie that must now be exposed. Of course, Arthur Butz was attacked by world Zionism, and nearly paid with his life."

 

 'No Matter what Proof We Present, [the Jews and] the European Politicians will Never Believe Us'

"The evidence and the objective essays published in the world about this 'lie,' which the Jews have succeeded in exploiting with great wisdom, are continuing. The most recent important attempt, which also faced a Zionist counterattack, was that of British historian David Irving, who in 1990 stated before 800 people in Munich that there were no gas chambers at Auschwitz, and that the gas chamber in the detention camp there was erected by the Poles after the war - similar to the one erected by the Americans at Dachau - and that six million Jews were not burnt there as was alleged.

 "In January 2002, he again stated that it was inconceivable that the number of Jews killed as a result of the war reached this number [six million]...

 "In the same way, articles by Gilbert Aire [sic] appeared in the British [newspaper The] Independent, in which he considered the talk about the Holocaust as nothing more than a cheap fashion. Similarly, the essays of British authors  Sam Shulman, Tim Cole, and Nata Shalter [sic], of the American author Peter Novick, and of dozens of other [authors] of conscience, who were very humiliated by the trade in the false Holocaust...

 "No matter what details and proof emphasizing the lie of the burning of the Jews in Nazi crematoria we present, they [the Jews] and the statesmen of Europe who trade in the Holocaust will never believe us. On the contrary - it is almost certain that they will accuse us of antisemitism...

 "Dozens of Western laws in the European countries have been changed to protect this false myth of the burning of the Jews. Dozens of curricula have also been changed. Today, it is possible to curse the monotheistic religions, but the 'holocaust' and its lie are above criticism and above opinion, and in Europe it is unapproachable.

 "All this proves that we are standing before new Western idol-worship that requires a genuine cultural revolution within it in order to destroy it - a revolution that will use facts and science against tales ungrounded in true reality and credible history."

Special Dispatch Series - No. 756 publiée par le MEMRI.

 

July 30, 2004

 

< http://www.adelaideinstitute.org/Beauty/011.htm >

 

TOURNANT EN ALLEMAGNE

 

Court defends neo-Nazi freedom of expression

 

 29 July 2004 

Karlsruhe - In a landmark decision, Germany's high court Thursday defended the constitutionally guaranteed right of freedom of expression for neo-Nazis. The Federal Constitutional Court rejected a state court ruling that banned  a rally by rightwing extremists protesting against construction of a Jewish  synagogue.

The lower court had upheld a ban issued by municipal authorities in the  city of Bochum who said the rally violated federal laws against public  utterance or display of Nazi ideology.

The high court, in reversing that lower court ruling, conceded that the opinions expressed by the rightwing radical group, the National Party of  Germany (NPD), were clearly offensive and objectionable to many people.

However, the justices said the sensibilities of the majority opinion were outweighed in this case by the constitutional guarantees of freedom of  expression.

In handing down their decision, the Karlsruhe justices wrote, "The basic guarantees of freedom of expression apply as well to minorities. These  guarantees cannot be suspended simply because the ideas expressed by a minority contradict those held by the majority."

 

< http://www.expatica.com/source/site_article.asp?subchannel_id=52&story_id=10060 >

 

 

ÇA CHAUFFE PRÈS DU GAZ

 

Jérusalem, 11 août (AFP). Des touristes français ont attaqué dimanche un groupe d'étudiants juifs israéliens près des chambres à gaz du camp d'extermination nazi d'Auschwitz, en Pologne, a indiqué mercredi un quotidien israélien. "Je m'étais enveloppée avec un drapeau israélien, et un touriste français m'a attaquée en m'insultant et en criant que nous devrions rentrer chez nous et avoir honte de nous promener ainsi dans le camp", a raconté une étudiante israélienne, Maya Ober, 21 ans, dont les propos ont été rapportés par le quotidien Yédiot Aharonot.

Un représentant du Congrès juif mondial (organisation accréditée auprès de l'Onu), Lawrence Weinberg, témoin de la scène, a de son côté indiqué que d'autres touristes français ont pris à partie le groupe d'étudiants israéliens accompagnés de juifs américains, selon cette même source.

 

Nos félicitations au touriste français!

 

INDIGNATION LÉGITIME

 

 

Alima après Mouloud

par Denis Sieffert

 

La présence d’Alima Boumédienne-Thiery, ex-députée européenne des Verts, sur la liste de gauche des sénatoriales à Paris a inspiré une drôle de missive à une quinzaine d’élus socialistes parisiens, maires d’arrondissement ou conseillers municipaux. La lettre, adressée au Premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, au maire de la capitale, Bertrand Delanoë, et au responsable de la fédération PS, Patrick Bloche, dresse un acte d’accusation qui en dit long sur la conception démocratique de ses auteurs. La militante écologiste n’aurait pas sa place sur une liste de gauche parce qu’elle «défend régulièrement des positions communautaires, non laïques, notamment sur le port du voile», et que, de surcroît, ô horreur, «elle a animé des débats avec Tariq Ramadan, qu’elle a soutenu lors du Forum social européen». Que l’on nous comprenne bien: le déni de démocratie n’est pas tant dans l’interdit dont ces élus socialistes veulent frapper une candidate. Après tout, si nous avions affaire à une négationniste, ou une antisémite, l’indignation serait légitime. […]

 

Politis du jeudi 22 juillet 2004

 

 

DÉNI DES NIDS

 

 

LE CAMP DE STRUTHOF-NATZWEILER

 

Dans la critique actuelle des documents et témoignages relatifs à l'Holocauste par les soi-disant révisionnistes (le terme de «dénégateurs» semble mieux approprié, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de nier la véracité de l'ensemble des documents et témoignages), ce qui est relatif à l'existence des chambres à gaz est un point particulièrement sensible.

En effet, ces négationnistes aux allures vertueuses, prétendant vouloir simplement rétablir la vérité historique, veulent en fait banaliser le crime en expliquant l'énorme quantité de morts par les nécessités de la guerre et en renvoyant les belligérants, Alliés et forces de l'Axe, dos à dos dans une responsabilité commune.

En fait, ils ne cherchent qu'à réhabiliter le régime Nazi en s'efforçant d'effacer ce qu'il a commis de plus injustifiable. Evidemment, le régime hitlérien était une dictature très dure, internant toute opposition dans des camps de «rééducation»; dès 1933, violant quantité de traités internationaux à commencer par celui de non-belligérance, spoliant les Juifs de leurs biens, de leurs droits de citoyens et finalement de la qualité d'êtres humains; mais la partie la plus visible, la plus voyante est naturellement l'extermination en masse des Juifs et tout spécialement celle qui a utilisé comme moyen les gazages.

Il serait naïf de croire que ces négationnistes n'ont aucune arrière-pensée politique. Sauf quelques égarés, ou des éléments vite mis à l'écart de leurs communautés (journaux, sites Web) ils ont en commun l'antisémitisme, la volonté de rétablir un régime fasciste; le leader de l'extrême-droite allemand est un ancien Waffen-SS; le leader de l'extrême-droite française a parmi ses principaux collaborateurs (c'est le cas de le dire) d'anciens Waffen-SS ou d'anciens membres de la LVF (ligue des volontaires français contre le bolchevisme, qui ont combattu les soviétiques avec les allemands pendant la seconde guerre mondiale). Léon Degrelle (créateur de la Division SS Wallonie) réfugié en Espagne jusqu'à sa mort était un ami de JM Le Pen, et lors d'une soirée d'élection était invitée la sœur du célèbre «révisionniste» Faurisson.

[...]

 

< http://ourworld.compuserve.com/homepages/mbilik/strut1.htm >

 

 

ANDOUILLE (DE TAILLE MOYENNE)

 

Monsieur Volle fait de l'humour:

"Il ne faut pas en effet compter sur un négationniste pour soupeser les arguments pro et contra: son instruction, unilatérale, est étanche aux travaux des historiens les plus rigoureux qu’il s’acharne à contredire." (...)

"Le négationniste peut s’appuyer sur ces traditions pour construire sa forteresse intellectuelle. La conversation avec lui est stérile: pour réfuter les faits qu’on lui oppose, il arbore le sourire entendu de l’initié. A vrai dire on se retient parfois d'argumenter avec lui: si l’on sapait sa doctrine, sa personnalité s’effondrerait. Il est aussi fragile que rigide."

 

< http://www.volle.com/lectures/igounet.htm >

Et il en rajoute:

< http://www.volle.com/opinion/antisemitisme.htm >

< http://www.volle.com/opinion/antisemitisme2.htm >

 

"L'antisémitisme est un thermomètre qui permet d'évaluer l'état de santé d'une société. Plus elle sera malade, tourmentée, suicidaire, plus elle aura besoin d'affirmer des illusions, de refuser l'expérimentation, plus elle sera antisémite. Plus elle sera équilibrée, constructive, plus elle sera ouverte aux apports de l'hébraïsme."

 

La panacée, c'est l'hébraïsme! On le savait pas! Ça explique tout!

 

 

AU COURRIER

 

Merci pour votre site. Ce matin j'ai relevé une petite erreur de date dans la page Vatican et seconde guerre mondiale, le texte de l'allocution de Pie XII aux cardinaux est de 1945 et non de 1946.

< http://www.aaargh-international.org/fran/div/vatican/vatican.html >

 

Allocution de Pie XII aux cardinaux (1946). <=== appel mettre 1945 au lieu de 1946

 Allocution au Sacré-Collège du 2 juin 1945 <== correct

 --- -----

 C'est du reste un texte curieux et je me demande si il a bien été écrit par Pie XII ou s'il ne doit pas plus aux pressions des américains, voire si il n'a pas été rédigé par une officine du genre du WRB, mais à la sauce catholique polonaise. Les anglo-américains ont été moins respectueux de l'indépendance du Vatican que l'Italie de Mussolini et même que l'Allemagne. La première fois que j'ai lu ce texte c'était dans la brochure de Maximin sur l'encyclique Mit brennender Sorge. Il me semble, sans avoir la compétence, ni le temps, de fournir une étude structurée que les expressions suivantes ne sont pas de Pie XII. Si je me trompe je demande qu'on me donne les références des équivalents dans d'autres textes publics ou privés de ce Pape, à commencer par "Mit brennender Sorge"

 La numérotation des paragraphes suit votre présentation sur le web

 

 §3 "le spectre satanique exhibé par le national-socialisme" ... "quand les coupables auront expiés les crimes qu'ils ont commis" (ces phrases ne sont même pas chrétiennes)

 

 §9 "... ce que le national-socialisme était en réalité: l'apostasie orgueilleuse de Jésus-Christ,..." (ce n'est pas ce que dit Mit brennender Sorge, voir la courte citation du §14 qui lui parle de perversion de l'ordre naturel, pas d'apostasie)

 

 §12 "Beaucoup, mais non pas tous!" (c'est une expression de tribun d'estrade, pas de Pape)

 

 §13 "...mettre le peuple allemand en état de se dégager des tentacules qui l'étreignaient?" (où, ailleurs, Pie XII utilise-t-il cette image de journaliste)

 

 §16 "Les catholiques allemands, on peut le dire,..." (le Pape dit Nous)

 

 §19 "qui en arrivaient à employer les méthodes scientifiques les plus raffinées pour torturer ou supprimer des personnes souvent innocentes" (encore du style de journaliste, et en quoi fait d'être innocent aggrave-t-il le mal de la torture? qu'est-ce que des méthodes scientifiques 'raffinées', jamais Pie XII n'a pu écrire cela, même sous la contrainte)

 

 §23 "la haine des impies contre l'Église...

 

 §24 "Que le juste Juge (Dieu - FB) puisse ... abaisser finalement le bras de son ange exterminateur!" (Pie XII aurait désigné le gouvernement allemand du 3e Reich comme 'l'ange exterminateur' de Dieu? cf l'Apocalypse)

 

 §27 "... une tyrannie non moins despotique que celle qu'on a voulu abattre" (qui on? le Pape veut abattre une tyrannie par les armes, il n'en a pas, il soutient un camp contre l'autre? c'est le contraire de tout ce qu'il a fait et dit pendant 5 ans)

 

 J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un faux, comme la prétendue prière attribuée à Jean XXIII, mais sa présence dans des recueils officiels comme celui des moines de Solesmes, m'incite à penser que c'est plus compliqué. Il a dû y avoir une préparation par des émigrés polonais aux USA (du clergé?), et un circuit diplomatique obligeant Pie XII à prononcer ce discours devant le Sacré-Collège à l'occasion de sa fête, ou au moins à en accepter la publication dans les actes du Saint-Siège.

Si vous connaissez un historien qui a étudié de près cette allocution, je vous remercie de m'en donner les références. Le père Blet, dans son livre (en ligne à l’adresse: http://aaargh-international.org/fran/livres /livres2/Blet.pdf ) résumant le travail de publication des archives du Vatican pour la seconde guerre mondiale, évoque cette allocution mais n'en discute pas du tout le contenu, et n'en étudie ni la genèse, ni le brouillon, ni les discussions ou rencontres qui auraient pu lui être liés.

Enfin je pense que l'aspect unilatéral des accusations, de la diabolisation, ne correspond pas à l'esprit ni à la lettre des autres discours de ce Pape. En particulier il n'y rien sur les bombardements alliés, qui pourtant ont été très meurtriers et ont même menacé Rome, il y a juste une brève allusion d'une demi phrase, la dernière, à l'URSS qualifiée de "tyrannie non moins despotique", ce qui est quand même moins grave que "apostasie orgueilleuse de Jésus-Christ".

Bref, j'aimerais qu'un historien compétent regarde de près l'original de cette allocution et en trace la genèse.

 Bien sincèrement en vous remerciant encore pour votre travail,

 

 P.S. 1 - Si vous connaissez quelqu'un d'autre à qui je puisse poser cette question, cela me serait précieux.

 P.S. 2 - Utiliser ce texte à propos des mesures dont furent l'objet les juifs est impossible, il n'y a aucune allusion à cette question, les seules victimes explicitement désignées, ce qui n'implique pas que le Pape oublie qu'il y en a d'autres, sont les chrétiens, spécialement les catholiques et parmi eux le clergé polonais (§23)

 

 

 

MAUVAIS COUP

Tiré d'un roman "mauderne". Un type saute une inconnue. Le lendemain matin:

 

J'erre dans le salon, les yeux rouges du manque de sommeil. Je prends un livre au hasard dans sa bibliothèque. C'est un livre tiré à compte d'auteur. C'est un livre antisémite, négationiste, effarant. J'en parcours un demi-chapitre.

Je ne sais plus ce qui est venu en premier: la nausée ou la migraine. Fortes, brutales, submergeantes.

J'ai redéposé le livre comme si c'était une mygale.

Elle est sortie de sa douche, me regarde en souriant et me demande si je vais bien.

Je lui ai dit que ce n'était rien, une chute de tension.

On s'est dépêché de s'habiller et je l'ai déposée devant son cours.

Elle m'embrasse et je l'ai regardée s'éloigner. Je l'ai trouvée laide.

En rentrant chez moi, j'ai débranché mes téléphones et j'ai bu. J'ai bu tout ce qu'il y avait d'alcoolisé dans mon appartement.

Le lundi matin, il y avait un mail dans ma boîte, je ne l'ai pas lu et je ne sais pas si je le regrette. Ce qui sûr, c'est que je ne l'ai plus jamais vue.

 

< http://zer0rama.sio4.net/archives/000086.php >

 

 

CABINET FANTÔME

 

The Tory leader attempted to show his human side with voters in an appearance on the BBC Radio 4 programme to be broadcast this Sunday. He told how his paternal grandmother died in Auschwitz, and how his aunt survived the gas chamber. The aunt eventually lived in Wales with Mr Howard's family after fleeing Romania.

 Mr Howard shared his "personal narrative" with interviewer Sue Lawley: "While at Auschwitz she had been in a gas chamber three times and for various reasons - once they actually ran out of gas - had got out to tell the tale."

Mr Howard has spoken about the Holocaust's effect on his family before, citing his grandmother in February when he went to Burnley to attack the British National party, and denounced the extremist group's refusal to accept the truth of the Holocaust.

 

On savait déjà que Michael Howard, chef du Parti conservateur anglais, était d'origine juive. On apprend à présent, dans un article de Vikram Dodd paru dans The Guardian du 3 juillet, que sa grand-mère paternelle est morte à Auschwitz mais que sa tante, qui vit aujourd'hui avec lui dans le Pays de Galles, a "survécu à la chambre à gaz". Selon M. Howard, "quand elle était à Auschwitz elle s'est retrouvée trois fois dans une chambre à gaz et, pour diverses raisons - dont une due à une pénurie de gaz - elle en est sortie afin de pouvoir raconter."

 

Elle aurait dû épouser Martin Gray, qui en connaît un rayon sur ces femmes-là. Quand à la panne de gaz, elle ne nous avait pas encore été faite.

Peut-être que dans le fond même cette crapule de Blair serait préférable à ce solennel imbécile?

 

< http://www.guardian.co.uk/guardianpolitics/story/0,3605,1252943,00.html  >

 

 

QUESTIONS (ENCORE) OUVERTES

 

 An open question, however, is this: exactly how much evidence was available in 1977? Or in 1979? Exactly how many observers claimed that Cambodia was locked in the throes of disaster, and how many claimed that the country was being heroicly rebuilt by brave revolutionaries? Was Chomsky accurately reflecting the different perceptions of the revolution?

To answer that, let's look at a few of the names Mr. Buermann cites specifically. We'll begin with Serge Thion, who, in the passage from Chomsky and Herman Mr. Buermann quotes, is described as one of the observers "long familiar with Cambodia." What did Thion have to say about the Khmer Rouge?

 In an article which is available on the web ( http://www.abbc.com/totus/CGCF/file12thion77.html ), which was originally published in the Paris daily Libération , on March 7, 1977, Thion wrote:

 

 "We know that the country is in the hands of a revolutionary anonymous organization (Angkar), that the economy seems to be based on total collectivization, that more than half of the population has been chased from the cities and is treated like a slavish mass, exploited without limits, hungry and terrorized, that the Organization is systematically destroying all those who, one way or the other, had anything to do with the former regime."

 

 Thion could, I think, be fairly described as a radical leftist. He did not, however, seek o dispute what was happening in Cambodia: he wrote that "doubts are unfortunately not possible" about whether or not the Khmer Rouge were responsible for a "blind massacre" with a death toll "in the tens, or possibly hundreds, of thousands."

 This, it should be noted, is in an article that was published more than three months before "Distortions at Fourth Hand." [by Noam Chomsky]

[Bruce Sharp]

 

<http://www.isp.nwu.edu/~fprefect/ politics/archives.html?entry_id=393 >  (via Google cache)

 

 

HELP! I NEED SOMEBODY

 

Conclusion du discours de Roger Cukierman, président du CRIF, à la conférence de l’OSCE, le 16 juin 2004:

 

Aussi, ne puis-je que constater que cette diffusion de nombreux contenus illicites est, si l’on peut dire, rentrée dans les mœurs. Cela a fini, inexorablement, par faire partie du paysage virtuel. La permissivité dans ce domaine se nourrit de la défection de beaucoup de ceux qui, dans le monde politique, aurait pu prendre la parole pour tenter de changer le cours des choses. Comment pouvons nous également considérer la permissivité qui existe dans certains États, ou l’on semble décréter que le racisme est une opinion comme une autre et ou l’on empêche une quelconque régulation de l’Internet? Ces États devraient s’interroger plutôt que de se défausser derrière le parapluie de la liberté d’expression. En ce qui nous concerne, nous affirmons que défendre la liberté d’expression n’est pas tolérer que l’Internet devienne un tout-à-l’égout sans fond où tout peut s’écouler. Les États-Unis, qui sont dans tous les domaines des modèles de lutte contre tous les fanatismes, doivent traiter l’antisémitisme et le racisme comme ils traitent la pédophilie et ne pas opposer le 1er amendement à la lutte contre ces délits. Amis Américains ne nous décevez pas!

 

< http://www.crif.org/index02.php?type=action&id=3165&menu=10&sm3=action >

 

 

DISCUSSIONS POLONAISES

 

W dwu czes'ciowym artykule "Religia Holocaustu", opublikowanym w "Stan'czyku" nr 2 (29) 1996 i 1 (30) 1997, Tomasz Gabis' proroczo napisal:

 

"Wazne jest to, ze Holocaust w kazdym przypadku wybierany jest jako absolutny punkt odniesienia, ze uznany zostaje za wydarzenie, ktore pozostaje w jakiejs specjalnej relacji do Boga. Holocaust nie jest juz wydarzeniem historycznym, ale "eschatologicznym dramatem", elementem "historii swietej", ktory rozpatrywany byc musi na plaszczyznie "metafizyczno-teologicznej". Elie Wiesel uwaza nawet, ze w pewnym sensie opowiadanie o wydarzeniach w Osiweciumiu czy Treblince jest bluznierstwem i ze zblizac sie sie do nich nalezy ze "swieta bojaznia" (Bog po Oswiecimiu, ss. 26 i 29).

Owa "swieta bojazn" oznacza, ze ustanowione zostalo potezne centralne tabu nowej religii zrodzonej w Oswiecimiu, ktory jest "punktem zerowym historii dla narodu zydowskiego w rekach jego mordercow" (Georg Steiner). Alfa i Omega, Koncem i Poczatkiem, kresem i kulminacja dotychczasowej historii ludzkosci i poczatkiem nowej ery - nalezy mowic: 100 lat przed Oswiecimiem lub 50 lat po Oswiecimiu tak jak mowilo sie dotad "przed narodzeniem Chrystusa" i "po narodzeniu Chrystusa". Nowa religia czy, jak uwaza prof. Ernst Nolte, quasi religia (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 23.VIII.1994) ma swoje swiete miejsca, swiete teksty, swoich kaplanow, swoje relikwie, swoje swiatynie, swoich heretykow a moze nawet "ateistow Holocaustu", i ozywiana jest poteznym impulsem, aby nawracac i aby panowac.

(...) Francuski anarchista Serge Thion pisze: "Oswiecim jest globalnym punktem odniesienia. Oswiecim jest haslem potrzebnym do przejscia przez clo. Otworzcie gazete dowolnego dnia: za kazdym, razem zauwazycie, ze gdzies wspomniany jest Oswiecim, niezaleznie od tego, w jakim kontekscie. Slowo "Oswiecim" mowi wszystko" (Serge Thion Prawda historyczna czy prawda polityczna? Wladza mediow: afera Faurissona, Berlin 1994, str. 20). Do jakiego stopnia Holocaust opanowal dzis zbiorowa wyobraznie, swiadczy przypadek francuskiej druzyny kobiecej w plywaniu synchronicznym, ktore na olympiade w Atlancie przygotowaly spektakl zawierajacy wyrazne odniesienia do Holocaustu. Plywaczki ubrane w czarne kostiumy odgrywaly przybycie kobiet zydowskich do obozu koncentracyjnego, selekcje dokonywana przez hitlerowskiego lekarza i wreszcie marsz do komor gazowych. Wszystko przy muzyce z filmu "Lista Schindlera" (zob. Polityka 1996 nr 32)."

(Do tych danych Gabisia z 1996 roku warto dodac' informacje;, jaka; otrzyma?em od dwóch Francuzek z Cherbourga, z którymi spotka?em sie; w Krakowie w Karnawale 2004: zosta?y one delegowane do Polski, aby przygotowac' inscenizacje; baletu na temat... "Zag?ady w Os'wie;cimiu"! Nie musze dodawac', z.e specjalistka ze "szko?y tan'ca" w Cherbourgu, z która; by?em zobowia;zany zatan'czyc' w trakcie imprezy zorganizowanej przez Towarzystwo Przyjaz'ni Polsko-Francuskiej, mia?a trudnos'ci z wykonaniem kroku tanecznego w zwyk?ym, "przedos'wie;cimskim" tango...)

Tomasz Gabis' dokumentuje niewiarygodnos'c' istnienia komór gazowych w Os'wie;cimiu az. na 50 stronach "Stan'czyka" nr. 2 (31) 1997. Gabisiowi jakos' "usz?o p?azem" kwestionowanie oficjalnej wersji historii KL Auschwitz, ale w bodajz.e trzy lata póz'niej, za wydana; w kilkuset egzemplarzach broszurke; "Tematy niebezpieczne", kwestionuja;ca; "dogmaty os'wie;cimskie", zosta? usunie;ty z Uniwersytetu Opolskiego dr Dariusz Ratajczak. Podobnie wygla;da sprawa i w innych krajach, w Kanadzie juz. od ponad roku jest uwie;ziony Niemiec Ernst Zundel, jeden z aktywistów tak zwanego "rewizjonizmu holocaustu", za którego g?oszenie w Niemczech obowia;zkowo idzie sie; do wie;zienia, zas' we Francji naraz.a sie; na wielkie kary pienie;z.ne.

Pomimo "tabu" na temat rzeczywistego stanu rzeczy w KL Auschwitz w latach 1942-44, w wielu krajach wcia;z. odzywaja; sie; g?osy rewizjonistów, a dzie;ki witrynie rense.com odkry?em najnowszy tekst, pióra Samuela P. Fonera, jaki ukaza? sie; w pis'mie "The Spotlight" (Volume XIX, Number 2), 31 maja 2004.

Autor pisze w nim co nastepuje:

"W dramatycznym i bezprecedensowym wywiadzie, zarejestrowanym na video, dr Franciszek Piper, starszy kurator i dyrektor archiwów Pan'stwowego Muzeum w Os'wie;cimiu, powiedzia? przed kamera;, z.e "Krema 1", uznane za "ludobójcza; komore gazowa;", pokazywana; kaz.dego roku tysia;com turystów na terenie g?ównego obozu w Os'wie;cimiu, zosta?o, w rzeczy samej, zbudowane przez Zwia;zek Radziecki juz. po wojnie - jak sie; wydaje na bezpos'rednie polecenie Józefa Stalina. To co powiedzia? Piper przed kamera;, jest potwierdzeniem tego, co postulowa? wybuchowy raport Leuchtnera z 1988 roku: nie by?o masowego gazowania w budynkach okres'lanych jako "ludobójcze komory kazowe" w Os'wie;cimiu."

Z dalszej cze;s'ci artyku?u pod tytu?em "Dyrektor Muzeum Os'wie;cimskiego ujawnia, z.e 'komory gazowe' sa; pozoracja; (hoax)", zamieszczonego 31 maja 2004 w "Spotlight", dowiadujemy sie;, iz.:

"tas'ma video na której dr Piper ujawnia te rewelacje, zosta?a nakre;cona w 1992 roku przez m?odego z.ydowskiego badacza Dawida Cole i jest ona wynikiem 12 lat intensywnych badan' tuzinów historyków, dziennikarzy i naukowców, którzy usilowali dotrzec' do sedna, co naprawde; zdarzy?o sie; w Os'wie;cimiu. Jak wie;kszos'c' Amerykanów, Cole by? wychowany w wierze w "niepodwaz.alny fakt", z.e masowe, ludobójcze gazowanie mia?o miejsce w Os'wie;cimiu i z.e liczba zamordowanych - takz.e uznana za nie do podwaz.enia - wynosi?a 4.1 miliona. (...) Tas'ma video nagrana przez Cole'a potwierdza, z.e ludzie, ktorzy zarza;dzali Pan'stwowym Muzeum Os'wie;cimskim, mieli w zwyczaju fabrykowanie "dowodów" na ludobójcze gazowanie; itd." [...]

 

Adam Zielinski

 

< http://zaprasza.net/a_y.php?mid=4896& >

 

Nos amis de Sleipnir ont publié en allemand divers textes de cet auteur polonais, Tomasz Gabis.

 

 

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[Gilles Lestrade Oulala.net 17 juin 2004]

< http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=1312 >

 

 

 

LES OISEAUX BARIOLÉS

 

 

Les rouges, les bruns et les verts, ou la convergence des totalitarismes

 

 Alexandre del Valle

 

 

Depuis le déclenchement de la seconde Intifada Al Aqsa, en septembre 2000; depuis le 11 septembre 2001, qui scella la fin de l’inviolabilité du sanctuaire stratégique américain; et, surtout, depuis la seconde crise irakienne, qui s’est soldée par le démantèlement du régime de Saddam Hussein, on a pu constater, partout en Occident, l’émergence d’un axe rouge-vert-brun (le rouge de l’extrême gauche, le brun de l’extrême droite et le vert de l’islamisme). Ses différentes composantes ont pour objectif commun de combattre ces nouvelles figures du Mal que seraient l’Amérique, Israël, «l’impérialisme» et même l’Occident dans son ensemble.

Les alliances objectives entre ces trois idéologies, nous le verrons, ne datent pas d’hier. Mais il est indéniable que les événements de ce début du siècle ont particulièrement contribué à leur collusion. En effet, l’utilisation par George W. Bush, au lendemain du 11 septembre, du terme «croisade», a été perçue comme une provocation aussi bien dans les milieux anti-cléricaux d’extrême gauche et d’extrême droite que dans les milieux islamiques. D’où le rapprochement toujours plus significatif entre, d’une part, les nostalgiques des deux premiers totalitarismes — les Bruns et les Rouges — et, d’autre part, les protagonistes de l’islamisme révolutionnaire. Ces derniers prétendent défendre les masses arabes «occupées» ainsi que les pauvres, les faibles et les «humiliés» du Tiers-monde, victimes des nouveaux Croisés judéo-chrétiens «impérialistes». Les récentes prises de position publiques du célèbre terroriste Carlos, entre autres, vont très nettement dans ce sens[5].

Il est vrai que l’islamisme, troisième totalitarisme après le nazisme et le communisme, répond d’une certaine manière aux aspirations de ses deux prédécesseurs: prônant la lutte des civilisations et des religions, puis déclarant la guerre au monde judéo-chrétien au nom des «déshérités» du reste de la planète, il séduit tout autant les nostalgiques du troisième Reich païen, décidés à éradiquer le judaïsme et le christianisme, que les partisans de la faucille et du marteau, déterminés à en découdre avec l’Occident «bourgeois» et «capitaliste». Centre névralgique de ce système honni: Manhattan, «quartier général planétaire des mercenaires de la guerre économique et financière que livre l’Amérique au monde», selon les mots de Carlos[6]. Rien de surprenant, dès lors, à voir les Bruns, les Rouges et les Verts se féliciter ensemble du drame du 11 septembre 2001 et identifier Ben Laden à un nouveau David opposé au Goliath impérial «américano-sioniste». Nulle surprise, non plus, à voir converger l’enthousiasme activiste de ces trois mouvances totalitaires autour de la lutte «héroïque» menée depuis mars 2003 par les derniers rebelles baasistes et par les islamistes chiites d’Irak contre l’occupation américaine de la Mésopotamie.

D’évidence, cet axe rouge-brun-vert de la haine «anti-hégémonique» et «anti-impérialiste» s’est renforcé depuis le début des années 1990 et la chute de l’Union soviétique. Cet assemblage paradoxal et néo-totalitaire a connu son apogée au lendemain du 11 septembre et, surtout, durant l’hiver et le printemps 2003, à la faveur de la vaste campagne d’anti-américanisme conduite dans le monde occidental par les opposants à la guerre contre le régime de Saddam. Cette jonction des totalitarismes rouge, brun et vert autour de la cause des martyrs palestiniens, irakiens et afghans, ainsi que de la figure révolutionnaire d’Oussama Ben Laden, confirme le leadership désormais incontesté de l’islamisme révolutionnaire. Celui-ci exerce désormais une réelle fascination sur les autres options totalitaires vaincues par l’Histoire (le nazisme et le communisme) et, de ce fait, condamnées à se recycler ou à rejoindre la révolution islamiste pour poursuivre leur combat contre les démocraties libérales.

 

Du 11 septembre à la seconde guerre du Golfe

Si l’on suit le fil rouge de l’opposition à «l’impérialisme yankee», on s’aperçoit que les milieux antisionistes et anti-américains qui avaient trouvé des circonstances atténuantes au commando du 11 septembre sont ceux qui tentent, aujourd’hui, d’absoudre le terrorisme islamiste — qu’il s’agisse de la geste benladennienne dans le monde entier ou de celles du Hamas et du Djihad islamique en Palestine. Hypnotisés par l’écroulement des Twin Towers — terrible illustration de la puissance de l’islamisme radical —, les idéologues tiers-mondistes et anti-impérialistes d’extrême gauche et autres «alter-mondialistes» ont été les plus véhéments à fustiger l’intervention américaine en Afghanistan. Ce sont encore eux qui ont organisé, un an plus tard, les plus virulentes manifestations «pacifistes» contre l’intervention en Irak, manifestations également conduites au nom des «victimes du sionisme». C’est ainsi que Toni Negri, l’ex-idéologue des Brigades rouges et figure de proue du mouvement No Global, déclarait, en septembre 2001, que sa compassion n’allait «qu’aux sans-papiers» disparus avec les Twin Towers. Le linguiste trotskiste américain Noam Chomsky, bien connu pour ses prises de position violemment anti-israéliennes, dénonçait pour sa part, dans l’attentat du 11 septembre, une «imposture planétaire», une énième manifestation fascisante de «l’impérialisme américain». Pis: il imputait la «colère des islamistes» aux dérives «racistes» de l’État hébreu. Quant au très marxiste rédacteur en chef du Monde Diplomatique, Alain Gresh, fils du célèbre intellectuel pro-soviétique Henri Curiel, il justifie, dans un livre écrit avec le petit-fils du créateur des Frères musulmans, Tariq Ramadan, l’option terroriste des Palestiniens au nom de l’anti-sionisme et de l’«anti-colonialisme»[7].

Deux récents événements plus graves méritent une attention particulière: tout d’abord, les exhortations des leaders des nouvelles Brigades rouges italiennes et du célèbre terroriste «rouge» Carlos à soutenir le combat du Hamas et d’Al Qaïda; ensuite, l’appel de la quasi-totalité des dirigeants néo-nazis occidentaux à saluer «l’héroïsme» du Hezbollah et de Ben Laden dans leur lutte contre les Juifs et les Américains. Conséquence logique de ces fascinations-ralliements parallèles: Carlos embrasse un «islamisme révolutionnaire appelé à balayer le monde». Islamisme qui «réalise la synthèse dynamique de différents courants (la lutte anti-colonialiste, anti-impérialiste, antisioniste) et puise ses modèles d’action dans le socialisme, le marxisme et la nationalisme»[8]; et, dans le même temps, le leader charismatique du mouvement néo-nazi anglais, David Myatt, devenu Abdul Aziz Ibn Myatt, appelle les nostalgiques de l’Axe et tous les ennemis des sionistes à embrasser comme lui le Djihad, la «vraie religion martiale»[9], celle qui lutte le plus efficacement contre les Juifs et les Américains. Autre signe de ce rapprochement: le 3 avril 2003, le salafiste londonien Omar Bakri Mohamed, chef du mouvement Al Mouhajiroun, imam de Funsburry Park et recruteur de nombreux jeunes partis rejoindre Al Qaïda, a officiellement reçu Myatt et lui a souhaité «la bienvenue dans l’islam», précisant aux journalistes que le passé néo-nazi du néophyte n’avait «aucune espèce d’importance dès lors que les buts étaient convergents»[10]...

Parallèlement, alors que le discours des terroristes marxistes ou de certains néo-nazis s’islamise, la rhétorique de Ben Laden en particulier et des islamistes en général se «marxise» et se tiers-mondise à son tour — certes, uniquement dans un but tactique — et emprunte de plus en plus à la vulgate antisémite d’extrême droite. Ainsi, dans sa déclaration du 11 février 2003, non seulement le chef d’Al Qaïda s’en est pris à cette bête noire de l’extrême gauche qu’est «l’impérialisme américano-sioniste en Palestine», rappelant le «martyr du Vietnam», mais il a aussi, pour la première fois, autorisé les croyants à s’allier avec un régime arabe «athée» et nationaliste: «Bien que Saddam Hussein soit un infidèle, il devient licite d’unir nos forces aux siennes pour combattre la croisade américaine contre l’islam et les musulmans.» Saddam lui-même, ancien «païen» admirateur de Nabuchodonosor et athée n’a cessé, depuis la première guerre du Golfe, d’islamiser son discours et son régime. Point culminant de cette posture: sa déclaration du 4 mars 2003 dans laquelle il appelait à une «guerre sainte contre les États-Unis, les diaboliques envahisseurs» et à un Djihad qui devait opposer «les Justes aux menteurs, les vertueux aux vicieux, les honnêtes aux traîtres, les combattants du Djihad aux mercenaires et aux agresseurs»[11].

 

L’islamisme: la plus efficace des idéologies «anti-impérialistes» et révolutionnaires

De prime abord, on se demande ce qui peut bien unir des mouvances idéologiquement aussi antagonistes que les Rouges (athées et matérialistes), les Verts (théocrates et islamistes) et les Bruns (adeptes de la lutte des races). Croire qu’une telle alliance serait philosophiquement impossible et stratégiquement improbable — et, donc, d’emblée vouée à l’échec — serait oublier que l’islamisme n’est pas seulement le troisième des totalitarismes, mais qu’il est également, en de nombreux points, l’héritier unificateur des deux précédents. Parce qu’il n’est pas seulement un simple «intégrisme» religieux, mais aussi et surtout un totalitarisme révolutionnaire subversif, une idéologie de destruction de masse comparable au nazisme, au maoïsme ou au stalinisme, le «fascisme vert» prolonge les totalitarismes antérieurs. Ce qui l’en distingue essentiellement, c’est que le Vert apporte aux haines totalitaires passées une justification théologique et une bénédiction divine.

Qu’il s’agisse du Hezbollah libanais, du Hamas palestinien, des combattants d’Al Qaïda ou des «résistants» irakiens et palestiniens, force est de reconnaître que, sur le marché révolutionnaire mondial, les islamistes et les «moudjahiddines» arabo-musulmans en général sont les plus efficaces et les plus farouches adversaires de l’«impérialisme israélo-américain». Ce sont eux qui infligent le plus de dommages aux puissances «colonialistes» et «capitalistes» — que les Rouges et les Bruns détestent tout autant.

Troisième moment du totalitarisme, l’islamisme revanchard lancé à l’assaut des démocraties capitalistes et des «forces judéo-croisées» connaît une telle ascension tous azimuts dans le monde et, en particulier, en Europe — ascension facilitée par la médiatisation planétaire sans précédent dont il jouit depuis le choc du 11 septembre — qu’il est en train d’attirer à lui, tel un aimant, les nostalgiques des totalitarismes communiste et nazi. Puisant à la fois dans la vulgate d’extrême gauche classique et dans une mode «islamiquement correcte» pro-arabe et tiers-mondiste, cette nouvelle haine révolutionnaire planétaire séduit désormais les derniers militants anti-juifs et anti-américains de l’extrême droite radicale.

 

De la croix gammée au Croissant

La plus grande partie de l’extrême droite s’est clairement tournée vers le monde arabo-musulman, se conformant ainsi au souhait exprimé par Hitler lui-même dans son testament, au nom du principe: «plutôt islamique que judéo-maçon»[12] (8). C’est donc à la fois par fidélité au Führer et en vertu du contexte géopolitique de l’après-guerre froide, marqué par le retour du paradigme civilisationnel, que la nouvelle extrême droite, jadis viscéralement pro-occidentale et anticommuniste, a tactiquement troqué son atlantisme contre un «tiers-mondisme d’extrême droite teinté d’antiaméricanisme et d’antisionisme»[13]. Cette orientation débouche naturellement sur le soutien à l’islamisme révolutionnaire. Il est indéniable que le discours d’Alain de Benoist — chef du Groupe de Réflexion et d’Études sur la Civilisation Européenne (GRECE), l’un des plus influents clubs de réflexion de l’extrême droite européenne pro-islamiste — rappelle étrangement la rhétorique des Brigades rouges italiennes (qui ont d’ailleurs toujours entretenu des passerelles avec les Bruns[14]) et relève d’un anti-américanisme obsessionnel qui ne choquerait pas à l’extrême gauche: «Le complexe militaro-industriel américain dont George W. Bush, sociopathe et faible d’esprit notoire, est aujourd’hui le porte-parole, a engagé de manière unilatérale contre la Nation et le peuple irakiens une guerre aussi lâche que monstrueuse que rien — hormis sa volonté de dominer le monde — ne justifie. (...). À compter de ce jeudi 20 mars, tout acte de représailles visant dans le monde les intérêts américains ainsi que le personnel militaire, politique, diplomatique et administratif américain, en quelque endroit qu’il se produise, quelle qu’en soit l’ampleur, quels qu’en soient les moyens et les circonstances, est à la fois légitime et nécessaire»[15]...

En matière de politique étrangère, la dénonciation des guerres «impérialistes» américaines contre l’Irak est devenue, depuis 1990, l’un des leitmotivs de l’extrême droite anti-sioniste, qui rejoint en cela la position des organisations d’extrême gauche. L’Irak de Saddam Hussein avait, il est vrai, de quoi plaire aux partisans des trois totalitarismes: non seulement ce régime avait presque réalisé la synthèse national-bolchévique et national-socialiste, mais il se trouvait, par surcroît, à la pointe de la lutte contre les deux démons combattus à la fois par les Rouges, les Bruns et les Verts: Israël et les États-Unis. La ligne idéologique pro-irakienne qu’a adoptée la quasi-totalité de l’extrême droite en Europe s’est traduite par une série de manifestations dénonçant l’«impérialisme américain», ainsi que par des voyages de solidarité à Bagdad[16]. La capture du dictateur a profondément déçu ceux qui s’étaient opposés à l’intervention américaine. Cette arrestation est, en effet, venue contrecarrer leur thèse, répétée à satiété, de l’«enlisement américain» en Irak.

Pour les mouvances d’extrême droite, l’âge d’or de l’axe brun-vert remonte à la Seconde Guerre mondiale qui vit l’alliance entre le Grand Mufti de Jérusalem et Hitler, puis la mise sur pied de légions pro-nazies arabes et balkaniques (Waffen SS musulmans croato-bosno-albanais; Chemises vertes égyptiennes, etc.). Référence des Frères musulmans palestiniens, le Grand Mufti, Al Hajj Al Husseini, fut à l’origine, en 1942, de la création de la Légion arabe, destinée à poursuivre, aux côtés des forces de l’Axe, la guerre contre les Juifs installés en Palestine. C’est d’ailleurs en référence au Grand Mufti que le leader néo-nazi anglais David Myatt explique sa conversion à l’islam et son ralliement à Al Qaïda, rappelant que «60 000 musulmans ont répondu à l’appel du Grand Mufti pour s’engager aux côtés d’Hitler»[17].

Trois autres grandes figures historiques de l’alliance entre la croix gammée et le Croissant continuent, jusqu’à nos jours, d’imprégner les consciences des nostalgiques de l’Axe: Léon Degrelle, le leader du rexisme — le mouvement collaborationniste belge —, grand artisan du rapprochement entre les organisations palestiniennes et les milieux néo-nazis des années 1950 aux années 1980; le célèbre banquier suisse François Genoud, légataire testamentaire d’Hitler et de Goebbels, qui consacrera l’essentiel de sa vie post-nazie à financer les mouvements terroristes et nationalistes arabes ennemis des Juifs (nassérisme, FPLP et OLP palestiniens, FLN algérien, Frères musulmans, etc.); enfin, l’un des artisans majeurs de la «synthèse islamo-nazie», Johann von Leers[18], l’ancien bras droit de Goebbels, responsable de la propagande antisémite sous le IIIè Reich. Devenu Omar Amin en Égypte après avoir été recruté par Nasser, qui le nommera responsable de la propagande anti-juive au Caire, Von Leers se convertira à l’islam au contact des Frères musulmans égyptiens. Son exemple continue d’inspirer tout un courant islamophile et pro-arabe d’extrême droite. C’est en sa mémoire que l’un des chefs de file actuels de la nouvelle droite européenne pro-islamiste, l’Italien Claudio Mutti, a choisi comme nom de conversion à l’islam celui d’Omar Amin. Aujourd’hui encore, ces trois emblèmes du flirt islamisto-nazi sont cités en référence par des jeunes militants néo-nazis qui voient dans l’alliance brun-vert la «seule chance de survie de l’Europe aryenne» face au danger représenté par les «ploutocraties occidentales» et par le «complot judéo-maçon».

C’est également en souvenir de la synthèse islamo-nazie du Grand Mufti de Jérusalem que des groupes néo-nazis européens ou américains saluent l’action anti-juive du Hezbollah ou du Hamas et la force guerrière de Ben Laden. Ainsi, dans le numéro de mai-juin 2002 de leur revue, Jusqu’à nouvel Ordre, les militants du GUD — qui séjournent régulièrement à Tripoli et à Damas, sur l’invitation du général révisionniste Mustapha Tlass, ministre de la Défense et éditeur local des Protocoles des Sages de Sion — vantaient l’alliance entre le Croissant et la croix gammée depuis l’époque du Grand Mufti jusqu’à nos jours. L’islamisme et le nazisme — lequel, ne l’oublions pas, se réfère au paganisme germain — communient en fait dans une même détestation de l’héritage judéo-chrétien de l’Occident. «Nos ennemis sont la coalition impérialiste américano-sioniste. Il est donc juste que nous soutenions ceux qui ont les mêmes ennemis que nous, c’est-à-dire les Palestiniens et les gouvernements libyen et irakien. Les islamistes représentent une force multiforme qui peut être une alliée contre l’impérialisme américano-sioniste»[19], explique l’un des idéologues de cette mouvance, Christian Bouchet, le rédacteur en chef de Lutte du Peuple, une revue qui exprime sa solidarité aussi bien avec les «martyrs» du IIIe Reich qu’avec ceux du Djihad islamique et du Hamas. «Europe et islam ont en commun leur ennemi principal (...), la Finance usurocratique. Si elle veut retrouver son autonomie, l’Europe doit chercher son inspiration et son guide dans la Loi divine, telle que conservée dans le livre d’Allah»[20], poursuit le fasciste italien converti à l’islam Claudio Mutti, alias Omar Amin. «Nous assistons à la progression constante de la seule force capable de résister à l’hégémonie occidentaliste: l’islamisme radical. Deux visions du monde s’affrontent. Il s’agit donc bien de choisir son camp (...). D’un côté, une vision libérale-consumériste (...). De l’autre, une vision religieuse, identitaire et holiste: l’islam (…). C’est donc à un véritable Djihad qu’Européens et musulmans sont conviés. Europe-islam, même combat», explicite un penseur de la Nouvelle Droite européenne, Arnaud Galtieri, disciple du philosophe d’extrême droite converti à l’islam René Guénon[21].

Preuve de la dimension transnationale et européenne de la nouvelle orientation pro-islamiste de l’extrême droite[22], c’est à Londres qu’est basé l’un des principaux centres de prosélytisme islamiste, l’Islamic Council of Defence of Europe. Cette institution est animée par des anciens militants néo-nazis. À sa tête, on retrouve Tahir de la Nive, un Franco-Britannique converti à l’islam qui prône, à l’instar de David Myatt, l’islamisation générale de l’Europe comme seul «remède à la décadence et à l’impérialisme américano-sioniste»[23]. Très respecté dans les milieux «nationaux-révolutionnaires», parmi les skinheads et au sein de la Nouvelle Droite, de la Nive, ancien moudjahid parti combattre les «infidèles» soviétiques dans les années 1980, préconise une sorte de «nationalisme islamique européen» et publie une revue bilingue français-anglais, Centurio, qui «traite des problèmes militaires dans le cadre de la philosophie islamique de la guerre». Dans un récent ouvrage préfacé par Omar Amin et Christian Bouchet, Les Croisés de l’Oncle Sam, cet idéologue brun-vert appelle tous les militants néo-nazis à rejoindre l’islam révolutionnaire et dénonce toute forme de compromission avec les forces «diaboliques» de l’impérialisme américano-israélien. Autres figures centrales du fascisme anglais, les dirigeants de la World Union of National-Socialists — Colin Jordan, le «Führer» du National Socialist Movement anglais (NSM), et John Tyndall — entretiennent depuis 1988 des liens avec les milieux terroristes palestiniens ainsi qu’avec le régime de Mouammar Kadhafi. De son côté, le chef de l’English Nationalist Movement, Troy Southgate, a déclaré dans les colonnes du journal national-révolutionnaire franco-anglais W.O.T.A.N (Will of the Aryan Nations): «En Palestine, la cruauté du sionisme est évidente et nous ne pouvons que sympathiser avec le peuple palestinien qui, tout comme nous-mêmes, a vu son pays souillé et dérobé par l’ignoble parasite qu’est la juiverie internationale. L’ENM salue le Hamas et soutient totalement sa lutte armée contre ceux qui se sont vicieusement emparés de l’héritage ancestral d’une nation entière»[24].

Les cas de militants fascistes européens convertis à l’islamisme et liés à des organisations terroristes sont nombreux. Outre David Myatt et Tahir de la Nive au Royaume-Uni, qui ont mis leur expérience martiale au service du Djihad[25], on peut citer le cas d’Alessandro Karim Abdul Ghé[26], un ancien du groupe Ordine Nuovo — l’équivalent fasciste italien d’Ordre Nouveau en France — responsable de plusieurs attentats en Italie entre 1969 et 1973. Disciple du leader fasciste Franco Fredda, Karim Abdul Ghé est actionnaire d’Al Taqwa, une holding islamiste basée à Lugano et accusée après le 11 septembre par le département d’État américain d’avoir financé l’organisation de Ben Laden. Autres actionnaires et conseillers d’administration d’Al Taqwa: le converti italien Sante Cicarello, dirigeant de l’Union des communautés islamiques italiennes (UCOII) et Ahmed Huber. Cet ex-journaliste suisse néo-nazi converti à l’islam est l’un des plus actifs partisans du rapprochement brun-vert. Huber a séjourné à de nombreuses reprises à Téhéran, à l’époque de l’ayatollah Khomeiny, et il a maintenu de très bon rapports avec le gouvernement iranien (nombre de nazis voient dans les Iraniens les descendants des anciens «aryens»). Ses cassettes et discours politiques sont diffusés et vendus via Internet, notamment sur des sites bruns-verts comme Radio islam ou Aaargh. [Ce pauvre con a la berlue...]

 

Le Rouge et le Vert

L’alliance entre l’islamisme radical et l’extrême gauche, quant à elle, fut mise en place autour du projet tiers-mondiste et révolutionnaire de la Tricontinentale et du soutien à la «résistance palestinienne» durant les années 1970-80. Dans le contexte de la guerre froide et, surtout, à partir de l’accession d’Andropov à la tête de l’URSS, le but de la Tricontinentale était d’unir, autour de l’Union soviétique, les forces révolutionnaires marxistes de toutes tendances et les forces anti-occidentales du Tiers-monde, en particulier celles du monde arabe. Cette nouvelle coopération Est-Sud, via Cuba, sera le terreau de l’alliance islamo-marxiste qui n’a cessé de s’accentuer jusqu’au déclenchement de l’Intifada Al Aqsa, l’opération américaine en Afghanistan et la deuxième guerre du Golfe, moments clés de la réactivation de l’axe rouge-vert.

Du point de vue doctrinal, il est vrai que l’islamisme et le communisme partagent un même universalisme conquérant et un même «messianisme des pauvres»: «Le bolchevisme combine les caractéristiques de la Révolution française avec celles de l’essor de l’islam. L’islam et le bolchevisme ont une finalité pratique, sociale et matérielle dont le seul but est d’étendre leur domination sur le monde», expliquait Bertrand Russell[27]. L’âge d’or de l’alliance islamo-gauchiste sera à la fois incarné par les camps d’entraînement palestiniens du Liban (Bir Hassan, Tall al Zaatar, etc., dans lesquels des volontaires d’extrême gauche instruiront des futurs islamistes du mouvement Amal et des révolutionnaires iraniens) et par la révolution islamique iranienne, saluée dans un premier temps, par toute l’extrême gauche occidentale. Le flirt rouge-vert fut, en effet, particulièrement poussé au début de la révolution des mollahs: c’est l’imam Ali Shariati — traducteur des Damnés de la terre de l’idéologue révolutionnaire Frantz Fanon, proche de Jean Paul Sartre — qui apporta à Khomeiny, en 1978, la synthèse socialiste-islamiste d’où allait surgir la victoire symbolique de l’ayatollah: celui-ci sera, en effet, soutenu dans son entreprise par l’extrême gauche iranienne. C’est aussi à Shariati que l’on doit l’islamisation de la notion fanonienne «d’opprimés», devenue mustadhafines («déshérités»). Les Feddayins du peuple, d’inspiration guevariste comme les Moudjahiddines du peuple — mouvement radical explicitement «islamo-marxiste» dont les membres, poursuivis en Iran, avaient trouvé refuge dans l’Irak de Saddam Hussein — s’inspireront de ces idées.

Les convergences rouge-vert expliquent pourquoi des intellectuels de renom comme les philosophes Michel Foucault, Simone de Beauvoir ou Jean-Paul Sartre ont voulu voir en la révolution islamique de Khomeiny une «divine surprise qui rappelait quelque chose que l’Occident avait oublié, c’est-à-dire la possibilité d’une spiritualité politique» (Foucault, Corriere della sera, octobre 1978). Jacques Madaule, lui, décrira la révolution khomeinyste comme «une clameur venue du fond des temps, celle d’un peuple qui refuse une fois de plus la servitude, les chaînes que lui apporte l’étranger.» De la conversion de l’ex-marxiste Roger Garaudy au nouveau combat islamiste révolutionnaire de Carlos, les passerelles islamo-communistes seront pléthore, avec, comme dans le cas du lien entre l’islamisme et l’extrême droite, l’antisionisme et l’anti-américanisme en guise de traits d’union.

Couplée avec la surmédiatisation du conflit israélo-palestinien — au détriment de tant d’autres conflits dans le monde —, cette attitude anti-américaine et antisioniste, à laquelle la guerre anglo-américaine contre Saddam et le soutien américain à Sharon ont donné une nouvelle vigueur, se trouve à l’origine d’une nouvelle vague de radicalisme anti-occidental qui va jusqu’à justifier l’option terroriste face à «l’impérialisme américain» ou au «fascisme israélien». Au nom du syllogisme selon lequel l’Amérique et Israël incarneraient «le Mal absolu» dont les peuples arabo-musulmans du Tiers-monde seraient les «victimes par essence», c’est finalement l’islamisme anti-occidental et antisioniste qui apparaît, pour les champions rouges de la cause palestinienne et tiers-mondiste, comme la nouvelle «voie anti-impérialiste» par excellence. D’où l’appel de certains d’entre eux à soutenir les Talibans, le Hezbollah ou Al Qaïda, un appel relayé par nombre de groupes révolutionnaires et terroristes d’extrême gauche: de l’Armée rouge japonaise (qui connaît de plus en plus de convertis à l’islam) à l’Italie des Brigades rouges en passant par la nébuleuse de Carlos. Dans son récent ouvrage d’entretiens, le célèbre terroriste pro-palestinien explique que «l’islam a acquis une irréversible dimension politique et révolutionnaire, laquelle, depuis l’effondrement du camp socialiste, est devenue la principale force de transformation active des sociétés et de lutte anti-impérialiste»[28]. Déjà, peu après les attentats anti-américains perpétrés en 1998 par Al Qaïda en Afrique, Ilich Ramirez Sanchez déclarait au journal Jeune Afrique: «L’agression impérialiste vise à (...) ralentir l’expansion de l’islam (...) en s’attaquant à Oussama Ben Laden et à décapiter le renouveau wahhabite. Celui-ci est sur le point de balayer les usurpateurs du Nejd et du Héjaz et de libérer les Lieux Saints (...) et la Palestine. (...). Les attentats [d’Al Qaïda] sont dans la continuité historique des nôtres, commencés il y a un quart de siècle sur terre, mer et dans les airs contre les sionistes» [29]

Quant aux Brigades rouges italiennes réapparues, ces dernières années, de l’autre côté des Alpes sous les noms de Parti Communiste Combattant (BR-PCC) et Nuclei Territoriali Anti-imperialisti (NTA), elles ont également créé la surprise en appelant les révolutionnaires du monde entier à rejoindre le terrorisme islamiste, saluant «l’action héroïque d’Al Qaïda contre l’impérialisme américain». Dans un document de mars 2003 qui revendiquait, dans le plus pur style marxiste, l’assassinat du conseiller du ministre du Travail Massimo D’Antona, Nadia Desdemona Lioce, l’un des cerveaux de l’organisation, invitait les «masses arabes et islamiques expropriées et humiliées, alliées naturelles du prolétaire métropolitain», à «prendre les armes au sein d’un axe unique et international aux côtés du Front Combattant anti-impérialiste face à la nouvelle offensive des gouvernements bourgeois»[30]. Desdemone Lioce appelait à tirer les conclusions «politico-militaires» de «l’agression sionisto-américaine contre l’Irak»[31] en laquelle elle voyait «une volonté impérialiste d’abattre le principal obstacle à l’hégémonie sioniste» et «d’anéantir la résistance palestinienne». Depuis qu’elles ont pris le parti des Talibans et d’Al Qaïda, les Brigades rouges n’ont cessé de se solidariser avec les fondamentalistes de l’islam tandis que, durant la guerre contre le régime de Saddam, elles ont appelé à «contrer par tous les moyens les visées israélo-anglo-américaines». En France, lors du démantèlement, en 1995, du réseau Chalabi — l’un des plus importants réseaux islamistes algériens de la région parisienne —, on avait déjà découvert que l’un des instructeurs du groupe était un ancien des Brigades rouges italiennes converti à l’islam salafiste des GIA, Rémy Pouthon, alias «Youssef». [Une autre berlue? Ce Rémy Pouthon est-il une invention de de l'allumé del Valle? Dont le pseudo est d'ailleurs grotesque. "Valle", en italien, est un féminin, qui appelle un article féminin: "della valle". ]

Des Rouges-Verts aux anti-mondialistes

Bien que les principaux partis et les grandes organisations alter-mondialistes aient souvent dénoncé le fondamentalisme islamiste, des opinions pro-islamistes sont de plus en plus couramment exprimées au sein de la nébuleuse trotskiste. Exemple: la position défendue par Luiza Toscane, animatrice du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, qui expliquait, dans Rouge, l’hebdomadaire de la LCR, qu’«il ne faut pas conspuer l’islam en vain car l’islamisme conteste la domination du Nord sur les plans militaire, culturel et idéologique»[32]. [L'expression "ne pas conspuer en vain" ne veut rien dire en français. Toscane est une sioniste téléguidée par l'ahuri des poubelles et autres membres de la pseudo-gauche lugdunienne. Voir Conseils de révision de jullet et août 2003.] Le mouvement Socialisme par en bas est, pour sa part, clairement partisan de l’option islamiste. Dans son texte Le Prophète et le prolétariat, Chris Harman, dirigeant de la maison-mère anglaise de ce réseau, le Socialist Workers’ Party, tente d’absoudre les «mouvements de masse islamistes en Algérie ou en Égypte» en arguant qu’ils ne «sont pas prioritairement dirigés contre les organisations ouvrières et ne proposent pas leurs services aux fractions dominantes du capital»[33].

Depuis la première guerre du Golfe, la dénonciation de la campagne de George W. Bush contre «l’axe du Mal», couplée au thème du «martyre» des Palestiniens, est devenue l’un des principaux pivots autour desquels tourne l’axe rouge-brun-vert. Déjà, en 2001, à Paris, lors des manifestations anti-américaines provoquées par l’opération antiterroriste en Afghanistan, les militants d’extrême gauche avaient exprimé leur rejet de «l’impérialisme américain» en scandant «Ni Bush ni Sharon». Depuis le déclenchement de la deuxième Intifada Al Aqsa, en 2000, l’Europe occidentale a passivement assisté à la montée d’une nouvelle forme ré-islamisée d’antisémitisme, sous couvert d’antisionisme et de lutte contre le «racisme sioniste et le fascisme de Sharon»[34]. C’est ainsi que le spectacle inquiétant de jeunes musulmans fanatisés contre Israël et les Juifs et criant publiquement «mort aux Juifs» lors de manifestations «antisionistes» aux côtés d’organisations pro-palestiniennes d’extrême gauche, est désormais devenu banal[35]. Pareils appels au meurtre réapparaîtront durant tout l’hiver 2002-2003 lors des manifestations «pour la paix en Irak», ponctuées de slogans pro-palestiniens scandés par des participants arborant des portraits de Saddam Hussein, des drapeaux du Hezbollah et même des tee-shirts à l’effigie de Ben Laden.

Les manifestations de haine anti-américaine et anti-israélienne organisées par les «No Global» rejoignent souvent celles des mouvances trotskistes et d’extrême gauche — organisations avec lesquelles la nébuleuse alter-mondialiste demeure structurellement liée. Elles convergent dans un même radicalisme américanophobe et israélophobe exprimé de façon récurrente par des personnalités médiatiques comme José Bové, le destructeur de Mc Donald’s et pourfendeur de la «malbouffe» américaine, ou encore le prix Nobel de littérature portugais José Saramago, les économistes américain Jeremy Rifkin et égyptien Samir Amin et l’écrivain canadien Naomi Klein, dont l’ouvrage No Logo constitue l’un des textes de référence du mouvement.

Le mouvement anti-mondialisation est composé de plusieurs tendances différentes qui se réclament en général de la gauche radicale. On y retrouve aussi bien le «sem-terra» brésilien Joâo Pedro Stedile que le linguiste américain Noam Chomsky ou encore le «primitiviste» américain John Zerzan. Quatre grandes tendances sont à distinguer à l’intérieur des No Global:

— les anarchistes, les «sans-maison», les «sans-terre» et les «indigénistes», qui se réfèrent souvent à la figure emblématique du «sous-commandant zapatiste Marcos;

— les ONG écologistes ou «environnementalistes» (Greenpeace, Amis de la Terre, World Wide Foundation), et les associations de lutte contre la spéculation financière (comme ATTAC, émanation, entre autres revues et syndicats proches de l’extrême gauche, du Monde Diplomatique);

— les milieux religieux progressistes inspirés de la théologie de la libération de Léonardo Boff et Frei Betto; les mouvances catholiques anti-sionistes de gauche, représentées par Emmaüs (l’organisation de l’abbé Pierre) ou encore le journal Témoignage Chrétien;

— les organisations trotskistes et libertaires d’extrême gauche. Voilà qui explique le fait que Toni Negri, ex-idéologue des Brigades rouges, soit l’un des leaders des No Global.

Après les contre-sommets de Seattle, Göteborg et Davos, c’est à Gênes, en juillet 2001, que le mouvement anti-mondialisation a bénéficié de la mobilisation la plus intense, le gouvernement de droite formé par Silvio Berlusconi en mars 2001 ayant été choisi comme cible privilégiée en raison de son pro-américanisme et de l’alliance du parti de Berlusconi, Forza Italia, avec l’Alliance nationale de Gianfranco Fini. En décembre 2002, le Forum social européen (FSE) de Florence s’est achevé par une imposante manifestation anti-américaine «pour la paix» à laquelle se joignirent la plupart des organisations d’extrême gauche, de la Confédération générale italienne du travail (CGIL) au parti Refondation communiste en passant par les Verts de la puissante Legambiente. Partout était brandie l’effigie de Che Guevara qui, de symbole de la lutte armée en 1960, s’est étonnamment mué en «héros de la Paix». Alliance similaire du côté du Forum social grec, formé en 2002 et présent au Forum de Florence. Là, c’est aux côtés de la Coalition de Gauche et du Progrès (Synaspimos), héritière d’une scission du parti communiste (KKE), que les alter-mondialistes hellènes ont réuni, dans un grand concert d’anti-américanisme, les différentes mouvances protestataires issues aussi bien des rangs «antiracistes», féministes et écologistes que du front syndical Pame. Plus récemment, c’est l’islamiste Égypto-suisse Tariq Ramadan, figure charismatique des Frères musulmans en Europe, qui tentait une percée à l’intérieur du mouvement No Global européen[36] (32).

 

Négationnisme, anti-américanisme et antisionisme: les trois pivots de l’axe rouge-brun-vert européen

 

Certes, au départ, ces deux alliances paradoxales — rouge-vert et brun-vert — ont été totalement indépendantes. Mais elles ont fini par évoluer vers un triptyque rouge-brun-vert que fédèrent deux questions transversales: le «palestinisme» et le négationnisme. À lui seul, ce courant de pensée radical — qui consiste à délégitimer l’État d’Israël en accusant les «sionistes» d’avoir inventé les chambres à gaz pour accélérer la création de l’État juif — incarne l’axe rouge-brun-vert et assemble les protagonistes les plus divers.

La rhétorique négationniste est, en effet, transversale par essence. Elle fut initiée dans les années 1950 en Égypte par le dignitaire nazi néo-musulman Johann von Leers, relayée en France par la revue néo-fasciste Défense de l’Occident de Maurice Bardèche[37], puis relookée dans toute l’Europe (particulièrement en France et en Italie) par l’ultra-gauche trotskiste et maoïste (Vieille Taupe en France, mouvement bordighiste en Italie) — le but étant, pour les gauchistes, de faire passer l’antifascisme au second plan afin de pouvoir concentrer leurs attaques sur «l’État bourgeois capitaliste» et l’«impérialisme américain».

Les thèses négationnistes seront récupérées par l’extrême droite durant les années 1980-90 et, enfin, par la nébuleuse islamiste radicale, toujours au nom de la sacro-sainte cause palestinienne. L’éditeur révisionniste français Pierre Guillaume, l’une des figures du rapprochement brun-vert, qui se vante d’entretenir des relations cordiales avec Carlos, n’a cessé de nouer des liens avec les milieux islamistes radicaux. Incarcéré à la prison de la Santé, où Guillaume lui fait parvenir sa revue, le terroriste sud-américain a d’ailleurs félicité l’éditeur pour son activisme «antisioniste». On rappellera également la longue amitié qui lia Carlos au banquier nazi François Genoud[38].

 

Le rôle central de Roger Garaudy

En Suède, l’alliance rouge-brun-vert est incarnée par l’organisation de l’opposant islamiste marocain Ahmed Rami, président de l’Union islamique suédoise. Maître d’œuvre de la connexion islamiste-négationniste en Europe, Ahmed Rami publie Les Protocoles des Sages de Sion et développe l’idée selon laquelle «l’islam se trouve actuellement sur la première ligne de front dans la résistance contre la domination juive et peut aujourd’hui apporter les réponses aux problèmes posés par la faillite de l’hégémonie juive occidentale»[39]. Sur le site Internet de Rami, Radio islam, les révisionnistes Serge Thion et Robert Faurisson tiennent des tribunes régulières dans lesquelles ils font l’éloge du groupe terroriste Djihad islamique. Ahmed Rami collabore également avec Ernest Zündel[40], le chef de file du mouvement négationniste néo-nazi au Canada, ainsi qu’avec le révisionniste Ditlieb Felderer en Suède, membre du Congrès de Malmö[41]. Dans une rhétorique empruntée à l’extrême gauche, Rami explique que «l’Occident n’a aucun intérêt à soutenir Israël, qui constitue le dernier colonialisme archaïque et le dernier apartheid. Le soutien contre nature de l’Occident à Israël est le fait du pouvoir illégitime de la mafia sioniste qui décide de la politique intérieure et extérieure de tous les pays occidentaux»[42]. Et Rami de citer Roger («Raja») Garaudy comme référence suprême de la «résistance occidentale».

Ce célèbre philosophe ex-communiste et converti à l’islam depuis les années 1980 a joué un rôle considérable dans le rapprochement rouge-brun-vert. Ses écrits négationnistes, antisionistes et américanophobes ont réuni des personnalités aussi opposées au départ que les révisionnistes Serge Thion et Robert Faurisson (issu des rangs de l’extrême gauche avant d’être récupéré par l’extrême droite et les islamistes), les militants «nationaux-bolchéviques» et néo-nazis et les antisionistes radicaux de l’ultra-gauche trotskiste, maoïste et bordighiste[43]. Nouvelle figure de proue du négationnisme, Garaudy, dirigeant d’une organisation nommée Retour à l’islam, a reçu un soutien enthousiaste du monde arabo-musulman (ce qui avait également été le cas pour d’autres négationnistes, comme Robert Faurisson[44]). Interdit dans de nombreux pays occidentaux, son ouvrage Les Mythes fondateurs de la politique israélienne se diffusera comme une traînée de poudre en terre d’islam: avec des centaines de milliers d’exemplaires vendus, Les mythes fondateurs est un best-seller dans le monde arabe. [Ce livre n'est interdit nulle part, pas même en France! ] Rien d’étonnant, dès lors, à ce que Garaudy ait été reçu en héros à la Foire internationale du livre du Caire, le 15 février 1998. Il profitera de cette occasion pour dénoncer devant des centaines d’intellectuels «le pouvoir sioniste qui contrôle 95 % des médias occidentaux»[45]. Pendant son procès, en février 1998 (au terme duquel il sera condamné à neuf mois de prison avec sursis et 160.000 francs d’amende pour contestation de crimes contre l’humanité et diffamation raciale) il recevra l’appui non seulement de militants d’extrême gauche et d’activistes révisionnistes néo-nazis, mais aussi de dizaines d’intellectuels et de journalistes islamistes et arabes. Les religieux iraniens s’indigneront que l’on puisse à la fois traîner en justice le «pauvre philosophe musulman Roger Garaudy» et protester contre la fatwa visant l’auteur des Versets sataniques[46]. Le syndicat des journalistes égyptiens prendra officiellement la défense de Garaudy en déclarant qu’il allait être «jugé conformément à une loi antidémocratique [la loi Gayssot] qui interdit la liberté de recherche sur certains aspects de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale»[47]. Des pays musulmans les plus sécularisés aux républiques ou monarchies islamiques les plus fondamentalistes, l’engouement pour les thèses négationnistes de Garaudy — qui viennent renforcer une propagande pro-palestinienne en pleine radicalisation — est immense. Récipiendaire, en 1985, du Prix islamique Fayçal remis par le roi saoudien en remerciement de son action en faveur de l’islam, Garaudy est intronisé nouvel héraut [sic] de la cause antisioniste[48]. Philosophe communiste devenu musulman et adulé par l’extrême droite, Roger Garaudy incarne à lui seul le pivot révisionniste autour duquel convergent les trois totalitarismes rouge, brun et vert au nom d’identiques détestations et haines obsessionnelles. Une convergence néo-totalitaire d’autant plus inquiétante que les cautions morales, philosophiques et même ecclésiastiques de Garaudy sont des «autorités progressistes» aussi populaires que Noam Chomsky, l’abbé Pierre, José Bové ou Tariq Ramadan: toutes ces personnalités ont défendu l’auteur des Mythes fondateurs, chacune à sa façon, dans des samizdats, des colloques, des sites Internet, des appels au soutien, des comités de défense, etc.

 

 Le cas russe: une alliance rouge-brun-vert décomplexée

En Russie, l’un des principaux mouvements islamistes, le Parti de la Renaissance islamique (PRI) de Gueïdar Djemal, s’est également rapproché des milieux révisionnistes, ultra-nationalistes, anti-américains et antisionistes qui se qualifient eux-mêmes de «bruns-rouges»: il s’agit principalement de la mouvance d’Edouard Limonov[49], chef de file du Parti national-bolchévique, et du Front du Salut Russe (Sobor), un «bloc national-communiste» réunissant des ultra-nationalistes d’extrême droite et des nostalgiques du communisme soviétique dont le représentant est le général Alexandre Sterligov. C’est ce qui explique que Gueïdar Djemal, tout en étant un islamiste radical affiché, dispose d’une tribune régulière dans les colonnes du journal ultra-nationaliste russe Zavtra, lui-même influencé par les thèses eurasiennes et national-bolcheviques[50] (46)… Elément essentiel du puzzle rouge-brun-vert russe: les néo-communistes ultra-nationalistes et anti-occidentaux de Guennadi Ziouganov, le chef du PC qui se pique de géopolitique et n’hésite pas à proposer une alliance avec l’islamisme radical pour contrer la domination de la civilisation occidentale et des États-Unis[51]. L’école eurasienne, dont se réclament Djemal, Ziouganov et les autres «rouges-bruns» russes, considère que «l’islam fondamentaliste, avec son anti-matérialisme, son refus du système bancaire, de l’usure internationale, du système de l’économie libérale, est un allié. Les seuls ennemis géopolitiques des Russes et des musulmans sont les États-Unis et leur système libéral, cosmopolite, anti-religieux, anti-traditionnel»[52], écrit l’un des idéologues de cette mouvance, le géopoliticien Alexandre Douguine[53], président du mouvement Evrazija et de l’Association d’études géopolitiques, qui édite la revue Elementy, calquée sur celle de la Nouvelle Droite européenne d’Alain de Benoist, Eléments. À l’instar des idéologues nazis Claudio Mutti ou David Myatt, Geïdar Djemal explique que l’islam est la seule solution qui permettrait à la Russie «d’enrayer son processus de décadence nationale provoqué par l’impérialisme occidental».

Férocement antisioniste et antisémite, Gueïdar Djemal salue pêle-mêle le Hezbollah, le Hamas, l’Armée Rouge japonaise, l’IRA, Action directe et Carlos, «aucun compromis» n’étant selon lui possible avec l’État «terroriste» d’Israël. Pour lui, «l’holocauste n’est qu’une arme de l’ordre mondial visant à écraser la seule opposition réelle au sionisme qu’est l’islam»[54]. C’est dans cette même optique que fut organisée le 2 novembre 2001 à Moscou, sur la place Pouchkine, la manifestation «russo-islamique vert-rouge» contre le bombardement de l’Afghanistan par les États-Unis. Parmi les forces politiques présentes: le Mouvement de la gauche russe (marxiste-léniniste, anti-américain et tiers-mondiste), les «anti-mondialistes» de Boris Kagarlitsky, les nationaux-bolcheviks et le PRI de Djemal. Aux cris de «ne touchez pas à l’islam», les manifestants saluèrent la présence du Mufti Nagigoula Achirov, chef de la Direction spirituelle (DSM) de la Russie asiatique et du Mufti des musulmans d’Orenbourg, Islamïl Shangarïev. Dans son discours, Gueïdar Djemal rappela que l’ayatollah Khomeiny avait renversé le Chah d’Iran grâce à l’alliance entre les islamistes chiites et les communistes, que le Hezbollah fut l’allié du FDLP face «aux métastases israéliennes» et que nombre de dirigeants talibans avaient été, jadis, d’anciens cadres marxistes… Bien entendu, durant l’hiver 2002-2003, les rouges-bruns-verts russes ont organisé d’autres manifestations anti-américaines au cours desquelles les «intégristes sionistes» comme Paul Wolfowitz étaient accusés d’être les responsables de la politique «criminelle» conduite par George W. Bush.

 

Une rhétorique en voie de banalisation

En ce qui concerne l’extrême droite, sa position anti-américaine et pro-arabe a été adoptée dans un double but: élargir son électorat en apparaissant comme «anti-raciste» — puisque pro-arabe — tout en recyclant l’antisémitisme (toujours porteur électoralement) non pas à travers une rhétorique judéophobe explicite mais, au contraire, via une «solidarité» toute progressiste envers les «victimes» arabo-musulmanes «des manigances des Juifs».

Quant aux partis d’extrême gauche, aux mouvements anti-mondialisation et à la gauche anti-impérialiste en général, ils semblent avoir troqué leur anticléricalisme et leur athéisme militant traditionnels contre un communautarisme pro-islamique qui traduit leur volonté de capter de nouveaux électorats «prolétaires» et «déshérités» originaires du Tiers-monde — et cela, à l’heure où le marxisme orthodoxe, vaincu par l’Histoire, séduit moins. Cette réorientation est favorisée par le contexte géopolitique mondial qui voit le nationalisme arabe — jadis allié de l’URSS — être récupéré par l’islamisme révolutionnaire transnational (lequel n’est qu’une version islamisée de l’internationalisme révolutionnaire marxiste). Encore une fois, le terroriste et idéologue marxiste-révolutionnaire par excellence que fut Carlos exprime parfaitement cette mutation: «Oussama Ben Laden, en tenant tête aux impérialistes yankees, est devenu le héros de tous les opprimés, qu’ils soient musulmans ou non (...).Aujourd’hui, il faut aux hommes un nouvel internationalisme, puissamment unificateur, qui fusionne l’idéal moral et la dimension sacrée avec l’architecture conceptuelle et théorique du mouvement social révolutionnaire (...)»[55].

Les deux guerres anglo-américaines contre le régime de Saddam; la politique conduite par Ariel Sharon avec le soutien de Washington; la vaste opération de représailles consécutive au 11 septembre et ayant abouti à la défaite des Talibans: ces différents épisodes de l’après-guerre froide n’ont cessé de cristalliser les ressentiments anti-américains des «révolutionnaires» de tout poil, des «anti-impérialistes» d’extrême gauche aux anti-sionistes d’extrême droite en passant par les incontournables «No Global», pourfendeurs de l’«unilatéralisme américain». Étonnamment, la mobilisation anti-américaine et anti-guerre avait été beaucoup moins suivie lors de la guerre du Kosovo, en 1999 opération pourtant comparable à bien des égards à l’opération anti-Saddam de 2003. En France par exemple, seuls l’extrême droite, l’extrême gauche, les souverainistes, des intellectuels indépendants et quelques ultra-pacifistes avaient critiqué l’intervention de l’Otan conduite sans l’aval de l’ONU; quant aux masses de jeunes et aux partis modérés, ils étaient soit restés muets, soit avaient carrément pris position en faveur de la guerre.

À la lumière de notre grille de lecture qui met en lumière la force d’attraction particulière des contestations fondées sur la légitimité islamique et la victimologie arabo-palestinienne, il n’est pas surprenant que les victimes afghanes, irakiennes et palestiniennes des Satans américain et israélien suscitent davantage de compassion que les victimes yougoslaves de la diplomatie washingtonienne. Les Serbes — à la différence des Bosniaques musulmans — étaient bien trop semblables aux Occidentaux judéo-chrétiens pour susciter la compassion des nouveaux tiers-mondistes.

Occasion d’une victoire inespérée pour les Rouges, les Bruns et les Verts, la crise irakienne a permis de redorer le blason des postures antisionistes et anti-américaines les plus bellicistes, de démocratiser et même de rendre respectables les positions les plus extrêmes. Elle a redonné, directement ou indirectement, une nouvelle légitimité populaire et médiatique aux vieilles rancœurs totalitaires. Aussi peut-on prendre au sérieux le satisfecit délivré depuis sa prison de la Santé par Ilich Ramirez Sanchez: l’idéal révolutionnaire anti-impérialiste n’est pas mort. Au-delà même des embrigadements totalitaires rouges bruns et verts, il pénètre désormais le champ, jadis réfractaire, du politiquement correct et de la bien-pensance. L’anti-occidentalisme le plus outrancier est désormais banalisé, toléré, voire même souvent accepté dès lors qu’il se décline rhétoriquement en anti-américanisme et en antisionisme défensifs. S’il en fallait une preuve, les récentes déclarations du dirigeant malaisien Mahathir Mohamad— pourtant réputé ennemi des islamistes — dans lesquelles il appelait de ses vœux une sorte de révolution islamique anti-occidentale et dénonçait le «complot judéo-maçonnique mondial», en ont été la manifestation éclatante: certains chefs d’État occidentaux présents lors du sommet de l’OCI de Putrajayal du 19 octobre 2003, n’ont même pas jugé bon de s’en indigner[56]!

Véritable bombe géopolitique et civilisationnelle risquant d’embraser le monde et de conforter le clash des civilisations entre l’islam et l’occident que les Rouges, les Bruns et les Verts appellent de leurs vœux pour mener à bien leurs révolutions respectives, l’Irak est devenu la nouvelle destination du Djihad des islamistes du monde entier (vétérans d’Afghanistan, de Tchétchénie, de Bosnie, moujahiddines arabes, etc.). Plus que jamais, les Occidentaux doivent se montrer déterminés et unis pour faire face à la nouvelle offensive d’Al Qaïda et pour rétablir la paix et la stabilité tant en Irak que dans les territoires occupés (car «la route de Bagdad passe par Jérusalem», dit un dicton arabe). Les terribles attentats anti-juifs et anti-britanniques perpétrés à Istanbul, les 15 et 20 novembre 2003, ont servi d’avertissement sanglant aux Occidentaux: le récent repli des forces vives d’Al Qaïda vers l’Irak — pays frontalier de la Turquie , donc d’un candidat à l’entrée dans l’Union européenne — signifie que les terroristes islamistes cherchent à investir le ventre mou méditerranéen et à profiter de la perméabilité à leur propagande d’une Turquie ré-islamisée. Les Européens ne peuvent plus se permettre de conduire la politique de l’autruche: le danger n’a jamais été aussi pressant.

 

01/03/2004

 

Les articles d’Alexandre del Valle sont disponibles sur le site:

< www.alexandredelvalle.com >

 

 Politique Internationale,  102, hiver 2003-2004

< http://www.alexandredelvalle.com/publications.php?id_art=115  >

http://www.politiqueinternationale.com/PI_PSO/fram_revpde_re_03102.htm 

 

C'est un rapport purement policier, c'est-à-dire fait de morceaux amalgamés et enfilés les uns à la suite des autres, qui fait l'économie de comprendre les véritables positions politiques des uns et des autres. En outre, il recycle de vieilles fiches de police très datées. Un seul exemple: il attribue (note 37) à Dietlieb Felderer une publication qui a cessé de paraître depuis vingt ans... Ce M. Marco d'Anna, italien de Tunis, devrait mettre ses fiches à jour!

 

 

DRESSEZ LES ÉCHAFAUDS -- AIGUISEZ LES HACHES

Commission nationale consultative des droits de l'homme

 

L’Internet raciste en langue française

 

par Gérard Kerforn

 

 

Sites racistes et leurs forums

Conférence OSCE des 16 et 17 juin 2004 PARIS

Contribution de la CNCDH

 

L’Internet francophone diffère sensiblement de l’Internet en langue anglaise. La législation d’un certain nombre de pays de langue française et tout particulièrement celle de la France, fait que les discours de haine, quels que soient les supports, entraînent des sanctions pénales lorsque les auteurs sont identifiés.

Ceci conduit les éditeurs de contenus racistes à demeurer prudents. Les sites français comportent ainsi moins de symboles nazis que les sites en langue anglaise, et les racistes tentent dans leurs écrits d’éviter les formulations susceptibles des les soumettre à la rigueur de la loi. Néanmoins l’Internet francophone n’est pas exempt de contenus susceptibles d’inciter à la haine raciale.

Il apparaît nécessaire de mieux connaître la réalité de cette expression afin d’aider à déterminer les politiques de prévention et de répression permettant de préserver les individus ou groupe d’individus de toute atteinte à la dignité humaine.

La présente étude a eu pour but d'établir un diagnostic de l’expression française du racisme sur Internet, en traitant des deux vecteurs principaux de cette expression raciste, les sites et les forums.

1 – Critères d’évaluation des sites

Une étude des contenus racistes impose de définir préalablement les éléments objectifs qui permettent leur évaluation, la caractérisation de l’acte raciste pouvant déprendre [sic] de plusieurs critères, juridiques, culturels, politiques.

 

1-1 La législation.

C’est le premier élément objectif qui a été retenu, puisque c’est la loi qui définit le cadre de ce qui est acceptable ou non selon les lois en vigueur. Ainsi la loi française sanctionne sévèrement l’expression du racisme ou du négationnisme (loi de 1972, loi Gayssot, ou encore plus récemment la loi Lellouche …). Les sites qui sont mentionnés ici, ont donc été appréciés, à la lumière des textes qui sanctionnent l’expression de la haine raciale.

Toutefois l’outil interne du fait de son caractère transfrontalier extraterritorial expose l’expression de la haine raciale à des appréciations diverses selon les législations, l’étude a prouvé d’ailleurs que la plupart des sites français racistes ou à vocation raciste sont délocalisés vers des pays ou zones à législation plus souple et adoptent des mesures d’anonymisation, afin d’échapper aux contraintes nationales. [...]

 

1-2 Les liens multiples vers la haine raciale. [...]

1-3 L’historique des sites.

Certains éditeurs de sites racistes ayant déjà fait l‘objet de poursuites judiciaires ou sachant que leur site est susceptible d’être surveillé étroitement par des services d’État ou des ONG antiracistes, modifient les contenus de façon à ne plus faire l’objet de poursuites, sans pour autant renoncer à une philosophie générale traduisant l’intention raciste. Nous en avons conclu dans ce cas, que les mises en ligne antérieures constituaient un critère d’évaluation objectif. Les sites recensés ici sont donc appréciés selon la publication courante mais aussi par une étude des archives conservées sur Internet. [Conservées par qui? Par la   Maison Poulaga. ]

 

1-4 Dérives extrémistes et conflit du Proche-Orient

[...] Ainsi le sionisme qui a fait historiquement débat, y compris dans la société israélienne, pouvait faire l’objet de contenus divers. Par contre toute assimilation entre sionisme et nazisme, entre sionisme et racisme, globalisant ainsi les populations se réclamant du sionisme et les " nazifiant ", comme ce fut le cas lors de la conférence de Durban, et tel qu’on le rencontre sur beaucoup de sites Internet, a été considérée comme un critère objectif de détermination du racisme antisémite d’un site. [Fallait le faire... Ils l'ont fait ]

2 – Les sites observés.[...]

2 –1 Liste

AAARGH.... [suivent 67 sites dont certains n'existent pas ou plus.] [...]

2-3 les indicateurs retenus permettant de détecter les sites racistes

Les indicateurs suivants ont été retenus:

    * Antisémitisme,

    * Négationnisme,

    * Contenus anti-arabes,

    * Contenus anti-musulmans,

    * Contenus anti-blancs,

    * Xénophobie,

    * Contenus anti-africains.

 

2-4 ancienneté des sites [...]

Le site français le plus ancien au sein la liste qui fait l’objet de l’étude est le site fondamentaliste musulman " STCOM – la voix des opprimés ". La totalité des autres sites sont apparus après l’année 2000. [On voit que ces crétins ne savent pas lire: l'AAARGH date d'octobre 1996.]

[...]

2-5-4 Les sites fondamentalistes musulmans [...]

- Site de Ahmed Rami

Ancien officier du Roi HASSAN II, iI fut l’auteur de tentatives de coups d’État qui l’obligèrent à s’expatrier. C’est moins ce passé que son investissement idéologique dans les courants négationnistes qui intéresse cette étude.

En effet, Rami a été le créateur d’un portail négationniste " radio islam " extrêmement dense et alimenté par les écrits des théoriciens du négationnisme français, Faurisson, Thion ou Garaudy. Ce portail extrémiste comportait même des appels au meurtre contre certaines personnalités. [Qui? Qui? Aounit, le mouton de l'Aïd? Il s'agissait d'une petite plaisanterie. Aounit ne peut pas croire sérieusement que quiconque aurait envisagé sérieusement de se débarrasser de sa médiocre existence. ]

Ce site est aujourd’hui fermé mais un antisémitisme obsessionnel perdure sur le site personnel, écrit en français d’Ahmed Rami. [...]

http://rami.tv/islamf.htm

 

--stcom, islamaya, quibla:

Leurs éditeurs, après les plaintes déposées par plusieurs associations, ont modéré la forme des sites même si le fond est identique. En 2002, en référence aux textes musulmans sacrés, STCOM diffusait des justifications des attentats suicides.

Aujourd’hui au-delà de certaines précautions dans les écrits, le thème récurrent de ces sites demeure celui de la nazification de l’état d’Israël. L’État d’Israël est assimilé au régime nazi et toute une communauté humaine est alors diabolisée.

 

Les attentats du 11 septembre donnent lieu, sur tous ces sites, à une réécriture de l’histoire récente avec des procédés de type négationnistes (pseudo enquêtes et recherches). Les attentats deviennent l’œuvre de force "américano-sionistes" qui auraient alors fomenté un complot pour justifier l’agression contre les pays arabes.

Par la mise en parallèle du sionisme et du nazisme, ces éditeurs, non seulement banalisent le génocide des juifs, mais manifestent que leur antisionisme n’est qu’une réécriture de l’antisémitisme. De fait, ces sites soutiennent les fractions palestiniennes les plus radicales et terroristes, notamment le Hamas.

Il convient d’ajouter que les terminologies et concepts employés apparaissent comme extrêmement proches de celles de l’extrême droite antisémite, dénonciation conjointe de la franc-maçonnerie et du sionisme assimilés au pouvoir financier international.

Le site stcom qui se définit comme " la voix des opprimés ", est très proche de certains milieux négationnistes, il ouvre d’ailleurs ses colonnes à la défense de certains d'entre eux. Par ailleurs ce site a diffusé le faux manifeste "judéo-nazi d’Ariel Sharon" co-produit par la " pierre et l’olivier". [...]

 

2-5-5 Sites négationnistes

Les contenus négationnistes ont déjà été évoqués dans l’étude des catégories précédentes. Ce chapitre ne traitera donc que des sites dédiés exclusivement au négationnisme. De tels sites, sont nombreux dans l’espace anglophone (adelaide institute, codoh, institute for historical review, who etc…), mais beaucoup moins répandus dans la zone francophone. Cette étude n’a isolé que deux sites principaux dédiés au négationnisme, l’un niant la shoah et un autre réfutant le génocide arménien. Néanmoins l’un de ces sites l’AAARGH, niant la shoah, est abondamment alimenté en textes et bénéficie d’une large audience dans l’univers négationniste. [...]

 

- L’AAARGH , Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et d'Holocauste.

Il s’agit d’un site extrêmement documenté en textes divers. Il est animé par des négationnistes français (Serge Thion) qui publient les textes de l’ensemble de l’école négationniste française, notamment ceux de Garaudy, Faurisson et Rassinier.

Les titres sont évocateurs "la fable de l’holocauste", "le mystère des chambres à gaz", "la force occulte qui dirige le monde", "le mythe des 6 millions", "le canular du 20ieme siècle" et 174 ouvrages négationnistes complets de 100 à 500 pages chacun, de même que diverses revues et rapports (Leuchter), peuvent être téléchargés par tous publics.

Ce site très volumineux, reproduit aussi, en les traduisant, les articles négationnistes des autres sites dont " l’institute for historical review). L’AAARGH apparaît donc comme une authentique bibliothèque de la haine en ligne disponible en plusieurs langues. [Hélas, nous ne haïssons personne, pas même les cons de l'espèce mrapiste...]

L’AAARGH, tant intellectuellement, qu’organisationnellement est l’une des mouvances racistes [?????] les plus organisées sur le net. Le site est un lieu de convergence des diverses productions idéologiques et trouve sa traduction militante et propagandiste sur les tribunes internationales où les négationnistes français, tel Faurisson, viennent rejoindre leurs homologues, américains, australiens, canadiens ou anglais.

Les principaux négationnistes français cités qui alimentent le site de l’AAARGH ont déjà fait l’objet de condamnation devant les tribunaux français (Roger Garaudy ou Robert Faurisson). Leurs discours haineux et négationnistes tombant sous le coup des lois françaises. Naturellement ce site bénéficie d’un hébergement expatrié.

Signalons en outre, un élément très caractéristique des méthodes négationnistes: leurs principaux représentants cherchent systématiquement le dialogue et la confrontation d’idée avec les ONG anti-racistes, ce qui, en cas de réponse, légitime alors leur discours dans le cadre de l’affrontement démocratique des idées. C’est dans le même dessein que les négationnistes ont largement fréquenté les groupes de discussions inscrivant ainsi le négationnisme comme thème de débat, alors que la loi française considère l’expression négationniste, non comme une idée, mais comme un délit. [...]

- Le mise à disposition de 174 ouvrages négationnistes par l’AAARGH traduit une volonté de structuration idéologique du courant négationniste. [...]

 

G.Kerforn

 

http://www.commission-droits-homme.fr/travauxCncdh/InternetRaciste.html >

 

Kerforn s'alie avec le plus répugnant des délateurs professionnels:

" Pour lutter contre les sites hébergés à l'étranger, Marc Knobel et Gérard Kerforn (MRAP) ont exprimé leur volonté de participer au réseau associatif INACH (International network against cyber hate, réseau international contre la haine par internet).

Gérard Kerforn, membre du conseil municipal socialiste de Mont de Marsan, exploite les "travaux" du MRAP, rendus publics pendant l'été 2003, réalisé par des "internautes anonymes" qui cachent mal leurs képis de flics. Ce Kerforn ne fait que répéter ce que lui serinent des flicards qui restent masqués. Il est, ou était "Responsable internet au sein du MRAP". Cherchez l'erreur. (Voir Conseils de révision d'octobre 2003 )

 

 

ILS COMMENCENT À TRIPOTER INTERNET

 

DE - 'Sieg Heil' Website Gives Lesson on Holocaust  (Reuters)

 German neo-Nazis seeking to access racist propaganda on the Internet will now receive a lesson on the Holocaust when visiting a Web Site named after the Nazi victory salute 'Sieg Heil.' All traffic to the former neo-Nazi Web Site 'siegheil.de' has been redirected to 'shoa.de,' a site providing information on the origins of anti-Semitism and a detailed account of the Nazis' murder of some six million Jews. Germany's central registration authority for web addresses, Denic, revoked the license of the former operator of siegheil.de at the request of the German Internet watchdog jugendschutz.ne

 

 

AVONS-NOUS BESOIN D'UNE GRANDE PURGE?

 

 

Extrait d'une lettre de Robert Faurisson à Michael Hoffman

I should like to see a "Holocaust" revisionist find the time some day to draw up a list of all those amongst us, including perhaps myself, who at some moment or other in the adventure of revisionism have, out of fear, weakness, opportunism or ignorance, made blameworthy concessions to the kosher version of Second World War history.

(Citée telle quelle, sans la date, dans Patriot letter, du 21 août 2004.)

 

Le professeur Faurisson appelle de ses vœux la rédaction d'un liste des révisionnistes qui, à un moment ou à un autre, aux cours de 25 dernières années, par peur, par faiblesse, par opportunisme ou par ignorance, auraient fait des concessions - blâmables évidement - à la version officielle (dite ici "kashère") des événements de la seconde guerre mondiale.

On sent bien en lisant les dernières polémiques dans lesquelle le professeur apparaît comme protagoniste, qu'il se constitue une telle liste. Au moment des procès de Moscou, le Guépéou avait constitué de telles listes d'individus qui avaient tenu, à un moment ou à un autre, au cours des vingt-cinq années précédentes, des propos qui n'étaient pas conformes à l'orthodoxie installée. Ces gens étaient amenés devant des tribunaux, ils étaient flétris par les fortes paroles du procureur Vichinsky. Avant d'être condamnés et exécutés, ils passaient aux aveux. On ne vas pas vous raconter les procès de Moscou.

Mais enfin, l'appel à la constitution de "listes" de personnes ayant tenu des propos qui sortent de l'orthodoxie, est en soi une chose frappante, un fantasme inquisitorial: ou bien, il s'agit de purger un mouvement qui est menacé, réellement, de "déviationnismes", ou bien nous avons affaire à la bouffonnerie d'un pouvoir qui n'existe pas, dans un royaume qui reste imaginaire.

On remarquera que l'application de la loi se fait ici sans faiblesse. Il n'est prévu nulles circonstances atténuantes, nulle place pour le repentir, nul avenir de rachat ou de réhabilitation.

On voit que la situation est grave. Il y a des condamnations retentissantes mais aussi des promotions inattendues. On voit ainsi porté aux nues un pâtissier autrichien émigré aux États-Unis qui publie sur Internet une lettre quotidienne "patriotique" où il se pâme tout à loisir sur l'admirable personnalité d'Adolf Hitler et où il dénonce l'invasion des étrangers aux États-Unis. C'est, paraît-il, un "révisonniste actif". Ce vulgaire n'hésite pas à qualifier l'excellent Michael A. Hoffman de "porc élitiste". Voilà ou nous en sommes quand on flatte ceux qui se donnent du "street révisionist" alors que leur seul espace réservé, dans la rue, serait plutôt celui des poubelles.

Nous ne participons pas, à l'AAARGH, à ces bouffonneries. Nous ne sommes pas là pour distribuer des bons et des mauvais points. Ces pratiques ridiculisent un mouvement qui a toujours été composé des hommes et des femmes les plus divers, entrenant les idées les plus diverses. S'il existe une liste où se trouvent les noms de ceux qui ont méconnu la vérité enfin révélée, nous demandons à être inscrit dans les premiers. Comme révisionnistes. Un terme qui ne plaisait pas à Monsieur Vichinsky.

 

 

ILS NIENT LES PREUVES! (QUELLES PREUVES??? )

 

Condamné pour discrimination raciale, René-Louis Berclaz a trouvé refuge hors des frontières hélvètes. Il intéresse les autorités vaudoises

par Jean-Noël Cuénod

 

Résidant à Châtel-Saint-Denis, René-Louis Berclaz avait été condamné par le Tribunal pénal du district fribourgeois de la Veveyse à six mois de prison ferme pour discrimination raciale et calomnie. Ce jugement avait été confirmé en appel cantonal, puis par le Tribunal fédéral, le 23 juillet 2003. La justice helvétique avait également révoqué un sursis de quatre mois d’emprisonnement. C’est donc dix mois que le secrétaire de Vérité et Justice une association dissoute devait purger dans les geôles suisses.

Par le truchement de leurs écrits, Berclaz et ses comparses n’avaient cessé de nier les preuves de l’existence des chambres à gaz et de l’extermination massive des juifs par les nazis. Ce faisant, le Châtelois avait violé l’article 261bis du Code pénal, qui réprime ceux qui nient ou minimisent "un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité". [Est-ce que la loi permet de lui trouver de justes proportions? ]

On comprend que, soucieux d’éviter de passer presque un an en prison, Berclaz ait placé plusieurs frontières entre la Confédération et lui-même. Mais pourquoi avoir choisi la Serbie pour terre d’asile? Il donne l’explication suivante sur un site belge d’extrême droite: "La République de Serbie-et-Monténégro est sans doute le dernier État européen à ne pas disposer d’une loi réprimant le racisme."

Il pourrait donc, légalement selon lui, poursuivre la diffusion de ses écrits négationnistes dans la ville de Subotica et échapper à l’extradition. En effet, pour qu’un justiciable suisse en fuite dans un État étranger puisse être rapatrié dans les prisons helvétiques, il faut que ledit État réprime dans ses lois les mêmes infractions que celles qui ont justifié la condamnation par les tribunaux suisses.

 

Protection illusoire?

Or, il est probable que Berclaz soit moins protégé par le droit serbe qu’il ne le croit. En effet, l’article 134 du Code pénal yougoslave actuellement en vigueur sur le territoire serbe réprime "la provocation à la haine ethnique, raciale ou religieuse, à la discorde ou à l’intolérance" et prévoit les mêmes condamnations qu’en Suisse. De même, la Charte des droits de l’homme dont la Serbie-et-Monténégro s’est dotée l’an passé interdit formellement, et sous peine de sanction pénale, "l’instigation à la haine raciale, religieuse ou autre".

 "Ces éléments d’information ont été apportés par l’ambassadeur de Serbie en Suisse", indique Johanne Gurfinkiel, porte-parole de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD), qui a récemment entrepris des démarches auprès du diplomate afin de connaître l’état du droit serbe en matière de répression du racisme. "Nous allons officiellement saisir l’Office fédéral de la justice à Berne pour réclamer l’extradition de René-Louis Berclaz. L’affaire suit donc son cours", a déclaré, hier, Me Philippe Grumbach, président de la CICAD.

 

Genève et Vaud enquêtent

Le Châtelois continuera-t-il ses activités en Serbie ou sera-t-il extradé vers la Suisse afin d’y accomplir ses peines? Pour l’instant, la balle est dans le camp de l’Office fédéral de la justice. L’association dissoute de Berclaz intéresse aussi les justices genevoise et vaudoise, qui enquêtent sur la diffusion de tracts révisionnistes faisant de la publicité pour le site internet, basé aux États-Unis, de Vérité et Justice. Les autorités fribourgeoises ont également ouvert une nouvelle enquête pénale à la suite d’une plainte contre le fugitif.

 

24 heures, 23 août 2004

< http://www.24heures.ch/home/journal/politique/index.php?Page_ID=6446&art_id=39948&Rubrique=Ecopol >

 

 

 

PARUTIONS

  

§=== Antiboches. A signaler deux bouquins à lire absolument pour prendre la mesure du racisme anti-allemand qui continue de gangréner l'Europe et en premier lieu la France où celui-ci possède un ancrage très profond.

1/ JP. Picaper, Les enfants maudits - ils sont 200000, on les appelait les enfants de Boches, Edit. des Syrtes 74, r. de Sèvres 75007 Paris  Prix: 23 euros.

2/ Schwarzbuch der Vertreibung 1945-1948 von Heinz Nawratil, Universitas Verlag München - 1999. Il existe une traduction française: Le livre noir de l'expulsion - L'épuration ethnique des Allemands en Europe centrale et orientale 1945-1948, Edit. Akribeia 45/3 route de Vourles 69230 Saint-Genis-Laval - Prix: 27 euros.

Ce que j'ai lu dans ce livre sur l'expulsion massive des Allemands des territoires de l'Est est tout simplement horrible (2,5 à 3 millions de civils massacrés ou morts dans des camps, au total entre 18 et 20 millions d'expulsés, des pays et des peuples allemands rayés à jamais de la carte!

Une expulsion aux allures de génocide!J'ai découvert l'ampleur de cette épuration ethnique accompagnée d'actes de barbarie inimaginables et occultée jusque-là à la lecture de ce bouquin.

 

 

§===  Les brigades d'assassins juifs. The Brigade: An Epic Story of Vengeance, Salvation, and World War II, by Howard Blum

From Publishers Weekly:

Although the official history of the Jewish Brigade Group (a unit of some 5,000 Jews who fought with the British Eighth Army in Italy in the waning months of the conflict) has been written, Blum (Wanted! The Search for Nazis in America) breaks new ground by looking into the clandestine operations that occurred after the shooting had stopped. Once they learned the true extent of the holocaust, soldiers of the brigade began using intelligence reports to pinpoint the location of former SS officers and camp guards. The enraged Jewish troops took vengeance into their own hands, eventually slaying hundreds of Nazi death dealers. Blum follows the story of three men Israel Carmi, Johanan Peltz and Arie Pinchuk in detail, interviewed dozens of others, read unpublished personal memoirs and had Hebrew-language documents translated for him. During the war, the more daring Jewish soldiers formed a secret unit that appropriated British supplies trucks, weapons and food and diverted them to ships heading illegally for Palestine The plan included the "repatriation" of thousands of war orphans, who were clandestinely taken from displaced person camps and smuggled to Palestine. The underground Jewish Haganah figured prominently in these operations, which contributed directly to the creation of Israel. Blum, twice nominated for a Pulitzer as a New York Times investigative reporter, and now a Vanity Fair contributing editor, presents the material masterfully, building suspense and carefully documenting all the action. 16 pages of photos not seen by PW. (Nov. 2)

 

< http://www.amazon.com/exec/obidos/tg/detail/-/0060194863/qid=1085175264/sr=1-2/ref=sr_1_2/103-4214241-8506268?v=glance&s=books  >

 

 

§=== Où trouve-t-on la lettre de Robert Faurisson datée du 10 juillet 2001 à Michel Favre, juge accusateur helvétique?

Sur le site de l'Institut de Sciences politiques de... Grenoble, comme "annexe" à un travail fait par un certain François Briatte, un jeune puceau qui voulait faire un petit travail vivement bâclé sur Chomsky, sous la directiuon d'un Roland Lewin. Et puis il a lu une phrase sur l'"implication" de Chomsky dans l'AAAAAffaire révisionniste! Scandale. Difficile à comprendre pour un gamin né en 1983. Alors il furète, il cherche, il se renseigne, il finit par téléphoner au professeur F qui lui parle gentiment et poliment. Qu'est-ce qui lui permet d'accéder à toutes les pièces du dossier... on vous le donne en mille: le site de l'AAARGH qu'il n'hésite pas à citer. Sans insulter personne. C'est un bon petit, qui fera du chemin.

voir http://aaargh-international.org/fran/livres4/briatte.pdf>

 

 

§===   From Michael A. Hoffman II

A seminal holocaust denial book of 544 pages has been published by  Harper-Collins in New York:  "Dresden: Tuesday, February 13, 1945."   The author is British historian Frederick Taylor, who denies the Allied holocaust in Dresden. The message of his book is that German women and  children got what they deserved in the fire-bombing; that casualty  figures in Dresden were inflated by Goebbels for propaganda purposes; and that this "atrocity propaganda" and that of the erstwhile East German Communist state, contributed to a false revulsion toward what happened in Dresden, that lingers to this day.

Reviews of the Taylor book may be read at Amazon.com:

< http://www.amazon.com/exec/obidos/tg/detail/-/0060006765/qid=1091914304/sr=1-1/ref=sr_1_1/103-1440189-0890202?v=glance&s=books >

 

Here is a typical review appearing at Amazon:

"...After many years of distortion and propaganda regarding the bombing of Dresden this book finally begins with a clean slate and draws accurate conclusions. Dresden was a German city destroyed in an epic bombing that caused untold destruction. For many years, due to lack of access to East German archives the results and history of the Dresden bombing were not only clouded in mystery but were actively falsified by nazi sympathizers to make people "feel sorry" for what took place. This book paints a new picture. Explaining not only the truth about Dresden's military significance but also shedding light on the terrors and suppression by the Nazis of minorities and others in Dresden, thus taking away the veneer of sympathy that in the past has been given to the so-called civilians affected in the bombing. A wonderful account and a must read on WWII..."  --Seth J. Frantzman

The New York Times, Reuters and others  (cf. for example, "To Make Amends, British Give Dresden a Cross, 59 Years Later," NY Times, June 22, p. A8) are using this book to counter Jorg Friedrich's revisionist, German-language book published last year (The Fire: Germany and the Bombardment, 1940-1945 ) which labels Dresden a war crime; and in order to extinguish any revisionist flames still smoldering since the publication of David Irving's pioneering work, The Destruction of Dresden.

 I am asking if you or your readers know of a devastating, full-length revisionist review of Taylor's book, "Dresden: Tuesday, February 13, 1945"? If so, please give the title of the review, author, source, and language if other than English, as well as a URL, if avilable. I am not interested in a two paragraph denunciation, but a lengthy, well-argued refutation of the Taylor's major points. If this is not available, I will undertake the task myself, though I would prefer that some other revisionist would do it.

Michael A. Hoffman II

hoffman@revisionisthistory.org  >

 

Le "so-called civilians", les "prétendus civils"? Il y a, paraît-il, en Angleterre, beaucoup de "serial killers". Comment nomme-t-on ceux qui rêvent de remettre en pratique les grands massacres historiques? Qui se sentent heureux à barboter dans d'immenses mares de sang? Sont-ils moins dangereux que les tueurs maniaques qui se promènent en liberté? Devrait-on les interner à titre de précaution?

 

 

§===  Diary of an anti-chomskyite. This blog is dedicated to the permanent and total discrediting of the work of Noam Chomsky and his fellow travelers.  VIVA LA COUNTERREVOLUTION!

 

C'est un pauvre diable de Beersheba, dans le désert du Negev, qui s'ennuie énormément; alors il cancane. C'est du déjà-vu, déja-bu, déjà-pissé.

< http://antichomsky.blogspot.com/ >

Cet abruti, qui se cache derrière un prénom, s'appelle Benjamin Kerstein. Pour nous, c'est Beurk!

 

 

§=== Jürgen Graf, l'Holocauste au scanner, à la fin des fins en finnois:

< http://www.kansallissosialismi.com/tarkastelussa.html >

< http://www.kansallissosialismi.com/tarkastelussa2.html  >

L'ouvrage était connu en Russie et sur certains sites russes que nous avons signalés. On le trouve maintenant aussi en Ukraine:

 < http://www.lib.com.ua/books/6/524n1.html  >

Ça fait tache d'huile...

 

 

§===  Le rapport van Pelt en ligne à

< http://www.holocaustdenialontrial.com/evidence/vanintro.asp>

 

 

§===  On annonce la sortie en Allemagne cet automne d'un "best-seller": Eva Schweitzer, Amerika und der Holocaust - Die verschwiegene Geschichte (L'Amérique et l'Holocauste, l'histoire qu'on a fait taire) chez Knaur. Voici un commentaire du Spiegel:

"Un livre qui sort chez un grand éditeur et qui s'attaque au mythe selon lequel les nazis sont responsables de l'holocauste." Inhabituel, pour sûr. Les vrais coupables, ce sont les Américains. "C'est le révisionnisme qui est le principal outil pour le marketing du livre".

L'auteur, qui semble suivre des pistes déjà explorées par les éclaireurs de l'AAARGH, affirme que le gouvernement américain soutenait le régime nazi jusqu'aux années 40 et qu"il existait toutes sortes de contrats d'affaires. Le livre prétend que la politique de restriction de l'immigration US a causé la mort de dizaines de milliers de juifs. Schweitzer affirme que le grand'père de George W Buch, Prescott a financé l'effort militaire nazi par le biais de l'Union Banking Corporation. Prescott était également co-propriétaire d'une aciérie sise à Auschwitz. Elle parle aussi des participations financières et des contrats de Ford, General Motors et des Rockfeller avec l'Allemagne nazie.

Le Spiegel ajoute: "Autrefois ces vieilles histoires n'étaient agitées que par les révisionnistes de l'extrême-droite, dans le but de blanchir les nazis. Avec ce livre, le révisionnisme se hisse au niveau des productions grand public."

La publicité du livre dit: "Le petit-fils de l'homme qui a financé la puissance militaire des nazis siège à la Maison Blanche comme si rien ne s'était passé."

 

http://www.spiegel.de/kultur/literatur/0,1518,311672,00.html >

 

 

§=== Les faussaires se portent bien. Sur le site d'Au Nom de Tous les Miens - Martin Gray 10 janvier 2003

 

" J’ai moi aussi adoré ce livre que j’ai lu récemment et que j’ai prêté à bon nombre de mes amis.

 Je voudrais simplement informer tous ceux qui participent à ce forum que je viens de tomber sur un site ou un auteur affirme que Martin Gray n’a jamais mis les pieds à Treblinka.

 Si vous voulez voir, j’ai obtenu l’adresse de ce site en tapant "martin gray apostrophes" dans le moteur de recherche Google.

 En effet initialement je recherchais des informations sur le passage de Martin Gray dans cette vieille émission de Pivot.

 Quelle ne fut pas ma surprise sans vous parler de ma déception, il faut dire que l’article sur "l’escroquerie" de Martin Gray et Max Gallo est assez convaincant...

 Allez voir, qu’en pensez-vous?

 Raccolage scandaleux ou véritable "Shoah-business"?

 Claire

 

Ensuite cette bonne dame met en ligne le passage de Thion consacré à Gray. Que croyez-vous qu'il advint? Rien. Niente. La litanie des dithyrambes a continué comme si de rien n'était. Le faussaire entasse ses écus, sans lever le petit doigt. L'HUMANITÉ EST PLUS BÊTE QU'UN TROUPEAU DE COCHONS.

La preuve?

http://www.livres-online.com/Au_Nom_de_Tous_les_Miens--110.html >

 

 

§===  Histoire belge. Un incertain Jean-Claude K. Dupont,  Aspirant au F.N.R.S.  jcdupont@laposte.net met sur le net une étude de 18 pages sur Rassinier qui semble animée d'une froide détermination à suivre les traces de la Fresco.

"LA «FALSIFICATION»: RÉFLEXIONS SUR LE PASSAGE DE LA LIGNE ET LE  MENSONGE D’ULYSSE DE PAUL RASSINIER."

Aspirant au FNRS veut sans doute dire qu'il postule à un emploi grassement payé au Fonds National de Recherches Scientifiques, qui est une chose éminemment belge. Ce type a compris comment passer devant ses petits camarades pour se mettre sous la gouttière: taper sur les révisionnistes. Ça, c'est original, mais ça peut rapporter gros.

L'auteur se pare des plumes du philosophard (ne rien perdre de sa "narration antodiégétique" de la p. 7) qui répète quelques commentaires mesquins et hypercritiques de la fresco. Comme il dit dans son patois, il "stigmatise des éléments problématiques". Et p. 12: "En tant que Rassinier revendique explicitement faire œuvre d'historien...".

Pompeur, fumiste, jargonneux, bien-pensant, ventru, ce nécrophage ferait mieux de trouver un boulot honnête: ramasseur de capsules de bières, nettoyeur de fonds de culottes, ou autre, plutôt que d'encombrer les couloirs des labos de recherche...

< www.philodroit.be/uploaded/rassinier.pdf  >

 

 

§===  Les mêmes âneries, partout et toujours... Ici, le Brésil!

 

O artigo "Serão os semitas humanos?" (Caros Amigos, nº 68, novembro de 2002), do jornalista Georges Bourdoukan, é uma arenga anti-semita que, ao leitor atento, judeu ou não, só pode causar repulsa. O anti-semitismo do texto é auto-explicativo, seja pelo uso pejorativo do termo "judeu" na menção que faz a pol'ticos israelenses, seja porque, entre outras barbaridades racistas, afirma que os judeus sionistas foram os maiores aliados dos nazistas e co-responsáveis pela criação dos campos de concentração.

Nos últimos 40 anos, o anti-semitismo tornou-se mais fácil de ser praticado sob o nome de anti-sionismo. Basta ler os textos dos seus expoentes, como Roger Garaudy, Robert Faurisson, Pierre Guillaume, David Irwing, Serge Thion e Israel Shamir, para citar alguns dos mais conhecidos anti-semitas e anti-sionistas de hoje, da direita e da esquerda ideológica. Os anti-semitas de esquerda e de direita praticam as mesmas distorções e se valem do mesmo arsenal de acusações mentirosas e depravadas. Os mais militantes, à direita e à esquerda, tentam demonstrar a todo custo que Israel não pode existir, porque é racista, confessional, imperialista e por a' vai.

À direita, temos o gaúcho Siegfried Ellwanger e seu séquito de teutômanos. Bourdoukan está à esquerda, como os franceses Thion e Guillaume, que dizem repudiar o racismo e orientar-se pelo internacionalismo antiimperalista. Chegam a reivindicar o marxismo como fonte inspiradora. Há um manifesto que Guillaume sobre a linha de pensamento da editora anti-semita Velha Toupeira (Paris), que invoca a "autoridade do texto fundador de Karl Marx, ‘A questão judaica’" para defender o "antijudaismo radical sempre proclamado urbi et orbi ( ...)". (P. Guillaume, Carta a Phillip Randa, La Vielle Taupe, 1998). [...]

 

Milman,  de la C onib, Confederaçaô do Brasil, 2002

< http://www.conib.org.br/hasbara/cartaluis.html  >

 

 

§=== Mouloud se sent plus

«L’égorgeur est arabe, le comploteur est juif, le voleur est gitan, le fourbe est chinois, le fainéant est noir, l’alcoolique est polonais, etc. La focalisation excessive sur l’antisémitisme arabo-musulman issu "de quartiers sensibles" nous fait oublier que l’antisémitisme c’est autant le négationniste Robert Faurisson que Mohamed Latrèche, autant Serge Thion que Monder Sfar.»

Libération le vendredi 21 mai 2004

< http://lmsi.net/impression.php3?id_article=254  >

 

 

§====  Une sorte de chronologie de la répression des révisionnistes (depuis 2001) est tenue par un chat-fourré quelconque, peut-être nommé Denis Touret. Quelques petits articles de presse. Ce n'est ni complet ni bien fait. Un boulot de jean-foutre.

< http://www.chez.com/constit/negationnisme.html  >

D'ailleurs,  on trouve la même eau de boudin:

< http://www.denistouret.net/constit/negationnisme.html  >

 

 

§=== Faurisson záleitost (on s'en doutait)

V 1979, Robert Faurisson, francouzsk profesor, napsal knihu prohlaovat, e Naziss neml plynové komory, se nepokusil genocide id (nebo njaké jiné skupiny), a to " mtus " plynovch komor byl navrhnut podvodn'ky sionisty pro vhodu stavu Izraele a ke kod Germanss a Palestinci. (Hitchens, 1985) Chór a Kasandra.

 

Page sur Chomsky, plutôt anti, en tchèque:

< http://wikipedia.infostar.cz/n/no/noam_chomsky.html  >

 

 

§=== NIHON DESKA

 

Le texte de Mattogno "Denying History and truth

Translated and Edited by Russ Granata

 Copyright © MMIII Russ Granata

Box  2145 PVP CA 90274 USA

 www.russgranata.com

 est maintenant disponible en traduction japonaise:

< http://www002.upp.so-net.ne.jp/revisionist/mattogno_08.html>

 

Ce site comporte une collection de textes révisionnistes traduits en japonais. A vrai dire, nous attendions une telle initiative depuis longtemps. Le révisionnisme se saisit progressivement de toutes les langues de communication sur cette planète.

< http://www002.upp.so-net.ne.jp/revisionist/text_menu.html >

Nous avons noté la présente de textes de Mattogno, Berg, Leuchter, Faurisson, Rudolf, Graf, Kohler, Crowell, Cole, Ball, Walendy, Weber et même Pressac. Ainsi que l'intéressant article de Wolfgang Strauss sur le révisionnisme en Russie, qui existe en anglais et en allemand (les Français sont trop feignants pour traduire quoi que ce soit: ils roupillent et attendent que ça se passe). Pas mal de textes aussi tirés du site russe < http://revisio.msk.ru/ >, qui sont évidemment totalement inconnus dans nos cantons bucolique d'entre Seine et Loire.

En ce qui concerne Russ Granata, qui hébergeait et traduisait de nombreux textes de Carlo Mattogno, on a appris récemment que sa santé s'était détériorée. Il semble que son site < russgranata.com > ait disparu du net.

 

 

§===  Le sommet de la connerie est-il atteint avec le titre de ce livre qui sort des chaudrons infames de l'université américaine?

 Gendercide and Genocide, Edited by Adam Jones, Nashville, TN: Vanderbilt University Press, April 2004, 302 pages ISBN: 0-8265-1445-6)

 

 

§===  Il paraît que sur un message, vite devenu introuvable, posté sur Indymedia, on pouvait lire des choses scandaleuses. Il y aurait eu une "liste" de 150 noms de journalistes désignés comme juifs! La belle affaire! Ça fait hurler les sionards évidemment, qui n 'aiment pas à être débusqués.

Ce message contenait quelques assertions peu orthodoxes, dont la suivante:

"Nous avons le droit de tout dire, sauf le principal. Il est interdit de dénoncer le pouvoir extraordinaire des Juifs, leur politique de destruction des peuples européens par immigration et métissage. La loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 permet de punir de lourdes amendes les journaux nationalistes et de les étouffer. Les historiens révisionnistes sont pourchassés sans pitié, couverts de crachats, bastonnés en pleine rue, condamnés aux amendes les plus lourdes. Leurs revues sont interdites Vous ne les trouverez pas à la FNAC. "

 

C'est peut-être ce passage qu'on a voulu faire disparaître...

<http://forums.france3.fr/request.asp?bfcom=FranceTelevision/Sujet&modele=proche_orient2&sujet=47246&forum=83381019>

 

"La feuille de route du marquis de Sade:"  - par Israël Shamir: décidément sur Indymedia, on a des goûts communs avec la vieille taupe. Il figure en bonne place sur son site AAARGH (Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et d'Holocaustes) notamment à la rubrique" lisez si vous l'osez. "

in "Analyse de la haine antisémite sur Indymedia Paris

 

Laurent, Monday, 24/05/2004 - 06:44"

< http://www.cmaq.net/en/node.php?id=16902  >

 

§===  AAARGH LA VIEILLE TAUPE Organe de critique et d'orientation ...

 C'est une reprise, en pdf, du texte de Guillaume sur Debord. Ce texte continue sa trajectoire perforante.

< www.plusloin.org/textes/guillaume-vieilletaupe.pdf >

 

 

§=== Pour une fois que nous aurions quelque chose à vendre...

in Zusammenarbeit mit:

Deutsche AAARGH (Autochthon-Anarchistisches, Antifaschistisch-Revisionistisches Guerilla-Happening)

und AAARGH International (Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste)

Verein der ehemaligen Liebhaber von Kriegs- und Holokaust-Erzählungen

proudly present

The Auschwitz Shop

all products by Agata Siwek

 

< auschwitz@siwek.nl  >

< http://www.siwek.nl/html/nieuw/T-shirt.html  >

Un truc à ne pas rater. Tout pour l'artiste, rien pour nous, encore bravo!

 

 

§===  Beaucoup de sites semblent disparaître ces temps-ci.

Par exemple

< http://quarteron2.free.fr/paloma/ >

qui comporte beaucoup de livre fort intéressant (y compris du Céline et du Rassinier)

 

Ainsi que le site de l’Association des Amis de Degrelle:

http://www.geocities.com/falconhard/presentacion.html

 

Hasard? Censure sournoise? Nettoyage? Nouvel Ordre Mondial?

Il semble que l'on puisse retrouver ce site à une autre adressse, basée au Chili:

 

< http://libreopinion.com/members/leondegrelle/index.html >

Courrier: < associationamisleondegrelle@yahoo.es >

 

 

§===  On peut commander des copies, digitales ou sur papier, aux archives nationales britanniques, sises à Kew, pour un prix fixé (souvent 10 £ pour cinq documents). On  les reçoit par la poste ou sur un site de téléchargement. Le catalogue est évidemment énorme et couvre une masse d'événements. Il comprend les rapports de police.

< https://www.nationalarchives.gov.uk/recordcopying/estimateitems.aspx >

 

 

 

§=== Origines cachées?  A l'origine du révisionnisme: ce que "le Monde", "France 2" et bien d'autres ne veulent pas vous dire!

 

A l'origine du mouvement révisionniste, un homme: Paul RASSINIER (1906-1967) membre du PCF (1922-1932) puis de la SFIO à partir de 1934. Opposé à la guerre (munichois), puis résistant, puis déporté à Buchenwald en 1943 puis à Dora, député SFIO de Belfort en 1946, il dévellope des idées révisionnistes dans un ouvrage célèbre: LE MENSONGE D'ULYSSE En 1978, les thèses révisionnistes sont reprises par le professeur Robert FAURISSON (de gauche) et publiées avec le concours de Pierre GUILLAUME (extrême gauche), Jean Gabriel Cohn Bendit (frère de Daniel, juif, extrême gauche) et de Serge Thion. Faurisson parle de "prétendues chambres à gaz", de "prétendu génocide juif" qui forment un seul et même "mensonge historique ayant entrainé une gigantesque escroquerie politico-financiere".

 

< http://freedom-in-progress.skynetblogs.be/ >

 

 

§===  Des juifs et des bêtes.

 

Eternal Treblinka

Anne Renon

 

En 2002 est paru en anglais aux éditions Lantern Books (New York) Eternal Treblinka: our Treatment of Animals and the Holocaust, livre de près de 200 pages de Charles Patterson. L’ouvrage sera traduit et publié en Italie, Allemagne, Pologne et République Tchèque cette année. Plusieurs personnes, dont Anne Renon, travaillent à ce qu’il soit traduit également en français. Patterson a antérieurement publié d’autres ouvrages sur les thèmes de l’Holocauste et du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis. L’article ci-dessous se propose de donner un aperçu général du contenu d’Eternal Treblinka.

 La Rédaction (des Cahiers antispécistes )

 

Eternal Treblinka est dédié à la mémoire d’Isaac Bashevis Singer et c’est à ce dernier que Charles Patterson a emprunté la citation mise en exergue de son ouvrage[57]:

 

 En pensée, Herman prononça l’oraison funèbre de la souris qui avait partagé une partie de sa vie avec lui et qui, à cause de lui, avait quitté ce monde. «Que savent-ils, tous ces érudits, tous ces philosophes, tous les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu’un comme toi? Ils se sont persuadés que l’homme, l’espèce la plus pécheresse entre toutes, est au sommet de la création. Toutes les autres créatures furent créées uniquement pour lui procurer de la nourriture, des peaux, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les humains sont des nazis; pour les animaux, la vie est un éternel Treblinka[58]

 

Le titre en lui-même, Éternel Treblinka: la façon dont nous traitons les animaux et l’Holocauste, peut suffire à déclencher l’hostilité de ceux et celles qui veulent à tout prix conserver une frontière entre eux-mêmes et les animaux non-humains. En effet, pour certains, se permettre de comparer le massacre des Juifs à celui des animaux, c’est dévaloriser les Juifs. Pour d’autres, comme moi, la comparaison ne vise nullement à dévaloriser les uns au mépris des autres; elle permet simplement de dénoncer l’horreur des abattoirs aujourd’hui, tout comme on a dénoncé l’horreur des camps d’extermination.

Eternal Treblinka se divise en trois parties, chacune composée de deux ou trois chapitres. Elles s’intitulent respectivement «Erreur capitale», «Espèce suprême, race suprême» et «Échos de l’Holocauste». L’ensemble est riche de faits historiques, de citations, de références et d’anecdotes diverses.

 

Erreur capitale

La première partie retrace, assez brièvement mais de manière fort intéressante, l’histoire de l’exploitation des animaux non-humains par le biais de leur domestication depuis l’Antiquité, en notant par ailleurs ce qu’en disaient les principales religions ainsi que des philosophes, tels Platon ou Aristote. Par exemple, ce dernier arguait que la domination des hommes sur les animaux s’étendait aux esclaves et aux femmes, que les peuples voisins «non-civilisés» étaient des esclaves par nature. Patterson établit ainsi une corrélation entre l’esclavage des animaux et celui des humains. Il cite également la loi romaine, Cicéron, saint Thomas d’Aquin ou encore Francis Bacon, selon qui «l’homme était le centre du monde», sans oublier Descartes. Le fossé ainsi établi entre humains et non-humains, au moyen de «critères tels que la possession de raison, la capacité à utiliser un langage intelligible, la religion, la culture ou les mœurs a procuré aux hommes les outils pour juger les autres peuples. Ceux qui ne possédaient pas les qualités requises étaient considérés comme sous-humains. Ceux-là devenaient ainsi des bêtes d’une certaine utilité qu’il fallait domestiquer et rendre dociles, ou bien des prédateurs, des parasites dont il fallait se débarrasser» (p. 25).

Le deuxième chapitre expose comment le fait de qualifier d’animaux certaines catégories de personnes a pu servir de prélude à leur persécution, exploitation et meurtre. Ainsi les Anglais comparaient les Hottentots à leurs troupeaux d’animaux, qui semblaient davantage caqueter telles des poules ou des dindes que parler comme des hommes; Georges Cuvier (1769-1832) décrivait les Africains comme «la race humaine la plus dégradée qui soit et dont les formes se rapprochent de celles des bêtes»; Paul Broca (1824-80), un pathologiste français, anthropologue, mesura des crânes humains pour démontrer que la taille du cerveau était proportionnelle à l’intelligence, déclarant que la taille du cerveau, et donc l’intelligence, des hommes blancs était supérieure à celle des femmes, des pauvres et des «races inférieures» non-européennes (pp. 28-29).

Patterson consacre ensuite quelques pages au génocide des Indiens d’Amérique, eux aussi considérés comme non-humains à l’époque; puis il traite de la guerre des Philippines et de la Shoah en passant par Hiroshima et Nagasaki. Il relate comment, pour chacun de ces massacres, les assaillants avaient traité leurs victimes de «sauvages, gorilles, «gooks» (littéralement Asiate- synonyme de saloperie en américain), singes jaunes, babouins, chiens, rats, vipères, vermine, cochons, moutons», et j’en passe.

Patterson nous dit plus loin: «En 1991, pendant la guerre du Golfe, les pilotes américains comparaient les tirs sur les soldats iraquiens à des tirs sur des dindes; les civils qui couraient s’abriter n’étaient que des «cafards». En temps de guerre, ce genre de comparaisons permet de déshumaniser l’ennemi et facilite ainsi le meurtre [...], il s’agit d’une redéfinition nécessaire pour que des non-psychopathes puissent massacrer des innocents sans toutefois se reprocher quoi que ce soit. Enfin, dans Mein Kampf, Hitler décrivait les Juifs comme étant «des araignées qui sucent lentement le sang du peuple, une bande de rats qui se battent entre eux (...) les sangsues éternelles.»

 

 Espèce suprême, race suprême

La deuxième partie (chapitres 3 à 5) commence par deux citations; la première est tirée de The Lives of Animal[59], de J.M. Coetzee, la seconde est de Theodor Adorno: «Auschwitz commence lorsque quelqu’un regarde un abattoir et se dit: ce ne sont que des animaux.» Cette deuxième grande partie étudie la manière dont le massacre industrialisé des animaux, d’une part, et des humains, d’autre part, se sont enchevêtrés au cours du vingtième siècle, et comment l’eugénisme et l’abattage à la chaîne ont traversé l’Océan Atlantique pour trouver une terre fertile en Allemagne nazie.

Le chapitre trois, intitulé «L’industrialisation de l’abattage - La route qui mène à Auschwitz en passant par les États-Unis», nous présente le célèbre Henry Ford sous un jour nouveau, nous apprenant qu’il était antisémite et qu’il a aidé au développement de la propagande nazie. On y apprend également que Ford a tiré son idée de travail à la chaîne d’un abattoir de Chicago. On y découvre par ailleurs de nombreuses descriptions des abattoirs américains du début du siècle dernier, notamment grâce à Work and Community in the Jungle: Chicago’s Packinghouse Workers, 1894-1922[60], de l’historien James Barrett (p. 60). Ou encore, par l’intermédiaire de l’artiste engagée Sue Coe, qui dans les années 1990 a passé six ans à visiter des abattoirs à travers les États-Unis; elle a publié un ensemble de croquis et descriptions[61] depuis les petites entreprises familiales jusqu’aux géants de l’abattage (p. 65).

Le chapitre 4, «Pour un meilleur troupeau», nous présente l’histoire de l’eugénisme, sa naissance aux États-Unis au sein de l’Association des Éleveurs Américains, puis son implantation en Europe. Voici une anecdote tirée de ce chapitre: Lothrop Stoddard, anthropologue américain reconnu, passa quelques mois en Allemagne nazie au cours de l’année 1940. Il eut accès aux secrets de la recherche scientifique et assista à un jugement de la Cour suprême en matière d’hérédité, qui devait statuer sur le sort d’une enfant retardée mentale; d’une sourde et muette dont la famille présentait de nombreuses tares héréditaires; d’un maniaco-dépressif (au sujet duquel Stoddard écrivit qu’il fallait le stériliser); et enfin d’un homme «semblable à un singe» avec des antécédents homosexuels, marié à une Juive, dont il avait eu trois enfants «qui n’allaient jamais bien». Stoddard quitta la séance en étant très impressionné par l’efficacité de la Cour à éliminer les «éléments inférieurs». De retour aux États-Unis, il assura à ses compatriotes Américains que «les Nazis retiraient les mauvaises graines du troupeau allemand de manière scientifique et tout à fait humaine». Quant au «problème des Juifs», celui-ci était déjà réglé en principe, il ne restait plus qu’à appliquer ce qui était prévu, à savoir les «éliminer physiquement» (p. 100).

Patterson remarque ensuite que les centres agricoles travaillant sur l’eugénisme ont fourni une grande partie du personnel envoyé dans les camps de la mort. Il termine le chapitre sur la phrase suivante: «Pour le personnel T4 et les ouvriers des camps de la mort envoyés en Pologne pour exterminer les Juifs, leur expérience dans l’exploitation et l’abattage des animaux s’est révélée être un excellent entraînement.» (p. 108)

 Dans le chapitre 5, «Sans même une larme en hommage», on apprend que: «Au cours du vingtième siècle, deux des nations industrialisées du monde, les États-Unis et l’Allemagne, ont tué des millions d’êtres humains et des milliards d’autres êtres. Chacune a donné sa propre contribution au carnage du siècle: l’Amérique a donné les abattoirs au monde moderne; l’Allemagne nazie lui a donné les chambres à gaz. Bien que ces deux opérations fatales aient des victimes et des buts différents, elles ont plusieurs traits en commun

Patterson étudie ainsi la terminologie commune aux deux espaces de meurtre.

Il poursuit avec le fait que les personnes malades, faibles ou blessées à leur arrivée dans un camp étaient immédiatement écartées, puis «éliminées» pour ne pas représenter une gêne; il en va de même aujourd’hui encore pour les animaux trop affaiblis à leur arrivée pour se tenir debout et qu’on abandonne dans un coin jusqu’à ce que quelqu’un ait le temps de «s’occuper» d’eux.

Ensuite, Patterson nous parle des «petits» (p. 116) et nous dit notamment que nombre des animaux mangés ne sont que des bébés: cochons, agneaux, veaux âgés de quelques mois, ou cochons de lait âgés d’une à neuf semaines. Certains ouvriers admettent que le plus dur est de tuer les agneaux et les veaux «parce qu’ils ne sont que des bébés»; «parfois un veau tout juste séparé de sa mère vient téter le doigt d’un ouvrier dans l’espoir de recevoir du lait, mais il ne reçoit que la méchanceté des hommes». En parallèle, la plupart des membres composant les Einsatzgruppen (groupes d’action allemands chargés de massacres de civils) trouvaient qu’il était plus dur de tuer les enfants que les hommes et les femmes; dans les camps, cette tâche était exécutée tellement vite que certaines victimes étaient jetées dans la fosse encore vivantes.

Les paragraphes suivants traitent du rapport entre Hitler et les animaux, nous expliquant qu’il traitait ses ennemis de «porcs», les diplomates anglais de «petits vers», son propre peuple de «stupide troupeau de moutons» tandis que ses sœurs n’étaient que «des oies stupides». Patterson réserve également une place au fait qu’Hitler était anti-végétarien, qu’en arrivant au pouvoir en 1933 il a interdit toutes les associations végétariennes allemandes, fait arrêter leurs présidents, puis interdire également ce type d’association dans les territoires occupés. Patterson donne ensuite une explication au mythe de Hitler-végétarien (p. 127 et suiv.).

 

 Échos de l’Holocauste

Enfin, la troisième partie (chapitres 6 à 8) nous présente le parcours de Juifs et d’Allemands concernés par l’Holocauste qui se sont tournés vers les droits des animaux. Elle commence notamment par une citation de Helmut Kaplan: «Un jour, nos petits-enfants nous demanderont: où étais-tu pendant l’Holocauste des animaux? Qu’as-tu fait contre ces crimes horribles? Nous ne pourrons donner la même excuse une seconde fois, dire que nous ne savions pas.»

Le chapitre 6 «Nous aussi, nous étions comme ça» nous parle donc de victimes directes ou indirectes de la Shoah qui se sont tournées vers la libération animale. Beaucoup d’enfants de survivants à l’Holocauste ont fait leur carrière dans des professions tournées vers autrui: professeurs, conseillers conjugaux, psychiatres, psychologues ou assistants sociaux. Une femme dont douze membres de la famille sont morts en camp confie: «Quand on grandit en apprenant que sa famille a été tuée par un gouvernement et un peuple qui les jugeaient sans valeur, qui avaient un pouvoir total sur eux et qui l’exerçaient sans ménagement, en leur prenant tout, jusqu’à leur vie, on ne peut s’empêcher d’avoir de l’empathie pour ceux qui sont encore dans cette situation. Les animaux sont faibles, sans voix, ils ne peuvent s’entraider ni s’aider eux-mêmes. Nous aussi, les Juifs, nous étions comme ça.» (p. 140)

Plus loin, on découvre l’histoire de «Hacker», pseudonyme d’un militant de l’ALF, qui porte encore le tatouage qu’il s’était vu attribuer, enfant, à Auschwitz. Arrivé aux États-Unis à l’âge de dix ans, il fut adopté par un boucher, dont il finit par reprendre le commerce, jusqu’à ce qu’il en soit dégoûté et devienne végétarien (p. 142).

Quelques paragraphes plus loin, Patterson nous présente Susan Kalev, elle aussi rescapée des camps de concentration, qui participa à sa première manifestation pour les animaux juste après avoir accosté une femme qui arborait un tee-shirt décrivant la vie des veaux séparés de leur mère (p. 143).

Le dernier exemple que je vous présenterai est celui de Lucy Kaplan, diplômée de Princeton et de l’université de droit de Chicago, auteure de la préface de Eternal Treblinka. Ses parents se sont rencontrés dans un camp autrichien. Lucy Kaplan a été hantée par des images de l’Holocauste toute sa vie; elle est «certaine d’avoir en partie été attirée par la libération animale parce qu’elle perçoit des similitudes entre l’exploitation institutionnalisée des animaux et le génocide nazi» (p. 146).

Les interviews s’enchaînent pour conclure sur cette remarque pessimiste d’Albert Kaplan, fils de Juifs russes: «La grande majorité des survivants à l’Holocauste est carnivore et ne s’intéresse pas plus à la souffrance des animaux que les Allemands se préoccupaient de la souffrance des Juifs. Qu’est-ce que cela signifie? Laissez-moi vous le dire. Cela signifie que nous n’avons rien appris de l’Holocauste. Rien. Tout cela pour rien. Il n’y a aucun espoir» (p. 167).

Je ne détaillerai pas le chapitre 7, «Cet abattoir sans limites», dans lequel Patterson nous donne un aperçu très fourni des livres de Isaac Bashevis Singer, en nous faisant partager quelques moments clefs de ses récits, illustrant ainsi la compassion de cet admirable auteur yiddish, prix Nobel de littérature. Un régal.

Le chapitre 8, «De l’autre côté de l’Holocauste - Des Allemands donnent leur voix aux sans-voix», nous présente des histoires individuelles, comme dans le chapitre 6, mais cette fois-ci les interviewés sont allemands. Permettez-moi de vous rapporter le récit de Liesel Appel, que Patterson nous livre sous le titre «Le bébé d’Hitler» (p. 210).

Liesel, née en 1941, était l’enfant tant attendu d’un couple d’Allemands désireux de faire honneur au Führer en lui «donnant» un petit Aryen de plus. Son père lui disait qu’elle devait sa vie à Adolf Hitler et qu’elle avait pour devoir de s’assurer que l’Allemagne reste un pays fort. «Mon père était mon héros». Liesel ne savait rien des activités nazies de ses parents et c’est au cours du printemps 1951 qu’elle tomba de haut, un an après la mort de son père. Elle jouait à la marelle lorsqu’un jeune homme très bien habillé et parlant parfaitement l’allemand lui demanda: «Ma petite, où habites-tu?». Liesel sourit et lui montra sa maison du doigt. Lorsque l’étranger acquiesça d’un signe de tête, Liesel remarqua qu’il portait une petite casquette sur l’arrière de la tête. Il lui raconta qu’il avait habité dans la maison voisine et qu’un grand homme lui avait sauvé la vie au cours de Kristallnacht[62]. Devant l’air dubitatif de l’enfant, l’étranger lui expliqua qu’en novembre 1938 Hitler avait donné l’ordre de détruire tout ce qui appartenait aux Juifs. Il n’avait lui-même que 9 ans à l’époque; on avait tué ses parents, on l’avait jeté par la fenêtre du deuxième étage et un voisin était venu le chercher pour le cacher. Il habitait désormais en Israël et était revenu pour remercier l’homme qui lui avait sauvé la vie. Liesel était fort étonnée d’entendre parler d’Israël, de Kristallnacht ou de gens se faisant tuer à côté de chez elle. Mais tout à coup, elle fut certaine d’une chose: c’était son père qui avait sauvé ce jeune homme! Elle le prit par la main et le mena jusqu’à chez elle pour que sa mère le rencontre. Lorsque cette dernière l’aperçut, son visage se glaça et elle envoya sa fille dans sa chambre. Par la fenêtre, Liesel vit le jeune homme partir à toutes jambes, puis entendit sa mère monter l’escalier. Elle était rouge de colère: «Ne t’avise plus jamais de faire rentrer des gens comme ça chez nous!

— Des gens comme quoi?» Liesel eut soudain le pressentiment que ses parents étaient pour quelque chose dans l’horrible histoire du jeune homme.

«Maman, qu’est-ce qu’on a fait pendant la guerre? On n’a pas sauvé cet homme?»

Sa mère l’attrapa par le bras et la secoua violemment.

«Ton père était un homme respectable! Ses croyances étaient justes! Pourquoi aurait-il sauvé un Juif?»

Liesel n’avait jamais répondu à ses parents, elle était une petite fille bien élevée. Elle regarda sa mère dans les yeux et lui répondit:

«Vous êtes des assassins! Ne pose plus jamais la main sur moi!»

Elle poussa sa mère hors de la chambre et claqua la porte.

«Ce fut la fin de mon enfance, confie Liesel. Je ne l’ai plus jamais touchée, ni appelée maman.»

Patterson nous livre la suite de cette histoire, la vie de Liesel, devenue végétarienne, et je vous laisserai la découvrir par vous-même, en espérant que vous aurez bientôt l’occasion de lire Eternal Treblinka.

 

Pour conclure...

Avant de rédiger le synopsis que vous venez de lire, j’ai traduit l’article que Charles Patterson a lui-même rédigé pour présenter son livre, Animals, Slavery and the Holocaust, et que vous pouvez consulter en anglais sur le site d’une association norvégienne pour les animaux[63]. Il sera prochainement disponible en français sous le titre, Les animaux, l’esclavage et l’Holocauste, sur le site des Cahiers. *

 

 *. Après une longue hésitation, nous, La Rédaction, avons choisi de ne pas publier cet article, jugeant qu’il ne reflétait pas fidèlement l’ensemble des sujets abordés dans Eternal Treblinka, car il se focalisait essentiellement sur le rôle d’Henry Ford dans le mouvement antisémite et sur l’eugénisme. Comme vous avez pu le constater, je l’espère, à la lecture de ce synopsis, l’impression que donne la lecture d’Eternal Treblinka est bien différente: Patterson met à notre disposition un certain nombre de faits, d’éléments historiques, de citations, de témoignages, etc. sur des sujets bien plus divers que Henry Ford et l’eugénisme, pour nous laisser ensuite libres d’en tirer des conclusions. Voilà pourquoi nous avons préféré vous parler d’Eternal Treblinka de la façon la plus neutre possible en réalisant ce résumé.

 

Les Cahiers antispécistes - réflexion et action pour l'égalité animale, n° 22, février 2003.

< http://www.cahiers-antispecistes.org/article.php3?id_article=213  >

 

Eternal Treblinka - Our Treatment of Animals and the Holocaust. Foreword by Lucy Rosen Kaplan. By Charles Patterson, Ph.D, ISBN: 1-930051-99-9, 312 pages

 

Charles Patterson is a social historian, Holocaust educator, editor, therapist, and author. His first book--Anti-Semitism: The Road to the Holocaust and Beyond--was called "important" by Publisher’s Weekly. "It can't be stressed enough how good a writer Charles Patterson is and what an excellent book he has produced," wrote Judaica Book News. "It deserves a place in every home, school and public library... excellent background reading in Jewish history and the history of western civilization."

Nous avons des informations totalement différentes sur la question: d'après Éric Delcroix, homme généralement bien renseigné et qui cite ses sources, "[…] c’est le national-socialisme qui, avec Hitler et Goering, a imposé une première loi complète de protection des animaux domestiques, mais aussi de la faune sauvage, la Tierschutzgesetz (24 novembre 1933) contre la vivisection, les piégeages, les souffrances inutiles et les abattages rituels… Hitler, qui avait annoncé dès 1927 sa volonté de réprimer la cruauté envers les animaux, était évidemment hostile aux abattages rituels et favorable aux expériences des frères Heck [Note de l'AAARGH: : qui ont réussi à reconstituer l'aurochs, ancêtre des bovins actuels]." (É. Delcroix, Le Théâtre de Satan, Paris, l'Æncre, 2001, p. 323 (on peut l'acheter en librairie et aussi le consulter en pdf: http://aaargh-international.org/fran/livres/livres4./edsatan.pdf). On peut consulter aussi (ce que nous n'avons pas fait), les deux livres de Luc Ferry, Le Nouvel Ordre écologique, l’arbre, l’animal et l’homme, Paris, Bernard Grasset, 1992, et Des animaux et des Hommes, Paris, 1994, dans lesquel l'auteur confirme le rôle pionnier de la loi allemande de 1933.

Le texte de la loi: Reichsgesetzblatt, [Journal Officiel du Reich], n°132, du 25 novembre 1933, pp. 987-988, une colonne p. 989.

Cet Éternel Treblinka s'inscrit dans une polémique nourrie, qui a pour but de prouver que puisque cette loi a été adoptée par les méchants nazis, c'est une méchante loi. Par exemple, à l'adresse http://tahin-party.org/textes/ferry127-151.pdf, on trouve une de ces études dont l'objectivité fait frissonner.

§=== Tartines. De façon à mieux étudier de façon toute philosophique le côté sur lequel les tartines sont aléatoirement beurrées, le prof. Henryk Domanski, Directeur de l'Institut de Philosophie et Sociologie, près l'Académie polonaise des Sciences, a créé le 2 juillet 2003 un Centre polonais pour la Recherche sur l'Holocauste.

< http://www.holocaustresearch.pl/o_nas(en).html  >



[1] Al-Liwaa Al-Islami (Egypt), June 24, 2004; July 1, 2004.

[2] Rassinier, Paul. Le Passage de la Ligne. Paris: Editions Bressanes, 1950.(http://aaargh-international.org/fran/archRassi/archRassi.html )

[3] ) Garaudy, Roger. Les mythes fondateurs de la politique israelienne. Samiszdat, 1996. (http://aaargh-international.org/fran/fren/fren.html )

[4] Butz, Arthur R. The Hoax of the Twentieth Century. Torrence, California, 1976. http://aaargh-international.org/fran/livres/livres3/HoaxV2.pdf

[5] Voir son livre d’entretiens : Carlos, L’Islam révolutionnaire, textes et propos présentés par Jean Michel Vernochet, Éditions du Rocher, Paris, 2003.

[6] ) Carlos, op. cit, p. 96.

[7] Alain Gresh, Tariq Ramadan, L’Islam en questions, Sindbad-Actes Sud, 2000, p. 29.

[8] Carlos, in Jean Michel Vernochet, op. cit., p. 91.

[9] Voir la page Internet de David Myatt : http://www.geocities.com/davidmyatt/ [On voit mal comment prendre au sérieux ce genre de maboul qui cherche à se vendre un peu partout. ]

[10] Amardeep Bassey, «Midland Nazi turns to Islam », 16 février 2003, IC Birmingham. Icnetwork.

[11] Le Monde, 6 mars 2003.

[12] Adolf Hitler déclare dans son Testament, rapporté par Martin Bormann : «Tout l’islam vibrait à l’annonce de nos victoires. [...]. Que pouvions-nous faire pour les aider […], comme c’eût été notre intérêt et notre devoir ? La présence à nos côtés des Italiens […] créait un malaise chez nos amis de l’islam, [elle nous] a empêché de jouer l’une de nos meilleures cartes : soulever les pays opprimés par les Britanniques. Cette politique aurait suscité l’enthousiasme dans tout l’islam. C’est en effet une particularité du monde musulman que ce qui touche les uns, en bien ou en mal, y est ressenti par tous les autres. […] Les peuples régis par l’islam seront toujours plus proches de nous que la France, en dépit de la parenté du sang »… Testament d’Hitler, Quartier général du Führer, 4 février au 2 avril 1945, préface de François Genoud.

[13] Christophe Bourseiller, La nouvelle extrême droite, Éditions du Rocher, p. III.

[14] Christophe Bourseiller rappelle que «l’un des leaders historiques du mouvement terroriste des Brigades rouges italiennes, Renato Curcio, a démarré sa carrière politique dans la mouvance Jeune Europe», liée au GRECE. La nouvelle extrême droite, op. cit., p. 115.

[15]  Communiqué diffusé aux membres du GRECE par Alain de Benoist, président de ce même groupement, le 20 mars 2003.

[16] Citons le voyage de membres de l’association SOS Enfants d’Irak, dirigée par Jany Le Pen, l’épouse du président du Front National français (2 février 2003). Ce pèlerinage suivait de peu celui organisé à l’initiative de l’Association des amitiés franco-irakiennes, dirigée par l’écrivain souverainiste radical Philippe de Saint-Robert et l’activiste néo-fasciste Gilles Munier (12 janvier 2003). Nommée «Un avion pour l’Irak », l’opération fut organisée en coopération avec l’ONG Enfants du Monde. Gilles Munier a assuré la traduction en France de la première «œuvre littéraire » de Saddam Hussein, Zoubeida et le roi (Éditions du Rocher). Cet ancien membre du GRECE écrit dans Nation européenne, organe du mouvement nationaliste-révolutionnaire Jeune Europe. C’est de cette organisation à coloration néo-fasciste et violemment anti-israélienne qu’est issu le premier militant européen mort dans les rangs du Fatah; et n’oublions pas les récurrentes visites de l’Autrichien Jorg Haïder à Bagdad.

Remarquons également que d’autres courants de l’extrême droite européenne furent au rendez-vous de Bagdad en février 2003, notamment des anciens militants du GUD (Groupe Union Défense, mouvement néo-nazi estudiantin français) ; des animateurs du quotidien italien Rinascita, venus manifester devant le siège des inspecteurs de l’ONU à Bagdad ; le Movimiento Social Republicano espagnol ; le Mouvement pour la Nation belge ; ou encore le réseau radical français (anciennement Unité radicale, groupuscule dissous après l’attentat commis par l’un de ses membres, Maxime Brunerie, contre Jacques Chirac, le 14 juillet 2002). Dénonçant en chœur l’«agression impérialiste en Irak », ces organisations ont tenu à souligner «les importants points de convergence entre l’idéologie baasiste et le nationalisme révolutionnaire ». Voir «Des soutiens d’extrême droite pour Saddam Hussein », Actualité Juive, 13 février 2003.

[17] Voir le site de David Myatt: < http://www.geocities.com/davidmyatt/ >

[18] Membre du parti national-socialiste et de la SS, protégé d’Alfred Rosenberg, Johannes Von Leers devint un ami personnel du Mufti de Jérusalem. Cf. Patrice Chairoff, Dossier néo-nazisme, Ramsay, 1977, p. 450.

[19] Christian Bouchet, «Pourquoi avoir créé Unité Radicale », article paru sur l’ancien site d’Unité radicale, aujourd’hui fermé.

[20] Il musulmano, janvier-février 1994.

[21] Cf. Vouloir (revue de géopolitique belge proche de la Nouvelle Droite), numéro spécial islam, juillet 1992. René Guénon, philosophe traditionaliste converti à l’islam, a été l’inspirateur majeur des convertis et des défenseurs de l’islamisme radical au sein de l’extrême droite européenne.

[22] ) Voir l’ouvrage de Christophe Bourseiller, La nouvelle extrême-droite. Op. cit.

[23] Cf Alexandre del Valle, Le Totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties, Paris, Syrtes, 2003

[24] Troy Southgate, entretien en anglais au journal W.O.T.A.N, N°10, février 1997. Voir aussi W.O.T.A.N sur Internet :  http://www.geocities.com/CapitolHill/2286 .

[25] Expert en arts martiaux et en actions commando, Myatt est l’auteur de plusieurs manuels de terrorisme.

[26] «Il ruolo del nazista Ahmed Huber », Corriere della Sera, 25 novembre 2001.

[27] ) Bertrand Russell, Theory and practice of Bolshevism, Londres, 1979, pp., 5- 29-114.

[28] Carlos, in Jean Michel Vernochet, op. cit., p. 92.

[29] «Carlos : Les Américains, Ben Laden et moi », Jeune Afrique, n° 1966, 15-21 septembre 1998.

[30] Communiqué de revendication de l’assassinat de Massimo D’Antona, 22 mars 2003. Nadia Desdemona Lioce fut arrêtée le 2 mars 2003 à la suite d’une fusillade survenue dans le train Rome-Florence et rédigea ce texte en prison.

[31] Ibid.

 [32] La Repubblica, 25 mars 2003.

[33] Texte cité dans : «Extrême gauche et islamisme : du rejet à la compréhension », Actualité Juive, 13 février 2003.

[34] Cf. les ouvrages de Pierre-André Taguieff, La nouvelle judéophobie, 2002 ; Emmanuel Brenner, Les territoires perdus de la République, Mille et une nuits, 2002 ; Shmuel Trigano, L’ébranlement d’Israël, Seuil, 2002.

[35] Cf. «Comment les jeunes beurs sont gagnés par la judéophobie », Le Monde, 12 avril 2001.

[36] Malgré une polémique déclenchée au sein du mouvement ATTAC, qui pilote le FSE, Ramadan a finalement été intégré au sein du mouvement et animait, le 15 novembre au matin, à Évry, une table ronde du Forum social européen consacrée à «l’islamophobie ».

 [37] Éditée en France par de Fallois.

[38] En hommage aux martyrs musulmans et aux milieux païens néo-nazis, Carlos écrira à ce dernier, peu avant sa mort, le 18 mars 1995, depuis sa prison de la Santé à Paris : «Si jamais nous nous rencontrons encore, nous atteindrons le Walhalla des révolutionnaires et nous partagerons des moments de complicité avec nos chers martyrs disparus » (le Walhalla étant le paradis des Vikings auquel se référaient les idéologues nazis).

[39] Voir le site <  www.radioislam.com  >.

[40] Ernst Zündel est lié à Ditlieb Felderer en Suède et à Robert Faurisson en France. Tous deux l’ont soutenu lors de son procès pour révisionnisme et incitation à la haine raciale en janvier 1995. [Légère erreur: c'était en 1985 ! ]

[41] Né en 1941, Ditlieb Felderer, alias Wiliam Clover, [Encore la berlue, ou simple lubie ? ] est l’un des animateurs du Journal of Historical Review, basé en Californie. [Pure invention ]  En Suède, il édite un périodique antisémite, Jewish Information. [Ne paraît plus depuis 20 ans.. ]

[42] Ibid.

[43] Dans la revue de la Vieille Taupe, l’éditeur révisionniste Pierre Guillaume explique, sous le titre explicite «Contre la Guerre impérialiste américaine et le bellicisme sioniste », que la guerre américaine en Irak est le «résultat d’un complot sioniste » et que l’on retrouve parmi les organisateurs de la cérémonie d’août 2002 commémorant la déportation à Auschwitz de milliers de Juifs de France, «ces mêmes personnalités sionistes fanatiques qui ont milité en faveur de la première guerre du Golfe (1991), [et qui] soutiennent aujourd’hui les projets monstrueux de George W. Bush d’occupation de l’Irak qui peuvent déclencher une troisième guerre mondiale ». Cf. «Contribution à la définition de l’unité des programmes révolutionnaires », Cercle des derniers Zimmerwaldiens et Kienthaliens, Vieille Taupe, janvier 2003.

[44] À l’occasion de la première guerre du Golfe, Robert Faurisson a écrit au recteur de la mosquée de Paris d’alors, Tedjini Haddam, pour lui exprimer son «soutien au peuple arabe opprimé par l’impérialisme américano-sioniste », ainsi qu’à l’ambassadeur d’Irak. Il joint à sa lettre le premier numéro de la Revue d’Histoire révisionniste (où figure un article du Tunisien Mondher Sfar, auteur du Manifeste judéo-nazi d’Ariel Sharon, 2001), ainsi qu’une déclaration à faire signer par les intellectuels et les responsables musulmans. Faurisson assure «être sensible à l’épreuve particulièrement tragique endurée par l’Irak », ainsi qu’au sort de «tous les peuples du monde arabo-musulman [...] à l’exception peut-être de la communauté juive, en Israël et hors d’Israël, qui a tant œuvré pour qu’éclate cette guerre », lettre envoyée à l’ambassadeur d’Irak, 18 janvier 1991, site révisionniste Aaargh : http://aaargh-international.org/fran/archFaur/1991-1994/RF910118.html

[45] Cf. Le Monde, 18 février 1998.

[46] Cf. Libération, 16 février 1998.

[47] Cité in Valérie Igounet, Histoire du négationnisme, p. 481.

[48] ) En France, une publication islamique chiite francophone, financée par Téhéran, Le Message de l’islam, prend sa défense : «Garaudy n’a jamais remis en question l’existence des chambres à gaz ; les sionistes font là un mauvais procès à Garaudy, car la seule chose que l’auteur conteste, c’est le nombre de juifs exterminés », juin 1996, p. 21.

[49] Limonov a été condamné en février 2003, à Moscou, à 14 ans de réclusion pour «préparation au terrorisme, appel à coup d’État et tentative de formation de groupes armés », Le Monde, 3 février 2003. [Notre ami Limonov est ensuite rapidement sorti de taule. Cf les actualités de l’AAARGH, http://aaargh-international.org /fran/actu/indactu2.html - ancre911262]

[50] Voir le site européen du mouvement «national-bolchévique » :

< http://www.pcn-ncp.com/Le_National-Bolchevisme.htm >

[51] Alexandre Douguine, Géographie de la victoire : fondements pour une géopolitique propre à la Russie, Evrazia, Moscou, 1997. La plupart des Eurasiens s’opposent à la politique occidentaliste menée par Vladimir Poutine.

[52] Les Cahiers de l’Orient, n° 41, 1er trimestre 1996, p. 33.

[53] Douguine se réclame à la fois du néo-bolchevisme, du paganisme et de l’esprit «révolutionnaire, spartiate et anti-cosmopolite », cf. Marlène Laruelle, Alexandre Douguine : esquisse d’un eurasisme d’extrême droite en Russie post-soviétique », Revue d’Études comparatives Est-Ouest, vol. 32, n° 3, 2001.

[54] Zavtra, 16 février 1999.

[55] Carlos, in Jean Michel Vernochet, op . cit, pp. 89-100 ; 210.

[56] L’ex-Premier ministre Mahatir, artisan de la réislamisation du pays et promoteur de la «troisième voie islamo-asiatique » a tenu ces propos lors du sommet de l’Organisation de la Conférence islamique, à Kuala-Lumpur, le 19 octobre 2003.

[57] Toutes les citations contenues dans cet article ont été traduites par Anne Renon.

[58] Isaac Bashevis Singer, tiré de la nouvelle The Letter Writer.

[59] J.M. Coetzee, The Lives of Animals, Profile Books, London, 2000 (cf. Cahiers antispécistes n°20)

[60][60] Ouvrage romancé sur le travail des ouvriers d’abattoirs, publié en 1987, en anglais, aux éditions Urbana, University of Illinois Press.

[61] Sue Coe, Dead Meat, New York: Four Walls Eight Windows, 1995.

[62] La Nuit de Cristal: il s’agit de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, au cours de laquelle une centaine de personnes furent tuées, une centaine de synagogues brûlées et 7500 magasins pillés en Allemagne. Ce titre lui a été donné en référence aux vitrines et à la vaisselle brisées cette nuit-là.

[63] < http://www.dyrevernalliansen.no/art ....

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