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L'Équivoque révolutionnaire, Paul Rassinier, 1960 - 2. Notes 


[1] Cf. Maurice Merleau-Ponty, Les Aventures de la dialectique, Paris, Gallimard, 1955, pp. 279-281.

[2] Il serait d'ailleurs plus exact de parler de clan, de faction, de communautés d'intérêts matériels ou moraux, de catégories, ne serait-ce que parce qu'aujourd'hui la classe ne se peut plus entendre dans le sens qu'avait le mot au temps de Marx.

[3] Voir Daniel Guérin, La lutte des classes sous la Première République.

[4] Voir note 8.

[5] Chez Leblanc, imprimeur libraire.

[6] Admirons cette précision.

[7] A la veille de la guerre de 1914-1918, cette vérité première m'a encore été enseignée par le curé du petit village qui m'a vu naître. Et les gens de mon âge qui ne l'ont pas quitté y croient encore dur comme fer. C'est là un élément d'appréciation de la vitesse de propagation des sciences, même avec les moyens modernes.

[8] Cf. page 22 la définition du matérialisme historique selon Engels et la note qui l'accompagne. [NdÉ : note 18]

[9] Cf. page 14, note 8.

[10] « Quelque fatale destinée et révolution des affaires avaient préfixé et arresté le but dernier de la liberté des Grecs à ce temps-là. » (Amyot : Démosthène)

[11] souligné par Voltaire.

[12] Nous avons francisé ces mots dans une orthographe et une prononciation à peine différentes, mais nous en faisons un emploi plus rare. Les Latins avaient encore d'autres mots : turbulentus, turbata, par exemple. La turbata respublica qui revient souvent désignait un État où règne l'émeute. Je n'ai cité que les plus significatifs.

[13] Désirer une nouvelle chose

[14] Mutation.

[15] Grande mutation.

[16] Grande mutation (changement) dans l'État.

[17] Deux observateurs étant placés aux antipodes l'un de l'autre, chaque moitié du circuit est, en effet, une révolution alternativement pour chacun d'eux.

[18] Pour former un volumen, qui est venu jusqu'à nous sous le nom de volume.

[19] de volutare, dérivé de volvere et de sens aprochant. N'a pas été retenu par la langue française autrement que pour former volute déformation de voluta.

[20] Au fond, il n'y a peut-être pas de gare de départ : l'humanité pourrait être née dans le train venant on ne sait d'où.

[21] Encore, cette importante fraction ne représentait-elle qu'une minorité dont le mouvement, dans son ensemble, n'a pas adopté le comportement.

[22] On sait aujourd'hui qu'il s'agissait d'une simple querelle de marchands de sucre à laquelle chacun des deux clans fut assez adroit pour obtenir alternativement l'adhésion du peuple !

[23] « Ce n'est point un hasard que s'engendrent, dans l'emploi d'un mot des significations distinctes et quelquefois très éloignées les unes des autres. Cette filiation est naturelle et partout assujettie à des conditions régulières, tant dans l'origine que dans la descendance. En effet, un mot que rien dans sa création primitive, d'ailleurs inconnue, ne permet de considérer comme quelque chose de fortuit, l'est encore moins dans les langues de formation secondaire telles que les langues romanes et, en particulier le français ; il est donné tout à fait avec un sens primordial par le latin, par le germanique, par le celtique, ou par toute autre source dont il émane. C'est là que gît la matière première des sens qui s'y produiront ; car, il suffit de le noter pour le faire comprendre, ceux de nos aïeux qui en ont fait usage les premiers n'ont pu partir que de l'acception qui leur était transmise. Cela posé, les significations dérivées qui deviennent le fait de la création des générations successives, s'écartent sans doute su point de départ, mais ne s'en écartent que suivant des procédés qui, développant tantôt le sens propre, tantôt le sens métaphorique, n'ont rien d'arbitraire et de désordonné. » (Dictionnaire de la langue française, Préface. Édit. 1872)

[24] De volutare (rouler dans la poussière, se vautrer) a-t-on parfois prétendu, mais il ne semble pas que cette étymologie soit plus acceptable que celle qui fait dériver la volta italienne de volvere par volgere : l'idée d'aller çà et là et de se démener ou de feindre n'est en effet pas impliquée par volutare.

[25] « Les deux champions faisaient des voltes et des passes. » (VOLTAIRE : Zadig contre le Prince Ottame.)

[26] Au manège, la volte a fini par désigner aussi un tour complet du cheval sans perdre ses autres significations particulières. Mais la révolte n'y a pas cours.

[27] Sorlot, 1958.

[28] Colin, éditeur.

[29] Cf. page 28. [NdÉ : note 20.]

[30] . Ib.

[31] « Pendant une période dont la durée est indéterminée, nous dit Trotsky (La Révolution permanente, Rieder, p. 36) tous les rapports sociaux se transforment au cours d'une lutte intérieure continuelle. La société ne fait que changer de peau. Les bouleversements dans l'économie, dans la technique, dans la science, dans la famille, dans les moeurs et les coutumes forment en s'accomplissant des combinaisons et des rapports réciproques tellement complexes que la société ne peut arriver à un état d'équilibre. » (Cité par Merleau-Ponty). « Pendant une période indéterminée… » c'est, en raison de ce qui se passe en Russie, justement ce qui fait peur : rien ne semble devoir empêcher que cette période indéterminée ne dure jusqu'à la fin des temps, posant et reposant éternellement le problème révolutionnaire dans les mêmes termes. Que la révolution ainsi conçue soit permanente on n'en saurait disconvenir. On est cependant un peu surpris que cet élément d'incertitude, introduit par Trotsky lui-même dans sa théorie, ne détruise pas sa certitude de départ.


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