AAARGH
[Note de
l'AAARGH: Finkelstein a un site web où l'on trouve le dossier
de son livre: http://www.normanfinkelstein.com/index.html]
L'importance de la sortie en France du livre de Finkelstein est attestée par la réaction des deux quotidiens de référence des intellectuels parisiens: Le Monde publie deux pages insultantes accompagnées d'un éditorial suppliant les lecteurs de ne pas lire Finkelstein. Quant à Libération, qui avait déjà publié, en septembre 2000, un article d'une historienne revendiquant pour l'étude de la persécution des juifs par les nazis le statut d'objet ordinaire d'histoire, il affiche son émotion en publiant un entretien de Finkelstein avec son envoyé spécial à Niouïorque.
On s'interroge sur la présence exclusive d'historiens plus ou moins vaguement spécialistes de l'histoire des juifs pendant la seconde guerre mondiale pour apporter la caution du commentaire scientifique au livre de Finkelstein: ce livre ne traite absolument pas de la seconde guerre mondiale; il tient pour établie l'existence d'un "holocauste nazi", suivant son expression, pendant cette période, et ne s'intéresse qu'à l'invention et à l'extension d'une religion, dite L'Holocauste, qu'il considère comme un phénomène israélo-américain, apparue, propagée et exploitée de plus en plus systématiquement depuis 1967. Finkelstein introduit lui-même son livre en présentant son apparat contextuel qui appartient exclusivement au domaine politique; il est d'ailleurs assistant de science politique dans un collège de Neviorque. Avec tout le mépris que j'éprouve pour les compétences de Brayard comme "historien", je tire de sa présence dans les interrogés du Monde une conclusion que m'imposent les faits: Finkelstein et Rassinier sont sur le même plan et c'est un "spécialiste" de l'uvre de Rassinier après la guerre qui parle de Finkelstein à titre scientifique parce que sur le plan politique, leur combat, les armes qu'ils utilisent et les analyses qu'ils proposent sont rigoureusement de même nature: ils ne parlent pas de la peresécution des juifs pendant la seconde guerre mondiale (et ils la tiennent tous deux pour acquises, bien que Finkelstein soit exterminationniste et Rassinier antiexterminationniste); ils accusent un état sans légitimité de chercher une légitimité morale et politique ainsi que des fonds pour sa survie impossible autrement dans le malheur affirmé des juifs persécutés par Hitler
Retour du mot révisionniste pour condamner F.: dans lze texte de Hazan, Libé 080301. on ne peut pas l'accuser de négation, il croit à tout! Le Monde: Révisionnisme d'ultragauche ou banale «haine de soi» juive ?
Finkelstein n'est pas un révisionniste: son vocabulaire, à lui seul, le prouve, l'emploi systématique du mot "holocauste" (qui est un terme du vocabulaire religieux grec où il désigne un sacrifice où l'animal victime est entièrement consumé, contrairement aux sacrifices ordinaires, où on ne brûle qu'une partie du cadavre, le reste entrant dans la rémunération du temple) pour désigner la persécution des juifs par les nazis, et alors même qu'il est gêné par ce mot et propose une distinction entre holocauste et Holocauste, le premier, avec minuscule, désignant ce qui s'est réellement passé, le second, avec majuscule désignant le chantage à base de propagande qui se fait à partir du premier. Par cette distinction, il montre qu'il croit dur comme fer à tout ce que l'on raconte, et qui pour lui n'a pas besoin d'être examiné ou prouvé: son axiome est que "cela" a eu lieu et que les rescapés ont "droit" à une indemnisation matérielle conséquente. Il est bien évident qu'aucun révisionniste n'irait défendre l'idée qu'un fait doit être considéré comme prouvé en dehors de tout examen méthodique et que les victimes de ce crime,
Où il est proche de nous:
il refuse que seules les victimes juives soient indemnisées, entre toutes les victimes des crimes politiques perpétrés depuis l'origine des temps ou, pour limiter le champ du potentiel à celui du possible, depuis l'extermination des Indiens d'Amérique par le gouvernement des Etats-Unis et l'esclavage des Noirs qui a très largement contribué à la création de la puissance de ce pays.
On l'accuse d'emprunter le terme de "dogme de l'Holocauste" aux révisionnistes: or il s'agit, là encore, d'un vocabulaire purement religieux qui est exactement ce contre quoi se battent les révisionnistes et qui n'est que l'enseignement tiré du discours fanatique d'un Badiou, par exemple (qui écrit dans un livre sur saint Paul: "C'est bien la conviction de Paul: le débat sur la résurrection [du Christ] n'est pas plus à ses yeux un débat d'historiens et de témoins que ne l'est aux miens l'existence des chambres à gaz".) et que dénonce Finkielkraut: on projette en effet de donner aux collégiens un enseignement spécifique de la Shoah, détaché de l'enseignement de l'histoire. Si l'on crée un catéchisme de la Shoah, alors le négationnisme peut connaître un regain. Car tout ce qui est catéchisé est fait pour être profané. (Libération, 21 janvier 2001).
Commentaire de l'article Avec ou sans Finkelstein, le Congrès juif mondial est critiqué aux Etats-Unis, Le Monde, 15 février 2001. [Note de l'AAARGH: mais comme c'est un phénomène exclusivement américain que décrit Finkelstein, liap de raison d'en parler en France.
NEW YORK de notre correspondante
Citoyen américain, assistant à la faculté de sciences politiques de Hunter College à l'université de la ville de New York (City University of New York), Norman Finkelstein est loin d'atteindre, aux Etats-Unis, la notoriété que lui a conférée son livre en Grande-Bretagne ou en Allemagne. Ce livre si « apprécié » en Europe n'a d'ailleurs même pas été publié par une maison d'édition américaine : c'est un éditeur britannique, Verso, qui en assure la publication en langue anglaise. Le site personnel de Norman Finkelstein sur Internet offre un vaste catalogue des critiques de son livre parues dans la presse anglo-saxonne, mais peu émanent de la presse américaine. L'ouvrage est en fait passé largement inaperçu aux Etats-Unis [Note de l'AAARGH: il suffit de lire le dossier de presse de l'aaargh, notamment l'article de Commentary, pour s'azpercevoir que ce silence n'est pas celui de l'indifférence mais celui que revendiquent Vidal-Naquet et Wiesel quand il s'agit des choses sacrées, par exemple la politique nazie de persécution des juifs.Au Monde, où l'on croit que si Saddam Hussein est resté au pouvoir, c'est parce que le gouvernement américain a renoncé, avec bienveillance, à poursuivre la guerre de 1991 jusqu'à Bagdad, on croit que tout ce qui est américain est vérité révélée et que puissance militaire rime avec justice !
[...]
Aux Etats-Unis, on n'a pas attendu Novick pour critiquer l'exploitation du sort des juifs pendant la guerre: [Note de l'AAARGH: il y a longtemps que les révisionnistes connaissent ce débat, qui était symbolisé depuis vingt ans par la formule There's no business like shoah-business, [l'industrie de la catastrophe est la meilleure qui soit], parodie du dicton hollywoodien, "There is no business like show business", l'industrie du spectacle est la meilleure qui soit]. R. Faurisson avait relevé toute une série de dénonciation de cette industrie et les avait produites - en vain, bien sûr -- pour sa défense dans un procès pénal. Voir ces textes sur le site à notre article shoah-business (qui existe depuis le début de l'aaargh, soit 1996, bien avant Novick et Finkelstein.] La vérité, c'est qu'en France, dire ces choses-là est un crime.
Hilberg
(août 2000, novembre 2000, février 2001): attention,
vous tendez la corde pour vous pendre: si les juifs ont été
exterminés, il ne peut pas y avoir des centaines de milliers
de rescapés encore vivants et comment auraient-ils pu être
aussi riches (sous-entendu, s'ils l'étaient, alors l'attitude
nazie d'apartheid a une explication logique)
La différence entre les propos de l'éditeur dans Le Monde, dans l'article de Bretonnière (AFP), surtout dans Télérama et finalement, le 8 mars après la plainte, dans Libération.
Editorial du Monde Certes Rony Brauman insiste sur le contexte américain et souligne que cette « économie d'extorsion mise en place par certaines institutions juives et lawyers [Note de l'AAARGH: sic] (...) reste largement un phénomène d'outre-Atlantique ».
Cet extrait est choisi pour permettre de faire passer quelques mensonges de plus: Finkelstein consacre une grande partie de son livre à l'extorsion d'argent, c'est vrai, mais il dénonce surtout l'imposture qui domine tout le champ de "l'Holocauste": faux témoignages, pitreries, fausses larmes, tourisme sacrificiel, endoctrinement à la cause israélienne. Or ces sujets sont en train de devenir d'une actualité brûlante en France: il y a quelques semaines, Finkielkraut, fanatique bien connu, dénonçait le projet de création d'une nouvelle discipline qui serait enseignée à tous les élèves de nos écoles, parce qu'il s'agissait non pas d'une partie du cours d'histoire, mais d'un enseignement séparé par un professeur spécial et que pour lui, on ne pouvait qualifier la chose que de "catéchisme". Le texte de Finkielkraut a été publié justement dans Libération du 21 janvier 2001...
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