Pierre Vidal-Naquet est un minable. Dans un pays où le recrutement des universitaires se fait uniquement par cooptation, on ne s'étonnera pas, à ce titre, de le trouver "directeur d'étude" dans une institution ad hoc. Jamais il ne travaille dans son domaine, la Grèce ancienne. Jamais il ne collabore à la recherche historique, sa discipline nominale. Il est trop occupé à étouffer l'histoire pour soigner la "mémoire", c'est-à-dire le rançonnement de tout ce qui bouge par ses compères des associations. Jamais qui que ce soit n'a pu exiger de lui qu'il fournisse un commencement de preuve de la moindre de ses affirmations. Qu'on en juge:
En janvier 1999, paraît en librairie un volume d'hommages au bonhomme. La quatrième de couverture déclare: "PVN est incontestablement un grand historien". D'habitude, ce genre littéraire célèbre les travaux de l'honoré: ici, évidemment, on aurait du mal et on doit se contenter d'une affirmation sans preuve... Qui plus est, les honorants sont des contemporanéistes et non des historiens de l'Antiquité, la spécialité officielle du bonhomme. Le Temps irréparable décrit l'objet.
En 1982, quand les tribunaux refusèrent la condamnation de principe du travail de R. Faurisson, Vidal-Naquet fonda l'ASSAG, une association qui devait fournir des "éléments de preuve" de l'existence des chambres à gaz. Puis, en 1990, quand il fut clair que l'ASSAG, en huit ans d'existence, n'avait pas trouvé le moindre commencement de début de preuve, il assista, impavide, au vote d'une loi d'exception interdisant la recherche historique (loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990) dans les domaines qui lui déplaisaient.
Qu'il suffise de dire qu'il a fait signer par trente-deux historiens une "déclaration" [texte intégral sur le site] qui se terminait par la phrase "Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu.[...] Il n'y a pas, il ne peut pas y avoir de débat sur l'existence des chambres à gaz". (Le Monde, 21 février 1979). Cette déclaration a marqué le lancement d'une campagne inouïe de persécution systématique des historiens révisionnistes. Elle a amené des poursuites judiciaires, puis le vote de la loi d'exception Fabius-Gayssot. Pour finir, citons simplement la phrase par laquelle Vidal-Naquet désavoue sans vergogne sa déclaration de 1979: "Nous avions assurément tort, au moins dans la forme, même si le fond de notre interrogation était juste" (L'histoire, juin 1992) (l'AAARGH vous propose le texte de L'Histoire et les commentaires de R. Faurisson sur cette reculade). On peut se demander, à juste titre, comment une affirmation ("il ne peut pas y avoir de débat") se transforme en "interrogation juste". Si vous vous le demandez, vous tombez sûrement sous le coup de la loi Fabius-Gayssot. Vous, pas Vidal-Naquet.
On ne doit jamais oublier, lorsqu'on écoute les divagations du malheureux, la célèbre affaire Luc Tangorre: en 1982, dans une affaire de viols à répétition, on arrête un homme qu'un faisceau d'indices désigne comme coupable; il est jugé et condamné, mais ça ne plaît pas à M. Vidal, le spécialiste de la conviction sans preuves et le fondateur de l'ASSAG: il lance une campagne de réhabilitation du condamné et obtient sa grâce du charlatan qui "occupait alors l'Élysée" [en 1988]. Quelques mois plus tard, le type est de nouveau arrêté pour deux viols et recondamné. Là, nous dit le Caquet du Vidal, "j'ai tenté quelque temps de me convaincre que là aussi il y avait maldonne. Je ne pus y parvenir". [voir le récit de l'affaire par Croquet dans le second volume de ses Mémoires, Paris, Le Seuil-La Découverte, 1998, pp. 365 à 367]. On voit ici quelle méthode radicalement non-scientifique utilise cet "historien": il n'examine pas les preuves, il n'étudie pas le dossier, non, il recourt à cette technique que méprisait tant Platon, la persuasion, pire, l'autopersuasion: "j'ai tenté… de me convaincre". Quel aveu! Ce récit clôt les Mémoires, et en toute logique, on peut penser qu'il a décrit là "sa" méthode et que tout son engagement enragé en faveur de l'existence de chambres à gaz suit la même méthodologie: il ne nous donne nulle part à penser qu'il en ait jamais utilisé une autre. Par ailleurs, le fait qu'il ait reconnu (bien obligé!) qu'il avait eu tort dans un affaire n'est pas la preuve a contrario qu'il avait raison dans les autres! Nous reproduisons les trois pages qu'il consacre à l'affaire: elles montrent bien l'arrogance et le copinage qui remplacent la réflexion et la mesure qui seraient nécessaires pour ce genre d'action publique (on n'ose pas dire politique).
On trouvera, dans ce tiroir, des réfutations de celui à qui sa lutte contre le révisionnisme a valu une inespérée Légion d'honneur (dans la promotion du 14 juillet 1990, qui a suivi de deux jours le vote de la loi Gayssot à laquelle il a bien dû se résigner, faute de pouvoir rétablir la peine de mort à l'usage exclusif des révisionnistes; cf à ce sujet la page Éric Delcroix de l'AAARGH). Il se prend, comme tout l'establishment exterminationniste, pour le maître de vérité ultime et expose candidement l'inexistence de l'équipe comme école historique dans un entretien accordé à Zéro, en 1981, et que R. Faurisson, rapporte, rapproche d'autres entretiens avec d'autres exterminationnistes et commente.
En plus de tous ses ennuis avec l'ASSAG et l'absence de preuves, voilà-t-il pas qu'en 2001, il se trouve un juge pour condamner le coquin parce qu'il a diffamé un révisionniste !
Enfin, le mois de juillet 2006 voit la mort de celui qui ne se privait pas de se réjouir de celle des autres, et même d'affirmer qu'il les tuerait volontiers. Nous n'imiterons pas cet éternel velléitaire et nous contenterons de deux nécrologies, auxquelles nous joignons un document historique, la reproduction d'une publicité pour le Vidal Caquet 2 en 1, (shampoing très populaire dans les supermarchés de l'époque) qui circulait en 1991 dans les couloirs de nos temples du savoir, la VIe section de l'École pratique des hautes études, dite EHESS, 54 boulevard Raspail et l'université Paris VIIII, alors à Vincennes.