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Actualités de septembre 2000

SITUATION INTERIEURE FRANÇAISE
L'AAARGH ne pouvait rester silencieuse en ces temps de grondements sociaux. Nous n'avons aucune idée de ce qui pourrait se passer en France, aujourd'hui, pour mettre fin à l'atmosphère épouvantable qui règne sur le pays depuis quelques années mais nous ne pouvons nous empêcher d'attendre LA REVOLUTION. Et, en atttendant, la sagesse chinoise nous a inspiré ce texte sur la clique qui nous mène à la baguette: voleuse, menteuse, servile et contente d'elle-même ("Je refuse de négocier", disent-ils depuis vingt ans, ces ministres qui ne sont élus par personne et qui prétendent tirer de cette vacuité une légitimité sans pareille, un pouvoir personnel qui ne parle qu'à la première personne du singulier). A rapprocher de nos commentaires sur le livre de Finkelstein, dont nous donnons la traduction française.

SAINTE ANNE
Le Vatican accueille une exposition consacrée à Anne Frank, avec des photos et toutes les éditions du Journal parues dans tous les pays. Passionnant. Selon certaines sources poches de la Curie, cett exposition viserait à embêter le professeur Faurisson qui est un athée déclaré, en carte.
Source: Jewish Telegraphic Agency, 2 août 2000

L'ART DE COMPUTER

Yad Vashem is currently involved in a massive computerization project of all the names that are held in our archives-both on Pages of Testimony and on lists. In addition to the 2 million names on Pages of Testimony, and one million names on lists collected from various sources,

Ceci est l'aveu que Yad Vashem, qui travaille depuis 50 ans, possède 3 millions de noms de victimes de l'Holocauste dans ses archives.

there are at least 10,000 more lists (deportation lists, property lists...) stored in Yad Vashem's archives, containing millions of names.

On voit immédiatement que ces listes supplémentaires vont faire double emploi. si elles comportaient des noms qui n'étaient pas inclus dans la compilation des 3 millions, on le saurait, après 50 ans...

Yad Vashem intends to eventually computerize these lists in order to create the Jewish people's central database of Holocaust victims.

Nous attendons ce moment depuis longtemps. Yehuda Bauer, en poste depuis 1966, après le court triomphe de sa créature Lipstadt devant le tribunal de Londres, commence à prendre sa retraite. Nous souhaitons la bienvenue au nouveau directeur de l'institut de recherche sur l'Holocauste de Yad Vashem, qui présente d'excellentes lettres de créance. Qu'on en juge:


Professor David Bankier, the Solomon and Victoria Cohen Professor at the Hebrew University, Head of the university's Antisemitism and the Holocaust Studies Section, and visiting Professor at universities in London, the US, South Africa and South America, has been named Head of Yad Vashem's International Institute for Holocaust Research as of August 1st 2000. Bankier, born in Germany in 1947, takes over from predecessor Professor Yehuda Bauer, who will continue his active role at the International Institute in an advisory capacity. Involved in the development of Jewish studies centers in Latin America, and the promotion of academic publications in Spanish, in recent years Bankier's research has focussed on relations between Jews and non-Jews in occupied Europe, the interaction between propaganda and political mobilization during the war, the emigration of Jews from Germany and the rehabilitation of their community life in Latin America, and the position taken by German anti-Nazi exiles on the "Jewish question".

Il nous semble que le domaine de "l'interaction entre la propagande et la mobilisation politique pendant la guerre" est un excellent sujet, propre à montrer le dessous des cartes. Nous nous y intéresserons aussi.

The aim of the International Institute for Holocaust Research, established in 1993 as an
independent academic unit of Yad Vashem, is the expansion of the scope of research work
on the Holocaust and the promotion of advanced research projects.
 

Rappelons les principaux sites des gardiens du Temple:
The Conference on Jewish Material Claims Against Germany


Massuah-The Institute for the Study of the Holocaust

Beit Theresienstadt

Beit Hatefutzoth-The Israel Diaspora Museum

American Society for Yad Vashem

United States Holocaust Memorial Museum

The Simon Wiesenthal Center

Surivors of the Holocaust Visual History Foundation

YIVO Institute of Jewish Research

JewishGen:The Official Home of Jewish Genealogy

Amcha-Israeli Centers for Holocaust Survivors and Second Generation



LA GROSSE MADELEINE

Les États-Unis semblent parfois un vaste terrain homogénéisé duquel la critique est absente; il s'y passe néanmoins des événements qui rappellent que le contraire y existe aussi. Ainsi, la semaine passée à l'université de Californie à Berkeley, un geste de contestation a fini par ébranler l'establishment états-unien jusqu'aux plus hauts rangs du gouvernement. Doyenne du célèbre système universitaire de l'État, l'école de Berkeley, autrefois le centre d'une véhémente opposition contre la guerre du Vietnam, semble reprendre son ancien rôle. Pour marquer la fin de l'année académique, les organisateurs du Dies Academicus ne lésinent généralement pas sur les moyens. Des prix d'un grand prestige sont en effet décernés à des étudiants particulièrement brillants. En outre, le discours d'honneur principal est prononcé par un personnage de renommée mondiale.
Pour la cuvée 2000, la tâche est revenue à Madeleine Albright, secrétaire d'État aux Affaires étrangères. Une intervention qui doit normalement faire suite au discours d'accueil d'une étudiante. Un honneur dévolu cette année à Fadia Rafeedie, immigrée palestinienne, qui, en plus d'avoir récolté la médaille d'honneur suprême de l'Université, a fini première de sa classe.
Soucieuse du contenu d'un discours qu'elle retravaille sans cesse, Mme Rafeedie a été pressée par des autorités universitaires désireuses de connaître la teneur de son texte, afin de le transmettre à Mme Albright. Cette dernière prétextait vouloir parler de l'étudiante dans son propre discours et faire un enchaînement convenable. Craignant la censure et apportant en outre des retouches à son texte jusquà la dernière minute, Fadia Rafeedie ne signale rien au rectorat. Pour leur part, les autorités, tant gouvernementales qu'universitaires, craignent des propos désobligeants de la part d'une immigrée peu susceptible d'être correctement assimilée, donc en mesure d'apprécier les dirigeants de ce merveilleux pays où elle a eu la chance de pouvoir s'installer.
Au début de la cérémonie, on annonce que Madeleine Albright parlera en premier, puis partira, horaire chargé oblige. Mme Rafeedie aurait l'outrecuidance d'énoncer un seul mot malencontreux que la secrétaire d'État ne l'entendra de toute façon point.
Mais... c'est compter sans les étudiants.
A peine installée sur le podium, Mme Albright voit le devant de l'immense aula [Note de l'AAARGH: pour faire croire à leur légitimité intellectuelle, et parce qu'ils pensent sincèrement que les universités sont une invention grecque (!), les Américains adorent employer des mots latins pour parler de leurs écoles] envahi par des jeunes qui déroulent une bannière sur laquelle est inscrite: «Madeleine Albright est une criminelle de guerre ». De plus, un tonnerre de huées empêche l'oratrice de commencer. Les forces de sécurité procèdent vite à une évacuation. Le discours commence. Mais, à mi-phrase, la voix de l'oratrice, pourtant relayée par haut-parleur, reste noyée par un public qui scande: «Mettez immédiatement fin aux sanctions en Irak !» Nouvelles bannières, nouveaux agents de sécurité, nouvelle salve de quolibets, et nouveaux étudiants brusquement traînés hors de la salle; puis nouvelle minute de calme et, brusquement, tout recommence. Et ça semble s'éterniser!
Son discours enfin terminé, la secrétaire d'État se dirige précipitamment vers une sortie d'urgence pour atteindre sa voiture. Mais, dehors, elle se trouve face au « Comité de non-accueil », à des banderoles, à une foule en colère et à un rugissement d'injures. Elle finit à plat ventre sur le siège arrière de sa voiture, s'efforçant de se cacher par crainte de devenir la cible de projectiles de toutes sortes.
A l'intérieur, Fadia Rafeedie oublie son discours, si soigneusement travaillé, et se met à dénoncer celle qui «commet des abominations». Une personnalité que l'université venait de qualifier «de plus illustre femme de notre époque» (Américains toujours modestes et sympathiques). Et l'étudiante palestinienne de rappeler au public une allocution de Madeleine Albright, dans laquelle elle déclarait que la politique étrangère des États-Unis valait bien la mort de 5000 enfants irakiens chaque mois. Un chiffre qui coïncide avec le nombre de personnes réunies dans l'aula pour la cérémonie, a relevé l'étudiante. Si son discours improvisé fut peut-être moins élégant que celui initialement prévu, il n'en resta pas moins éloquent, à en croire le public. A la fin du plaidoyer, ce dernier, debout, inonde l'immense salle de ses applaudissements. Une journée que Madeleine Albright n'est pas près d'oublier. ([Note de l'AAARGH: les hommes cultivés reconnaissent là la pratique universitaire du quolibet, quod libet en latin médiéval, qui désigne un débat entre maîtres et étudiants dans les universités médiévales (et chacun sait que l'université est une invention du moyen âge et non de la Grèce!)

Robert James Parsons

Finalités, Juin-Juillet 2000, Numéro 256, p. 5-7, édité par le Centre de documentation civique, Case postale 335, CH-1001, Lausanne.

Un lien plus complet en anglais : "They Dignified Our University:" - Anti-Sanctions Protesters Rock Berkeley's Commencement, by Nadine Naber and Fadia Rafeedie .


MAUVAIS BERGER


Un professeur de français jugé en appel pour négationnisme

Il avait tenu ces propos en cours


METZ de notre envoyé spécial
Pour beaucoup de ses élèves, Jean-Louis Berger est assurément un bon professeur de français. Sa voix est, certes, " un peu monotone", mais, sur le fond, rien ne peut lui être reproché. Pourtant, le 30 mars 1999, il a fait l'unanimité contre lui dans les classes de 3eB et 3eD du collège La Paraison de Lemberg (Moselle). Avant d'examiner le programme du jour, consacré aux subtilités de l'argumentation, M. Berger aurait tenu, pendant près d'une heure, des propos révisionnistes.
Prétexte à ce déballage nauséabond: une pièce de théâtre qui, quelques jours plus tôt, avait été donnée dans l'enceinte de l'établissement. Tirée du roman de Hans Peter Richter, la pièce, Mon Ami Frédéric, évoque les persécutions subies par un enfant juif dans l'Allemagne nazie d'avant-guerre. Selon le témoignage des élèves, Jean-Louis Berger aurait admis que les comédiens avaient été excellents mais que, sur le fond, la pièce omettait d'évoquer le contexte économique et politique de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.
Et le professeur d'argumenter plus avant: la déclaration de guerre " était le fait des Alliés", Hitler en étant la " victime"; les vrais responsables du déclenchement du conflit étaient les juifs qui auraient " mis le feu au Reichstag", le Parlement allemand; les camps de concentration n'étaient " que des camps de travail", alors que, dans les fours crématoires, ne brûlaient que les " déchets"; les chambres à gaz " servaient à la désinfection pour éviter la propagation des maladies"; le nombre de morts dans les camps étaient bien moins important que celui donné par l' "histoire officielle".
Des élèves interpellent M. Berger, lui rappellent que leurs professeurs d'histoire tiennent un tout autre discours sur la question. " Ils sont tenus d'enseigner la version officielle", aurait rétorqué le professeur de français. L'explication n'a pas convaincu le jeune Samuel qui, rentré chez lui, alerte ses parents. Choqués, ceux-ci font part de leur indignation au principal du collège, qui ordonne une enquête administrative avant de saisir le procureur de la République.
Poursuivi pour " négationnisme", Jean-Louis Berger a été condamné, le 15 mai, par le tribunal correctionnel de Sarreguemines, à dix mois d'emprisonnement avec sursis et à payer 10.000 francs de dommages et intérêts à chacune des sept parties civiles: les parents du jeune élève, deux associations de déportés, la FSU, la LICRA, le MRAP et la Ligue des droits de l'homme (Le Monde du 17 mai). Ayant interjeté appel de ce jugement, M. Berger s'est retrouvé, mercredi 9août, devant la cour d'appel de Metz pour être de nouveau jugé.
Agé de cinquante-quatre ans, le professeur de français, suspendu de ses fonctions depuis les faits, est un homme maigre, vêtu sobrement d'une chemise blanche au col déjà bien élimé et portant une cravate d'un bleu marine aussi strict que celui de son pantalon. " Un père de famille honnête et pacifique", jure-t-il, qui revendique le droit de parler de ce qu'il qualifie de " tabou". Se disant " victime de l'animadversion" du principal du collège, il "réclame justice". " J'ai cherché à développer l'esprit critique de mes élèves, j'ai mené cette action par respect pour eux", soutient-il. Chacune de ses interventions suscite de vives réactions dans la salle, composée presque exclusivement d'anciens déportés venus en nombre.
" Il est de notoriété publique que je suis membre du Front national, poursuit M. Berger. Pendant la pièce, j'ai constaté que mes élèves se retournaient vers moi pour épier mes réactions. C'est pour cela que j'ai éprouvé le besoin d'en parler en classe. Ce spectacle, monté par mes collègues, avait pour but de montrer que ce qui s'est passé en Allemagne dans un régime nationaliste pouvait se reproduire en France si les nationalistes arrivaient au pouvoir. C'est moi l'offensé, moi l'agressé."
La présidente de la cour, Florence Staechele, intervient: " Veuillez changer de ton!" M.Berger insiste: " Mettez-vous à ma place.""Certainement pas", lance la présidente avant d'entrer dans le vif du sujet. "L'incendie du Reichstag par les juifs? " Les élèves n'ont pas compris ce que j'ai expliqué." La version officielle enseignée par les professeurs d'histoire? " On peut ne pas dire la vérité en cachant certaines choses, on appelle ça le mensonge par omission. Je voulais expliquer à mes élèves qu'on ne leur disait pas tout." Les Alliés qui seraient à l'origine du conflit?
" C'est une vérité historique: la Grande-Bretagne a déclaré la guerre à l'Allemagne, suivie de la France." " Vous jouez sur les mots, coupe la présidente. Vous accusez les autres de manipulation, mais c'est vous qui manipulez."
Pour l'essentiel, l'enseignant reprend l'argumentation développée dans d'autres prétoires par les tenants du révisionnisme. Pour donner du poids à son propos, il brandit des articles de presse ou des textes de chercheurs du CNRS prouvant, selon lui, que le régime nazi a fait moins de morts que le chiffre généralement admis. Le procédé est classique et M. Berger a beau faire, il ne convainc pas l'auditoire de sa bonne foi. Il nie ce qu'on lui reproche, mais Mme Staechele lui rappelle qu'une publication révisionniste belge l'a largement soutenu depuis sa mise en cause. De la même manière, l'avocat général, Pierre Chevalier, qui requiert douze mois d'emprisonnement avec sursis, précise que M. Berger a participé à un colloque révisionniste.
Refusant d'entrer dans le débat sur le négationnisme, l'avocat de Jean-Louis Berger, Me Eric Delcroix, a soutenu, comme il l'avait fait en première instance, que l'affaire était prescrite. " La phobie monomaniaque [des juifs] de Hitler est perpétuée par des gens qui, sous couvert de liberté d'expression, d'esprit critique, veulent obtenir le droit de remettre le couvert", a plaidé, pour sa part, Me Raphaël Nisand, avocat des sept parties civiles. " M.Berger est en quelque sorte un nazi sans les bottes, qui distille son venin à ses élèves."
La cour rendra son arrêt le 27 septembre.
Acacio Pereira
Le Monde, 11 août 2000

Rappelons les positions syndicales

Communiqué de presse du 22 mars

PROCÈS DU PROFESSEUR ACCUSE DE RÉVISIONNISME


La FSU se félicitede la fermeté du réquisitoire du procureur de la République
Le procès de J.L BERGER (professeur de lettres au collège de Lemberg en Moselle) a eu lieu au tribunal de Sarreguemines.
La FSU, qui s'était portée partie civile au côté des associations anti-racistes, était représentée par Hubert DUCHSCHER au titre de la direction nationale, J. F. QUANTIN (FSU Moselle), René CASSUER (SNES Moselle), Angèle BECKRICH (SNUIPP Moselle).
Le réquisitoire, ainsi que les témoignages, étaient accablants pour l'accusé qui, non seulement n'a exprimé aucun regret, mais a justifié son attitude et ses déclarations. La FSU se félicite du travail rigoureux de J. M. FISCHER (Principal du collège au moment des évènements) qui a permis d'établir les faits de façon impartiale et irréfutable.
C'est la première fois que l'application de la loi GAYSSOT est requise contre un enseignant de collège qui abuse de l'autorité morale que lui confère son statut pour manipuler des adolescents et inculquer des thèmes négationnistes, contraires à la réalité historique. C'est l'image de la profession enseignante qui est ternie et c'est aussi pour cela que la FSU demande réparation en se portant partie civile.
En pleine semaine nationale d'Education contre le racisme, cette triste affaire nous rappelle l'importance de l'engagement de la communauté éducative contre le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme et toutes autres formes de discriminations et négationnisme. En ce sens, la FSU et ses syndicats concernés resteront vigilants, en particulier pour que l'Education Nationale tire toutes les conclusions du jugement qui aura lieu le 15 mai 2000.

http://www.fsu.fr/actu/2000/mars/000322cp.htm


LA VENTE CONTINUE PENDANT LE PILLAGE


AFP:
"Israël: la construction dans les colonies de peuplement juives sur les territoires palestiniens a connu un essor impressionnant au premier trimestre 2000, selon une étude publiée mardi 22 août [2000] par le mouvement anti-annexionniste israélien La Paix Maintenant. Un millier de maisons ont été mises en chantier entre janvier et fin mars, contre 750 au premier trimestre 1999. Comparée au dernier trimestre 1999, la hause est encore plus spectaculaire et atteint 81%. Elle est marquée par une hause de 141% des mises enchantier de constructions privées "(Le Monde, 24 août 2000).

Commentaire: On remarque que toute en essayant de nous bourrer le mou avec des histoire de "paix", le gouvernment Barak continue d'étendre ce qui est une arme de guerre, l'implantation des colons. Signalons au passage que c'est la totalité de la Palestine qui est un territoire palestinien et que les immigrants juifs, quels qu'ils soient, n'ont aucun droit sur cette terre. il ne peuvent s'approprier cette terre que par la force ou des manoeuvres frauduleuses.
Le fric qui permet ces constructions vient de l'é"tranger, soit qu'il ait été donné, soit qu'il ait été extorqué, comme on l'a vu en Suisse, en "répération" du prétendu "génocide des juifs". La communauté internationale se fait donc complice d'un frime contre l'humaniuté: celui qui consiste à chasser un peuple tout entier de chez lui. C'est le dur travail qu'imposent les sionistes aux juifs morts victimes du nazisme: ils doivent croître et se multiplier pour rapporter toujours plus de sous. Les gens qui font ainsi travailler les cadavres viennent en outre nous donner des leçons de morale.


DISCUTER LA DISCUSSION

Certains universitaires américains semblent croire qu'il y a un débat. Ils se réfèrent à la déposition de de l'un d'entre eux, le professeur McDonald, au procès de David Irving, en février 25000, à Londres. Voici un avis posté par un collègue de McDonald:


Albert F. Gunns, Professor
Department of History
California State University, Long Beach
History 290A
Spring Semester 2000

Study Documents on the Holocaust Debate


Even though more than half a century has passed since the end of World War II, the subject of the mistreatment of Jews (and other groups) at the hands of the Nazi regime in Germany is still an acutely sensitive one. Perhaps because the enormity of the Holocaust is beyond the ability of any one person to comprehend fully, there are those who would deny that it existed at all or, at least, that it was as extensive as is commonly believed. The record of those who perished--possibly millions--is not as complete as many would wish. The tongues of those who survived to bear witness are being silenced by time.
The shock and outrage of the Holocaust have touched the collective conscience as few other twentieth century events have done. For some it is a demonstration of the horrifying depths to which human evil can plunge, a testament that present and future generations must never be allowed to forget. To a smaller number of others it is an overheated fantasy that distorts the reality (albeit, possibly still grim) of documentable historical events.
The debate's volume was turned up a bit recently when
a well-known British historian, David Irving, brought a libel suit in an English court against another historian, Deborah Lipstadt, and her publisher for identifying him in print as being among the "Holocaust deniers." The case generated a lot of attention internationally, and Irving lost the suit.
Among those who testified in Irving's behalf was a member of the CSULB faculty. His testimony and writings have generated attention and argument (surprise!) in the campus community. The controversy does not necessarily center on Holocaust denial, but it does go to the very heart of academic freedom and the pursuit of truth. Much of this discussion has been through the medium of widely distributed campus e-mail, some of which is reproduced in the documents linked below. Check back for updates.
Document 1 (Sievers)
Document 2 (Fiebert)
Document 3 (MacDonald)
Document 4 (Schwartz)
Document 5 (MacDonald 2)
Document 6 (Fleck)
Document 7 (Fiebert 2 -- 5/8)
Document 8 (George -- 5/8)
Document 9 (Richmond -- 5/8)
Document 10 (Noble -- 5/8)
Document 11 (Richmond 2 -- 5/8)
Document 12 (MacDonald 3 -- 5/9)
Document 13 (George 2 -- 5/9)
Document 14 (Weinstein -- 5/9)
Document 15 (MacDonald 4 -- 5/10)
Document 16 (Smith -- 5/10)
Document 17 (Fiebert 3 -- 5/10)
Document 18 (George 3 -- 5/11)
Document 19 (MacDonald 5 -- 5/11)
Students in History 290A are urged to read these exchanges carefully and pursue the Web links referred to therein. PLEASE DO NOT CONTACT ANY OF THESE CORRESPONDENTS DIRECTLY. If you have comments to make (as you should), please send them to the instructor (agunns@csulb.edu). They will be posted on this site with your e-mail address if you wish to have replies from others (assumed unless you state otherwise).



Kevin McDonald répond: To view my reply to the newtimes l. a. article and replies to my colleagues in the college of liberal arts at california state university-long beach, click here.

 

HISTOIRE SANS FIN

Günter Deckert, prof de langues, est en prison depuis plus de 5 ans, en Allemagne, pour avoir traduit en public (un public privé!) une conférence de Fred Leuchter en 1991. C'est l'Allemagne.
Il existe un livre sur son cas, avec beaucoup de documents. Il est édité par Gunther Anntohn et Henri Roques, Der Fall Günter Deckert. Märtyrer für Forschungs-, Mainungs- und Redefreiheit im Spannungsverhältnis von Geschichte/"Zeitgeschichte", Justiz und Politik, publié par DAGD/Germania Verlag, Weinheim, ISBN 3-9803070-1-8. le livre est peut-être disponible chez VHO.
Nous en avons trouvé quelques éléments sur le Net.


GRANDE GIDOUILLE

C'est avec un malheureux retard que nous sommes informés de cette grande nouvelle: le professeur Vidal-Naquet, haute Conscience de Notre Epoque, réfuté de partout, grenouilleur honoraire dans les couloirs de l'EHESS, Grand Inquisiteur de la république des Lettres, invité du Quai d'Orsay à parcourir le monde avec une seule et unique conférence de dénonciation des révisionnistes, trompeur répété et offreur d'excuses à répétition, préfaceur acharné et postfaceur régulier, signataire de tout, engagé par tous les bouts, a reçu le grade d'officier de la Légion d'Honneur, grâce à son dévouement total à la cause antirévisionniste.

Nous savons maintenant, grâce à lui, pourquoi il nous poursuit de son amère vindicte. Il a écrit ses mémoires dans lesquels il s'offre avec une insoutenable grossièreté à l'admiration des foules. Ce type se croit parfaitement admirable. Et il passe aux aveux: il n'aimait pas tellement son père, qui le tenait pour mou et lâche. Et donc, quand son père, après avoir fait le jobard avec les Allemands, s'est trouvé arrêté et déporté, le jeune Pierre s'est beaucoup réjoui. Il pouvait enfin mener une vie de jeune homme. C'est beaucoup plus tard, qu'il a commencé à développer un sens de la culpabilité, en premier lieu celle de ne pas avoir éprouvé de sentiment de peine et de tristesse quand son père a été arrêté. Il se cramponne donc à une image qu'il a dû se forger avec ses lectures de gare, sur la façon dont son père est mort en Allemagne ou en Pologne. Cette mort ne fait pas de doute, mais PVN n'a jamais su et ne saura jamais ce qui s'est passé exactement. Donc ceux qui veulent chercher ce qui s'est exactement passé viennent réveiller chez ce gros bouffi d'orgueil un sentiment de honte et de faute indélébile. Sa froideur, son égoïsme, étalé avec cette insoutenable suffisance tout au long de ses deux volumes de mémoires, il nous les fait payer du poids du seul sentiment qu'il connaisse et qui l'a charpenté, la haine. Et maintenant, elle lui vaut des décorations. C'est génial.


STARMANIA

L'un des gérants du site aministia, qui nous chie dans les bottes depuis pas mal de temps, est un certain Oreste Scalzone, ancien petit chef à Potere Operio, et ensuite à Autonomia operia, aux alentours de 1968 en Italie. Il fut ensuite mêlé aux sombres histoires des années de plomb. Arrêté en 1979, élargi pour raisons de santé, il s'est réfugié à Paris en 1980. Après divers procès, il a été condamné définitivement en 1987 à 9 ans de prison, pour subversion et bande armée.
Il est maintenant associé à l'entreprise kagébiste de Denainkx, le Pol Pot d'Aubervilliers. Scalzone vient de faire faire un film sur sa complaisante personne qu'il a présenté au festival de Locarno, "Addio Lugano bella". Le narcissime inhérent à ce genre d'ânerie ne lui a pas fait pousser l'audace jusqu'à se rendre lui-même à Locarno, en Suisse. Encore un qui n'a pas confiance dans les services secrets de son pays. Il ferait mieux de continuer à se filmer le nombril. Du léninisme à l'amielisme, beau parcours. Mais là, au moins, il ne tue personne et il n'emmerde personne.


NAZISME SANS CONSCIENCE

Le parti socialiste autrichien, qui est une sorte d'homologue de notre auguste parti socialiste-héritier-de-la-SFIO et des grandes traditions de la lutte ouvrière, a appelé les autres partis autrichiens à regretter en choeur d'avoir recruté des anciens nazis. Et le parti a cru bon de faire son auto-critique: "Les sociaux-démocrates reconnaissent leur part de responsabilité pour des erreurs et des omissions [...] et appellent à un ré-examen du passé" a déclaré Alfred Gusenbauer, président du SPÖ.
Dans les années 60-70, et en particulier sous le direction de Bruno Kreisky, juif antisioniste, plusieurs anciens nazis ont été ministres, vingt ou trente ans avant Haider; ça la fout mal. On comprend les vertueuses indignations d'un journal comme Le Monde, qui avait pourtant recruté, lui, quelques anciens vichystes (La Reynière) et quelques anciens SS (Niedergang), qui n'étaient pas plus mauvais bougres que les autres.


POLICE CYBÉRIENNE

Samedi 5 août, l'agence officielle Chine nouvelle a annoncé la mise en place d'unités de police spéciales pour surveiller les réseaux informatiques. Destinées à «administrer et maintenir l'ordre», selon l'agence Reuters, ces sections devraient davantage s'intéresser aux cas de fraude et de criminalité sur l'internet qu'à la surveillance du contenu proprement dit.
Une vingtaine de villes et de provinces seront bientôt équipées d'agents de police spécialisés dans la sécurité du réseau; elles suivront l'exemple de la province orientale de Anhui déjà pourvue d'une force de police internet.
[...] Ces mesures visent à prévenir les risques de fraude et de crimes commis sur l'internet et accrus par l'augmentation des internautes, car selon une enquête du
China Internet Network Information Center, ceux-ci ont atteint les 17 millions
au mois de juillet.
Cette fois, avec ses nouvelles unités de police des réseaux, plus rien ne devrait permettre aux internautes chinois de sortir du droit chemin.
Par Marjorie Sylvain


On se demande ce qu'attendent les autorités françaises pour suivre cet exemple qui les brûle d'envie.


INTERFLIC OU INTERNET ?

Combattre le racisme sur Internet grâce à la coopération


Selon Antonio Vitorino, commissaire européen chargé de le justice et des affaires intérieures, il faut prendre des mesures juridiques contre la cybercriminalité et ce à un niveau international, car Internet dépasse le
frontières nationales.
Le commissaire a déclaré aux représentants, lors de la conférence intitulé "The Internet and the changing face of hate " (Internet et le nouveau visage de la haine), que beaucoup d'organisations internationales prennent au sérieux la menace mondiale que représente la criminalité électronique. "Nous avons déjà entrepris une action au niveau international, a-t-il expliqué. En 1997, les pays du G8 ont adopté un plan d'action en 10 points visant à lutter contre la criminalité liée aux high-tech, auquel le Commission participe. Le Conseil et le Parlement européens ont adopté en 1999 un plan d'action pour un Internet plus sûr grâce à la lutte contre le contenu illégal ou préjudiciable sur les réseaux mondiaux. Ce plan d'action prévoit une aide financière pour différentes initiatives communautaires visant à résoudre les problèmes des contenus " indésirables " sur Internet. Un plan budgétaire a déjà été mis en place jusqu'à l'année 2002, sous la direction de la Commission européenne.
Antonio Vitorino a promis que la commission préparerait cette année les grandes lignes d'une politique globale de lutte contre la pornographie enfantine, le racisme et la xénophobie sur Internet, en s'appuyant sur des principes de reconnaissance mutuelle, en dispensant une formation au personnel chargé de l'application des lois, en établissant des liens entre les fournisseurs de services Internet et les opérateurs de télécommunications et en ayant recours à la police scientifique pour effectuer des recherches sur les ordinateurs et analyser les données.


L'Europe, c'est vraiment le pied.
D'après le communiqué de presse Cordis focus, 17.07.2000.


COOL RAOUL
Raul Hilberg, interrogé par le journaliste brésilien Carlos Haag à propos du livre de Norman Finkelstein, The Holocaust Industry:


Aujourd'hui, il est plutôt impopulaire et son livre ne sera certainement pas un succès d'édition mais ce qu'il dit est vrai pour l'essentiel, bien que ce soit incomplet. Il s'agit plus d'un compte rendu de journaliste que d'une étude approfondie du sujet, qui serait nécessairement beaucoup plus longue. Il n'est pas nouveau du tout de dire que l'holocauste a été utilisé pour assurer la Palestine aux juifs et nous savons quelle a été son importance pour la création d'Israël. Néanmoins, ce sera un rappel utile pour la communauté [juive]. Il a raison également quand il dit qu'aujourd'hui personne ne parle de ce sujet aux Etats-Unis: en 1968, une encyclopédie locale bien connue m'a demandé d'écrire un article sur l'hololcauste et ils voulaient que je ne parle que de Dachau et de Buchenwald parce qu'Auschwitz ne les intéressait pas; ces sujets étaient censurés. Je suis d'accord quand il dit qu'on surestime le nombre de survivants et que le concept est mal défini (il ne désigne pas seulement les victimes des camps) et il est vrai qu'un nombre exagéré de demandes d'indemnités est fait. Il y a quelque chose de radicalement mauvais dans cette exploitation parce quec'est un domaine qui ne devrait pas servir à gagner de l'argent et je dois confesser que j'ai trouvé toute l'affaire avec les banques suisses troublante. La communauté juive américaine est très prospère et il n'y a aucune raison pour eux de demander de l'argent aux Suisses. Cela me semble obscène. (Valor, Brésil, 4 août 2000)
Today he is rather unpopular and his book will certainly not become a best seller, but what it says is basically true even though incomplete. It is more a journalistic account than an in depth study on the topic, which would need to be much longer. To say that the Holocaust has been used in order to secure Palestine for the Jews is nothing new and we know how important it was in the creation of Israel. Nevertheless it will be a bitter yet necessary reminder to the community. He is also right when he argues that nobody talked about this topic in the USA: in 1968 a well known local encyclopedia asked me to write an article on the Holocaust and they only wanted me to talk about Dachau and Buchenwald because they were not interested in Auschwitz; these topics were censored. I agree with him that people overestimatethe number of survivors and that the concept is ill-defined - it includes not only the victims of the camps - and it is true that there an exaggerated number of compensation requests are made. There is something radically wrong in this exploitation because it is an issue that should not be used to make money and I must confess that I found the whole affair with the Swiss banks disturbing. The Jewish-American community is very prosperous and there is nos reason for them to ask the Swiss for money. That seems obscene to me.
Valor (Brazil), 4. August 2000.


Source: www.normanfinkelstein.com

LÉGENDES URBAINES

Il y a des gens qui veulent s'attaquer aux canulars (en anglais: hoax) et aux rumeurs (en anglais: légendes urbaines). Ils font donc un site pour traquer les âneries qui circulent sur le Net, et dieu sait qu'il y en a (c'est un site français, mais c'estt tellement plus "jeuuuune" de le dire en anglais, la langue de la liberté). Voici leur petit édito:

"Des milliers d'e-mails relatant de fausses informations circulent sur le réseau. La plupart du temps alarmants, ces messages ne sont en fait que des hoax (canulars). Avec votre aide nous allons nous efforcer de rétablir la vérité et de lutter contre ces mensonges électroniques. Participez à cette action en rejoignant l'équipe de HoaxBuster, écrivez nous à: redaction@hoaxbuster.com."


ICONOCLASTE

La question de le représentation de l'élément divin est au coeur des conflits théologiques. Certaines religions l'interdisent, et interdisent la représentation du vivant comme émanation divine. D'autres se sont divisées. On se souvient de la querelle qui divisa Byzance pendant des siècles. Les protestants, eux aussi, furent animés de la fureur iconoclaste.
C'est certainement sur ce fonds théologique qu'il faut placer la délicate question de la représentation de la chambre à gaz. On a les iconoclastes dans le genre Lanzmann. On a les iconodules, concepteurs staliniens d'Auschwitz, proches de Walt Disney. Mais le premier, peut-être, à avoir attiré l'attention sur la question de la représentation pourrait être Albert Paraz, écrivain joyeux vivant, interlocuteur de Céline et de Rassinier.
Dans un roman publié en 1949 par Les Horizons littéraires (9 rue Clairaut, Paris, 17e), intitulé Remous, il écrit cette phrase stupéfiante, et qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, qu'il met dans la bouche de l'héroïne du roman: "Il est vrai que ces abominables supplices dont toutes les polices de ce monde damné se rendent coupables, je ne les vois pas, pas plus que je ne peux me représenter une chambre à gaz". (page 537).
Cette impossibilité iconoclaste que Paraz constate pour lui même en 1949 est encore celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. R. Faurisson a ensuite demandé à cor et à cris une telle représentation graphique. Il ne savait peut-être pas que Paraz, le futur préfacier de Rassinier (Le Mensonge d'Ulysse) l'avait précédé dans cette quête, comme le Petit Prince qui demandait, avec la même obstination, qu'on lui dessinât un mouton.


ILS SONT PARTOUT

Les révisionnistes sont partout. Le Monde du 14 juin 2000, faisant une page sur la guerre de Corée (1950-1953) s'est senti obligé de mettre en bas de page un article de Philippe Pons, intitulé "Les communistes ne furent pas les seuls à commettre des atrocités". Merci à Chomsky et aux révisionnistes. Il dresse une liste de massacres commis par les troupes américaines et sud-coréennes qu'il n'était pas possible, jusqu'à une date récente, d'évoquer "sous peine de faire preuve de sympathies communistes". C'est ce même sempiternel argument qu'on nous ressert tout le temps: vouloir tenir un compte exact de ce qui s'est passé dans les camps nazis reviendrait à "faire preuve de sympathies nazies". Cet argument grotesque continue à prévaloir dans la presse. Mais en Corée, on a le culte des ancêtres. On n'oublie pas comment certains ont été tués. C'est de la mémoire, de la vraie, pas du produit industriel trafiqué qu'on fait prendre à nos contemporains pour ce qui se mijote dans les cuisines familiales.


T'Y PAS MORT?

La presse passe avec une certaine discrétion sur la malheureuse absence de génocide à Timor. On sait que l'imminence dudit génocide avait enclenché une opération des Nations Unies, menée par les Australiens, pour soustraire ce territoire mal acquis des griffes de l'armée indonésienne. Le génocide avait bien eu lieu, vers 1974-1976, mais à l'époque les Nations Unies étaient aux abonnés absents.
Comme, malgré l'existence bien réelle d'exactions meurtrières, il n'y a pas eu, en 1998-1999, de génocide, les parasites de plus en plus nombreux qui vivent de la dénonciation des "génocide", voient leur tartine, pourtant préalablement beurrée, leur passer sous le nez. Ainsi Sydney Jones, une dame qui est directrice du "Bureau des droits de l'homme" de l'appareil onusien qui administre (provisoirement) Timor, "craint chaque jour un peu plus que la justice soit victime des impératifs de la réconciliation entre Timorais [...]" (Timor Information, juin 2000). Ce genre de salopards, payés entre 5 et 10.000 $ par mois, ose se plaindre du fait qu'on trouve une solution politique à un conflit. Les justiciers droitsdel'hommesques préfèrent le sang qui coule, ils s'en nourrissent, avec une belle conscience nickelée. Bienfaisants génocides!

LES PÈRES SÉCUTÉS

L'antisémitisme continue à rapporter gros. Mais pourquoi fallait-il que ce soit un propagandiste zolo, Henry R. Huttenbach, directeur et rédacteur de The Genocide Forum (New York, juillet-août 2000) qui attire l'attention sur le fait que les principaux persécutés, à notre époque, sont les chrétiens. Il cite les violentes persécutions pratiquées par les communistes chinois, les massacres opérés en Egypte au détriment des Coptes, les massacres en Indonésie, surtout à Amboine, le génocide qui enserre les populations, largement chrétiennes, du Sud-Soudan, les violences au Nigéria en en Inde. Il dit que 164.000 chrétiens, de toutes les obédiences, ont été tués en 1999, en une seule année donc. Laissons-lui ce chiffre. "Ils ont été tués simplement parce qu'ils professaint la foi chrétienne". Curieusement, Huttenbach omet sur sa liste le gouvernement israélien et sa façon de maltraiter les minorités chrétiennes ou la véritable terreur qui s'abat sur les quelques juifs qui désirent se convertir. [On sait que Vanunu, qui a dénoncé ce qui se fabique dans l'usine atomique de Dimona, et qui, après kidnapping à Rome, purge dix-huit ans de prison, dont dix passé en isolement, a choisi, pour ne pas être solidaire de sa société d'oppression, de se convertir au protestantisme.]

Huttenbach note que tous les gouvernements tournent prudemment la tête, que le Vatican et Cantorbury ne font pas tellement de raffut, que les organisations juives spécialisées dans la défense des minorités persécutées, ferment entièrement leur gueule.

Il a raison, ce type-là. Imaginons, qu'on massacre 164.000 juifs par an. Vous voyez?


REJET


Une décision qui va dans le bon sens

 
IRIS a pris connaissance avec satisfaction du rejet par le Conseil constitutionnel des formulations ambiguësdu troisième alinéa du nouvel article 43-8 de la loi modifiant la loi n· 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.
Cet alinéa, tel qu'il était rédigé, suspendait une épée de Damoclès sur la tête des hébergeurs en laissant la porte ouverte aux plaintes les plus abusives et aux jugements les plus contradictoires. Le Conseil a déclaré contraires à la Constitution tant l'absence de précisions quant à la forme de la saisine par un tiers que l'absence de détermination des fautes qui pourraient être imputables à l'hébergeur (le vague de la fameuse formule des "diligences appropriées"). IRIS se félicite d'avoir pris toute sa part dans la mobilisation pour la défense de la liberté d'expression.
Elle rappelle cependantque le Conseil constitutionnel considère "qu'il est loisible au législateur [...] d'instaurer, lorsque sont stockés des contenus illicites, un régime spécifique de responsabilité pénale des 'hébergeurs' distinct de celui applicable aux auteurs et aux éditeurs de messages". Elle appelle donc tous ceux qui se sentent concernés par la libre expression des citoyens à rester particulièrement vigilants.
http://www.iris.sgdg.org

8 août 2000


ESPIONS

Les "espions juifs" ont été condamnée en Iran, de façon assez légère. Toute la presse a hurlé. Nous avions dit que nous ne savions rien de ces gens-là mais que le Mossad avait une vieille implantation en Iran. On connaît les habitudes, maintes fois décrites, par Vincent Monteil et Victor Ostrovsky, par exemple, de recruter des collaborateurs bénévoles parmi les communautés juives locales. Si, ensuite, les communautés juives sont soupçonnées de participer à des opérations d'espionnage, il suffit de s'en prendre au Mossad et autres services israéliens qui en sont responsables.
Un journal israélien a croqué le morceau: au cours de conversations diplomatiques secrètes les Israéliens ont reconnu que ces gens, en Iran, travaillaient pour eux et ils ont présenté des excuses aux Iraniens. Toute cette campagne pour "sauver les 13 juifs iraniens" était donc, encore une fois, du pur pipeau, de la manipulation de crétins signataires et gentils. Nous y sommes habitués.


Jerusalem Post, August 9 2000

 

Report: Israel admitted Iranian Jews were spies
 
By Douglas Davis
LONDON (August 9) - Israel has privately admitted to Iran that the 10 Jews convicted of espionage by a court in Shiraz last month were spying for Israel, diplomatic sources told the London-based monthly newsletter Ad-Diplomasi.
The admission was reportedly made during secret meetings between Israeli and Iranian officials at a Cairo hotel on July 31 and August 1, in the presence of US Ambassador to Egypt Daniel Kurtzer and Israeli Ambassador to Egypt Zvi Mazel.
A Foreign Ministry spokesman said last night that the report was "nonsense."
The Iranian Revolutionary Court in Shiraz last month sentenced 10 of the 13 Jews initially charged to between four and 13 years in jail. The remaining three were acquitted.
The Iranians reportedly accepted Israel's apology for the affair and promised to commute the sentences after Israel admitted other failed operations by the Mossad, such as the bungled wire-tap attempt in the Swiss capital of Berne in February 1998.
According to the diplomatic sources, contacts between Israel and Iran were initiated through third parties, but assumed a more direct nature after the 13 Iranian Jews were accused of spying for Israel.
The sources said contacts between Israel and Iran were also held in the weeks preceding Israel's May 24 withdrawal from South Lebanon.
As a result of the contacts, the two sides reached an undeclared understanding designed to "facilitate" the IDF pullback and to refrain from taking any steps that might jeopardize security on Israel's northern border.
The sources say the Iranians promised that neither they nor Hizbullah would do anything to obstruct the IDF withdrawal, nor would they jeopardize the peace after Israel's withdrawal.
(Herb Keinon contributed to this report.)


C'est curieux: la presse française n'a rien dit...
http://www.jpost.com/Editions/2000/08/09/News/News.10697.html


TRANSES ALPINES

Le 17 juin, le judéocentriste-en-chef au journal Le Monde, Nicolas Weill annonce qu'un historien "révisionniste" vient d'être applaudi à Paris. Il met des guillemets à "révisionniste". Il s'agit d'Ernst Nolte, bien connu de nous, qui a participé du 7 au 9 juin à un colloque organisé par un laboratoire du CNRS appelé "Géode" et dirigé par Stéphane Courtois, ancien disciple d'Annie Kriegel et coordinateur d'un ouvrage totalement merdique intitulé le Livre noir du communisme, qui fait un tabac dans toutes les maisons d'édition de l'extrême-droite européenne. On sait que Nolte et Furet ont publié une partie de leur correspondance, que R. Faurisson, dans ses Écrits révisionnistes, fait état des lettres qu'il a adressées au professeur de Berlin. Weill est obligé de nous fournir ce succulent morceau: "Si l'on s'étonne dès lors de le voir néanmoins, dans La Guerre civile européenne, parler des négationnistes en termes de "personnes aux motivations variées mais souvent honorables", avec lesquelles il conviendrait de polémiquer "objectivement", il répond : 'Qui a tort intellectuellement n'est pas forcément un homme mauvais'".
Il avait d'ailleurs bien fallu rendre compte de ce livre et c'est un sous-fifre, Laurent Douzou, ancien plongeur de combat à l'Institut du temps présent, qui s'y était collé (Le Monde, 9 juin 2000). Tout cela devait amener une réponse de Nolte, sobrement intitulée "Je ne suis pas révisionniste" (Le Monde, 16-17 juillet 2000). Il y glisse cette petite phrase: "La 'compréhension historique' doit être à la base de toute critique rationnelle, aussi compréhensible soit l'outrage moral". Nous ne disons pas autre chose.

On traduit un livre d'un autre historien qui sent le fagot, sur un sujet ultra-sensible, Les Interprétations du fascisme de Renzo de Felice (Ed. des Syrtes). C'est un homme qui a renouvelé la compréhension de la période, surtout par une monumentale biographie du Duce. "De là à faire de Renzo De Felice, un 'révisionniste', il n'y a qu'un pas. Certains de ses collègues le franchirent..." dit Daniel Vernet, qui est gros tas international au journal Le Monde (2 juin 2000). En fait, dans le contexte et dans la presse de l'Italie, on qualifie De Felice de "révisonniste", sans penser à mal. Il révise, donc il est révisionniste. Le mot n'est pas tabou. Mais passé les Alpes, il faut retirer le mot qui ostraciserait définitivement. De Felice et Nolte ont d'ailleurs pas mal de choses en commun. Ici, si quelqu'un s'avisait de réviser un peu l'histoire dogmatisée du fascisme, il devrait le faire en douce, en exhibant sa médaille de la résistance à chaque page, ou sa carte du Parti. Dans notre petit hexagone, si vous avez des idées et si vous n'êtes pas communiste, ou socialiste, ou juif, ou franc mac, ou homo, ou plusieurs de ces choses à la fois, vous devez vous contenter d'écrire sur les déboires de l'agriculture andine.

Toujours à propos de Nolte, voir l'article de Jean-François Revel, papa de moine, dans Le Point.

PAPOUS PAS À POUX


Congrès papou pour "rectifier l'histoire"

JAYAPURA (Indonésie), 29 mai 2000 (AFP) - Le congrès national sur l'avenir de la Papouasie occidentale, dont les organisateurs ne cachent pas qu'il doit paver la voie à l'indépendance, s'est ouvert mercredi dans l'enthousiasme populaire à Jayapura, la capitale de la province indonésienne d'Irian Jaya.
Les travaux doivent durer jusqu'à samedi. Le discours le plus court, -- et le seul qui ait été hué -- a été celui du gouverneur par intérim de la province, le vice-amiral Musiran Darmosuwito qui, le visage fermé, a rappelé que si dans l'Indonésie de l'après-Suharto "il était possible d'exprimer ses idées il ne fallait pas déborder du cadre fixé".
Auparavant le gouverneur avait précisé aux journalistes occidentaux que le congrès devait suivre son ordre du jour officiel qui est de "rectifier l'histoire de la Papouasie occidentale" et qu'il "ne s'agissait pas de discuter de l'indépendance".
Prenant la parole juste après, Theys Eluay qui est avec Tom Beanal le dirigeant papou le plus influent, n'a pas craint de déclarer qu'il "était faux de dire que la Papouasie c'est l'Indonésie" et de rappeler que "de nombreux Papous ont été tués par les Indonésiens".
"Nous avons été vendus par les Néerlandais et intégrés de force à l'Indonésie, et l'Indonésie doit le reconnaître car c'est un fait", a ajouté le dirigeant sous les acclamations de la salle.
La popularité d'un tel discours inquiète certains représentants de la communauté papoue, notamment parmi les organisations non-gouvernementales qui craignent des "dérapages", voire des "provocations".
Elle pourrait, craignent-ils, donner l'occasion aux autorités indonésiennes de déclencher une répression qui liquiderait la société civile qui commence à peine à émerger dans cette région qui compte encore des tribus qui vivent à l'âge de pierre.
L'impatience des politiciens jouant sur l'attente d'une population ignorante excédée par la répression de l'armée et encouragée par le relâchement du contrôle de Djakarta pourrait créer une situation dangereuse y compris dans ces milieux où l'on n'hésite pas à juger la situation "potentiellement explosive".

[...]
Il est absolument vrai que la communauté internationale a fait un tour de passe-passe formel, en 1969, pour donner à l'Indonésie un territoire où aucun Indonésien n'avait jamais mis les pieds. Le révisionnisme papou a de beux jours devant lui.


MALADIE SHOANIQUEMENT TRANSMISSIBLE

« Quand l'expérience devient histoire »

« Et tu raconteras la Shoah à tes enfants », l'exposition présentée dans le hall de la Manufacture jusqu'au 31 mai a été inaugurée lundi soir devant un parterre d'invités au terme d'une visite guidée par l'historienne Fabienne Regard. Olivier Katz, le président de la communauté israélite de Colmar, organisatrice de cette exposition avec le B'rnai B'rith présidé par Jean-Yves Metzger, avec le soutien de la Ville de Colmar, a rappelé dans son allocution la dimension de cet épisode dramatique : « La Shoah ne doit pas rester une parenthèse de l'histoire. Cet épisode doit servir d'enseignement pour que les limites de la barbarie franchies à cette occasion deviennent des garde-fous pour l'ensemble des nations » a dit l'intervenant. « Les derniers déportés ne sont plus qu'une poignée et nous vivons une période charnière où l'expérience devient histoire », a ajouté Olivier Katz en rappelant la motivation de cette manifestation : « Les élèves d'aujourd'hui sont les témoins des témoins et leur mission consiste à garder la mémoire. Cette exposition élimine des charges émotionnelles trop lourdes, il nous a semblé important de définir d'autres modes de transmission de la mémoire de la Shoah. » En présence du président du consistoire israélite du Haut-Rhin, Pierre Dreyfus, du grand rabbin Jacky Dreyfus, de Mme Frédérique Dubois, l'épouse du préfet du Haut-Rhin, le député-maire Gilbert Meyer, entouré de nombreux élus, a rappelé « la portée de ce rendez-vous avec l'histoire qui invite à la tolérance et à la compréhension ».


André Ortlieb
L'Alsace, 24 mai 2000


MAISONS DE

Vous avez dit tolérance?
[par Claude Rochet]

"Intolérable intolérance", tel est le titre très mode de l'ouvrage publié (en 1981) par Gaby Cohn-Bendit aux... éditions de la Vieille Taupe. Rassurez-vous: il ne s'agit pas de défendre le libre exercice de la pensée contre les ayatollahs de la pensée zéro. Non, il s'agit de défendre le bon docteur Faurisson et ses thèses révisionnistes sur l'inexistence des chambres à gaz, victime de l'agression des historiens "exterminationnistes". L'enjeu: montrer que la démocratie (surtout la française) est pourrie, et que ça vaut pas mieux que le nazisme.
On voit l'enchaînement: le nihilisme s'est toujours nourri de la désillusion devant l'imperfection du monde, et de la tentation d'en bâtir un autre, de procéder à un "reengineering" de l'humanité pour fabriquer un homme acceptable et sans contradictions. Plus profondément, cela permet de comprendre le lien entre l'idéologie des frères Cohn-Bendit et l'hystérie anti-républicaine actuelle. La joyeuse bande qui anime La Vieille Taupe vient de l'extrême-gauche la plus radicale, celle de "Socialisme et Barbarie", et plus précisément d'une secte communiste des années 60 les "bordiguistes" (disciple d'un communiste italien, Amadeo Bordiga). Ces communistes sont resté fidèles à la vieille ligne du Komintern du début des années 30, où, selon l'expression de Manouilsky, il n'était pas question de "prendre d'étranges lunettes pour chercher une quelconque différence entre démocratie bourgeoise et fascisme".
On retrouve dans la bande Pierre Guillaume, Noam Chomsky et l'incontournable Jean-Gabriel Cohn-Bendit. Pierre Guillaume ne manque pas, à l'occasion des élections européennes, de rendre hommage à son vieux camarade: "Quelle sera la place des révisionnistes dans les élections européennes? C'est un mystère que la censure engendre car, des révisionnistes, il y en a partout. Mais l'attention se portera plus particulièrement sur la phratrie Cohn-Bendit dont on sait qu'elle a été très liée à divers éléments qui sont présents dans le révisionnisme contemporain. Non certes que l'on puisse dire que les Cohn-Bendit seraient eux-mêmes révisionnistes; mais enfin, ils ont prêté la main, à certaines époques, et devant l'impatience du public, il faut bien produire le dossier." "Selon les propos de Pierre Guillaume, « le révisionnisme historique n'est ni de droite ni de gauche ». En réalité, il est d'extrême gauche et l'allié objectif de l'extrême droite. Les éditions de La Vieille Taupe se situent dans la mouvance du gauchisme (« groupe informel qui s'inscrit dans la tradition critique du mouvement révolutionnaire », dit Pierre Guillaume), avec la participation de certains libertaires. Ainsi se définit Jean-Gabriel Cohn-Bendit, frère de Daniel, camarade de Pierre Guillaume, dans une lettre adressée au Monde et que celui-ci ne publia pas: « Juif d'extrême gauche, libertaire pour tout dire, [...] il est long le chemin qui, du jeune communiste, opposant en 1956, m'a mené, ma dose de scepticisme augmentant à chaque étape, à des idées libertaires en passant par le trotskisme, l'ultra-gauche. » Cette ultra-gauche, Pierre Guillaume la revendique. Mais, dans la suite de l'interview non publiée citée plus haut, il dit: «Après les appels au lynchage et au meurtre du professeur qui osait nier la réalité des chambres à gaz homicides et l'authenticité du journal d'Anne Frank (Libération, Le Matin de Paris), une tentative de réflexion se manifeste (article de Serge July, dans Libération, qui ouvre ses colonnes à Cohn-Bendit puis à moi-même, et son courrier des lecteurs à des défenseurs de Faurisson qui sont tous antifascistes et d'extrême gauche). » (Pierre Bridonneau: Oui, il faut parler des négationnistes)

Liens: L'ouvrage de Cohn-Bendit (avec Serge Thion) en soutien à Faurisson: "Vérité historique ou vérité politique?" -- Le soutien de Cohn-Bendit à Faurisson -- Ressources documentaires sur le régime nazi et sa négation -- Après le Front national, les kmèrs verts.


Vous trouverez les liens à la page où nous avons trouvé ce texte étonnant.


SERS T'EN

Il existe un site avec quelques textes révisionnistes en portugais. Ce site brésilien, il faut bien le dire, est à 90% nazbroque. Voilà ce qui se passe, quand c'est pas nous qui prenons les choses en main...


RECHERCHE
Résultats du moteur de recherche Google.com: 26,900 pour revisionism. La recherche a pris 0.37 secondes.
Résultats du moteur de recherche Google.com: 1,610 pour révisionnisme. La recherche a pris 0.29 secondes.
Et encore! Google nous épure complètement. Donc tout ça, ce n'est pas nous!

PAUVRE CHOUTE SUISSE

DACHAU, Étude et impressions du camp de concentration
 
Par Eugénie Meyer, classe de M. Le Comte, Carouge (Suisse)

Révisionnisme
Alors que je recherchais des documents en français relatifs à Dachau et à l'Holocauste sur Internet, j'ai remarqué que de nombreux sites, je dirais même la majorité des sites indexés en français, étaient « révisionnistes ».
Ce sont des gens qui essayent de refaire l'histoire pour nous faire croire que l'Holocauste n'a pas existé ou, du moins, qu'il n'était pas si important que ça.
Voici quelques phrases tirées d'un de leurs sites : Radio Islam :
Déjà le titre veut tout dire : « La genèse du mythe d'Auschwitz ». Le camp d'Auschwitz n'est plus une réalité, mais devient pour eux une « légende ».
« comment ce massacre a été prouvé par la suite grâce à des documents falsifiés. » Par cette phrase, ils essayent de nous faire croire qu'il n'y a aucune preuve valable sur la véracité des massacres.
[...] « Celui qui n'a pas lu lui-même les documents de Nuremberg ne peut pas concevoir le caractère abracadabrant des accusations que les vainqueurs ont portées contre les vaincus. » Etc., etc.
Heureusement, ce genre de textes est interdit en Suisse et des libraires, à Genève, ont reçu des amendes pour en avoir vendu. Alors, pour être lus, les révisionnistes se sont installés sur Internet, car c'est un espace d'expression qui ne peut pas être contrôlé et où tout le monde peut écrire ce qu'il veut, même les pires atrocités.


http://www.quebectel.qc.ca/eldorado/culture/culmus12.htm


HISTOIRE DU NEGATIONNISME

 

Entre "négationnisme" et "révisionnisme" la distinction n'est pas toujours claire



Le mot "négationnisme", très peu employé, existe pourtant officiellement dans la langue française. Appelé à tort "révisionnisme", le "négationnisme" désigne une position idéologique condamnable, celle de nier ou minimiser la réalité du génocide des Juifs par les nazis durant la seconde Guerre Mondiale. Deux termes à priori synonymes. Pourtant, la distinction entre ces deux mots est aussi fondamentale que subtile.

Usurpation de terme
Le mot "révisionnisme" apparaît au début du XXe siècle. A cette époque, le "révisionnisme" désignait la tendance des partisans d'une révision du marxisme. Tendance remettant en cause certains principes fondamentaux, pour adapter le marxisme au monde contemporain.
Mais, à la fin de la seconde Guerre Mondiale, la définition de ce terme a perdu son sens premier Inspiré du nom "révision" (action de revoir un sujet en vue d'un examen), le terme "révisionnisme" a été adopté par les détracteurs de l'Holocauste. Car si, pour la plupart des gens, le mot "révisionnisme" a une connotation péjorative, pour les auteurs de thèses niant la politique hitlérienne d'extermination des Juifs, il devient un terme qui leur permet de répondre aux attaques qui leur sont proférées en plaidant une pseudo étude historique. [LE FRANçAIS EST APPROXIMATIF, MAIS LA PENSÉE AUSSI. AAARGH] Les révisionnistes, comme ils s'autoproclament fièrement, imaginent convaincre en prétextant "une révision des faits sérieuse, en vue d'un examen" Une révision qui, en fait, n'est rien d'autre qu'une propagande antisémite à peine dissimulée.
Malheureusement, malgré les lois qui sanctionnent les actions négationnistes, leurs arguments ne sont pas toujours démantelés. L'Histoire, en effet, se fonde sur la libre recherche et la révision permanente des acquis. Il n'y a pas d'Histoire immuable. Tout bouge, évolue, et chaque découverte historique est un pas en avant. Nous vivons en démocratie, et la Liberté d'expression fait partie intégrante de notre société. C'est justement là que le bât blesse: l'article 19 des Droits de l'Homme (relatif à la liberté d'expression) a fait le nid des négationnistes. Le sigle de cette liberté fondamentale, un ruban bleu, ainsi que son texte de loi, sont malheureusement devenus l'emblème des sites Internet et des ouvrages négationnistes. Un emblème faussé et dénaturé. Un emblème "bouclier" devenu falsificateur de vérité. L'article 19 des Droits de l'Homme, de la plume et de la bouche des négationnistes, est transformé en un crachat odieux. "Nous avons le droit de penser autrement et d'exprimer notre point de vue. Même si ce n'est pas politiquement correct." Mais là où une liberté en entrave une autre, celle du respect des morts, elle n'a plus lieu d'être. [TRÈS BEL AVEU, QUE NOUS N'AVONS PAS SOLLICITÉ] Pourtant ces détracteurs -et, parmi eux, les antisémites et les néonazis qui s'y dissimulent- persistent. Ils continuent de se protéger derrière des arguments, aussi vides que viles.

Véritable identité
Ils souhaitent être appelés révisionnistes, il faut les nommer négationnistes. Un mot qui s'inspire du nom "négation", soit l'action de nier, dépourvue d'éléments constructifs. Il va de soi en effet que nier des faits historiques pour en extirper la réalité qui la défigure n'est pas le fruit d'études rigoureuses. Ce n'est ni plus ni moins une méthode perverse qui a pour cause de perpétuer une idéologie nazie tout en donnant du crédit à l'extrême droite.
Condamnés par les lois de certains pays, les négationnistes sont contraints de diffuser leurs propos par un vecteur encore mal réglementé : Internet. Leurs sites expriment très clairement la négation de faits établis par plusieurs sources concordantes: des photos et des films pris par les alliés lors de la libération des camps, les aveux des nazis eux-mêmes ainsi que les témoignages des survivants. Les théories d'un personnage comme Robert Faurisson (spécialiste de littérature française, docteur d'Etat, critique, maître de conférence et fer de lance des négationnistes) sont diffusées à grande échelle grâce à Internet. En 1981, Robert Faurisson avait été condamné à Paris pour diffamation. Il avait prononcé, sur les ondes de la station de radio Europe 1, une phrase qui, dit-il, résume toute sa pensée:
"Les prétendues chambres à gaz et le prétendu génocide contre les Juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l'Etat d'Israël et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand -- mais non pas ses dirigeants et le peuple palestinien tout entier."(cf. "Le génocide nazi et les négationnistes" par Bernard Comte)

Deux écoles
Les négationnistes, en prétendant rétablir la vérité, cherchent en fait à accréditer l'idée qu'il y a deux écoles historiques de la Shoah. La leur, "le révisionnisme" (ou "négationnisme"), et celle de leurs adversaires qu'ils nomment "l'exterminationnisme". Selon eux, ce sont ces derniers qui seraient les falsificateurs.
En réalité, les négationnistes recherchent méticuleusement, et c'est là qu'ils deviennent dangereux, la "preuve" décisive qui permet de disqualifier tous les témoignages et les documents gênants. Ils interprètent ces mêmes documents et témoignages de façons détournées. Ils détiennent une argumentation technique subtile. Autant d'arguments que de détracteurs. Et ils sont nombreux.


REDACTION CONTRE L'OUBLI
http://www.multimania.com/contreloubli/negationnismehistoire.html


ROBOT

L'Alsace
Mercredi 03 Mai 2000

CONFÉRENCE: L'avenir du révisionnisme


A l'occasion du 55e anniversaire de la libération des camps de concentration, une conférence-débat sur "L'avenir du révisionnisme" se tiendra à Mulhouse. Son auteur, Alain Bihr, est maître de conférence à l'Université de Haute-Alsace et chercheur au Laboratoire d'intelligence des organisations.
Y ALLER A 20 h, à la communauté israélite de Mulhouse (2, rue des Rabbins).

QUESTION: Le laboratoire d'intelligence des organisations désigne-t-il une sorte de labo d'espionnage ou une officine où l'intelligence du chercheur serait supprimée au profit de celle d'une organisation? Ce Bihr est en tout cas un spécialiste de la crétinerie, une sorte de rantanplan de l'anti-révisionnisme qui suit le premier venu, Dalton ou Pol Pot d'Aubervilliers. Penser que "l'avenir du révisionnisme" passerait par une pareille "intelligence" fait froid dans le dos.


RAPPEL

Il n'est peut-être pas inutile, vu l'air du temps, de rappeler le jugement d'un procès pour "mise sur Internet", jugement qui n'a pas fait l'objet d'un appel et encore moins d'une demande de révision, et qui tient donc comme un môle sur le chemin cahotique des jurisprudence concernant Internet.


13/11/1998, TGI Paris, ch. correctionnelle, aff. Proc. Rep, UNADIF, FNDIR et autres c/ Robert Faurisson

Suite à une dénonciation portant sur le caractère révisionniste d'un site Internet, une enquête a été diligentée et a aboutie à la constatation que le site "Aaargh" présente un contenu, et notamment un texte de M. Robert Faurisson, méprisant la mémoire protégée il s'agissait de propos révisionnistes.
Le tribunal relaxera le prévenu faute de preuve dans l'imputabilité des faits. En effet, les juges ont considéré qu'ils ne disposaient pas d'éléments suffisants permettant de prouver à qui appartenait le site mais, surtout, si M. Robert Faurisson était bien le véritable auteur du texte incriminé.
Cette affaire, sauf erreur, est une première pénale dans la lutte contre la cybercriminalité. Abstraction faite du résultat, on constate que le juge, sur le fondement de l'article 113-2 du Code pénal, a pu considérer que la consultation depuis la France d'un texte mis en ligne à l'étranger suffit à rendre ce dernier compétent.
Autrement dit, le tribunal qualifie la mise en ligne sur Internet à de la publication écrite et/ou radiodiffusée afin de se déclarer compétent.
Aussi, comme le souligne Me Lipskier, avocat dans cette affaire, " il y a donc sur ce point une compétence sans frontière universelle ".
Le texte du jugement correctionnel est disponible sur Legalis.net :
<http://www.legalis.net/jnet/decisions/illicite_divers/correc_paris_1198.htm>.
Pour une rétrospective des affaires relatives à Internet et des problèmes posés par la législation actuelle, voir sur l'article de Lionel Thoumyre, "Le droit à l'épreuve du réseau", Netsurf, n* 36, mars 1999, disponible sur Juriscom.net : <http://www.juriscom.net/espace1/epreuve.htm>.
Affaire résumée par Alexandre Menais

http://www.juriscom.net/jurisfr/contillicite.htm

 

Voir aussi
A propos de la responsabilité des outils de recherche, Par Maître Valérie Sédallian
Avocate à la Cour de Paris (www.internet-juridique.net)
à http://www.juriscom.net/chronique/2/fr0219.htm


TONTONS FLINGUEURS
Lundi 7 août en Corse: assassinat de l'ancien directeur de U Ribombu (l'écho), Jean-Michel Rossi. Il avait soutenu les révisionnistes dans son canard, en pleine affaire Garaudy-Abbé Pierre. Nous le saluons.
Les assassinats politiques, les tentatives d'assassinat et les lynchages médiatiques, nous connaissons.

LIVRE NOIR
C'est un gros livre qui décrit les relations de la France avec l'Afrique. C'est du révisionnisme à chaud: génocides, massacres, famines, pillages, vols à grande échelle, corruption, tous ces crimes de masse étant organisés, orchestrés, par les autorités françaises les plus hautes. Chirac mouillé jusqu'au cou, Pasqua coincé, le spectacle est répugnant. Jospin, qui n'en profite guère, laisse faire: c'est Védrine, son ministre des affaires étrangères, ancien de la mitterrandie, qui co-gère toutes ces saloperies avec la bande à Chirac. Il y a de quoi mettre la moitié de l'élite politique française en taule. Il faut lire, en se pinçant fortement le nez, Noir silence de François-Xavier Verschave, paru aux éditions Les arènes, 33 rue Linné, 75005; Fax 01 43 31 77 97. Voir le site www.arenes.fr. Le livre, qui donne des noms, des dates, des témoignages, a un index.

PUBLICATIONS

Nous avons trouvé le site d'une publication des Paschoud, Le pamphlet. On se souvient que Mariette Paschoud a été au centre d'une affaire de révisionnisme en Suisse, au début des années 80 (avant la loi -muselière suisse) et qu'elle a perdu son poste de professeur. Voici comment se présente cette publication:
"Lancé à Lausanne en décembre 1970 par quelques étudiants en Lettres et en Droit, en réaction contre la déliquescence intellectuelle issue des événements de mai 68, Le Pamphlet a été accueilli avec un certain scepticisme, au départ, quant à ses chances de survie à long terme.
"Qualifié successivement par ses confrères de la presse quotidienne de «feuille d'extrême droite», puis de «périodique de droite» enfin de «périodique paraissant à Lausanne», Le Pamphlet a su, au fil des années, forcer l'attention par la qualité de sa réflexion et l'originalité de ses commentaires.
"Son orientation résolument fédéraliste, son indépendance totale à l'égard tant des partis politiques que des groupes de pression économiques, ses prises de position sur les plans pédagogique, militaire ou civique confèrent au Pamphlet, dans le paysage médiatique, une place originale depuis plus d'un quart de siècle.
Le Pamphlet ne se vend plus en kiosque. On peut s'y abonner pour 35 fr. (suisses!) par an par un versement au CCP 10-259 25-4 à Lausanne.
Des extraits se trouvent sur le Net.


Dictionnaire de Céline en ligne.

HAINE
La haine de Paul Rassinier. Elle suinte, chez Karmazyn, à la page Rassinier.

Puisqu'on parle d'interdire un parti en Allemagne, voir l'analyse hyper politish korrekt
.

TOUJOURS PLUS
Toujours plus de sites web zolos, des floppées de CD-ROM, des photos, des témoignages en vrac:

http://www.socialstudies.com/c/@8IZs73mCimOjU/Pages/holo.html
Vous saurez tout sur le Holocaust and Days of remembrance Kit. Comment faire de l'Holocauste un jeu de rôle absolument poilant pour vos crétins d'enfants qui s'ennuient à l'école...


Thought-provoking (though not graphic) images and stirring songs will engage younger learners, while all students will be challenged by simulations based on the real experiences of children and teens during the Holocaust with this resource kit. Students learn about living in hiding, forced relocation to ghettos, and different faces of resistance by participating in songs, watching videotaped interviews with survivors, and viewing photographs. A short film tells the story of the brave men and women who fought during the Warsaw Ghetto Uprising to stop the transports to Nazi death camps, and innovative activities illustrate the risks and moral dilemmas connected with resistance. A complete teacher's guide includes background information, transcripts of the interviews, activities, and suggestions for observing the Days of Remembrance. Grades 412. Ghetto Fighters' House.

http://www.socialstudies.com/c/@8IZs73mCimOjU/Pages/product.html?record@TF30974

C'est pas une plaisanterie.

MAUVAIS RÉVISIONNISME
C'est celui qui se manifeste aux Antilles et que nous ne partageons pas. Voir les explications d'Edouard de Lépine.


AYATOLLESSES
On est tombé sur une revue, ProChoix, qiui vaut son pesant de hannetons frits. Quelques sommaires:


#3 (20 FF) Révisionnisme "pro-vie"
Dossier : Lancés dans une course aux chiffres indécente faisant rivaliser le nombre de victimes du nazisme avec celui de l'avortement, les "pro-vie" en viennent à penser l'avortement comme le "plus grand génocide de tous les temps". ProChoix a débusqué un site internet dans lequel des pro-life juge on line les partisans de l'avortement en prévision du jour où ils pourront les attaquer dans un "vrai" tribunal pour "crime contre l'humanité" ! Enfin, plusieurs mois avant de faire parler d'eux dans la presse, "l'âge ingrat des Survivants" dresse le portrait de la relève "pro-vie" ou comment en s'auto-designant "survivants", les jeunes recrues de la Trêve de Dieu sont devenues un instrument politique de la lutte contre l'IVG et de la banalisation du génocide nazi.
Et aussi : Michel Delebarre épinglé. ProChoix raconte comment le président de la région Nord-Pas-de-Calais avait accepté d'être membre d'honneur d'un congrès sur la famille "pro-vie" en 1990... Retrouvez aussi un article sur la campagne de boycott menée par les Relais pour la vie contre L'école des loisirs.
http://prochoix.eu.org/frame3.html

Au sommaire du n* 9 Le groupe des Historiens indépendants
Le groupe qui inonde les parlementaires de courriers révisionnistes

#8 (30FF) Les féministes et la question juive
Dossier : Où en est la vigilance féministe par rapport a la menace d'antisémitisme ? Comment traite-t-on de la question juive dans les milieux féministes.. Le bilan n'est pas brillant. Exemple d'un forum de discussion tournant au pugilat contre ces ayatolahs-de-juifs-qui-rendent-antisémites sur internet. Exemple aussi d'un texte d'Andréa Dworkin (parlant des femmes israéliennes comme des victimes d'une "nuit de cristal en permanence" de la part des hommes israéliens) paru sans aucune présentation critique dans Nouvelles Questions feministes et qui aujourd'hui encore est sujet de polémique. Liliane Kandel qui vient de publier les actes du colloque Féminisme et nazisme nous livre ses impressions.

C'est à pisser par terre.


RÉVISER LES RÉVISEURS

Attention ! Cet ouvrage au tirage limité est vendu hors commerce. Vous ne le trouverez ni en librairie ni en bibliothèque. Au sommaire de cet ouvrage, la rumeur du passage des troupes russes en Grande-Bretagne, l'infirmière mutilée, le bébé sans mains, le Canadien crucifié, l'usine de transformation de cadavres, et une foule d'autres rumeurs, fausses nouvelles et légendes de la Première guerre mondiale qu'il reste encore à étudier plus en détail.

Je regardai le titre, et l'auteur, et décidai de commander. Quand l'ouvrage me parvint, je me souvins des raisons qui m'avaient poussé à sauter sur l'occasion. Je me rappelai en fait que Mensonges et rumeurs en temps de guerre, titre de l'ouvrage en question, rédigé par Arthur Ponsonby en 1928, et que j'avais entre les mains, avait été très souvent cité dans le cadre des recherches sur la rumeur.
En particulier, les incontournables psychosociologues Allport & Postman y trouvèrent un exemple si beau qu'ils en firent, dans leur livre-phare de 1947, La psychologie de la rumeur, l'illustration-type d'un mécanisme qu'ils pensaient définitif: le phénomène "boule de neige". Ils croyaient en effet avoir trouvé que toute rumeur grandit et s'augmente de bouche en bouche, au fur et à mesure de sa progression. En fait, on n'a jamais pu en apporter la preuve empirique mais l'exemple -- extrêmement fort -- est resté gravé dans toutes les mémoires et largement repris dans les recherches ultérieures.
Sous la tête de chapitre "Comment on fabrique une nouvelle", on y lit l'histoire horrible de "La chute d'Anvers. Novembre 1914" en cinq dépêches.
[1.] A l'annonce de la chute d'Anvers, on a fait sonner les cloches [en Allemagne].
 
La Kölnische Zeitung
 
[2.] Selon la Kölnische Zeitung, le clergé d'Anvers a été contraint de sonner les cloches lorsque la forteresse a été prise.
Le Matin
 
[3.] Selon des informations que Le Matin tient de Cologne, les prêres belges qui ont refusé de sonner les cloches à la prise d'Anvers ont été écartés de leur fonctions.
Le Times
[4.] Selon le Times, citant des informations de Cologne, via Paris, les malheureux prêtres qui ont refusé de sonner les cloches à la prise d'Anvers ont été condamnés aux travaux forcés.
Le Corriere della Sera
[5.] Selon une information du Corriere della Sera, via Cologne et Londres, il se confirme que les barbares conquérants d'Anvers ont puni les malheureux prêtres belges de leur refus héroïque de sonner les cloches en les pendant à celles-ci la tête en bas, comme des battants vivants.
Le Matin

Repris par les uns et les autres, l'exemple semble représenter fidèlement le processus de la rumeur, aussifabulatrice qu'inventive, aussi perverse que mécanique. Les commentaires vont bon train.
Pour les uns, la rumeur s'est formée, en se nourrissant de toutes les craintes que pouvaient éprouver des populations victimes de la guerre et en se nourrissant aussi, au passage, de stéréotypes moraux. Il y a lieu d'ailleurs de remarquer que, si l'écart entre le fait initial et la version finale est immense, au contraire le passage d'une version à la version suivante ne dépasse guère les limites du vraisemblable.
Pour les autres, il n'y a donc aucune distorsion dans le message, dont la cohérence est au contraire de plus en plus forte. [...] La chaîne qui nous est donnée à lire apparaît en effet comme un tout: on part du Matin et on revient au Matin. Les informations données par le Times et le Corriere ne sont pas perçues comme des récits, mais comme des commentaires: elles ne sont que les parties d'un tout, ce qui explique que seul le communiqué final ait une perfection que n'ont pas les étapes intermédiaires.
D'aucuns enfin y voient un exemple fascinant de progression en "boule de neige", un cas typique de rumeurs de guerre", de projection complémentante" et "d'assimilation" à des affects préexistants:
Le noyau de vérité originale est le fait simple et vérifiable que les cloches d'Anvers ont été sonnées en Allemagne pour célébrer la prise d'Anvers. Mais le noyau se perd du fait de l'assimilation à une haine préexistante et l'appréhension que les Huns [sic] vont commettre des atrocités en toute circonstance.

Las ! toutes ces remarques sont réduites à néant par une observation nouvelle, aussi stupéfiante que radicale. Les cinq dépêches de Ponsonby, c'est du pipeau. Du canular en barre. Oui, Ponsonby (qui sera pourtant député, et même chef de cabinet du premier ministre!) a commis un faux. Un très beau faux, même, car l'histoire est digne d'un romancier. D'abord, les 5 dépêches sont totalement fictives. Ensuite, Ponsonby ne les a même pas inventées: il les a recopiées et traduites. De qui? Retournement de l'Histoire, d'un journaliste allemand, qui voulait montrer la malignité des services de propagande ennemis. Ponsonby l'a pompé sans ambages, sans citation de source, ou de date. Il n'était pas étonnant alors que l'exemple connaisse une telle postérité, s'il avait été construit de manière à montrer la perversité des services d'information de guerre.
La révélation de la supercherie est déjà propre à gonfler le chapitre d'une critique du concept de rumeur.
Mais elle n'est cependant pas mon fait. La paternité va au préfacier, traducteur et rédacteur des notes de l'édition de Ponsonby que j'avais reçue par souscription. Son nom, Jean Plantin. Cela ne m'a rien évoqué, évidemment, à peine me suis-je souvenu que j'avais fait le chèque à son nom. Bon. Et alors ?

.......... voir la suite dans notre DOCUMENT
http://www.chez.com/pascalfroissart/academic/paf98.html


Source : Froissart, Pascal, 1998: pp. 71-86. "La rumeur te nie...". In Desgoutte, J.-P., Froissart, P. & al., La figure du sujet en sciences humaines, Paris, 1998, L'Harmattan, 95 pages.


LE JUGE ET LE GORILLE

"Juger les responsables de la purification ethnique et rendre justice aux victimes, prévenir la récidive et travailler pour qu'un jour un révisionnisme aveugle ne vienne réécrire l'Histoire: telle était, et telle est toujours, la tâche immense confiée en novembre 1993 aux onze juges des cinq continents élus par l'Assemblée Générale des Nations Unies.


Allocution de S. E. Monsieur Claude Jorda, président du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, devant le Conseil de Sécurité, New York, 20 juin 2000
http://www.un.org/icty/pressreal/p512-f.htm

Il y en a qui ont la trouille d'avance de voir les révizos venir semer leurs doutes et leur désordre!!! Cette précaution nous paraît très saine.


REPÉRER LES REPAIRES
[Extrait]

Extrait d'un article paru dans L'Echo le 16 septembre 1999, "La presse électronique: quel cadre juridique?" par Maître Thibault Verbiest, avocat au Barreau de Bruxelles, email : thibaut.verbiest@skynet.be, et publié sur www.juriscom


Les délits résultant d'actes de racisme ou de propos révisionnistes
Rappelons que les délits inspirés par le racisme et la xénophobie, et commis par voie de presse (y compris par voie de tracts), relèvent désormais des tribunaux correctionnels.
Le réseau Internet est souvent cité comme étant le repère [ïl devrait demander à son compatriote Grévisse de lui fournir une explication posthume sur la différence entre "repère"et "repaire"...] des racistes et des révisionnistes. Il ne peut être reproché à Internet d'être la cause d'un tel phénomène. Par contre, sa nature mondiale crée un nouveau défi pour les autorités. La diffusion est plus large et les coupables sont souvent hors d'atteinte ou impossibles à identifier. Ainsi, le 13 novembre 1998, le tribunal de grande instance de Paris a estimé nécessaire d'acquitter le professeur Faurisson, tristement célèbre pour ses écrits révisionnistes, poursuivi pour avoir mis en ligne un texte intitulé "Les visions cornues de l'holocauste", en violation de la loi française condamnant le racisme et le révisionnisme.
En effet, bien que les écrits litigieux étaient "signés" de son nom [Note de l'AAARGH: décidément le pauvre mec sait tout sur l'identité entre les racistes et les révisionnistes, les repères et les repaires mais ignore les règles élémentaires de la grammaire], le prévenu contestait en être l'auteur et les avoir mis en ligne. De plus, le tribunal dut constater qu'aucune preuve formelle n'avait pu être rapportée par le ministère public quant l'imputabilité des écrits révisionnistes au ProfesseurFaurisson, et qu'en particulier n'importe qui aurait pu se faire passer pour lui. Le jugement eut également à se prononcer sur sa compétence, déniée par le prévenu, invoquant le fait que le site litigieux était hébergé par un serveur américain. Le tribunal retint toutefois sa compétence au motif qu'"en matière de presse, il est constant que le délit est réputé commis partout où l'écrit a été diffusé, l'émission entendue ou vue. En l'espèce, dès lors que le texte incriminé, diffusé depuis un site étranger, a été reçu et vu dans le ressort territorial du Tribunal de Paris, ainsi qu'il ressort de l'enquête, celui-ci est compétent pour connaître de la poursuite."
Le même principe est de rigueur en Belgique de sorte qu'il ne fait pas de doute que les tribunaux belges seraient compétents au cas où les responsables d'un site, émettant depuis l'étranger, y prôneraient le révisionnisme ou y inciteraient à la haine raciale. L'affaire Faurisson ne doit pas laisser penser que tous les délits en cette matière restent impunis. Ainsi, le 30 août 1999, une personne a été condamnée en France pour avoir exprimé des propos racistes dans un forum de discussion. Cette personne put être identifiée, à la requête des autorités, par le fournisseur d'accèsen l'espèce responsable du forum. Il est vrai toutefois que tous les acteurs de cette affaire étaient français
Enfin, il n'est pas inutile de dire un mot sur ces sites marchands en plein développement qui vendent des ouvrages en ligne, que ce soit depuis la Belgique ou depuis un autre pays. Il est devenu de notoriété publique que certains d'entre eux offrent en vente des ouvrages incitant à la haine raciale ou révisionnistes. Il nous semble que les responsables de ces sites, dès lors qu'ils ont la conscience de vendre des ouvrages "racistes" ou "révisionnistes" à un large public, pourraient être poursuivis du chef d'incitation à la haine raciale (loi du 30 juillet 1981) ou du chef d'"approbation" de thèses révisionnistes (loi du 23 mars 1995). Une telle conscience ne devrait pas être difficile à établir lorsque l'ouvrage est par exemple intitulé "Mein Kampf" ou a comme auteur un certain Professeur Faurisson


POPPÉRIEN DE RIEN

Religiologiques, 13 (printemps 1996) Question d'éthique en science des religions
Forme symbolique des objets de connaissance et éthique de la distanciation par Gilbert Vincent (1)

Parmi les phénomènes récents qui nous contraignent de résister à l'assimilation scientiste entre probité et probation, à la réduction de l'éthique à des considérations épistémologiques, on évoquera le "révisionnisme", dont on connait l'usage qu'il fait de la prescription déontologique de rester critique à l'égard de toute preuve. Le révisionnisme n'hésite pas à se livrer à une surenchère déontologique. Il se pare des vertus de l'hyper-correction épistémologique. Il sait se montrer poppérien et user du critère de falsifiabilité : si rien ne doit être tenu pour définitivement démontré - sous peine de contrevenir à l'impératif même de la recherche -, tout ne peut-il pas, voire ne doit-il pas, être remis en cause, y compris ce que la quasi totalité des historiens, après les témoins, ont dit et écrit des génocides perpétrés par les nazis? Mais il y a plus; car le révisionnisme, comme n'importe quelle opération d'idéologisation du travail et des données scientifiques, peut se prévaloir des recherches de sociologie de la connaissance portant sur le rôle indispensable des minorités déviantes dans l'exploration de nouvelles hypothèses. D'un point de vue strictement déontologique, on voit donc mal ce qu'on pourrait objecter à un tenant de la socio-biologie qui saurait donner le change et dissimuler la portée raciste de ses propos en recourant au ton du discours savant et en revendiquant le droit de proposer des analogies nouvelles.
Il s'agit ici de cas où, pour parler comme Kant, le "tribunal de la raison pure" s'avère incompétent. Faut-il le déplorer? il n'existe pas dans la communauté scientifique d'équivalent du délit d'abus de procédure. A considérer les excès auxquels se livrent les partisans du "politically correct", on se prend à penser qu'il n'y a pas à le regretter tant le remède peut parfois s'avérer aussi grave que le mal.


(1) Gilbert Vincent est professeur-chercheur au Centre de Sociologie des Religions de l'Université des Sciences Humaines de Strasbourg

Source:
http://www.unites.uqam.ca/religiologiques/no13/13a03v.html


GAUCHE CAVIAR ET SARTRISME GÂTEUX

Les soirées philosophiques« L'Esprit et la Lettre » (août 99)
au château de Castries


Mardi 10 août, «L'esprit et la lettre », avec Benny Lévy et Jean-Claude Milner.
Mercredi 11 août, « L'esprit et la lettre, d'Épicure à Baudelaire », avec Claude Imbert, Benny Lévy et Jean-Claude Milner.
Jeudi 12 août, « L'esprit et la lettre. Le Matérialisme », avec Guy Lardreau et Jean-Claude Milner.
Vendredi 13 août, « L'esprit et la lettre. Au risque de l'image », avec Gérard Wajcman et Claude Lanzmann.
Á 22 heures. Participation : 30 F.

Les rencontres du château
Chaque jour à 16 heures puis à 18 heures, une rencontre-débat ou une conférence met le public en présence d'un écrivain, d'un artiste ou d'un chercheur, autour d'un thème choisi
Avec Pierre Bergounioux, Yves Charnet, Michèle Desbordes, Paul Fabiani, Jean-Louis Fournel, Jean-Pierre Gérault, Jean-Baptiste Harang, Jean-Yves Masson, Rémy Pech, Olivier Rolin, Monique Tapie-Pech, Antoine Volodine, Jean-Claude Zancarini, Gérard Zuc
Chateau de Castries dans le Languedoc


LE DERNIER SHOA

Claire Auzias, Samudaripen, le Génocide des Tsiganes, L'esprit Frappeur, n· 71, 1999, 205 p.


4ème de couverture : "Ce livre relate l'histoire d'un génocide perpétuellement nié. Entre 1938 et 1945, des centaines de milliers de Tsiganes ont été exterminés par les nazis et leurs alliés. En France, ils ont pu disposer du fichage initié bien avant la guerre par la Troisième République, et de la collaboration active du régime de Vichy. Pourtant, si la France a admis sa responsabilité dans la shoah, elle continue de l'éluder en ce qui concerne le samudaripen, le génocide des Tsiganes. Pour combattre cette amnésie criminelle, Claire Auzias, spécialiste reconnue des Tsiganes, jette ici une lumière crue sur l'extermination dont ce peuple a été victime en Europe."


Ce que nous en disons: On remarque que les mêmes causes produisent les mêmes syndromes. Les Tsiganes, ou Rom, ou quels que soient les noms sous lequel on les désigne, ceux que dans mon jeune âge on appelait avec douceur les "Bohémiens" n'ont pas plus fait l'objet d'un ordre d'extermination que les autres. Mais plusieurs milliers ont été déportés (considérés par les autorité de l'époque, et peut-être aussi, dans une certaine mesure, par celles d'aujourd'hui) comme des "asociaux". Et beaucoup de ces déportés sont morts en déportation. Ce qui est un crime abominable et qui est dépourvu de la moindre justification. les palinodies de Nazis sur le "classement racial" des Tsiganes sont à pleurer. Car, au départ, il faut bien dire que les Tsiganes, descendants de groupes de musiciens qui ont quitté l'Inde au Moyen-Age, répondaient à tous les critères pour être classés "Aryens", n'étaient leur peau parfois basanée et leurs habitudes de nomades. C'est une longue histoire dans laquelle les révisionnistes ne sont guère entrés pour le moment.
La vérité historique ne gagnera rien à l'inflation des chiffres, à la construction d'un objet délirant appelé "génocide" ou, pour imiter les juifs qui ont fabriqué le terme de shoah, à la sortie de ce "samudaripen"; les Tsiganes devraient se méfier des tentatives d'instrumentalisation et de manipulations venant des gadjé plus ou moins intéressés par le fric qui va aux commémorations et aux "réparations". Pour vivre comme ils l'ont fait depuis des siècles, dans des conditions si difficiles, il faut être ami de la vérité.


LA PURIFICATION, Ê' T' NIQUE

Au rayon négationnisme d'amazon.com

 

La librairie en ligne laisse s'exprimer l'antisémitisme.

 
par Edouard Launet

Les visiteurs du site amazon.com, premier libraire américain en ligne, ont beaucoup aimé le Canular du XXe siècle: la prétendue extermination des juifs européens,d'Arthur Butz. «Le livre le plus intéressant que j'aie jamais lu», écrit l'un. «Un ouvrage rafraîchissant», note un autre. Ensemble, ils gratifient cet ouvrage négationniste d'une moyenne de 4 étoiles (sur 5 étoiles maximum). Même note pour Nuremberg, la dernière bata