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La Révolution d’octobre se déploie sans mollir… 3


12 novembre 2009

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LA VIEILLE TAUPE

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Nous sommes le 12 novembre. 7h. 30. C’est une journée d’anniversaire pour moi©. Je reprends la rédaction interrompue hier pour me rendre à la cérémonie officielle de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918©. Or, des différents «miracles» que j’avais évoqués dans la première partie de mon texte, je n’ai pu traiter un peu complètement que les deux premiers. Et encore, j’avais dû faire le tri dans une longue liste de miracles dont je ne parlerai même pas. Ce qui complique encore ma tâche, c’est que ma participation à la cérémonie officielle, à Beaune-la-Rolande, n’est pas passée inaperçue. Elle a été diversement interprétée et a suscité des réactions diverses. Mais en plus de tout, elle a été l’occasion de la survenue de plusieurs nouveaux miracles, bien au-delà de ce que j’avais prévu, mais aussi de conflits subalternes qui dévorent du temps et me les brisent menu. Elle a aussi été l’occasion de renouer des liens que je croyais rompus, à la suite de mon internement psychiatrique survenu le 20 juin 2009. Internement qui avait interrompu net plusieurs Sonderaktion en cours, dont certaines préparées de longue main depuis plusieurs années!

Mais le miracle? Eh bien, non seulement je n’ai absolument pas perdu la petite confiance relative dont je commençais à jouir auprès de certains Beaunois, mais j’ai découvert que d’autres que moi travaillaient dans le même sens que moi! Mais plus prudemment que moi! Et j’ai serré quelques mains et pu dire très ouvertement de la guerre de 1914 – 1918 qu’elle avait été un «auto-génocide européen©», en étant approuvé, plus ou moins.

En tout cas aucune des craintes manifestées par mon épouse, éberluée et inquiète à l’énoncé de mon intention de participer à cette manifestation officielle, ne s’est matérialisée. Bien qu’elle ait eu très peur quand plusieurs voitures de gendarmes sont passées, ce même après-midi, dans le chemin de terre, côté jardin, comme si un bouclage et une perquisition d’envergure s’annonçait une fois de plus©.

Mais après cette digression, revenons à la cérémonie elle-même. Il y aurait beaucoup à dire des différents brefs discours prononcés, mais un détail a retenu mon attention. Le président de l’UFAC, je crois, après avoir lu un bref communiqué assez banal et pétri des bonnes intentions pacifistes classiques, ne sortant pas de la ligne du si vis pacem para bellum, qui permet toutes les échappatoires©, déclara, en sortant un bulletin non identifié de sa poche:

– «Et maintenant je vais vous lire le communiqué du 11 novembre 1918 du…Maréchal Pétain.»

Tout le monde écouta religieusement. En retournant en cortège vers la Mairie, j’ai demandé à ce vieux monsieur (enfin peut-être bien pas plus vieux que moi. Mais il marchait difficilement et courageusement) si cette lecture avait été une initiative personnelle. Il me le confirma. Et j’ai tenu à l’en féliciter. Je reste néanmoins fermement un déserteur de la troisième guerre mondiale, et rétroactivement par récurrence, un déserteur de la deuxième et de la première.

Il n’en reste pas moins qu’à lui seul, le comportement de ce président de l’UFAC lors d’une cérémonie officielle, vérifiait la doctrine de la Taupe sur le Ketmân… Non pas que ce brave ancien combattant soit sur les positions de la Vieille Taupe. Certes! Mais il en a certainement par-dessus la tête des tombereaux de mensonges déversés sur le Maréchal… Et il fait ce qu’il peut de là où il est, sur un point précis. Au contraire de l’immense cohorte des bons à RIEN, qui se préoccupent de ce que devrait faire Sarkösy, de ce que devrait faire le Pape, de ce qu’aurait dû faire Raymond Barre, de ce que devrait faire Le Pen, ou Gollnisch, ou Faurisson, ou Chavez, ou le Hamas, ou Ahmadinejad, ou Barack Obama, ou Carla Bruni, au lieu de faire ce qu’ils peuvent faire eux, à leur niveau!

Ce président de l’UFAC a contribué à me remonter le moral! Un comble, n’est-ce pas?

Donc non seulement les miracles se multiplient, mais j’ai de moins en moins de temps pour écrire. Encore aujourd’hui, je dois me rendre à 14 h. 30 à une consultation psychiatrique à Pithiviers.

Mon entourage s’est inquiété!

Non seulement je ne manifeste plus le moindre signe dépressif, mais je manifeste une certaine gaieté, et beaucoup d’activité. N’ai-je pas laissé sur le répondeur de ma fille un message à 23 h 50, (je savais qu’elle était sur boîte vocale et l’écouterait le lendemain) alors que je suis normalement au lit à 9 heures. Ne me suis-je pas un jour levé à 5 h. pour noter des idées qui m’étaient venues dans la nuit! Et je manifeste même des signes perceptibles d’agacement, voire de colère (maîtrisée) face au contrôle dont je suis l’objet©. Ne seraient-ce pas là des symptômes de l’arrivée de la phase maniaque de ma fameuse psychose bipolaire? Et puis, comble de tout, ne voilà-t-il pas que j’ai demandé, de façon inattendue, que l’on voulût bien prendre quelques photos de votre serviteur en train de faire des feux de feuilles mortes dans le jardin, et de mon blouson accroché à un arbre. C’étaient là des indices qui ne trompent pas, n’est-ce pas?

Ce qui m’ennuie c’est que la visite médicale va avoir lieu avec un autre médecin que celui que je connais (un peu) et qui me connaît (un peu). Rien que tenter de lui faire comprendre certaines des particularités un peu particulières de ma situation constitue une épreuve pleine d’embûches susceptible de développements aléatoires (et possiblement catastrophiques).

Ainsi la première fois que j’ai rencontré le médecin psychiatre qui me suis normalement maintenant à Pithiviers, et que j’avais essayé de lui faire comprendre cela, en lui racontant quelques unes de mes aventures policières, judiciaires, et autres, il a commencé par se demander si je n’étais pas complètement parano. Cela dit, je tiens sans doute une couche caractérielle peu banale, mais il a bien dû se rendre compte que je n’avais aucun des symptômes paranos classiques. Ce qui ne veut nullement dire que je n’ai pas autre chose…Mais je ne suis ni méchant, ni violent. Bien sûr je continue à rêver de contribuer un jour à changer la nature des rapports de production! Et là…bien sûr, là il faut être fou à lier. C’est certain! Aussi me suis-je bien gardé de le dire à mon psychiatre. D’autant plus que j’en tomberais presque d’accord avec lui©.

Comme ce rendez-vous me tracasse un peu, pour les raisons ci-dessus exposées, je préfère le dire tout de suite et vider mon sac, pour pouvoir reprendre sereinement le cours de ma rédaction, plutôt qu’elle n’en soit inhibée. Car pour moi l’écriture est une épreuve compliquée et subtile. Que ceux qui s’impatientent parce qu’ils attendent la suite considèrent cette digression comme une nécessité pour pouvoir leur donner finalement satisfaction.

Bon! 17 h. 30. De retour devant l’ordinateur. La visite médicale s’est bien passée malgré trois quarts d’heure d’attente après l’heure fixée du rendez-vous. Médecin très ouvert. D’origine allogène évidente, mais pas clairement déterminée. J’aimerais lui demander, mais je crains qu’une question à ce sujet ne soit mal interprétée. Il n’était pas en France quand l’Affaire a éclaté. N’est que très vaguement au courant. Mais ce n’est manifestement pas son problème. Il n’est pas «bloqué» et n’a pas de réaction hystérique. Il s’inquiète de l’éventualité de la nature pathologique des risques de toutes natures que je prends et accumule, mais mes réponses ont l’air de le rassurer sur ce point (pas sur les risques, mais sur la nature pathologique de mon engagement). Il renouvelle la même ordonnance et renouvelle les mêmes conseils de prudence. Bien prendre les médicaments! Il semble aussi reconnaître, avec prudence et expectative, la cohérence de mon argumentation lorsque je prétends expliquer que ma «maladie» n’est pas une psychose bipolaire classique, pour la raison, d’une part qu’elle est survenue très tard (après 60 ans), et surtout, que les passages de la phase maniaque à la phase dépressive, ou l’inverse, ont toujours eu des causes parfaitement identifiables dans la situation réelle vécue par moi, appréhendée dans sa totalité. Mais ce sujet constitue à lui seul un problème théorique complexe et passionnant. Ce sera pour une autre fois.

Dans l’immédiat c’est déjà un petit miracle de ne pas être tombé sur un psy qui, au seul énoncé du mot «révisionniste» ne soit immédiatement persuadé d’avoir affaire à un «antisémite pathologique». Et dès lors exclusivement attentif à découvrir dans tout ce que vous dites la dénégation ou la rationalisation de je ne sais quoi. Tout simplement parce que lui-même ignore tout du dossier, ignore que les sources de la connaissance historique des chambres sont «rares et douteuses», et ignore tout simplement, parce que l’unanimité des médiats l’a tous bonnement caché, qu’au cours d’un procès qui a duré quatre ans, en première instance et en appel, la LIC(R)A et autres associations mémorielles n’ont pas été en mesure de prouver l’existence matérielle d’une seule chambre à gaz. Et que ce fait est établi!

Les temps ont donc bien changé. Par petites touches successives, c’est un fait, depuis trente ans que dure le révisionnisme public, depuis trente ans qu’il est dénoncé dans tous les médiats chaque jour que Dieu fait, le résultat mécanique en est que le public a pris conscience que le canard était toujours vivant. Il est donc probablement indestructible. Donc il faudra vivre avec!

Quand je compare avec l’horreur que constituaient les regards incrédules, et la commisération plus ou moins [im]perceptible qu’il a fallu affronter naguère…de la part de ceux dont le métier même exigeait de la retenue.

Il n’y a décidément que les révisionnistes clandestins, c’est-à-dire les révisionnistes qui n’ont jamais eu à affronter ces situations, qui ne mesurent pas à quel point les temps ont changé.

La censure a perdu la bataille.

 

 

Oui! Vous avez bien lu! La censure a d’ores et déjà perdu la bataille, et d’autant plus, que plus de révisionnistes en seront persuadés, au point, enfin, de Vaincre la peur. Et de cesser d’être clandestin.

 

 

 

 

Revenons aux miracles. La nuit du 22 au 23, c’est fait. Le 23, le colloque, c’est fait. Le 24, début de l’exposition Michel de Boüard à l’Université de Caen, c’est fait (mais les Sonderkommando locaux n’ont pas encore été foutus capables de réaliser un distribution significative du tract prévu par la Vieille Taupe; il va encore falloir que je m’en occupe personnellement – il n’y a pas de miracle). 25 octobre, anniversaire de la Révolution russe. Décision de marquer le coup par le texte éponyme qui annonce le miracle du 27, mis en ligne le 26.

 

De même que l’éclatement du «scandale» de Strasbourg annonçait Mai 68, l’éclatement du scandale «révisionniste» en septembre 1978 annonçait une Révolution comme on n’en a encore jamais vue. Faurisson, agent indiscutable de l’éclatement de ce scandale-là, à ce moment-là, était donc inéluctablement conduit à prendre symboliquement la place qu’avait occupée Guy Debord dans la survenue du «scandale de Strasbourg», annonciateur de la répétition générale, à fleuret moucheté, ou si on veut les grandes manœuvres, qu’ont été Mai 68.

D’où les photos prises le 27 octobre 2001 devant le Port du Salut. Et à la fenêtre du 4ième étage du 16, rue des Fossés St Jacques. Et devant le local historique de la Vieille Taupe.[cf Révolution 1 et Révolution 2] Et quelques autres photos qui seront divulguées en temps opportun. Photos prises pour servir quand les temps viendraient. Et ils sont venus! Huit (8) ans plus tard, jour pour jour. Notez bien que cette coïncidence n’était pas indispensable pour que la substitution symbolique Faurisson/Debord fasse sens. Mais le «hasard» a produit cette coïncidence. Ne boudons pas notre plaisir.

Notez encore que, quel qu’aurait été le résultat du procès, ce 27 octobre, il ne pouvait être qu’excellent pour la cause révisionniste, pour les raisons que j’avais dites. La sanction, quelle qu’elle soit, ne pourrait être que trop lourde ou trop légère, et se retournerait de toute façon contre les censeurs, dès lors que leurs victimes n’avaient plus peur. Et cela, il suffisait de voir les deux derniers sketchs que Dieu[nous a]donnés[1].

Venons-en au «miracle».

Je reprends un courriel de Bocage, transmis par la poste par un agent double, puisque je ne peux plus recevoir aucun courriel:

À propos des deux jugements rendus le 27 octobre à l’égard du Pr Faurisson et de Dieudonné, le professeur souhaite corriger quelques-unes des erreurs qui ont cours jusque dans nos rangs [dont Pierre Guillaume et la VT ont été exclus] et montrer l’exacte portée de ces jugements.

Il y a bien eu deux procès, plaidés dans le même après-midi du 22 septembre, et deux jugements ont été rendus le 27 octobre.

1) Pour «injure publique» contre les juifs, Dieudonné a été condamné, le 27 octobre,  verser 25.800 euros (10.000 pour amende + 6.000 pour publications judiciaires forcées + 9.800 de dommages et intérêts). Sans compter les honoraires et les frais de son piètre avocat. L’affaire du Zénith (26 décembre 2008) lui aura coûté un minimum de 30.000 euros.

2) En revanche, la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, dirigée par le juif Patrick Gaubert) qui portait plainte contre Dieudonné et Faurisson pour «contestation de crimes contre l’humanité» (loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990), c’est-à-dire pour révisionnisme, a été déboutée mais sans avoir, ni à nous verser d’indemnité, ni à nous rembourser nos frais d’avocats et autres frais. Comme d’habitude, le tribunal a jugé que notre adversaire était de bonne foi. Cet argument de la perpétuelle bonne foi en la matière constitue une incitation à poursuivre les révisionnistes en justice. Pour nos adversaires, nous poursuivre en justice ne coûte rien et peut rapporter gros.

Les médiats, dans leur ensemble, à commencer par l’AFP, n’ont rien dit de notre relaxe et ont laissé croire que Dieudonné n’avait été condamné qu’à verser 10.000 euros. Le Monde, quand à lui, a titré: Dieudonné condamné à 10.000 euros pour injures antisémites (29 octobre p. 13) et a parlé seulement de «1 euro de dommages et intérêts [à verser] à diverses associations». Dès le 27 octobre au soir, j’avais mis le journal en garde contre toute éventuelle omission de notre relaxe. Il a écrit: Le tribunal n’a pas retenu l’incrimination de contestation de crimes contre l’humanité [à l’encontre de Dieudonné] ni [à l’encontre] de Robert Faurisson. <FIN>

Le Professeur souligne à juste titre dans ce communiqué les tartufferies médiatiques communes. Et notamment celle qui a consisté à ne pas donner l’information importante et annonciatrice de l’ère nouvelle: la relaxe pure et simple de Dieudonné et de Faurisson, de l’incrimination de «contestation de crime contre l’humanité», ou à la donner finalement dans la forme la plus atténuée possible, comme Le Monde. Car c’est bien là l’information constitutive du miracle. Le blasphème suprême a été commis. Le 26 décembre, en la Saint Étienne, alors même que le lobby juif est au zénith de sa puissance, l’impensable a été commis. Et le tribunal, présidé par le juge Bonnal, qui a beaucoup réfléchi depuis quelque temps, applique sereinement la loi, dans un jugement qui fera jurisprudence et qui prouve par lui-même que l’hystérie qui présidait[2] en ces affaires depuis trente ans, est…morte!

C’est tellement important et décisif pour l’avenir, que pinailler sur les 30.000 euros mis à la charge de Dieudonné par cet autre jugement frappé d’appel, est d’une importance très secondaire. De toute façon, et à ce tarif-là, et compte tenu de l’extraordinaire publicité mondiale obtenue, ce ne serait de toute façon pas cher payé. C’est même complètement dérisoire comme sanction. C’est presque un encouragement à recommencer. Le retour sur investissement est quasiment fabuleux, surtout en ces temps de crises. Et puis Dieudo n’est pas complètement démuni financièrement, alors…

Comparés aux risques qu’a dû prendre la Vieille Taupe aux temps héroïques, c’est de la rigolade.

Mais ce qui mérite d’être souligné: même pas de prison! même pas avec sursis! Alors que j’ai pris je ne sais plus combien de fois six mois avec sursis. Et finalement soixante jours fermes, que le bon président Montfort m’a collé sous forme de jours-amendes, pour faire semblant de donner satisfaction aux chacals, qui réclamaient contre le multirécidiviste que j’étais de la prison ferme, qu’ils auraient probablement obtenu en appel[3], s’il ne m’avait pas condamné en première instance.

Et je n’avais pas fait le quart du centième de ce qu’avaient fait Faurisson et Dieudo, selon les critères de la société du spectacle.

Parce que, selon les critères qui sont ceux de la société du spectacle, il n’est pas discutable[4] que les deux compères se soient livrés ce jour-là, avec jubilation, à une «injure publique», sinon contre les «juifs», du moins contre SOS Racisme – Touche pas à mon pote, le MRAP, la LIC(R)A, la LDH (Ligue de défense des droits de l’homme et du citoyen), AIPJ (J’accuse!…Action internationale pour la justice), UEJF, Loge Hatikva B’nai B’rith, et, enfin, B’nai David ben Gourion, qui sont les chacals à se partager les 9800 maigres euros de dommages et intérêts.

Bien sûr je lirai attentivement le jugement dont je ne dispose pas actuellement, pour étudier et pénétrer son économie intellectuelle et juridique. On peut aussi s’interroger pour savoir si l’absence de prison pour avoir injurié d’aussi respectables associations ne résulterait pas du désir de ne pas poser Dieudonné en situation de victime, ce qui contribuerait à serrer les rangs autour de lui. Mais peu importe, le résultat est là. Et le résultat c’est le jugement, frappé d’appel. Pour 9800 malheureux euros, on peut mettre son doigt dans le cul du tigre de papier, et mettre ainsi un T aux médiats!

Le propre d’un vrai miracle, c’est de développer ses grâces dans le temps, et de contribuer à la conversion des incrédules. Or tel est bien le cas. Dieudonné a fait appel du jugement condamnatoire dès le lendemain. Soit. Il a eu bien raison et j’en approuve le principe. Mais comme on l’a vu plus haut, il aurait tout aussi bien pu déclarer qu’il ne faisait pas appel, car il trouvait que le tarif pour se payer la tête des censeurs n’était finalement pas très élevé. Dans le développement de la situation, le résultat aurait été le même, car la situation ne peut plus qu’évoluer en défaveur des protagonistes de la censure, quoiqu’il arrive (sauf troisième guerre mondiale, et encore…). En appel, quand viendra l’audience, et beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts, la Cour sera confrontée au même dilemme: trop ou trop peu. Si d’aventure elle décidait de confirmer le jugement, voire de l’aggraver, voire de l’aggraver sévèrement, tant sur le plan pécuniaire qu’en y ajoutant de la prison, qu’elle ne parviendrait pas à reconstituer la terreur sacrée qu’inspirait naguère le lobby qui n’existe pas. C’est fini!

Et c’est là qu’est le véritable miracle! Les dix jours francs de délai légal sont passés, et… et… et… La LIC(R)A et autres n’ont pas fait appel!

OUI! Vous avez bien lu: les chacals n’ont pas fait appel.

Qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire? Eh bien, moi qui les pratique depuis trente ans je peux affirmer ceci: s’ils n’ont pas fait appel c’est qu’ils ont compris qu’ils n’avaient plus rien à y gagner! Ils sont enfin d’accord avec les analyses de la Vieille Taupe, sur ce point-là au moins. Il y a donc enfin eu, chez les censeurs, un redémarage de la pensée.

Tous les espoirs deviennent permis. L’hystérie qui paralysait le fonctionnement normal de leur cerveau ne les domine plus exclusivement dès lors qu’ils découvrent que les vieilles recettes qui ont si bien marché, ne marchent plus à tous les coups.

Certes beaucoup de Juifs vont être submergés par la peur et pousser des cris de putois. Mais c’est la première condition requise pour pouvoir débuter utilement leur judéothérapie. C’est aussi le moment crucial[5] où les Juifs rencontrent réellement l’altérité sous la forme de l’adversité. C’est le moment où les Juifs croient et craignent que Dieu ne les abandonne, puisqu’Il ne leur permet même pas de se débarrasser de la Vieille Taupe!

Mais c’est au contraire le moment où Dieu leur fait la grâce de les contraindre à rencontrer l’Autre et à sortir du solipsisme hystérique dans lequel ils sont enfermés. En deux mots, le judaïsme rabbinique a toujours placé au centre de sa conception le problème de l’Altérité, de la reconnaissance de l’Autre, et autres lévinasneries. Précisément, se trouve au cœur du judaïsme la nécessité de la «reconnaissance de l’Autre», avec laquelle les Juifs ne cessent de bassiner le monde entier. Et le judaïsme a construit toute une métaphysique de l’altérité avec laquelle il se rassure, et il a mis cette métaphysique de l’altérité au cœur de sa métaphysique. Mais en préparant et en prédéfinissant la place de l’Autre au cœur de son propre système, et en invitant l’Autre à venir y occuper cette place prédéfinie à son intention, le judaïsme rabbinique se cache à lui-même son refus solipsiste d’un Autre qui ne soit pas lui-même et serait réellement autre. C’est de cette grave question que traite Alberto d’Anzul dans le n°8 de la revue, intitulé Judaïsme et altérité, qui avait fort impressionné Maître Balan. Ce n°8 attend le gros de ses lecteurs depuis l’été 97, livré à la critique rongeuse des souris dans les caves et les granges de la Vieille Taupe. Tout vient à point à qui sait attendre.

Le monde bouge. Les temps changent. Le sens des mots y participe.

Je rappelle brièvement les 2 autres «petits» miracles que j’avais évoqués à la fin du texte La Révolution d’Octobre. D’une part le spectacle de Dieudonné le samedi 24 octobre à Lyon: salle comble, pas le moindre incident! Le miracle c’est qu’il y avait eu une mobilisation intense des chacals et du microcosme politique pour interdire le spectacle. Les stratèges du lobby qui n’existe pas avaient envisagé de provoquer des incidents violents, pour empêcher le spectacle et justifier les interdictions futures. Ils en avaient les moyens et disposaient du personnel nécessaire pour ce genre d’opération. Mon petit doigt m’a dit que cent places avaient même été louées dans cette intention! Les versions qui expliquent les raisons pour lesquelles le projet fut finalement abandonné diffèrent. Mais peu importe. Les stratèges, qui avaient pourtant l’habitude de réussir des coups fumants, ont compris que l’affaire pouvait se retourner contre eux, si des cameras[6] discrètes avaient été installées en nombre suffisant, par exemple par les amis de Dieudo… Mais il existe d’autres versions… Le résultat est là: pas d’incidents!

À Grenoble, la situation était un peu différente. Un arrêté d’interdiction avait été pris par le préfet, mais le tribunal s’était réuni en urgence le dimanche matin et avait annulé l’arrêté! Le spectacle avait eu lieu le soir même, 25 octobre. Salle comble. Pas d’incidents.

Mais trois jours auparavant, un révisionniste, absolument persuadé que le spectacle n’aurait pas lieu à Grenoble et craignant qu’il n’en soit de même à Lyon, me donnait ces exemples de la toute puissance des Juifs pour me faire comprendre combien j’était «délirant» avec mes Sonderaktion. Je lui avais répondu que j’avais bien conscience de la réalité de la puissance du lobby, mais qu’il n’était quand même pas aussi puissant que la vieille taupe.

Décidément les temps changent!

Et puis, dernier miracle, ce jour même, Renée a invité Véronique à venir déjeuner dimanche.

Pierre Guillaume                                                                  Nihil obstat

Vendredi 13 novembre 2009                                                Wilhelm Stein


© Comme tous les jours du calendrier d’ailleurs! Mais c’est là une autre histoire.

© Année de la naissance de Marie, France, Victoire Rochotte. Le 22 janvier 1918, souvenez-vous. Donc 10 mois avant que la victoire de la France ne soit matérialisée.

© Sarko s’est contenté de «guerre civile», mais c’est déjà un progrès, n’est-ce pas?

© Ce n’était pas pour moi! J’ai été dire aux Gendarmes mon étonnement de les voir dans le hameau pour un autre client que moi, puis je les ai aidés, avec mon voisin et son mini tracteur, à sortir une Clio qui était venue s’encastrer dans un chemin brusquement rétréci, dans le petit bois derrière chez moi.

© À quelques rêves périlleux, évidemment! (20 Euros, au Panier Sympa, place du Marché, à Beaune).

© Plus vétilleux que celui que m’imposent la justice, la police, et les différents services attachés à l’éradication du révisionnisme historique.

© Mais ce qui est encore plus certain, c’est qu’il faut être encore plus fou pour croire que quoi que ce soit d’important puisse être changé, et que la course à la guerre pourrait être arrêtée, si les rapports de production capitalistes ne sont pas abolis. Alors quant à être fou, je préfère choisir ma folie.

[1] Il suffit de faire <Shoahnanas> dans Google. Quant au sketch qui a emporté les dernières défenses de l’ennemi (sauf guerre mondiale) en les prenant à revers: http://csvr.wordpress.com/

[2] Je devrais peut-être nuancer en écrivant «finissait toujours par triompher», car en trente ans nombreux furent les jugements intermédiaires parfaitement sereins et motivés qui donnèrent raison aux révisionnistes, et sur lesquels les médiats firent silence. Il va bientôt falloir dresser la liste de ces jugements et arrêts qui sauvèrent l’honneur des magistrats français.

[3] Les 120 jours-amendes, que je n’ai toujours pas effectués, présentaient l’avantage de ne pas faire automatiquement tomber les nombreux sursis que j’avais en cours, et dont je n’ai jamais fait le compte.

[4] Mais ce n’est pas interdit.

[5] De crux, crucis, croix en latin.

[6] Chambre en latin. Je n’y peux rien.


        

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