Partie 6
Depuis 1944, les autorités françaises répètent qu'Oradour-sur-Glane était un village tranquille. Dans son rapport du 15 juin 1944, M. Freund-Valade prétendit que"le village d'Oradour était une des communes les plus tranquilles du département et sa population laborieuse et paisible connue par sa modération [p. 4]".
En décembre de la même année, Jean Darthout, un rescapé, parla d'un "village qui était parfaitement tranquille et où chacun s'occupait uniquement de son petit commerce ou de la culture de ses terres". (1)
Neuf ans plus tard, au procès de Bordeaux, les rédacteurs de l'acte d'accusation écrivirent : "[...] il est un fait absolument certain, c'est qu'Oradour n'avait jamais eu d'élément de maquis et qu'il n'avait pas détenu de dépôts d'armes ou munitions d'aucune sorte [p. 10]".
En 1989, A. Hyvernaud écrivit: "la population d'Oradour a le droit de penser que la guerre va s'achever sans lui porter de coups cruels. Pas de déportés politiques ; pas de "maquisards", donc pas d'escarmouche..."(2).
Trois ans plus tard, R. Hébras, qui vécut à Oradour avant et pendant la guerre, qualifia le village de "havre de paix" au sein d'une Europe embrasée. (3) Dans son ouvrage, P. Maysounave dresse une carte de la Haute-Vienne où sont notées les différentes zones d'implantation des maquis limousins (Plus près de la vérité..., p. 150). Oradour-sur-Glane se trouve au sommet d'une "zone exempte de maquis".
Aujourd'hui encore, cette version est sans cesse répétée par les guides d'Oradour. C'est pourquoi nous la qualifions de thèse officielle.
Pourtant, nous allons démontrer que le village martyr n'était pas, avant le 10 juin, cette paisible localité que l'on présente aujourd'hui.
Les déclarations des gradés SS en route pour Oradour
En 1953, à Bordeaux, le commissaire Arnet affirma qu'au départ de Saint-Junien :
le sous-lieutenant [SS] Klar aurait déclaré : "Il va y avoir une effusion de sang". (4)
A l'audience du 23 janvier, un accusé, L. H_hlinger, déclara que le 10 juin, avant 14 h., un Allemand lui avait dit : "Ça va barder" (5). La veille, un autre prévenu, Graff, s'était souvenu que, "en vue d'Oradour", le sous-lieutenant Barth avait déclaré à ses hommes : "Vous allez voir couler le sang" (6).
Fig 34b et 34 c
Pour les autorités françaises, ces déclarations prouvent que les gradés SS avaient projeté le massacre de la population d'Oradour. Ainsi, au procès de Bordeaux, après avoir entendu Graff, le président déclara : "Ceci est très important car cela établit la préméditation de Kahn et de Barth" (Id.). Quarante-six ans plus tard, A. Hyvernaud, s'appuyant sur les mêmes déclarations, parvint à la même conclusion (7).
L'historien digne de ce nom se gardera toutefois de conclure avec autant de précipitation. En effet, ces paroles peuvent simplement signifier que les gradés allemands craignaient un heurt, dans le village même ou à son approche, avec des maquisards en armes.
Aujourd'hui, d'ailleurs, bien des éléments
militent en faveur de cette hypothèse
L'arrivée des SS dans le village
Tout d'abord, rappelons qu'en 1953 le sergent Boos déclara aux juges :
On nous avait prévenus que nous devions nous attendre à des combats acharnés (8).
Ensuite, notons qu'à leur arrivée dans le village les SS adoptèrent un dispositif de combat anti-guérilla. Jean-Roger Naux, par exemple, écrit :
Dans Paris-Match du 23 juin 1994, le témoin Mathieu Borie nous indique que sept blindés investissent le bourg. Il s'agit vraisemblablement de half-tracks "Schutzenpanzerwagen" de type SdKfz 251/9 à caisse ouverte, armé d'un canon de 75 mm. L'emploi de ce matériel de protection de troupe montre bien que les germano-alsaciens [...] sont convaincus de se trouver en zone insurgée [...]. (9)
En 1953, à Bordeaux, plusieurs rescapés révélèrent un fait très important, à savoir que les SS étaient arrivés dans le bourg les fusils pointés vers les portes et les fenêtres des maisons. Voici ce que l'on peut lire dans les sténotypies du procès (audience du 22 janvier 1953) :
[Déposition d'Aimé Renaud]
-- [Le camion SS] s'arrête vers le haut du bourg. Arrivé au haut du bourg, il stationne. Et qu'est-ce que je vois? Des soldats qui descendaient en courant et prennent position de chaque côté de la route, dans les champs [...]. Le camion fait demi-tour et retraverse le bourg. Il restait encore quelques soldats debout qui surveillaient les portes et les fenêtres des maisons [pp. 20-21].
[Déposition de Clément Broussaudier]
-- [...] ce que je peux certifier, ce qui est sûr, c'est que tous [les SS] des camions, des chenillettes, tous, quand ils sont passés, avaient les mains sur la mitraillette ou sur le mousqueton ; et ils regardaient vers les fenêtres et partout [p. 30].
-- Le plus important de tout, c'est quand ils sont entrés dans Oradour, de la maniè¿re dont ils y sont entrés. J'étais bien placé : j'étais en face de la grande route. De la manière qu'ils regardaient les fenêtres, les gens [...] [p. 36].
Allant plus loin, A. Renaud précisa que, lors des perquisitions, les SS avaient "le fusil prêt à tirer" (Ibid., p. 22).
Toutes ces citations démontrent que les membres de la Das Reich ne considéraient pas Oradour-sur-Glane comme une paisible bourgade habitée par une population inoffensive.
Les SS prennent des mesures de sécurité
Enfin, notons que, une fois le village d'Oradour investi, les SS prirent les mesures de sécurité qu'exigeait la situation.
Des années après le drame, un Alsacien témoin des événements d'Oradour écrivit :
Comme à Oradour, on craignait une attaque extérieure, une partie des troupes fut disposée en protection (10).
Ce propos confirme les déclarations que firent les différents inculpés dans les années 1944-1953. En 1947, ainsi, l'Alsacien G. Boos avait déclaré :
Le groupe de Genari, je crois, devait assurer la sécurité sur le côté gauche de la route, en regardant le village (11).
Citons également :
-- L. Hoehlinger selon lequel son groupe était resté "en bordure de la localité" avec pour mission :
d'assurer la sécurité de la troupe opérant dans le bourg (12).
[...] nous avions comme consigne de veiller pour ne pas être attaqués par derrière (13).
-- J.-P. Elsaesser qui affirma devant la commission d'instruction:
[A Oradour], nous avons reçu l'ordre de garder les lisières et les issues pour prévenir contre toute agression de la part des maquisards (14).
-- L. Prestel qui, devant les juges de Bordeaux, déclara:
On a d'abord mis les mitrailleuses en batterie, en direction d'Oradour. Puis on les a changées de position pour les mettre en direction de Limoges. Il s'agissait de prévoir une réaction du maquis, nous a-t-on dit (15).
Prestel était en compagnie de Weber et de Niess. Ceux-ci confirmèrent sa déclaration (16).
Toujours à Bordeaux, le public apprit que Karl Lenz et J.-P. Elsaesser avaient passé une partie de l'après-midi dans un arbre "avec mission de surveiller d'hypothétiques mouvements du maquis" (17). Pendant ce temps, d'autres soldats, tels que Graff, Daul, Hoehlinger et Lohner patrouillaient autour du village (18).
Notons enfin que, selon certains, un maître de l'école des garçons :
aurait tenté de faire fuir ses élèves [à l'arrivée des SS]. Le chef du détachement serait intervenu, déclarant qu'on craignait une escarmouche dans le village et qu'il allait faire conduire les enfants à l'église pour "assurer leur sécurité". (19)
Tous ces faits démontrent qu'à Oradour les SS craignaient une action extérieure du maquis. Cette conclusion est très importante, car elle permet notamment de comprendre la vraie raison pour laquelle, ce 10 juin 1944, les SS parquèrent les femmes et les enfants dans l'église.
Les femmes et les enfants mis en sécurité dans l'église
Lorsque toute la population fut rassemblée sur le Champ de Foire, les femmes et les enfants furent séparés des hommes puis conduits à l'église (1). Aujourd'hui, le touriste qui écoute le guide d'Oradour voit dans cette séparation le deuxième acte (après la réunion de la population) du massacre qui se préparait. Les femmes et les enfants, se dit-il, étaient emmenés vers le lieu de leur supplice.
Or, il suffit de connaître l'histoire des SS pour savoir que ces derniers, lorsqu'ils désiraient exercer des représailles dans une ville où un attentat avait été commis, prenaient soin de séparer les hommes des femmes et des enfants. Le 21 août 1944, par exemple, à Chambord, la division Das Reich fut attaquée par des Francs-Tireurs Partisans qui tuèrent plusieurs soldats. Aussitôt, les SS investirent le village, poussèrent la population dans la cour du château et séparèrent "les femmes, les enfants et les vieillards des hommes valides" (2). Quarante otages furent alors choisis parmi les hommes afin d'être fusillés. Ces derniers eurent la vie sauve grâce à l'intervention de l'abbé Gély, le prêtre du village (Ibid., pp. 10-11).
Remarquons également que, le 9 juin, à Tulle, seuls les hommes furent arrêtés (dont une centaine devaient être pendus), suite à la torture et à l'assassinat de plusieurs dizaines de soldats allemands. Là encore, les femmes et les enfants ne furent pas inquiétés3.
Revenons à Oradour. En parquant les femmes et les enfants dans l'église, les SS désiraient uniquement assurer leur sécurité. En effet, rappelons que les Allemands craignaient une attaque extérieure du maquis et un combat dans le village même. Dès lors, l'église, avec sa grande surface, ses murs épais et ses petites ouvertures situées en hauteur, se révélait l'endroit idéal pour mettre une foule à l'abri.
Allons plus loin et supposons que les Allemands aient vraiment voulu brûler les femmes et les enfants. Il aurait alors été plus judicieux de les entasser, par groupes, dans les caves des maisons, dans les écoles, à la mairie... puis d'y mettre le feu. Les SS se seraient ainsi épargné bien des efforts (fabrication d'une "caisse à gaz", transport des fagots...).
Dans son Dictionnaire Analytique et Critique de la Résistance, A. Figuéras parvient à des conclusions similaires. Il écrit :
Cependant [...] les SS n'agissent pas aveuglément [à Oradour]. Ils pourraient -- d'autant plus qu'ils sont pressés de rejoindre la Normandie -- procéder de la manière la plus expéditive : mettre le feu aux maisons, et abattre tout ce qui tenterait d'en sortir.
Point : ils procèdent avec une sorte d'ordre macabre ; les hommes d'un côté, qu'ils vont aligner pour les fusiller ; de l'autre, les femmes et les enfants, qu'ils enferment dans l'église. La version officielle dit : pour y mettre le feu.
Le bon sens demande : pourquoi ?
N'est-il pas plus logique de supposer que l'expédition punitive voulait s'en prendre aux hommes [...] et épargner les femmes et les enfants, tout en se débarrassant de leurs supplications et de leurs pleurs en les mettant sous clé [p. 170] ?
Des personnes relâchées par les SS
D'autres faits, d'ailleurs, confirment qu'à Oradour les SS ne voulaient pas exterminer toute la population.
En 1953, Madame Claverie (née Pinède) vint témoigner au Tribunal de Bordeaux. Le 10 juin 1944, sur ordre de son père, elle s'était cachée, en compagnie de sa s_ur et de son jeune frère, d'abord dans un champ, puis sous l'escalier d'un hôtel et enfin, le soir, dans un petit jardin. Devant les juges, elle déclara :
Mon frère criait beaucoup. C'est à ce moment que nous nous sommes trouvés nez à nez avec un soldat allemand. J'ai voulu lui demander où nous devions aller. Il a réfléchi un peu et, brusquement, il a fait un grand geste de la main et m'a fait : "Raus !" (Filez !) (4).
Certains rétorqueront qu'il s'agit là d'un acte isolé, sans portée générale. Certes. Toutefois, remarquons que, d'après l' "ouvrage officiel du Comité du Souvenir et de l'Association Nationale des Familles des Martyrs d'Oradour-sur-Glane", les trois enfants seraient parvenus "à échapper au massacre en s'enfuyant sous le nez des Allemands"5. Cette altération de la vérité prouve que l'histoire véridique des enfants Pinède gêne les tenants de la thèse officielle.
D'autre part, un autre habitant d'Oradour, M. Litaud, survécut à la tragédie. D'après les auteurs de l'ouvrage intitulé Oradour-sur-Glane..., l'homme serait parvenu à "se cacher"6. La vérité est tout autre. En 1994, un rescapé d'Oradour, qui désire garder l'anonymat, révéla à V. Reynouard que, le 10 juin 1944, les SS avaient laissé M. Litaud partir. Bien plus, ils l'avaient, auparavant, autorisé à sortir des affaires de chez lui afin qu'elles soient sauvées de l'incendie. C'est ainsi que cet ancien combattant de la guerre 1914-1918 put sauver... un drapeau français.
Nous pourrions également citer le cas de Madame Taillandier, une Parisienne fraîchement installée à Oradour qui ne fut pas inquiétée par les SS (7); de Madame Hyvernaud, habitant les Bordes, relâchée deux fois par les Allemands et qui put s'éloigner des lieux du drame (8).
Enfin, remarquons que, le 10 juin après 18 heures, les Allemands laissèrent pénétrer dans le village en flammes un ingénieur de la SNCF qui leur avait déclaré rentrer "à Paris via Oradour" (9).
Un vieillard fut également surpris par les SS. En 1945, l'un d'entre eux déclara :
Un vieillard qui s'était attardé à Oradour a été interpellé par Len[z]. J'ai dû lui demander ce qu'il faisait là et comment il avait pu s'échapper. Il a expliqué qu'il s'était caché dans son jardin, que son fils travaillait à Limoges pour le compte des Allemands. Len[z] m'a ordonné de le reconduire hors d'Oradour en contournant le pays. Je lui ai donné un pain militaire que j'ai tiré d'un camion et lui ai conseillé de ne plus revenir dans la commune avant notre départ et celui de notre troupe de cette région. (10)
Tous ces faits ne concordent pas avec la thèse selon laquelle :
-- "il ne devait y avoir aucun survivant dans le bourg d'Oradour, donc pas de témoins susceptibles de parler plus tard" (dixit J. Sénamaud) ;
-- les SS seraient revenus le lundi matin pour tenter d'effacer les traces de leur (prétendu) crime (11). En effet, à quoi aurait-il servi d'enterrer les cadavres si des personnes susceptibles de témoigner avaient été laissées en vie ?
Voilà pourquoi nous sommes aujourd'hui persuadés que les SS n'avaient pas ordre de massacrer la population d'Oradour. Si les femmes et les enfants furent parqués dans l'église, c'était pour assurer leur sécurité.
Naturellement, une question capitale subsiste: la crainte des SS concernant une éventuelle action du maquis à Oradour-sur-Glane était-elle fondée? Les chapitres suivants vont apporter la réponse.
NOTES
Notes de 4, I Les SS craignent...
1 Voy. la déposition de J. Darthout recueillie par Guy Pauchou, sous-préfet de Rochechouart, en date du 2 décembre 1944. Voy aussi Oradour-sur-Glane.., p. 33.
2 Voy. Petite histoire..., p. 36.
3 Voy. Le drame..., p. 9.
4 Voy. Ouest-France, 24 janvier 1953, p. 2, col. A.
5 Voy. Ouest-France, 20 janvier 1953, p. 1, col. B.
6 Voy. Ouest-France, 19 janvier 1953, p. 2, col. A. En 1983, à son procès, H. Barth précisa "qu'il ne se souvenait pas en quels termes il s'était adressé à la troupe ce jour-là" (voy. La Montagne, 2 juin 1983, p. 10).
7 Voy. Petite histoire..., p. 57 : "Cette préméditation sera confirmée devant le Tribunal de Bordeaux par certains accusés déclarant qu'au départ de Saint-Junien on leur avait dit : "Ça va barder !" ; qu'en cours de route un lieutenant annonça à la cantonade : "Aujourd'hui, vous verrez le sang couler" [...]".
8 Voy. Le Monde, 22 janvier 1953, p. 5, col. A.
9 Voy. Au clocher de leur coeur (brochure non publiée déjà citée), p. 2.
10 Voy. L'Autre Histoire..., p. 16. Le témoin désire garder l'anonymat. Toutefois, nous n'hésitons pas à citer son témoignage car de nombreux éléments viennent le confirmer.
11 Voy. le dossier d'instruction du procès de Bordeaux, procès-verbal d'interrogatoire de G. Boos en date du 8 août 1947, 4 p., p. 2.
12 Voy. le dossier d'instruction du procès de Bordeaux, procès-verbal d'interrogatoire de L. Hoehlinger en date du 14 décembre 1944, p. 3.
13 Voy. le dossier d'instruction du procès de Bordeaux, procès-verbal d'interrogatoire de L. Hoehlinger en date du 27 juillet 1946, pp. 2 et 4.
14 Voy. le dossier d'instruction du procès de Bordeaux, en date du 16 juillet 1946, p. 2, procès-verbal d'interrogatoire de J.-P. Elsaesser.
15 Voy. Ouest-France, 22 janvier 1953, p. 3, col. A.
16 Voy. Le Monde, 23 janvier 1953, p. 4, col. B.
17 Voy. Le Monde, 20 janvier 1953, p. 7, col. E. Dès 1945, J.-P. Elsaesser avait déclaré : "C'est [...] Laubert qui m'avait fait monter dans l'arbre pour exercer une surveillance et signaler ce qui pouvait être suspect. Je suis resté un quart d'heure à ce poste d'observation sans rien remarquer de particulier" (voy. le dossier d'instruction du procès de Bordeaux, procès-verbal d'interrogatoire de J.-P. Elsaesser en date du 24 septembre 1945, p. 6). Lenz, pour sa part, déclara qu'il avait été envoyé dans un arbre en punition et qu'il "n'y faisai[t] rien" (voy. Ouest-France, 26 janvier 1953, p. 3, col. A).
18 Voy. Le Monde, 20 janvier 1953, col. B, déposition de Graff selon lequel ils ne devaient laisser entrer ou sortir personne du bourg, avec ordre de tirer s'il le fallait ; voy. aussi col. D, déposition de Daul selon lequel ils n'avaient pas ordre de tirer. Voy. Le Monde, 21 janvier 1953, p. 7, col. A, déposition de Hoehlinger qui déclara avoir passé trois heures en faction dans un champ ; col. D, déposition de Lohner qui affirme avoir repoussé une jeune fille qui arrivait alors qu'il était, au début de l'opération, en faction aux abords du village.
19 Voy. Oradour-sur-Glane..., p. 31 et Vision d'épouvante..., p. 31.
Notes de 4, II Les SS n'avaient pas l'ordre...
1 Voy., par exemple, Oradour-sur-Glane..., p. 32, témoignage de J. Darthout ; Le drame..., p. 17.
2 Voy. Les Chemins de la Mémoire (bimestriel édité par la Délégation à la Mémoire et à l'Information historique), livraison d'août 1994, p. 10.
3 Voy. Tulle et Oradour..., pp. 18-21. Certains nous répondront qu'en 1944, Maillé, petit village près de Tours, fut, suite à une action de la Résistance, rasé de la carte par les Allemands, cette opération ayant coûté la vie à 124 personnes sans distinction d'âge et de sexe. Avant, toutefois, de formuler des conclusions hâtives, il conviendrait d'étudier objectivement les causes et les circonstances de ce drame.
4 Voy. Le Monde, 27 janvier 1953, p. 5, col. C.
5 Voy. Vision d'épouvante..., p. 80 et Oradour-sur-Glane..., p. 34.
6 Voy. Oradour-sur-Glane..., p. 34.
7 "Mme Taillandier, une Parisienne, était à Oradour depuis dix jours [...]. Les SS l'arrêtèrent, mais ils devaient la relâcher, on ne sait trop pourquoi. Elle-même n'en sait rien. Elle leur déclara simplement qu'elle était de Paris, et ce mot sembla laisser rêveur un officier" (voy. Le Monde, 28 janvier 1953, p. 4, col. E).
8 "J'ai été présentée [au] chef qui m'a demandé mes papiers. Je n'en avais pas et j'ai dit que j'étais des Bordes, un village situé à 2 kilomètres. Il m'a alors dit de partir vers la route nationale n· 141. Je suis partie, mais je suis revenue avec la famille Lamand jusqu'à Puy Gaillard. Là, l'Allemand en question m'a arrêtée et m'a dit de ne pas aller plus loin, mais de revenir vers la route nationale" (voy. la déposition d'Yvonne Hyvernaud en date du 24 août 1949, dossier d'instruction du procès de Bordeaux, liasse, VI, 2 p., p. 1).
9 Voy. "Compte rendu des événements...", déjà cité, p. II.
10 Voy. le procès-verbal d'interrogatoire d'Auguste Lohner en date du 22 novembre 1945, 14 p., p. 9.
11 Voy. Oradour-sur-Glane..., p. 84. On lit : "arrivés le petit matin au petit jour, ils repartirent avant la fin de la matinée. Que firent-ils au juste ? Envoyés, de toute évidence, pour faire disparaître les vestiges les plus compromettants, ils enlevèrent les corps les plus apparents [...]". Voy. aussi Dans l'Enfer..., pp. 64-65. En 1953, à Bordeaux, M. Joyeux raconta que, le 12 juin, il était revenu à Oradour. Un ami lui aurait alors conseillé de se sauver car, dit-il : "Les Allemands recherch{ai]ent tous les rescapés d'Oradour pour qu'il n'y ait pas de témoins" (voy. Ouest-France, 27 janvier 1953, p. 3, col. B).
Cet ouvrage traite des circonstances dans lesquelles un massacre s'est produit dans un village non loin de Limoges en juillet 1944, alors occupé par une division de l'armée allemande en retraite. Il a été édité en 1997 par un éditeur d'Anvers. Or Anvers a la tort de se trouver en Belgique, c'est-à-dire à l'étranger, pour ne pas dire en Anti-France. Le ministre (français) de l'Intérieur (français) a donc pu INTERDIRE CE LIVRE. C'est la principale raison pour laquelle nous le publions aujourd'hui sur Internet. Quant au citoyen-ministre, il ne reste qu'à le couvrir de ce qu'il mérite.
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