Si le lecteur nourrissait quelque doute sur le contexte politique du procès tel qu'il est défini ci-dessus et l'antisémitisme qu'il cultive sous prétexte de le combattre, il suffirait de préciser qu'à tous ces griefs beaucoup de bons esprits en ont encore ajouté. A la radio française même, la première revue de presse concernant les comptes rendus de la première journée du procès a donné l'impression que dans l'esprit de tous les journalistes présents, sans exception aucune, dominait l'idée qu'il s'agissait non d'une oeuvre de justice, mais d'une vengeance des plus banales et que, de toutes façons, c'était une erreur politique.

Résistantialisme: terme courant chez Rassinier pour désigner ses adversaires; par ex., vpe, ch. III

David Irving final statement 1: Your Lordship will find that Professor Watt continued by suggesting that simply by facing the challenge of the views that I had put forward, "and basing them on historical research, rather than ideological conviction," this had directly resulted in other historians devoting an "enormous burst of research" to the Nazi massacres of the Jews, an area which can in consequence now support journals and conferences. "This, I think, is a direct result of the challenge which Mr Irving's work [posed] and the consistency and the effort which he has put into maintaining it in public."9 In other words, Watt stated that, far from being a "Holocaust denier" my work has directly increased historical research into, and understanding of, the "Holocaust".

Professor Eberhard Jäckel made the same controversial point in his essay in the book published by the U.S. Holocaust Memorial Museum, namely that before my book Hitler's War was published in 1977, there had been virtually no meaningful research into the tragedy at all.10 Professor Hans Mommsen, Professor Raul Hilberg, Professor Gordon C Craig - all have more or less supported my claim to be regard as a serious historian. The outcome of my research, my books, and my speaking is therefore that people in general are more, not less, aware of the horrors of the Holocaust, and they are certainly better informed.

Voir à la BN:

Oh, mais les anciens de Dora ont bien témoigné *sur* Rassinier, comme le reconnaît Brayard à la page 55 de son livre (en note évidemment!) en citant le "compte rendu élogieux du Passage de la ligne" par un ancien de Dora dans le journal L'École émancipée du 26 novembre 1949:

Les responsables de la seconde guerre mondiale

Mais il s'agissait là d'un problème de politique intérieure et aucun peuple, jamais, n'a le droit de s'immiscer dans les affaires intérieures d'un autre. D'autant que, dans tous les autres Peuples, un phénomène semblable s'est produit à un moment ou à un autre de leur histoire et souvent, concomitamment : la France démocratique de 1944, par exemple, n'eut rien à envier à l'Allemagne de 1933. Et la Russie d'avant et d'après 1944 ? Et la You[47]goslavie depuis ? Et la Chine ? Et Cuba ? Le moins que l'on puisse dire - tout en réprouvant la politique de la majorité du peuple allemand de ce temps-là -, c'est que les donneurs de leçons sont précisément ceux-là qui devraient commencer par balayer devant leur propre porte. Enfin, la pire de toutes les violences étant celle qu'on fait à l'homme à qui on ne donne pas de travail ou qu'on fait travailler pour un salaire indécent, au moins doit-on reconnaître qu'à aucun Allemand Hitler n'a fait celle-là : c'est, d'ailleurs, ce qui fit son succès.

Qu'au niveau de la spéculation intellectuelle ceci ne suffise pas pour faire admettre le reste de sa politique intérieure, est indiscutable. Mais il reste à savoir si, au plan pratique, il n'était pas acculé à ce reste par la situation que la politique des autres peuples avait créée en Allemagne, et s'il n'y aurait pas une responsabilité collective dont il serait exclu, n'ayant en rien contribué à la création de cette situation. Sans doute est-il encore trop tôt pour poser cette question : de toute évidence, la vague de germanophobie qui, depuis plus de vingt ans, déferle sur le monde et dont le prétexte est une imaginaire renaissance du nazisme, ne s'y prête pas. Il faut pourtant espérer que les historiens et les sociologues de l'avenir - les sociologues surtout - la pourront poser avec succès, le jour plus proche qu'on ne croit où, les esprits étant apaisés, la sérénité sera revenue.

, Objet du livre: Le problème posé par l'accession de Hitler au pouvoir en Allemagne étant ainsi dépouillé des principaux faux problèmes qui ont été greffés sur lui dans une intention de propagande, il est maintenant possible d'aborder le vrai, devant lequel tous les autres n'apparaissent plus, aux yeux du spectateur impartial, que comme des broutilles : la seconde guerre mondiale.

[...]Hitler étant arrivé au pouvoir, c'est parce que la France, l'Angleterre et les U.S.A. ont continué à faire la politique qui l'y avait porté, qu'à la fin il y a eu la guerre.

,Ch. II

Aux yeux des Allemands, le Traité ne pouvait manquer d'être dur, la Convention d'armistice et les conditions qui [51] leur avait été faites, depuis, ne le laissaient que trop présager. Les mesures d'allègement prises à la fin du mois d'avril leur avaient pourtant laissé espérer que la situation qu'il créerait, pour difficile qu'elle soit, serait tout de même supportable. Or, voici que, non seulement le blocus n'était pas levé 3 ni l'embargo sur leurs réserves d'or et leurs créances à l'étranger, mais encore qu'aux livraisons de matériel ferroviaire on avait ajouté d'importantes livraisons de matériel industriel et agricole, et que, pour couronner le tout, on leur avait ravi tous leurs marchés extérieurs (empire austro-hongrois, empire ottoman, Afrique et Extrême-Orient).

Car tous les marchés qui leur avaient été pris avaient été donnés aux Anglais, à l'exception de quelques miettes attribuées à la France. Un pays de soixante-cinq millions d'habitants condamné à la mendicité dans un monde plein de ressentiments et qui n'aurait pas l'aumône généreuse, qui, par les clauses militaires dont il avait assorti le Traité, prétendait rester en mesure de lui imposer ses volontés à tout moment. Le chômage et la misère en permanence. Et la servitude par-dessus le marché !

25. «Les peuples juifs du monde entier déclarent la guerre financière et économique à l'Allemagne » (Daily Express, 24-3-1933). « Le Congrès mondial juif est, depuis sept ans, en guerre avec l'Allemagne » (Toronto Evening TeIegram, 26-2-1940). «Nous sommes en guerre avec l'Allemagne depuis le premier jour de la prise du pouvoir par Hitler » (Jewish Chronicle, 8-5-1942). « Depuis des mois le combat contre l'Allemagne est mené par chaque communauté juive, à chaque conférence, à chaque congrès, dans les syndicats et par chaque juif dans le monde. Il y a des raisons d'admettre que notre part à ce combat est de valeur générale. Nous déclencherons une guerre spirituelle et matérielle du inonde entier contre l'Allemagne. L'ambition de l'Allemagne, c'est de redevenir une grande nation, de recouvrer ses territoires perdus et ses colonies. Mais nos intérêts juifs exigent la destruction totale de l'Allemagne. Collectivement et individuellement, la nation allemande est un danger pour nous autres juifs » (Wladimir Jabotinsky, fondateur de l'Irgoun, in Marcha Rjetsch, 1er janvier 1934).,

Entre temps, grâce au génie financier du Dr Schacht, président de la Reichsbank devenu ministre de l'économie et des finances, l'Allemagne avait pu être remise au travail. Il n'est pas question d'alourdir cette étude d'une analyse détaillée du système du Dr Schacht. Il suffira d'en énoncer le principe.,

Démocrate, le président Roosevelt est aussi franc-maçon 19 et, par voie de conséquence, ses relations avec le monde juif américain sont, à la fois, nombreuses et intimes. Son entourage est juif, du moins le plus grand nombre de ses collaborateurs les plus importants. Morgenthau, son secrétaire d'État au Trésor est juif ; ses conseillers les plus influents, Baruch et Weizmann aussi ; Cordell Hull du State department est l'époux d'une juive ; est juif Herbert Freis, lui aussi du State Department, de même encore Lehman, gouverneur de l'État de New York, et La Guardia, maire de la ville ; Soi Bloom, président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants ; les représentants Dickstein, Celler, etc. ; le leader syndicaliste Sidney Hillman, les journalistes Lippmann (toujours là), Lawrence, Meyer, Sulzberger, le commentateur de la radio Walter Winchell, etc. 20. Tout ce monde a ses grandes et ses petites entrées à la Maison blanche.,

Roosevelt, un grand malade dominé par sa femme pro-juive et entouré par les juifs, franc-maçon.

Résumé de l'antisémitisme nazi. causes exclusivement économiques, essentiellement la guerre que les juifs mondiaux ont déclaré à l'Allemagne en 1933.

,Chapitre III

En septembre 1934, le moment étant venu de prévoir l'organisation de ce plébiscite, les quinze ans étant écoulés, on en fixa la date au 13 janvier 1935. Sur l'état de l'opinion publique en Sarre, le gouvernement français vivait encore sur l'idée qu'en avait Clemenceau en 1919, et il était d'autant plus solidement ancré dans cette idée que pendant quinze années il s'était livré à une intense propagande anti-allemande, assortie, depuis 1930 et plus particulièrement depuis 1933, d'une propagande anti-hitlérienne où rien n'avait été laissé dans l'ombre  : ni la persécution des juifs ni les camps de concentration, ni les entraves apportées par Hitler à la liberté d'expression ni l'horreur qu'inspirait son régime à la conscience universelle, etc. Il tenait là, pensait-il, l'occasion unique de mettre Hitler en échec et de porter à son prestige en Allemagne un coup dont il ne se relèverait pas.

[...]

L'Angleterre, cependant, n'entra pas dans ce jeu.

[...]

Le 19 août 1934, elle avait bien annoncé l'augmentation de sa flotte aérienne de quarante-deux escadres nouvelles. Cette décision n'était pourtant pas motivée par le comportement de l'Allemagne mais par le fait qu'elle se sentait menacée dans ses intérêts en Extrême-Orient par la politique expansionniste du Japon et qu'elle ne voulait pas y laisser les mains libres aux États-Unis. Le 23 juillet, les États-Unis avaient annoncé la mise en chantier de 360.000 tonnes d'unités navales nouvelles puis, peu après, celle de 2.320 avions, et elle se sentait en concurrence avec eux dans cette région.

[...], (propositions de limitation des armements du gouvernement allemand (mai 1935):

« 8. Le gouvernement allemand a fait connaître le niveau auquel il entend porter la nouvelle armée allemande. Il ne s'en écartera en aucun cas. Il est prêt, à tout moment, à s'imposer, dans ses armements, les limitations que les autres États accepteraient eux aussi.
« En ce qui concerne les armements navals, la limitation de la marine allemande à 35 % de la flotte anglaise représente une proportion encore inférieure de 15 % au déplacement total de la flotte française. Comme on a pu lire dans différents commentaires de presse que cette revendication n'était qu'un commencement et qu'elle s'enflerait inévitablement avec la possession de colonies, le gouvernement allemand tient à déclarer formellement que la fixation de ce niveau a un caractère définitif.

 

[...]

, Commentaire du pacte franco-soviétique, qui va contre la politique anglaise de rapprochement avec l'Allemagne et de désarmement de la France, Contre cette politique à laquelle les signataires de Locarno - les Anglais et les Italiens notamment - avaient tenu à laisser la voie libre, le pacte franco-soviétique vient de surgir comme un obstacle qui, par le traité russo-tchèque dont il est assorti, non seulement installe le bolchevisme en Europe centrale, mais encore enlève à Hitler toute possibilité d'y soustraire l'Europe autrement que par la guerre et sur deux fronts. Les Russes l'accueillent comme un secours du ciel et une bénédiction., o[note de l'aaargh: on a l'impression que la volonté de Hitler de faire échec au bolchevisme par tout moyen est légitime?]

[...]

,les démocrates chrétiens de M. Champetier de Ribes ,

[...]

En fonction aussi de l'antifascisme, de l'antinazisme et, naturellement, de l'antiracisme ou autres « grues métaphysiques » selon l'expression encore empruntée à Jules Guesde,

Chap. IV La question juive

,Chapitre IV La question juive

Disons tout de suite que, même dépouillée de toutes les exagérations qui en ont faussé le sens, la politique de Hitler contre les juifs était une indiscutable atteinte au Droit des gens et, selon l'expression consacrée, « plus qu'un crime, une faute ». Mais reconnaissons que leur prétention à vouloir être, en Allemagne -- comme dans tous les autres pays, d'ailleurs, qu'ils ne considéraient que comme des « pays d'accueil » - une minorité nationale, n'était guère soutenable non plus : c'était avouer eux-mêmes qu'ils étaient des étrangers en Allemagne et s'enlever tout droit de protester si, à son tour, Hitler les traitait comme des [115] étrangers. Les autres États du monde étaient libres d'accepter cette prétention des juifs : c'était un problème de politique intérieure qui ne regardait pas Hitler. Que les juifs d'Allemagne aillent s'y installer, disait-il : le Ille Reich était un état totalitaire et, dans son sein, il n'y avait pas de place pour une minorité nationale., /Mais les autres états n'en voulurent pas. En eussent-ils voulu que la politique de Hitler fût restée, sans doute aucun, une atteinte au Droit des gens, mais elle ne le fût restée qu'au plan des principes et, au plan des faits, n'eût pas pris ce tour inhumain : l'affaire eût pu se régler par le biais d'un transfert de population accompagné d'un transfert de biens, comme l'Histoire en offre maints exemples 1. C'était ce que proposait Hitler.

[...]

Depuis son entrée à la Maison blanche, le président Roosevelt n'est encore intervenu que deux fois dans les affaires européennes : la première pour apporter son soutien à la politique des sanctions décidées par la S.D.N. contre l'Italie (guerre d'Éthiopie) ; et la seconde, le 5 octobre 1937, par un discours prononcé à Chicago et dit « de la Quarantaine » parce qu'il préconisait « la mise en quarantaine des 10 % de la population du globe (Allemagne, Italie et Japon) qui sont sur le point d'anéantir tout ordre inter[122]national et toute équité, par les 90 % attachés à la paix, à la sécurité et à la liberté, afin de préserver la collectivité de la contagion. » En juillet, sans doute pour se racheter, il prend l'initiative d'une « Conférence Internationale d'Etude des Problèmes politiques et économiques posés par l'expulsion des juifs du grand Reich ».

Projet Madagascar

La conférence de Roosevelt échoue parce que l'Angleterre réclame mille livres par juif. (1938)

Introduction 2e partie

Assez curieusement, c'est par les dissentiments qui surgirent entre Américains et Japonais dans le Pacifique et en Chine, que la situation en Europe commença de s'aggraver sérieusement. En fait, ces dissentiments remontaient assez loin dans le passé. En 1914, le Japon était entré en guerre aux côtés des Alliés, moyennant promesse de la France et de l'Angleterre, que « toutes les possessions allemandes situées au nord de l'Equateur lui seraient concédées à condition qu'il s'en empare lui-même. » Le Japon déclara [134] la guerre à l'Allemagne, conquit l'une après l'autre toutes les possessions allemandes en Extrême-Orient, chassa la flotte allemande du Pacifique et l'obligea à se réfugier dans l'Atlantique où elle fut détruite, fournit aux Alliés les bateaux nécessaires pour amener les contingents néo-zélandais et australiens en Egypte et aux Dardanelles, etc. Bref, sa contribution à la victoire des Alliés fut très importante - si importante même qu'il fut considéré comme un membre fondateur de la S.D.N. et qu'il fut une des quatre Puissances qui, avec la Grande-Bretagne, la France et l'Italie, y disposèrent d'un siège permanent au Conseil.

L'Allemagne fut si rondement chassée de Chine et du Pacifique par le Japon qu'en mai 1915 c'était fait. Dès cette date les U.S.A., qui considéraient la Chine comme leur territoire d'expansion, virent d'un assez mauvais oeil la place qui y était ainsi conquise par le Japon, et d'autant plus que la rapidité avec laquelle il l'avait conquise faisait la preuve qu'il serait, dans l'avenir, un concurrent redoutable : ayant appris les promesses de la France et de l'Angleterre, ils déclarèrent que jamais ils n'accepteraient qu'elles fussent tenues. A la Conférence de la Paix (1919), Wilson n'en voulut pas démordre : les possessions insulaires de l'Allemagne furent bien attribuées au Japon mais sous mandat de la S.D.N. et les possessions continentales à la Chine (Shantung) certains ports ou îles (Hong-Kong, Shangaï ... ) restant sous contrôle anglais, américain ou anglo-américain. Ce manquement à la parole donnée fut le début d'une longue hostilité dont le souvenir n'est, encore aujourdhui, pas perdu.

[...]

Chapitre VI

Ce sont les Allemands qui opposent la plus farouche résistance car ils veulent à toute force suivre le sort de l'Autriche et rejoindre, avec elle, le Reich allemand. Ils ont, au surplus, l'impression qu'à vouloir les incorporer à un état placé sous la tutelle des Tchèques dont la culture et la civilisation sont en retard de plusieurs siècles sur eux, les Alliés leur font une injure : un peu comme celle qu'on fait aujourd'hui aux blancs rhodésiens que, sous couvert de démocratie et d'antiracisme, la conscience universelle voudrait placer sous la tutelle des nègres *.

[Légende des illlustrations : CHAMBERLAIN : «  Le président Roosevelt et les juifs du monde entier ont exercé sur moi une forte pression pour me dissuader de conclure un arrangement avec Hitler. » (New Chronicle, 15 janvier 1952). «  L'Amérique et les juifs du monde entier ont contraint l'Angieterre à la guerre. » (Chamberlain à Kennedy, cf. Journal de Forrestal)]

On a aussi tiré argument du fait que, le 21 avril 1938, Hitler avait demandé à Keitel de mettre au point un plan d'intervention militaire, pour prétendre que, quelles que soient les circonstances, il s'apprêtait à envahir la Tchécoslovaquie avant l'automne sachant pertinemment qu'il déclencherait la guerre. La guerre, il l'appelait, disait-on, de ses voeux et la meilleure preuve en était qu'il s'y préparait. Or, une guerre générale supposait le démantèlement de ce bastion fortifié fiché dans son flanc et qui verrouillait les pétroles roumains, les blés de l'Ukraine et les immenses plaines de l'Est européen.

A l'appui de cette thèse, on a invoqué la conférence que Hitler tint devant ses généraux à la chancellerie de Berlin, [165] le 5 novembre et dont le contenu nous est connu par le document dit Hossbach, du nom de l'aide de camp de Hitler qui en fit le compte rendu 6.,

[...]

Le document Hossbach, qu'on a monté en épingle et sur lequel on s'appuie pour soutenir la thèse d'un Hitler voulant la guerre à tout prix, est d'ailleurs un document très douteux et très probablement sollicité. Son auteur lui-même n'a pu en garantir l'authenticité absolue : il l'avait écrit à la main et, ce qu'on a produit à Nuremberg, ce n'est pas ce texte original qu'on n'a jamais retrouvé, mais une copie dactylographiée non signée, qui n'était pas de lui et dont il a dit : «  Je ne puis dire si le document est une reproduction absolument exacte et littérale de ma relation originale. » Sur les intentions de Hitler relativement à la guerre, voici ce qu'il ajoutait :

«  Hitler, difficile à percer à jour, loin d'être toujours conséquent et qui, alors, n'était pas encore totalement imperméable aux conseils venus de l'extérieur, était-il réellement décidé, le 5 novembre 1937, à courir le risque d'une guerre pour réaliser ses idées fantastiques, qui étaient inconciliables avec les données et les possibilités effectives tant politiques que militaires ? La réponse à cette question occupera longtemps encore les historiens et les psychologues 8. »

Ajoutons, pour notre part, que même si ce document établissait indiscutablement la volonté de guerre délibérée de Hitler dès le 5 novembre 1937, ce n'est, de toutes façons, pas à la guerre qu'il a été contraint de faire, qu'il pensait, puisque le document dit expressément de cette guerre-là qu'elle se situait, dans son esprit, en 1943. D'autre part, non moins expressément, le document ne la présente que comme «  éventuelle » et prête à Hitler l'espoir de pouvoir donner une solution politique au problème allemand.

Cette thèse de M. J. de Launay, qui est aujourd'hui celle de tous les historiens sérieux et objectifs, n'est pourtant pas celle qui prévaut dans l'opinion publique . s'il y a des historiens sérieux et objectifs, il y en a d'autres aussi qui sont orientés. Ils sont les plus nombreux et ils ont l'oreille du pouvoir et de la presse dans tous les pays du monde. On le doit à toute une littérature qui a monté en épingle en les grossissant démesurément, la résistance allemande à la politique de Hitler, ses exploits, le complot des généraux, etc. et qui s'appuie sur les témoignages d'hommes aussi douteux que les policiers allemands Gisevius 10 ou Schellenberg 11, le Dr. Paul Schmidt qui avait à se faire pardonner son long dévouement à Hitler 12 ou dont Hitler avait déjoué les plans comme le Dr. Schacht, son ministre des finances 13, et le général Halder, successeur du général Beck dont il a raconté l'histoire 14 au poste de chef d'état-major de l'O.K.W., etc.,

[...]

[Chamberlain, négociateur des accords de Munich]:

A Berchtesgaden, le 14 septembre, il s'était mis d'accord, non sans peine, avec Hitler sur les régions des Sudètes qui devaient revenir au Reich et les délais d'évacuation par l'ad[175]ministration, l'armée et la police tchèques, mais ce n'était qu'un accord personnel qu'il fallait soumettre au cabinet anglais et, si possible, auquel il fallait rallier le g Gouvernement français. Les deux hommes sont donc convenus de se revoir le 23 septembre.

Il était à peine de retour à Londres et reposé des fatigues du voyage qu'il trouvait sur son bureau. une résolution votée par le Congrès juif mondial le 18 septembre et qui disait :

«  Notre devoir est de vous informer de l'anxiété croissante éprouvée par des millions de juifs en face des tentatives de l'Allemagne pour acquérir de nouveaux territoires habités par des juifs 22.
«  Les juifs du monde entier n'ont pas oublié le traitement inhumain infligé aux juifs de la Sarre et de l'Autriche 23.
«  L'exécutif du Congrès juif mondial vous prie en conséquence, de n'accepter aucun règlement qui ne sauvegarderait pas absolument les droits des juifs. »

Plus tard il avoua que, pendant toute cette période « les juifs ont exercé sur moi une forte pression pour me dissuader de conclure aucun arrangement avec le Führer 24. »

[...]

Finalement, à Londres où ils ont été convoqués, le 18 septembre, par Chamberlain, Daladier et Bonnet se déclarent d'accord avec le Plan Chamberlain-Hitler sous deux réserves : la nouvelle frontière sera délimitée par une commission internationale dont fera partie la Tchécoslovaquie et elle sera garantie contre toute nouvelle agression par l'Angleterre. Puis ils rentrent à Paris : le 19 septembre, le Conseil des ministres français réuni à l'Elysée sous la présidence de M. Albert Lebrun, se rallie à son tour, à l'unanimité, à cette solution. Mais ce n'est qu'une unanimité de façade : les uns ont approuvé le plan qui devenait ainsi le Plan franco-anglais, parce qu'ils y voyaient le seul moyen de sauver la paix, les autres parce qu'ils sont convaincus que Prague ne l'acceptera pas. Ils font d'ailleurs tout pour que Prague n'accepte pas : ce plan ayant été remis à M. Osusky, ambassadeur de Prague à Paris, le même jour dans l'après-midi, muni de la signature de la France et de l'Angleterre, M. Churchill qui tonne à Londres contre la politique de Chamberlain, bondit à Paris, le 20 septembre, pour alerter Mandel et Reynaud, et, encouragé par ses conseils, M. Mandel appelle Bénès à Prague et lui tient ce langage :

«  Vous êtes à la tête d'une nation libre et indépendante, ni Paris, ni Londres n'ont à vous dicter votre conduite. Si votre territoire vient à être violé, vous ne devez pas hésiter une seconde à donner l'ordre à votre armée qui y est prête, de défendre votre Patrie. Ce faisant, vous sauverez l'Europe de l'Hitlérisme, car je puis vous dire que si vous tirez le premier coup de canon, l'écho s'en répercutera dans le monde de telle façon que les canons de la France, de l'Angleterre et aussi ceux de la Russie soviétique partiront à leur tour, et tout seuls. Vous serez suivi par tout le monde [177] et l'Allemagne sera battue dans les six mois sans Mussolini, dans les trois mois avec Mussolini 26 ».

De son vrai nom, M. Mandel est Jéroboam Rothschild quoique non apparenté aux Rothschild, et il est ministre. Noblesse oblige : à la place qu'il occupe il se doit d'inscrire son comportement dans la ligne tracée par la récente adresse du Congrès mondial juif à M. Chamberlain. Tous les coreligionnaires de M. Mandel partagent sa manière de voir, ou peu s'en faut : à ma connaissance, on n'a signalé qu'une exception de marque en France : Emmanuel Berl.

[...]

,Si nous avons relaté l'affaire de l'Anschluss et celle des Sudètes avec un luxe de détails que, peut-être, on pourrait nous reprocher, c'est pour rendre à M. Chamberlain, l'hommage qui lui est dû : ce conservateur mit au service de ces deux idées essentiellement progressistes - au sens littéral du mot - que sont le droit des peuples à disposer d'euxmêmes et la défense de la paix, un acharnement, une ténacité dignes d'éloges. Vieux et déja malade, il fit, par ailleurs, preuve d'une étonnante vigueur intellectuelle autant que physique. C'est aussi pour mettre son comportement en parallèle avec celui de tant d'autres, progressistes par définition, qui se mirent si outrageusement en contradiction avec leurs propres principes et leur propre doctrine, - les socialistes français et les Travaillistes anglais, notamment. Ne parlons pas des communistes chez qui tout n'est que tactique et doctrine de façade.

 

Rassinier explique ainsi ce qui guide ses jugements de valeur sur la période: son pacifisme; pour lui, est un homme politique digne de louanges celui qui fait tout pour la paix, un coupable celui qui ne fait pas tout pour éviter la guerre. C'est le sens de ce livre, beaucoup plus que la défense de Hitler ou de l'Allemagne à tout prix., , , , , , ,

Troisième partie

Ch. VII

[note 1] Le Pacte de non-agression franco-allemand sera signé à Paris le 6 novembre 1938. En vain, le Parti communiste et la C.G.T. décident-ils une grève générale pour le 30 novembre, date primitivement prévue pour la signature; cette signature est simplement repoussée au 6 novembre et le 6 novembre, il tente vainement d'alerter les foules contre la venue de Ribbentrop à Paris. Il n'y a aucun incident: l'opinion est pour le Pacte. La grève du 30 novembre fut d'ailleurs un échec.

[...]

Il se donne pourtant le temps de la réflexion mais, Churchill ayant, le 16 octobre, repris la parole contre les Accords de Munich à la radio anglaise, il se dit que la situation ne peut manquer de se dégrader en Angleterre, que le doux Chamberlain finira par y être évincé du pou[201]voir, qu'alors l'Angleterre et le général Sirovy s'entendront et qu'il faut envisager des mesures : le 21 octobre, il décide de « renforcer la sécurité aux frontières du Reich » et que « l'armée doit se tenir prête, à tout moment, à écraser ce qui reste de la Tchécoslovaquie, si elle fait mine de poursuivre une politique anti-allemande ». Ce ne sont là que des mesures préventives et à toutes fins utiles, justifiées par l'attitude de ses adversaires mais, dès qu'elles sont connues en Occident, elles y jettent la consternation : que sont devenues les promesses qu'à Berchtesgaden, à Godesberg et à Munich, il a réitérées trois fois à Chamberlain et selon lesquelles, avait-il dit, « les Sudètes sont la dernière revendication territoriale que j'ai à formuler en Europe » et « je ne veux d'aucun Tchèque à l'intérieur du Reich » ? On oublie trop facilement qu'elles sont la conséquence du réarmement anglais et de l'attitude du général Sirovy, non à l'inverse, le réarmement anglais et l'attitude du général Sirovy qui sont la conséquence de la politique de Hitler.

[...]

La volonté de guerre de Roosevelt affichée après Munich (novembre 1938: boycott des produits allemands, réarmement, suppression du système cach and carry... Résistance de l'Angleterre et du congrès américain.

[...]

Après Munich, les Tchèques amputés des Sudètes et des Hongrois conservent des Ruthèjnes et des Slovaques auxquels ils doivent accorder un État fédéral mais ils s'en gardent bien:

« Finalement, Mgr Tizo [chef d'État de Slovaquie] et Mgr Volozin [chef d'État de Ruthénie, élus par des assemblées constituées contre le gré des Tchèquues] ont l'idée de résister aux autorités tchèques en s'appuyant sur la volonté populaire : ils organisent des élections qui ont lieu le 2 fé[205]vrier 1939 en Ruthénie où 92,4 % des électeurs se prononcent pour l'autonomie, et le 23 février en Slovaquie où 98 % des électeurs en font autant. Mgr Volozin et Mgr Tizo détiennent ainsi les pleins pouvoirs de la volonté populaire. »

Les Tchèques refusent et dissolvent les inst. autonomes; la Ruthénie et la Slovaquie demandent leur rattachement à l'Allemagne. D'où la seconde entrée de l'armée allemande en Tchéco. (15 mars 1939) Mais Hitler, en cas de violation des engagements par l'une des parties, était tenu de consulter la France et l'Angleterre, ce qu'il ne fait pas.

Lord Halifax, [Foreign Office] pourtant, prend l'affaire au sérieux : il sait à quel point la City qui a des participations majoritaires dans les pétroles roumains est sensible à tout ce qui se passe du côté de Bucarest et que, sur un tel thème, il lui serait facile d'alerter l'opinion anglaise.

Et bien que la nouvelle soit démentie par tous, ambassadeurs et gouvernement roumain, tous les journaux la relaient.

[...]

Ensuite, le 7 avril, Mussolini a envahi l'Albanie et en a offert la couronne au roi d'Italie : alors il ne se contient plus.

L'Albanie est un pays très pauvre - un pays de pâtres qui ne présente aucun intérêt économique. Mais c'est une position stratégique d'où l'on peut imposer sa volonté à la Yougoslavie, à la Bulgarie et à la Grèce. Qui tient l'Albanie tient les Balkans. Le roi Zog qui préside à ses destinées est une sorte de gangster qui, disait-on jusque là, dans les [218] journaux de gauche « s'était frayé une voie jusqu'au trône par un judicieux dosage de corruption, d'intrigues et d'assassinats ». Dès que l'arrivée des troupes italiennes lui est signalée, il s'enfuit en Grèce avec sa femme, la reine Géraldine. Les envahisseurs sont accueillis à bras ouverts par la population albanaise qui sait leur devoir ses routes, ses rares chemins de fer et ses rares industries. Le départ du roi Zog n'est pas considéré comme une perte par ses anciens sujets, au contraire.

Mais ce ne sont pas des moeurs . Mussolini a chassé un gangster et s'est approprié un pays par des méthodes de gangster.

Pie XII qui a été élu le 2 mars prononce sa première homélie pontificale, Quoniam Paschalia, le jour de Pâques et s'y dit « très préoccupé des dangers que font courir à l'Europe, le chômage, la misère, le manque de fidélité aux engagements souscrits, le mépris, dans certains pays, des droits imprescriptibles de la dignité humaine 30 ». C'est une intervention sur le plan moral. Tout le monde comprend que ces paroles sont prononcées à l'intention de Hitler et de Mussolini et, plus particulièrement des événements récents de Tchécoslovaquie et d'Albanie. Hitler et Mussolini ne s'y sont pas trompés.

[...]

 

Le soir même, sir Erich Phipps vient voir M. Daladier à la Chambre des députés et demande à lui parler de toute urgence . On ne sait pas ce que les deux hommes se sont dit, mais M. Daladier convoque ses ministres sur le champ et les informe que « la Grande-Bretagne a décidé de garantir les frontières de la Roumanie » puis leur explique les raisons qui la déterminent : « Le jour où l'Allemagne serait [215] maîtresse des pétroles roumains, elle pourrait faire la guerre à l'Europe tout entière, car elle serait certaine de pouvoir tenir pendant des années 24. » Le Conseil décide de s'aligner sur l'attitude anglaise. Ce n'était pas vrai : la Grande-Bretagne n'a jamais garanti les frontières roumaines, la Roumanie ne le lui a jamais demandé et, d'autre part, le Conseil des Ministres anglais, qui discuta de la question ne se réunit que le lendemain 19 mars.

La politique pacifiste de Chamberlain est alàors abandonnée et le gouvernement anglais adopte une attitude résolument belliciste, "pour défendre la Pologne"... qui n'est pas menacée plus que la Roumanie (dépourvue de frontière avec l'Allemagne!).

[...]

Depuis que j'ai lu M. Robert E. Sherwood qui fut un des familiers de Roosevelt, je n'ai plus de doute à ce sujet. M. Robert E. Sherwood prétend, en effet, que la pensée profonde du président était « que la frontière des États-Unis se trouvait sur le Rhin 33 » et que ce qu'il « redoutait le plus, on peut en être assuré, c'étaient des négociations de paix, un nouveau Munich 34 ».

[...]

Après les premiers échanges de vues avec le comte Ciano, [221] les deux ministres dînent à l'Hôtel Continental - le comte Ciano reçoit de Mussolini un coup de téléphone lui ordonnant de profiter de l'occasion pour solliciter de Ribbentrop la signature d'une alliance militaire avec l'Allemagne 37. Entre les deux pays, les pourparlers sur une telle alliance n'ont jamais été engagés. Un an auparavant, lors de la visite de Hitler à Rome, au lendemain de l'Anschluss (3-10 mai 1938) Ribbentrop l'avait proposée au comte Ciano qui avait décliné l'offre au nom de Mussolini. Cette fois, c'était décidé : la lettre du président Roosevelt avait eu pour effet de rejeter vers Hitler, Mussolini que l'Angleterre et la France cherchaient à en détacher (visite de Chamberlain et lord Halifax à Rome, le Il janvier 1939 ; mission de Paul Baudoin auprès de Mussolini, le 2 février 1939).

[...]

Sans le vouloir, Pie XII avait fait la preuve que ceux qui s'opposaient au règlement des litiges européens par des négociations internationales n'étaient ni Hitler, ni Mussolini, mais la France, l'Angleterre et la Pologne.

Cette preuve a marqué le début de l'hostilité dont, depuis, Pie XII n'a cessé d'être l'objet de la part des bellicistes à tous crins et on les comprend très bien : le but qu'ils poursuivaient n'était pas le règlement des litiges européens, mais l'effondrement du régime national-socialiste en Allemagne, et ils savaient qu'ils ne pourraient l'atteindre que par la guerre. C'est pourquoi ils ne voulaient à aucun prix d'un nouveau Munich. Mais ils voulaient pouvoir continuer à faire croire que c'était Hitler qui rendait impossible toute reprise des contacts internationaux. Or, après l'intervention de Pie XII, ils ne le pouvaient plus.

Dans la suite, ils utilisèrent d'autres aspects du comportement de Pie XII : son appel du 24 août, au lendemain de la signature de l'accord germano-soviétique et sa dernière initiative, le 31 août, à 13 heures.

[...]

Ainsi que le soutenait Boris Souvarine, le comportement du bolchevisme au pouvoir ne s'inspira jamais de la moindre considération doctrinale qui eût quelque rapport que ce soit avec le communisme, ni en politique intérieure, ni en politique extérieure. Dans le premier cas, il substitua le capitalisme d'État à la féodalité qui était encore le régime de la Russie en 1917. Dans le second, il reprit à son compte la politique des tsars en Extrême-Orient (Chine) et en Europe (Pays baltes, Pologne, Balkans) : le panslavisme.

Ces intentions éclatèrent au grand jour dès le lendemain de la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918, lorsque les populations de Russie Blanche, de Finlande, d'Esthonie, de Lettonie, de Lituanie, de Pologne et d'Ukraine, qui réclamaient déjà leur indépendance sous les tsars, la voulurent proclamer et se heurtèrent à l'Armée rouge qui réussit à leur imposer sa loi en Russie blanche, et dans une [231] grande partie de l'Ukraine. Le bolchevisme prétendait maintenir sous sa botte tous les peuples qui avaient été sous celle des tsars : le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qui faisait partie de la doctrine communiste avait été, dès son accession au pouvoir, relégué dans les oubliettes de l'Histoire et il ne fut plus, dès lors, qu'un article d'exportation à usage externe. Un temps, l'Armée rouge eut même des visées sur la Roumanie et sur la Hongrie : l'entreprise échoua de justesse *.

Mais à l'extérieur des frontières de l'ancien empire des tsars, le bolchevisme étendit ses tentacules par le truchement des partis communistes dont le rôle fut, à partir de 1920, la conquête du pouvoir par la conquête de l'opinion publique sous le couvert de la Révolution mondiale, la culture des troubles sociaux, de la violence, l'appel à l'insurrection, etc.

[...]

 

L'Opération vicaire. Le rôle de Pie XII devant l'Histoire

 

Définition par Rassinier de son oeuvre : De même que, soucieux, par intérêt pour l'Europe impensable sans l'Allemagne, de ne pas laisser sombrer la vérité historique sur les camps de concentration dans les pires excès de la germanophobie, j'avais été sensibilisé par ce curé qui [42] avait réussi à persuader toute la France et même les journalistes du monde entier qu'il avait vu des milliers et des milliers de personnes entrer dans les chambres à gaz de Buchenwald et de Dora 45 où je savais qu'il n'y en avait pas, de même, le 31 janvier 1946, je l'avais été par ce document signé Gerstein où il était dit que, dans des camps de concentration de Pologne occupée, les juifs étaient « asphyxiés » systématiquement par fournées « de 750 à 800 personnes » « dans des chambres à gaz de 20 M2 (une version du document, car il y en a deux, dit 25) de superficie au sol » et « de 1 m. 90 de hauteur » et qui ajoutait qu'au total « 25 millions de juifs européens » avaient été ainsi asphyxiés. Auschwitz n'était que cité et, contrairement à ce qu'il en était de Belzec et de Treblinka, le S. S. n'avait pas vu lui-même, mais déduit de factures de Zyklon- B qu'il avait lui-même fourni à ce camp. On m'excusera, mais j'ai aussitôt pense qu'un homme capable de dire de telles énormités, ou bien n'existait pas, ou bien n'était qu'un fou 46, que ceux qui prenaient ces choses au sérieux [43] ne relevaient que de la psychiatrie, qu'elles s'inscrivaient dans le cadre de la germanophobie à l' état le plus démentiel et, en raison du crédit qui leur était néanmoins accordé, on comprendra que j'aie voulu en avoir le coeur net. Voici donc, en résumé, ce que j'ai découvert et exposé ailleurs, dans un détail auquel je prie le lecteur soucieux de la vérité absolue, de bien vouloir se reporter 47 (la réf. est Le Drame des Juifs européens, op. cit., ch. 2, II, Kurt Gerstein)

A propos de la contestation des décisions de Nuremberg: «[devant le tmi] elles n'ont, ni l'une ni l'autre, été retenues à charge comme fondées. Il faut honnêtement préciser que des bribes dont il est impossible [44] de vérifier l'authenticité ont été retenues par d'autres tribunaux, dans d'autres procès, notamment ceux de la firme fabricante du Zyklon-B en janvier 1948, des médecins en janvier 1947, « motif pris que ce document avait été retenu au procès des grands criminels » ce qui était faux et « qu'on ne pouvait, d'après son statut, pas remettre en cause » les décisions de ce procès, et à Jérusalem au procès Eichmann en 1961, dans sa version française, à l'abri de la même raison juridique.

le 28 novembre 1945, Albert Camus, visant Pie XII, avait dit:

«Il y a une voix que j'aurais aimé entendre durant ces années terribles. On me dit qu'elle a parlé. je constate que les paroles qu'elle a dites ne sont pas venues jusqu'à moi .»

Mauriac, préfaçant Brréviaire de la haine: « [Nous] n'avons pas eu la consolation d'entendre le successeur du Galiléen, Simon-Pierre, condamner clairement, nettement et non par des allusions diplomatiques, la mise en croix de ces innombrables « frères du Seigneur ». Au vénérable cardinal Suhard, qui a d'ailleurs tant fait dans l'ombre pour eux, je demandai un jour, pendant l'occupation : « Éminence, ordonnez-vous de prier pour les juifs... », il leva les bras au ciel : nul doute que l'occupant n'ait eu des moyens de pression irrésistibles et que le silence du pape et de la hiérarchie n'ait été un affreux devoir ; il s'agissait d'éviter de pires malheurs. Il reste qu'un crime de cette envergure retombe pour une part non médiocre sur tous les témoins qui n'ont pas crié et quelles qu'aient été les raisons de leur silence. »

Alexis Curvers, jugeant Mauriac: M. Mauriac exigeait du pape, de la hiérarchie et de tous les témoins un cri qu'il est fort loin d'avoir poussé lui-même,

Gazages: témoignage de Thomas Mann, réfugié à Londres, : «C'est ainsi que, disposant mensuellement de huit minutes sur les antennes de la B. B. C., il fut à même de nous renseigner de façon très précise sur les moindres événements de Pologne et le premier, en novembre 1941, à y signaler des massacres de juifs et de Polonais, puis, en janvier 1942, des exterminations de juifs hollandais par les gaz 11.» (texte de la note: [...]le premier convoi de juifs à destination de la Pologne, est daté du 28 mars 1942 par M. Robert Kempner, procureur israélite à Nuremberg (Eichmann und Komplizen, Europa Verlag Stuttgart, p. 185) et du 27 par M. Joseph Billig, du CDJC (La Condition des juifs en France, Revue d'Histoire de la Deuxième Guerre mondiale, octobre 1956). Ajoutons que la décision de les déporter à l'Est a été prise à la célèbre conférence de Berlin-Wannsee le 20 janvier 1942.

(suit le récit de la naissance de la rumeur)

«Il semble que la première fois qu'il en fut question [des gazages] , de telle sorte que l'authenticité s'en accréditât dans les milieux gouvernementaux et diplomatiques alliés, puisse être datée de novembre 1943, date à laquelle est sorti, à Londres, un livre d'un professeur israélite de Droit de l'Université de Varsovie qui s'y était réfugié en 1939 : Axis Rule in occupied Europe par Rafael Lemkin. Encore, ce livre ne fut-il accueilli qu'avec beaucoup de réserves : il faut convenir que ces millions de juifs systématiquement exterminés dans des chambres à gaz, c'était tout de même difficilement croyable et d'autant plus que l'accusation était portée par un homme dont la qualité de témoin n'était pas plus acceptable que dans le cas de Thomas Mann. Londres, de toute façon, ne paraît en avoir fait la référence d'aucune intervention diplomatique.

sur le rapport Kasztner:» Il y a aussi le Rapport du Dr Reszö Kasztner, président du Comité de Salut desjuifs de Budapest qui [58] fait état de massacres de juifs dans l'Est européen, connus de son auteur vers la fin 1942, et de chambres à gaz dont l'existence parvint à sa connaissance en été 1943. [...] Ayant réussi à entrer en contact avec Lord Moyne, responsable anglais pour la Palestine, celui-ci le fait mettre en prison comme imposteur 21. Enfin, le Rapport Kasztner ne fut rédigé par son auteur alors réfugié en Suisse que dans le courant de l'été 1945, officiellement pris en considération pour la première fois le 13 décembre 1945 seulement par le Tribunal de Nuremberg 22 et rendu public, en langue allemande, dans une version très loin de l'original, qu'au cours de l'année 1961, par l'éditeur Kindler, de Munich, pendant le procès Eichmann 23

Parmi les critiques émises contre Friedländer, « Alors que la tendance des historiens modernes est, de plus en plus, de replacer les faits dans leur cadre historique au plan du temps et de l'espace, pour atteindre au maximum d'objectivité, celle de M. Saül Friedländer est de les isoler le plus possible de ce cadre. »

Condamnation des régimes: Il faut partir des faits : le 14 mars 1937, le Vatican a condamné le nazisme (encyclique Mit Brennender Sorge) et, le 19 du même mois, le bolchevisme (encyclique Divini Redemptoris). Dans la suite, aucune modification n'ayant été apportée à ces deux condamnations, du moins les Acta Apostilicae Sedis n'ayant fait état d'aucune, on est fondé à penser qu'elles sont toujours valables dans le sens même où elles ont été formulées. On est même fondé a le penser plus encore en ce qui concerne celle du nazisme qui, sous Pie XII comme sous Pie XI, a été plusieurs fois renouvelée 58, ce qui n'est pas le cas de celle du bolchevisme.

La contradiction entre l'État laïque et l'exigence d'un pape interventionniste: tout le mérite de cette non-responsabilité, de l'éclat qui en rejaillissait sur l'Église et du bénéfice qu'elle en tirait, revenait à Pie XII. Pourtant aux yeux de [84] tous ceux qui, après avoir porté Hitler au pouvoir en Allemagne (et Pie XII n'en fut pas, loin de là !) ne virent plus ensuite que la guerre comme seul moyen de l'en chasser (on est même fondé à se demander si ceux-là n'ont pas porté Hitler au pouvoir pour avoir l'occasion de faire la guerre à l'Allemagne et de l'écraser plus complètement encore qu'à Versailles) comme aux yeux des Églises concurrentes, protestante et juive notamment, il devint un pape pro-nazi, de même qu'aux yeux de Clemenceau, Benoît XV était devenu un « pape boche » et pour des raisons identiques.

Encycliques de Pie XII: sa première encyclique, Summi Pontificatus, 20 octobre 1939

(cf toute la fin du chapitre I, où pr met en évidence la responsabilité des Anglo-Saxons dans la guerre et «leur pitoyable pape Churchill et son coadjuteur le non moins pitoyable Roosevelt».

  Opinion des contemporains (un peu oubliées) «Nous croyons à l'honnêteté et à la sincérité de Hitler.» (Lord Beaverbrook, Daily Express, 31 octobre 1938.

Winston Churchill, Great Contemporaries, 1939, p. 268.«Ceux qui ont rencontré Hitler publiquement, que ce soit pour des affaires ou pour des questions sociales, l'ont trouvé hautement compétent, calme, bien informé et d'aucuns ont été affectés par ses manières agréables, son désarmant sourire et son magnétisme personnel.»

«Le génie romain personnifié par Mussolini, le plus grand législateur vivant, a montré à de nombreuses nations que l'on peut résister à la pression du socialisme, il a tracé la route qu'une nation peut suivre quand elle est courageusement conduite.» (Churchill à Queen's Hall, au Congrès de la ligue antisocialiste, 18 février 1933.)

«Le fascisme est une réaction salutaire contre le bolchevisme.» (Lord Curzon recevant Mussolini à Lausanne le 20 octobre 1922.)

«J'ai une très grande estime et une très grande admiration pour Mussolini. C'est un homme qui a une très grande force de caractère, une profonde sagacité et sa conduite personnelle est empreinte d'un grand charme et d'une parfaite simplicité.» (Chamberlain, après sa rencontre avec Mussolini à Livourne le 30 septembre 1926, cité par Max Gallo, op. cit., p. 255.) L'Opération vicaire. Le rôle de Pie XII devant l'Histoire ch. 1, notes p. 73)

Chapitre II

Les auteurs doutent des témoignages de l'entourage du pape (Pie X) «Mais, quand il s'agit d'allégations d'un Kurt Gerstein dont on n'ose même plus produire le texte - si on l'a jamais pu ! - et de leur interprétation par un Rolf Hochhuth ou par un Saül Friedländer, alors là, plus de doute et plus de conditionnel : ceux-ci sont protestants ou juifs et on ne peut tout de même pas les traiter comme un vulgaire chapelain de l'Église catholique, un vulgaire cardinal et un vulgaire pape 12 !»

p. 115, contre l'anticléricalisme : « [...] Léon Blum lui-même, qu'on ne peut pas accuser de complaisance pour l'Église, l'a reconnu qui, dans son livre, A l'Échelle humaine, rédigé en prison pendant les années 1940-1941 mais seulement publié en 1945, allait jusqu'à souhaiter que, contrairement à ce qui avait été décidé en 1915 pour la Conférence de la Paix dont Benoît XV fut écarté, une place fût réservée au Saint-Siège dans les organismes internationaux qui seraient chargés de l'édification de la nouvelle paix, justifiant ce point de vue par cet hommage [...] c'est le bon sens populaire qui a tranché entre le marxisme et Rerum Novarum. Pas dans les termes, sans doute, mais dans les faits, car les étonnants progrès de la technique qui ont si considérablement élevé le niveau de vie des masses laborieuses depuis le début du XXe siècle y ont beaucoup aidé. A cette évolution en tout cas, sinon dans ses prémisses, du moins dans ses conclusions, Rerum Novarum était beaucoup mieux adaptée que le Manifeste communiste et, par comparaison, la lutte des classes, qui est le thème du second, n'est plus qu'un mythe au regard de leur collaboration, qui est la conclusion de la première, et ne cesse de gagner le terrain que l'autre perd.

A cette ascension spirituelle de l'Église et à l'accroissement continu de son influence dans la vie sociale et internationale depuis 1870, ont beaucoup aidé aussi, les arguments utilisés contre elle dans le domaine spécifique de la Foi par les rationalistes : la papesse Jeanne, les Borgia, Galilée, la Pucelle des Armagnacs brûlée puis canonisée par l'Église, les Albigeois, la Saint-Barthélémy, saint Ignace de Loyola, et Torquemada, Dieu et le Christ qui n'ont jamais existé, le Vatican capitale de l'obscurantisme, le petit père Combes, Charles Guignebert et Prosper Alfaric, les amours de M. le Curé et de sa servante, les hommes en noir et à bec de corbeau, à mine pati[116]bulaire, à gros ventre et à mitre du R. P. d'une autre Église feu le très cher frère [trois points] F. M. Lorulot, le cure d'Uruffe, etc., vieilles pétoires rouillées que tout cela. Le Vicaire qu'on vient d'y ajouter est de la même facture et sort de la même usine. Apparemment, la nouvelle n'est pas encore parvenue aux rationalistes de 1964, que l'Église, sur laquelle ils tirent à boulets rouges qui ne font que pschitt, avec ces vieilles pétoires, est morte depuis le 20 septembre 1870, qu'elle n'est plus que l'Église de grand-papa, qu'ils ne font que s'acharner sur un cadavre décomposé depuis longtemps avec les arguments du grand-papa de grand-papa et que l'Église, la vraie, que ces calembredaines n'atteignent pas, est bien vivante, ne cesse à leur barbe de croître et embellir.»

p. 125: « Quoniam Paschalia (avril 1939), le montre « préoccupé des dangers que font courir à l'Europe le chômage, la misère, le manque de fidélité aux engagements souscrits, le mépris dans certains pays des droits iinprescriptibles de la dignité [125] humaine et de la liberté 30 ». L'Italie venait justement d'envahir l'Albanie...»

Resp. tchèque dans l'affaire tchéquoslovaque: « André-François Poncet - non suspect de la moindre complaisance pour l'Allemagne nazie - le soin d'établir comment et par qui les Accords de Munich furent violés : « Les Slovaques, conduits par Mgr Tiso, avaient obtenu l'autonomie dans le cadre de l'État tchécoslovaque. Mais les Tchèques refusaient de les considérer comme un État émancipé et fédéré. Il suffisait à Hitler, pour exécuter son dessein, de prendre parti pour les Slovaques 33. Le 13 mars 1939, Prague ayant prétendu révoquer les ministres slovaques 34 à cause de leur politique séparatiste, Mgr Tiso 35 courut à Berlin et sollicita la protection 36 du Führer 37. »

L'affaire polonaise: [p. 129-sq]«Jusque-là, Allemands et Polonais s'entendaient très bien. Il y avait entre eux un traité d'alliance datant du 26 janvier 1934 qui fonctionnait à merveille et leurs relations étaient des plus cordiales. C'est encore M. André François-Poncet qui nous le dit [... texte et réf 39]

Les deux parties sont donc d'accord.

Mais, lorsque le 21 1939 mars von Ribbentrop propose à l'ambassadeur polonais à Berlin, M. Lipski, d'engager des conversations diplomatiques dans le dessein d'officialiser cet accord, celui-ci part pour Varsovie et en revient le 26 avec une réponse négative. Au surplus, comme pour donner tout son sens à cette réponse négative, le 24 mars, lendemain de son arrivée à Varsovie, Moltke, ambassadeur d'Allemagne en Pologne, avertissait Berlin que des bruits alarmistes couraient relativement aux intentions de l'Allemagne à l'égard de la Pologne et, le lendemain 25, l'amiral Canaris, chef de l'Abwehr, signalait la mobilisation de trois classes de réservistes ainsi que des concentrations de troupes polonaises autour de Dantzig. [en fait, l'Union sov. etl'Angleterre répandent la fausse nouvelle que l'Allemagne a signé un accord avec la Roumanie et suggèrentde donner leur protection à la Roumanie et à la Pologne, qui doivent pour cela rompre les traités qu'elles avaient avec l'Allemagne, désigné comme fauteur de guerre; puis intervention insultante de Roosevelt auprès de Hitler et de Mussolini, très diff de sa proposition de limitation des armements de 1933, qui avait ensuite été repoussée par la SDN, provoquant la sortie de l'Allemagne de la sdn; les Allemands et les Italiens mettent le revirement sur le compte de la maladie - peut-être conscience en 1939 que la guerre est nécessaire pour sortir l'économie des états-unis de la crise -- sc. Hitler repousse la proposition de Roosevelt. Puis il y a une tentative de m&diation de Pie XII acceptée avec empressement par Mussolini, favorablement par Hitler, repoussée par les démocraties, notamment France, Angleterre et É;-U.:] « Il est évident que, dans l'ensemble, à l'heure présente, les États qu'il est convenu de désigner sous le nom de démocraties ne souhaitent pas multiplier les contacts, mais bien plutôt opposer une barrière à l'expansion des États totalitaires, à l'étendre et à la fortifier. Ils sont d'ailleurs persuadés que d'ici peu de mois, la balance des forces en présence pèsera entièrement de leur côté. C'est ce qui m'a été dit par M. Bonnet et répété par M. Buritt, ambassadeur des États-Unis, lequel ne m'a pas dissimulé sa satis[141]faction de savoir que la tentative du Saint-Siège n'aurait pas de lendemain. Pour lui aussi, en somme, il faut que les États totalitaires soient mis au pied du mur. Seulement après, quand ils auront donne les garanties auxquelles Roosevelt faisait allusion dans son message 53, on pourra commencer à discuter 54. »

 

 

 

Le Drame des juifs européens

Statistiques de la déportation: Le pourcentage des survivants s'élevait donc à 14 % et celui des morts à 86 %. Mais, à une question qui lui était posée sur ce sujet par un député, le ministre des anciens combattants et victimes de la guerre du gouvernement français, répondait ainsi par la voie du Journal officiel, le 24 février 1961 (Débats parlementaires, p. 229):

   Vivants   Décédés
 Déportés (Résistants)  16.1702  9.783
Déportés (Politiques)  13.415  9.235
 Internés (Résistants) 9.911  5.759
 Internés (Politiques)  10.117   2.130
 Totaux:  50.145  26.907

 

Pour les déportés, les chiffres se présentaient donc ainsi:

Total des déportés 49.135

Total des morts: 19.018 (soit environ 38 %)

Survivants 30.117 (soit environ 62 %)

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Ulysse trahi par les siens

légende des chambres à gaz développée par Nyiszli et Le Commandant d'Auschwitz parle

rôle de Rassinier: à chaque fois qu'on lui présente un témoin, il le convainc de fraude; résultat, les témoins se terrent. (ib.p. 21-22) = on sort des mecs de l'Est, qui ne peuvent pazs venir à la radio française. = Nyiszly et HÖss.

- Nyiszli: ils s'écrivent, miklos renonce à ses chiffres (45 millions) et transige à 2,5 millions, pas forcément juifs

Au regard de l'Histoire qui comprend aussi la statistique, l'importance des responsabilités varie selon qu'il y a eu 4 ou 48 fours crématoires à Auschwitz, 2.500.000 victimes ainsi que le prétend un livre récemment paru et attribué au commandant du camp, ou 6 millions comme on l'admet généralement, ou 9 millions comme le disent encore quelques journaux, ou 45 millions comme l'a écrit le communiste hongrois Niyzsli Miklos. uts3, p. 92

A propos des chambres à gaz: (uts3, p. 106-107) Il y eut même des fantaisistes, témoin cet étrange [107] abbé Jean-Paul Renard, que j'ai connu à Buchenwald et à Dora, seuls camps que, comme moi et avec moi, il ait connus:

«J'ai vu rentrer aux douches mille et mille personnes sur qui se déversaient, en guise de liquide, des gaz asphyxiants.»

En réalité, l'abbé Jean-Paul Renard n'a rien vu de tout cela, puisque les chambres à gaz n'existaient ni à Buchenwald, ni à Dora. Quant à la piqûre qui ne se pratiquait pas non plus à Dora, elle ne se pratiquait plus à Buchenwald au moment où il y est passé.

Comme je lui en faisais la remarque au début de 1947, il me répondit:

plus loin:

LES CHAMBRES A GAZ

Dès le 21 janvier les décisions de la Conférence de Wannsee sont communiquées à tous les services intéressés avec mission d'aménager les camps et embryons de camps de la région d'Auschwitz en commençant par Auschwitz même. Il s'agit, ne l'oublions pas, de prévoir [143] des installations pour recevoir des millions de personnes...

Au vrai, les services du R.S.H.A. et notamment du Bauleitung (Service central de la Construction) sont déjà au travail, mais pour un nombre d'internés prévu beaucoup plus bas: il suffira de leur demander d'étendre leurs projets en cours aux dimensions nouvelles.

Dans le document N. 4401 (produit au procès des organisations nazies à Nuremberg) on trouve sous le nom de Bauleitung, à la date du 28 janvier 1942, portant les N. 932 et 938, des plans de construction de quatre fours crématoires de chacun 15 cornues, comportant en sous-sol, des salles dénommées, pour deux d'entre eux, Leichenkeller (morgues), pour les deux autres Badeanstalt (douches). On y trouve aussi, à la date du 3 août 1942, une lettre de commande de ces fours crématoires à la maison Topf und sohn (Topf et fils) de Erfurt, sous le N. N 11; 450/42/B/I.H. Enfin, dans un autre document qui porte le numéro N.O. 4463, produit au même procès, il est dit que ces fours crématoires ont été livrés au camp à Auschwitz, le 20 février 1943: le temps de les installer, ils ont pu être prêts à être utilisés, au début de mars...

Ce sont ces morgues et installations de douches dont il a été dit qu'il s'agissait là, en langage de code, de chambres à gaz.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un peu gros.

Surtout si, comme le prétend le Dr Kubovy, directeur du Centre de documentation juive contemporaine à Tel Aviv, aucun ordre d'extermination des Juifs n'a jamais été donné par les autorités du Ille Reich.

Plus loin : à propos du cyclon-B, témoignage au procès de Francfort :

(Rivarol n° 68 2, 6 février 1964.) Et il décrit à la fois le cyclon B et l'opération. Ainsi apprend-on que ce célèbre gaz qu'ont nous a, jusqu'ici, présenté « en pastilles d'où le gaz sortait au contact de l'air » (on dit les uns à Nuremberg), « au contact de la vapeur d'eau » (ont dit les autres devant le même tribunal), se présentait, en réalité, sous la forme d'un « liquide en bonbonnes », d'un liquide très volatil.
La discussion mettant en évidence le faux témoignage commis par tous les témoins de l'accusation dans tous les procès de ce genre qui ont eu lieu au cours de ces vingt années, le président Hoffmaier tourne court.

 

Dr Münch: Justement... ce self-government des camps auquel M. Martin-Chauffier trouve tant de vertus. Avec leurs amis et protégés, les détenus chargés d'administrer le camp représentaient environ 25 % de la population de [168]tous les camps, a dit, à Francfort, un témoin de l'accusation, le Dr Münch, ancien médecin S.S. du camp d'Auschwitz. Si, au lieu des 1.800 calories attribuées à chaque détenu par le règlement des camps de concentration - et qui étaient, effectivement, bien peu -, ces 25 % s'en attribuaient le double, les 75 % qui restaient ne disposaient plus que des deux tiers d'une ration déjà très maigre, et point n'est besoin de sortir de l'École des Chartes comme M. Martin-Chauffier pour comprendre que, pour eux, c'était alors la condamnation à la mort lente par inanition.. (Ulysse trahi par les siens annexes, p.167)

Les contradictions de Rudolf Hoess;

(entretien avec Rivarol) A cet argument d'ordre politique s'en ajoute un autre d'ordre économique: déclarée seule responsable de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne doit, à elle seule, supporter la réparation des dégâts et, en premier lieu, le préjudice que l'état d'Israël dit avoir subi. Or, à 5.000 D.M. par victime, six millions de victimes cela « fait du bruit ». Indépendamment de ce qui est réclamé au même titre par la Yougoslavie et les satellites de la Russie, qui vient d'être chiffré aux environs de soixante-dix milliards de dollars (Express, 20 février 1964). Je précise bien: milliards... Autant dire qu'on veut faire de l'Allemagne actuelle une nouvelle république de Weimar, et c'est encore une autre façon de tuer l'Europe.

A propos du procès de Francfort: «Et, dans Candide (26 mars) M. Arthur Miller, la célèbre « tête d'oeuf » que cette très féale feuille avait fait venir spécialement d'Amérique pour la représenter à quelques audiences, conclut que « à 90 % l'opinion publique est indifférente ou hostile à ce procès ». En précisant qu'il comprend très bien la chose...»

Statistiques de la déportation: Or, répondant par la voie du Journal Officiel (24 février 1962, débats parlementaires p. 229) à un député (M. Ziller) qui lui posait la question, le ministre des Anciens combattants et victimes de la guerre précisait que 49.135 Français exactement avaient été déportés et que 19.018 d'entre eux étaient morts à la date du 1er décembre 1961. Ces chiffres ne sont-ils pas suffisants pour qu'on s'abstienne d'en rajouter? (uts5, 175)

A propos des aveux de crimes inexistants, Ulysse trahi par les siens, pp.159 : «Quant au second, le sous-officier Klaehr, il a reconnu qu'il avait exécuté, par piqûre de phénol au coeur, deux à trois cents détenus juifs. Je conseille au lecteur de lire attentivement un livre remarquable de Me Maurice Garçon: La Vie exécrable de Guillemette Babin qui, au Moyen Age, accusée de sorcellerie, avait avoué avoir rencontré tous les soirs à minuit, dans des sabbats orgiaques, des incubes et des succubes, sur promesse que, si elle avouait, elle ne serait pas brûlée comme sorcière. Le dénommé Klaehr était accusé d'avoir exécuté par piqûre au coeur, ces deux à trois cents détenus juifs, le soir de Noël 1942. Il niait. En cours de procès, on s'est aperçu de deux choses : le soir de Noël 1942, il n'était pas à Auschwitz ; et, d'autre part, piquer deux à trois cents personnes en une soirée, pour un seul homme, c'était vraiment un peu beaucoup. Interrogez le premier étudiant en médecine venu. Alors il a avoué avoir atteint ce score en deux mois, à raison d'une dizaine ou d'une quinzaine de personnes par séance. C'était plus vraisemblable. Le malheur, c'est qu'en 1948, l'accusé a déjà été impliqué dans le procès de Dachau et qu'il avait « accepté » qu'il y eût une chambre à gaz dans ce camp, [160] tout en précisant qu'il n'avait pas participé aux exterminations. Or, depuis 1948, on a su qu'à Dachau il n'y avait jamais eu de chambre à gaz »

Lettre à Kogon, Ulysse trahi par les siens p. 184: «2. Vous me dites ici, qu'aussitôt en possession de l'exemplaire de mon livre que, fidèle à mes principes, je vous ai fait adresser dans sa version allemande, vous l'avez porté chez un juriste : c'est justement là, Monsieur, de tout ce qui nous oppose, ce qui nous différencie le plus et me sépare radicalement de ceux qui, en France, ont eu la même réaction que vous. Je vous peinerais certainement un peu si je vous disais qu'à de très rares exceptions près, les bons esprits de notre temps assimilent cette réaction à celle de l'enfant qui va se plaindre à son maître d'école et la disent primaire. Je préfère donc vous dire qu'elle ressemble étrangement à son prolongement logique dans le monde des adultes c'est-à-dire par exemple, à celle du Pape faisant condamner Galilée; qu'à ce titre, elle est attentatrice à la liberté d'examen et le meilleur atout des forces obscurantistes contre les chercheurs de vérités; et qu'en aucun cas elle ne peut être celle d'un homme cultivé.»

ibidem: N'ayant jamais été un homme politique que par accident, je ne poursuis d'ailleurs pas d'autre but.

ibidem: Et que vous avez, par action ou par omission, contribué à authentifier les interprétations données à des documents douteux comme le Protocole de Wannsee,

ibidem: «Jesuis un socialiste, Monsieur. Bien qu'assez peu mêlé aux luttes politiques, j'ai derrière moi près de quarante années de comportement socialiste. Mon socialisme est un socialisme doctrinal. Il se fonde, non sur le marxisme, mais sur les préoccupations et découvertes de gens comme les Anglais Robert Owen et Keir Hardie, l'Allemand Bernstein, le Suisse James Guillaume, le Français Proudhon, le Russe Kropotkine, etc. et il s'assortit de la philosophie de Tolstoï et de Gandhi. Il ne s'accorde évidemment pas avec le socialisme des partis en ce sens que, refusant la violence, il refuse aussi la guerre, donc le nationalisme d'un autre âge dans lequel ont sombré les partis socialistes européens depuis les années 30, et enfin cette conception romantique de la révolution des barricades.»

Le Véritable Procès Eichmann

Wannsee: Situation terrible des juifs: apatrides depuis 1935, personne ne veut d'eux; d'où assassinat du conseiller von Rath à Paris; guerre éco et financière, disent-ils, depuis 1933.En septembre 1939, dès l'ouverture des hostilités, les autorités représentatives du Congrès mondial juif ayant, comme pour reprocher à l'Angleterre et à la France d'avoir tant tardé, rappelé que « les juifs du monde entier avaient déclaré la guerre économique et financière à l'Allemagne dès 1933 » et qu'ils étaient « résolus à mener cette guerre de destruction jusqu'au bout » avaient, par là-même, autorise Hitler à mettre en camp de concentration tous ceux qu'il avait sous la main ; ainsi qu'en cas de guerre il est d'usage de faire de tous les étrangers ennemis dans tous les pays. Au fur et à mesure que les événements militaires le permirent, les juifs européens se trouvèrent logés à la même enseigne que les juifs allemands et, quand il n'y eut plus aucun espoir de les faire émigrer hors d'Europe le dernier on le verra, s'évanouit avec l'échec du plan Madagascar à la fin de 1940 on décida de les regrouper tous et de les mettre au travail dans un même et immense ghetto qui, après les succès de l'invasion de la Russie se trouva être, à fin 1941, situé dans les territoires dits de l'Est, à proximité de l'ancienne frontière russo-polonaise ; Auschwitz, Chelmno, Belzec, Maidaneck, Treblinka, etc. Là, ils devaient attendre jusqu'à la fin de la guerre la reprise des pourparlers internationaux qui fixeraient leur sort. Cette décision avait été mise au point au stade de la mise en application à la célèbre conférence interministérielle de Berlin-Wannsee, le 20 janvier 1942 et le transfert avait commencé en mars. (vpe1) Voir aussi ch. 2

CH. 1: tableau du théâtre des opérations en 42-43: reconquête des Russes et invasion de l'Afrique du Nord puis victoire des Américains sur les Allemands au MO; Angleterre tête de pont. Au printemps 43, la guerre est virtuellement gagnée et on commence à organiser le monde de l'après-guerre: conférences.

Ch. 2 Nuremberg

Conclusionde la seconde partie du ch. Tels sont, au niveau de la matérialité des faits, quelques-uns des exemples qui montrent que l'accusation de crime de guerre s'appliquait autant aux juges qu'aux accusés et, par voie de conséquence, établissent irréfutablement l'incompétence du Tribunal au regard du Droit International alors en vigueur.

L'histoire de Joël Brand : Il s'agit ici d'une assez sordide affaire d'argent. En 1956, lorsqu'il fut acquis que la conscience universelle se refusait à emboîter le pas au mouvement sioniste international dans cette entreprise et à faire de l'Allemagne, en quelque sorte ad vitam aeternam, la vache à lait de l'état d'Israël, sous le titre L'histoire de Joël Brand et le sous-titre Un troc monstrueux, un million de juifs pour dix mille camions, un certain Alex Weissberg publia un livre qui, au regard du paragraphe c) de la définition du crime par le statut de Nuremberg, était un véritable acte d'accusation contre l'Angleterre et les États-Unis à juste titre considérés par le mouvement sioniste comme responsables de son échec. Le chantage était évident. Il n'en reposait pas moins sur des bases sérieuses. L'Angleterre et les États-Unis ne s'en émurent pas.

En gros, la thèse se présentait ainsi : parce qu'elle s'était opposée, même après 1933, à l'émigration des juifs européens vers Israël par application de la Déclaration Balfour, notamment parce qu'elle avait, en décembre 1938, éconduit le Dr Schacht envoyé par Hitler à Londres pour lui proposer la négociation de leur transfert massif en Palestine, l'Angleterre devait être déclarée co-responsable de leur massacre. Elle le devait être d'autant plus qu'en 1944, une initiative de Himmler ayant ouvert la voie du Salut à un million de juifs, elle la fit encore échouer. Les États-Unis, eux, étaient responsables parce qu'ils avaient, en toutes circonstances, soutenu cette politique de l'Angleterre. Il n'était pas jusqu'à la France qui ne fût visée quoique plus discrètement : en 1940-41, elle avait fait échouer un projet de transfert de tous les juifs européens à Madagascar.

L'opération ayant fait long feu en 1956 fut relancée en mai 1961 au cours du Procès Eichmann et dans des termes tels que beaucoup de bons esprits ont été amenés à se demander si cette relance n'était pas un des buts principaux de ce procès. Toujours est-il que furent annoncées en même temps pour la fin du mois de mai 1961, la comparution à la barre des témoins, de Joël Brand, le principal acteur survivant de l'échange de 10.000 camions contre 1 million de juifs, la production des documents jusqu'alors inédits des conversations engagées dans ce sens qui étaient, en fait, un violent réquisitoire contre l'Angleterre et les États-Unis, et... un voyage qu'à titre privé M. Ben Gourion devait faire en France et au Canada, dont il avait l'intention de profiter pour effectuer une visite officielle à Londres de Paris et à Washington de Ottawa » (les journaux, 24 mai).

En son temps, on ne manqua pas de relever la coïncidence en la [41] prétendant calculée : plutôt que Paris et Ottawa, les véritables buts du voyage de M. Ben Gourion n'étaient-ils pas Londres et Washington où il désirait se rendre pour négocier un silence éventuel ?

L'Angleterre et les États-Unis ne s'émurent pas plus qu'en 1956. 191. Ben Gourion ne fut invité ni à Londres ni à Washington et on ne manqua pas non plus de relever le camouflet.

A la barre du Tribunal de Jérusalem, Joël Brand déballa son paquet les 29 et 30 mai. Le procureur enchérit encore et, pour ne pas faire de jaloux, mit en cause la Russie aussi, à propos d'un bombardement des chambres à gaz d'Auschwitz demandé par les dirigeants juifs de Palestine en 1944 et que, s alignant sur l'Angleterre et les États-Unis, elle avait, elle aussi, déclaré n impossible pour des raisons techniques ~> : comment, en effet, détruire les chambres à gaz par bombardement aérien, sans anéantir en même temps une grande, sinon la plus grande partie des 500.000 détenus 2 pour la plupart juifs du camp ? Ce genre d'argument s'articule d'ailleurs sur un de ces faits qui ne laissent aucune échappatoire quoi qu'on fasse : les Alliés eussent-ils déféré à la demande des dirigeants juifs de Palestine qu'ils seraient aujourd'hui accusés d'avoir aidé l'Allemagne à exterminer le peuple juif sous le fallacieux prétexte de détruire des chambres à gaz qu'ils auraient au surplus intentionnellement, diraient leurs accusateurs ratées comme ils ont raté tant d'autres de leurs objectifs tout au long de la guerre.

Voici donc où nous en sommes : tandis que l'Allemagne se trouve indirectement innocentée par une fausse manoeoevre russe, une fausse manoeuvre du mouvement sioniste international et de l'état d'Israël envoie les Alliés qui l'ont jugée, rejoindre l'Allemagne sur le banc des accusés. On ne reviendra pas sur la première de ces fausses manoeuvres. De la seconde, on pourra déplorer qu'elle se soit articulée sur un chantage et qu'elle comporte des arguments sans valeur mais, en gros e. au regard du Statut de Nuremberg, elle aboutit à des conclusions amplement justifiées. Des deux enfin, on dira seulement qu'elles sont complémentaires] en ce qu'elles ont, de concert et fut ce à leur insu, rouvert la voie à la thèse de la responsabilité collective de tous les belligérants dans toutes les guerres qui eut la faveur de l'opinion mondiale au lendemain de celle de 1914-18.

Pour réconfortant que soit ce résultat, il ne doit cependant pas nous faire oublier que cette thèse de la responsabilité des Alliés n'est mise en circulation par Israël et le mouvement sioniste qu'en ce qui concerne les crimes mes contre l'Humanité (paragraphe c de l'art. 6 du

Protestations contre Nuremberg: La notion de crime de guerre a considérablement évolué depuis 1945 quant aux applications qu'on en peut faire par référence aux Conventions de Genève et de La Haye. Au vrai, les corps des onze pendus de Nuremberg étaient à peine refroidis que, sur le bon droit des Alliés à s'ériger en juges et à condamner, la conscience universelle se posait les questions les plus graves et, comme elle avait choisi de s'exprimer par la voix des gens les plus estimables, il fut, dès 1e départ, totalement impossible de les éluder. Parmi eux figuraient, en effet, des hommes aussi universellement réputés que le professeur Gilbert Murray, le plus connu des hellénistes britanniques, le doyen de Rhodes House, tous deux de l'université d'Oxford, le critique militaire Lidell Hart, I'éditeur israélite anarchisant Victor Gollancz, le député aux Communes R.R. Stokes, Lord Hankey, secrétaire du célèbre Comité de défense de l'Empire de 1912 à 1938, du cabinet anglais de 1920 à 1921, le juge américain Tennerstrum, de la Cour suprême de l'état d'Iowa qui, nommé au siège du Tribunal de Nüremberg, quitta son poste en claquant la porte au bout de quelques mois, le sénateur Taft, le lord-évêque Chichester qui intervint en termes sévères à la Chambre des Lords le 23 juin 1948, l'évêque de Berlin Dibelius, etc. La plupart d'entre eux avaient d'ailleurs protesté bien avant que les corps des pendus ne fussent refroidis : avant même que le verdict ne fût rendu et, pour les mieux informés, dès le début de l'année 1944, date à laquelle fut rendue publique l'intention des Alliés de faire un procès dans les formes mais, la conspiration du silence ayant joué contre eux, on ne le sut que longtemps après.

Protestations en France: En France et qui fussent dignes d'être cités, il n'y eut guère que les deux admirables livres de Maurice Bardèche : Nüremberg ou la Terre Promise et Nuremberg II ou les Faux-Monnayeurs.. Du contenu de ces deux livres, la gauche française au pouvoir ne retint que les opinions politiques de leur auteur qui se dit ouvertement et très crânement fasciste. Elle dressa contre eux un infranchissable barrage et le premier fut même assez scandaleusement interdit. A partir d'une rare objectivité, les thèses qui y sont soutenues n'en sont pas moins celles qu'au temps de ma jeunesse, prenant pour chef de file des Bertrand Russell, des Mathias Morhardt, des Romain Rolland, des Anatole France, des Jeanne et Michel Alexandre, les partis socialistes européens et la gauche mondiale ont unanimement soutenues et presque fait triompher au lendemain de la guerre de 1914-1918 et jusqu'en 1933. Il serait aisé de démontrer que, de tradition assez ancienne, ces thèses sont effectivement de gauche. Sur ce chassé-croisé qui se traduisit devant le phénomène guerre, par un retrait de la gauche sur les positions traditionnelles de la droite, tandis que la droite se portait sur celles de la gauche, il y a beaucoup à dire, mais l'historien doit ici céder la plume au sociologue. On se bornera donc à citer encore un fait qui, dans cet ordre d'idées, permettra des comparaisons utiles : en 1914 aussi, la gauche s'était ralliée aux conceptions de la droite en matière de guerre mais, en 1918, elle était redevenue la gauche et, quant à la droite, arrogante et imperméable, elle était avant comme après, restée bêtement figée sur des dogmes d'un autre âge. Sur ces dogmes d'un autre âge, c'est aujourd'hui la gau[44]che qui est bêtement figée. Et ce balancement historique est pour le moins curieux.

Sujet du chapitre: examen du contexte dans lequel Nuremberg est intervenu (origine de la décision, crimes de guerre des Allemands et des Alliés: affaire du Laconia -bombardement de sauveteurs allemands en mer-; affaire du bombardement de Berlin (août 1940) par les Anglais à la suite d'une erreur de bombardement de Londres: Que cette erreur de navigation officiellement reconnue ait été sur le moment interprétée comme une action délibérée des Allemands et qu'elle ait provoqué, en réaction immédiate, un raid sur Berlin la nuit suivante, on le comprend et même on le pardonne aisément. Qu'ils soient revenus en force quelques jours plus tard sans que les Allemands leur en aient donné d'autre motif, on commence à le comprendre moins bien. Et que, bien que la thèse officielle et W. L. Shirer soient muets là-dessus, ils aient continué jusqu'à provoquer les bombardements de représailles des Allemands sur Coventry, Birmingham. mingham, Sheffield et Southampton au nom desquels ils ont justifié Dresde, Leipzig et Hambourg ! on ne le comprend plus du tout et on ne saurait l'excuser.

La thèse du directeur de cabinet du ministre britannique de l'air rend un son bien différent et jette une autre lumière sur cette affaire.

Selon lui, cette méthode de bombardement aurait commencé bien avant le 23 août 1940: le 11 mai exactement. Ce jour-là, I'état-major général de I'Amirauté l'aurait décidée et, le soir même, 18 bombardiers. Whitley seraient partis en vague lâcher des bombes en nappes sur des installations ferroviaires de la Ruhr et auraient, ce qui ne pouvait manquer, fait un nombre appréciable de victimes civiles. Puis, ils auraient continué dans la mesure des possibilités qui leur étaient laissées par la Flak. (p. 49-50)

le prétendu ordre d'exécuter les aviateurs anglais tombés: fausse traduction du juge Jackson.

affaire de « commandos parachutistes: repris de justice déguisés et envoyés pour tuer de l'autre côté des fronts: interdit par les conv. de Genève et ^pratiqué par les Anglais: Hitler donne l'ordre de les descendre ou faire prisonniers = violation des conv. de Genève par l'Allemagne, la violation par l'Angleterre est, elle, étrangère au procès!

-Dr Benedikt Kautsky qui fut, à la suite de son père, leader du Parti social-démocrate autrichien, qui passa trois années à Auschwitz-Birkenau, qui écrivit un livre sur son expérience, Teufel und Verdammte publié en Suisse en 1946 et qui précisait :(citation exacte)Ainsi, ce témoin qui dit dans une autre page que le maximum de survie à Auschwitz était de l'ordre de trois mois, qui y a survécu trois ans, n'a jamais vu de chambre à gaz, il en convient et n'en parle que d'après ce qu'il a entendu dire par des personnes dignes de foi. On remarque qu'il n'en est pas plus avare de détails pour cela : il sait que 3 1/2 millions de personnes y ont été exterminées de cette façon et aussi que le gaz employé était plus lourd que l'air puisqu'il tombait du plafond [83] ce qui est encore une autre version puisque les autres témoins font venir ce gaz de tablettes jetées sur le sol et d'où il se dégageait sous l'influence de la vapeur d'eau selon les uns, de l'air selon les autres.

 

chambres à gaz et crématoires: les doc., le témoignage, les comparaisons avec Buchenwald, le terme de Leichenkeller, Topf and Sohn, la date de construction, les quantités de Cyklon B... Les camions ou autobus de la mort, il n'en parle quer par prétérition.

.p. 125:

Le lecteur m'excusera si, plutôt que d'invoquer des principes de morale toujours discutables, j'ai préféré citer des textes, bien qu'ils soient plus froids: ils donnent au procès Eichmann le caractère d'un procès de Moscou ct si des griefs de culpabilité pouvaient être articulés contre Eichmann, ils ont déjà disparu derrière les circonstances impardonnables de l'enlèvement et aux yeux de la postérité, le con. damné d'aujourd'hui risque d'être bien plus une victime qu'un bourreau.

Les preuves des chambres à gaz:

«A vrai dire, on sentait plus ou moins confusément aussi bien dans le peuple que dans les sphères dirigeantes, bien avant l'entrée en guerre des États-Unis, qu'il faudrait envisager pour les juifs une autre solution que Madagascar et qu'on serait obligé de les garder en Europe jusqu'à la fin de la guerre: la lettre de Göring à Heydrich, du 31 juillet 1941 dont il a été parlé (p. 105, note 34), reflétait sans doute déjà ce sentiment. La déportation des juifs vers l'Est avait commencé le 15 octobre 1941 et la convocation de Heydrich à la conférence de Berlin-Wannsee qui porte la date du 29 novembre 1941 (P.S. 710 - T. [110] XXVI, p. 266) fixait primitivement au 9 décembre cette conférence que les événements ont repoussé au 20 janvier et qui avait pour buut d'organiser la concentration des juifs précisément dans les territoires de l'Est. Mais Hoess nous dit dans son livre Der Lagerkommandant von Auschwitz spricht ... qu'en mai 1941, lorsque Himmler le vint voir à Auschwitz, il projetait encore d'y faire un camp capable de contenir 100.000 prisonniers de guerre qui y travailleraient pour la Défense militaire du Reich et non un camp spécial de regroupement des juifs. En fait, la déportation massive des juifs de toute l'Europe vers Auschwitz et les autres camps de Pologne commença en mars 1942. Les ordres portaient qu'ils étaient dirigés vers des camps spéciaux (Sonderlagern) qui constituaient le traitement spécial (Sonderbehandlung) auxquels ils étaient soumis, par comparaison avec la déportation des autres oppositionnels qui étaient dirigés au hasard des possibilités, pêle-mêle, sur n'importe quel camp. La déportation des juifs vers l'Est devint elle-même l'action spéciale (Sonderaktion) ou spécialement dirigée contre eux. Tout cela se fit dans l'atmosphère de haine du juif créée par le livre de Theodor N. Kaufmann GERMANY MUST PERISH! et la précipitation des événements vers la «guerre totale» expression qui entra vers ce moment, dans le vocabulaire courant et dont, aux yeux de tous les Allemands, il était censé avoir à la fois inspiré et avoué la préparation [111]

Le langage codé: ils ont trouvé les expressions Sonderlager, Sondebehandlung ou Sonderaktion, ils ont d'autorité décrété que c'était là un langage de code et qu'il s'agissait de chambre à gaz. (ib.)

les témoins: Höss (contradictions, rédaction sous la menace) Gerstein: 800 dans 20 m2. Nyiszli: 20.000 morts par jour en français, 10.000 en allemand!

Statut des juifs: ch/.2 D. Les crimes contre l'humanité, parle de Madagascar, des tentatives d'exportation des juifs allemands, de la Nuit de cristal (enquête documentaire poussée) (vpe4.html)

E. Et autres broutilles

»Définition du crime et du criminel, point de départ et clé de voûte de l'Acte d'accusation, I'article 6 était la pièce maîtresse du Statut de Nuremberg. Par là-même, il impliquait pour l'historien l'obligation d'affronter tous les éléments de cette définition aux faits sur lesquels ils étaient articulés et, pour en donner une image aussi exacte que possible de situer ces faits, à la fois dans leur contexte historique et dans leur contexte juridique : pièce maîtresse du Statut de Nuremberg, cet article 6 le devenait alors aussi de cette étude et c'est ce qui explique la place prépondérante qu'il y tient.

Au terme de son examen, la conclusion qui s'impose, c'est qu'au vrai, il ne s'agit même pas d'une définition, mais tout au plus d'une banale pétition de principe qui déduit les données du problème qu'elle pose de la solution qu'elle lui propose, à savoir : la condamnation d'un seul des criminels arbitrairement choisi entre tous ceux qui l'ont commis. Ceux qui ont désigné ce criminel et décidé de sa mise en jugement étant ceux qui ont, de concert avec lui, créé par le menu toutes les circonstances du crime, donc ses co-auteurs ligués contre lui, on conviendra qu'il ne pouvait rien sortir d'autre de leurs cogitations . Comme ils s'étaient en même temps institués ses juges, la condamnation devenait automatique et les autres articles du Statut n'interviennent plus que pour codifier cet automatisme.»

 

Note 45 ch. 2: Qui couvrirent même d'honneurs certains d'entre eux dont la participation sur ordre à des crimes reconnus évidents par le Tribunal n'était pas discutable. Exemple: le professeur Balachowski, sujet russe naturalisé français en 1932 chef de laboratoire à l'Institut Pasteur de Paris, déporté à Buchenwald le 18 janvier 1944 et affecté au bloc 50, dit des expériences criminelles. Interrogé à Nuremberg comme témoin, le 29 janvier 194d, après avoir convenu que « chacune de ces expériences équivalait à un assassinat » (T. VI, p. 322) ce Balachowski se justifie en disant « qu'il fallait exécuter à la lettre les ordres qui étaient donnés ou bien disparaître » (op. cit. p 328) Non seulement le Tribunal ne lui appliqua pas l'article 8 du Statut pour avoir « obéi à des ordres criminels » mais, comme il est dit plus haut il vit à Paris, couvert d'honneurs et très confortablement, n'en vitupérant que de plus belle les criminels auxquels il fait aux Allemands un crime de ne pas avoir désobéi. « Selon que vous serez... » En cela le jugement de Nuremberg ne se distingua pas des jugements de cour du fabuliste et Balachowski n'est pas seul dans son cas !

THERESIENSTADT  ! lettre des juifs du camp, 23. mai 1944, y décrivant une vie tout à fait normale, avec juive, médecine, école, maisons de retraite, etc. Une sorte de phalanstère administrée exclusivement par des juifs.

Fin de Le Véritable Procès Eichmann

 

grades allemands

Gruppenführer: général

Standatenführer: colonel

Obersturmführer: commant

Hauptsturmführer Obermeyer ?

Hauptmann capitaine