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N'oubliez pas de lire la gazette du golfe et des banlieues,

 

Liste des numeros de la nouvelle série,

numéro 18 (mars 2003)...


Le Courrier des Incrédules

 

Conseils de révision


 

Actualités de mars 2003


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Conseils de révision est maintenant établi sur son site propre:


<http://conseilsderevision.tripod.com> où les numéros sont téléchargeables en format pdf.


 

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 Ernst Zündel, l'infatigable lutteur, a été arrêté par les services américains d'immigration et sommairement expulsé des Etats-Unis où il résidait depuis trois ans. Il a été livré aux autorités canadiennes qui pourraient le revendre à l'Allemagne dont il a encore la nationalité. Inutile de dire que les droits de l'homme ou du citoyen n'existent pas, dans ce cas, et dans un nombre grandissant d'autres cas. Le gnome de Mannheim a déjà lancé un mandat d'arrêt. On peut suivre les développement de cette affaire sur:

<http:www.zundelsite.org> et <http://www.ihr.org>

 

 


 Une délégation de l'aaargh a rencontré Edward Limonov, libre, à Moscou, dans les bureaux de Limonka, en 2000. Un large échange de vue, des souvenirs et des amis communs, un même révisionnisme, un même esprit de fronde, ont resserré les liens entre les deux groupes.

Deckert, Rami, Töben, Walendy, Lauck, Leuchter sont sortis de prison. Porter, Rudolf, Graf ont choisi l'exil. Avec Limonov en prison, Zündel en prison, Amaudruz en prison, Plantin devant la porte de la prison, nous redisons notre solidarité avec nos amis entaulés et nous réclamons leur élargissement avec excuses.

 

 

 



 




L'ABSOLUTISME AU POUVOIR

Dans une circulaire citée plus loin, on trouve, sous la plume de Jean-Paul de Gaudemar, Directeur de l'enseignement scolaire au ministère, la stupéfiante phrase suivante:

«Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n'est pas compatible avec les valeurs de la République

Le mal absolu existe: Gaudemar et Deubeliou Bush en tombent d'accord. Nous sommes donc embarqués, sans le savoir, dans le fondamentalisme des sectes protestantes nord-américaines. Et c'est le directeur de l'enseignement scolaire en France qui nous lâche cette colossale ânerie, comme on lâche un pet foireux. Ce n'est pas tout. Les Valeurs de la République s'en mêlent. Les valeurs de la république ont le droit de décider de tout, car tout ce qu'elles rejettent, n'appartenant pas auxdites valeurs, est à considérer comme non-républicain, ou même anti-républicain, ce qui justifie une destruction immédiate, une annihilation entière. C'est comme Saddam cachant ses lance-pierres. On peut avoir recours à la force pour éradiquer les choses incompatibles avec les valeurs républicaines, puisque notre régime politique tire ses plus anciennes racines de la république, justement. Or que nous dit l'interprète des valeurs de la république: que le "relativisme" est "incompatible". Le Littré ne connaît pas ce terme mais le Robert en dit ceci:

 

 

 

D'abord, il faut brûler Kant en vitesse. On ne va quand même pas admettre des auteurs relativistes dans les bibliothèques publiques de la république. Ensuite, il va falloir épurer les esprits et les éventuels propos relativistes qui pourraient maculer les valeurs de la république. Tout individu pris en flagrant délit de comparaison, par exemple, devrait être immédiatement amené au poste. Le ministère de l'éducation nationale pourrait par exemple organiser la remise de diplômes d'absolutisme, qu'il faudrait nécessairement produire pour postuler un emploi dans la fonction publique. On n'exclut pas qu'il faille rouvrir des camps, à Pithiviers ou à Drancy, pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui s'obstineraient dans l'usage de critères relativistes dans des activités où s'imposent les valeurs de la république. Il est bien évident que dans une période où l'insécurité et le terrorisme s'attaquent aux fondements mêmes des valeurs républicaines, l'incompatibilité des relativistes doit amener à leur isolement et puisque Guantanamo est déjà pris, on pourrait peut-être réaménager l'île du Diable.

Nous félicitons Luc Ferry et sa brillante cohorte de défenseurs des valeurs de la république. Il a bien mérité de la Patrie !


NOTRE AMI LIMONOV

 

La première phase du procès de Limonov (examen des chefs d'accusation et plaidoiries des avocats), qui se déroule devant le tribunal de Saratov sur la Volga depuis le 8 juillet 2002, s'est achevée le 10 janvier 2003. Limonov, détenu depuis avril 2001, est accusé, ainsi que cinq autres personnes, de constitution de groupe armé, détention illégale d'armes à feu et préparation d'actes terroristes; Limonov et Sergej Aksionov, directeur du journal Limonka, sont accusés en outre d'incitation publique à la révolution (art. 280 du code pénal: deux à cinq ans de prison); ils encourent au total des peines allant de douze à vingt-trois ans de prison. La défense espère faire abandonner notamment la préparation d'actes terroristes et l'incitation à la révolution, et obtenir des peines de dix ans de prison au plus. Elle affirme que l'accusation n'a pas de preuves.

Pour sa part, Limonov a plaidé non-coupable, affirmant que ses écrits étaient de la littérature et non de la propagande politique et qu'il n'était pas l'auteur d'un article incriminé appelant à la révolution.

Le procès a été marqué par le revirement d'un des co-inculpés, Dmitrij Korjagin, qui a affirmé avoir été témoin de deux négociations de fusils mitrailleurs menées par Sergeij Aksionov, au vu et au su de Limonov. Il affirme, quant à lui, que c'est Korjagin qui a tout fait et que c'est lui aussi qui voulait prendre le pouvoir par la révolution.

Deux cent cinquante personnes sont venues témoigner contre Limonov qui affirme que toutes sont des collaborateurs du FSB (ex-KGB); vingt personnes ont affirmé l'innocence de Limonov.

Le procès reprendra au début de février avec les plaidoiries de l'accusation; le verdict devrait être rendu avant le 17 mars, date à laquelle expire la détention provisoire des accusés.


Gazeta.ru, 10 janvier 2003, 16h50.

<http://www.gazeta.ru/2003/01/10/limonovasdal.shtml>


A Saratov le procureur requiert quatorze ans de prison contre l'écrivain de nationalité française Edouard Limonov. Que fait notre gouvernement ?

 
Une peine de 14 ans de détention a été requise vendredi 31 janvier, contre l'écrivain de nationalité française Edouard Limonov (par ailleurs principal dirigeant du Parti National-Bolchévique Russe), qui comparaissait sous l'accusation de " terrorisme ", " d'appel à coup d'Etat, de tentative de formation de groupes armés illégaux, de préparation au terrorisme, ainsi que de complicité de recel d'armes et d'explosifs ".
Treize ans de prison ont par ailleurs été requis pour le délit "d'appel au coup d'Etat" contre Serge Axionov, le directeur de l'hebdomadaire du PNB Limonka. Des peines de 6 à 7 ans de prison ont été en outre demandées pour "recel d'armes" contre quatre activistes du Parti National-bolchévique jugés avec MM. Limonov et Axionov. Alors que la défense d'Edouard Limonov a prouvé que les accusations étaient sans fondement et avaient été montées de toutes pièces par la police politique russe on peut se demander pourquoi un tel acharnement contre l'écrivain, Mark Ames, un journaliste anglo-saxon vivant à Moscou en donne la raison dans la conclusion d'un récent papier sur ce procès: "Des fascistes parodiques comme Barkashov peuvent lever des milices armées, ils n'en représentent pas pour cela un danger car ce ne sont que des chefs scouts sans la moindre idée politique. Des gens comme Limonov, et les artistes et intellectuels qui le suivent, ne posent pas, eux, un danger en terme de police de la rue, mais en terme de police de la pensée. Eux sont dangereux pour le régime car ils sèment des idées qui peuvent germer et prendre racine. C'est pour cette raison que Limonov est le seul chef extrémiste poursuivi et qu'il risque de passer le restant de sa vie en prison."
Pour défendre Edouard Limonov et pour influer, éventuellement, sur la conclusion de son procès le Réseau Radical [structure qui regroupe les NR, les solidaristes et les radicaux français] invite ses adhérents et sympathisants à intervenir à la fois auprès de l'Ambassade de Russie et du Ministère des affaires étrangères français (compétent en l'espèce puisque Limonov est un ressortissant français).

Adresses utiles :
Ambassade de Russie, 40-50 boulevard Lannes, 75116 Paris.
Tel 01.45.04.05.50. fax 01.45.04.17.65.
e-mail du Ministère des affaires étrangères:
<webmestre@diplomatie.gouv.fr>

Note biographique :
Actuellement âgé de 59 ans, dissident politique à la fin des années soixante, Edouard Limonov à émigré, en 1974, aux Etats-Unis, puis en France. Edité dans de nombreux pays, il est l'auteur d'Autoportrait d'un bandit dans son adolescence, de Cognac Napoléon et de Le poète russe préfère les grands nègres. Il a été journaliste à L'Humanité Dimanche, à L'Idiot International et au Choc du Mois. Il est rentré en Russie après la chute de l'URSS en 1991 et a alors participé au mouvement "rouge-brun" et aux courants les plus radicaux de celui-ci. Il a combattu aux côtés des Serbes bosniaques lors de la guerre en ex-Yougoslavie. Un comité de soutien créé en France a réuni les signatures de nombreuses personnalités, dont celles des écrivains Stéphane Denis, Eric Neuhoff, Françoise Xenakis, Gabriel Matzneff, Alain de Benoist, Bernard Frank, Gilles Perrault, Denis Tillinac etc. Il s'est adressé, en vain, au président russe Vladimir Poutine pour obtenir sa libération.

Service de presse du Réseau Radical, 28-01-03.


LETTRE OUVERTE À LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE


 

 


La majorité parlementaire se doit d'abroger la Loi Gayssot


 
 
Le deux mai 1990 est adoptée la proposition de loi présentée par le député communiste J.-C.Gayssot :
Il est inséré, après l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881, sur la liberté de la presse un article 24 bis ainsi rédigé : "Seront punis (.) ceux qui auront contesté (.) l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité tels qu'ils sont définis par l'article 6 du statut du tribunal militaire international (de Nuremberg) annexé à l'accord de Londres du 8 août 1945".

 

 


Cette proposition de loi est définitivement adoptée le 30 juin 1990 par 308 députés communistes et socialistes contre 265 députés de droite ; Cette loi Gayssot, orgueil du PCF, témoigne de l'incroyable mansuétude de l'opinion envers un parti, qui dans le passé, a toujours fait de la surenchère sur les pires crimes du communisme.
Lors du vote de cette loi, la droite s'était opposée à ce texte avec des arguments qui nous paraissent toujours valables.
Certains, même à gauche, n'avaient pas hésité à qualifier cette loi de liberticide.
Aujourd'hui vous disposez d'une large majorité à l'Assemblée Nationale. Nous vous demandons donc d'abroger cette loi qui bafoue les lois de la démocratie, et qui, selon Jacques Toubon, était un pas vers le délit d'opinion.

M E I -- Pour le Mouvement Ecologiste Rhône Alpes :
Michel Bouguin
Jean Brière
Daniel Martin
Yves Morel
Lundi 13 Janvier 2003


LE PARTAGE DES EAUX

Le 22 janvier dernier, à Lyon, l'éditeur Jean Plantin a été condamné à six mois de prison ferme à l'instigation d'un juge d'application des peines, Christophe Trillou. Son crime, avoir continué à exercer sa profession alors que la justice le lui avait interdit.
Qu'avait-il fait pour mériter une telle sanction (qui avait par ailleurs été accompagnée d'amendes, de dommages-intérêts et de frais de justice) que l'université lyonnaise avait jugée utile de doubler de l'annulation de ses diplômes (maîtrise et Dea) ?
Bien peu de chose à nos yeux. Il avait publié dans une revue dont il avait la responsabilité un article contestant la vérité révélée en matière historique...
Il n'y a pas là de quoi fouetter un chat pensez-vous. Ce serait mal connaître la police de la pensée qui le fit alors condamner puisque «le mensonge historique ne saurait constituer l'expression d'une simple opinion ordinaire», entre autre, à une interdiction professionnelle.
Comme il estimait celle-ci infondée Jean Plantin continua de publier des livres comme si de rien n'était. Les ligues de vertu veillaient, le JAP aussi. La sanction vient de tomber.
Un éditeur sera donc emprisonné. On peut s'imaginer le scandale que cela ferait si Jean Plantin avait été «de gauche» et s'il avait donné dans le politiquement correct.
Or Jean Plantin a choisi le mauvais camp et sa condamnation ne soulève aucun scandale. Bruno Gollnish s'est ému dans un communiqué, le FN -- dans son quotidien en ligne -- a fait de même, le Réseau Radical a assuré, lui aussi dans un communiqué, Jean Plantin de sa solidarité, Serge de Beketch et Rivarol ont apporté leur soutien et c'est tout !
On peut comprendre aisément que la gauche et les libéraux se taisent, mais dans la mouvance nationale le silence n'est rien moins qu'assourdissant !
On attend encore la réaction d'un écrivain national connu qui n'était pas avare d'appels au soutien quand lui-même était poursuivi puis condamné; on attend encore la réaction du MNR dont le chef s'inquiétait, il y a peu, avec une étonnante célérité de la santé d'un rabbin et qui voulait peu de temps après nous mobiliser pour soutenir son épouse injustement poursuivie et condamnée; on attend encore la réaction d'identitaires qui se sentaient obligés, cet été, d'apporter, contre toute logique et contre toute prudence, leur soutien à un schizophrène en phase délirante; on attend encore la réaction de ceux de la plus longue mémoire; on attend encore et on attendra bien longtemps ces témoignages de solidarité, ces communiqués, ses actes d'amitié qui ne viendront pas.
Ils ne viendront pas car le partage des eaux s'est fait, car trop de lectures de Del Valle ou de Faye ont abouti à la situation recherchée...
L'ennemi, le seul, c'est le musulman, c'est lui seul qui nous menace !
Alors oublions tout le reste et faisons ami/ami avec l'ennemi d'hier, ainsi sera-t-on sans doute épargné par ses ligues de vertu, ainsi aura-t-on enfin l'impression d'être (pour une fois ...) du bon côté... celui de Sharon, de Fallaci, de SOS-Racaille, etc.
Alors malheur aux vaincus, malheur à Jean Plantin, malheur à ceux qui osent penser que l'ennemi véritable est toujours le même.
Comment puis-je conclure autrement qu'en citant Châteaubriand: «Il faut être économe de son mépris, il y a tant de nécessiteux».
Oui, il y a réellement « tant de nécessiteux »...

Christian Bouchet, 26 janvier 2003.
 
<http://www.voxnr.com/cogit_content/alaune/Lepartagedeseaux.shtml>



DES NAINS ET DES NIEURS

Très rigolo

3. Nazism and Holocaust Denial

What is Holocaust Denial? Why is it Anti-Semitic?

 
One specific conspiracy theory which receives much play in the contemporary Arab press deserves special mention: Holocaust denial. Here, facts that are universally 10 acknowledged throughout the rest of the world are questioned in the Arab world, and hinge on conspiracies of frightening scope. Holocaust denial -- the claim that approximately six million Jews were not methodically killed, many by poison gas, by the Nazis during World War II -- now regularly occurs throughout the Middle East, in speeches and pronouncements by public figures, in articles and columns by journalists, and in the resolutions of professional organizations. While some voices oppose this denial or deliberate distortion of the historical record, the main tenet of Holocaust denial -- that Jews invented the Holocaust story in an attempt to advance their own interests -- appears to be an increasingly accepted belief for large numbers of people in Arab and Muslim states. Even as many Western countries have enacted legislation identifying Holocaust denial as a form of hate crime, the Middle East is one of the few regions in the world today where governments do not condemn, and sometimes even sponsor, such anti-Semitic propaganda. Though some try to portray the deniers as "revisionists" conducting legitimate inquiry into the historical record, scratching the surface of their theories will demonstrate the anti-Semitic conspiracy theory they are really espousing. To make their claims credible, Holocaust deniers are forced to reject enormous volumes of historical evidence from World War II. In so doing they resort to fantastic conspiracy theories about Jews. Records from the period, including thousands of pages of evidence used immediately after the war in the Nuremberg trials, are dismissed as forged by a secret committee; survivors are rejected as greedy charlatans; American GI's who saw the death apparatus in the camps are told that they were duped by the American military itself, which was corrupted by Jewish concerns and also complicit in the conspiracy. As for a motive (for why would Jews claim that millions of their brethren were killed in WWII?): deniers claim that the Jews wanted to defraud the West of billions of dollars in reparations and other payments; to "purchase" world support for the creation of the state of Israel; to demoralize "Aryans" and the West so that the Jews could more easily take over the world.

Holocaust Denial Takes Root in the Middle East
In the Middle East, in some cases, Holocaust denial is actively sponsored by national governments -- by Iran, for example, which has become a sanctuary for Western Holocaust deniers fleeing legal entanglements in their home countries, and whose leader, Ayatollah Ali Khamenei, suggested in 2001 that the statistics of Jewish deaths during the Holocaust had been exaggerated. The numerous expressions of Holocaust denial that have appeared in Teshreen, Syria's main daily newspaper, which is owned and operated by the ruling Baath party, suggests that the Syrian government also condones the propaganda. The same holds true for the Palestinian Authority, whose newspaper, Al- Hayat Al-Jadeeda, and television station have frequently denied basic facts of the Holocaust in their reporting. In other Middle Eastern countries, however, denying or minimizing the extent of the killing of Jews during World War II has been adopted by opposition parties and dissident factions that oppose attempts at normalizing relations -- legal, diplomatic, economic -- with Israel or the United States. For these factions, Holocaust denial is a tool to discredit their government rivals, who have allegedly been "taken in" by Israeli Holocaust propaganda, and to increase popular hatred of Israel. This is true in Jordan, for example, where anti-normalization organizations sought to hold Holocaust-denial conferences in 2001 but were opposed by the Jordanian government. (Despite government opposition, the strongly anti-Zionist Jordanian Writers' Association was able to hold a conference; see below.) The Lebanese government also opposed the attempts of several foreign organizations to hold a Holocaust-denial conference in Beirut in 2001.

Early Examples
In 1983, in an early public example of denial from an indigenous Middle Eastern source, a Palestinian named Mahmoud Abbas (also known as Abu Mazen) wrote The Other Side: The Secret Relationship between Nazism and the Zionist Movement. In the book, Abbas suggested that the six million figure was "peddled" by the Jews but that in fact "the Jewish victims may number six million or be far fewer, even fewer than one million." In 1995, reports of the book's existence reached the Western press, largely because of the public prominence that Abbas had attained as the chief PLO architect of the Oslo peace accords and cosigner of the 1993 Declaration of Principles in Washington. The California-based Simon Wiesenthal Center publicly called for Abbas to clarify his position on the Holocaust, but no clear statement was forthcoming. In an interview with the Israeli newspaper Ma'ariv, Abbas tried to frame the issue in terms of realpolitik. "When I wrote The Other Side...we were at war with Israel," Abbas said. "Today I would not have made such remarks...Today there is peace and what I write from now on must help advance the peace process." Less equivocally, in the late 1980s a former Moroccan army officer, Ahmed Rami, began publicly to deny the Holocaust and to disseminate anti-Israel propaganda in Sweden. Rami had fled north after being sentenced to death in Morocco for his role in a 1972 coup attempt against King Hassan II. There he eventually founded "Radio Islam," an anti- Semitic program that also featured attacks on accepted Holocaust history. In October 1990, Swedish courts ruled that Rami and "Radio Islam" were guilty of incitement against Jews; Rami received six months in prison and Radio Islam was shut down. Two years later, Rami was a featured speaker at the annual conference of the Institute for Historical Review, the leading Holocaust-denying organization in the United States. He eventually reestablished Radio Islam as an Internet site, but was again prosecuted in Swedish courts on charges of inciting racial hatred, and was convicted and fined in October 2000. Radio Islam continues to maintain its Web presence from servers in the United States; though it no longer makes audio broadcasts, its site features an extensive collection of Holocaust-denial and other anti-Semitic documents. Other attempts to undercut or minimize the history of the Holocaust date back to the early 1990s. According to David Bar-Illan ("The PLO Has Not Softened its Propaganda," The Jerusalem Report, May 31, 1996), for example, the PLO-affiliated Palestinian Red Crescent published an article in the July 1990 issue of its magazine, Balsam, which advanced the now de rigueur claim that Jews concocted "the lie concerning the gas chambers" to gain support for the establishment of Israel. The article also suggested that 12 the Nuremberg trials of Nazi war criminals were set up by "Jews and their friends" for the purpose of establishing the Holocaust as historical fact. Bar-Illan claims that similar articles appeared in the Cyprus-based PLO journal, El Istiqlal.

In Recent Years, a Sharp Increase
Since the mid-1990s, English-language reporting on the Arab-Israeli conflict and peace process has increased dramatically. Several independent organizations [Not independent, but Zionist-financed ] have begun to monitor peace-related developments throughout the region, including the statements, policies, and attitudes of regional governments, politicians and media. The close coverage provided by the Middle East monitoring organizations shows that Holocaust denial is popular in Arab media throughout the Middle East and the Palestinian Authority. This is true even in Egypt and Jordan, the two Arab countries that have taken steps to normalize relations with Israel. Among the newspapers that have consistently featured Holocaust denial are the Jordanian daily, Al Arab Al-Yom, the Syrian daily, Teshreen, the Englishlanguage Iranian Tehran Times, and the Palestinian Authority's Al-Hayat Al-Jadeeda. Several noted religious leaders in the region have also rejected the facts of the Holocaust, including Sheikh Mohammad Mehdi Shamseddin of Lebanon, Sheik Ikrima Sabri of Jerusalem and Iranian religious leader Ayatollah Ali Khamenei. On July 4, 1998, for example, the establishment Jordanian newspaper Al-Arab Al-Yom told its readers that "most research prepared by objective researchers" has "proven in a manner beyond the shadow of a doubt" that the Holocaust is "a great lie and a myth that the Zionist mind spread in order to lead the world astray." Earlier that year (April 27, 1998), the same newspaper had published an article claiming that "there is no proof" that the Holocaust occurred, except for "the conflicting testimonies of a few Jewish 'survivors.'" On July 14, 1998, the Egyptian newspaper, Al-Akbar, stated that regarding the crematoria remaining at Buchenwald and Auschwitz, "even if these crematoria operated day and night, it would take dozens of years to burn six million people and not merely three years." A Lebanese politician, Dr. Issam Naaman wrote in a London-Arab newspaper on April 22, 1998, that "Israel prospers and exists by right of the Holocaust lie and the Israeli government's policy of intentional exaggeration."

Aid and Comfort for Western Deniers
Several Holocaust deniers have turned to the Arab and Islamic world for help when facing prosecution in various countries for illegal activities. Wolfgang Fröhlich, an Austrian engineer who testified on behalf of Swiss denier Jurgen Graf in 1998 about the impossibility of Zyklon-B gas being used for executing humans, sought refuge in Iran in May 2000, claiming that his arrest by Austrian police was imminent. He reportedly still resides in that country. Graf himself, who was convicted of inciting racial hatred by promulgating Holocaust denial in Switzerland in 1998, also resides in Iran, to which he fled rather than face a 15-month jail term. According to the Institute for Historical Review, Graf is presently living in Tehran "as a guest of Iranian scholars." Since his arrival in Iran, Graf has authored an online book entitled Holocaust Revisionism and its Political Consequences. The relationship between either Fröhlich or Graf and the Iranian government is not clear. The best known flare-up of Holocaust denial in the Middle East occurred in response to the trial of Roger Garaudy in France in 1998. Garaudy was charged with violating a 1990 French law that makes it illegal to deny historical events that have been designated as "crimes against humanity," and with inciting racial hatred. [This is completely wrong ] These charges stemmed from his 1995 book, The Founding Myths of Modern Israel (Les mythes fondateurs de la politique israélienne), in which he stated that there was no Nazi program of genocide during World War II, and that Jews essentially fabricated the Holocaust for their financial and political gain. Garaudy was convicted on these charges in 1998. Before, during and after the trial, he was hailed as a hero throughout the countries of the Middle East --the trial was covered by media from Saudi Arabia, Qatar, Egypt, Iran, Syria, Lebanon, Jordan and the Palestinian Authority. Formerly Roman Catholic and Communist, Garaudy had converted to Islam in 1982, and married a Jerusalem-born Palestinian woman, but this alone did not explain the outpouring of support he received; the "revisionist" message of his book -- whose Arabic translation was a best-seller in many of the region's countries -- clearly resonated across the region. The former president of Iran, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, announced in a sermon on Radio Tehran that his personal scholarship on the subject had convinced him that "Hitler had only killed 20,000 Jews and not six million," and added that "Garaudy's crime derives from the doubt he cast on Zionist propaganda."
The main establishment newspaper in Egypt, Al-Ahram, defended Garaudy in a March 14, 1998, article that argued that there is "no trace of the gas chambers" that are supposed to have existed in Germany, and that six million Jews could not have been killed in the Holocaust because "the Jews of Germany numbered less than two million" at the time. Numerous professional and social organizations throughout the region issued statements supporting Garaudy as well, including the Palestinian Journalists' Syndicate, the Palestinian Writers Association, the Jordanian Arab Organization for Human Rights, the Qatar Women's Youth Organization, the Federation of Egyptian Writers and the Union of Arab Artists. Support for Garaudy did not end merely with words. Seven members of the Beirut Bar Association volunteered to defend the writer in France, and Egypt's Arab Lawyers' Union also dispatched a five-man legal team to Paris in Garaudy's support. The United Arab Emirates daily, Al-Haleej, was inundated with contributions and messages of support for Garaudy after it published an appeal on his behalf. The most surprising contribution came from the wife of United Arab Emirates leader Sheikh Zayed ibn Sultan al-Nahayan, who gave the equivalent of $50,000, in cash, to cover the maximum fine that Garaudy would be required to pay if found guilty.

Extrait de: Aryeh Tuchman, (Research Analyst -- The Anti-Defamation League) Islamic Anti-Semitism in Historical Perspective, 19 p.
< http://www.adl.org/anti_semitism/arab/Arab_Anti-Semitism.pdf>


CANADA: ROYAUME DE LA CONNERIE

Un tribunal du Saskatchevan a confirmé le jugment d'une de ces monstrueuses "cours des droits de l'homme" condamnant un quidam à payer des dommages et intérêts à trois homosexuels parce qu'il avait fait paraître dans le journal local quelques extraits de la... Bible. Le tribunal a considéré qu'il s'agissait de messages "de haine". Nous vivons dans un monde qui censure déjà Shakespeare et Voltaire. Maintenant la Bible. Bientôt Mickey et Bambi.


WorldNetDaily, 18 février 2003

<http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=31080>



UN RÉVIZO KASHER

At the opening ceremonies of the Holocaust Museum in Washington in 1993, Croatian President Franjo Tudjman was an honored guest. This is remarkable.
Tudjman was a Holocaust denier, a Serbophobe and an apologist for the Croatian clerical fascists known as Ustashas. During World War II, the Ustashas had set up the first Nazi death camp in Europe, called 'Jasenovac'. An Associated Press dispatch commented that Tudjman once wrote: "...the 'main characteristics' of Jews were 'selfishness, craftiness, unreliability, miserliness, underhandedness and secrecy."' The Associated Press also reported that: "...Naomi Paiss, communications director for the [Holocaust] museum, said the State Department recommended that Tudjman, as a democratically elected leader, be given an invitation." (AP, 21/4/93)
So the State Department, apparently in control, used the opening of a Museum commemorating victims of Hitler to whitewash an apologist for Hitler.
No representative of the Serbian people was permitted to take part in the opening. Pres. Clinton and Elie Wiesel both spoke, implicitly comparing the Serbs to Nazis. Clinton threatened war.

C'est ce qui entoure une sorte de publicité pour un livre, d'un certain Ilya Ivanovitch, sur un site <emperorsclothes> qui est disposé à en vendre 30 exemplaires, et qui s'intitule "Witness to Jesenovac", le camp de concentration oustachi, en Croatie, du temps de la dernière guerre mondiale. Le site, qui par ailleurs fait sournoisement la propagande du sionisme tout en défendant le nationalisme serbe et Milosevitch, n'hésite pas à dire que dans ce camp les oustachis ont tué "un million de personnes", de la crétinerie à l'état pur. Voir:

<http://emperors-clothes.com/jasenovac/witness-email.htm>


USURPATION

Il y a des petits rigolos qui s'amusent à poster des trucs pas corrects sur des listes de discussion, dites aussi "newsgroups", en particulier <fr.soc.histoire> et <fr.soc.politique>. Nous, on s'en fout, on n'a jamais rien posté dans les newsgroups, que nous considérons comme des endroits où on perd son temps et où on rencontre toujours les mêmes chiens altérés de vengeance, comme le ridicule Zinzin, qui d'ailleurs apparaît tout de suite dans la suite des messages, dite aussi, à l'anglaise, "thread", le fil. Se farcir Zinzin à tous les tournants, l'horreur. Il est toujours là à vous refiler son site comme un vieil obsédé qui fourgue des photos pornos à la sortie des écoles. On voit qu'il a rien à foutre dans son bureau de la BNF.

Mais ce qui est plus marrant, c'est qu'un type se soit donné comme nom le nôtre: Il se fait appeler A.A.argh à l'adresse

<aaargh@arcticmail.com> Inutile de dire que nous ne connaissons pas la personne qui s'affuble de ces oripeaux et qu'elle ne nous représente pas. Mais en même temps, nous trouvons drôle qu'elle reprenne notre nom et notre raison sociale. Cela ne nous fait ni chaud ni froid. Les amateurs iront voir ces échanges qui nous semblent désespérément stériles à

<http://groups.google.com/groups?hl=en&lr=&ie=UTF-8&threadm=53e04ed4.0301281832.2b9d4fa%40posting.google.com&rnum=1&prev=/groups%3Fselm%3D53e04ed4.0301281832.2b9d4fa%2540posting.google.com>

Voir aussi le "fil" La loi Gayssot enfin mise à la question:

<http://groups.google.com/groups?dq=&hl=en&lr=&ie=UTF-8&threadm=3e359da0%240%242554%24afc38c87%40news.easynet.fr&prev=/groups%3Fdq%3D%26num%3D25%26hl%3Den%26lr%3D%26ie%3DUTF-8%26group%3Dfr.soc.histoire%26start%3D25>

Ce A.A. Argh lit de près le site de l'aaargh et se tient au courant de l'actualité. Bon travail.

 

Quelques jours, ou quelques heures après avoir fait cette constatation, on nous signale un nouvel engagement où Zinzin, toujours en embuscade en prend plein la tête. On recopie:

message <http://groups.google.com/groups?selm=53e04ed4.0301291810.5a40758e%40posting.google.com>


From: A.A. Argh (aaargh@arcticmail.com)
Subject: Re: Rapport Rudolf, Gilles Karmasyn est naif ou malhonnete
View: Complete Thread (4 articles)
Original Format
Newsgroups: fr.soc.histoire, fr.soc.politique
Date: 2003-01-29 18:10:57 PST

Gilles Karmasyn <gilkarm@worldnet.fr> wrote in message news:
<3e378038$0$2562$afc38c87@news.easynet.fr>...

> Germar Rudolf est aujourd'hui réfugié en Espagne
Germar Rudolf vit actuellement aux USA où il a demandé l'asile politique.
> d'où il co-dirige un site web néo-nazi.
Le site dont il s'occupe, situé à http://www.vho.org n'est pas néo-nazi mais révisionniste. Ne soyez pas si obsédé.
> J'ai lu et étudié le "rapport" Rudolf.
Apparemment, si vous l'avez lu, c'était en diagonale, au minimum, comme nous allons le voir. Avant toute chose, veuillez vous reporter à la dernière édition autorisée, datée de 2003 (oui, c'est nouveau), téléchargeable librement, en texte intégral anglais avec photographies en couleurs à http://vho.org/GB/Books/trr/ Cela vous évitera de faire des remarques auxquelles Germar Rudolf a déjà répondu.
> D'un point de vue strictement scientifique, c'est une arnaque totale sur tous les points abordés
> (sauf quand il écrit que l'eau mouille).
Alors il ne devrait pas être trop difficile pour vous de montrer quelques-unes de ces arnaques. Ne négligez pas de donner les références précises des points que vous soulevez, et inutile de reservir le même éternel paquet de liens renvoyant à des articles tout faits sur votre site n'ayant aucun rapport direct avec le sujet, comme vous le faites d'habitude. Votre propagande exterminationniste est lassante, essayez d'être sérieux, pour une fois.
> Rudolf avance nombre d'affirmations pompées directement
> chez les négationnistes, affirmations par ailleurs maintes
> fois réfutées.
Veuillez être plus précis dans vos insinuations, citez donc un ou deux exemples de ces "affirmations pompées chez les révisionnistes maintes fois refutées" pour illustrer votre propos.
> Rudolf présente son rapport comme faisant partie
> d'une expertise judiciaire. Mais il oublie de préciser
> que jamais, il ne fut pas utilisé devant la cour de justice,
> pour laquelle il avait été conçu. Dans cette page, Rudolf
> insiste sur le mot et la notion n'expert. Mais il n'a jamais
> été reconnu comme tel par quiconque. Il n'en avait même
> pas les qualifications requises par un tribunal!
Vous racontez des bétises et vous le savez bien, si vous avez lu le rapport comme vous le prétendez. Les lecteurs du rapport Rudolf se reporteront aux pages 316 à 352 pour ce qui est de l'historique du rapport lui-même. De plus, contrairement à ce que vous prétendez, G. Rudolf cite l'expertise de Cracovie (pages 42 à 44) tout en citant les raisons pour lesquelles elle n'est pas scientifiquement valable. Il cite par ailleurs les autres études, dans le même chapitre. C'est à se demander combien de pages vous lisez avant de déclarer que vous avez tout lu.
> Rudolf écrit:
> « A Birkenau, les ravages faits par une épidémie de
> typhus durant l'été 1942 amenèrent la construction de
> quatre installations de crémation [...] »
> Cette affirmation n'est étayée par aucune donnée historique.
Comme G. Rudolf le précise juste avant, page 53 : "En l'absence d'une meilleure documentation, dans ce qui suit, [...] je me reposerai sur les affirmations de Jean-Claude Pressac, qui ne sont pas disputées, puisque Pressac continue d'être considéré comme _l'expert_ sur les installations d'Auschwitz" Il faudrait accorder vos violons avec votre confrêre Pressac, avant de commencer à refuter ses écrits. Vous tirez sur votre propre ambulance, comme souvent.
> Pour ce qui est de la partie "chimie" du machin, forme,
> fond et "conclusions" en ont été discridités et *réfutés*
> depuis longtemps.
Justement, vous devriez vous mettre à jour, car dans cette édition, Germar Rudolf reprend point par point les soi-disant réfutations derrière lesquelles vous vous abritez, et les démonte les unes après les autres. Dans l'ensemble, ses détracteurs sont ou malhonnêtes ou naïfs, comme vous. Les conclusions, quant à elles, ne changent pas : il est impossible qu'il y ait eu des gazages homicides dans les lieux présentés comme "chambres à gaz d'exécution" à Auschwitz.
Notez bien que c'est le seul point important pour l'auteur du rapport : établir si, oui ou non, des chambres à gaz homicides ou pu être utilisées pour une extermination de masse à Auschwitz. Il n'y a aucune "négation" là-dedans, ni le système concentrationnaire, ni la politique de persécution du régime nazi ne sont niées ou minimisées. Simplement, le peuple allemand est accusé d'un crime odieux, sur lequel aucune véritable enquête n'a eu lieu, comme le rappelle Germar Rudolf dans son introduction. L'enquête menée par les révisionnistes sur ce point montre que l'instrument supposé d'un tel crime, les chambres à gaz homicides, n'ont pas existé. Cela, aucun exterminationniste n'a pu le contredire, et c'est précisément pour cette raison que des lois interdisant la publication de recherches dont les conclusions vont à l'encontre du credo officiel ont été adoptées dans certains pays.
Maintenant, si vous avez réellement quelque chose à dire, vous ne manquerez pas d'aller au préalable prendre connaissance du document que vous prétendez avoir lu. On vous attend avec des références précises, et de préférence par sur une ancienne édition. Rappelons que vous pouvez télécharger ce rapport en version complète, non censurée et récente à http://vho.org/GB/Books/trr/
Bonne lecture.


De :A.A. Argh (aaargh@arcticmail.com)
Objet :Re: Rapport Rudolf, Gilles Karmasyn falsifie pour se donner raison
View: Complete Thread (2 articles)
Groupes de discussion :fr.soc.histoire, fr.soc.politique
Date :2003-01-30 18:45:51 PST
Gilles Karmasyn <gilkarm@worldnet.fr> wrote in message news:
<3e3908e7$0$2574$afc38c87@news.easynet.fr>...

> Le sniper négationniste a supprimé tout le pedigree de
> Rudolf de mon article.
La biographie de Germar Rudolf peut être consultée à
http://codoh.com/rudolf/rudolf.html
> On notera aussi qu'il a l'air de s'accrocher à la
> « démonstration » du négationniste Rudolf alors même
> que Rudolf a lui même abandonné toute prétention de
> démonstration « scientifique » des machins négationnistes.
> En effet, notre négationniste au nom vomitif semble
> ignorer que Rudolf a déclaré:
> « La chimie n'est pas la science qui peut prouver ou
> réfuter rigoureusement quelque allégation que ce soit
> sur l'holocauste »
Vous falsifiez, comme d'habitude, en tronquant une citation. La revoici, remise dans son contexte, qui prend un tout autre sens que celui que vous aimeriez tant lui prêter :

"Quand elle était en opération, il n'y avait pas de trous dans le toit de la soi-disant chambre à gaz homicide du Crématoire II de Birkenau. Et il est fort probable qu'il n'y en ait pas eu non plus dans celui du Crématoire III. Mais sans ces trous, pas de gazages se conformant au scenario décrit par les témoins, sans de tels gazages, pas de témoins valables et pas de preuves de l'holocauste. Ou, comme le dit Robert [Faurisson] :
NO HOLES, NO "HOLOCAUST"

De plus, je suis convaincu que la chimie n'est pas la science qui peut prouver ou réfuter _rigoureusement_ [souligné par l'auteur] quelque allégation que ce soit sur l'holocauste. Nous avons quantités de preuves circonstancielles qui, ensemble avec toutes les autres preuves, nous permettent d'arriver à la conclusion que les gazages homicides de masse tels que décrits par les témoins ne peuvent avoir eu lieu. Mais sur l'argumentation chimique aucune certitude absolue ne peut être atteinte."

Cette citation apparaît dans la conclusion de l'article situé à http://www.vho.org/GB/c/GR/Green.html Ainsi, Germar Rudolf explique-t-il bien qu'il ne se repose pas uniquement sur son analyse chimique, mais aussi sur l'ensemble des autres preuves que les révisionnistes ont accumulées. Son rapport présente non seulement l'analyse chimique elle-même, mais aussi un ensemble d'autres considérations, incluant l'analyse des photos aériennes, l'analyse des plans de construction des bâtiments (G. Rudolf a eu accès récemment aux archives de Moscou), et bien d'autres, comme vous pourriez le voir si vous ne refusiez bêtement d'aller le consulter à http://vho.org/GB/Books/trr/ .
> Désolé, mais l'édition papier en Français de février 1997
> contient tout ce qu'il faut. Il y a aussi des photos couleur.
Vous voilà donc dans l'inconfortable position de recracher des critiques faites sur dossier de 1997, auxquelles le rapport de 2003 répond (dans l'intervalle, G. Rudolf a eu accès aux archives de Moscou, entre autres). Vous parlez pour ne rien dire, ou bien vous n'avez tout simplement rien à dire.
> Contexte: à Auschwitz, des êtres humains étaient assassinés
> par gazage à l'acide cyanhydrique (HCN), dégagé par
> « évaporation » du Zyklon B, une préparation imprégnée de HCN.
> L'un des piliers de la « démonstration » de Rudolf c'est que
> le dégagement de l'acide cyanhydrique serait un processus
> très lent. C'est un mensonge contraire à la réalité.
C'est au contraire la triste (pour vous) réalité, les documents techniques de l'époque le prouvent :
http://www.vho.org/VffG/1997/1/Lambrecht1.html Vous trouverez entre autres le graphe que, du haut de votre expertise en chimie dont personne ne doute, vous rejetez dans votre longue pseudo-démonstration. Référence: R. Irmscher, »Nochmals: "Die Einsatzfähigkeit der Blausäure bei tiefen Temperaturen"«, Zeitschrift für hygienische Zoologie und Schädlingsbekämpfung, 1942, 34. Jg., S. 36. Rappelons ici que le Zyklon est un désinfectant, et qu'il faut entre 2 et 4 heures pour que tout le HCN des granules s'évapore, dans des conditions moyennes. La durée totale en utilisation sur le terrain dépend de la température et du taux d'humidité relative dans l'air, et l'estimation de 10% en 10 minutes est plus que généreuse, dans le cas qui nous occupe, comme il est longuement expliqué dans le rapport.
> Rudolf connait bien la faiblesse de sa position. Aussi
> tente-t-il de renforcer la crédibilité de sa courbe en se
> référant à des données de l'époque en prétendant que selon
> les sources d'époque, 50% de l'HCN se dégage en 1/2 heure,
> chiffre dont il suggère qu'il serait en accord avec sa
> courbe. Est-ce exact?
C'est parfaitement exact, comme vous pouvez le constater sur la courbe. Vous ne tenez dans la suite de votre "démonstration" pas compte de la variabilité du taux d'évaporation en fonction de la température (la morgue censée avoir été une chambre à gaz homicide est une cave) et du taux d'humidité relatif dans l'air, qui eut été proche de 100% dans le cas de gazages homicides, et aurait fortement ralenti l'évaporation du Zyklon des granulés. On ne voit pas où vous voulez en venir. Vous semblez réchauffer la vieille critique de Green, à laquelle G. Rudolf répond dans l'édition de 2003 (cf supra et infra). Mais ce n'est pas tout :
> En effet, sa courbe « donne » un dégagement de 50% en 40
> à 45 minutes. Et il ose dire que cela « correspond à peu
> près » à 50% en 30 minutes. C'est presque comme s'il écrivait
> qu'une vitesse de 200 km/h « correspond à peu près » à une
> vitesse de 135 km/h!
Outre le fait que votre moqueuse remarque se contredit elle-même, Germar rudolf ne fait ici que _maximiser_ le taux d'évaporation, pour accroître les "chances" de la thèse exterminationniste. Mais même en mettant les choses au pire, avec le Zyklon qui s'échapperait des granules deux fois plus vite que ne le prévoit la documentation du fabricant, il ne parvient pas à donner raison aux "témoignages". Encore une fois, vous avez tiré sur votre propre ambulance, M. Karmasyn. Par la suite, vous persistez à vouloir critiquer la traduction française de l'édition de 1992, aux critiques de laquelle Rudolf répond dans l'édition de 2003, téléchargeable à http://vho.org/GB/Books/trr/ Votre stock de réfutations pré-mâchées n'est pas à jour, il faudrait penser à le recycler. Vous vous embarquez dans une accusation de fraude, démentie par les documents émanant du fabricant des granules de Zyklon, en l'étayant de calculs boîteux "oubliant" les conditions physico-chimiques qui vous gèneraient, à croire que la fraude, c'est vous qui la commettez. Inutile aussi de perdre du temps à recracher l'argumentation notoirement déficiente de Van Pelt, pendant que vous y ètes,
Germar Rudolf y a déjà répondu à
http://www.vho.org/GB/c/GR/RudolfOnVanPelt.html
Vous trouverez par ailleurs des argumentations très complètes et exhaustives, mettant en scène les exterminationnistes et les révisionnistes, sur les archives du forum du site VHO, à http://www.vho.org/: aucun des arguments des exterminationnistes ne tient la route. Fraudes, falsifications, mensonges, sont du côté du credo officiel des magiques "chambres à gaz".
> Je n'ai écrit nulle part que Rudolf ne citait pas
> « l'expertise de Cracovie ».
Vous jouez sur les mots, vous parliez de celle de Markiewicz, Gubala et Labetz, de l'institut de médecine légale de Cracovie, aussi appelée "expertise de Cracovie" par d'autres personnes que vous, ce que vous n'ignorez point, étant donné l'ampleur de la documentation révisionniste que vous possédez et prétendez avoir lue. Cette expertise a été rejetée très tôt, nous vous renvoyons au message auquel vous répondiez pour les références.
> Il a fait tellement fort que son « travail » n'a *PAS* été
> présenté par Irving au juge devant lequel il faisait appel...
Qu'Irving n'ait pas voulu utiliser le rapport Rudolf lors de son procès est son problème personnel (et a été une grossière erreur), et ne change en rien les conclusions que tout homme libre peut tirer de sa lecture intelligente et approfondie.
On lira avec profit le rapport Rudolf (édition de 2003), à http://vho.org/GB/Books/trr/
Une dernière pour la route. Vous écrivez aussi, entre deux lignes de publicité pour votre site (qui mériterait une bonne mise à jour, pour ne pas dire une révision) : > > le peuple allemand est accusé d'un crime odieux > Le régime nazi et ses complices. Pas « le peuple allemand » Non, M. Karmasyn, c'est bel est bien le peuple allemand tout entier, sur trois, et bientôt quatre générations, qui est condamné à verser des "réparations" au titre de ce crime imaginaire.


In article (Dans l'article)
<53e04ed4.0301301845.7fc748bf@posting.google.com>, aaargh@arcticmail.com
(A.A. Argh) wrote (écrivait) :
[...]
Pas le temps ce matin de décortiquer la crotte quotidienne et nocture du négationniste au nom vomitif. On verra ce soir.
Je ne poste pas du Canada, moi.
Le négationniste au nom vomitif trouve un malin plaisir à insulter les gens dans le titre des articles. Pas de surprise.
En attendant et en guise d'antidote:
Documents et volonté et déclaration nazis d'extermination; Voir:
http://www.phdn.org/negation/documents/nazisdoc.html
http://www.phdn.org/negation/documents/volonte.html
http://www.phdn.org/negation/documents/
http://www.phdn.org/histgen/dictionnaire.html


LES MASQUES DE FER

Strasbourg, 28 jan (AFP) - Onze pays membres du Conseil de l'Europe ont signé mardi à Strasbourg un protocole visant à bannir le racisme et la xénophobie sur l'internet.
L'Arménie, la Belgique, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Grèce, le Luxembourg, Malte, les Pays Bas et la Suède ont signé le protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, adopté le 7 novembre par le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, a annoncé le Conseil de l'Europe dans un communiqué. Ce protocole additionnel vient compléter la Convention internationale contre la cybercriminalité, signée en novembre 2001 et qui constitue le premier instrument juridique contraignant sur l'internet.
Le protocole demande aux Etats de "criminaliser la diffusion de matériel raciste et xénophobe par le biais de systèmes informatiques, les menaces et les insultes à motivation raciste et xénophobe ainsi que la négation, la minimisation grossière, l'approbation ou la justification du génocide ou des crimes contre l'humanité".


<http://fr.news.yahoo.com/030128/1/2zmvk.html> On voit que ces gens-là n'ont jamais lu les déclarations des droits de l'homme qu'ils sont censés avoir signés et qui excluent formellement la manoeuvre évoquée ci-dessus.


L'AFRIQUE L'A-T-ELLE ÉCHAPPÉ BELLE ?

From: frank shapiro <fshap@012.net.il>

After introducing my topic regarding the salvation of masses of Jews in Northern Rhodesia, I received a number of comments, which seem to show that people did not really understand the information. Thus I would like to clarify my statement.
13 settlement plans for Jewish settlement in Northern Rhodesia (present day Zambia) were proposed between May 1938 and the outbreak of the Second World War. These plans were drawn up by the British government and the Ango-Jewish leadership and are in no way connected to so-called Nazi plans such as that proposed to transfer Jews to Madagascar. Furthermore, the other side of the Holocaust debate is that the Jews had nowhere to flee to on the eve of World War 2. I refute this claim. Further details can be found in my book Haven in Africa (Gefen Publications, Jerusalem/NY, 2002). Please also view my website:
<http://www.geocities.com/shapiro002/>


Voici ce qu'il y dit de son livre:

A historical investigation of how Northern Rhodesia almost became a safe haven for European Jewry in the 1930s. Buried deep in untouched historical archives and classified government files, lies the unknown story of Northern Rhodesia and Jewish immigration. In the years leading up to World War II, when the West had closed its doors to the Jews, sealing the fate of European Jewry, Northern Rhodesia became a possible option for Jewish refugees. This comprehensive volume explores how this unique country allowed a haven of safety to exist on the one hand, and on the other, failed to fulfil its saving potential. Placed in the context of the political machinations of the time, including the denial of the implementation of Zionism in Palestine. Haven in Africa is another crucial piece in the complex puzzle that constitutes Jewish history.


MICROFLICS

Question au mecqueton chargé de la "sécurité" chez Microchiottes-France:
Et à côté de ces obligations légales?
Nous développons aussi nos relations avec d'autres services, comme la DST et la DGSE notamment, en échangeant des informations sur l'évolution des menaces. Microsoft est sans doute l'entreprise la plus attaquée dans le monde, cela nous donne donc une expérience des dangers que nous essayons de faire partager aux autorités gouvernementales.
Bernard Ourghanlian, CTO de Microsoft France: «L'état actuel des logiciels ne permet pas une sécurisation absolue»
Par Thierry Noisette, ZDNet France, 15 janvier 2003
<http://techupdate.zdnet.fr/story/0,,t381-s2128336-p2,00.html>


EMBROUILLE A NEW YORK

Le site en langue italienne <http://www.revisionismo.com> a disparu des écrans, ce qui a fait frétiller les tifosi de <olokaustos>.

Il apparaît que ce site était géré à New York par un certain Michael (ou Michele) Santamauro, qui possède aussi le site

<http://RePortersNoteBook.com> qui parle de la Palestine. Mais il tire l'essentiel de ses revenus d'un site qui permet de trouver ce que les Français appellent des "cothurnes" et les Angliches des "roommates", quelqu'un, qu'on ne connaît pas, avec qui partager un logement et les frais du logement. Le site

<http://www.roommatefinders.com/> permet de trouver la personne idoine. Santomauro a pensé qu'il pouvait mélanger un peu les genres et a envoyé des mails révisionnistes à ses clients immobiliers. Ce qui devait ariver arriva: il a été dénoncé dans un articulet du New YorkTimes le 13 janvier (extrait)


Roommate Service Clients Report E-Mail Barrage of Holocaust Revisionism

By David F. Gallagher

 
Users of a well-known roommate-matching service in Manhattan say that after signing up with the service they began receiving e-mail messages from a Holocaust-revisionist Web site run by the service's founder.
Michael Santomauro, who started the Roommate Finders service in 1979, also runs a Web site called RePortersNoteBook.com that is critical of Jews and Israel, with headlines like "How Kosher Is the Holocaust Story?" Several users of Roommate Finders said similar material began landing in their electronic mailboxes soon after they gave their addresses to the service.
The e-mail messages were mostly articles taken from Web sites, including material from mainstream news outlets and sites that question historical accounts of the Holocaust. One message discussed the role of Jews in prostitution in the last century, while another concluded, "The Hitler 'gas chambers' never existed." At the bottom of the messages were offers of related books in exchange for a donation, along with Mr. Santomauro's name and a link to his site. Mr. Santomauro denied that he had knowingly added users' e-mail addresses to his RePortersNoteBook .com mailing list, which he said had more than 140,000 people on it.
"The bulk of my client base happens to be Jewish," he said, "and I'm sensitive to that." He said he bought addresses from mailing list brokers and sold his customers' addresses to others. "When I'm compiling or buying lists, there may be names that are overlapping," he said. The Roommate Finders Web site, at roommatefinders.com, says nothing about how the e-mail addresses will be used, only that personal information may be shared with prospective roommates.
Mr. Santomauro said he saw nothing wrong with sending such material to people who had not requested it as long as he gave them the option of removing themselves from the list. [...]
Mr. Santomauro said he was "an amateur Holocaust revisionist" who believes that the number of Jews killed by the Nazis has been overstated. [...]
<http://www.nytimes.com/2003/01/20/nyregion/20ROOM.html>

On ne s'étonnera donc pas de la fermeture du site en langue italienne (l'un des deux existants, sans compter l'aaargh) et on ignore s'il reviendra en ligne après ce coup de tabac.

Michael SantoMauro à New York <msantom629@aol.com>


PILONNAGE

Si on veut voir le pilonnage des esprits en Italie, qu'on se reporte au programe donné pour la seule journée du 27 janvier, jour de la "Mémoire", dans une seule province, celle de Varese. C'est hallucinant, et encore bien pire qu'en France:

<http://www.vareseonline.com/>


UNE FOLLE JOURNÉE

Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité
NOR : MENE0202836N, RLR : 554-9, NOTE DE SERVICE N·2002-272 DU 10-12-2002, MEN, DESCO A9
Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale.
Lors de la 20ème session, en octobre 2000, de la conférence des ministres européens de l'éducation à Cracovie, en Pologne, à la demande du secrétaire général du Conseil de l'Europe, l'engagement avait été pris de créer une "journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité" dans chacun des États membres à partir de 2003. Cet engagement a été concrétisé par les ministres européens de l'éducation réunis à Strasbourg le 18 octobre 2002, au Conseil de l'Europe, à l'invitation des autorités françaises dans le cadre de la présidence française du groupe d'action international pour la mémoire de la Shoah, qui ont adopté à l'unanimité la Déclaration instituant cette journée de la mémoire dans les établissements scolaires des États membres.
La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, pour cette journée de la mémoire.
Selon les termes de la conférence de Cracovie: "Cette journée n'a pas pour but de perpétuer la mémoire de l'horreur mais d'apprendre aux élèves à être vigilants, à défendre les valeurs démocratiques et à combattre l'intolérance".
Chaque année, à cette date anniversaire, les directrices et directeurs d'école ainsi que les chefs d'établissement inciteront les enseignants à engager une réflexion avec leurs élèves sur l'Holocauste et les génocides reconnus. [Les génocides non-reconnus sont priés de quitter la salle ] Celle-ci s'effectuera en liaison avec les programmes scolaires à l'école, au collège et au lycée. Dans les collèges et les lycées, l'objet de cette journée pourra donner lieu à un travail interdisciplinaire entre, par exemple, les professeurs d'histoire, de lettres, d'enseignement artistique, de philosophie.
Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n'est pas compatible avec les valeurs de la République. [ Voici un TRÈS grande nouvelle. Voir notre commentaire, plus haut ] En même temps, il faut montrer que l'horreur s'inscrit dans une histoire qu'il convient d'approcher avec méthode, sans dérive ni erreur. Ainsi appartient-il à notre institution de faire réfléchir les élèves à l'Europe du XXème siècle, avec ses guerres et ses tragédies, mais aussi à ses tentatives de synthèse autour des valeurs des droits de l'homme et à sa marche vers l'unité.
 
Pour le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche et par délégation, Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR


<http://www.education.gouv.fr/botexte/bo021219/MENE0202836N.htm>


BONNEFEMMISME

Hello: I have a student in my Holocaust class who is interested in women and the Warsaw ghetto, and is curious as to if any women took part in the actual uprising itself. I am grateful to anyone who has a lead on information, books, etc., that I could look at for her. Wendy Maier (respond to me at wmaier@roosevelt.edu - thanks!)


RÉVISER HALABJA

Il y a longtemps que sous la plume de Serge Thion un certain révisionnisme français avait fait la critique de l'histoire, mille fois colportée par la suite, de Halabja. Dans le New York Times du 31 janvier 2003 vient de paraître un article si important de Stephen C. Pelletiere que nous ne résistons pas à la tentation de le faire circuler au travers d'une traduction expresse:


Crime de guerre ou fait de guerre?
par Stephen C. Pelletiere

 
Mechanicsburg, Pennsylvanie. -- Il n'est pas étonnant que devant l'absence de preuves tangibles concernant le programme d'armement de l'Irak le président Bush ait profité de son discours sur l'état de l'Union pour insister à nouveau sur les raisons morales d'envahir le pays: "Le dictateur, qui rassemble les armes les plus dangereuses du monde, les a déjà utilisées sur des villages entiers, provoquant la mort de milliers de ses propres concitoyens ou les laissant aveugles ou défigurés."
Accuser l'Irak d'avoir utilisé des armes chimiques contre ses propres citoyens fait partie des thèmes habituels du débat. La preuve la plus fréquemment apportée concerne le gazage de Kurdes irakiens dans la ville de Halabja en mars 1988, vers la fin de la guerre Iran-Irak qui dura huit ans. Le président Bush en personne a présenté le "gazage de ses propres habitants" par l'Irak, à Halabja justement, comme une raison de renverser Saddam Hussein.
Mais la vérité est que la seule chose dont on soit sûr c'est que des Kurdes ont été bombardés de gaz ce jour-là à Halabja. Personne ne peut dire avec certitude que ce sont des armes chimiques irakiennes qui ont tué les Kurdes. La déformation des faits concernant l'affaire Halabja ne s'arrête pas là.
Je suis bien placé pour le savoir puisque, en tant qu'analyste politique de la CIA durant la guerre Iran/Irak, et en tant que professeur de l'école de guerre de 1988 à 2000, j'avais accès à une grande partie des documents classés secrets à Washington traitant du golfe Persique. De plus, j'ai dirigé en 1991 une enquête militaire chargée d'étudier comment les Irakiens se comporteraient en cas de guerre contre les Etats-Unis; la version classée secrète de ce compte rendu fournissait d'amples détails sur l'affaire Halabja.
Tout ce que nous savons avec certitude de ces gazages d'Halabja, c'est ceci: ils se sont produits lors d'une bataille qui opposait Irakiens et Iraniens. L'Irak utilisait des armes chimiques pour essayer de tuer des Iraniens qui s'étaient emparés de la ville, qui se trouve au nord de l'Irak près de la frontière iranienne. Les civils kurdes qui sont morts ont eu la malchance de se trouver là au moment de cet échange. Mais ils n'avaient pas été visés principalement par l'Irak.
Et l'histoire devient encore plus trouble: tout de suite après la bataille, le Service de renseignement de la Défense a réalisé une enquête et établi un compte rendu, classé secret, qu'il faisait circuler au sein des services secrets lorsque cela était indispensable. Cette étude concluait que c'était du gaz iranien qui avait tué les Kurdes, et non du gaz irakien.
Le Service en question reconnaissait bien que des deux côtés les assaillants avaient fait usage de gaz au cours de la bataille d'Halabja. Toutefois, les conditions dans lesquelles se trouvaient les corps des Kurdes gazés indiquaient qu'ils avaient été tués par un gaz agissant sur le sang -- c'est-à-dire à base de cyanure - que l'on savait employé alors par l'Iran. Les Irakiens, censés avoir utilisé du gaz moutarde lors de cette bataille, ne possédaient pas à l'époque, pense-t-on, de tels gaz.
Tous ces faits sont depuis longtemps dans le domaine public mais, et c'est extraordinaire, ils sont rarement mentionnés lorsqu'on évoque l'affaire Halabja. Un article du New Yorker dont on a beaucoup entendu parler, en mars dernier, a passé sous silence ce rapport du Service de renseignement de la Défense et n'a pas même envisagé que les Iraniens aient pu être les responsables de la mort des Kurdes. Si par hasard il arrive qu'on mentionne ce rapport, on laisse entendre, sans la moindre preuve, qu'il a été trafiqué par les Américains pour favoriser les Irakiens par rapport aux Iraniens.
Je ne cherche pas à réhabiliter la personne de Saddam Hussein. Il a beaucoup à répondre en matière de violation des droits de l'homme. Mais il n'est pas juste de l'accuser d'avoir génocidé ses propres citoyens par gazage à Halabja parce que, pour autant que l'on sache, toutes les fois que du gaz a été utilisé il l'a été dans le cadre d'une bataille. Cela fait partie des drames de la guerre. Il se peut qu'il y existe de bonnes raisons pour envahir l'Irak, mais Halabja n'en est pas une.
En réalité, ceux qui estiment que le désastre de Halabja doit servir de prétexte aujourd'hui pourraient peut-être se poser une autre question: Pourquoi l'Iran tenait-il tant à s'emparer de la ville? En y regardant de plus près, on comprendra peut-être mieux la raison pour laquelle l'Amérique a tant besoin d'envahir l'Irak.
On ne cesse de nous rappeler que l'Irak possède probablement les plus grandes réserves de pétrole du monde. Mais, dans une perspective régionale et peut-être même géopolitique, il est probablement encore plus important de savoir que l'Irak possède le plus grand réseau fluvial du Moyen-Orient. Outre le Tigre et l'Euphrate, il y a, dans le nord du pays, le Grand Zab et le Petit Zab. Dès le VIe siècle l'Irak était couvert de chantiers d'irrigation et servait de grenier à blé pour toute la région.
Avant la Guerre du Golfe, l'Irak avait construit un système impressionnant de barrages et de projets de contrôle des eaux, dont le plus grand était le barrage de Darbandikhan dans la zone kurde. Et c'est de ce barrage que voulaient s'emparer les Iraniens lorsqu'ils ont pris Halabja. Dans les années 1990, on a beaucoup parlé de construire un pipeline, dit Le Pipeline de la Paix, qui amènerait les eaux du Tigre et de l'Euphrate vers le sud, dans les Etats complètement desséchés du Golfe et, par extension, vers l'Israël. Les choses n'ont pas avancé sur ce point, en grande partie en raison de l'intransigeance des Irakiens. Si l'Irak se retrouve entre les mains des Américains, évidemment tout cela pourrait changer.
L'Amérique pourrait ainsi changer la destinée du Moyen-Orient d'une manière probablement irréversible au moins pendant des dizaines d'années -- en prenant le contrôle non seulement du pétrole irakien mais de la distribution des eaux. Même si l'Amérique ne devait pas occuper le pays, une fois que le parti Baas de M. Hussein sera chassé du pouvoir un grand nombre d'opportunités s'ouvriront aux sociétés américaines.
Tout ce dont on a besoin pour s'engager dans une guerre c'est d'un motif évident pour agir, un motif qui persuaderait tout le monde. Mais les tentatives qui sont faites pour lier directement les Irakiens à Osama Ben Laden se sont révélées peu probantes. Les affirmations selon lesquelles l'Irak est une menace pour ses voisins n'ont pas emporté les suffrages; dans l'état d'affaiblissement où se trouve le pays -- grâce aux sanctions imposées par les Nations unies -- les forces conventionnelles de l'Irak ne sont une menace pour personne.
L'argument qui reste, et qui est peut-être le plus percutant pour nous amener à faire la guerre est que Saddam Hussein a commis des atrocités contraires aux droits de l'homme. Et le cas le plus spectaculaire ce sont les accusations concernant Halabja.
Avant que nous entrions en guerre à cause d'Halabja, l'administration doit au peuple américain toute la vérité sur cette affaire. Et si elle possède d'autres exemples de cas où Saddam Hussein aurait gazé des Kurdes, il faut qu'elle nous montre qu'il ne s'agissait pas de guérillas de kurdes pro-iraniens ayant trouvé la mort en se battant aux côtés des gardes révolutionnaires iraniens. Tant que Washington ne nous aura pas fourni la preuve de ces atrocités supposées de Saddam Hussein, pourquoi s'en prendre à l'Irak sous un prétexte humanitaire, surtout quand il existe tant d'autres régimes répressifs que Washington soutient?

Stephen C. Pelletiere est l'auteur de Iraq and the International Oil System: Why America Went to War in the Persian Gulf (L'Irak et le Système pétrolier international. Pourquoi l'Amérique a fait la guerre dans le golfe Persique).


GENET EN TRAVERS DE LA GORGE


Genet, antisémite halluciné ?


 
L'auteur de Pompes funèbres a décliné son soutien à la cause palestinienne avec une dialectique sur la "radicalité du mal", explique Eric Marty dans Les Temps modernes.
Publié en tête du dernier numéro des Temps modernes, précédé d'un avertissement de [cet imbécile de] Claude Lanzmann, "Jean Genet à Chatila" fera grincer bien des dents. Cette longue étude sur le sens de l'engagement politique de l'écrivain en faveur de la cause palestinienne constitue un des chapitres du livre qu'Eric Marty, universitaire, spécialiste et éditeur de Gide et de Barthes, fera paraître en avril chez Gallimard sous le titre Bref séjour à Jérusalem.
Il serait cependant injuste et dommageable de ranger d'emblée cet essai sous la rubrique simplificatrice de la polémique, même si l'argumentation de l'auteur est parfois vivement exprimée. Car, au-delà des discussions qu'il peut susciter, ce texte doit être lu avec rigueur, comme il a été manifestement écrit. C'est seulement à partir d'une telle lecture que l'on pourra valablement débattre des graves enjeux, pas seulement littéraires, que Marty met au jour.
Au départ, cette affirmation de Jean-Paul Sartre, tirée d'une note de son Saint Genet comédien et martyr, dont l'analyste va analyser en détail la validité et les implications: "Genet est un antisémite. Ou plutôt il joue à l'être." C'est sur le premier élément de l'assertion qu'il va s'arrêter, le second n'étant à ses yeux qu'une manière, pour Sartre, de "diluer" son "intuition puissante et première". Pour sa démonstration, Marty a d'abord besoin de se débarrasser de l'"enfantillage" et de l'"illusion" ordinaires qui consistent à exonérer ou à "excuser", au motif, par exemple, de son génie ou de son talent, un artiste de la responsabilité morale et politique commune.
"L'univers imaginaire de Genet est archétypal, c'est-à-dire abstrait", écrit Marty. Ce que personne ne songe à contester lorsqu'il s'agit, par exemple, de Pompes funèbres, roman écrit pendant et juste après la seconde guerre et qui déploie, avec un faste plus gênant que troublant, toute la mythologie homosexuelle du nazisme, il faut aussi l'appliquer aux prises de position, en apparence plus raisonnablement politiques, du dernier Genet, qui a pris fait et cause pour les Palestiniens. Au travers de ce que l'auteur nomme une "angoisse à l'égard du Bien", au travers aussi de la "métaphysique de Sodome" et de la figure de Caïn, qui synthétise celle du traître (centrale dans l'univers de Genet), une conception tragique et mortelle du monde se dessine. Genet n'expliquait-il pas à Sartre sa "théorie" de la "pédérastie" comme "refus de continuer le monde" ?
A la lumière d'une "perpétuelle hallucination", une "logique du raccordement" va se mettre en place à l'intérieur de cette métaphysique, qui n'est pas soumise, souligne Marty, "aux lois d'analogie, d'identification idéologique, d'association, propres aux discours de la rationalité idéologique". La figure du juif, absente de Pompes funèbres, va dès lors prendre toute sa signification, et l'antisémitisme de Genet se déployer selon ses lois propres, totalement différentes des vulgates en usage: "Ce n'est qu'avec l'engagement palestinien que l'univers juif va être thématisé dans son oeuvre et qu'alors la figure hitlérienne resurgira dans sa face spécifiquement antisémite." Le même Jean Genet qui avait exalté (dans Pompes funèbres) le "carnage d'Oradour" devient le témoin de Chatila. Involontaire peut-être, une "symétrie", selon l'auteur, s'établit entre les deux événements; dans le second, la "place du Bien" se trouve inversée.

Sabra et Chatila
Il est impossible de détailler ici l'argumentation serrée et informée d'Eric Marty. D'une métaphysique tragique, Genet va passer à une "politique tragique" et continuer sa dialectique appuyée sur la "radicalité du mal". Dans cette perspective, ce n'est évidemment pas la revendication territoriale des Palestiniens qui le retient et en fait l'allié des "tiers-mondistes pro-palestiniens". "Eternelle, incréée", la révolte de ces derniers donne lieu à une "cérémonie sacrée et personnelle constituant donc l'envers de la situation historico-politique". Dans ce cérémonial, Israël endosse la défroque du bouc émissaire. Et l'auteur du Captif amoureux peut écrire, comme halluciné: "Si elle ne se fût battue contre le peuple qui me paraissait le plus ténébreux, celui dont l'origine se voulait à l'Origine, qui proclamait avoir été et vouloir demeurer l'Origine, le peuple qui se désignait Nuit des Temps, la révolution palestinienne m'eût-elle avec tant de force attiré ?"
Analysant enfin la place de "l'événement Sabra et Chatila", Marty montre la fortune de ce qu'il nomme la "gnose morbide" de Genet. Ce n'est pas le passage qui prêtera le moins à discussion...

Patrick Qu'est si chiant
Le Monde, 31 janvier 2003


N· 622 des Temps Modernes (décembre 2002-janvier 2003).

On voit tout de suite le jargon pesant de l'apprenti-philosophe qui en bouche un coin au vieux routier Qu'est si chiant. Mais il ne s'étendra pas du tout sur le fait que Genet était révisionniste, que les notes révisionnistes ont été expurgées par les petits salonnards-salopards palestiniens qui font à Paris la Revue d'Etudes palestiniennes où est paru d'abord le texte de Genet sur Sabra et Chatila. Avalant les coquecigrues de Sartre comme du petit lait, l'infortuné Marty se trouve pris dans les sables mouvants du sartrisme et au bout d'un moment, il disparaît corps et biens.

L'enjeu, et Lanzmann le dit bien dans son style de maquignon, c'est d'effacer le stigmate brûlant que Genet a apposé sur les responsables israéliens de Sabra et Chatila. Lanzmann est un "négationniste" de Sabra et Chatila qui n'est, à ses yeux comme aux yeux des responsables israéliens, qu'un petit massacre perpétré par des milices chrétiennes. Ils viennent d'ailleurs de faire assassiner Samir Geagea, chef de ses milices, qui avait manifesté l'intention d'ouvrir sa gueule. On verra s'ils pourront tenir cette position quand ils seront devant le tribunal de Bruxelles. Inch'Allah.


Patrick Qu'est si chiant, qu'est toujours à occuper la fonction de "nouille idolâtre" au Monde des Livres, sous la férule sado de la Savigneau. Sur la Savigneau, titulaire de la Laisse d'or, en particulier, et sur les gens du Monde en général, voir les perspicaces observations de nos confrères marseillais au titre énigmatique de Pour Lire Pas Lu,

<http://www.homme-moderne.org/plpl/l0303/index.html> C'est réjouissant en diable. Voyez ce communiqué de l'internationale sardonique, car Le Monde, attaqué, répond en laissant filtrer de sourdes accusations d'antisémitisme...

<http://www.homme-moderne.org/plpl/l0303/com0226.html>


TOTAL POLICE II


New Monitoring Law Concerns Librarians.

By David B. Caruso, Associated Press Writer, January 25, 2003.

 
Philadelphia -- A federal law aimed at catching terrorists has raised the hackles of many of the nation's librarians, who say it goes too far by allowing law enforcement agencies to watch what some people are reading.
The USA Patriot Act, passed after the Sept. 11 attacks, gave the FBI new powers to investigate terrorism, including the ability to look at library records and computer hard drives to see what books patrons have checked out, what Web pages they've visited, and where they've sent e-mails. The Department of Justice says the new powers are needed to identify terrorist cells.
But some librarians, who were meeting in Philadelphia for an American Library Association convention, worry that the FBI has returned to routinely checking on the reading habits of intellectuals, civil rights leaders and other Americans. Those tactics, common in the 1950s and 1960s, were occasionally used to brand people as Communists. [...]

<http://www.newsday.com/technology/business/wire/sns-ap-monitoring-libraries0125jan25.story>


RAFAROSPINUS BIFRONS


A qui profite le crime contre la liberté d'expression sur le Net ?

par Martin Jouanneau

 
L'histoire de la censure sur l'Internet français est longue: la condamnation puis la fermeture de l'hébergeur <Altern.org>, la "défaite de l'Internet", qui fit place à la deuxième édition de "la fête de l'Internet", les amendements Bloche et leur retrait par l'intervention avisée du conseil constitutionnel.
Jusqu'à récemment, la situation paraissait apaisée, satisfaisante à tous les acteurs. Internet restait un média comme un autre, nécessitant une décision de justice pour être légitimement "censuré". Quelque soit le motif de la "censure" (diffamation, incitation à la haine, non-respect du droit d'auteur, etc.), un juge devait se prononcer pour qu'un hébergeur soit obligé de retirer de ses serveurs le contenu "jugé" illicite. Depuis une affaire récente au sujet des contributions sur les forums (où furent condamnés les hébergeurs de forum en lieu et place des auteurs de propos diffamatoires qui y étaient tenus), on attendait du gouvernement qu'il corrige légèrement le tir législatif, en reconnaissant la qualité de "fournisseurs d'hébergement" aux personnes qui abritent des forums sur Internet. Or, c'est tout le contraire qui arrive aujourd'hui.
Comme nous l'avons déjà signalé à l'occasion du discours inaugural du plan ReSo 2007 de Jean-Pierre Raffarin devant l'European Business Group*, le texte du gouvernement, validé la semaine dernière par le conseil des ministres, remet en cause les acquis protégeant aujourd'hui les fournisseurs d'hébergement. On peut notamment lire dans le projet de loi que :

 
"Les [hébergeurs] ne peuvent voir leur responsabilité civile engagée (...) que si, dès le moment où elles ont eu la connaissance effective du caractère illicite [des informations ou activités qu'ils hébergent], ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère illicite, elles n'ont pas agi avec promptitude pour retirer ces données ou rendre l'accès à celles-ci impossible."

Dans le flou entretenu par ces "faits et circonstances", on comprend, en clair, que l'intermédiaire d'un juge n'est plus nécessaire pour qu'un contenu soit censuré. Point nettement précisé par l'actuelle loi en vigueur. Il suffirait qu'un tiers porte le contenu litigieux à la connaissance de l'hébergeur pour que la responsabilité de ce dernier soit engagée. L'hébergeur aura donc plus facilement tendance à censurer lui-même, dès qu'il est "averti". Ce point litigieux est maintenant l'objet d'une mobilisation de nombreuses associations du réseau.
Regroupées au sein de la ligue Odébi, ces associations n'ont pas de mots assez forts pour montrer leur amertume: "Devant l'absence de prise en compte des voix exprimées par "l'e-France d'en bas" pour la sauvegarde de sa liberté d'expression, la Ligue des associations haut-débit a décidé de lancer une action massive contre ce texte liberticide", affirme ce groupe. Les actions concrètes n'ont pas tardé à suivre. Un formulaire est désormais disponible sur le site de l'association. Il permet d'écrire son indignation au Premier ministre et au président de la République. Par ailleurs, un nouvelle opération "0 forum" vient d'être lancée. Odebi posent notamment quelques questions qui méritent réflexion: "Pourquoi modifier une loi qui satisfait tout le monde? Quel est le groupe de pression qui a influencé Bercy alors que les acteurs du net français ont exprimé leur désaccord quant à l'avant-projet de loi qui leur a été présenté ?"

Les "ayants droits" en question
Selon Pascal Cohet, responsable de la Fédération informatique et liberté (Fil), il faut dénoncer cette "justice privée" que met en place le gouvernement. De plus, "ce texte n'est pas adapté au réseau d'aujourd'hui, du PHP, des Blog et autres forums. Il est issu d'une directive vieille de deux ans. Il est de toutes façons inapplicable par les fournisseurs d'hébergement actuels". Sans vouloir en dire plus, il dénonce: "Il n'y a aujourd'hui qu'un seul groupe d'acteurs du réseau qui a intérêt à ce que le texte change". Et de conclure: "Sur ces questions de responsabilités, la loi précédente était déjà conforme à la directive européenne." Alors pourquoi, ou plutôt pour qui la changer ?
Comme pour apporter un début de réponse, Arnaud Lucaussy, conseiller de Nicole Fontaine, prend un exemple bien révélateur dans le but de nous expliquer le texte présenté par sa ministre de l'Industrie. "Imaginez par exemple quelqu'un qui trouve sa musique sur un site Internet. Il pourra dorénavant prévenir l'hébergeur." Selon Arnaud Lucaussy, "il revient à l'hébergeur de prévenir l'auteur d'un contenu déclaré illicite, et de lui demander la preuve qu'il dispose bien des droits de diffusion".
Quand nous l'avons interrogé à la fin de l'année 2002, Jean-Christophe Le Toquin, porte-parole de l'Association des fournisseurs d'accès (Afa), reconnaissait effectivement que son lobby ne pouvait pas rivaliser avec d'autres "beaucoup mieux implantés au gouvernement et à l'assemblée", notamment celui des industries audio-visuelles. Pour lui, le texte vise expressément à satisfaire les "ayants droits". En clair, les droits d'auteurs sont une priorité par rapport à la liberté d'expression.
En quelque sorte, l'exécutif avoue là qu'en dehors des cybermarchands, sa "connaissance" du réseau se limite aux pirates, ce que ne contestera pas le législateur. Cela dit, l'Afa reste confiante. Elle considère que les fournisseurs d'accès, qui sont aussi souvent fournisseurs d'hébergements, n'auront pas à faire eux-mêmes la police. "Le Premier ministre a montré son attachement aux valeurs républicaines et c'est dans ce sens où nous sommes confiants. Nous attendrons que la Justice de la République fasse son office avant de censurer quoi que ce soit."
C'est là une interprétation courageuse mais aussi naïve de la future loi. En effet, la justice de la République, en appliquant les textes à la lettres, pourrait non seulement obliger la censure, mais également condamner les hébergeurs pour ne pas avoir "agi promptement", dès connaissance du contenu à caractère illicite.
Au Forum des droits de l'Internet (FDI), on rappelle que la directive européenne est encore plus dangereuse pour les fournisseurs d'hébergement. Lionel Thoumyre, expert juridique au FDI, se dit "satisfait de la philosophie générale du texte. Officiellement, le FDI "constate quelques zones d'ombres qu'il convient de clarifier" notamment sur les "modes d'acquisition par les hébergeurs de connaissance de faits à caractère illicite", c'est-à-dire sur les modalités de dénonciation de contenus illicites. Tel qu'il est rédigé aujourd'hui, le projet de loi ne précise pas qui pourrait demander à un hébergeur de supprimer du contenu, ni de quelle manière. Une procédure doit-elle être précisée ? Cette dénonciation doit-elle être le point de départ automatique d'une action en justice ? La notion de procédure abusive ne devrait-elle pas être précisée au plaignant ?
Toutes ces questions sans réponse font que ce texte est manifestement dangereux, en l'état. On a d'autant plus de raisons d'être inquiet si on ajoute à cela que sa conception n'a manifestement pas tiré parti des avis de tous les acteurs, mais seulement des intérêts d'un petit groupe d'industriels sans complexe. Comme cette loi doit être adoptée par le parlement d'ici la fin février, la mobilisation des internautes qui tiennent à leur liberté d'expression doit être forte et rapide.

Internet Actu 23/1/2003,
* "Le Net français raffariné"
<http://www.internetactu.com/raffarin.html>
La proposition de Loi sur l'économie numérique (LEN):
<http://www.telecom.gouv.fr/internet/index_len.htm>
Les actions de Odebi:
<http://odebi.nerim.net/0forumr12/0forumr12.html>

Et le lobby qui n'a pas de nom, ne pousse-t-il pas à la roue ? Question taboue.


Source: <http://www.internetactu.com/>


NETTOYEURS DU PASSÉ

Le remugle des poubelles est toujours à s'agiter. Ils veulent nettoyer le